09/06/2025 La révolution du quantum computing

Suite de notre article de ce nom daté du 08/06/2025

La société moderne est profondément modifiée par les technologies du quantique . Cependant l’on y entend peu parler de ce l’on nomme en anglais le quantum computing

Ce terme désigne la réalisation de calculateurs quantiques utilisant directement les ressources de la physique quantique. On peur citer la téléportation quantique reposant sur le phénomène de l’intrication . des exemples de téléportation au plan industriel ou militaire ont déjà été présentés par des laboratoires. .

Des calculateurs quantiques pourraient résoudre à moindre frais, dans cette optique, des problèmes résultant de la dualité onde-particule. On citera aussi le quantum sensing ou senseur quantique. Celui-ci repose sur une technologie quantique qui détecte les changements en terme de mouvements, charge électrique et magnétique en collectant les données nécessaire au niveau de l’atome.

Ceci se traduit par le fait qu’un calculateur traditionnel épuise son temps et ses ressources pour répondre à des problèmes qu’un calculateur quantique résout en un instant. Ainsi un bit quantique peut encoder plusieurs milliers d’informations, tandis que son homologue le qubit traditionnel n’a que le choix entre zéro et un.

Aujourd’hui, les chercheurs et les industriels semblent avoir compris l’intérêt de mettre au point des calculateurs quantiques de plus en plus puissants. L’on parle de 1000 qubits au lieu des 50 maximum disponibles actuellement. S’agirait-il d’exemples de ce que l’on nomme atteindre la suprématie quantique?

Dans 20 ans les conditions pourraient être réunies permettant d’y atteindre. On les nomme les DiVincenzo Criteria parce qu’elles ont été proposées par le chercheur allemand David DiVincenzo.

Elles sont et doivent permettre d’implémenter des quantum algorithms tels que le Grover’s search algorithm ou la Shor factorization.

Les cinq premières conditions concernent le calcul quantique lui-même. Les deux autres recherchent la quantum communication, telle que celles utilisées dans la quantum key distribution.

On peut montrer que les critères DiVincenzo peuvent être satisfaits par un ordinateur classique mais dans des conditions qui ne sont pas comparables, tant en vitesse qu’en coûts. Ainsi un nombre inférieur à 1023 peut être codé par 10 qubits alors qu’il faut 1024 bits traditionnels pour obtenir le même résultat.

Il en résulte que les capacités des ordncateurs quantiques leur permettront rapidement d’aborder des questions hors de portée de l’informatique traditionnelle. Cela paraîtra insignifiant, mais il faut savoir que répondre à ces questions permettra à la science d’aborder des problèmes jusqu’ici jugés hors de portée de l’esprit humain.

Ainsi, ainsi un problème tel que la téléportation quantique, reposant sur l’intrication quantique, devra permettre à des particules envoyées de la Terre d’interagir sans délais avec des particules situées sur d’autres planètes

Par contre les calculateurs quantiques sont « falsike », c’est à dire qu’ ils multiplient les erreurs. Un qubit peut être perturbé par le moindre changement dans son environnement, le rendant incompréhensible.

Ce problème pourra être résolu par différentes mesures de protection qu’il faudrait implémenter sans attendre…y compris dans le contexte de l’actuelle guerre en Ukraine

O8/06/2025 La révolution du quantum computing

La société moderne est profondément modifiée par les technologies du quantique . Cependant l’on y entend peu parler de ce l’on nomme en anglais le quantum computing

Ce terme désigne la réalisation de calculateurs quantiques utilisant directement les ressources de la physique quantique. On peur citer la téléportation quantique reposant sur le phénomène de l’intrication . des exemples de téléportation au plan industriel ou militaire ont déjà été présentés par des laboratoires. .

IDes calculateurs quantiques pourraient résoudre à moindre frais, dans cette optique, des problèmes résultant de la dualité onde-particule. On citera aussi le quantum sensing ou senseur quantique. Celui-ci repose sur une technologie quantique qui détecte les changements en terme de mouvements, charge électrique et magnétique en collectant les données nécessaire au niveau de l’atome.

Ceci se traduit par le fait qu’un calculateur traditionnel épuise son temps et ses ressources pour répondre à des problèmes qu’un calculateur quantique résout en un instant. Ainsi un bit quantique peut encoder un plusieurs milliers d’informations, tandis que son homologue le qubit traditionnel n’a que le choix entre zéro et un.

( à suivre)

08/06/2025 La station polaire Tara

Destinée à remplacer la goélette Tara dans  létude de la dérive transpolaire de la banquise arctique, la station polaire du même nom a été mise à l’eau à Cherbourg .

La base scientifique polaire dérivante Tara Polar Station embarquera, sur de multiples dérives successives, des scientifiques du monde entier jusqu’en 2045. Climatologues, biologistes, physiciens, glaciologues, océanographes, artistes, médecins, journalistes, et marins vont se succéder pour mener des études approfondies de la calotte polaire arctique.

Celle-ci sous l’effet du réchauffement climatique se modifiera complétement, jusqu’à fondre en été dans certaines régions. Il en résultera de nombreux changements dans le mode de vie des espères sous-marines et de surface y vivant actuellement.

La station mesure 26m de long pour un poids de 230 tonnes à vide. Elle dispose d’une coque arrondie et aplatie pour échapper à la pression des glaces et rester en surface. Sa coque est en aluminium d’une épaisseur de 20mm. La coque a été isolée pour maintenir à l’intérieur une température de 20 degrés contre – 20 à – -40 à l’extérieur.

Elle dispose, outre 5 laboratoires, 12 cabines et une salle médicale, d’un cylindre creux fermé par une trappe plongeant sous la banquise et permettant d’y mener des expériences. Des ballons sonde observeront atmosphère et la surface de la banquise proche. A terme, des drones sous-mains d’observation pourront être utilisés. Il est par ailleurs prévu que le brise glace allemand Polarstern assurera les déplacements de la station.

La première dérive transpolaire de la station, dérive nommée Polaris 1, est prévue pour août 2026 et devrait durer 2 ans. Elle sera centrée sur l’étude des écosystèmes arctiques, afin d’anticiper les changements à venir.

Rappelons que 5 états se revendiquent une compétence territoriale sur l’arctique et verront d’un mauvais oeil l’ingérence de la France, fut-elle scientifique. Il s’agit de la Russie, les États-Unis (par l’Alaska), le Canada, la Norvège et le Danemark (par le Groenland).

06/05/2025 Comment s’est éteint le dernier des singes géants.

Celui-ci mesurait en moyenne 3 mètres de haut et pesait jusqu’à 300 kilos. Il a vécu plus de 2 millions d’années. Proche des orangutans, il vivait en Chine du sud-est. L’espèce a été nommée Giganpithecus Blacki ou Giganto en raccourci. En radiographiant certains de ses ossements et des dents fossilisés, les chercheurs découvrirent qu’il avait survécu pendant quelques deux millions d’années et qu’il était herbivore.

Rappelons que les plus vieux fossiles du genre Homo remontent à 2,8 millions d’années, avec Homo habilis. De nouvelles datations situent les plus anciens Homo sapiens il y a environ 300 000 ans. Mais l’histoire évolutive de l’homme est encore loin d’être totalement établie.

A l’époque où vivait ce singe, l’environnement était une mosaïque de prairies et de forêts offrant des conditions idéales pour la vie de ce primate. Il n’y pas non plus de preuves d’une compétition acharnée avec les autres especes, y compris avec les premiers hominiens. La cause de sa disparition reste encore une énigme. pour Anne Marie Bacon, du CNRS, il faudra élargir les recherchesr dans toute la péninsule indo-chinoise

Référence

The demise of the giant ape Gigantopithecus blacki

Nature volume 625, pages 535–539 (2024)

  • Abstract

The largest ever primate and one of the largest of the southeast Asian megafauna, Gigantopithecus blacki1, persisted in China from about 2.0 million years until the late middle Pleistocene when it became extinct2,3,4. Its demise is enigmatic considering that it was one of the few Asian great apes to go extinct in the last 2.6 million years, whereas others, including orangutan, survived until the present5. The cause of the disappearance of G. blacki remains unresolved but could shed light on primate resilience and the fate of megafauna in this region6. Here we applied three multidisciplinary analyses—timing, past environments and behaviour—to 22 caves in southern China. We used 157 radiometric ages from six dating techniques to establish a timeline for the demise of G. blacki. We show that from 2.3 million years ago the environment was a mosaic of forests and grasses, providing ideal conditions for thriving G. blacki populations. However, just before and during the extinction window between 295,000 and 215,000  years ago there was enhanced environmental variability from increased seasonality, which caused changes in plant communities and an increase in open forest environments. Although its close relative Pongo weidenreichi managed to adapt its dietary preferences and behaviour to this variability, G. blacki showed signs of chronic stress and dwindling populations. Ultimately its struggle to adapt led to the extinction of the greatest primate to ever inhabit the Earth.

07/06/2025 Elon Musk prototype du posthumain

Les théoriciens du posthumanisme sont convaincus du fait qu’avec les progrès exponentiels des sciences du numérique, certains humains d’aujourd’hui qui auront compris et maîtrisé le phénomène seraient en train de passer du statut d’humain à celui de superhumain puis de posthumain.

Le posthumain se sera affranchi de l’essentiel des contraintes qui paralysent actuellement l’humain . Il pourra ainsi s’établir sur la planète Mars et en faire un espace analogue à celui de la Terre malgré le fait que Mars soit aujourd’hui dépourvue d’eau et des biomolécules nécessaires à la vie telle que les Terriens la connaissent.

Mais pour atteindre ce niveau supérieur de connaissances les humains d’aujourd’hui devront accepter certains sacrifices. Ils devront ainsi absorber quotidiennement certaines drogues qui « libèreront la créativité »  de leurs cerveaux, telles que de la kétamine, des champignons et de l’ecstasy, accepter de se faire implanter dans le cerveau des puces cognitives permettant de mettre en relation certaines de leurs aires cérébrales encore isolées. Ils devront aussi accepter de vivre étroitement avec certains de leurs jeunes enfants lesquels auront conservé avant de devenir des adultes des ouvertures sur le posthumanisme.

N’est-ce pas tout ce que Musk tente aujourd’hui de faire?

06/06/2025 L’affaire du cadmium. S’agit-il d’une bombe sanitaire ?

Nous avons rassemblé ici quelques informations concernant cette affaire qui vient d’éclater. Nous y reviendrons

Quelques sources

Le Monde https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/06/05/la-france-malade-du-cadmium-une-bombe-sanitaire-alertent-les-medecins-liberaux_6610597_3244.html

Les Français, en particulier les enfants, sont massivement contaminés par ce cancérogène présent dans les engrais phosphatés, à travers la consommation de céréales, de pain ou de pâtes. Santé publique France fait le lien avec l’explosion des cancers du pancréas.

20minutes https://www.20minutes.fr/sante/4157143-20250605-alimentation-cereales-petit-dej-pommes-terre-medecins-alerten
Alimentation : Céréales du petit dej’, pommes de terre… Les médecins alertent sur les « taux astronomiques » de cadmium

Le Dauphiné libéré https://www.ledauphine.com/sante/2025/06/05/une-bombe-sanitaire-qu-est-ce-que-le-cadmium-metal-cancerigene-present-dans-des-aliments

« Une bombe sanitaire » : qu’est-ce que le cadmium, métal cancérigène présent dans nos aliments de tous les jours ?

RMC https://rmc.bfmtv.com/actualites/societe/sante/une-bombe-sanitaire-le-cadmium-present-dans-de-nombreux-aliments-inquiete-les-medecins_AV-20506060398.html

  • Santé« Une bombe sanitaire »: le cadmium, présent dans de nombreux aliments, inquiète les médecins

    Les faits

    La Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) a adressé, lundi 2 juin un courrier au
    Premier ministre et à plusieurs ministres, pour leur faire part de leur grande inquiétude concernant le cadmium.
    Ce métal lourd est toxique et sa concentration dans les sols a augmenté du fait du développement industriel et de part sa présence dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture.


    L’Etat doit agir.» Dans une lettre adressée au gouvernement lundi 2 juin, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (URPS) veulent mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités. Depuis des années, les études scientifiques se succèdent, pointant les dangers de l’exposition de la population à un métal appelé le cadmium, principalement via l’alimentation et les engrais. Entre atteintes rénales, effets sur la reproduction ou encore risques cancérogènes, les méfaits potentiels sont nombreux. «L’Etat ne peut plus ignorer ce problème», peut-on lire dans ce courrier, consulté par Libération.

    Afin de limiter les risques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommandait dès 2019 de réduire la concentration autorisé en cadmium à 20 milligrammes par kilogramme maximum dans les engrais, contre 60 milligrammes actuellement. Une proposition qui n’a jamais abouti du côté des pouvoirs publics, regrettent les médecins, qui attendent aujourd’hui que des mesures soient prises :
    «Plusieurs pays européens ont déjà adopté cette valeur.»
    «Une explosion de la contamination des jeunes enfants existe bel et bien, en rapport avec leur alimentation – en particulier les céréales, pains et dérivés et les pommes de terre et apparentés, qui sont des aliments de la vie courante», alertent encore les professionnels de santé. Origines du cadmium, risques pour la santé, aliments concernés…

    Libération fait le point.
    https://www.liberation.fr/societe/sante/il-faut-sensibiliser-lensemble-de-la-population-les-dangers-du-cadmium-metal-contre-lequel-les-medecins-tirent-la-sonnette-dalarme-

    Qu’est ce que le cadmium et qui y est exposé ?
    Le cadmium est un métal naturellement retrouvé dans les sols. Sa présence peut être accentuée par des procédés de métallurgie, l’incinération des déchets ou encore l’utilisation d’engrais.

    L’ensemble de la population y est exposée, principalement par l’alimentation et le tabac. Puisqu’il est présent dans les sols, ce métal pénètre dans les végétaux par leurs racines et finit donc sur certaines denrées. Les aliments qui en contiennent le plus sont les abats, comme le foie et les rognons, les algues, crustacés et mollusques et, à un plus faible degré, le chocolat.

    Dans l’Hexagone, la majorité de l’apport en cadmium est provoquée par l’ingestion de céréales tels que le riz et le blé, de pains, de biscuits et de pommes de terre, produits très consommés par les Français. Les fumeurs et leur entourage y sont également particulièrement exposés, via l’inhalation de la fumée des cigarettes.

    Avant toute chose, les professionnels de santé attendent du gouvernement qu’il abaisse la limite de concentration autorisée en cadmium dans les engrais. Si cette mesure passait, la stabilisation de la contamination prendrait ensuite plusieurs dizaines d’années, estime l’Anses.
  • Face à ce délai, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux appellent au développement de formations pour l’ensemble des médecins libéraux sur le sujet, mais aussi à la création de fiches d’information pour informer les patients. «Il faut sensibiliser l’ensemble de la population»,
  • Autres pistes mentionnées : l’adaptation des menus dans les cantines, la facilitation de l’accès au dosage du cadmium, mais aussi le soutien à l’agriculture biologique, dont les niveaux de contamination sont 48 % inférieurs à l’agriculture traditionnelle d’après l’étude Baranski parue en 2014. A leur échelle, les consommateurs peuvent adapter leur comportement alimentaire. Les URPS recommandent ainsi de réduire la consommation de certains aliments riches en cadmium, sans pour autant totalement les supprimer.P


.

06/06/2025 Programme international DESI

Le modèle fondamental de l’univers que s’est donné la cosmologie actuelle laisse sans réponses deux questions dont l’on mesure chaque jour l’importance. Il s’agit de la matière dont est fait l’univers et de l’énergie qu’il utilise pour assurer son expansion.

La matière ordinaire ne représente qu’environ 5 % de sa masse et de son énergie totales. 27 % sont de la matière dite noire qui ne peut être observée que par ses effets gravitationnels. Quant à l’énergie responsable de son expansion accélérée, 68 % n’en sont pas observables directement, d’où ce nom d’énergie sombre.

C’est pour tenter d’apporter des réponses plus précises à ces questions que le projet international DESI a été conçu. DESI signifie en sanscrit Qui est aux origines . Il rappelle que le projet associe un certain nombre de pays asiatiques. En mesurant avec précision l’évolution de l’expansion de l’univers au cours de ces derniers milliards d’années, l’objectif scientifique de DESI est de tester les différents modèles possibles d’énergie sombre.

Afin d’atteindre cet objectif, DESI mesurera la position et la vitesse de récession d’environ 40 millions de galaxies. Ces galaxies auront été présélectionnées en étudiant les images profondes de la zone d’étude du relevé DESI, prises lors des campagnes d’observations photométriques avant le démarrage de DESI.

Le programme utilise des spectrographes spécialisés dits DESI. Le Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI) est un instrument scientifique permettant de réaliser des relevés astronomiques spectrographiques de galaxies lointaines. Les principaux composants sont un plan focal contenant 5 000 robots positionneurs de fibres optiques et un banc de spectrographes alimentés par des fibres optiques. DESI a pour but de sonder le déroulement de l’expansion de l’Univers et de mieux connaître la physique de l’énergie noire.

Plusieurs grands projets au sol et dans l’espace d’observation de l’Univers à grande échelle ont été développés ces dernières années et vont commencer à accumuler des observations dans les mois et années à venir. Parmi ces grands projets internationaux figurent la mission spatiale Euclid de l’Agence Spatiale Européenne qui sera lancée entre fin 2022 et mi-2023, le Large Synoptic Survey Telescope (LSST – Vera C. Rubin Observatory) qui deviendra pleinement opérationnel en 2022, et le projet Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI), mené par le département de l’énergie (DOE) aux Etats-Unis.

Les laboratoires français de l’Institut de Physique de l’Univers (IPhU) contribuent activement à ces trois projets majeurs de la cosmologie observationnelle de la décennie.

Grâce à un soutien initial d’AMIDEX sur un appel d’offres dans la catégorie ‘Transfert’, puis un soutien du LABEX OCEVU et maintenant de l’IPhU, l’Observatoire de Haute Provence (OHP), le Centre de Physique des Particules de Marseille (CPPM) et le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM), en partenariat avec la société Winlight System basée en région à Pertuis, ont contribué au développement des 10 spectrographes de l’instrument DESI.

DESI https://fr.wikipedia.org/wiki/Dark_Energy_Spectroscopic_Instrument

05/06/2025 Vladimir Poutine et Volodomir Zelinsky

On peut s’étonner des erreurs accumulées depuis 3 ans par Vladimir Poutine dans la conduite de son opération militaire spéciale en Ukraine. Celle-ci avait commencé par l’envoi d’une interminable colonne de chars datant pour la plupart des années 1990 sinon de la seconde guerre mondiale et vite arrêtée à la moindre panne. S’en était suivi l’emploi par des officiers sans imagination et sans courage de la technique dite de la chair à canon permettant de localiser les batteries ennemies par une première vague de jeunes soldats envoyés sans protection et vite tués par ces batteries .

Plus incompréhensible est le fait que Poutine et ses généraux aient totalement sous-estimée la « guerre des drones » qu’allait mener contre eux une Ukraine qui avait déjà montré sa compétence alors qu’elle appartenait encore à la Fédération de Russie. L’armée ukrainienne utilise désormais des essaims de dizaines de drones faiblement armés mais qu’il est impossible d’ arrêter. Par ailleurs elle fait aussi appel à des drones lourds capables d’opérations navales et de bombardement aériens. Ceux-ci sont insérés dans des mailles de commandement faisant largement appel à l’Intelligence Artificielle.

Ajoutons ce qui n’est pas qu’un simple détail. Q’attend Poutine pour faire démonter rapidement ce qui reste du pont de Kertch, vu qu’il se révèle incapable de le protéger ?

Pour la suite, Poutine a fait allusion à son intention d’utiliser des armes nucléaires tactiques pour tenir en respect l’Occident. L’idée sera appréciée en Russie. Aussi tactiques que soient ces armes, les retombés nucléaires résultant de leur de leur emploi seront avec les vents d’ouest dominants en été plus vite ressenties à Moscou qu’ Berlin

Voir auss

i https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/la-guerre-en-ukraine-revele-les-faiblesses-de-l-armee-russe-entretien-avec-isabelle-facon

04/06/2022 Les dinosaures n’avaient pas commencé à décliner avant la chute de l’astéroid il y a 66 millions d’années

VLa question de savoir si les dinosauridés avaient déjà commencé à décliner avant l’impact sur la Terre de l’asteroîd Chicxulub est régulièrement posée. Aujourd’hui l’accord semble se faire

sUne équipe dirigée par Christopher Dean, University College, London, a rassemblé une banque de données de 800 spécimens d’ossements fossiles provenant de quatre espèces de dinosaures vivant en Amérique du Nord entre 84 et 66 millions d’années, incluant le Tyrannosaurus Rex et le Tricerartops. Or leur nombre était resté stable durant cette période.

Autrement dit, sans cet astéroïde, les dinosaures auraient continué à occuper la Terre. Ils seraient probablement devenus de plus en plus intelligents et dominateurs. Certains d’entre eux envisageraient peut-être aujourd’hui des missions sur la Lune ou sur Mars.

Source

Current Biology.doi.org/pgkmArticleVolume 35, Issue 9p1973-1988.e6May 05, 2025 Open access

The structure of the end-Cretaceous dinosaur fossil record in North America

Christopher D. Dean1,9 christopher.dean@ucl.ac.ukAlfio Alessandro Chiarenza1 ∙ Jeffrey W. Doser2 ∙ … ∙ Paul J. Valdes3,4 ∙ Richard J. Butler8 ∙ Philip D. Mannion1 … Show more

Highlights•

.The probability of detecting dinosaurs decreases toward the end-Cretaceous•

.Sampling intensity does not impact the probability of dinosaur detection

•Detection probability is driven by geologic outcrop and present-day land cover•

.Geological sampling biases cloud our view of end-Cretaceous dinosaur diversity

Summary

Whether non-avian dinosaurs were in decline prior to their extinction 66 million years ago remains a contentious topic. This uncertainty arises from spatiotemporal sampling inconsistency and data absence, which cause challenges in distinguishing between genuine biological trends and sampling artifacts. Consequently, there is an inherent interest in better quantifying the quality of the data and concomitant biases of the dinosaur fossil record. To elucidate the structure of this record and the nature of the biases impacting it, we integrate paleoclimatic, geographic, and fossil data within a Bayesian occupancy modeling framework to simultaneously estimate the probability of dinosaurs occupying and being detected in sites across North America throughout the latest Cretaceous for the first time. We find that apparent declines in occupancy generated from the raw fossil record do not match modeled occupancy probability, which generally remained stable throughout the latest Cretaceous. Instead, they coincide with decreased probability of detecting dinosaur occurrences, despite high overall sampling during this interval. By incorporating model covariates, we additionally reveal that detection probability is directly and significantly influenced by the available area of geological outcrop and modern land cover. Our findings offer evidence that traditional comparisons of diversity estimates between time intervals are likely inaccurate due to underlying structural issues in the geological record operating at both local and regional scales. This study underscores the utility of occupancy modeling as a novel approach in paleobiology for quantifying the impact of heterogeneous sampling on the available fossil record.

03/05/2025 Une nouvelle théorie réunit la gravité d’Einstein et la mécanique quantique

Une théorie radicale qui unifie de manière cohérente la gravité et la mécanique quantique tout en préservant le concept classique d’espace-temps d’Einstein a été annoncée dans deux articles publiés simultanément par des physiciens de l’UCL (University College London).

La contradiction entre la théorie quantique et la relativité générale

La physique moderne repose sur deux piliers : la théorie quantique d’une part, qui régit les plus petites particules de l’univers, et la théorie de la relativité générale d’Einstein d’autre part, qui explique la gravité par la courbure de l’espace-temps. Ces deux théories sont en contradiction l’une avec l’autre et une réconciliation est restée impossible pendant plus d’un siècle.

L’hypothèse dominante aujourd’hui est que la théorie de la gravité d’Einstein doit être modifiée, ou « quantisée », pour s’insérer dans la théorie quantique. C’est l’approche de deux principaux candidats pour une théorie quantique de la gravité, la théorie des cordes et la gravité quantique en boucle.

Une nouvelle approche de la gravité

Mais une nouvelle théorie, développée par le professeur Jonathan Oppenheim (UCL Physics & Astronomy) et exposée dans un nouvel article dans Physical Review X (PRX), remet en question ce consensus et propose une approche alternative en suggérant que l’espace-temps peut être classique – c’est-à-dire, non régi par la théorie quantique du tout.

Au lieu de modifier l’espace-temps, la théorie – surnommée une « théorie postquantique de la gravité classique » – modifie la théorie quantique et prédit une rupture intrinsèque de la prévisibilité qui est une conséquence de l’espace-temps lui-même. Cela entraîne des fluctuations aléatoires et violentes de l’espace-temps qui sont plus grandes que celles envisagées sous la théorie quantique, rendant le poids apparent des objets imprévisible si on le mesure avec suffisamment de précision.

Tester la théorie

Un deuxième article, publié simultanément dans Nature Communications et dirigé par d’anciens doctorants du professeur Oppenheim, examine certaines des conséquences de la théorie et propose une expérience pour la tester : mesurer une masse très précisément pour voir si son poids semble fluctuer avec le temps.

Par exemple, le Bureau international des poids et mesures en France pèse régulièrement une masse de 1kg qui était autrefois la norme de 1kg. Si les fluctuations dans les mesures de cette masse de 1kg sont plus petites que celles requises pour la cohérence mathématique, la théorie peut être écartée.

En conclussion

Le résultat de l’expérience, ou d’autres preuves émergentes qui confirmeraient la nature quantique vs classique de l’espace-temps, fait l’objet d’un pari à 5000:1 entre le professeur Oppenheim et le professeur Carlo Rovelli et le Dr Geoff Penington – principaux défenseurs de la gravité quantique en boucle et de la théorie des cordes respectivement.

Depuis cinq ans, le groupe de recherche de l’UCL met à l’épreuve la théorie et explore ses conséquences. Le professeur Oppenheim a précisé : « La théorie quantique et la théorie de la relativité générale d’Einstein sont mathématiquement incompatibles l’une avec l’autre, il est donc important de comprendre comment cette contradiction est résolue. L’espace-temps doit-il être quantisé, ou devons-nous modifier la théorie quantique, ou est-ce autre chose ? Maintenant que nous avons une théorie fondamentale cohérente dans laquelle l’espace-temps n’est pas quantisé, tout est possible. »

Pour une meilleure compréhension de l’article ci-dessus

1. Qu’est-ce que la théorie postquantique de la gravité classique ?

La théorie postquantique de la gravité classique est une nouvelle approche qui suggère que l’espace-temps peut être classique, c’est-à-dire non régi par la théorie quantique. Elle modifie la théorie quantique et prédit une rupture intrinsèque de la prévisibilité médiée par l’espace-temps lui-même.

2. Comment cette théorie diffère des théories de la gravité quantique existantes ?

Contrairement aux théories de la gravité quantique telles que la théorie des cordes et la gravité quantique en boucle, qui cherchent à quantifier la gravité d’Einstein, la théorie postquantique de la gravité classique modifie la théorie quantique tout en conservant l’espace-temps classique.

3. Comment peut-on tester cette nouvelle théorie ?

Une expérience proposée consiste à mesurer très précisément la masse d’un objet pour voir si son poids semble fluctuer avec le temps. Si les fluctuations sont plus petites que celles requises pour la cohérence mathématique, la théorie peut être écartée.

4. Quelles sont les implications de cette théorie pour la physique moderne ?

La théorie postquantique de la gravité classique remet en question notre compréhension de la nature fondamentale de la gravité et offre des pistes pour sonder sa nature quantique potentielle. Elle a également des implications pour le problème de l’information des trous noirs.

5. Quand pourrions-nous obtenir des résultats expérimentaux ?

Les expériences pour tester la nature de l’espace-temps nécessiteront un effort à grande échelle et pourraient prendre du temps. Il est difficile de prédire quand nous aurons des résultats, mais il est possible que nous connaissions la réponse d’ici 20 ans.

Principaux enseignements

Contexte de la mécanique quantique

Toute la matière de l’univers obéit aux lois de la théorie quantique, mais nous n’observons réellement le comportement quantique qu’à l’échelle des atomes et des molécules. La théorie quantique nous apprend que les particules obéissent au principe d’incertitude d’Heisenberg et que nous ne pouvons jamais connaître simultanément leur position et leur vitesse. En fait, elles n’ont même pas de position ou de vitesse définie jusqu’à ce que nous les mesurions. Les particules telles que les électrons peuvent se comporter davantage comme des ondes et agir presque comme si elles pouvaient se trouver à plusieurs endroits à la fois (plus précisément, les physiciens décrivent les particules comme étant dans une « superposition » de différents endroits).

La théorie quantique régit tout, des semi-conducteurs omniprésents dans les puces électroniques aux lasers, en passant par la supraconductivité et la désintégration radioactive. En revanche, on dit qu’un système se comporte de manière classique s’il possède des propriétés sous-jacentes définies. Un chat semble se comporter de manière classique : il est soit mort, soit vivant, mais pas les deux à la fois, ni dans une superposition de mort et de vie. Pourquoi les chats se comportent-ils de manière classique et les petites particules de manière quantique ? Nous ne le savons pas, mais la théorie postquantique ne nécessite pas le postulat de la mesure, parce que le caractère classique de l’espace-temps envahit les systèmes quantiques et les amène à se localiser.

La gravité en toile de fond

La théorie de la gravité de Newton a cédé la place à la théorie de la relativité générale (RG) d’Einstein, selon laquelle la gravité n’est pas une force au sens habituel du terme. Au lieu de cela, des objets lourds tels que le soleil déforment le tissu de l’espace-temps de telle sorte que la terre tourne autour de lui. L’espace-temps est un objet mathématique composé des trois dimensions de l’espace, le temps étant considéré comme une quatrième dimension. La relativité générale a prédit la formation des trous noirs et le big bang. Elle soutient que le temps s’écoule à des rythmes différents selon les points de l’espace, et le GPS de votre smartphone doit en tenir compte pour déterminer correctement votre position.

Contexte historique

Le cadre présenté par Oppenheim dans PRX, et dans un article complémentaire avec Sparaciari, Šoda et Weller-Davies, dérive la forme cohérente la plus générale de la dynamique dans laquelle un système quantique interagit avec un système classique. Il applique ensuite ce cadre au cas de la relativité générale couplée à la théorie des champs quantiques. Il s’appuie sur des travaux antérieurs et sur une communauté de physiciens. Une expérience visant à tester la nature quantique de la gravité via l’intrication gravitationnelle a été proposée par Bose et al. ainsi que par C. Marletto et V. Vadral.

Notes

Deux exemples de dynamique classique-quantique cohérente ont été découverts dans les années 90 par Ph. Blanchard et A. Jadzyk, et par Lajos Diosi, et à nouveau par David Poulin vers 2017. D’un point de vue différent, en 2014, un modèle de gravité newtonienne couplé à des systèmes quantiques via une approche « mesure et rétroaction » a été présenté par Diosi et Antoinne Tilloy en 2016, et par D. Kafri, J. Taylor, et G. Milburn, en 2014.

L’idée que la gravité pourrait être liée d’une manière ou d’une autre à l’effondrement de la fonction d’onde remonte à F. Karolyhazy (1966), L. Diosi (1987) et R. Penrose (1996).

L’idée que les couplages classique-quantique pourraient expliquer la localisation de la fonction d’onde a été suggérée par d’autres, notamment M. Hall et M. Reginatto, Diosi et Tilloy, et David Poulin.

L’idée que l’espace-temps pourrait être classique remonte à I. Sato (1950) et à C. Moller (1962), mais aucune théorie cohérente n’a été trouvée jusqu’à présent.