02/02/2024 L’énigme des derniers hommes-singes « ape-people »

Il s’agissait des paranthtropes qui vivaient en Afrique du sud sur des terres déjà largement dominées par les premiers humains. Quelques restes fossiles intéressant cette ancienne espèce furent trouvés dans une grotte en 1930. Il s’agissait de fragments de crâne et de quatre incisives exceptionnellement larges. Pour l’anthropologue Robert Broom, rien de tel n’avait encore été découvert. Il donna à cette nouvelle espèce le nom de Paranthtropus.

Les mois suivant, au vu de nouveaux fossiles, les spécialistes se convainquirent du fait qu’il s’agissait d’un ancien hominien encore inconnu. Mais ils ne comprirent pas comment il avait réussi à survivre sur des terres déjà largement occupées par les premiers hommes. On peut penser vu la forme de ses membres supérieurs qu’il avait eu la capacité de fabriquer des outils, probablement en imitant les premiers homos. Mais dans le même temps il se nourrissait des végétaux à sa portée comme une chèvre et apparemment ne communiquait que par des grognements sourds tels ceux des éléphants.

L’histoire de l’évolution humaine a commencé il y a environ 7 millions d’années, avec le Sahelanthrope qui pouvait marcher debout sur ses jambes, au moins occasionnellement, et l’Australopithèque bien connu qui le faisait systématiquement. Ensuite vers 2,4 millions d’années bp, apparurent les premiers représentants du genre homo, dont certains évoluèrent en homo sapiens il a 300.000 ans environ. Ceux-ci développèrent de plus gros cerveaux, des mâchoires moins larges et des dents plus petites.

Dans ce scenario relativement simple, Paranthtropus apparaît comme la marque d’un retour en arrière. Il vivait semble-t-il de – 2 à -1,4 million d’années bp sans avoir évolué morphologiquement pendant cette période

Aujourd’hui, l’on connaît trois espèces différentes de Paranhtropes, P. robustus en Afrique du sud, P boisei et P. aethiopicus en Afrique de l’est. L’étude de leurs fossiles contredit l’hypothèse selon laquelle ils se nourrissaient de noix et autres aliments durs. Ils consommaient des aliments tendres, comme de l’herbe, des fruits murs et sans doute aussi des insectes. Leurs squelettes montrent qu’ils devaient vivre principalement dans des arbres, comme beaucoup de primates modernes, ce qui constitue la seule façon d’échapper aux grands carnivores.

Une question majeure reste aujourd’hui sans réponse évidente : pourquoi les paranthtopes ont-ils disparus, alors qu’ils ne semblaient pas être en compétition avec les humains ? Beaucoup de chercheurs pensent qu’ils n’ont pas su s’adapter, avec leurs petits cerveaux, aux changements climatiques majeurs ayant affecté l’Afrique vers la fin de leur période, contrairement aux humains.

Rappelons que pour certains généticiens les humains modernes ont conservé un nombre non négligeable de gènes hérités des Néandertaliens. Pourquoi n’aurions-nous pas aussi des gènes de Paranthopes ?

Pour en savoir plus, voir Wikipedia

Paranthropes

https://en.wikipedia.org/wiki/Paranthropus

https://en.wikipedia.org/wiki/Paranthropus_robustus

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