Editorial au 04/01/23. Les êtres vivants comprennent-ils le monde plus en profondeur que nos cerveaux ne l’imaginent ?

Cette question est souvent posée par les scientifiques constatant que les êtres vivants les plus élémentaires, tels que les bactéries, ont pour s’adapter au monde et y survivre la capacité de résoudre des problèmes devant lesquels malgré la puissance des connaissances scientifiques accumulées depuis des années, restent encore sans réponses.

Les végétaux, faciles à observer dès qu’ils ont une taille suffisante, montrent des facilités à résister aux agressions extérieures dont les humains semblent dépourvus. Non seulement ils résistent mais ils acquièrent ce faisant de nouvelles capacités pour conquérir de nouveaux milieux et s’y développer.

On explique qu’il s’agit là de l’application des mécanismes élémentaires de la sélection naturelle. Les principes s’y retrouvent dans tous les organismes. Tout structure évolutive, biologique ou non, rencontrant des difficulté à survivre dans son milieu origine, y réagit en générant de nouvelles versions dont certaines avec un peu de chance peuvent se révéler mieux adaptées.

Il va de soi que le fonctionnement des cerveaux, y compris celui du cortex supérieur générant les idées complexes qui sont à la base de toute connaissance se voulant scientifique, obéit à ces règles de la sélection naturelle. Il semble que le cerveau produise en permanence des représentations du monde mais qu’il Il ne conserve que celles se révélant les plus efficaces dans la vie des sujets.

Ceci dit, vers quel âge cette capacité s’acquiert-elle ? Des expériences récentes ont montré que des nouveaux nés humains, quelques heures après leur naissance, peuvent distinguer non seulement des personnes mais des objets, sur la base de leur nombre. Existe-t-il dans leur cerveau des systèmes de représentation ayant un contenu mathématique présents avant tout apprentissage formel.

A partir de 2008, des expériences ont montré que cela était le cas chez des nouveaux nés âgés de 7 à 100 heures. Ils étaient capables d’établir des liens positifs entre des éléments présentant une caractéristique identique.

Ces expériences permettent aussi de démontrer que sous une forme un peu différente ces capacités se rencontrent chez des animaux possédant un cerveau moins complexe que le cerveau humain. Ainsi des poulpes qui ne possèdent pas de cerveaux à proprement parler ont montré les mêmes capacités.

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