31:07/2025 L’intrication quantique

L’intrication est un phénomène quantique inexplicable en physique classique dans lequel deux particules quantiques au moins partagent les mêmes propriétés. Quand on mesure la valeur de l’une d’entre elles, les autres particules intriquées prennent instantanément la même valeur, indépendamment de leur distance entre elles, cette distance fut-elle de la Terre à la Lune.

L’intrication quantique constitue une ressource indispensable au calcul et à la communication quantique. Or celle-ci fait appel à la cryptographie quantique, laquelle suppose la transmission de qubits générés aléatoirement, ce qui assure l’inviolabilité des échanges en toutes circonstances. Ces qubits peuvent servir de clefs qui sont ensuite utilisées dans des protocoles de chiffrement classiques.

L’intrication quantique est une ressource essentielle pour le calcul quantique et pour la communication quantique. Or il semble aujoud’hui qu’elle puisse etre partagée quasi à l’infini.Perdra-t-elle son intéret en cryptologie ?

Pour Ujjwal Sen et des collègues du Harish-Chandra Research Institute en Inde se demandèrent si l’intrication pouvait etre partagée mathématiquement au lieu de se produire au hasard. Ils imaginèrent des scénarios où des partenaires, en l’espèce des particules, avaient besoin d’être intriqués, mais ne pouvaient le faire spontanément. Ils montrèrent que l’intrication pouvait se faire spontanément, ceci entre un grand nombre de partenaires ayant les mêmes besoins. Ils montrèrennt aussi qu’un grand nombre de partenaires n’ayant pas été impliqués dans ce processus pouvaient l’être, sous réserve de mettre en place les conditons favorables.

Chirag Srivastava, également membre du Harish-Chandra Research Institute, note qu’en pratique et pas seulement mathématiquement, certains des partenaires impliqués dans la transmission du processus pouvaient ne pas transmettre toutes les données nécessires, ce qui risquerait de mettre la transmisssion en défaut.

Journal reference

Physical Review A DOI: 10.1103/17s4-rtdm

Repenser la route vers la Théorie du Tout

Il y a quelques décennies, des physiciens dont Stephen Hawking avait imaginé la « Théorie du Tout » theory of everything, Elle devait expliquer en quelques équations la raison d’être de tout ce qui existait depuis l’apparition de l’universu

Beaucoup de scientifiques la considérèrent comme délirante et refusèrent de l’approfondir. Mais certains y virent une nouvelle approche qu’il faillait poursuivre. Elle était au cœur de ce paysage encore peu connu qu’était la géométrie abstraite, pour qui l’univers s’analysait comme étant un ensemble de triangles et de tétraèdres./

Cette idée séduisit Peter Voit, mathématicien à la Columbia University à New York. “Nos meilleurs théories sont déjà profondément géométriques » C’est le cas de la relativité générale d’Albert Einstein, de la physique quantique qui explore le monde aux toutes petites échelles, de la cosmogonie qui sait comment l’univers a commencé et comment il finira , de la thermodynamique qui sait faire travailler la chaleur et l’énergie.

Une Théorie du Tout prétend résumer tout cela en une seule équation. Par contre pour le moment elle ne sait expliquer la matière noire ni l’énergie noire. De même elle se borne à constater dans l’expliquer le “standard model” des particules.

Beaucoup pensent que pour approfondir une théorie du tout il faudrait persister dans le réductionnisme. C’est l’opinion des théoriciens de la Théorie des Cordes. String theory, et de sa parente la théorie M , M theory. Mais le monde envisagé par ces approche est infiniment plus compliqué que le monde réel.

29/07/2025 La science moderne est incapable de voir l’univers d’un point de vue unique

Elle utilise trois regards différents. Pour simplifier nous parlerons d’un regard cosmologique, d’un regard microscopique, d’u regard quantique ?

Le regard cosmologique résulte de l’utilisation des grands instruments de l’astronomie moderne, astronomie optique, radioastronomie, astronomie spatiale. Il ne peut assigner des limites à l’univers. Tout au plus parle-t-on d’univers visible ou observable.

Le regard microscopique étusiie la nature dans ses plus petites dimensions. Les particules élémentaires, et leurs composants les quark, quarks de valence, gluons, quarks et antiquarks transitoires, font d’un simple proton ou neutron, longtemps considéré comme une brique élémentaire, un petit univers à lui seul …Il en est de même concernant les forces à l’œuvre dans un atome d’hydrogène et un proton. L’attraction qui fait tourner dans l’atome l’électron autour du noyau (réduit à un proton) résulte de l’échange de multiples photons entre l’électron et le noyau dont les charges électriques sont opposées. A l’intérieur du proton lui-même, les trois quarks qui le composent échangent des ondes appelées gluons assez semblables aux photons. Les quarks sont porteurs d’une charge différente des charges électriques qui leur permettent d’échanger ces gluons.

La mécanique quantique est la branche de la physique théorique qui a succédé à la théorie des quanta et à la mécanique ondulatoire pour étudier et décrire les phénomènes fondamentaux à l’œuvre dans les systèmes physiques, plus particulièrement à l’échelle atomique et subatomique. L’effet tunnel et l’influence de l’observateur sont deux des découvertes les plus surprenantes en physique quantique. Ces phénomènes révèlent que les particules peuvent traverser des barrières énergétiques et que l’acte d’observation change leur comportement, bouleversant les principes classiques de la physique. . A ces échelles les concepts de temps et d’espace disparaissent.

A ces domaines s’ajouteront de plus en plus les sciences du cerveau, qu’il s’agisse du cerceau d’une simple mouche ou d’un prix Nobel. Ces sciences sont particulièrement troublantes car elles conduisent à de demander si tout ce que nous voulons faire et créons n’est pas une invention d’organes cérébraux en compétition d’une espèce vivante à une autre.. L’intelligence artificielle et la robotique adaptative ne nous aideront-elles pas a créer des univers de synthèse dont le cerveau d’une mouche n’aura jamais l’intuition

(à suivre)

Combien de planètes pouvant héberger des formes de vie comparables à celles que l’on connait sur la Terre se trouvent-elles dans l’univers observable?

Ce terme d’univers observable rappelle qu’avec les moyens d’observation actuels, les astronomes ne peuvent étudier qu’une petite partie de l’univers. Le reste demeure inconnu. On ne peut procéder à son égard qu’à des extrapolations invérifiables.

Par ailleurs, plus les galaxies sont distantes, plus leur lumière prend de temps pour nous parvenir.

Notre étoile le soleil est une étoile parmi d’autres qui, rassemblées dans l’espace, constituent cet immense ensemble qu’est notre galaxie, la Voie lactée. On estime que la Voie lactée s’étend sur 100 000 années-lumière et contient environ 150 milliards d’étoiles.

Par ailleurs, à en croire les conclusions d’une étude internationale d’astronomes qui vient d’être publiée, l’Univers observable compte environ 2 2000 milliards de galaxies, c’est-à-dire dix fois plus que ne le pensaient jusqu’alors les scientifiques. Jusqu’à présent ceux-ci estimaient que l’Univers contenait entre 100 milliards et 200 milliards de galaxies.

Si cela était exact, il faudrait en conclure que le nombre des étoiles composant ces galaxies serait de 150 milliards multiplicité par 10 soit 1.500

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Et si la vie était là où on ne l’attendait pas ? Alors que Mars est au cœur des recherches, des scientifiques pensent qu’une forme de vie serait probable sur Titan, un des satellites ou Lune de Saturne dans le système solaire

On retrouve là une des questions qui occupent les scientifiques depuis des dizaines d’années. La vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre ? Si Mars est particulièrement observée en ce sens, la réponse pourrait venir d’ailleurs.

Selon la NASA, Titan, l’une des lunes de Saturne, possède des caractéristiques similaires à la Terre. Cela pourrait créer des conditions favorables à la vie, envisagent des chercheurs dans une étude publiée parl’International Journal of Astrobiology dont on trouve ci-dessous le résumé.


Abstract

Based on present knowledge of atmospheric composition, a mechanism for the natural formation of vesicles in the lakes of Titan is proposed. It involves precipitation-induced spray droplets coated by a monolayer of amphiphiles. On interaction with the monolayer on the lake’s surface, bilayer membranes are being formed that encapsulate the liquid phase of the original droplet. The resulting vesicles develop thermodynamic stability by continuous compositional selection of various types of amphiphiles in a dynamic equilibrium, leading to an optimized vesicle stability. Different populations of stable vesicles may compete, initiating a long-term evolution process that could eventually result in primitive protocells. The existence of any type of vesicles on Titan would prove that early steps towards increasing order and complexity have taken place, which represent the necessary precondition for abiogenesis. A valid analytical approach could involve a laser device with combined light scattering analysis and surface enhanced Raman spectroscopy. It would allow for very sensitive detection of amphiphiles as well as for the observation of dispersed vesicles.


.La surface de Titan est composée de lacs et de mers d’un liquide qui n’est pas de l’eau mais un mélange d’hydrocarbures comme le méthane et l’éthane. Comme sur Terre, ces étendues de liquide effectuent un cycle entre l’état de vapeur et l’état liquide. Ils s’évaporent pour former des nuages et retomber sous forme de pluie. Le cycle de l’eau étant l’un des piliers de la vie sur Terre, certains scientifiques sont persuadés que cela pourrait être une preuve de vie sur Titan également.

La présence de cellules sur Titan pourrait signifier que la vie y est possible

Dans la nouvelle étude de la NASA, les chercheurs explorent l’hypothèse selon laquelle des vésicules cytoplasmiques – des cellules sous forme basique composées d’une substance visqueuse protégée par une membrane – pourraient se former sur Titan. « La présence d’une quelconque vésicule sur Titan prouverait une capacité à créer de l’ordre et de la complexité, ce qui sont des conditions nécessaires à la vie », explique Conor Nixon, l’un des auteurs de l’étude.

Selon les scientifiques, la création des vésicules pourrait avoir lieu selon un processus très précis qui commencerait par une pluie de méthane. Cela permettrait de transporter des molécules de l’atmosphère jusqu’à la surface des lacs. Ces molécules doivent être amphiphiles. Cela signifie qu’elles attirent les liquides d’un côté et les graisses de l’autre. « La mission Cassini [qui a eu lieu entre 1997 et 2017 sur et autour de Saturne, ndlr] a révélé la présence de nitrile organique. Ces composés sont amphiphiles », expliquent les scientifiques.

Quand la prochaine mission spatiale sur Titan est-elle prévue ?

Si les molécules sont en effet amphiphiles, elles ont la capacité d’attraper des vésicules et de former des parois autour d’elles. Si elles réussissent à former une double paroi, via un nouveau cycle d’évaporation et de pluie, les vésicules deviennent stables. « Sur le long terme, les vésicules les plus stables prolifèreront tandis que les moins stables mourront. Cela mène à un processus d’évolution où la complexité et la fonctionnalité prévalent », lit-on dans l’étude.

Pour prouver cette hypothèse, et donc l’existence potentielle de la vie sur Titan, il faudrait faire des analyses sur les liquides de ce satellite. La prochaine mission prévue autour de Saturne, Dragonfly, est prévue pour 2034, rappelle Science Alert. Mais les outils nécessaires à la détection de vésicules ne pourront pas être embarqués. Il faudra donc se contenter d’autres formes d’expériences et de données, au risque de rester dans le flou encore longtemps.

L’équipe du professeur Christopher Conselice, de l’Université de Nottingham (Grande-Bretagne), a travaillé longuement à partir des données du télescope spatial Hubble développé par la Nasa avec l’Agence spatiale européenne, mais aussi d’autres télescopes.

Elle a ensuite construit laborieusement des images en 3D et extrapolé le nombre de galaxies présentes à différentes époques de l’histoire de l’Univers.

« Qui sait ce que nous allons découvrir ? »

Plus les galaxies sont distantes, plus leur lumière peine à nous parvenir.

Les télescopes actuels ne permettent d’étudier que 10% des galaxies.

« C’est sidérant que penser que 90% des galaxies du cosmos doivent encore être étudiées », déclare Christopher Conselice. « Qui sait ce que nous allons découvrir quand nous serons en mesure d’étudier ces galaxies grâce à la nouvelle génération de télescopes ? », s’interroge-t-il dans un communiqué publié suite à la parution de son étude dans Astrophysical Journal.

Ailleurs sur le web

27/07/2025 (2) Réchauffement climatique ? Peut-on encore sauver l’AMOC ?




Une étude néerlandaise estime que, en cas d’arrêt de l’AMOC, la circulation océanique qui régule le climat mondial et européen, le nord-ouest du Vieux Continent connaîtrait des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C.

Que se passerait-il si la principale circulation océanique de l’Atlantique, qui régule le climat mondial et européen, venait à s’effondrer ? L’Europe en sarait bouleversée : le nord-ouest du territoire plongerait dans un froid mordant, avec des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C, tandis que la banquise arctique viendrait toucher les côtes écossaises. Autrement dit, l’Europe serait refroidie dans un monde qui se réchaufferait. C’est une nouvelle étude théorique et à très long terme, publiée mercredi 11 juin dans Geophysical Research Letters, et accompagnée d’une carte interactive.

Les deux auteurs néerlandais étudient pour la première fois les conséquences de la conjonction de deux maux aux forces opposées : d’une part, le réchauffement climatique, lié aux émissions humaines de gaz à effet de serre ; d’autre part, une très forte réduction de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (ou AMOC, son acronyme anglais), entraînant un refroidissement régional. Cet ensemble de courants dont fait partie le Gulf Stream, qui transportent de l’eau chaude salée du pôle Sud au pôle Nord, devrait ralentir, voire pourrait s’arrêter, en raison du dérèglement climatique.

A quelle échéance et à quelle vitesse cci se produirait-l? Les scientifiques ne sont pas d’accord sur ce point, ni sur le fait que l’AMOC aurait déjà ralenti ces dernières décennies. Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un effondrement brutal n’aura pas lieu avant 2100. D’autres travaux montrent que la circulation se dirigerait vers un point de bascule. « Etant donné ce potentiel, il fallait étudier les impacts climatiques liés à une AMOC substantiellement plus faible », indique René van Westen, premier auteur de l’étude et chercheur à l’Institut royal météorologique des Pays-Bas.

La publication analyse notamment les conséquences d’un effondrement (soit une réduction supérieure à 80 %) de l’AMOC combiné à un scénario intermédiaire de gaz à effet de serre – correspondant, dans le modèle étudié, à un réchauffement de 2 °C en 2100. Les résultats portent « bien au-delà de 2100 », précise le scientifique, sans donner une borne temporelle précise.

− 48 °C à Oslo

Les impacts seraient considérables en Europe du Nord-Ouest : l’hiver, les températures moyennes baisseraient par exemple de 2 °C à Paris en comparaison avec l’ère préindustrielle – soit une chute de plus de 4 °C par rapport à aujourd’hui. Des événements extrêmes froids survenant une fois tous les dix ans pourraient atteindre − 18 °C, contre − 6,6 °C à l’ère préindustrielle. Et la capitale serait frappée par 83 jours de gel, 60 de plus qu’à la fin du XIXe siècle.

Les répercussions seraient encore plus brutales pour les pays scandinaves : les températures baisseraient l’hiver d’environ 10 °C à Oslo (Norvège) et Stockholm (Suède), de 14 °C à Reykjavik (Islande) avec, dans ces villes, entre 200 et 300 jours de gel. Les vagues de froid extrême deviendraient courantes, atteignant par exemple − 48 °C dans la capitale norvégienne ou − 42 °C à Bergen (Norvège),

Ces records s’expliquent par la présence de banquise arctique jusqu’au nord de l’Ecosse et des Pays-Bas en février, au moment de son étendue annuelle maximale. La glace de mer enserrerait également toute la Norvège et le Danemark. L’extension de cette surface blanche, qui réfléchit davantage les rayons du Soleil que la mer, amplifierait le refroidissement.

Seule l’Europe du Sud serait moins touchée. Le contraste accru de températures entre Nord et Sud intensifierait les différences de pression et pourrait conduire à des tempêtes hivernales plus fortes et à une plus grande variabilité des températures d’un jour à l’autre.

Grandes incertitudes
L’effondrement de l’AMOC augmenterait quelque peu les extrêmes chauds dans certaines villes. A Paris, une canicule exceptionnelle susceptible de survenir une fois tous les dix ans serait plus chaude de près de 4 °C qu’à l’époque préindustrielle.

En revanche, dans un scénario où les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de manière ininterrompue, l’impact du réchauffement climatique l’emporterait sur celui de l’AMOC : l’ensemble de l’Europe se réchaufferait et les extrêmes froids

27/07/202 5 Un extra-terrestre à l’intérieur de notre cerveau

La dernière carte en 3D d’un cerveau de mammifère nous montre comment les neurones se connectent et fonctionnent. Cette nouvelle carte est capable de représenter un millimètre cube du cortex visuel d’un cerveau de souris Elle fournira aux neurologues la possibilité d’analyser dans son moindre détail le rôle fonctionnel du cerveau, comment il commande notre comportement, comment une fonction aussi aussi complexe que la conscience s’élabore, et même ce que cela signfie d’êre un humain et non une souris.

Notre comportement découle d’activié cérébrale qui sont les mêmes chez tous les mammifères selon Forrest Collman du Allen Institute for Brain Science à Seattle. “C’est la raison pour laquelle nous sommes persuadés que les fonctions du cortes d’une souris peuvent se retrouver dans nos cervaux.

Cette conclusion, que Francis Crick considérait en 1979 comme “impossible” – a pris 7 ans pour se préciser et a impliqué les travaux de 199 cheurcheurs de trois instutions Le travail a commencé par l’enregistrement de l’actité neuronal d’une portion du cortes visuel d’une souris, portion de la taille d’un grain de sable.

Ensuite un second groupe a découpé cette région en couches horizontales ne dépassant pas l’épaisseur de1/400 fois le diamètre d’un cheveu humain. L’équipe consacra 12 jours de 24 h. à cette tâche,dont il obtenu 1 mm 3 cube de tissu cérébral fait de 30.000 couches selon une des chercheurs de l’équipe, Nuno da Costa, lui aussi du Allen Institute.

A partir de là, une 3e équipe faisant appel à l’Intelligence Artificille reconstruisit une carte en 3D. Ces dunnées furent finalement rapprochéés pour montrer en quoi elles correspondaient l’activié du cerveau. La carte résultante montra la complexité de cet échantillon.Il contenait 200.000 cellules nerveuses reliées par 4 k de réseau nerveux et comportant 523 millions de synaores pour connecter les cellules.

La dernière carte en 3D d’un cerveau de mammifère nous montre comment les neurones se connectent et coopèrent. Cette nouvelle carte est capable de visualiser un millimètre cube du cortex visuel d’un cerveau de souris. Elle fournira aux neurologues la possibilité d’analyser dans son moindre détail le rôle fonctionnel du cerveau, comment il commande notre comportement, comment une fonction aussi complexe que la conscience s’élabore, et même ce que cela signfie ‘êre un humain et non une souris.

Notre comportement découle d’activié cérébrale qui sont les mêmes chez tous les mammifères selon Forrest Collman du Allen Institute for Brain Science à Seattle. “C’est la raison pour laquelle nous sommes persuadés que les fonctions du cortex d’une souris peuvent se retrouver chez vous et moi.







































a dernière carte en 3D d’un cerveau de mammifère nous montre comment les neurones se connectent et fonctionnent. Cette nouvelle carte est capable de visualiser un millimètre cube du cortex visuel d’un cerveau de souris Elle fournira aux neurologues la possibilité d’analyser dans son moindre détail le rôle fonctionnel du cerveau, comment il commande notre comportement, comment une fonction aussi aussi complexe que la conscience s’élabore, et même ce que cela signfie d’êre un humain et non une souris.Notre comportement découle d’activié cérébrale qui sont les mêmes chez tous les mammifères selon Forrest Collman du Allen Institute for Brain Science à Seattle. “C’est la raison pour laquelle nous sommes persuadés que les fonctions du cortes d’une souris peuvent se retrouver dans nos cervaux.Cette conclusion, que Francis Crick considérait en 1979 comme “impossible” – a pris 7 ans pour se préciser et a impliqué les travaux de 199 cheurcheurs de,trois instutions Le travais a commencé par l’enregistrement de l’actité neueonals d’une portion du cortes visuel d’une souris,portion de la taille d’un grain de sable.Deuxièmement un second groupe a découpé cette région en coupes horizontés ne dépassant pas l’épaisser de1/400 lois de diamètre d’un cheveu humain L’équipe consacrea 12 jours de 24 h. à cette tâche, et obtint 1 mm 3 cube de tissu cérébral fait de 30.000 couchesselon une des cherchyers de léquipe, Nuno da Costa, also at the Allen Institute.A partir de là, une 3e équipe faisant appem à l’Intelligence Artificille reconstruit une carte en 3D.Ces dunnées furent finalement rapprochés pour montrer en quoi elles correspondaient l’activié du cerveau. La carte résultante montra la complexité de cet échantillon i. Il contenait 200.000 cellues nerveuses reliées par 4 k de réseau nerveus et comportant 523 millions de synaores our relier les cellules.La dernière carte en 3D d’un cerveaur de mammifère nous montre comment les neurones se connectent et fonctionnent. Cette nouvelle carte est capable de visualiser un millimètre cube du cortex visuel d’un cerveau de souris Elle fournira aux neurologues la possibilité d’analyser dans son moindre détail le rôle fonctionnel du cerveau, comment il commande notre comportement, comment une fonction aussi aussi complexe que la conscience s’élabore, et même ce que cela signfie d’êre un humain et non une souris.Notre comportement découle d’activié cérébrale qui sont les mêmes chez tous les mammifères selon Forrest Collman at the Allen Institute for Brain Science à Seattle. “C’est la raison pour laquelle nous sommes persuadés que les fonctions du cortes d’une souris peuvent se retrouver chzr vous et moi.

Le Congrès mondial d’oncologie

L’élitee des scientifiques vient d’annoncer des résultats prometteurs au plus grand congrès. mondial d’oncologie*. Et les chercheurs français y figurent en bonne place.

Pour la forme la plus courante du cancer intestinal dite « à petites cellules », la chirurgie s’avère efficace en l’absence de métastases, mais avec un risque élevé de rechute. Les résultats finaux de l’essai clinique international de phase III CheckMate 816, coordonné par le Pr Nicolas Girard, de l’Institut Curie, confirment la performance de l’immunothérapie, qui permet au système immunitaire de reconnaître et d’attaquer les cellules cancéreuses. Associée à une chimiothérapie avant l’intervention chirurgicale, elle réduit de près de 40 % les récidives. Au bout de cinq ans, 65 % des patients traités par cette association sont en vie (55 % pour la chimio seule).

Autres résultats importants annoncés à l ‘Asco

Du 30 mai au 3 juin 2025 à Chicago (Etats-Unis), la communauté mondiale en cancérologie ss »zt era réunie comme chaque année pour l’incontournable congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO). Avec de nombreuses communications dont une en plénière, médecins et chercheurs de l’Institut Curie seront présents en nombre afin de partager leurs résultats prometteurs pour accélérer la recherche et l’innovation contre le cancer.

« Biomarqueurs circulants, vaccins thérapeutiques, nouvelles molécules antitumorales… l’édition 2025 de l’ASCO s’annonce particulièrement riche pour l’Institut Curie, avec des présentations couvrant de nombreux types de cancers. Cette forte mobilisation illustre l’investissement des médecins et chercheurs de l’Institut qui travaillent en synergie, à travers des projets innovants. Ces perspectives prometteuses renforcent notre engagement à lutter contre le cancer et notre volonté de transformer la recherche clinique en sources concrètes d’espoir pour les patients ».

Pr Steven Le Gouill directeur de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie

• Les temps forts•

 Cancers féminins

> Résultats de l’étude de phase 3 SERENA-6 dans les cancers du sein métastatiques hormonodépendants : une approche pionnière pour intercepter les résistances aux traitements grâce aux biopsies liquides 
> Un test ultra-sensible et personnalisé de détection de l’ADN tumoral circulant pour améliorer la prise en charge du cancer du sein triple négatif
> La radiologie au service de la désescalade thérapeutique dans les cancers du sein triple négatif
> Cancers de l’ovaire : vers une médecine toujours plus personnalisée
> Cancers du sein HER2 + métastatiques : les données de vie réelle d’une trithérapie en 3e ligne de traitement 

Vaccins thérapeutiques contre le cancer

> Des résultats prometteurs pour le tout premier vaccin individualisé en ORL au monde
> Vaccinothérapie dans le cancer du pancréas métastatique
> Combiner une immunothérapie avec un vaccin thérapeutique contre le papillomavirus 

Cancers pédiatriques

> Une nouvelle thérapie ciblée révèle une excellente efficacité dans des cancers pédiatriques très rares 

Cancers thoraciques

> Cancer du poumon : un nouveau traitement améliore la survie des patients 
> Cancer du thymus : une recherche collaborative européenne mobilisée
> De nouveaux marqueurs moléculaires spécifiques des cancers du poumon métastatiques

Cancers féminins

Les recherches et les essais cliniques menés par les équipes de l’Institut Curie dans le domaine des cancers féminins s’inscrivent dans la dynamique du nouvel Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Institut des Cancers des Femmes co-porté par l’Institut Curie, l’Inserm, PSL et lancé en juin 2024.

Résultats de l’étude de phase 3 SERENA-6 dans les cancers du sein métastatiques hormonodépendants 

Une approche pionnière pour intercepter les résistances aux traitements grâce aux biopsies liquides.

Dans près de 40% des cancers du sein hormonodépendants métastatiques, une résistance aux traitements survient suite à l’apparition d’une mutation du récepteur aux œstrogènes (ESR1), mutations détectables dans le sang. Peut-on détecter – grâce à des biopsies liquides répétées – cette résistance au traitement avant que le cancer ne voit sa taille ré-évoluer ? Dès lors, peut-on intercepter et contrer cette résistance avec un changement d’hormonothérapie pour améliorer la prise en charge des patientes ? Une toute première preuve de concept avait été publiée en 2022 avec l’essai pionnier français PADA-1, conçu par le Pr François-Clément Bidard, oncologue médical à l’Institut Curie et expert international des biopsies liquides. 

SERENA-6 est le 1er essai mondial d’enregistrement suivant la voie explorée par PADA-1, démontrant l’intérêt d’une nouvelle hormonothérapie (le camizestrant/Astrazeneca) pour cibler ces mutations dès lors qu’elles apparaissent, de manière à retarder au maximum une ré-évolution tumorale et la dégradation de la qualité de vie qui lui est souvent associée. Cette nouvelle étude, copilotée au niveau mondial par le Pr Bidard, sera présentée en session plénière, cette mise en avant reflétant la portée de cette nouvelle approche qui pourra déboucher sur une évolution majeure dans la façon de traiter les cancers métastatiques, au-delà même du cancer du sein.Un test ultra-sensible et personnalisé de détection de l’ADN tumoral circulant pour améliorer la prise en charge du cancer du sein triple négatif

Les cancers du sein triple négatif représentent environ 15% des cas de cancers du sein. Ils touchent davantage les femmes jeunes et restent difficiles à traiter. Avec un cancer au stade précoce, les patientes suivent un traitement néoadjuvant (avant la chirurgie) combinant chimiothérapie et immunothérapie en cas de tumeur à haut risque. L’indication de traitement par chimiothérapie après la chirurgie mammaire dépend de la présence ou non d’une réponse pathologique complète qui informe sur la persistance de la tumeur ou non au niveau local, mais ne renseigne pas sur la présence de micrométastases à distance. 

Dans le cadre d’une collaboration avec la société Personalis, les équipes de l’Institut Curie ont mené l’évaluation dans le cancer du sein triple négatif en néoadjuvant d’un test ultrasensible d’ADN tumoral circulant. A partir du séquençage du génome entier de la tumeur, le test établit pour chaque patiente un panel spécifique et recherche jusqu’à 1 800 variants (tandis que les tests classiques détectent entre 10 et 50 variants). Les patientes qui ont une détection d’ADN tumoral circulant après la chimiothérapie ont un risque élevé de rechute alors que les patientes sans détection ont un très bon pronostic. Menés auprès de patientes de l’Institut Curie (cohorte Scandare), ces travaux révèlent que ce test ultrasensible d’ADN tumoral circulant permet de mieux prédire le risque de rechute des patientes qui n’ont pas de réponse complète histologique. Ces résultats laissent envisager l’utilisation en clinique de ce type de test, avec à la clef, une désescalade thérapeutique pour certaines patientes. 

 La radiologie au service de la désescalade thérapeutique dans les cancers du sein triple négatif

Une IRM mammaire réalisée après un traitement néoadjuvant (avant la chirurgie) pourrait-elle indiquer avec précision l’absence complète de cellules cancéreuses chez des femmes atteintes d’un cancer du sein triple négatif ? Pour y répondre, une étude a été menée à l’Institut Curie et dans deux autres centres en France auprès de 259 patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif de stade précoce. Les médecins ont analysé et comparé les images IRM avec les résultats des examens des tissus prélevés lors de la chirurgie. 

Leurs observations montrent que l’IRM seule indique l’absence de cancer avec une bonne précision dans 83 % des cas. Ce résultat atteint 88 % des cas lorsqu’on combine l’analyse avec deux données simples (absence d’atteinte des ganglions et un indicateur de prolifération appelé Ki-67). Enfin, même quand une petite anomalie persiste sur l’IRM, l’analyse fine des images par intelligence artificielle (radiomique) permet d’améliorer la détection des cas sans cancer. 

Ces résultats suggèrent qu’une IRM post-traitement très précise pourrait aider à identifier des patientes chez qui la chirurgie du sein et des ganglions pourrait, un jour, être évitée en toute sécurité. Cela représenterait une avancée majeure, en particulier pour réduire les effets secondaires et préserver la qualité de vie des femmes touchées.

Cancers de l’ovaire : vers une médecine toujours plus personnalisée

Le cancer de l’ovaire touche chaque année plus de 5 000 femmes en France, âgées d’environ 65 ans. En première ligne, le traitement de ce cancer consiste en une chirurgie et une chimiothérapie. Depuis la publication des résultats de l’essai de phase 3 PAOLA-1 il y a quelques années, s’ajoute au traitement standard l’administration d’inhibiteur de PARP (olaparib), une thérapie ciblée qui vise les systèmes de réparation de l’ADN des cellules cancéreuses. Ce médicament est très efficace chez les patientes qui présentent des mutations BRCA. Pour les autres femmes, les oncologues, dans le monde entier, réalisent en routine un test HRD (Homologous Reparation Deficiency) qui permet de déterminer le niveau de remaniements et de cassures dans le génome des cellules tumorales. 

Le résultat du test est donné sous forme de score d’instabilité génomique (GIS). Au-dessous de 42 : le test est négatif, on n’administre pas d’inhibiteur de PARP et au-dessus, le test est positif. Mais un score proche de 42 est-il semblable à score proche de 60 ? Pour la première fois, une étude promue par le groupe coopérateur ARCAGY-GINECO et menée par une équipe de l’Institut Curie en collaboration avec des chercheurs des Hôpitaux Universitaires de Genève, a permis d’analyser plus finement les seuils de ce test GIS ainsi que les différentes catégories de patientes. Les travaux révèlent une stratification nouvelle constituée de trois groupes de patientes ayant un niveau de bénéfice variant selon le niveau du score élevé, intermédiaire et faible. Ces nouvelles données pourront être prises en compte dans les prochaines études cliniques sur les inhibiteurs de PARP et elles pourraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de cancérogénèse qui surviennent dans les différents groupesCancers du sein HER2 + métastatiques : les données de vie réelle d’une tri-thérapie en 3e ligne ou plus de traitement

Les cancers du sein HER2 positif constituent environ 15 % des cancers du sein et sont caractérisés par la présence à la surface des cellules tumorales d’un récepteur à un facteur de croissance impliqué dans la prolifération cellulaire (HER2). Une étude rétrospective multicentrique française a évalué en vie réelle l’efficacité du traitement combiné tucatinib, trastuzumab et capecitabine (TTC) auprès de femmes atteintes de cancer du sein HER2-positif métastatique et précédemment traitées par un anticorps drogue-conjugué, le trastuzumab-deruxtecan : cette séquence thérapeutique n’avait pas encore été évaluée. Le TTC est une combinaison d’un inhibiteur de tyrosine kinase ciblant HER2 (Tucatinib), d’un anticorps dirigé contre les récepteurs HER2 (Trastuzumab) et d’une chimiothérapie orale (capécitabine). 

L’Institut Curie a largement contribué à cette étude rétrospective qui a été coordonnée par l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. Menée auprès de 101 patientes avec un suivi médian de 30 mois, cette étude rapporte les résultats de données de vie réelle en termes de survie sans progression et survie globale. 

Ces données confortent les recommandations actuelles de prise en charge des patientes atteintes de cancer du sein métastatique HER2+ : le traitement TTC reste efficace même après un traitement par trastuzumab-deruxtecan, validant ainsi cette option thérapeutique supplémentaire.
 Vaccins thérapeutiques

Des résultats prometteurs pour le tout premier vaccin individualisé en ORL au monde

Les cancers ORL, même après une opération et des traitements lourds, présentent un risque élevé de récidive, de l’ordre de 20 % à 30 %. Une vaccination individualisée pourrait-elle prévenir ces récidives ? Le Pr Christophe Le Tourneau, oncologue médical, chef du Département des essais cliniques précoces de l’Institut Curie et responsable de l’oncologie ORL, présentera les résultats d’une étude de phase 1 randomisée qui a évalué l’effet d’un vaccin innovant (TG4050) développé en collaboration avec Transgene, chez des patients atteints de cancers ORL. Ce vaccin est individuel : chaque patient reçoit un vaccin élaboré à partir du séquençage du génome de ses cellules tumorales et de l’identification d’environ 30 mutations propres à chaque patient grâce à une technologie extrêmement sophistiquée utilisant de l’intelligence artificielle.

Les patients ont été randomisés pour recevoir soit des doses de TG4050 en monothérapie ; soit pas de vaccin dans l’immédiat. Au total, 33 patients en rémission après radio(chimio)thérapie ont été suivis. Les résultats révèlent que TG4050 est sûr et induit des réponses immunitaires prolongées. Aucun des patients ayant reçu le vaccin n’a rechuté, tandis que dans le groupe n’ayant pas reçu de vaccin, on observe près de 20 % de rechute qui étaient attendus, avec un gain statistiquement significatif en survie sans récidive. « Ces résultats suggèrent que le vaccin thérapeutique TG4050 pourrait fortement réduire le risque de rechute chez des patients opérés de cancers ORL et des essais plus vastes sont en cours pour confirmer ces résultats », se réjouit le Pr Christophe Le Tourneau. « L’évolution du paysage clinique dans les cancers ORL est très dynamique. La vaccination thérapeutique individualisée est un vrai espoir pour ces patients atteints de ces cancers et nous avons hâte d’aller plus avant dans le développement de ce vaccin personnalisé et extrêmement novateur. »
 

Vaccinothérapie dans le cancer du pancréas métastatique

Avec 16 000 nouveaux cas environ chaque année en France, le cancer du pancréas est le plus souvent diagnostiqué à un stade avancé et sa prise en charge requiert de nouvelles options thérapeutiques efficaces. Parmi les pistes à l’étude à l’Institut Curie figurent les stratégies de modulation de l’immunité par des vaccins, notamment basés sur le dark genome. L’essai clinique de phase 2 randomisée PRODIGE TEDOPaM, promu par le groupe coopérateur académique GERCOR a évalué l’efficacité et la tolérance du vaccin thérapeutique OSE2101 développé par OSE Immunotherapeutics en combinaison avec une chimiothérapie de maintenance chez des patients atteints d’un cancer du pancréas en première ligne métastatique. Il s’agit d’un vaccin ciblant cinq antigènes associés à la tumeur, une immunothérapie « prête à l’emploi » différentiée qui permet l’activation des lymphocytes T spécifiques de la tumeur.

Les résultats de cette étude seront présentés par la Pre Cindy Neuzillet, gastroentérologue, cheffe de service d’oncologie digestive à l’Institut Curie et coordonnatrice de l’étude TEDOPaM. L’essai PRODIGE TEDOPaM a inclus 106 patients et a atteint son objectif principal, montrant des résultats positifs selon les hypothèses statistiques prédéfinies dans le bras expérimental (vaccin plus chimiothérapie de maintenance), et une toxicité minimale. 

Des analyses complémentaires sont toutefois nécessaires pour approfondir la compréhension des effets du traitement, notamment à partir d’échantillons de tissu tumoral, de sang et d’imagerie (programme ancillaire IMMUNOPanc-Sign coordonné par la Pre Neuzillet). De nouvelles données de l’étude à plus long terme permettront également d’obtenir des données de survie plus matures. « Ces résultats sont encourageants dans le cadre d’un essai non comparatif. Cependant, il est essentiel de mieux cerner le rôle du vaccin OSE2101 au sein de cette association thérapeutique pour mieux identifier les patients qui pourraient en bénéficier et développer de nouvelles thérapies efficaces dans le cancer du pancréas »

Maintenance with OSE2101 plus FOLFIRI vs FOLFIRI alone after FOLFIRINOX (FFX) induction in patients (Pts) with advanced pancreatic ductal adenocarcinoma (aPDAC): Primary endpoint results of a randomized TEDOPAM GERCOR D17-01 PRODIGE 63 trial. Clinical Science Symposium, 2 juin 2025 Pre Cindy Neuzillet

Combiner une immunothérapie avec un vaccin thérapeutique contre le papillomavirus

Les cancers liés au papillomavirus humains comptent pour environ 4,5 % des cancers dans le monde, avec des incidences très variables selon les régions du monde. Parmi les papillomavirus humains responsables de cancers, le HPV16 est le plus fréquent et peut être à l’origine de cancers dans de nombreuses localisations. L’équipe du Pr Christophe Le Tourneau à l’Institut Curie a mené un essai randomisé de phase 2 évaluant l’association de TG4001, un vaccin thérapeutique contre le HPV16 développé par Transgene, et d’une immunothérapie (avelumab) chez des patients atteints d’un cancer en récidive du col de l’utérus, anogénital ou d’autres organes génitaux HPV16-positif. 90 patients ont été recrutés dans cette étude qui révèle que le vaccin TG4001 combiné à l’immunothérapie n’a pas amélioré la survie sans progression par rapport à l’immunothérapie seule dans l’ensemble de la cohorte. Cependant, l’analyse des sous-groupes prévue pour le cancer du col de l’utérus a montré un signal d’efficacité positif pour les patients ayant reçu le vaccin. 

Le Pr Le Tourneau et son équipe poursuivent le développement de ces vaccins thérapeutiques anti-HPV mais à des stades plus précoces de la maladie, ce qui semble une stratégie plus prometteuse, comme en attestent les résultats avec le vaccin individualisé TG4050.

Randomized phase II trial evaluating the combination of TG4001, an HPV16 therapeutic vaccine, and avelumab (ave) in patients (pts) with immunotherapy-naïve recurrent and/or metastatic (R/M) HPV16-positive cervical or anogenital cancer. 1Poster session, 2 juin Pr Christophe  Le Tourneau

Cancers pédiatriques

Une nouvelle thérapie ciblée révèle une excellente efficacité dans des cancers pédiatriques très rares

Chez les enfants et les adolescents, certaines tumeurs très rares et souvent de mauvais pronostic, présentent des fusions au niveau du gène ALK. Cette anomalie concerne notamment certains gliomes infantiles de haut grade, certains sarcomes ou des tumeurs myofibroblastiques inflammatoires (qui ne sont pas malignes mais localement envahissantes). Et les équipes de l’Institut Curie sont reconnues au niveau international pour leur expertise et leurs travaux sur le gène ALK.

Les inhibiteurs de ALK ont déjà été utilisés dans certains cas de tumeurs de l’enfant : les lymphomes anaplasiques à grandes cellules (présentant une fusion de ALK) et certains cas de neuroblastomes (en cas de mutation ou amplification de ALK Le Pr François Doz, pédiatre oncologue, directeur adjoint de la recherche clinique, de l’innovation et de l’enseignement du centre SIREDO de l’Institut Curie, présentera en communication orale les résultats très encourageants de l’étude de phase 1/2 iMATRIX menée chez des enfants présentant des tumeurs du système nerveux central ou des tumeurs solides non lymphomateuses avec une fusion du gène ALK. 

Alectinib in children and adolescents with solid or CNS tumors harboring ALK-fusions: A data update from the iMATRIX alectinib phase I/II open-label, multi-center study.Oral abstract session – Pediatric Oncology, 31 mai 2025. Pr François Doz 

Cancers thoraciques

Cancer du poumon : un nouveau traitement améliore la survie des patients

Avec 52 777 nouveaux cas en 2023, le cancer du poumon est le 3e cancer le plus fréquent en France et son incidence progresse fortement chez la femme. De nombreux patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (la forme la plus courante) non métastatique sont guéris par la chirurgie mais 30% à 55 % d’entre eux développent une récidive.
Coordonnée depuis 2017 par des équipes de l’Institut Curie, une vaste étude internationale de phase 3 CheckMate-816 menée chez 358 patients atteints de cancer du poumon non métastatique a révélé les bénéfices cliniques nets de la combinaison d’immunothérapies avec une chimiothérapie avant la chirurgie, avec une réduction de près de 40% du risque de récidive et de décès. Les résultats finaux sur la survie globale de cet essai clinique à 5 ans seront présentés à l’ASCO. 

« Les résultats positifs sur la diminution de 40 % des récidives s’accompagnent d’une réelle augmentation de la survie globale dont les résultats seront présentés lors du congrès, confirmant l’intérêt clinique de cette nouvelle stratégie thérapeutique et un espoir pour de nombreux patients », explique le Pr Nicolas Girard, pneumologue, chef du département d’oncologie médicale à l’Institut Curie et coordinateur de l’étude CheckMate 816.
 

Overall survival with neoadjuvant nivolumab (NIVO) + chemotherapy (chemo) in patients with resectable NSCLC in CheckMate 816. Oral abstract session, 2 juin 2025. Pr Nicolas Girard dernier auteur 
 

Cancer du thymus : une recherche européenne collaborative mobilisée

Les cancers du thymus, organe central du système immunitaire, touchent environ 250 personnes chaque année en France.

Ces tumeurs rares peuvent se révéler particulièrement agressives et entraînent souvent des récidives. Lorsque les thérapies initiales échouent notamment dans les stades avancés ou métastatiques – il n’existe pas de traitement satisfaisant. L’Institut Curie centre de référence national et européen dans ces tumeurs rares dispose d’une expertise unique dans la prise en charge multidisciplinaire des tumeurs du thymus. Promu par l’OERTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer), l’essai NIVOTHYM de phase 2, multicentrique, a évalué la survie sans progression de la combinaison de deux immunothérapies (nivolumab et ipilimumab) chez des patients atteints de cancer du thymus avancé. 

Si l’étude a montré une efficacité limitée du traitement, elle démontre cependant l’intérêt d’explorer l’immunothérapie pour traiter les tumeurs thymiques. « L’étude NIVOTHYM met en lumière toute la force des réseaux à l’échelle nationale et européenne capables de se mobiliser rapidement et efficacement pour faire progresser la recherche clinique dans les cancers rares », déclare le Pr Nicolas Girard, pneumologue, chef du département d’oncologie médicale à l’Institut Curie.

EDe nouveaux marqueurs moléculaires spécifiques des cancers du poumon métastatiques 

Une équipe de l’Institut Curie a mené une analyse génétique approfondie sur 366 échantillons de tumeurs de patients atteints d’un cancer du poumon avancé, inclus dans l’étude clinique multicentrique UNICANCER SAFIR02-Lung visant à évaluer l’efficacité de la génomique à haut débit comme outil de décision thérapeutique. Leur analyse a permis d’identifier des altérations spécifiques aux formes métastatiques, notamment une instabilité chromosomique marquée et des anomalies touchant les gènes KRAS et CDKN2A. De telles découvertes apportent un éclairage nouveau sur les mécanismes de progression tumorale et pourraient ouvrir la voie à des approches thérapeutiques plus ciblées.

26/07/2205 Un drone solaire volant des mois en autonomie complète

La société amricano-espagnole Skydweller Aero vient de présenter un drone de surveillante fonctionnant à l’énergie solaire et capable de tenir l’ait des mois sans interruption.

Ce drone dispose d’une voilure de la même envergure que celle d’un Boein 747 jumbo jet.

Il est conçu pour observer discrètement et jour après jour les activités des canots rapides et des avions de tourisme  permettant aux trafiquants de rencontrer leurs fournisseur et leurs clients.

Restant en liaison radio cryptée avec la police, ils pourront modifier leurs trajectoires pour répondre aux besoins des forces de patrouille maritime.

On peut craindre cependant que s’ils se révoltaient trop géants pour les gangs, ceux-ci finissent par les identifier et les abattre à bords d’avions de plaisance loués à cette occasion.

Quant au rôle civil de tels drones, il n’apparait pas encore, mis il doit y en avoir.

23/07/2025 Du dioxyde de titane détecté dans le lait, malgré l’interdiction du E171

Peut-on parler de scandale du dioxyde de titane si l’un en croit un communiqué de pressréc récent

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

– Des scientifiques d’INRAE, de l’AP-HP, du synchrotron SOLEIL et du CNRS ont détecté des particules de dioxyde de titane dans des laits humains, animaux et infantiles, notamment sous forme de nanoparticules. Le travail de caractérisation sur la forme et la composition des particules pourra servir de base aux futures études de toxicité, notamment sur les effets cocktails.

Publié le 23 juillet 2025

Le dioxyde de titane est un composé classé cancérigène potentiel chez l’être humain par inhalation depuis 20061. Utilisé comme colorant blanc et opacifiant dans l’alimentation (E171) jusqu’à son interdiction par mesure de précaution en France dès 2020* et dans les pays de l’Union européenne en 2022, ce composé nanoparticulaire et microparticulaire reste massivement employé dans une multitude de produits du quotidien (dentifrices, crèmes solaires, médicaments, plastiques, maquillage, papier, peintures, etc.). De précédentes études ont démontré la présence de particules de dioxyde de titane dans les eaux de surface (lacs, rivières, mares, canaux, mers), dont celles utilisées pour produire l’eau potable et alimenter les piscines, dans les nappes phréatiques, dans les sols et dans l’air, où elles rejoignent celles rejettés par l’activité industrielle, par l’érosion des peintures et vernis des bâtiments ou par leur utilisation comme engrais sous forme de nanoparticules

Pour mieux évaluer l’impact de ce relargage massif du dioxyde de titane sur les êtres vivants et mesurer l’exposition réelle des animaux et humains, des scientifiques d’INRAE, de l’AP-HP, du synchrotron SOLEIL et du CNRS ont étudié la présence de dioxyde de titane dans le lait humain et d’animaux et dans le lait infantile, ce lait étant le reflet de l’exposition maternelle et la nourriture essentielle et irremplaçable des nouveau-nés sur laquelle repose leur développement et leur santé.

Des nanoparticules détectées dans la majorité des laits

Les techniques d’analyse en spectrométrie effectuées au synchrotron SOLEIL et à l’hôpital Lariboisière à Paris, non destructives, ont permis de caractériser le dioxyde de titane, de doser le titane total, de détecter les particules individuelles de titane et de déterminer leur taille à l’échelle du nanomètre. La taille est importante car les particules d’une taille inférieure à 100 nm sont classifiées comme nanoparticules et sont massivement manufacturées pour leurs propriétés physico-chimiques différentes des particules plus grandes.


L’analyse des échantillons révèle la présence de nanoparticules de titane dans 100 % des laits animaux (frais ou en poudre, issus de vaches, d’ânesses ou de chèvres, en agriculture biologique ou conventionnelle) et dans 83 % des laits infantiles analysés (issus du commerce, du 1er au 3e âge**, en agriculture biologique ou conventionnelle).
Le dioxyde de titane passe la glande mammaire

Les particules de dioxyde de titane ont été détectées dans les laits maternels des 10 femmes volontaires vivant à Paris ou en proche banlieue, à des taux variables, certaines femmes présentant jusqu’à 15 fois plus de particules que d’autres. Cela constitue une preuve que le dioxyde de titane peut passer la barrière de la glande mammaire.

Grâce à cette technique d’analyse récente, 6 millions à 3,9 milliards de particules de titane ont été détectées par litre de lait infantile, et de 16 à 348 millions de particules de titane par litre dans les laits animaux.

Il existe d’autres sources de titane

Cet état des lieux de la contamination actuelle des laits reflète le niveau d’exposition des nouveaux-nés et des mères, mais également des consommateurs adultes de lait. De précédents travaux pilotés par INRAE avaient mis en évidence que des nanoparticules de dioxyde de titane consommé via les aliments pendant la grossesse étaient retrouvées dans le placenta. Cette nouvelle étude montre que la naissance ne présente pas un arrêt de l’exposition, avec une détection de particules de titane dans le lait malgré l’interdiction du E171 dans l’alimentation, ce qui suppose l’existence d’une contamination par d’autres voies que la voie alimentaire.

La caractérisation des particules dans le lait telle que réalisée dans cette étude (taille, % de moins de 100 nm, type de minerais, forme cristalline) devrait servir de base aux futures études pour évaluer la toxicité des cocktails de particules qui ont été identifiées selon l’espèce et le type de lait.

De prochains travaux auprès de femmes vivant en région parisienne (les zones urbaines étant connues pour avoir des taux d’exposition aux particules de titane plus importantes) permettront d’investiguer les effets des habitudes alimentaires, de l’utilisation de cosmétiques, de médicaments, et d’autres produits contenant du dioxyde de titane sur le niveau d’exposition.

Source

https://www.inrae.fr/actualites/du-dioxyde-titane-detecte-lait-malgre-linterdiction-du-e171


25/07/2025 Cancer. Vers un traitement universel

Le vaccin à ARN messager, similaire à celui du Covid, aura pour but de développer un traitement universel contre la maladie. Il ne traiterait pas un type précis de cancer, mais favoriserait le système immunitaire à combattre tout type de tumeur.

Le vaccin à ARNm, utilisé d’abord contre le Covid-19, pourrait bientôt devenir un allié universel contre le cancer. |

Des scientifiques de l’Université de Floride ont testé un vaccin expérimental sur des souris atteintes de différents types de cancer, comme le mélanome, le cancer des os ou du cerveau. S’ils parviennent à l’adapter à l’homme, ce vaccin pourrait révolutionner la lutte contre la maladie.

Basé sur la technologie ARN messager, le vaccin va envoyer au corps un message afin qu’il produise une protéine spéciale. Le système immunitaire va ensuite identifier cette protéine et apprendre à s’en protéger. Le message finit par disparaître de l’organisme, mais le système immunitaire a retenu la leçon, et sait désormais comment réagir s’il tombe à l’avenir sur la vraie maladie.

À l’inverse des vaccins contre le Covid-19 –et même si les deux se basent sur la même technologie– le but du vaccin contre le cancer n’est pas de produire une protéine en particulier mais plutôt de fortement stimuler le système immunitaire afin de le renforcer, détaille le média IFL Science.

Une révolution à venir?

Les premiers résultats sont concluants: associé à un traitement d’immunothérapie existant, anti-PD1, le vaccin a visiblement boosté la réponse de l’organisme contre la maladie.

L’ajout de ce traitement dans le protocole a entraîné les globules blancs du système immunitaire à combattre une tumeur qui jusque-là résistait au traitement seul. Encore plus impressionnant: dans certains cas, le vaccin ARN seul a suffi à traiter le cancer, parvenant parfois à éliminer complètement la tumeur.

Ce qui surprend le plus les chercheurs, c’est que ce vaccin n’a pas de cible spécifique, et semble effectivement marcher sur tous les types de tumeur. Cette prouesse laisse espérer la possibilité d’un vaccin «universel» contre le cancer qui serait capable d’aider à traiter plusieurs types de tumeurs, mêm

L’équipe de l’Université de Floride reste toutefois prudente quant à ce vaccin qui n’a pas encore été testé sur les humains

Le professeur Stephen Powis, haut responsable du système de santé britannique, a récemment déclaré sur le sujet que le traitement du cancer est «à l’aube d’un âge d’or»

Le vaccin à ARN messager, similaire à celui du Covid, aura pour but de développer un traitement universel contre la maladie. Il ne traiterait pas un type précis de cancer, mais favoriserait le système immunitaire à combattre tout type de tumeur.

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L’ajout de ce traitement dans le protocole a entraîné les globules blancs du système immunitaire à combattre une tumeur qui jusque-là résistait au traitement seul. Encore plus impressionnant: dans certains cas, le vaccin ARN seul a suffi à traiter le cancer, parvenant parfois à éliminer complètement la tumeur.

Ce qui surprend le plus les chercheurs, c’est que ce vaccin n’a pas de cible spécifique, et semble effectivement marcher sur tous les types de tumeur. Cette prouesse laisse espérer la possibilité d’un vaccin «universel» contre le cancer qui serait capable d’aider à traiter plusieurs types de tumeurs, mêm

L’équipe de l’Université de Floride reste toutefois prudente quant à ce vaccin qui n’a pas encore été testé sur les humains

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Comment les vaccins révolutionnaires contre le Covid-19 préparent l’arrivée de vaccins contre le cancer

Cancer: un nouveau traitement révolutionnaire élimine les tumeurs sans passer par la case chirurgie itement

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