09/06/2023 « Cténophore »: le premier animal marin à être sorti des océans pour vivre sur terre

Il n’avait ni patte ni ailes Il ressemblait plutôt à une grosse éponge transparente. C’était le cténophore dit aussi comb Jelly

La question de savoir quelle était la première espèce complexe à abandonner le milieu marin pour vivre durablement sur terre vient de recevoir une réponse de chercheurs de l’université de Californie (États-Unis) et de l’université de Vienne (Autriche). Ils ont publié leur découverte dans la revue Nature, le 17 mai 2023 par un article dont nous republions ci-dessous les références et l’abstract.

Selon eux, cette espèce marine carnivore est apparue sur Terre il y a un demi-milliard d’années et s’y serait développée. Elle est plus souvent connue sous le nom de Comb Jelly

Les cténophores se déplacent à l’aide de leurs cils Ceux-ci sont répartis en rangées et diffractent la lumière qu’ils reçoivent. Selon leur position, ils font apparaître différentes couleurs par iridescence (comme on peut en voir apparaître sur une bulle de savon). Certaines espèces (il en existe 200 au total) émettent directement de la lumière par bioluminescence.

Pour arriver à la conclusion que les cténophores étaient les premiers animaux à avoir vécu sur Terre, les chercheurs ont étudié la structure de leurs chromosomes. Cela les a notamment conduits à comprendre qu’ils étaient apparus avant les éponges, des invertébrés qui jusque-là passaient avant les cténophores dans l’ordre animal.

Selon les scientifiques, la génomique de ces derniers se rapproche davantage de celle des non-animaux. Ils se seraient donc ramifiés avant que les réarrangements ayant mené aux éponges ne se produisent

Référence

Published: 17 May 2023
Ancient gene linkages support ctenophores as sister to other animals

Nature  volume 618, pages 110–117 (2023)

Abstract

A central question in evolutionary biology is whether sponges or ctenophores (comb jellies) are the sister group to all other animals. These alternative phylogenetic hypotheses imply different scenarios for the evolution of complex neural systems and other animal-specific traits1,2,3,4,5,6. Conventional phylogenetic approaches based on morphological characters and increasingly extensive gene sequence collections have not been able to definitively answer this question7,8,9,10,11. Here we develop chromosome-scale gene linkage, also known as synteny, as a phylogenetic character for resolving this question12. We report new chromosome-scale genomes for a ctenophore and two marine sponges, and for three unicellular relatives of animals (a choanoflagellate, a filasterean amoeba and an ichthyosporean) that serve as outgroups for phylogenetic analysis. We find ancient syntenies that are conserved between animals and their close unicellular relatives. Ctenophores and unicellular eukaryotes share ancestral metazoan patterns, whereas sponges, bilaterians, and cnidarians share derived chromosomal rearrangements. Conserved syntenic characters unite sponges with bilaterians, cnidarians, and placozoans in a monophyletic clade to the exclusion of ctenophores, placing ctenophores as the sister group to all other animals. The patterns of synteny shared by sponges, bilaterians, and cnidarians are the result of rare and irreversible chromosome fusion-and-mixing events that provide robust and unambiguous phylogenetic support for the ctenophore-sister hypothesis. These findings provide a new framework for resolving deep, recalcitrant phylogenetic problems and have implications for our understanding of animal evolution

09/06/2023 Une nouvelle Guerre Froide américaine, cette fois-ci avec la Chine, est-elle en préparation ?

Selon le  Wall Street Journal (WSJ), la Chine et Cuba se seraient mis d’accord pour que Pékin installe à la Havane une station d’observation radio et satellitaire, autrement dit d’espionnage, pour un prix de quelques milliards de dollars. Celle-ci mettrait sous surveillance chinoise une grande partie des installations navales militaires américaines sur la côte Est des Etats-Unis.

Cette information a été rapidement démentie par  Cuba mais aussi par les porte-paroles américains de l’US National Security Council John Kirby et  du Pentagone le Air Force Brig. Gen. Patrick Ryder.

Ces dénégations peuvent-elles être prises au sérieux ? Certains pensent qu’aux Etats-Unis les défenseurs d’une ligne dure avec la Chine veulent contrarier tout rapprochement et toute Nouvelle Détente (New Détente) avec un pays en passe de remplacer la Russie dans le rôle enviable d’ennemi stratégique.

Dans la perspective des prochaines élections présidentielles américaines notamment, il est important de donner aux représentants du Parti Démocrate, traditionnellement ouverts à de bonnes relations avec la Chine, tant sur le plan commercial que diplomatique, des raisons pour adopter une ligne plus dure.

Faut-il rappeler que le Complexe militaro industriel américain a bénéficié, sous la forme de contats d’armements avec le Département de la Défense, d’un budget pour l’année fiscale 2020 d’environ 730 milliards de dollars. La perspective d’hostilités avec la Chine sera la bienvenue pour la suite, notamment à Wall-Street.

08/06/2023 Les « canulards » américains

Nous republions ici, avec quelques allégements, un article que vient de faire paraître le  Club Orlov  le 30 mai 2023. Ce texte est repris de De Defensa, que nous remercions

Ce qui a définitivement attiré l’attention de Poutine, c’est la déclaration publiée par la Maison Blanche le 2 septembre 2020, à l’occasion du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont une partie se lit comme suit : « La victoire américaine du 2 septembre 1945 a marqué la fin de la guerre la plus dévastatrice de l’histoire, assurant la paix et la liberté dans le monde entier ». Quoi ? Les Américains ont gagné la Seconde Guerre mondiale ? Qui l’eût cru ?

Dans ce cas, il est assez facile de prouver que les Américains mentent (une fois de plus). La Seconde Guerre mondiale s’est déroulée sur deux grands théâtres de guerre : L’Europe et l’Asie. En Europe, la guerre s’est terminée lorsque l’Armée rouge est entrée dans Berlin et a hissé le drapeau de la victoire sur le Reichstag le 1er mai 1945. En Asie, la guerre a pris fin lorsque l’Armée rouge a chassé l’Armée japonaise du continent et accepté la reddition du général Yamada Otozo le 16 août 1945, un jour après la capitulation de l’empereur Hirohito. L’idée que la participation américaine ou britannique à l’un ou l’autre de ces conflits est fantaisiste.

À l’est, la signature par Hirohito de l’“instrument de la capitulation” le 2 septembre 1945 était du pur théâtre. C’est la guerre éclair soviétique sur le continent, et non les sauts d’île en île américains, les bombardements aériens ou même les deux explosions atomiques, qui ont rendu la capitulation du Japon inévitable.

De même, sur le théâtre européen. Ici, il suffit de regarder quelques dates. Le sort du Troisième Reich a été scellé à Stalingrad le 2 février 1943. Après cela, il ne restait plus à l’Armée rouge qu’à libérer un immense territoire. Ce n’est que 16 mois plus tard, le 6 juin 1944, que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont jugé bon d’entrer dans le conflit en organisant l’invasion de la Normandie. Comme la plupart des troupes allemandes, ainsi que de nombreux autres Européens de l’Ouest qui s’étaient portés volontaires pour combattre pour Hitler, étaient bloqués sur le front de l’Est, la prise de contrôle par les Américains et les Britanniques de tout ce qui se trouvait à l’ouest de Berlin n’était qu’une partie de plaisir. Néanmoins, ils ont pris soin de bombarder un certain nombre de villes médiévales allemandes. Le jour du débarquement en Normandie , l’ensemble de l’URSS était déjà libéré et la libération de Varsovie était en cours.

Il existe toutes sortes de mensonges, du ridicule (“Je ne savais pas qu’il y avait un devoir à faire, alors je ne l’ai pas fait, puis je l’ai perdu, puis mon chien l’a mangé”) au sublime (“Tu es la plus belle femme que j’aie jamais vue”). Mais certains mensonges sont existentiellement importants, au point qu’aucun autre dialogue, poli ou autre, n’est possible, et “les Américains ont gagné la Seconde Guerre mondiale”, si vous êtes russe, est un mensonge de ce type.

Si vous pensez que quelque chose qui s’est passé il y a trois quarts de siècle ne peut pas être aussi important, vous vous trompez : pour les Russes, c’est très important. Vous voudrez peut-être penser qu’il s’agit d’un point sur lequel on peut négocier, dans le but de modérer quelque peu cette déclaration, en disant “eh bien, peut-être que les Soviétiques ont eu quelque chose à voir avec NOTRE victoire…” Mais vous vous trompez : une fois que ce mensonge a été proféré, il ne reste plus qu’à modérer celui qui l’a proféré pour faire disparaître ce mensonge.

Vous voudrez peut-être découvrir la vérité par vous-même, afin de vous faire une idée précise de ce qui s’est réellement passé. Hélas, la grande majorité de ce que vous pouvez lire en anglais sur la Seconde Guerre mondiale est, une fois de plus, truffée de mensonges. Si votre pays, depuis sa création, s’est nourri d’un régime de mensonges, tenter de découvrir la vérité devient une sorte d’entreprise insensée. Il ne reste plus qu’à tirer les conséquences de ce grand mensonge existentiel.

Et les conséquences sont assurées d’être terribles. Les Russes se sont réveillés et ont pris conscience de la situation, et tout un pan de la propagande américaine richement financée s’est envolé en fumée. Tous ces mensonges américains, bien plus nombreux que ceux que j’ai énumérés ici, ont été exposés, discutés et moqués.

•  Ils se sont soudain souvenus que les Américains font des soldats pitoyables et qu’ils ont perdu consécutivement les guerres de Corée, du Viêt Nam, d’Irak (au profit de l’Iran) et qu’ils sont actuellement occupés à perdre leur guerre par procuration dans l’ex-Ukraine.

•  Ils ont réalisé que l’armée américaine (et toute l’OTAN avec elle) est un gâchis désespéré, pathétique et hors de prix, toujours capable de causer une destruction gratuite et dangereuse grâce à tous ses jouets atomiques qui font “Boum” mais sont totalement incapable de gagner la paix.

•  Ils ont observé avec grand intérêt la criminalité et la corruption accablantes de la classe dirigeante américaine (et européenne par la même occasion) qui remontent à la surface ces derniers temps et ont pris note du fait que rien n’est fait pour y remédier : les Clinton, les Biden et toute une bande de fédéraux véreux ne sont toujours pas en prison !

•  Ils se sont souvenus que ce sont les Russes qui sont les meilleurs soldats du monde, suivis par les Ukrainiens (puisqu’ils sont également russes, mais ils ont commis la grave erreur de se retourner contre la Russie et la plupart de leurs meilleurs soldats sont aujourd’hui morts). Si vous avez des doutes à ce sujet, jetez un coup d’œil sur une carte. Elle montre l’étendue de l’habitat naturel des Russes. Seuls les Russes, dont la population est inférieure à celle du Bangladesh, sont capables de défendre une zone aussi vaste.

• Grâce à des documents accessibles au public, ils ont appris ce que les Américains voulaient faire d’eux : ils voulaient diviser la Russie en petits morceaux faciles à digérer. Inutile de dire que l’idée ne leur plaisait guère. Mais cela leur a donné une idée qui leur a plu : et si les États-Unis étaient divisés en États et en comtés ? Bien sûr, ce n’est pas eux qui s’en chargeraient, car ils sont occupés à autre chose. Mais que se passerait-il si les Américains s’en chargeaient eux-mêmes ?

• Et puis ils ont remarqué, à leur grande surprise, que les Américains semblent se diriger tout seuls dans cette direction générale, sans l’aide de personne : ils se ruinent eux-mêmes en rendant leur dollar toxique et en s’imposant des sanctions économiques ridicules, ils attisent la rancœur et la désunion sur des questions stupides telles que le “genre” et ils perdent des amis et de l’influence à gauche et à droite à cause de leur arrogance, de leur ignorance et de leur tromperie. Ils offrent même à leurs ennemis des moments propices à l’apprentissage, comme l’organisation d’une réunion du G7 à Hiroshima, tel un criminel revenant sur les lieux de son crime, tout en refusant de s’excuser pour l’atrocité tout à fait inutile qu’ils ont commise dans cette ville.

Et puis les Russes ont compris ce qu’ils devaient faire pour atteindre le but qu’ils s’étaient fixé : ils devaient attendre.

Le 30 mai 2023,  Club Orlov – tr

07/06/2023 Recycler les couches et culottes de protection dans la construction

Le ciment et le béton se fabriquent à très haute température. Ainsi le clinker qui est un constituant du ciment, résulte de la cuisson d’un mélange composé d’environ 80 % de calcaire (CaCO3 qui apporte l’oxyde de calcium, CaO) et de 20 % d’aluminosilicates (essentiellement des argiles : phyllosilicates) qui apportent les oxydes de silicium (SiO2), d’aluminium (Al2O3) et de fer (FeO et Fe2O3). La « farine » ou le « cru » est formé du mélange de poudre de calcaire et d’argile. La cuisson, ou clinkérisation, se fait à une température d’environ 1 450 °C, ce qui explique la forte consommation énergétique de ce processus. La clinkérisation explique en partie la contribution importante des cimenteries aux émissions de gaz à effet de serre.

Il était inévitable qu’à une époque où s’impose la réduction de la production des gaz à effet de serre, différents scénarios soient étudiés pour remplacer une partie du ciment et du béton utilisées dans la construction par des produits moins agressifs.

En Indonésie, des scientifiques associés à des professionnels de la construction viennent de proposer une solution surprenante : utiliser comme matériau de construction des couches culottes en papier et en matière plastique qui après usage sont actuellement systématiquement jetées dans des décharges ou au mieux brûlées.

Convenablement désinfectées et recyclées, 1,73 m3 de ces couches et culottes de protection pourraient dans un premier temps servir de briques pour la construction de logements dits populaires d’une surface au sol de 36 m2. Le prix de revient en serait très inférieur à celui du ciment et du béton, l’empreinte écologique bien moindre.

Référence

Application of non-degradable waste as building material for low-cost housing

Scientific Reports 
volume13, Article number: 6390 (2023

Abstract

Building material is one of the essential aspects in accommodating the supply and demand of low-cost housing in Indonesia. Recently, several researchers have devoted much time and effort to developing waste recycling for building materials since it is more ecologically benign, particularly for non-degradable waste. This article focuses on recycling disposable diaper waste as composite material for a structural and architectural component of the building based on Indonesian building standards. In addition to offering a broad perspective on the implementation of experimental findings, the design scenario comprised the construction of low-cost housing with a floorplan area of 36 m2. The experimental results indicate that disposable diapers waste to use as composite materials of the building has a maximum capacity of 10% for structural components and 40% for nonstructural and architectural components. The prototype housing also reveals that 1.73 m3 of disposable diaper waste can be decreased and utilised for a housing area of 36 m2.

06/06/2023 Le Lunar Gateway

Aller sur Mars à partir de la Lune. Le Lunar Gateway

La NASA a enfin dévoilé quelques un de ses axes de travail en vue de la future conquête de Mars d’ici quelques décennies.

Il s’agit de son programme de colonisation interplanétaire, baptisée Moon to Mars Objectives. Celui-ci a récemment été présenté au public sous la forme d’un document à vocation collaborative intitulé NASA is finally showing us how two astronauts will live on Mars …but only for 30 days et présenté par Interesting Engeneering

https://interestingengineering.com/science/nasa-two-astronauts-mars

Le document contient une liste de 50 objectifs préliminaires qui concernent tous le développement d’un infrastructure lunaire sur la Lune, mais aussi sur Mars. Ils sont répartis en quatre catégories qui abordent toutes un aspect différent de la colonisation interplanétaire. La première parle de transport et d’habitation tandis que la seconde discute d’infrastructure. Les deux dernières présentent les objectifs de la NASA en termes scientifiques et opérationnels.

Avec cette approche, nous trouverons des failles potentielles de notre architecture ainsi que des zones où nos objectifs s’alignent avec ceux de l’industrie, ce qui pourra donner lieu à de nouvelles collaborations avec des partenaires industriels et internationaux”, précise-t-elle.

Parmi tous les points abordés, il y en a un en particulier qui surprendra. Deux astronautes pourraient parfaitement vivre dans un grand rover pressurisé qui serait acheminé sur Mars depuis la Terre. Il servirait alors de véhicule d’exploration, mais aussi d’habitat. L’objectif n’est pas forcément d’en faire une base sur le long terme; la NASA cherche plutôt à donner un peu de temps aux astronautes pour s’acclimater à leur nouvel environnement. Et au lieu de sacrifier du temps précieux à s’habituer de façon passive, autant le faire dans un véhicule spécialement équipé.

À terme, les futures missions martiennes pourront compter sur le Lunar Gateway. Il s’agit d’un immense projet d’infrastructure en orbite de la Lune qui servira de relais pour les missions interplanétaires. Mais celui-ci est encore très loin de se concrétiser. Si loin, en fait, que les premières missions martiennes pourraient bien arriver avant lui.

Sans ce support logistique, il sera très compliqué d’envoyer des humains sur Mars pendant une durée prolongée. Pour une mission précoce de ce type, la Nasa propose donc un séjour de 30 jours. Une fois que le Gateway sera en place, la NASA pourra alors attaquer le développement d’une infrastructure martienne telle que décrite dans le document.

Il suffit de lire celui ci pour se rendre compte du chemin qui reste à parcourir. La technologie avance, mais nous sommes encore incontestablement à plusieurs décennies de la véritable colonie martienne grande échelle. À l’heure actuelle, tous ces plans relèvent encore davantage de l’expérience de pensée que de la véritable planification. Quoi qu’il en soit, il sera intéressant d’entendre ce que les partenaires de la NASA penseront de ce projet de mission, mais aussi du reste de cette longue feuille de route.

La feuille de route est disponible ici.

05/06/2023 Sabotage présumé de la frégate Amiral Ronarc’h en construction à Lorient. Une nouvelle menace pour l’industrie de défense française ?

NB Cet article est repris de Air et Cosmos avec quelques modifications mineures

https://air-cosmos.com/article/sabotage-presume-de-la-fregate-amiral-ronarc-h-en-construction-une-nouvelle-menace-pour-l-industrie-de-defense-francaise-65092

En septembre 2022, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait mis en garde contre un « risque de sabotage contre les chaînes de production des industriels français de l’armement ».

Le 25 mai 2023 la frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h, qui est en cours de construction à Lorient, a été la cible d’un acte de malveillance proche d’un sabotage déterminé. Selon « Le Télégramme », de nombreux câbles auraient été intentionnellement sectionnés sur le navire, évoquant un scénario de sabotage similaire à celui survenu plus tôt ce même mois sur la frégate de type 26 HMS Glasgow de BAE Systems, actuellement en construction au chantier naval de Scotstoun, en Écosse. Ces incidents ont provoqué l’ouverture d’enquêtes internes de la part de Naval Group et BAE Systems, qui ont suspendu temporairement les travaux pour assurer le respect des normes de qualité.

Par ailleurs en suite à la découverte de ces actes, Naval Group a rapidement déposé une plainte, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête par le parquet de Rennes pour « destruction de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». L’affaire a été confiée à la Gendarmerie maritime. L’entreprise a également renforcé la surveillance de son site de Lorient. Malgré la gravité de l’incident, elle reste discrète sur les détails de ces actes de malveillance, tout comme le procureur de Rennes, qui a préféré ne pas donner plus de précisions en raison de la sensibilité du contexte.

La frégate Amiral Ronarc’h représente une avancée majeure pour la Marine nationale, avec son architecture numérique innovante permettant de s’adapter continuellement aux évolutions technologiques et opérationnelles. Elle est équipée d’un sonar de coque, d’un radar Sea Fire 500 à quatre antennes planes fixes entièrement numérique et d’un mât unique rassemblant l’intégralité des capteurs aériens.

De plus, elle sera dotée de deux lanceurs de 8 missiles Aster 30, d’une tourelle de 76 mm, de canons de 20 mm télé-opérés, de torpilles MU-90 et de missiles anti-surface Exocet.

Avec un déplacement de 4500 tonnes et une longueur de 122 mètres, elle promet d’être un élément puissant de la flotte française. La Marine nationale devrait recevoir trois unités de ce type à l’horizon 2030, les deux dernières devant être livrées avant 2035

On rappelle que la construction de la première des trois FDI commandées à la France par la Grèce a commencé en octobre 2022 à Lorient.

Ces incidents soulèvent des questions inquiétantes sur la sécurité de la défense française et la nécessité de mesures de protection renforcées pour garantir la sûreté des opérations de construction et de livraison. L’impact de ce sabotage présumé sur le calendrier de construction et de livraison de ces navires reste à déterminer.

05/06/2O23/ Geoffrey Hinton dénonce les dangers de l’IA. De qui se moque-t-il ?

Après avoir consacré sa vie professionnelle à contribuer à mettre au point des agents et langages d’Intelligence artificielle toujours plus performants, Geoffrey Hinton prend sa retraite. Dans un entretien référencé ci-dessous que vient de publier le New York Times, il exprime ses regrets et ses craintes pour l’avenir.

Cet universitaire avait rejoint Google après l’acquisition par ce dernier d’une entreprise, créée par lui et deux de ses étudiants, OpenAI . Hinton avait mis au point un réseau neuronal qui, après avoir analysé des milliers de photos, apprenait à identifier des objets courants tels que des chiens, des chats et des fleurs. C’est ce travail qui avait conduit à la création de ChatGPT et de Google Bard.

En le lisant, on ne peut que s’interroger sur le sérieux de cette mise en garde

Selon l’interview du NYT, Hinton était satisfait de la gestion de la technologie par Google jusqu’à ce que Microsoft lance son propre langage intelligent, dit Bing, dérivé d’OpenAI, remettant en cause le cœur de métier de Google et déclenchant une « alerte rouge » au sein de ce dernier. Hinton pensait qu’il pourrait être impossible d’arrêter une concurrence aussi féroce, qui aboutirait à un monde contenant tellement d’images et de textes truqués que plus personne ne serait en mesure de dire « ce qui est vrai. »

Le directeur scientifique de Google, Jeff Dean, s’est efforcé d’atténuer le choc avec la déclaration suivante : « Nous restons attachés à une approche responsable de l’IA. Nous apprenons continuellement à comprendre les risques émergents tout en innovant avec audace. »

En fait, Geoffrey Hinton vieillissant craint de ne plus pouvoir garder son rôle de référence dans le domaine de l’IA. Plutôt que reconnaître qu’il est temps pour lui de prendre du recul.

04/06/2023 Nous recevons le courrier ci-dessous. Bonne idée à suivre

What is solutions journalism?

We define solutions journalism as a practice that investigates and explains, in a critical and clear-eyed way, how people try to solve widely shared problems. While journalists usually define news as whats gone wrong, solutions journalism tries to expand this notion by emphasising that what works is also newsworthy. By adding rigorous, evidence-based coverage of solutions, journalists can tell the whole story.

The 9 selected projects are:

Sja 2ndgroup Awarded MediaAwarded media

Solutions Journalism Accelerator 2023Funding

Stern and Zeitenspiegel

A Law to improve Life and the Environment in the Global South

In January, the German Supply Chain Act came into force to better protect human rights and the environment in the global economy. For the first time, companies must prove that they are making efforts to protect local people and nature, who often work under undignified conditions. Stern, together with Zeitenspiegel will research four supply chains, at the end of which are products that all consumers in Germany know: in Brazil, Congo, Bangladesh and Côte dIvoire.

Due diligence is one of the most important and, journalistically speaking, interesting subjects these days, both in the countries of the Global south as well as in Germany. We are looking forward to highlight the consequences of a new German law concerning due diligence in a series of articles for digital and the print magazine to raise awareness.-Marc Goergen, Coordinator Foreign Desk

Slate.FR

Le chemin des écolières -Solutions to reduce the educational gap in the Global South

Slate.fr will produce a series of twelve articles and podcasts that aim to provide an unprecedented overview of the solutions that exist to reduce the educational gap between girls and boys in the South. Poverty, gender violence, early marriages, menstruation, early pregnancies,…
Slate.fr will focus on individual issues which are representative of the systemic obstacles to girls’ education in the Southern countries.

Since the decrease in gender inequality depends first and foremost on quality education for girls, we believe it is essential to highlight the efforts that are being made in this area. We are very pleased with the support of the European Journalism Centre which allows us to realise this ambitious project-Alexandre Bert, Chief of Staff

Der Freitag

Blue New Deal – Saving humanity by saving the ocean

Der Freitag will produce a series about the role of the ocean. It will highlight that the ocean is one of the driving forces in the planet’s climate system but at the same time a blind spot in the public debate on climate issues. We have better maps of the surface of Mars and the moon than of the bottom of the ocean. Even at climate conferences, ocean-based solutions for emissions reductions, clean energy or renaturation play a minor role in relation to their vast potential impact. This series aims to change that.

The ocean is all around us, yet it is left out of the planetary consciousness of humanity. We are grateful to get given the opportunity to give the sea the attention it deserves. We will show solutions from all over the world, that both preserve the ocean and use its potential to stop global warming.-Svenja Beller, co-editor

Context News

The Future of Crops

Contexts series will take a look, crop by crop, at innovations that could help protect farmers, nations food security and the global supply of some of the worlds most important crops, including rice, maize, wheat, bananas and mangoes. Through written and video explainers, Context News will review whats working, whats not, and the solutions that could lead to a more secure future for crops in the face of growing pressures including climate change, conflicts, pests and diseases, weakening supply chains, a struggling humanitarian aid system, and excessive commodity speculation.

We’re thrilled to receive this grant from the EJC which will enable our global climate correspondents to report from countries across Africa, Asia, Latin America and the Middle East on solutions for boosting food security in a more uncertain era and achieving zero hunger, such as better food processing and storage, the increasingly stretched international food aid system, and the role of high-tech and renewable energy in shoring up food supplies.-Natasha Parker, Director, Thomson Reuters Foundation

Positive News

Developing mental wealth

Positive News will uncover community-led projects that are creating cost-effective ways to improve peoples well-being in developing countries, where government support for mental health is minimal. The year-long series will look at the varied and unique ways that communities are providing mental health services and responding to the systemic problems that threaten their well-being; from conflict to gender equality and climate change.

Mental health problems are the single largest cause of disability worldwide and research has identified close links between mental health and almost every key issue across international development – yet it remains one of the most neglected challenges. We’re grateful and excited to have the opportunity to apply our experience in solutions journalism to this topic in depth, in order to reveal socially valuable insights into how mental health provision is evolving in the developing world.-Sean Wood, CEO, Positive News

brand eins

Future lab India

Business magazine brand eins will publish a long read series focusing on India, with a rapidly growing middle class and an energy demand that is expected to double in the next 15 years. The Future Lab India project will report on the challenges and solutions of the nations recent epochal transformation, and why they are critical to people not only in India, but around the globe. The series aims to show how Indias society and economy are already working to solve many of the burning issues of our time, such as climate change adaptation, urbanization, water conservation, and sustainable food supply.

We look forward to taking an in-depth look at India and its transformation through this collaboration. By working closely with our experienced reporters and their network of respected Indian colleagues, we will be able to explore this country of superlatives in a way that foreign reporting rarely can. The profound changes the country is undergoing are leaving clear traces – we want to follow these traces, get to know people and initiatives with possible solutions, and understand how this also affects us. A solutions-oriented approach to reporting has been one of our indisputable core values since the inception of our magazine, and we are pleased to be able to give this attitude further reach with this cooperation.-Gabriele Fischer, Founder and Editor-in-Chief

SciDev.net

African Changemakers

SciDev.Nets project will explore how talented Africans are producing solutions to the problems faced by their communities, taking change into their own hands. African Changemakers  a year-long series of podcast episodes in both English and French – will tell the unreported stories of individuals who have been inspired to transform their communities by tackling societal challenges such as gender inequality, poor health, or under-nourishment in innovative ways.    

SciDev.Net’s goal is to improve people’s lives by raising public awareness about the value of research, and by creating linkages between researchers and policymakers. We are therefore excited to have this opportunity to sensitize and inspire new European audiences about the potential of innovative Africans to identify their own solutions to societal problems. In addition to this, we are hoping to contribute to a shift in public attitudes to development, and to encourage development policymakers to support the work of grassroots African innovators when designing interventions.-Ben Deighton, Managing Editor

Agence France-Presse & The Conversation France

Anthropocene: Voices of the Global South 

We have entered a new geological period, The Anthropocene, or era of humans. This new era is defined by the overwhelming impact of our species on the planet and underscores the urgent need to transition to an equitably sustainable future. But visions of what an inclusive and good Anthropocene might look like have been dominated by societies more responsible for climate change and environmental degradation. Voices from the Global South are under-represented. This series composed of 20 AFP podcasts and 10 texts written by academics published by The Conversation will provide a space for those voices to be amplified.

Together with The Conversation we will look at solutions offered by the South to foster an ecological transition as well as solutions offered by the North and their impacts for the developing world. We are delighted to have the opportunity to work on this in-depth series and help change the perspective by focusing on responses to the crisis and by giving voice to under-represented actors in the current debate-Juliette Hollier-Larousse, deputy news director, video and audio & Michaëla Cancela-Kieffer, editor of audio

Working with AFP, The Conversation is excited to bring academics from the Global South and offer them a platform for their voices to be heard on the instrumental subject of a sustainable future. This will be an opportunity to evaluate how the Global South and the Global North cooperate on different initiatives for the ecological transition and to measure their impact.-Fabrice Rousselot, Editor & Jennifer Gallé, Environment and Energy editor, The Conversation France

BBC Future Planet

Climate Guardians

BBC Future Planet will produce Climate Guardians, a year-long project delving into climate solutions pioneered by women and indigenous communities in the Global South. Climate Guardians will use an intersectional reporting lens to investigate the ways effective climate solutions can address linked problems of gender inequality, food insecurity, health and poverty. These stories will be told by reporters and video journalists based in up to 12 countries in the Global South, bringing compelling local stories to Future Planet’s global audience.

Climate Guardians will be an excellent opportunity to hear underreported stories from communities on the frontlines of climate change. I’m particularly looking forward to hearing from women and indigenous leaders throughout the series, working with local reporters who have a deep knowledge of the communities, challenges and solutions in question.-Martha Henriques, editor of BBC Future Planet

The first ten grantees of the Solutions Journalism Accelerator programmeJul 13 2022


Interested in finding out what the grantees of the first selection are writing about? Read more about it here.

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03/06/2023 Des puces robotiques pouvant être avalées

La commande des robots médicaux doit être le moins souvent que possible laissée à la bonne volonté des patients eux-mêmes. Ceux-ci sont souvent incapables de le faire, pour de nombreuses raisons. Même lorsqu’ils désirent et peuvent s’en charger, les causes d’erreurs sont nombreuses.

Aussi, depuis quelques temps, les expériences se multiplient pour assurer cette commande indépendamment du patient. A cette fin, des composants (puces) assurant les commandes nécessaires de l’intérieur du corps du patient sur le mode hydraulique ont été réalisées. On les nommes microfluidic computers .

Mais jusqu’à présent elles étaient faites de matière non digestible, comme le silicone, et tendaient à être rejetées.

L’article décrit une méthode pour mettre en place une porte logique NON constituée d’éthylcellulose, matière bien acceptée utilisée pour réaliser les enveloppes de comprimés pharmaceutiques avalables. A partir de cela des fonctions plus complexes pourront être commandées.

Référence

Design and manufacture of edible microfluidic logic gates
https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/2304/2304.02371.pdf

Zhang, B. Kwak, and D. Floreano, “Design and manufacture of edible microfluidic logic gates,” in 2023 IEEE/RAS International Conference on Soft Robotics (RoboSoft), 2023.

Abstract

Edible robotics is an emerging research field with potential use in environmental, food, and medical scenarios. In this context, the design of edible control circuits could increase the behavioral complexity of edible robots and reduce their dependence on inedible components. Here we describe a method to design and manufacture edible control circuits based on microfluidic logic gates. We focus on the choice of materials and fabrication procedure to produce edible logic gates based on recently available soft microfluidic logic. We validate the proposed design with the production of a functional NOT gate and suggest further research avenues for scaling up the method to more complex circuits.

02/06/2023 L’enfer des prisons

Le jeudi 1er juin 2023 à 22h10 RMC a publié sous le titre L’enfer des prisons le premier d’une série de films documentaires consacrés aux établissements pénitentiaires américains
https://programmetv.ouest-france.fr/documentaire/societe/l-enfer-des-prisons-m96226480/s01-gangs-en-prison-c128356661/

Le film portait sur la prison d’Etat de Pelican Bay, en Californie. Celle-ci fait partie des établissements pénitentiaires de très haute sécurité. Depuis près de vingt ans, les membres des gangs les plus violents y sont enfermés. Mais progressivement, la forteresse s’est transformée en une sorte de quartier général du crime. En effet, bien qu’incarcérés, la plupart des détenus continuent à veiller sur leurs trafics depuis leurs cellules, et les gangs rivaux s’y affrontent quotidiennement.

Parmi eux se trouvent des chefs de gangs tels que la Nustra Familia, la mafia mexicaine du Nord, elle du Sud, la Fraternité aryenne, les Black Guerillas ou encore les Nazi Low Riders. Bien évidemment les détenus les plus faibles sont les victimes des plus violents. Constamment passés à tabac  souvent blessés plus ou moins gravement par des armes improvisées, ils servent d’esclave aux caids.

Sur les mafias mexicaines, voir https://alma-de-chiapas.com/gangs-et-cartels-du-mexique/

Un récent rapport de l’organisation bénévole américaine Prison Policy Initiative https://www.prisonpolicy.org/ pose les questions suivantes :

https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2023.html/

 » Est-il vrai que la majorité des incarcérés américains soient légalement innocents ? Ces incarcérations massives sont-elles le résultat de la lutte contre les stupéfiants ou de la volonté de profit des propriétaires privés d’établissements pénitentiaires ? La pandémie de Covid 19 a-t-elle changé le regard sur ceux qui ne respectent pas la loi ? Il est plus difficile de répondre à ces questions que l’on croit. Les différents services publics et agences gouvernementales en charge de la politique pénale rassemmblent beaucoup de données sur ces questions, mais peu d’entre elles répondent aux interrogations du public.

De plus, ce qui complique les choses, est que les Etats-Unis ne disposent pas d’un système pénal unique. Il existe des milliers de systèmes relevant de la fédération, des états, des collectivités locales et des institutions tribales. Ils détiennent plus de deux millions de personnes dans 1.566 prisons d’états, 98 prisons fédérales, 3.116 prisons locales, 1.233 établissements pour mineurs, 181 lieux pour le contrôle de l’immigration, et 80 prisons indiennes- sans mentionner les prisons militaires et les hôpitaux psychiatriques.

Ce rapport vise à proposer des éléments de réforme. »