Un mécanisme universel serait alors en cause. Il serait proche de l’abiogenèse. Ce terme désigne l’apparition de la vie à partir de matière inanimée. Dans sa conception moderne il s’agit de l’apparition de micro-organismes primitifs (et certainement disparus aujourd’hui) à partir d’une matière organique préexistante et d’origine abiotique.
Les facteurs biotiques et abiotiques sont les deux facteurs essentiels qui façonnent l’écosystème. Les facteurs biotiques désignent l’ensemble des êtres vivants présents dans un écosystème, tandis que les facteurs abiotiques désignent tous les éléments non vivants, tels que les conditions physiques (température, pH, humidité, salinité, ensoleillement, etc.).
Le concept d’abiogenèse s’oppose aux théories de panspermie (selon lesquelles la vie sur Terre serait d’origine extraterrestre) ainsi qu’aux conceptions légendaires ou religieuses d’une création des êtres vivants par une puissance supérieure. Il est apparenté à la notion aristotélicienne de génération spontanée, à cette différence près que cette ancienne théorie supposait l’apparition spontanée d’organismes plus ou moins complexes dans des temps compatibles avec la durée d’une vie humaine.
La panspermie n’est pas impossible. Elle suppose le transport de formes de vie simplifiée à travers l’espace interplanétaire, venant de planètes où la vie serait déjà apparue et qui serait transportée par des astéroïdes résultant de collisions violentes entre planètes. Mais cette vie serait rare et déjà brûlée en partie par une traversée qui l’exposerait à des rayonnements mortels. Par ailleurs la panspermie laisse ouverte la question des raisons pour laquelle la vie serait apparue dans la planète de départ
La difficulté de l’abiogenèse s’appliquant à une forme de vie compatible avec l’environnement terrestre est telle qu’elle a jamais été démontré. Par ailleurs tous les efforts pour créer à partit de composants physico-chimique une forme de vie artificielle, dite aussi parfois vie synthétique capable de se reproduire, de muter et éventuellement de coexister avec une vie biologique naturelle, ont échoué, qu’il s’agisse de bactéries, archées ou eucaryotes.
Certes, il faudrait recommencer, en y mettant les milliards de dollars consacrées à l’armement et à la vie artificielle, mais les perspectives ne sont pas favorables. L’humain refuse en fait de se donner un véritable remplaçant. Disons pour notre part qu’il serait encore temps d’essayer, plutôt que préparer une guerre nucléaire qui ferait des dizaines de millions de victimes.
