16/06/2023 Faut-il négliger la menace de guerre nucléaire que vient de formuler un conseiller de Vladimir Poutine ?

Un texte russe, présenté avec toute la solennité nécessaire pour lui donner sa signification, envisage l’emploi du nucléaire par la Russie.  On y verra notamment un avertissement solennel aux élites occidentales. L’article est écrit d’ailleurs sur un ton pessimiste qui indique bien le peu d’espoir qu’il soit entendu. 

De plus l’hypothèse est présentée non pas comme conditionnelle, mais comme une fatalité nécessaire et inévitable, autrement dit comment, avec un peu de nucléaire, d’éviter la guerre totale

On pouvait lire le 26/10/2022 dans la Rossiyskaya Gazeta un article  du professeur Sergei Karaganov, président honoraire du Conseil russe de la politique étrangère et de défense et superviseur académique à l’École d’économie internationale et d’affaires étrangères de l’École supérieure d’économie (HSE) de Moscou. Sergei Karaganov est un ancien conseiller présidentiel de Boris Eltsine et de Vladimir Poutine. Il dirige le Conseil sur la Politique Étrangère et de Défense, un think tank moscovite réputé. 

Cet article a suscité un grand débat parmi les experts russes en matière d’armes nucléaires, leur rôle et les conditions de leur utilisation. Certaines personnalités ont réagi avec consternation, tandis que d’autres se sont montrées moins critiques, voire enthousiastes

On trouvera ci-dessous l’original de l’article en russe, suivi de sa traduction anglaise en .pdf

https://rg.ru/2022/10/26/osypavshijsia-mir-uroki-na-budushchee.html
traduction
https://karaganov.ru/content/images/uploaded/93cbe52061d860665ef70cd5dffdae22.pdf

Merci à De Defensa

15/06/2023 Qu’est-ce que la  » théorie presque quantique « ou « almost quantum theory » ? 

Nous lisons dans le Newscientist du 4 mars 2023, p.39, que cette nouvelle hypothèse sera prochainement mise à l’épreuve des tests. Si elle les passe avec succès, il s’agira de la révolution scientifique du 23e siècle.

Curieusement il est difficile à ce jour d’en obtenir une description précise. Nous en trouvons une présentation sommaire dans un courrier des lecteurs , en réponse à la question What is « almost quantum theory »? Why is it regarded as much stranger than regular quantum theory?

https://www.quora.com/What-is-almost-quantum-theory-Why-is-it-regarded-as-much-stranger-than-regular-quantum-theory

Nous traduisons ci-dessous, en résumant certains passages

————————————————————

On ne peut plus parler aujourd’hui de dualité onde-particule. L’onde et la particule sont deux façons naïves d’interpréter les champs quantiques. Il y a un champ pour chaque type de particule ; photon, électron, etc.. Ces champs sont partout. Pour extraire une particule d’un champ, il faut fournir de l’énergie à celui-ci. Il atteint ainsi un plus haut état d’énergie. Ces états sont ce que l’on interprète comme des particules.

Les points du champ où l’on fournit de l’énergie sont ce que l’on appelle des particules. Comme l’énergie se propage le long du champ, il semble que la particule se déplace Certains champs demandent plus d’énergie que d’autres pour créer des particules. La quantité d’énergie nécessaire est proportionnelle à la masse de la particule. Le boson de Higgs est plus massif que l’électron. C’est pourquoi il a été si difficile de le faire apparaître. Il a fallu pour cela construire une très grande machine, le Large Hadron Collider

En physique, on parle régulièrement de champs : champ magnétique, champ électrique, champ gravitationnel… Plus généralement, on peut même être emmené à parler des « champs quantique », qui sont utilisés en physique quantique pour décrire le monde.

Ceci dit il pourrait être utile d’expliquer ce qu’est un champ, en physique ou en math, et comment ils sont utilisés en sciences pour expliquer des phénomènes divers.

Modèle corpusculaire en physique classique

Dans la physique classique, ou Newtonienne, on parle de particules. Les protons, les électrons, ce sont des particules. On peut les voir comme des petites billes de matière élémentaire qui composent tous les matériaux que l’on voit.

Ce modèle fonctionne bien pour beaucoup de choses, mais n’explique pas tout non plus. Il n’explique pas, par exemple, comment les particules peuvent interférer entre elles.

On sait depuis environ un siècle que les particules ont toutes également une composante ondulatoire. On sait faire diffracter des électrons, des neutrons…

On dit que ces éléments ont une dualité onde-particule, bien que ce ne soit pas un concept pratique pour travailler : si on considère que c’est une particule, une partie de la théorie ne marchera pas. Et inversement, si l’on a besoin de considérer la particule comme une onde, seules certaines équations pourront être appliquées.

Ceci n’est pas acceptable en physique : une équation devrait pouvoir s’appliquer n’importe quand, n’importe où.

La physique quantique a donc introduit la notion de paquet d’ondes : des sortes de particules-ondes qui regrouperaient les deux composantes de la matière sous un même modèle mathématique. Ces paquets d’ondes agissent sur des champs quantiques.

Notion des champs quantiques

En plus du problème de la réalité physique des particules élémentaires, il faut étudier la façon dont ces dernières interagissent.

Par exemple, deux particules massiques interagissent par une force attractive — la force gravitationnelle — parce qu’on a considéré qu’il y avait un champ gravitationnel partout et qui véhicule l’information de la masse, et provoque le déplacement des deux particules l’une vers l’autre, ce que nous appelons « force d’attraction gravitationnelle ».

Dans ce cadre, le champ gravitationnel est un champ. Mais qu’est un champ ?

Notion de champ en math

Prenez un repère à deux ou trois dimensions, peu importe. Visualisez un point dans ce repère, n’importe lequel. Associez à ce point une valeur, n’importe laquelle.
Faites la même chose pour un autre point, puis un autre. En fait, à chaque point dans ce repère, associez une valeur. Quand vous avez fait ça, vous avez un champ.

Un champ représente un repère sur lequel on a associée une valeur à chaque point.

Par exemple : prenez la pièce où vous vous situez, puis mettez l’origine (0 ; 0 ; 0) dans un des coins. Maintenant, chaque endroit de la pièce possède des coordonnées. Enfin, à chaque endroit de la pièce, associez-y la température en ce point. On obtient alors une cartographie de la température dans votre pièce : mathématiquement, cette cartographie constitue un champ : le champ de température.

On peut associer plusieurs valeurs à un même point. Dans notre exemple, en plus de la température, on peut associer la pression atmosphérique, l’hygrométrie, la pureté de l’air, le taux de CO2, etc.
On a alors un repère avec une multitude de champs.

On peut aussi avoir un champ de vecteur, permettant donc d’associer un vecteur à tout point de l’espace. Par exemple, si l’on associe à chaque point de l’espace la vitesse du vent en ce point, on obtient un champ de vecteur.

Ces différents champs peuvent être liés : ainsi, le vecteur vitesse, ou encore l’hygrométrie en un point va dépendre de la pression et de la température de l’air des points alentours.

Ce travail est ce qui est fait en météorologie : à l’aide des relevés physiques (température, pression, hygrométrie) on peut déterminer s’il va y avoir du vent, dans quel sens, ou encore prédire l’évolution de l’hygrométrie, de la pluie, bref, prévoir le temps qu’il fera dans les heures ou jours qui viennent.

La météo réelle en un lieu peut être décomposée en plusieurs paramètres modélisés par des champs : vent, température, pression, hygrométrie…

On peut aussi associer des tenseurs à chaque point (un objet plus général que les scalaires et les vecteurs).

Un champ est donc quelque chose comme une carte de valeurs (scalaires, vecteurs, tenseurs…) dans un repère. Chaque point du repère possède donc une valeur donnée. En mesurant différents champs pour différentes grandeurs, on peut modéliser des phénomènes plus complexes.

Usage des champs en physique

Prenez le champ de température dans une pièce : vous savez maintenant ce que ça veut dire : il s’agit de voir des nombres — la température — associés à chaque point de la pièce.

Maintenant, si vous allumez une bougie à un endroit, la température va être très haute à l’endroit où se trouve la flamme. Le champ de températures rendra compte de ça, avec des valeurs de température nettement plus hautes aux coordonnées où se trouve la flamme de la bougie.

Inversement, si vous observez la carte des températures de la pièce et que vous voyez que la température monte de façon importante à un endroit bien précis, vous pouvez déduire que quelqu’un a allumé une bougie à cet endroit.

Idem, si vous voyez que cette « anomalie » de température change de coordonnées au fil du temps, vous pouvez en déduire assez simplement que quelqu’un est en train déplacer la bougie au sein de la pièce.

Si cette anomalie de température disparaît subitement, alors c’est que la bougie a été éteinte.

Ceci est un exemple très simple pour étudier un champ en fonction d’un paramètre physique.

On peut aussi associer des tenseurs à chaque point (un objet plus général que les scalaires et les vecteurs).

Un champ est donc quelque chose comme une carte de valeurs (scalaires, vecteurs, tenseurs…) dans un repère. Chaque point du repère possède donc une valeur donnée. En mesurant différents champs pour différentes grandeurs, on peut modéliser des phénomènes plus complexes.

Notion des champs quantiques en physique quantique

Plus haut, dans notre exemple du vide traversé par un photon, on considère une particule, le photon, et on le modélise par une perturbation sur le champ électromagnétique.

Mais si l’on faisait l’inverse ? Si on considérait que le photon n’était, dans sa description la plus fondamentale, qu’une perturbation sur des champs et que l’on modélisait cette perturbation comme une particule ?

En physique quantique, dans la théorie quantique des champs, c’est ce que l’on fait : on considère non plus les particules comme des petites billes de matière condensées, mais comme des perturbations présentes à la surface d’un champ quantique. La « petite particule » est alors une description simpliste, censée être plus intuitive.

Dans ce cadre de la théorie quantique des champs, l’univers est rempli de différents champs : électrique, magnétique, gravitationnels, et une particule correspond à une excitation sur ces différents champs.

Par exemple :

  • une perturbation positive sur le champ électrique et une perturbation sur le champ gravitationnel, correspond par exemple à un proton ;
  • si seul le champ gravitationnel est perturbé, c’est un neutron : en effet, un neutron possède une masse, mais pas de charge, et seul le champ de gravitation sera alors perturbé ;
  • si la perturbation ne concerne que les champs électriques et magnétiques et pas le champ gravitationnel, on peut conclure que l’on a à faire à un photon, qui n’a pas de masse.

En physique quantique, on travaille avec ce genre de choses. On ne parle plus de particules comme des billes de matière mais comme des ondes ponctuelles : les fameux paquets d’ondes évoluant à travers un ou plusieurs champs quantiques et réagissant avec

Si l’on résume, on peut voir l’univers comme un canevas rempli avec différents calques, correspondant aux différents champs quantiques : le champ électrique, le champ magnétique, le champ gravitationnel, etc.

Chaque point de cet espace est donc caractérisé par une valeur correspondant à l’intensité du champ électrique, magnétique, gravitationnel, etc. à cet endroit :


14/06/2023. Comment voit la coquille Saint-Jacques ?

La coquille Saint-Jacques européenne Pecten maximus, vit habituellement dans les eaux tempérées de la Manche. Elle présente une singularité peu connue : elle dispose implantée tout long de son « manteau » ( l’organe qui entoure les tissus mous de la coquille Saint-Jacques, et qui sécrète sa coquille externe) d’une rangée d’« ocelles », des yeux élémentaires de couleur bleu-vert. Elle en possède environ 200. https://theconversation.com/cette-coquille-saint-jacques-vous-regarde-167727

Les biologistes ont longtemps considéré que les ocelles d’une coquille lui permettaient de capter les différences de luminosité dans son milieu ambiant, au mieux certains mouvements lents. Récemment, les résultats d’une étude menée par des chercheurs israéliens ont prouvé que les ocelles de la coquille présentent une complexité remarquable par comparaison à l’œil humain.

Ces yeux élémentaires sont dotés ainsi à la fois d’une lentille et d’un miroir concave, tel un télescope, qui focalisent les sources de lumière sur une double rétine permettant la création d’images complexes. La première rétine réagirait à des éléments relativement sombres et en mouvement, déclenchant des réflexes de défense ou de fuite. Les images produites par la seconde rétine restent quant à elles plus énigmatiques pour l’instant, mais on sait qu’elles concernent davantage la périphérie du champ de vision : elles pourraient fournir des informations utiles pour contrôler et guider les mouvements de la coquille Saint-Jacques lorsqu’elle se déplace rapidement, par hydropropulsion, ou encore lui permettre d’évaluer les caractéristiques statiques de son habitat.

Source

SCIENCE VOL. 358, NO. 6367
The image-forming mirror in the eye of the scallop 

We typically think of eyes as having one or more lenses for focusing incoming light onto a surface such as our retina. However, light can also be focused using arrays of mirrors, as is commonly done in telescopes. A biological example of this is the scallop, which can have up to 200 reflecting eyes that focus light onto two retinas. Palmer et al. find that spatial vision in the scallop is achieved through precise control of the size, shape, and packing density of the tiles of guanine that together make up an image-forming mirror at the back of each of the eyes.

Abstract

Scallops possess a visual system comprising up to 200 eyes, each containing a concave mirror rather than a lens to focus light. The hierarchical organization of the multilayered mirror is controlled for image formation, from the component guanine crystals at the nanoscale to the complex three-dimensional morphology at the millimeter level. The layered structure of the mirror is tuned to reflect the wavelengths of light penetrating the scallop’s habitat and is tiled with a mosaic of square guanine crystals, which reduces optical aberrations. The mirror forms images on a double-layered retina used for separately imaging the peripheral and central fields of view. The tiled, off-axis mirror of the scallop eye bears a striking resemblance to the segmented mirrors of reflecting telescopes.


14/06/2023 A propos de l’actuelle montée de l’extrême droite en Allemagne ?

Un récent sondage organisé en Allemagne par l’institut You Gouv Poll a montré que 20% du corps électoral allemand voterait pour le parti d’extrème-droite AfD (Alternative for Germany) faisant de celui-ci la seconde force politique derrière le CDU de centre droit (28%) et devant le SPD (19%) du Chancelier Olaf Scholz.

Beaucoup en Allemagne considèrent cet événement comme un tremblement de terre politique. Pour eux l’actuelle coalition CDU, SPD et Verts, du fait du système de représentation proportionnelle en vigueur en Allemagne, n’a plus de mandat pour gouverner, après seulement un an et demi d’exercice du pouvoir.

Est-ce à dire qu’une nouvelle majorité, comprenant l’AFD et le Nationaldemokratische Partei Deutschlands qui regroupe toute l’extrême droite jusqu’aux Néonazis, serait envisageable ? L’exemple de la Suède et de la Finlande où ce phénomène vient de se produire, ne l’exclut pas. Le retour de la récession en Allemagne, ainsi que la forte croissance du nombre des demandeurs d’asile, va en ce sens. Il suffirait de quelques crimes commis en Allemagne par de tels demandeurs d’asile, pour que la tendance politique change du tout au tout .

Qu’adviendra-t-il alors de l’amitié franco-allemande, considérée jusqu’ici comme la pierre angulaire de l’Union européenne ? On voit mal Emmanuel Macron, dans l’actuelle compétition avec Marine Le Pen, suivre l’Allemagne dans de telles aventures.

12/06/2023. Nos lecteurs trouveront ici quelques précisions concernant les travaux évoqués par le récent article du Newscientist daté du 4 mars 2023 « Another level of weirdness »

Une nouvelle hypothèse dite almost quantum theory
The theory predicts, not the probabilities of a measurement result, but only whether or not a result is possible.
In this study we have identified a set of correlations, named almost quantum, that, despite being strictly larger than the quantum set, seems to satisfy all device-independent principles proposed so far to single out quantum correlations. This set is consistent and has an efficient numerical characterization. Feb 20, 2015.
https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-94-017-7303-4_3#:~:text=The%20theory%20predicts%2C%20not%20the,not%20a%20result%20is%20possible.

Macroscopic reality
A glance beyond the quantum model
Miguel Navascués and Harald Wunderlich
Published:11 November 2009
https://doi.org/10.1098/rspa.2009.0453
Abstract
One of the most important problems in physics is to reconcile quantum mechanics with general relativity, and some authors have suggested that this may be realized at the expense of having to drop the quantum formalism in favour of a more general theory. Here, we propose a mechanism to make general claims on the microscopic structure of the Universe by postulating that any post-quantum theory should recover classical physics in the macroscopic limit. We use this mechanism to bound the strength of correlations between distant observers in any physical theory. Although several quantum limits are recovered, such as the set of two-point quantum correlators, our results suggest that there exist plausible microscopic theories of Nature that predict correlations impossible to reproduce in any quantum mechanical system.

The principle of Information Causality
by M Pawlowski · 2009 ·  Here, we introduce the principle of Information Causality. It states that information that Bob can gain about a previously completely …
https://arxiv.org/abs/0905.2292

A suivre

12/06/2023. Taille du pénis et attractivité masculine

Il est courant de dire que l’attractivité d’un homme aux yeux des femmes dépend moins de la taille de son pénis que de la façon dont il s’en sert. C’est possible. Mais une étude récente conduite à l’université de Georgia (Athènes), dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract, montre que toutes choses égales par ailleurs, notamment la taille de son  corps et l’élégance de sa silhouette, l’élément discriminant est la taille de son pénis au repos

Nous lisons dans https://www.sciencesetavenir.fr/sante/oui-la-taille-du-penis-est-importante-assurent-des-scientifiques_28159

De précédentes études avaient déjà montré que les femmes préfèrent les hommes plus grands et ceux avec des épaules larges et des hanches étroites, rappellent ces biologistes.

Pour parvenir à leur conclusion, ces chercheurs ont montré sur un grand écran à 105 jeunes femmes de 26 ans en moyenne une cinquantaine d’images numériques de silhouettes d’hommes aux tailles et aux anatomies –pénis au repos compris– différentes.

Face à ces images, les participantes devaient réagir anonymement en indiquant leur préférence en appuyant sur des touches. « En moyenne le temps de réponse des femmes pour chaque image a été très rapide, avec moins de trois secondes« , a précisé Bob Wong, un biologiste à l’University Monash en Australie dans un entretien téléphonique avec l’AFP.

L’étude montre un lien direct entre la taille du pénis et l’attractivité des silhouettes présentées. Au delà de 7,6 cm au repos, la longueur du sexe deviendrait un facteur de choix mineur. La taille des organes génitaux semble être un facteur plus discriminant pour les hommes de grande taille à la musculature importante que pour les petits et les fluets expliquent les chercheurs dans le résumé de l’étude.

Toutefois, les chercheurs affirment que la forme du buste est le critère le plus discriminant étudié par les femmes comme critère de séduction. Son importance dans l’appréciation du partenaire pèse, d’après les calculs des chercheurs, pour 79,6%, contre 5,1% pour la taille du corps et 6,1% pour celle du pénis.

« Nos résultats justifient toutefois l’hypothèse selon laquelle les femmes, en optant préférentiellement pour un partenaire sexuel doté d’un grand pénis, ont favorisé ce trait au fil des générations chez les hommes » avancent les chercheurs.

Pour la reproduction, il est possible que la taille du pénis soit effectivement un critère (conscient ou non) de choix du partenaire reproductif. En revanche, en ce qui concerne la simple séduction, on peut douter de la pertinence de cette étude de nos jours. En effet, à l’exception des plages naturistes, il est rare que les femmes aient l’occasion d’apprécier la taille du sexe avant d’avoir déjà arrêté le choix de leur partenaire sur d’autres critères.

Une précédente étude de même type n’avait pas été concluante car elle s’appuyait sur un petit nombre d’images, de format réduit. Les réponses des femmes interrogées n’étaient de plus pas anonymes.

Selon l’académie nationale française de chirurgie, la longueur moyenne de l’organe masculin au repos est de 9 à 9,5 cm et de 12,8 à 14,5 cm en érection.

Référence

BIOLOGICAL SCIENCES

Penis size interacts with body shape and height to influence male attractiveness

Brian S. Mautz bmautz@uottawa.caBob B. M. WongRichard A. Peters, and Michael D. JennionsAuthors Info & Affiliations

Edited by Wyatt W. Anderson, University of Georgia, Athens, GA, and approved February 28, 2013 (received for review November 6, 2012)

April 8, 2013
Vol 110 (17) 6925-6930
https://doi.org/10.1073/pnas.1219361110541 34078

  • Abstract
  • Compelling evidence from many animal taxa indicates that male genitalia are often under postcopulatory sexual selection for characteristics that increase a male’s relative fertilization success. There could, however, also be direct precopulatory female mate choice based on male genital traits. Before clothing, the nonretractable human penis would have been conspicuous to potential mates. This observation has generated suggestions that human penis size partly evolved because of female choice. Here we show, based upon female assessment of digitally projected life-size, computer-generated images, that penis size interacts with body shape and height to determine male sexual attractiveness. Positive linear selection was detected for penis size, but the marginal increase in attractiveness eventually declined with greater penis size (i.e., quadratic selection). Penis size had a stronger effect on attractiveness in taller men than in shorter men. There was a similar increase in the positive effect of penis size on attractiveness with a more masculine body shape (i.e., greater shoulder-to-hip ratio). Surprisingly, larger penis size and greater height had almost equivalent positive effects on male attractiveness. Our results support the hypothesis that female mate choice could have driven the evolution of larger penises in humans. More broadly, our results show that precopulatory sexual selection can play a role in the evolution of genital traits.



12/08/23 Le projet européen IMAGINE

Le spatial a-t-il un rôle bénéfique pour la construction européenne ?

Un consortium européen regroupant 16 entreprises et personnalités provenant de 13 pays européens vient d’être créé après appel à candidature sous le nom de IMAGINE

Son objectif est d’évaluer comment une utilisation judicieuse des activités futures permises par l’exploitation de l’espace sous- orbital ou de l’espace super orbital pourrait permettre de développer des politiques assurant une meilleure intégration européenne et la diminution des inégalités territoriales et politiques

Quatre scenarios visant l’année 2048 et impliquant l’espace profond ont été envisagés pour permettre la réduction de ces inégalités. Un premier scenario nommé Silver Citadel postule qu’en 2048 l’Europe a réussi à former un seul ensemble géopolitique. Le populisme a cédé la place à une solidarité paneuropéenne. Les politiques sont proposées par des systèmes d’Intelligence Articielle intégrés . L’Europe a réussi, face aux Etats-Unis, à la Chine et la Russie, à devenir un acteur spatial de premier plan. La protection de l’environnement terrestre est devenue sa priorité. Les industries et activités polluantes sont reléguées dans des stations spatiales en orbite proche ou au delà. Mais pour que ces politiques profitent à tous, le système central de gouvernement par l’IA doit permettre aux régions les moins favorisées de s’exprimer et d’être entendues.

Le second scenario, nommé Green Guardian, tient compte du fait que les catastrophes climatiques en cours doivent mettre en priorité le soutien aux activités de survie. En ce sens, les zones urbaines doivent faire de plus en plus de place à des campagnes maintenues vertes artificiellement. Les économistes ne doivent plus mettre en priorité le profit mais un bien-être partagé. Dans ce cas les technologies satellitaires prennent une importance croissante. C’est notamment le cas des centrales nucléaires spatiales. En contrepartie, l’accès à l’espace des région les moins favorisées doit être garanti.

Dans le troisième scenario, dit Silicon Scaffold, l’Union européenne est de plus en plus divisée entre autorités régionales et locales.Des corporations transnationales assument l’essentiel des responsabilités gouvernementales. Les individus peuvent choisir d’être citoyens d’institutions numériques privées localisées dans l’espace profond. De nouvelles inégalités naissent des différences de capacités digitales entre les acteurs.

Enfin, dans le quatrième scenario, Patchwork Rainbow les régions et villes les riches font montre d’un égoïsme fondamental. Elles ne partagent pas leurs possibilités d’accès et de vie dans les nouveaux espaces numériques. Dans les régions les moins favorisées on constate la persistance d’industries lourdes et d’une agriculture intensive. L’accès à l’espace et la possibilité d’y externaliser leurs activités les plus polluantes sont réservés aux plus riches.

11/06/2023 L’Union européenne ne pourra pas échapper aux prochaines invasions migratoires

L’attentat au couteau commis à Annecy par un Syrien se disant chrétien et demandeur sans succès du droit d’asile dans plusieurs Etats européens n’est pas un simple fait divers. Il montre que l’Europe sera, du fait de son statut relativement favorisé, l’objet de migrations légales et surtout clandestines, provenant non seulement de l’Afrique sub-saharienne mais du Moyen-Orient ou de certaines régions du Pacifique.

Comme les populations européennes ne veulent pas « accueillir toutes les misères du monde » elles devront accepter de s’enfermer derrières des frontières légales de plus en plus strictes. Ces frontière devront un jour ou l’autre être surveillées et garanties non seulement par des polices aux frontières de plus en plus nombreuses, mais avec des moyens militaires analogues à ceux déployés par les Etats-Unis sur les 3.000 km de la frontière avec le Mexique. Des budgets de plus en plus considérables seront dépensés à cette fin comme pour l’incarcération et le jugement des contrevenants. La question est actuellement posée de savoir si ces frontières pourront être européennes plutôt que rester nationales

Inutile de dire qu’à ces situations tendues s’ajoutera la guerre mené par l’islam de combat contre l’Europe chrétienne, le  ğihād . Des combattants de plus en plus efficaces entreront en Europe, provenant du Moyen-Orient et d’Afrique. Cette guerre sera relayée, dans beaucoup de pays européens, par de petites minorités islamique autochtones adeptes de la charia.

10/06/2023. L’odysée des neutrinos

Nous reprenons ici, en le remerciant, un excellent article de Anthony Laurent dans Médiapart concernant les neutrinos et leur importance dans l’univers (voir https://www.mediapart.fr/journal/international/100623/une-odyssee-sous-la-mer-pour-percer-un-mystere-de-l-univers)

Une odyssée sous la mer pour percer un mystère de l’Univers

Plongé dans les profondeurs de la Méditerranée, un télescope doit observer des neutrinos, particules venues de l’espace encore très mystérieuses. Pour les scientifiques, cette expérience pourrait notamment aider à répondre à une question abyssale : pourquoi l’antimatière, présente aux tout premiers instants de l’Univers, a-t-elle disparu ?

Anthony Laurent

10 juin 2023 à 14h11

Scruter  l’espace… depuis les profondeurs de la mer, il fallait y penser. D’apparence saugrenue et quelque peu contradictoire, tant les deux milieux sont radicalement différents, cette idée a progressivement germé dans l’esprit de plusieurs chercheurs du CNRS, de l’université d’Aix-Marseille et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Elle s’est récemment concrétisée dans la conception et l’installation d’un labo « unique au monde » : le Laboratoire sous-marin Provence Méditerranée (LSPM), immergé à 2 450 mètres de profondeur au large de Toulon (Var), dans le golfe du Lion.

Inauguré en grande pompe le 24 février dernier, ce site scientifique sous-marin d’un genre un peu particulier poursuit en réalité deux objectifs : l’étude du milieu marin profond, les abysses ; et l’étude des neutrinos, des particules élémentaires venues tout droit de l’espace. Deux « mondes » dont on ignore encore (presque) tout.

« Nous avons l’habitude de collaborer avec les physiciens, notamment pour mutualiser les infrastructures, fait savoir Christian Tamburini, océanographe spécialiste de la biologie marine et directeur de recherche au CNRS. L’obscurité totale qui règne au fond de la mer et la transparence de l’eau à ces profondeurs nous permettent à la fois d’étudier l’environnement abyssal – en particulier la faune marine, en observant la bioluminescence émise par certains organismes –, et d’étudier la physique des neutrinos, grâce au flash de lumière que ces derniers émettent une fois dans l’eau, ce qu’on appelle “l’effet Tcherenkov”. »

Observatoire destiné à collecter des informations inédites sur la mer et le ciel pendant au moins cinq ans, le LSPM abrite plusieurs types d’instruments : des capteurs océanographiques, une biocaméra ultrasensible, un sismomètre, un spectromètre gamma et un robot sur chenilles baptisé « BathyBot », développé par l’Institut méditerranéen d’océanologie. « Il s’agit du premier robot de ce genre à être mis en place de façon permanente à plus de 2 000 mètres de profondeur en Europe. Et au vu des conditions dans lesquelles nous le télépilotons, c’est un peu comme si on était sur Mars avec une astromobile télé-opérée. Il y a vraiment des points communs avec la recherche spatiale », avance Christian Tamburini.

L’une des missions de BathyBot est de documenter en continu la colonisation, par des organismes bioluminescents notamment, d’un récif artificiel en béton « bio-inspiré », spécialement conçu pour les besoins du laboratoire sous-marin et volontairement immergé – c’est une première – dans les profondeurs abyssales.

Tous les instruments du LSPM permettent de mesurer de nombreux paramètres environnementaux tels que la dynamique de la colonne d’eau (la zone comprise entre le fond et la surface de la mer), la température, la salinité et la concentration en oxygène du milieu, les échanges entre continents et océans, les effets du dérèglement climatique, l’évolution de la faune, la bioacoustique et la radioactivité marines, ou encore la sismicité.

Ils sont reliés au centre de contrôle principal du Centre de physique des particules de Marseille (CPPM), situé à La Seyne-sur-Mer, par un câble électro-optique long de 42 kilomètres, qui leur fournit à la fois puissance électrique (pour leur fonctionnement) et haut débit (pour le transfert des données en continu et en temps réel vers le continent).

60 milliards de neutrinos par seconde et par centimètre carré de Terre

Ce « cordon ombilical » est également vital pour ce qui constitue l’équipement phare du LSPM : un détecteur géant de neutrinos. De son petit nom « KM3NeT » (pour Cubic Kilometre Neutrino Telescope), ce dernier, développé par 250 chercheurs et chercheuses de 17 pays, est une sorte d’immense télescope sous-marin dont le but est de capter les neutrinos, ces particules cosmiques aux propriétés encore mystérieuses aux yeux des physicien·nes.

« Les neutrinos sont des particules fondamentales de la matière, au même titre que les électrons, les protons et les neutrons , parmi les plus abondantes dans l’Univers. Il en arrive sur chaque centimètre carré de la Terre, de jour comme de nuit, 60 milliards par seconde ! », explique Paschal Coyle, physicien, directeur de recherche au CPPM, laboratoire rattaché à l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS, et directeur du LSPM.

Pour autant, détecter les neutrinos reste un défi : « Du fait de leur taille infiniment petite, inférieure à l’atome, de leur masse extrêmement faible et de leur charge électrique nulle, ils sont très difficiles à détecter. C’est pourquoi, pour avoir la chance de les observer, nous avons besoin d’un très grand détecteur, particulièrement élaboré. Et l’un des seuls endroits au monde où nous pouvons véritablement le déployer, c’est au fond de la mer, là où l’espace disponible est immense et l’eau transparente. »

Oubliez l’image de la lunette astronomique pointant l’espace à l’abri dans un dôme d’observation, le télescope à neutrinos KM3NeT ne ressemble à aucun autre. Et pour cause : il sera constitué, d’ici à 2027, de 115 lignes de détection verticales, ressemblant aux lignes de mouillage des bateaux de plaisance, ancrées au fond marin.

Hautes chacune de 200 mètres et espacées entre elles d’une vingtaine de mètres, ce sont elles qui sont censées traquer, dans un volume de près de 6 milliards de litres d’eau, la lumière bleue caractéristique que les neutrinos laissent dans leur sillage aquatique – le fameux « effet Tcherenkov » (que l’on observe aussi dans les piscines de refroidissement des combustibles usés des centrales nucléaires). Le télescope du LSPM doit ainsi pouvoir en détecter plusieurs dizaines par jour.

Comment exactement ? Chaque ligne de détection est dotée de 18 sphères en verre résistantes à la pression régnant dans les abysses. Chacune de ces sphères, de la taille d’un ballon de football, renferme 31 tubes photomultiplicateurs très sensibles à la lumière. « Mieux que les yeux des êtres humains », selon Paschal Coyle, ce sont ces tubes, disposés à 360 degrés, qui sont chargés de capter les infimes halos lumineux résultant de l’odyssée sous-marine des neutrinos.

« Sans l’effet Tcherenkov, très utile aux physiciens des particules, il serait impossible d’observer les neutrinos, précise le chercheur. Comme ces derniers sont électriquement neutres, quasiment invisibles et qu’ils interagissent très peu avec la matière, nous ne pouvons les voir que de façon indirecte : c’est au contact des molécules d’eau qu’ils produisent des particules chargées. Celles-ci, se déplaçant plus vite que la lumière dans l’eau, génèrent alors une trace lumineuse derrière elles. » C’est cette trace que captent les tubes photomultiplicateurs, les yeux de KM3NeT, pour la convertir ensuite en signal électrique mesurable et exploitable scientifiquement.

Bien que leur existence ait été imaginée dès les années 1930 et qu’ils aient été découverts expérimentalement en 1956, les neutrinos restent une énigme pour la communauté des physicien·nes. On sait toutefois que ces « particules fantômes », qui semblent vivre dans un univers parallèle, trouvent leur origine dans deux phénomènes aujourd’hui bien identifiés : les réactions de fusion d’hydrogène qui ont lieu au cœur du Soleil et l’explosion des étoiles en fin de vie (les supernovæ), qui libère une quantité prodigieuse d’énergie et de lumière.

Selon leur trajectoire, et donc leur devenir, dans l’espace interstellaire, ils se présentent sous trois formes (ou « saveurs ») différentes – électronique, muonique et tauique –, pouvant passer de l’une à l’autre, au cours de leur voyage spatial, par un mécanisme appelé « l’oscillation des neutrinos », mis en évidence pour la première fois il y a tout juste 25 ans et que les physicien·nes cherchent toujours à cerner aujourd’hui.

Voyage au centre de la Terre

Comme ils interagissent faiblement avec la matière ordinaire, les neutrinos sont de véritables particules « passe-muraille », capables de traverser la Terre de part en part sans jamais heurter un seul noyau d’atome, et donc sans être déviés d’un iota dans leur course folle depuis leur source solaire ou stellaire. Résultat ? Leur étude s’avère riche d’enseignements très précieux à la fois sur leurs propriétés physiques fondamentales (ou quantiques) mais aussi sur la composition du Soleil, l’origine et l’évolution de l’Univers (les neutrinos sont nés il y a 13,7 milliards d’années, une seconde après le Big Bang), la structure interne de la Terre, ou encore sur le fonctionnement… des réacteurs de nos bonnes vieilles centrales nucléaires !

D’origine cosmique – on les qualifie alors de « cosmologiques » –, les neutrinos deviennent des neutrinos « atmosphériques » après avoir traversé l’atmosphère terrestre. Ce sont ces derniers que les physiciens du LSPM étudient dans les profondeurs de la Méditerranée. Fruits de la rencontre ininterrompue entre les rayons cosmiques, venus de notre galaxie ou des confins de l’Univers, et les hautes couches de l’atmosphère, les neutrinos atmosphériques sont produits en permanence et arrosent notre planète de toutes parts. Si bien que, contrairement à ce que pourrait penser un observateur non averti, « la meilleure “vue” que nous ayons, autrement dit les meilleurs signaux que nous captons, viennent d’en bas, c’est-à-dire en analysant préférentiellement les particules qui proviennent du ciel austral et qui ont traversé toute la Terre jusqu’au laboratoire sous-marin », précise Paschal Coyle.

La raison en est simple : davantage que les neutrinos atmosphériques descendants (qui viennent directement de l’atmosphère), les neutrinos atmosphériques ascendants (qui ont traversé les entrailles de la Terre) ont subi des transformations quantiques qui intéressent particulièrement les scientifiques du LSPM, parmi lesquelles les fameuses oscillations.

Avec KM3NeT, comme avec d’autres installations à travers le monde, les physicien·nes cherchent au fond à répondre à au moins deux questions majeures : quelle est exactement la masse des neutrinos ; et des trois formes que revêtent ces particules, laquelle est la plus lourde ? Et, question fondamentale en physique des particules, pourquoi l’antimatière, qui était présente en quantité égale avec la matière dès les tout premiers instants de l’Univers, a-t-elle disparu ?

Pour l’heure, même si les 115 lignes de détection n’ont pas encore été toutes déployées, des neutrinos sont observés tous les jours par l’équipe du LSPM, ce qui lui permet déjà de percer certains de leurs mystères. « Nous avons pu mesurer leur oscillation, quand ils passent d’un état quantique à un autre. Et nous sommes en tête de la compétition mondiale pour déterminer, dans les mois à venir, quel neutrino est le plus lourd parmi les trois connus à ce jour… », fait savoir Paschal Coyle.

Quelles sont les perspectives scientifiques avec KM3NeT, quand celui-ci sera pleinement opérationnel en 2027 ? Les scientifiques pointeront alors leur regard au loin, au-delà des seuls neutrinos atmosphériques, pour observer en particulier les explosions cosmiques. Leur objectif, en collaboration avec leurs collègues internationaux : mettre à disposition, en quelques instants seulement, tous les télescopes du monde pour étudier des événements astronomiques rares, comme la prochaine supernova galactique, qui émettra des quantités phénoménales de neutrinos et sera ainsi visible pendant plusieurs semaines depuis la Terre.

Anthony Laurent

10/06/2023 Des modèles réduits de trous noirs dans un espace-temps de laboratoire

Il paraît osé de simuler en laboratoire l’espace-temps et les trous noirs réels, alors qu’il s’agit de concepts encore très théoriques. Mais comment faire autrement en cosmologie où les supposées réalités sont encore très évanescentes .

En France, le physicien Germain Rousseaux propose à l’Institut Pprime de Poitiers un exemple de trou noir qui « avale », non des ondes lumineuses, mais des ondes d’eau. Il existe actuellement une douzaine de modèles analogues.

D’autres cherchent à modéliser l’apparition de l’espace- temps lui-même, c’est-à-dire de l’univers. L’intérêt de ces modèles est qu’ils peuvent conduire à remettre en cause des hypothèses bien établies, comme la constance de la vitesse de la lumière dans le vide.

Aujourd’hui la matière ordinaire censée composer la totalité de la matière de l’univers semble devoir être complétée par une matière dite noire.. La matière noire n’interagit pas, ou extrêmement peu, avec la matière « ordinaire », ni avec les ondes lumineuse, ce qui rend sa détection très difficile. Sa présence n’est détectée que par son influence gravitationnelle, non négligeable et importante dans divers modèles cosmologiques et astrophysiques.

Quant à l’expansion de l’univers, qui normalement aurait du décroître avec le temps, elle semble s’accélérer sous l’effet d’une cause encore mystérieuse dite énergie noire

Là encore la modélisation en laboratoire est indispensable pour orienter les observations ou comprendre leurs résultats.

Référence

Scattering of Co-Current Surface Waves on an Analogue Black Hole https://germain-rousseaux.cnrs.fr/wp-content/uploads/2020/05/PRL2020.pdf