18/08/2023 Les ondes gravitationnelles. Une possible mémoire de l’espace-temps

Les ondes gravitationnelles ont été prédites et décrites théoriquement par Albert Einstein de 1916 à 1918 par analogie avec l’émission et la propagation des ondes lumineuses dans un champ électromagnétique lorsque l’on agite une charge.Ce sont des ondes se propageant dans le tissu élastique de l’espace-temps dont les déformations et la courbure sont gouvernées par les équations de la relativité générale. Elles se propagent à la vitesse de la lumière en transportant de l’énergie. On peut les comparer à des déformations due à la propagation des ondes à la surface de l’eau lorsqu’on y jette un caillou.

Un phénomène similaire devrait se produire dans le champ de gravitation constitué par la courbure de l’espace-temps lorsque certaines configurations de masses sont animées de certains mouvements. Tout comme les ondes électromagnétiques, les ondes gravitationnelles transportent de l’énergie, de la quantité de mouvement et du moment cinétique.

On a commencé à penser sérieusement à partir des années 1960 qu’il devait être possible de développer une astronomie gravitationnelle prometteuse car les ondes gravitationnelles sont très pénétrantes et elles peuvent nous renseigner sur des phénomènes astrophysiques extrêmes que l’on trouve associés à des astres compacts comme les étoiles à neutrons et les trous noirs mais aussi le Big Bang.

Les projets Ligo et Virgo

La découverte en 1974 d’un premier pulsar binaire par Russell Hulse et Joseph Taylor (prix Nobel 1993) a permis de démontrer indirectement l’existence de ces ondes mais il restait à construire des instruments capables de les détecter directement. C’est ainsi que sont nés les projets d’interféromètre Ligo, aux États-Unis, et Virgo en Europe.

Les signaux reçus des deux interféromètres sont encore peu nombreux, faibles et difficiles à interpréter . Par contre ils font apparaître un phénomène que ne soupçonnaient pas initialement les physiciens et qui a été nommé mémoire gravitationnelle.

Ce terme signifie que les particules qui vibrent dans les ondes gravitationnelles ne retournent jamais à leur position de départ. Elles se trouvent très faiblement déplacées et d’une façon continue. Ceci est attribué au fait que l’espace temps qui conjugue les trois dimensions de l’espace et la dimension du temps est en permanence allongé dans ces trois dimensions et rétréci dans la dimension du temps, le tout du fait de l’onde gravitationnelle .

Ces dernières années les cosmologistes David Garfinkle de l’Université d’Oakland et Andrew Strominger à Harvard ont décidé de mettre cette mémoire en évidence. En cas de succès, selon eux, les conséquences scientifiques de cette découverte seraient considérables. La mémoire gravitationnelle en résultant ferait apparaire une symétrie jusqu’ici cachée qui imprégnerait l’ensemble de l’univers. De plus la théorie de la gravité quantique censée faire la synthèse entre la Relativité générale d’Einstein et la mécanique quantique, y trouverait des bases solides.

Rappelons que la gravité quantique est une branche de la physique théorique tentant d’unifier la mécanique quantique et la relativité générale. Une telle théorie permettrait notamment de comprendre les phénomènes impliquant de grandes quantités de matière ou d’énergie sur de petites dimensions spatiales, tels que les trous noirs ou l’origine de l’Univers.

L’approche générale utilisée pour obtenir une théorie de la gravité quantique est d’examiner les symétries et indices permettant de combiner la mécanique quantique et la relativité générale en une théorie globale unifiée.

Pour en savoir plus

[Submitted on 10 May 2022 (v1), last revised 22 Feb 2023 (this version, v2)]

Black-hole ringdown as a probe of higher-curvature gravity theories

Hector O. SilvaAbhirup GhoshAlessandra Buonanno[
Submitted on 10 May 2022 (v1), last revised 22 Feb 2023 (this version, v2)]

Detecting gravitational waves from coalescing compact binaries allows us to explore the dynamical, nonlinear regime of general relativity and constrain modifications to it. Some of the gravitational-wave events observed by the LIGO-Virgo Collaboration have sufficiently high signal-to-noise ratio in the merger, allowing us to probe the relaxation of the remnant black hole to its final, stationary state – the so-called black-hole ringdown, which is characterized by a set of quasinormal modes. Can we use the ringdown to constrain deviations from general relativity, as predicted by several of its contenders? Here, we address this question by using an inspiral-merger-ringdown waveform model in the effective-one-body formalism, augmented with a parametrization of the ringdown based on an expansion in the final black hole’s spin. We give a prescription on how to include in this waveform model, the quasinormal mode frequencies calculated on a theory-by-theory basis. In particular, we focus on theories that modify general relativity by higher-order curvature corrections, namely, Einstein-dilaton-Gauss-Bonnet (EdGB), dynamical Chern-Simons (dCS) theories, and cubic- and quartic-order effective-field-theories (EFT) of general relativity. We use this parametrized waveform model to measure the ringdown properties of the two loudest ringdown signals observed so far, GW150914 and GW200129. We find that while EdGB theory cannot be constrained with these events, we can place upper bounds on the fundamental lengthscale of cubic- (ℓcEFT⩽38.2 km) and quartic-order (ℓqEFT⩽51.3 km) EFTs of general relativity, and of dCS gravity (ℓdCS⩽38.7 km). The latter result is a concrete example of a theory presently unconstrained by inspiral-only analyses which, however, can be constrained by merger-ringdown studies with current gravitational-wave data.

17/08/2023 La femme de Jésus

Jésus avait une femme, qu’il préférait à ses disciples, tous des hommes. C’est ce qu’affirme le gnosticisme.

Le courant de pensée gnostique a été profondément influencé par la pensée philosophique et religieuse du monde grec. Ses premières manifestations sont antérieures à la naissance du christianisme. Son fondateur, Simon le Mage, n’était pas chrétien. Ce n’est qu’ultérieurement, au deuxième siècle de notre ère, que le gnosticisme est devenu l’un des courants hérétiques du christianisme. Il a donné naissance à de nombreux textes dont l’Évangile de Philippe qui date au plus tôt des années 150 après J.-C., et l’Évangile de Thomas qui suscite aujourd’hui beaucoup de curiosité .

On ne sait pas trop quand est apparu le gnosticisme. C’est un courant de pensée profondément influencé par la pensée philosophique et religieuse du monde grec. Ses premières manifestations sont antérieures à la naissance du christianisme. Son fondateur, Simon le Mage, n’était pas chrétien. Ce n’est qu’ultérieurement, au deuxième siècle de notre ère, que le gnosticisme est devenu l’un des courants hérétiques du christianisme. Il a donné naissance à de nombreux textes dont l’Évangile de Philippe qui date au plus tôt des années 150 après J.-C., et l’Évangile de Thomas qui suscite aujourd’hui beaucoup de curiosité et de fascination.

De fait, l’Évangile de Philippe fait référence à Myriam de Magdala (Marie-Madeleine) et la présente comme la compagne de Jésus. Il dit d’abord (sentence 32)

: « Trois marchaient toujours avec le Seigneur : Marie, sa mère, et la sœur de celle-ci, et Myriam de Magdala que l’on nomme sa compagne, car Myriam est sa mère, sa sœur et sa compagne ».

Et quelques pages plus loin (sentence 55), il précise : « Le Seigneur aimait Myriam (c’est-à-dire Marie-Madeleine) plus que tous les disciples et il l’embrassait souvent sur la bouche. Les autres disciples le virent aimant Myriam et lui dirent “Pourquoi l’aimes-tu plus que nous ?”. Le Sauveur répondit “Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu’elle ?” ».

Nous allons tenter de comprendre comment l’Évangile de Philippe a pu rapporter ces propos et de quelle manière on peut les éclairer. Cela permettra, sinon de conclure que Jésus avait une compagne, du moins de découvrir certains aspects de la pensée gnostique.

Qui était Marie-Madeleine ?

Peut-on déjà dire, d’après les Évangiles canoniques, que Marie-Madeleine a une place particulière auprès de Jésus ? Marie (dite Madeleine) faisait partie des femmes de Galilée qui suivaient Jésus et l’assistaient de leurs biens, par gratitude pour une guérison obtenue. Le surnom de Madeleine, accordé à Marie signifie probablement qu’elle était originaire de Magdala . Jésus l’avait libérée de sept démons, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle était une pécheresse.

Marie-Madeleine était-elle également Marie de Béthanie (la sœur de Lazare et de Marthe qui écoute religieusement Jésus pendant que Marthe s’affaire à lui préparer un repas) ou encore la pécheresse anonyme qui essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux) ?

On peut en douter. L’Évangile de Jean distingue soigneusement Marie-Madeleine de Marie de Béthanie. Et on ne peut pas davantage identifier Marie-Madeleine à la pécheresse de Luc car lorsque Luc la présente , il ne fait aucun lien avec sa pécheresse. Les trois femmes étaient donc vraisemblablement distinctes. Pourtant, par la suite, elles ont souvent été confondues. C’est pourquoi on a fait de Marie-Madeleine l’archétype de la pécheresse (peut-être même de la prostituée) repentante et pardonnée.

Ce qui est clair en tout cas, c’est que les Évangiles donnent une grande place à Marie-Madeleine. Elle fait partie des femmes qui assistent à la crucifixion de Jésus et découvrent le tombeau vide. De plus, et surtout, selon Matthieu, Marc et Jean, Marie-Madeleine figure parmi les femmes qui, les premières, reçoivent l’annonce de la résurrection, avant les disciples. Selon l’Évangile de Jean, elle a même eu le privilège d’assister à la première apparition de Jésus en personne C’est elle qui va ensuite annoncer la résurrection du Christ aux disciples, en particulier à Pierre.

Ce n’est pas un hasard. Le récit de l’Évangile de Jean est très attentif aux préséances au moment de la résurrection car elles sont significatives du rang qui, dans l’Église primitive, devait être accordé à Pierre et à Jean (le disciple que Jésus aimait), ainsi qu’à Marie-Madeleine, à qui il a voulu donner une place prépondérante.

Marie-Madeleine a une place fondamentale et même première, y compris par rapport à Pierre, ce qui est révélateur des conflits entre le courant du christianisme « orthodoxe » (représenté par Pierre) et le courant gnostique (représenté par Marie-Madeleine).

Donnons quelques exemples. Dans l’Évangile de Thomas, « Simon Pierre dit aux disciples : que Marie (Madeleine) sorte de parmi nous, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie ». Dans la Pistis Sophia, Pierre se fâche parce que Jésus dialogue principalement avec Marie-Madeleine. Dans les Dialogues du Sauveur, Marie-Madeleine fait partie, avec Jude et Matthieu, du petit groupe qui reçoit une instruction particulière du Seigneur et elle est louée comme une femme qui « connaît le Tout ». Enfin, dans l’Évangile de Marie (Marie étant Marie-Madeleine et non Marie, mère de Jésus), Marie-Madeleine est très clairement privilégiée par rapport à Pierre à qui elle doit tout expliquer. « Pierre dit : “Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi avec une femme ? […] L’a-t-il vraiment choisie et préférée à nous ?”. Alors Marie pleura […]. Lévi prit la parole et dit “Pierre, tu as toujours été un emporté ; je te vois maintenant t’acharner contre la femme, comme font nos adversaires. Pourtant si le Maître l’a rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ? Assurément le Maître la connaît très bien, il l’a aimée plus que nous.” »

Donc, de deux choses l’une. Ou bien Marie-Madeleine a effectivement eu une place importante dans le christianisme primitif des années 40 à 50 après J.-C. mais ce rôle a été ensuite minimisé par l’Église officielle (sauf par le courant johannique). Ou bien le gnosticisme, pour des raisons qu’il faudra essayer de comprendre, a voulu lui « créer » un rôle primordial en dépit du fait qu’elle était femme ou peut-être, justement parce qu’elle était une femme.

Rappelons que l’Évangile de Philippe a été écrit plus de cent vingt ans après la mort de Jésus.

Extrait, avec nos remerciements, de
https://www.cairn.info/revue-etudes-theologiques-et-religieuses-2006-2-page-167.htm

16/08/2023. Sur le Covid, pourquoi ce silence persistant?

La mise à jour bi-mensuelle du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la pandémie mondiale de COVID-19 révèle qu’au cours des quatre dernières semaines, le nombre d’infections a augmenté de 80 pour cent et qu’ont été signalé 1,5 million de nouveaux cas de COVID-19.

La plupart de ces cas proviennent de la Corée du Sud, qui constitue une exception, non pas en ce qui concerne l’intensité de la pandémie mais par le sérieux de la collecte et de la communication de statistiques à ce sujet. L’OMS met en garde: «Actuellement, les cas signalés ne représentent pas exactement les taux d’infection en raison de la réduction des tests et de la notification à l’échelle mondiale. Le nombre cumulé de cas signalés à l’OMS approche les 770 millions.

Par ailleurs le nombre de décès approche les sept millions. Toutefois, si l’on tient compte des décès non signalés dans les pays dont le système d’information sanitaire est insuffisant, l’estimation acceptée atteint le chiffre de 24,6 millions de décès, soit 3,5 fois plus que les chiffres officiels.

La version EG.5 du virus, surnommée Eris par certains scientifiques, est actuellement la plus scrutée car elle pourrait être porteuse du rebond. Les rassemblements estivaux et la baisse d’immunité peuvent aussi jouer, selon certains experts.

Ce sous-variant Eris de la famille Omicron, membre du lignage XBB, semble plus transmissible que d’autres en circulation – probablement sous l’effet de nouvelles mutations génétiques -, et peut-être plus capable d’échapper aux défenses immunitaires.

« On l’a identifié en Inde, mais aussi dans d’autres pays d’Asie, en Amérique du Nord, en Europe, où il tend à supplanter les précédentes souches dominantes », selon Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.

À ce stade, les preuves disponibles ne suggèrent pas que l’EG.5 présente des risques supplémentaires pour la santé publique par rapport aux autres lignées descendantes d’Omicron en circulation. Mais le risque demeure qu’un variant plus dangereux émerge et provoque une hausse soudaine des cas et des décès »,

Concernant l’émergence de ce dernier variant, EG5 (responsable de 17 pour cent de tous les cas dans le monde), et d’autres souches fortement mutées, Tedros Adhanom Ghebreyesus , responsable de l’OMS, a mis en garde: «Le risque d’émergence d’un variant plus dangereux qui pourrait provoquer une augmentation soudaine du nombre de cas et de décès demeure… Aujourd’hui, sur les conseils du comité de surveillance, je publie des recommandations permanentes à l’intention des pays dans sept domaines majeurs. Ces recommandations renforcent les conseils que l’OMS a donnés aux pays dans son plan stratégique de préparation et de riposte au COVID-19 publié en mai.

Ces recommandations comprennent le suivi et le dépistage du COVID-19 dans la population, la mise en œuvre de mesures visant à réduire le risque de transmission, la collaboration avec les agences nationales de santé publique pour suivre les nouvelles souches, l’établissement de rapports sur l’efficacité des vaccins et la réalisation de recherches essentielles pour comprendre les causes et le traitement des syndromes post-viraux. En outre, j’ai demandé que soient communiquées les tendances en matière de taux d’infection, de gravité de la maladie et de décès »

Situation aux États-Unis

Pour s’assurer que les citoyens oublient le COVID, l’administration Biden et le Congrès ont systématiquement mis fin à toutes les dépenses publiques consacrées au dépistage et à la vaccination, ce qui signifie qu’une personne devra dépenser en moyenne 11 dollars pour chaque test rapide à domicile du COVID-19 et débourser entre 110 et 130 dollars pour les derniers vaccins contre le COVID, même si cette personne est sans emploi et est à peine capable de subsister sur le plan économique.

Selon les données sur les eaux usées de Biobot Analytics, https://biobot.io/ qui est devenue la principale source de suivi du COVID, la vague qui a commencé à la mi-juin s’est poursuivie dans tout le pays, avec une augmentation massive des nouveaux cas au cours de la deuxième moitié du mois de juillet.

Dans tout le pays, les niveaux de SARS-CoV-2 dans les eaux usées ont été multipliés par 2,5 par rapport à leur niveau le plus bas en juin. Plus récemment, les hospitalisations et les admissions dans les unités de soins intensifs ont augmenté, confirmant les données relatives aux concentrations détectées dans les eaux usées. Des résultats similaires en provenance d’Italie et du Royaume-Uni confirment les dangers de l’inaction face au SRAS-CoV-2.

Un rapport publié dans Fortune révèle que dans tout le pays, l’absentéisme des élèves a augmenté à un rythme record. Nombre de ces élèves invoquent la maladie, la détresse économique et un environnement scolaire hostile, conséquence du manque de personnel dans les écoles, ainsi qu’un sentiment général d’anxiété et de dépression au sein de la communauté, qui fait que les écoles semblent moins accueillantes.

Outre la crise sociale qui frappe les écoles en raison du sous-financement chronique et des bas salaires des enseignants et du personnel auxiliaire, l’impact de l’infection et de la réinfection sur le bien-être des jeunes est un élément négatif majeur. Dans une étude du Lancet publiée en juillet, les chercheurs ont constaté que les déficits cognitifs consécutifs à l’infection par le SRAS-CoV-2 étaient détectables près de deux ans plus tard dans un sous-ensemble de personnes étudiées.

Parmi les enfants et les adolescents atteints de COVID longue durée, des troubles graves du sommeil, de la fatigue extrême à l’effort, des difficultés à se souvenir, de l’incapacité à trouver les mots justes ou à travailler avec les chiffres et les nombres étaient fréquents. Ils se sont également plaints de bourdonnements d’oreilles persistants, d’étourderie, de douleurs thoraciques et de douleurs articulaires.

Une récente étude de population menée en Australie auprès de personnes fortement vaccinées a révélé qu’une personne interrogée sur cinq déclarait des symptômes de COVID longue durée trois mois après une infection confirmée du variant Omicron. Une autre étude réalisée par des chercheurs de l’Institut national de la santé (NIH) indique que le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS), qui se traduit par une accélération du rythme cardiaque, des vertiges, une faiblesse et des troubles cognitifs en position assise ou debout, peut apparaître six à huit mois après une infection au COVID-19.

L’annonce de la fin de la pandémie était motivée par des décisions politiques basées uniquement sur les intérêts économiques . Non seulement la pandémie de COVID se poursuit à un rythme dangereux, faisant planer la perspective d’un virus évoluant de manière à échapper à tous les vaccins et traitements disponibles mais elle engendre également une invalidité chronique de masse à laquelle les agences de santé publique et l’ensemble de l’appareil politique tournent le dos. C’est le cas notamment en ce qui ce que l’on nomme le Covid Long

Pour en savoir plus sur le Covid Long, voir LE TEMPS

http://Cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(23)00534-1?

15/08/2023 Un nouvel argument en faveur d’une théorie de la gravitation modifiée MOND

La matière noire sera-t-elle oubliée? Malgré des centaines de chercheurs et de colossaux investissements, les hypothétiques particules censées la composer n’ont jamais été découvertes. Si bien que certains astrophysiciens privilégient des théories alternatives comme la théorie MOND (théorie de la dynamique newtonienne modifiée), énoncée dans les années 1980 par le physicien israélien Mordehai Milgrom. Selon ce dernier, les équations de Newton ne sont plus valables lorsque les accélérations deviennent très faibles. Il introduit alors une faible modification de ces équations : l’accélération décroît en 1/r et non 1/r² ‘est une des versions de cette théorie, AQUAL qui semble aujourd’hui validée par des résultats obtenus par Kyu-Hyun Chae, de l’université Sejong de Séoul, en Corée du Sud.

Kyu-Hyun Chae a analysé les données astrométriques du satellite Gaia, de l’Agence spatiale européenne (ESA), chargé de cataloguer le mouvement de centaines de millions d’étoiles de la Voie lactée. Il s’est plus particulièrement intéressé aux interactions à laquelle se livrent les étoiles binaires à longue période entre elles.

Ces couples stellaires, où les deux astres sont suffisamment distants l’un de l’autre, constituent un choix particulièrement judicieux pour tester les théories MOND, explique l’astronome à Sciences et Avenir  que nous remercions pour cet article

https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/un-pas-vers-monde-avec-ce-nouvel-argument-en-faveur-d-une-theorie-de-la-gravitation-modifiee_173127:

« La dynamique des orbites binaires n’est pas affectée par la matière noire (si son existence était prouvée) et la gravité peut donc être testée directement dans la limite des faibles accélérations avec ces étoiles. En effet, l’espace entre les deux étoiles est si petit que la quantité de matière noire qui pourrait s’y trouver est tout à fait négligeable. La version 3 du catalogue Gaia fournit des mesures très précises des vitesses et des distances projetées dans le ciel pour un grand nombre de binaires. Il s’agit d’un ensemble de données sans précédent. C’est pourquoi, avec d’autres chercheurs, nous les utilisons pour tester la gravité. »  

Pour son travail, Kyu-Hyun Chae a recensé plus de 20.000 couples d’étoiles situées jusqu’à une distance de 650 années-lumière de la Terre.

D’après son étude, publiée dans la revue The Astrophysical Journal, dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract, lorsque deux étoiles tournent l’une autour de l’autre avec des accélérations inférieures à environ un nanomètre par seconde carré, elles commencent à s’écarter de la prédiction de la loi universelle de la gravitation de Newton et de la relativité générale. L’accélération observée est en effet d’environ 30 à 40 % supérieure aux prédictions.

gaia Crédit : Kyu-Hyun Chae

A gauche : un système d’étoiles doubles. Crédit : Wikipedia. A droite : Anomalies gravitationnelles observées dans 20.000 binaires. Crédit : Kyu-Hyun Chae.

L’amplification de l’accélération mesurée correspond bien aux prédictions de la théorie MOND. Plus exactement, elle est en accord avec la théorie AQUAL qui « a été proposée juste après MOND et qui est une théorie lagrangienne spécifique de la gravité modifiée« selon Kyu-Hyun Chae.

Mieux, pour rendre compte correctement du facteur d’amplification de l’accélération, il faut également compter sur l‘effet de champ externe (EFE) qui stipule que les mouvements d’un objet dans le cosmos ne doivent pas seulement dépendre de la masse de cet objet mais aussi de l’attraction gravitationnelle de toutes les autres masses de l’Univers. Il s’agit d’une autre prédiction de MOND qui entre en totale contradiction avec le principe d’équivalence d’Einstein, lequel affirme que tous les corps soumis à un même champ gravitationnel tombent à la même vitesse dans le vide. Et donc que le mouvement des étoiles dans une galaxie doit être indépendant d’un champ gravitationnel uniforme externe.

Référence

Breakdown of the Newton–Einstein Standard Gravity at Low Acceleration in Internal Dynamics of Wide Binary Stars

The Astrophysical JournalVolume 952Number 2


https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ace101

Abstract

A gravitational anomaly is found at weak gravitational acceleration gN ≲ 10−9 m s−2 from analyses of the dynamics of wide binary stars selected from the Gaia DR3 database that have accurate distances, proper motions, and reliably inferred stellar masses. Implicit high-order multiplicities are required and the multiplicity fraction is calibrated so that binary internal motions agree statistically with Newtonian dynamics at a high enough acceleration of ≈10−8 m s−2. The observed sky-projected motions and separation are deprojected to the 3D relative velocity v and separation r through a Monte Carlo method, and a statistical relation between the Newtonian acceleration gN ≡ GM/r2 (where M is the total mass of the binary system) and a kinematic acceleration g ≡ v2/r is compared with the corresponding relation predicted by Newtonian dynamics. The empirical acceleration relation at ≲10−9 m s−2 systematically deviates from the Newtonian expectation. A gravitational anomaly parameter δobs−newt between the observed acceleration at gN and the Newtonian prediction is measured to be: δobs−newt = 0.034 ± 0.007 and 0.109 ± 0.013 at gN ≈ 10−8.91 and 10−10.15 m s−2, from the main sample of 26,615 wide binaries within 200 pc. These two deviations in the same direction represent a 10σ significance. The deviation represents a direct evidence for the breakdown of standard gravity at weak acceleration. At gN = 10−10.15 m s−2, the observed to Newton-predicted acceleration ratio is . This systematic deviation agrees with the boost factor that the AQUAL theory predicts for kinematic accelerations in circular orbits under the Galactic external field.

14/08/2023 Futures difficultés économiques et politiques de la Chine

Sources
Diverses dont World Socialist Web Site

Selon les dernières données officielles publiées cette semaine, les exportations chinoises ont chuté de 14,5 pour cent en juillet par rapport à l’année précédente. Cette chute, la plus importante depuis le début de la pandémie de COVID-19 au début de l’année 2020, n’est qu’un des indices économiques qui confirment les difficultés de la deuxième économie mondiale et du premier exportateur.

Les exportations chinoises ont diminué de 12,4 pour cent au cours de chacun des trois derniers mois, chutant de 12,4 pour cent. Les importations ont également chuté de 12,4 pour cent en juillet et de 6,8 pour cent en juin, reflétant à la fois une baisse des dépenses de consommation et une contraction de la demande d’importation de matière première et autres entrants de la part des fabricants.

Certes, les chiffres officiels de l’inflation publiés hier montrent que, contrairement à une grande partie du reste du monde, les prix sont globalement en baisse en Chine. L’indice des prix à la consommation a baissé de 0,3 pour cent en glissement annuel en juillet, alors qu’il était resté stable en juin. L’indice des prix à la production, qui mesure le prix des marchandises à la sortie de l’usine, a encore baissé de 4,4 pour cent en juillet.

Mais ceci n’est pas bon signe. La chute des prix est une preuve supplémentaire du fait que le rebond attendu des dépenses de consommation à la suite de la levée par le gouvernement de la quasi-totalité des restrictions COVID-19 au début de l’année ne s’est pas produit. Tout au long de l’année, la Chine s’est trouvée au bord de la déflation, un indicateur de stagnation économique.

Le régime du Parti communiste chinois (PCC) s’est fixé un objectif modeste de croissance économique de 5 pour cent. il s’agirait de la croissance la plus faible depuis 1990. Même l’objectif de 5 pour cent est aujourd’hui remis en question. La croissance du deuxième trimestre de cette année a été de 6,3 pour cent par rapport à la même période de l’année dernière, alors que les principaux centres de production, tels que Shanghai, étaient sous le coup des mesures entreprises pour combattre le COVID-19.

Le président chinois Xi Jinping et les dirigeants du PCC sont manifestement préoccupés par l’état de l’économie, notamment en raison des risques de troubles sociaux. Lors de sa réunion du mois dernier, le Politburo du PCC a admis que l’économie avait fait des « progrès tortueux » depuis la levée des restrictions due au COVID-19. Il a promis « d’optimiser concrètement l’environnement de développement des entreprises privées », en réduisant les restrictions imposées aux promoteurs immobiliers et autres sociétés privées.

Le déclin des exportations chinoises et le ralentissement économique ne sont pas seulement le résultat d’une faible croissance mondiale et d’un commerce mondial chancelant, mais aussi de la guerre économique menée par les États-Unis pour détruire l’économie chinoise et, en particulier, paralyser ses industries de haute technologie. Le président américain Joe Biden a non seulement maintenu les droits de douane punitifs imposés à la Chine par son prédécesseur Trump, mais il a aussi considérablement élargi la portée des interdictions imposées aux entreprises chinoises de haute technologie et à la vente de puces informatiques de pointe et d’équipements de fabrication de puces à la Chine, au nom de la « sécurité nationale ».

Biden a intensifié l’attaque contre les industries chinoises de haute technologie en signant des mesures visant à interdire aux entreprises américaines et aux sociétés de capital-risque d’investir dans des sociétés chinoises impliquées dans des technologies de pointe, notamment dans le développement de semi-conducteurs, d’ordinateurs quantiques et de certaines applications de l’intelligence artificielle.

Loin d’être étroitement ciblées, comme le prétend Washington, les interdictions ont une portée considérable et sont conçues pour paralyser la capacité de la Chine à concurrencer les applications commerciales et militaires de haute technologie. De plus, comme pour les interdictions précédentes, les États-Unis font pression sur leurs alliés d’Europe et d’Asie pour qu’ils leur emboîtent le pas.

Washington considère la Chine comme la principale menace à son hégémonie mondiale et ne reculera devant rien, y compris la guerre, pour faire céder Pékin. Le fait même que la guerre économique menée par lui le soit au nom de la « sécurité nationale » laisse penser que les États-Unis se préparent rapidement à un conflit militaire avec la Chine, alors même qu’ils intensifient la guerre contre la Russie.

Face à l’incertitude croissante créée par la guerre économique américaine, les entreprises mondiales diversifient de plus en plus leurs bases de production dans ce que l’on appelle la « Chine plus un » The “China Plus One” strategy refers to a business strategy adopted by companies, especially multinational corporations, to diversify their production and supply chain activities by adding an alternative manufacturing or sourcing location to China.— en d’autres termes, elles conservent certaines usines en Chine, en particulier pour l’énorme marché chinois, tout en délocalisant une grande partie de la production ailleurs. Bien que de nombreux facteurs soient sans doute en jeu, les exportations chinoises vers les États-Unis ont chuté de 23 pour cent d’une année sur l’autre en juillet, alors que les exportations vers les États-Unis en provenance du Mexique, du Canada, du Viêt Nam et d’autres pays ont fortement augmenté.

Le ralentissement économique de la Chine génère indubitablement de vives tensions sociales et politiques. Le tournant du PCC vers la restauration capitaliste à partir de 1978 reposait idéologiquement sur l’affirmation que le marché élèverait le niveau de vie de l’ensemble de la population. À l’apogée de l’expansion économique chinoise, l’appareil du PCC considérait qu’une croissance économique de 8 pour cent était la référence pour un taux d’emploi élevé et la stabilité sociale.

Aujourd’hui, l’objectif de croissance économique est de 5 pour cent et le chômage augmente. Le taux officiel de chômage urbain pour le mois de juillet était de 5,4 pour cent, mais ce chiffre n’inclut pas les très nombreux migrants internes des zones rurales — environ 280 millions de travailleurs — qui affluent vers les villes pour y trouver une main-d’œuvre bon marché dans les secteurs de la fabrication et de la construction. Les travailleurs migrants sont traités comme des citoyens de seconde zone, qui n’ont pas droit aux services essentiels dans les villes où ils travaillent et sont les premiers à être licenciés.

Le chômage des jeunes en milieu urbain est bien plus élevé, atteignant un taux record de 21,3 pour cent pour les 16-24 ans en juin, selon les statistiques officielles. Cependant, de nombreux jeunes, en particulier les millions de nouveaux diplômés de l’université, abandonnent tout simplement le marché du travail, ou « s’allongent pour ne rien faire » selon l’expression chinoise, malgré les exhortations du gouvernement à accepter n’importe quel emploi subalterne et mal rémunéré. Zhang Dandan, économiste à l’université de Pékin, a estimé que le taux de chômage réel des jeunes en mars pourrait avoir atteint 46,5 pour cent. Et c’est sans compter la situation dans les zones rurales.

L’aliénation des jeunes est alimentée par l’énorme fossé social entre les riches et les pauvres généré par les processus de restauration capitaliste. Alors que le nombre de milliardaires en dollars en Chine n’a parfois été dépassé que par celui des États-Unis, de larges pans de la population luttent pour survivre avec des revenus très faibles. En 2020, le premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré que 600 millions de personnes vivaient avec moins de 1 000 yuans (143 dollars américains) par mois, soit moins de 5 dollars par jour.

Le président Xi, qui est conscient des tensions sociales explosives qui se développent, a fait de la « prospérité commune » un slogan clé de son troisième mandat, faisant pression sur l’oligarchie des entreprises pour qu’elle contribue à l’enrichissement de la société, tout en se vantant d’avoir mis fin à la pauvreté absolue en Chine. Si l’extraordinaire expansion économique de la Chine a permis d’améliorer le niveau de vie d’une grande partie de la population, des inégalités sociales flagrantes subsistent et le sort des pauvres s’aggrave à mesure que l’économie s’effondre. La réaction de l’appareil bureaucratique du PCC a été d’exiger que les médias donnent une tournure positive aux mauvaises nouvelles économiques et de censurer les vidéos et les images de pauvreté terrible apparaissant sur les médias sociaux.

Le marasme économique et les tensions sociales qui se développent en Chine ne sont qu’une expression de l’aggravation de la crise du capitalisme à l’échelle internationale, y compris aux États-Unis. En outre, dans une économie mondiale qui a été profondément intégrée par les processus de production mondialisée au cours des quatre dernières décennies, les mesures de guerre commerciale prises par les États-Unis pour exacerber l’effondrement de l’économie chinoise seront mal ressenties d’une manière ou d’une autre.

Les mesures de relance chinoises prises à la suite de la crise financière mondiale de 2008-2009 ont joué un rôle crucial dans la reprise de l’économie mondiale, tout comme les exportations chinoises pendant la période initiale de la pandémie de COVID-19. Aujourd’hui, alors que l’économie mondiale ralentit dans un contexte d’instabilité financière croissante, la Chine, couverte de dettes et qui est confrontée à une guerre commerciale punitive de la part des États-Unis, n’est plus en mesure de jouer le même rôle.

Nous ajouterons pour notre part que le réchauffement climatique prévu pour les prochaines années ne fera accroître les difficultés chinoises. Une grande partie du territoire agricole actuel se désertifiera, tandis que le débit des fleuves nourriciers (énumérés ci-dessous) se rétrécira

FleuveLongueurSurface bassin versantDébit
Bassin versant de l’Amour
Songhua1 434 km557 180 km22 463 m3/s
Argoun1 620 km164 500 km²340 m3/s
Bassin versant du Liao
Liao1345 km232 000 km2500 m3/s
Bassin versant du Hai He
Hai He1 329 km318 200 km2717 m3/s
Bassin versant du Fleuve Jaune
Fleuve Jaune5464 km752 443 km22 571 m3/s
Wei He818 km135 000 km2
Bassin versant du Huai He
Huai He1 078 km174 000 km21 110 m3/s
Bassin versant du Yangzi Jiang
Yangzi Jiang6 380 km1 800 000 km230 000 m3/s
Gan885 km81 600 km21 667 m3/s
Han885 km174 300 km22 156 m3/s
Xiang856 km94 815 km22 070 m3/s
Yuan864 km89 163 km22 158 km²/s
Wu1150 km80 300 km21 108 m3/s
Min735 km134 000 km22 850 m3/s
Jialing1 119 km160 000 km22 130 m3/s
Yalong1 323 km128 444 km21 914 m3/s
Bassin versant du Rivière des Perles
Rivière des Perles2 200 km409 458 km29 500 m3/s
Xi2 197 km409 480 km26 965 m3/s

14/08/2023 Détection en octobre 2022 du sursaut gamma le plus brillant jamais observé à ce jour.

Nommé  GRB 221009A, ce sursaut gamma a rayonné en quelques dizaines de secondes une énergie supérieure à celle produite par le soleil durant les dix milliards d’années de son existence .

GRB 221009A aussi connu sous le nom de Swift J1913.1+1946 a été conjointement découvert par le Neil Gehrels Swift Observatory et le Fermi Gamma-ray Space Telescope en octobre 2022. Sa distance a été estimée à 2,4 milliards d’années-lumière. Il proviendrait de la constellation Sagitta et a duré 10 heures. Il a saturé les détecteurs de rayons gamma de la plupart des observatoires spatiaux, ce qui lui a valu le surnom de The boat « brightest of all time”.

Si les rayons gamma avaient été dirigés directement vers la Terre, ils auraient détruit une partie significative de l’atmosphère terrestre, notamment la couche d’ozone qui la protège desrayons cosmiques. Les conséquences sur la vie terrestre sont encore mal étudiées, mais elles auraient été considérables.

Il est étonnant de voir l’indifférence avec laquelle a été perçu cet évènement dans le grand public

Pour en savoir plus

https://www.space.com/brightest-gamma-ray-burst-ever-results

Voir aussi Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sursaut_gamma

13/08/2023 L’espace-temps n’oublie jamais

Quand deux trous noirs entrent en collision au plus lointain de l’univers, ils émettent un court instant des ondes gravitationnelles. Celles-ci peuvent aujourd’hui être reçues et observées dans les deux détecteurs mis en place à cette fin, en Amérique Ligo Laser Interferometer Gravitational Wave Observatory et Virgo en Italie,

Les signaux reçus sont peu nombreux et très faibles. Par contre ils font apparaître un phénomène que ne soupçonnaient pas initialement les physiciens et qui a été nommé mémoire gravitationnelle. Ce terme signifie que les particules qui vibrent dans les ondes gravitationnelles ne retournent jamais à leur position de départ. Elles se trouvent très faiblement déplacées. Ceci est attribué au fait que l’espace temps qui conjugue les trois dimensions de l’espace et celle du temps est en permanence allongé sur ces trois dimensions et comprimé par celle du temps, ceci du fait de l’onde gravitationnelle

L’hypothèse d’une trace permanente dans l’espace temps laissée par le passage des ondes gravitationnelle a laissé longtemps les scientifiques sceptiques jusqu’à ce qu’elle soit confirmée par les interféromètres.

En relativité générale, les trous noirs sont désignés par deux nombres, leur masse et leur spin. Les paramètres supplémentaires sont nommés des cheveux (hairs) ) Si les chercheurs ne trouvent pas assez de cheveux, cela confirmerait la relativité d’Einstein, mais serait inquiétant pour les projets de gravité quantique. Ceux-ci postulent l’existence de particules quantiques dites soft particules identiques sinon voisines aux soft particules

12/08/2023 Le mystère de la langue froide (cold tongue)

Référence A mystery in the Pacific New Scientist 5 august 2023 p.37

On appelle langue froide équatoriale « equatorial cold tongue » une étroite bande de l’océan Pacifique oriental qui n’a cessé de se refroidir depuis 30 ans, contrairement au reste des mers et océans du globe. Elle s’étend vers l’ouest sur des milliers de miles marins à partir des côtes de l’Equateur. Depuis 30 ans cette région n’a cessé de se refroidir d’un demi-degré en moyenne, au contraire du réchauffement observable dans toutes les mers du monde.

La cause du refroidissement n’est pas connue. On a soupçonné les vents alizés qui pourraient emporter l’eau chaude de surface provoquant une remontée de l’eau froide sous marine, Mais les alizées soufflent depuis des siècles sans que ce phénomène ait pu être observé. La fonte des glaciers du pôle sud autour de l’Antarctique pourrait jouer un rôle, mais là encore il faudrait le prouver. Par ailleurs, le phénomène sera-t-il durable ?

Cette question n’est pas sans importance au vu des incendies qui ravagent actuellement la Californie ou l’Australie. Selon Pedro DiNezio, de l’University of Colorado Boulder, il s’agit de la plus importante énigme posée actuellement par la science du climat



Les cerveaux des enfants de paranthropes atteignaient une taille adulte dès l’âge de trois ans

C’est l’une des principales découvertes d’une équipe internationale de paléoanthropologues à partir des fossiles de quatre individus, datant de deux millions d’années environ, retrouvés en Afrique du Sud. Nous publions ci-dessous le résumé et les références de leur article, paru dans Science Advances du 3 mai 2023

Le paranthrope. Information disponible sur Internet

Paranthropus robustus est une espèce éteinte du genre Paranthropus, qui vivait en Afrique australe de 2 à 1,5 million d’années  bp Il a été découvert en 1938 à Kromdraai, en Afrique du Sud. D’autres sites préhistoriques d’Afrique du Sud, tels Swartkrans et Drimolen, ont ensuite livré des restes fossiles de cette espèce

Décrite en 1938 par le sud-africain Robert BroomParanthropus robustus fut la seconde espèce d’hominine définie (après Australopithecus africanus en 1925), et la première du genre Paranthrope. Le fossile TM 1517 trouvé en 1938 à Kromdraai par le collégien Gert Terblanche est l’holotype de l’espèce. Robert Broom découvrit en 1948 à Swartkrans des fossiles plus conséquents qu’il attribua à la même espèce. Il fallut néanmoins attendre 1994 pour trouver à Drimolen le crâne le plus complet de Paranthropus robustus connu à ce jour, DNH 7, dit Eurydice.

Phylogénie des genres actuels et fossiles d’Homininés :

 Homininae   Dryopithecini   † Dryopithecus (les Dryopithèques)
 Gorillini   Gorilla (les Gorilles)
 Hominini   Panina   Pan (les Chimpanzés)
 Hominina 
 † Ardipithecus (Ardi)

 † Sahelanthropus (Toumaï)

 † Australopithecus (Little FootLucy, etc.)

 † Paranthropus (Crâne noir)

 Homo (les Humains)


Les Paranthropes sont caractérisés par des crânes très robustes capables de produire une forte pression masticatoire, et par de grosses dents jugales, couvertes de la plus épaisse couche d’émail connue chez les hominidés. Le volume endocrânien du spécimen SK 1585 est estimé à 476 cm3.

Le squelette post-crânien de Paranthropus robustus est comparable à celui des autres Paranthropes et Australopithèques, et témoigne d’une bipédie, avec un certain degré d’arboricolisme conservé au niveau des membres supérieurs.

Paranthropus robustus présenterait un fort dimorphisme sexuel, avec des mâles sensiblement plus gros et plus robustes que les femelles. Sur la base de 3 spécimens, les mâles auraient eu une taille moyenne de 132 cm et les femelles de 110 cm. Sur un échantillon de 4 spécimens, les mâles auraient pesé en moyenne 42 kg et les femelles 30 kg2.

L’anatomie du squelette de Paranthropus robustus suggère que cette espèce avait un régime végétarien..

Les éclats de pierre et les galets taillés associés aux fossiles de Paranthropus robustus suggèrent que cet hominidé utilisait des outils et était peut-être capable d’en fabriquer .

Article
Hominin fossils from Kromdraai and Drimolen inform Paranthropus robustus craniofacial ontogeny

JOSÉ BRAGA  and others

SCIENCE ADVANCES

3 May 2023

Vol 9, Issue 18

DOI: 10.1126/sciadv.ade7165

  • Abstract

Ontogeny provides critical information about the evolutionary history of early hominin adult morphology. We describe fossils from the southern African sites of Kromdraai and Drimolen that provide insights into early craniofacial development in the Pleistocene robust australopith Paranthropus robustus. We show that while most distinctive robust craniofacial features appear relatively late in ontogeny, a few do not. We also find unexpected evidence of independence in the growth of the premaxillary and maxillary regions. Differential growth results in a proportionately larger and more postero-inferiorly rotated cerebral fossa in P. robustus infants than in the developmentally older Australopithecus africanus juvenile from Taung. The accumulated evidence from these fossils suggests that the iconic SK 54 juvenile calvaria is more likely early Homo than Paranthropus. It is also consistent with the hypothesis that P. robustus is more closely related to Homo than to A. africanus.

11/08/2023 Prochain effondrement de l’AMOC


Le courant nord-atlantique dit AMOC Atlantic meridional overturning circulation devrait selon les simulations de deux océanologues s’arrêter progressivement d’ici le milieu du 21e siècle. Cet arrêt était initialement prévu pour le début du 22e siècle.

L e Gulf Stream qui contribue au réchauffement de l’Atlantique nord, pourrait également s’effondrer. Mais il en résulterait paradoxalement pour l’Europe des hivers glacials.

Cette simulation est contestée par d’autres chercheurs.

Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Atlantic_meridional_overturning_circulation

Bigthink https://bigthink.com/strange-maps/gulf-stream-collapse-amoc

Référence

Nature Communications 

volume14, Article number: 4254 (2023) 

Abstract

The Atlantic meridional overturning circulation (AMOC) is a major tipping element in the climate system and a future collapse would have severe impacts on the climate in the North Atlantic region. In recent years weakening in circulation has been reported, but assessments by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), based on the Climate Model Intercomparison Project (CMIP) model simulations suggest that a full collapse is unlikely within the 21st century. Tipping to an undesired state in the climate is, however, a growing concern with increasing greenhouse gas concentrations. Predictions based on observations rely on detecting early-warning signals, primarily an increase in variance (loss of resilience) and increased autocorrelation (critical slowing down), which have recently been reported for the AMOC. Here we provide statistical significance and data-driven estimators for the time of tipping. We estimate a collapse of the AMOC to occur around mid-century under the current scenario of future emissions.