En France, en attendant l’arrivée avec ITER du nucléaire de fusion, il y a suffisamment de temps pour installer de nouveaux réacteurs de fission. C’est ce que vient de décider le gouvernement français. Il a annoncé la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires. Ceux-ci devraient entrer en service entre 2035 et 2037.
Le modèle de réacteurs prévus pour ces nouvelles installations est l’EPR 2, une version améliorée de l’EPR actuellement en construction à Flamanville. Cette version, totalement conçue en numérique, offre la possibilité de réaliser des économies d’échelle grâce à des préfabrications en usine. Par ailleurs, selon EDF, cette conception en numérique permettrait de repérer plus facilement les possibles anomalies de conception.
Pour l’instant, 4 sites sont en bonne position pour accueillir ces réacteurs nucléaires nouvelle génération : Penly (Seine-Maritime) ;Graveline (Nord) ;Bugey (Ain) Tricastin (Drôme) ;
Le coût total de la construction de ces nouveaux réacteurs est estimé à 46 milliards d’euros.
Il faudrait voir plus petit
Mais beaucoup se sont demandé s’il fallait attendre si longtemps. Une solution consisterait à faire appel à des réacteurs plus petits, donc plus économiques. Un sous-marin nucléaire n’a pas besoin pour avancer d’embarquer la centrale de Flamanville.
De plus des réacteurs plus petits ne pourraient ils pas fonctionner sans faire appel à de l’uranium dont l’essentiel proviendra d’Afrique, de régions de plus en plus en butte au terrorisme islamique.
Quoique il en soit, basée à Nanterre (92), NAAREA est une entreprise francilienne qui propose de sortir des énergies fossiles grâce à un nucléaire de nouvelle génération, durable et innovant. NAAREA signifie « Nuclear Abundant Affordable Resourceful Energy for All »,
L’entreprise propose un réacteur qui combine trois technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus et production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu des centrales nucléaires conventionnelles et de clôturer le cycle du combustible, ce qui est une préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus permettent de garantir une sécurité intérieure intrinsèque.
Enfin, ses micro-générateurs sont conçus pour être installés au plus près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie nucléaire.
NAAREA déjà franchi plusieurs étapes importantes dans ce projet. Elle a finalisé sa version numérique qui est une grande bibliothèque dans laquelle est archivée toute la documentation de recherche, de calculs, de tests, de matériaux ou de laboratoire.
Elle est en phase de recherche et développement et travaille en étroite collaboration avec les industriels pour adapter sa solution à leurs besoins. Il y a aussi un travail de développement des partenariats en cours pour mutualiser les expériences.
Pour en savoir plus
https://www.iledefrance.fr/toutes-les-actualites/projet-naarea-vers-lenergie-nucleaire-de-demain
