09/12/2023 L’Islam selon Geert Wilders


Geert Wilders est membre du Parlement néerlandais et président du Parti pour la Liberté des Pays-Bas ? Ci-dessous des extraits de son discours au Four Seasons à New York, présentant une Alliance des Patriotes;
Ce contenu ne recueille pas nécessairement l’accord de notre Comité de rédaction. Disons pour simplifier qu’il confond trop souvent la religion musulmane, défendable comme toutes les autres religions, et l’islamisme

https://en.wikipedia.org/wiki/Geert_Wilders

.Chers amis, merci beaucoup de m’avoir invité. Je viens en Amérique avec une mission. Tout ne va pas bien dans le vieux monde. Un énorme danger nous menace et il est très difficile d’être optimiste. Nous pourrions être dans les dernières étapes de l’islamisation de l’Europe.

Tout d’abord, je décrirai la situation sur le terrain en Europe. L’Europe que vous connaissez est en train de changer. Dans toutes les villes européennes, il existe un autre monde. C’est le monde de la société parallèle créée par la migration massive des musulmans. Partout en Europe, une nouvelle réalité apparaît : des quartiers musulmans entiers où très peu d’européens résident ou sont même vus. Et s’ils le font, ils pourraient le regretter. C’est le monde des foulards, où les femmes se promènent cachées dans des abayas sans silhouette. Leurs maris marchent à trois pas devant.

Des quartiers avec des mosquées à de nombreux coins de rue. Ce sont des quartiers musulmans et ils se multiplient dans toutes les villes d’Europe. Ils sont les éléments constitutifs du contrôle territorial de portions de plus en plus grandes de l’Europe, rue par rue, quartier par quartier, ville par ville. Il existe aujourd’hui des milliers de mosquées dans toute l’Europe. Et dans chaque ville européenne, il est prévu de construire des super-mosquées qui éclipseront toutes les églises de la région. Le signal est le suivant : nous régnons. De nombreuses villes européennes sont déjà à un quart musulmanes : il suffit de prendre Amsterdam, Marseille et Malmö en Suède. Dans de nombreuses villes, la majorité des moins de 18 ans est musulmane. Mohammed est le prénom le plus populaire parmi les garçons dans de nombreuses villes.

Dans certaines écoles élémentaires d’Amsterdam, la porcherie présente dans touts les exploitations agricoles européennes ne peut plus être mentionnée, car cela reviendrait également à mentionner le cochon, ce qui serait une insulte aux musulmans. De nombreuses écoles publiques en Belgique et au Danemark ne servent que de la nourriture halal à tous les élèves. Dans une Amsterdam autrefois tolérante, les homosexuels sont battus sont brutalisés par des musulmans. Les femmes non musulmanes s’entendent régulièrement traitées de putain. La semaine dernière, à Bruxelles, un homme a failli mourir après avoir été battu par des musulmans parce qu’il buvait pendant le Ramadan. Dans toutes les écoles il est conseillé aux enseignants d’éviter les auteurs jugés offensants pour les musulmans, notamment Voltaire et Diderot ; la même chose est de plus en plus vraie pour Darwin.

En Angleterre, les tribunaux de la charia font désormais officiellement partie du système juridique britannique. De nombreux quartiers en France sont des zones interdites aux femmes sans foulard. Les Juifs fuient la France en nombre record, en quête de la pire vague d’antisémitisme depuis la Seconde Guerre mondiale.

Au total, cinquante-quatre millions de musulmans vivent aujourd’hui en Europe. L’Université de San Diego a récemment calculé que d’ici 12 ans, 25 % de la population européenne sera musulmane. Bernhard Lewis a prédit une majorité musulmane d’ici la fin de ce siècle. Ceci dit, ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres ne seraient pas menaçants si les immigrants musulmans avaient un fort désir de s’assimiler. Mais il y a peu de signes de cela. Le Pew Research Center a rapporté que la moitié des musulmans français considèrent leur loyauté envers l’Islam comme plus grande que leur loyauté envers la France. Un tiers des musulmans français ne s’opposent pas aux attentats suicides. Le Centre britannique pour la cohésion sociale a rapporté qu’un tiers des étudiants musulmans britanniques sont favorables à un califat mondial.

Les musulmans exigent ce qu’ils appellent le « respect ». Et c’est ainsi que nous leur donnons du respect. Nous avons des jours fériés officiels musulmans. Le procureur général démocrate-chrétien est prêt à accepter la charia aux Pays-Bas s’il y a une majorité musulmane. Les revendications musulmanes sont soutenues par des comportements illégaux, allant des délits mineurs et des violences aléatoires, par exemple contre les ambulanciers et les chauffeurs de bus, jusqu’aux émeutes à petite échelle. Paris voit des soulèvement dans certaines banlieues populaires, certaines « cités ». J’appelle les auteurs de ces actes des «colonisateurs ». Parce que c’est ce qu’ils sont. Ils ne viennent pas s’intégrer dans nos sociétés ; ils viennent intégrer notre société dans leur Dar-al-Islam.

Si c’est bon pour l’Islam, c’est bien. Si c’est mauvais pour l’Islam, c’est mauvais. Que personne ne vous trompe sur le fait que l’islam est essentiellement une idéologie politique. C’est un système qui fixe des règles détaillées pour la société et la vie de chacun. L’Islam veut dicter tous les aspects de la vie. Islam signifie « soumission ». L’Islam n’est pas compatible avec la liberté et la démocratie, car ce qu’il défend, c’est la charia. Si vous voulez comparer l’Islam à quoi que ce soit, comparez-le au communisme ou au national-socialisme, ce sont toutes des idéologies totalitaires. Vous savez maintenant pourquoi Winston Churchill a qualifié l’Islam de « force la plus rétrograde au monde » et pourquoi il a comparé Mein Kampf au Coran.

Le public a accepté sans réserve le récit palestinien et considère Israël comme l’agresseur. J’ai vécu dans ce pays et je l’ai visité des dizaines de fois. Je soutiens Israël. Premièrement, parce qu’elle est la patrie juive après deux mille ans d’exil jusqu’à Auschwitz inclus ; deuxièmement parce que c’est une démocratie, et troisièmement parce qu’Israël est notre première ligne de défense. Ce petit pays est situé sur la ligne de front du jihad, ce qui contrecarre l’avancée territoriale de l’Islam. Israël est en première ligne du jihad, comme le Cachemire, le Kosovo, les Philippines, le sud de la Thaïlande, le Darfour au Soudan, le Liban e t Aceh en Indonésie. Israël est un obstacle.

Israël reçoit simplement les coups qui nous sont tous destinés. S’il n’y avait pas eu Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres moyens de libérer son énergie et son désir de conquête. Grâce aux parents israéliens qui envoient leurs enfants à l’armée et restent éveillés la nuit, les parents d’Europe et d’Amérique peuvent dormir et rêver sans se rendre compte des dangers qui les menacent. Beaucoup en Europe plaident en faveur de l’abandon d’Israël afin de répondre aux doléances de nos minorités musulmanes.

Mais si Israël devait, à Dieu ne plaise, s’effondrer, cela n’apporterait aucun réconfort à l’Occident. Cela ne signifierait pas que nos minorités musulmanes changeraient tout d’un coup de comportement et accepteraient nos valeurs. Au contraire, la fin d’Israël donnerait un énorme encouragement aux forces de l’Islam. Ils considéreraient, à juste titre, la disparition d’Israël comme la preuve que l’Occident est faible et condamné. La fin d’Israël ne signifierait pas la fin de nos problèmes avec l’Islam, mais seulement le début. Cela signifierait le début de la bataille finale pour la domination mondiale. S’ils peuvent avoir Israël, ils peuvent tout avoir.

Dans mon pays, les Pays-Bas, 60 pour cent de la population considère désormais l’immigration massive de musulmans comme la première erreur politique depuis la Seconde Guerre mondiale. Et 60 pour cent considèrent l’Islam comme la plus grande menace pour notre pays..

08/12/2023 L’hydrogène est pressé. Il prendra l’avion

Le gouvernement français communique
L’hydrogène, une filière d’avenir

La filière de l’hydrogène devrait créer plus de 100 000 emplois d’ici à 2030. Les profils d’ingénieurs sont actuellement les plus recherchés, mais des recrutements de techniciens et d’opérateurs seront rapidement nécessaires pour assurer l’exploitation et la maintenance des installations.

L’hydrogène jouera un rôle essentiel pour atteindre la neutralité carbone en 2050, en particulier pour les secteurs industriels ou de la mobilité qui n’ont pas d’autres solutions pour se décarboner (sidérurgie, cimenterie, mobilité lourde..). D’où l’importance de disposer d’une filière française suffisamment forte.

Avec le plan France 2030 l’État investit massivement dans la structuration de la filière de l’hydrogène décarboné (hydrogène vert) et vise à être un des leaders mondiaux. La France se donne ainsi l’ambition de pouvoir compter sur son sol au moins quatre giga-usines d’électrolyseurs et l’ensemble des technologies nécessaires à l’utilisation de l’hydrogène. Ce qui demande un effort conséquent sur les compétences pour accompagner ce déploiement industriel massif.

L’aviation civile a manifestement commencé à comprendre le message…..

Ecopulse
https://www.daher.com/ecopulse/

Conçu par Daher, Safran et Airbus, avec le soutien du CORAC (Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile) et de la DGAC, EcoPulse est un démonstrateur d’avion à propulsion hybride distribuée. Il s’inscrit comme l’un des projets collaboratifs majeurs de la filière aéronautique française et contribue ainsi aux objectifs de décarbonation du transport aérien à l’horizon 2050.

Dévoilé au Salon du Bourget 2019, ce démonstrateur à l’architecture innovante de Daher, Safran et Airbus s’inscrit comme l’un des projets collaboratifs majeurs de la filière aéronautique française, dans le cadre du plan de relance du gouvernement français présenté en juin dernier. En posant les bases d’avions légers pour la fin de la décennie, il permettra de mettre au point des technologies réduisant l’empreinte environnementale des avions commerciaux de demain, contribuant ainsi aux objectifs de décarbonation du transport aérien à l’horizon 2050.

Après plus d’un an de développements à partir d’une plateforme d’avion léger fournie par Daher, le projet franchit aujourd’hui une étape clé avec le passage réussi de la Preliminary Design Review (PDR) qui permet de valider et de figer les principes constructifs du démonstrateur, son niveau de sécurité et la compatibilité du système avec l’utilisation de l’avion.

Le projet entre désormais dans sa phase de conception détaillée des systèmes fournis par Safran et Airbus en parallèle du lancement de l’assemblage du prototype par Daher.

En charge de l’installation des composants et systèmes, des essais en vol, de la conception globale et de la construction réglementaire, Daher a adapté sa plateforme d’avion afin d’assurer l’intégration et la compatibilité d’un système hybride à propulsion distribuée avec le niveau de sécurité nécessaire.

Le passage réussi de la PDR permet à Daher d’entamer la phase d’assemblage du démonstrateur sur son site de Tarbes, où ont été conçues et réceptionnées les premières pièces. L’entrée en chaîne d’assemblage final est prévue pour la fin 2021, le premier vol devant intervenir courant 2022.

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Zeroavia
https://zeroavia.com/
Le concepteur anglo-américain ZeroAvia veut mettre en service ses appareils à partir de 2025.

ZeroAvia fait parler d’elle depuis quelques années déjà. En 2020, elle faisait voler un avion de six places propulsé uniquement par des moteurs électriques à hydrogène, ce qui laissait déjà présager une évolution rapide de ce nouveau marché. Ce mois-ci, elle a fait voler un avion plus imposant : un bimoteur Dornier 228.

Sous son aile gauche se trouvait un moteur électrique à hydrogène, baptisé ZA-600 et alimenté par deux piles à combustible, mais également par des batteries lithium-ion offrant plus de puissance au décollage et plus de sécurité en cas de défaillance. Le vol s’est déroulé sans encombre et a atteint une altitude de 60 mètres pendant un peu moins de 10 minutes. Le fondateur de ZeroAvia, Val Miftakhov, reste satisfait de l’essai et déclare : « Nous venons de faire voler le plus grand avion hybride à hydrogène avec un moteur commercialisable sur un avion commercial. Nous sommes sur la bonne voie pour une entrée en service dans deux petites années. »

Si l’entreprise veut faire certifier le concept d’ici à un an, elle a encore quelques efforts à fournir. En effet, les packs de batteries, les piles à combustible et les réservoirs d’hydrogène étaient tous situés dans la cabine. Pour passer à la configuration commerciale, ils devront être placés dans un stockage externe. Par ailleurs, sous son aile droite, l’avion dispose encore d’un moteur à réaction conventionnel, par sécurité.

Cependant, ZeroAvia est très optimiste. Elle a déjà enregistré entre 600 et 700 précommandes pour des appareils à motoriser, et elle compte commercialiser un avion de 9 à 19 places à l’horizon 2025. De plus, l’entreprise, qui bénéficie d’investissements conséquents de la part d’Amazon et de son Climate Pledge Fund, travaille sur des moteurs plus puissants dans le but d’équiper des engins de 90 places dans la décennie.

L’hydrogène doit encore faire ses preuves, tant du point de vue de sa viabilité commerciale que de sa capacité réelle à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, la production du carburant est coûteuse en énergie, et s’il est envisagé de l’alimenter par des sources renouvelables, certains décrient les moteurs électriques à hydrogène pour leur consommation d’énergie globalement plus importante que celle des moteurs électriques à batterie. Enfin, s’il est beaucoup plus évident de concevoir ce type d’avion, l’infrastructure pour produire le carburant, le stocker et le fournir doit encore être généralisée dans les aéroports. Cela limite donc son attrait commercial pour le moment.

Sources : EngadgetLe Journal de l’Aviation

07/12/2023 La conscience, un sujet de controverse

En 2004, le neuroscientifique bien connu Giulio Tononi a proposé une théorie mathématique de la conscience connue sous le nom de théorie de l’information intégrée (ITT). La conscience reste l’un des plus grands mystères de la science dont la nature insaisissable a suscité de nombreuses théories et débats. 

A l’heure de l’intelligence artificielle, la question se trouve non seulement d’actualité mais elle pose la question des états de conscience que peuvent ressentir les animaux doté d’un cerveau moins riche en neurones associatifs que le nôtre, à plus forte raison les animaux qui comme la pieuvre sont dépourvus de cerveau anatomiquement définis.

L’ITT suggère que la conscience émane d’un système qui génère plus d’informations en tant qu’ensemble intégré que la somme de ses parties. La mesure clé de l’IIT est appelée Φ (phi), une mesure de l’information intégrée dans un système. En termes simples, elle quantifie l’information qui est générée par l’ensemble du système, au-delà de ce qui est produit par ses parties individuelles. Plus le phi est élevé, plus le système est considéré comme conscient.

Pourtant l’ITT ne constitue pas à elle seule l’explication de ce qu’est la conscience Aussi la théorie est aujourd’hui battue en brèche voire même réfutée jusqu’à être qualifiée de “non scientifique”. Il faudrait donc en revenir à Karl Popper, spécialiste en la matière, selon lequel “le critère de la scientificité d’une théorie réside dans la possibilité de l’invalider, de la réfuter ou encore de la tester » (Conjectures et réfutations, La croissance du savoir scientifique, pp. 64-65).

Les critères retenus dans l’article pour juger de la scientificité de la théorie ITT font appel à divers procédés, mais il n’est aucunement question de tester la théorie en s’appuyant sur “des expériences cruciales » selon le terme de Popper. Peut-être le problème est-il mal abordé et les arguments non appropriés (Consciousness theory ‘is pseudoscience’)?

Que l’on se rassure. Si l’état de conscience d’un individu est difficile à définir, l’état opposé, dit de perte de conscience, saute immédiatement aux yeux.

07/12/2023 Risque de chaos au centre de la Voie Lactée

Les étoiles dites S-Stars qui orbitent au centre de notre galaxie, autour du trou noir supermassif Sagittarius A* marquant ce centre, ont des orbites si chaotiques qu’il est impossible de simuler leurs positions au delà de 460 ans.

Les orbites des corps célestes sont difficiles à prévoir avec précision, car la plus petite erreur d’observation se traduit par des déviations importantes. La difficulté est accrue quand ces orbites sont proches, car les erreurs s’accumulent.

Aujourd’hui, l’astronome Simon Protegies Zwaert et ses collègues de l’Université de Leiden en Hollande ont mis au point un algorithme nommé Brutus. Celui-ci permet de simuler les mouvements des objets dits à N-corps, https://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_%C3%A0_N_corps. Il conserve les décimales des centaines de fois au delà de la virgule, ce qui le rend très lent à dérouler.

Appliqué aux mouvement des étoiles orbitant au centre de la galaxie, cet algorithme montre que les orbites des S-Stars proches de ce centre deviennent imprévisibles bien avant 460 ans.

Ceci tient à un phénomène dit du chaos ponctué. Les orbites apparaissent stables pendant un certain temps, jusqu’à ce que deux ou trois de ces S-Stars rapprochent un peu leurs orbites. Ce mouvement retentit sur la position du trou noir et rapidement sur celles des étoiles proches, bouleversant leurs trajectoires.

Il n’est pas certain que le système solaire puisse échapper aux conséquences de cette évolution. Nous devrons en prendre notre parti. C’est ainsi que l’univers a évolué depuis le Big Bang

Pour plus de détails, voir https://www.techno-science.net/actualite/27-etoiles-trou-noir-grand-chaos-N23756.html

Référence

Punctuated chaos and the unpredictability of the Galactic Centre S-star orbital evolution 

Simon F Portegies Zwart, Tjarda C N Boekholt, Douglas C Heggie

Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 526, Issue 4, December 2023, Pages 5791–5799, https://doi.org/10.1093/mnras/stad2654

Published:

07 September 2023

ABSTRACT

We investigate the chaotic behaviour of the S-star cluster in the Galactic Centre using precise N-body calculations, free from round-off or discretization errors. Our findings reveal that chaos among the Galactic Centre S-stars arises from close encounters, particularly among pairs and near the massive central body. These encounters induce perturbations, causing sudden changes in the orbital energies of the interacting stars. Consequently, neighbouring solutions experience roughly exponential growth in separation. We propose a theory of ‘punctuated chaos’ that describes the S-star cluster’s chaotic behaviour. This phenomenon results from nearly linear growth in the separation between neighbouring orbits after repeated finite perturbations. Each participating star’s orbit experiences discrete, abrupt changes in energy due to the perturbations. The cumulative effect of these events is further amplified by the steady drift in orbital phase. In the Galactic Centre, perturbations originate from coincidental encounters occurring within a distance of ≲100 au between at least two stars (in some cases, three stars). Our model satisfactorily explains the observed exponential growth in the 27 S-stars cluster. We determine that the S-star system has a Lyapunov time-scale of approximately 462 ± 74 yr. For the coming millennium, chaos in the S-star cluster will be driven mainly by a few of the closest orbiting stars: S2, S5, S6, S8, S9, S14, S18, S31, S21, S24, S27, S29, and S38.

06/12/2023 Les méduses n’ont pas besoin de cerveau pour apprendre par association

L’apprentissage associatif (associative learning) est un processus dans lesquels l’homme ou l’animal apprend à produire une (ou des) réponse(s) comportementale(s) suite à la perception d’un stimulus donné, par association mentale entre les deux. C’est ainsi que dans les écoles élémentaires, les enfants ont appris à rentrer en classe lorsque sonne la fin de la récréation. C’est également par apprentissage associatif qu’un chien accourt quand on l’appelle, si du moins son maître lui avait appris initialement que ce faisant il pouvait recevoir une petite récompense.

On estime généralement que pour apprendre de cette façon, les animaux ont besoin d’un cerveau relativement grand. C’est au niveau de cet organe que s’opèrent les connexions entre messages d’entrée et messages de sortie.  C’est le cas notamment chez les primates, dont les humains, mais aussi les souris et les oiseaux.

Aujourd’hui des chercheurs ont montré qu’un animal notoirement dépourvu de cerveau et même de système nerveux central, tel que la méduse, peut être capable d’apprentissage associatif. Ainsi la méduse Tripedalia cystophora placée dans une enceinte fermée apprend très rapidement pour ne pas se blesser à éviter de se heurter aux parois de cette enceinte.

Elle fait appel à quatre organes jouant le rôle de senseurs visuels répartis dans son corps et constamment en relation avec ses tentacules.

Référence

Associative learning in the box jellyfish Tripedalia cystophora

Published: September 22, 2023DOI:

https://doi.org/10.1016/j.cub.2023.08.056

06/12/2023 Nouvelles perspectives sur la Gravité quantique

Des physiciens de l’University College London (UCL) proposent une théorie révolutionnaire tentant d’unifier la gravité et la mécanique quantique tout en préservant la vision classique de l’espace-temps d’Einstein

Merci à https://sciencepost.fr/nouvelle-theorie-unir-la-gravite-einstein-mecanique-quantique/

La physique moderne repose sur deux piliers : la mécanique quantique et la théorie de la relativité générale d’Einstein.

La théorie quantique est capable de décrire le comportement des particules subatomiques. Elle s’appuie sur des principes tels que la superposition et l’intrication quantiques. Selon cette théorie scientifique, les particules peuvent exister dans plusieurs états à la fois et être instantanément liées entre elles, peu importe la distance qui les sépare.

De son côté, la relativité générale d’Einstein décrit la gravité comme une courbure de l’espace-temps causée par la présence de masse et d’énergie. Celle-ci fonctionne bien à des échelles cosmiques, décrivant comment les planètes, les étoiles et les galaxies interagissent gravitationnellement.

Ainsi, pour résumer simplement, la mécanique quantique explique le comportement des particules subatomiques (infiniment petit), tandis que la relativité générale explique le comportement de la matière aux échelles cosmiques.

À la recherche d’une « théorie du tout »

Le problème est qu’il nous est actuellement impossible d’appliquer ces deux approches à des situations où les échelles quantiques (très petites, comme les particules subatomiques) et les échelles relativistes (très grandes, comme les objets célestes) se chevauchent. Dans de telles situations, les deux théories produisent des résultats qui se contredisent. Autrement dit, elles paraissent incompatibles.

Par exemple, lorsqu’on essaie d’appliquer la mécanique quantique à un objet massif comme un trou noir, cela conduit à des paradoxes tels que la « perte d’information ». Selon la théorie quantique, l’information ne peut pas être détruite, mais la relativité générale suggère que l’information peut être perdue dans un trou noir, créant ainsi un conflit.

Ainsi, les physiciens cherchent depuis longtemps une « théorie du tout » capable d’unifier la gravité et la mécanique quantique. Jusqu’à présent, tout le monde a fait « chou blanc », ce qui nous ramène à cette nouvelle idée.

Cette « théorie postquantique de la gravité classique », comme l’appellent les physiciens théoriciens qui en sont à l’origine, propose une approche novatrice pour résoudre ce problème d’incompatibilité.

Contrairement à d’autres approches qui cherchent à quantifier l’espace-temps lui-même, cette idée propose de laisser l’espace-temps en tant qu’entité classique. Elle ajuste la théorie quantique, suggérant que les particules subatomiques peuvent interagir avec un espace-temps non quantique de manière spécifique.

La théorie postule ainsi l’existence de fluctuations aléatoires de l’espace-temps. Ces fluctuations seraient plus importantes que ce que la théorie quantique classique envisageait, rendant le poids apparent des objets imprévisible lorsqu’il est mesuré avec une grande précision sur une période de temps.

Pour tester cette idée, une expérience a été suggérée. Elle implique une mesure extrêmement précise du poids d’une masse sur une période de temps prolongée. Si les fluctuations mesurées dépassent les prédictions de la théorie quantique classique, cela pourrait soutenir la validité de la nouvelle théorie.

En s’attaquant au problème de l’information sur les trous noirs, cette théorie postquantique pourrait par exemple potentiellement résoudre des paradoxes liés à la nature de l’information dans les objets absorbés par un trou noir.

Ces idées novatrices nécessitent cependant des expériences approfondies et à grande échelle pour être confirmées. Les physiciens devront donc développer des méthodes expérimentales sophistiquées pour mesurer les fluctuations prédites et valider ainsi la théorie.

Les détails sont publiés par Nature, dans un article dont on trouvera ci-dessus les références et l’abstract

Source

  1. nature  
  2. nature communications  
  3. articles  
Gravitationally induced decoherence vs space-time diffusion: testing the quantum nature of gravity

Nature Communications 

volume14, Article number: 7910 (2023) Cite this article

Abstract

We consider two interacting systems when one is treated classically while the other system remains quantum. Consistent dynamics of this coupling has been shown to exist, and explored in the context of treating space-time classically. Here, we prove that any such hybrid dynamics necessarily results in decoherence of the quantum system, and a breakdown in predictability in the classical phase space. We further prove that a trade-off between the rate of this decoherence and the degree of diffusion induced in the classical system is a general feature of all classical quantum dynamics; long coherence times require strong diffusion in phase-space relative to the strength of the coupling. Applying the trade-off relation to gravity, we find a relationship between the strength of gravitationally-induced decoherence versus diffusion of the metric and its conjugate momenta. This provides an experimental signature of theories in which gravity is fundamentally classical. Bounds on decoherence rates arising from current interferometry experiments, combined with precision measurements of mass, place significant restrictions on theories where Einstein’s classical theory of gravity interacts with quantum matter. We find that part of the parameter space of such theories are already squeezed out, and provide figures of merit which can be used in future mass measurements and interference experiments.

Référence

05/12/2023 La centrale solaire flottante Cirata, en Indonésie

Cette centrale se trouve dans l’ouest de la province de Java, en Indonésie. Elle a été édifiée sur 250 hectares du réservoir de 6.200 hectares Cirata utilisé par la centrale électrique du même nom.

En Juillet 2017 les firmes PT JPB et Masdar avaient signé un memorandum of understanding pour rechercher ensemble des solutions aux besoins d’énergie de l’Indonésie.

Ceci avait abouti à la création en 2020 de la joint venture PT. Pembangkitan Jawa Bali Masdar Solar Energi (PMSE) pour réaliser une centrale solaire flottante . Le financement fut pris en charge en 2021 par Sumitomo Mitsui Banking et les travaux commencèrent immédiatement.

Le projet déclaré d’intéret stratégique par le gouvernement a vu depuis ses capacités quadrupler. Les Emirats Arabes Unis contribuent au financement.

Les panneaux photovoltaiques sont montés sur des flotteurs amarrés au fond du réservoir Cirata. Ils sont connectés à une sous-station de haut voltage sur le rivage par des câbles électriques qui alimentent ensuite le réseau général.

Par ailleurs, les panneaux flottants ont l’intérêt de réduire l’évaporation du lac. afin de faciliter l’irrigation et limiter la croissance des algues.

La centrale solaire devrait créer 800 emplois et aider l’Indonésie à augmenter fortement son mix d’énergie renouvelable. L’Indonésie s’est dotée d’un plan national visant à utiliser 200 réservoirs pour générer zéro-émissions en 2060, voire en 2055

05/12/2023 Le trou noir le plus lointain jamais observé

Il ne nous pas possible de voir directement un trou noir, car celui-ci enferme les ondes de lumière qui nous sont perceptibles et qui passent à sa portée. Par contre, il émet un faible rayonnement dit de Hawking dont nous pouvons observer les effets . Plus les trous noirs sont lointains autrement dit plus ils sont âgés, plus ce rayonnement met de temps à nous parvenir.

Récemment des astronomes de la Yale University ont observé le plus ancien des trous noirs jamais identifiés, à 31 milliards d’années lumière de la Terre. Celui-ci était également le plus massif des trous noirs supermassifs observés à ce jour.

Ces données avaient été enregistrées par le tout nouveau James Webb Space Telescope comme provenant de la galaxie UHZ-1 et confirmées par des observations de rayons X du Chandra X-ray Observatory. Le trou noir était bien au centre de la galaxie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vaporation_des_trous_noirs

Les observations ont montré que le trou noir était âgé de 470 millions d’années après le Big Bang, autrement dit qu’il était très jeune, alors que l’univers n’avait que 3% de son âge actuel. Elles ont également montré que le trou noir était de la catégorie des trous noirs supermassifs, entre 10 millions à 100 millions la masse de notre soleil.

Autrement dit, il est impossible d’attribuer sa formation à l’effondrement sur elle-même d’une étoile ayant épuisé son carburant, surtout si cette étoile avait été de taille gigantesque.

Une autre hypothèse relative à la formation des trous noirs supermassifs propose que ceux-ci soient les résultats de l’entrée dans le centre d’une galaxie d’un puissant flux d’énergie, d’au moins 10.000 masses solaire, et s’effondrant d’un coup. Ceci servirait d’amorce pour la création du trou noir supermassif en question.

Pour confirmer cette derrière hypothèse, il conviendra de faire appel à des observations du JWSO, le seul capable à ce jour d’étudier la formation de tels trous noirs, ce pourquoi il avait d’ailleurs été spécialement conçu.

Références

Evidence for heavy-seed origin of early supermassive black holes from a z ≈ 10 X-ray quasar

https://www.nature.com/articles/s41550-023-02111-9

Abstract

Observations of quasars reveal that many supermassive black holes (BHs) were in place less than 700 Myr after the Big Bang. However, the origin of the first BHs remains a mystery. Seeds of the first BHs are postulated to be either light (that is, 10−100 M⊙), remnants of the first stars, or heavy (that is, 10−105 M⊙), originating from the direct collapse of gas clouds. Here, harnessing recent data from the Chandra X-ray Observatory, we report the detection of an X-ray-luminous massive BH in a gravitationally lensed galaxy identified by the James Webb Space Telescope at redshift z ≈ 10.3 behind the cluster lens Abell 2744. This heavily obscured quasar with a bolometric luminosity of ~5 × 1045 erg s−1 harbours an ~107−108 M⊙ BH assuming accretion at the Eddington limit. This mass is comparable to the inferred stellar mass of its host galaxy, in contrast to what is found in the local Universe wherein the BH mass is ~0.1% of the host galaxy’s stellar mass. The combination of such a high BH mass and large BH-to-galaxy stellar mass ratio just ~500 Myr after the Big Bang was theoretically predicted and is consistent with a picture wherein BHs originated from heavy seeds.

04/12/2022 Découverte d’une exoplanète dans la zone habitable de son soleil

Grâce à l’observatoire spatial Kepler, des astronomes ont découvert la plus petite planète naviguant dans la zone habitable d’une étoile semblable au Soleil.

Il s’agit de l’exoplanète nommée Kepler 22-b Elle est 2,4 fois plus grande que la Terre, donc de taille voisine.

Kepler 22-b tourne en 290 jours autour de Kepler 22, une étoile de type solaire située à 600 années-lumière. Son orbite la place donc dans la zone habitable, c’est-à-dire la région autour d’une étoile où le climat d’une planète peut permettre à l’eau de couler en surface.

Dès que de l’eau liquide (et non gelée) se trouve à la surface d’une planète, on peut espérer trouver sur cette planète des formes de vie comparables à celles que l’on trouve sur la Terre. Ceci signifie en principe y trouver aussi bien des virus que des animaux de grande taille, et pourquoi pas des êtres intelligents capables d’y édifier des civilisations comparables à celles développées par l’humanité sur la Terre.

Ciel et espace donne sur son site les précisions suivantes :
https://www.cieletespace.fr/actualites/decouverte-une-neptune-dans-la-zone-habitable-d-un-soleil

Neptune ou planète océan ?

À l’heure actuelle, l’équipe n’a pas encore observé la planète par la méthode des vitesses radiales — où l’on étudie le balancement que la planète occasionne sur son étoile. Dès lors, elle ne connaît pas sa masse, ni donc sa densité.

Mais si son rayon est 2,4 fois celui de la Terre, il y a très peu de chance pour qu’elle soit rocheuse. Les modèles indiquent en effet que si sa masse est faible (1 ou 2 masses terrestres), il s’agit d’une planète gazeuse. Si elle est plus massive (5 à 10 masses terrestres), nous avons affaire à une planète océan, c’est-à-dire une planète contenant tellement d’eau qu’elle est entièrement couverte d’un océan de plusieurs dizaines de kilomètres d’épaisseur.

Des milliers de planètes potentielles

Kepler 22-b n’est donc pas beaucoup plus semblable à la Terre que ne l’est Gliese 581d. Quelque 5 fois plus massive que notre planète, Gliese 581d navigue dans la zone habitable d’une naine rouge, une étoile plus froide que notre Soleil.

Kepler chasse les planètes par la méthode des transits. Le satellite de la Nasa capte l’infime baisse de luminosité que provoque le passage d’une planète devant son étoile. À ce jour, l’équipe responsable annonce avoir décelé 2326 candidats. Parmi ces planètes, qui restent encore à confirmer, on compterait 207 Terres, 680 Super Terres, 1181 Neptune, 203 Jupiter et 55 planètes plus massives que Jupiter.

48 d’entre elles, dont Kepler 22-b, navigueraient dans la zone habitable de leur étoile. Ce sont elles que le réseau de télescopes Allen (ATA, Allen Telescope Array), situé en Californie et dédié au programme SETI de recherche d’intelligence extraterrestre, va pointer en priorité
ATA avait été mis en mode « hibernation » depuis avril 2011, faute de financement. Un soutien du public et de l’US Air Force a permis de le remettre en service le 5 décembre.

Référence

A Neptune-mass exoplanet in close orbit around a very low-mass star challenges formation models

20 authors
SCIENCE
30 Nov 2023
Vol 382, Issue 6674 pp. 1031-1035
DOI: 10.1126/science.abo023

Editor’s summary

Planets form in protoplanetary disks of gas and dust around young stars that are undergoing their own formation process. The amount of material in the disk determines how big the planets can grow. Stefánsson et al. observed a nearby low-mass star using near-infrared spectroscopy. They detected Doppler shifts due to an orbiting exoplanet of at least 13 Earth masses, which is almost the mass of Neptune. Theoretical models do not predict the formation of such a massive planet around a low-mass star (see the Perspective by Masset). The authors used simulations to show that its presence could be explained if the protoplanetary disk were 10 times more massive than expected for the host star. —Keith T. Smith

Abstract

Theories of planet formation predict that low-mass stars should rarely host exoplanets with masses exceeding that of Neptune. We used radial velocity observations to detect a Neptune-mass exoplanet orbiting LHS 3154, a star that is nine times less massive than the Sun. The exoplanet’s orbital period is 3.7 days, and its minimum mass is 13.2 Earth masses. We used simulations to show that the high planet-to-star mass ratio (>3.5 × 10−4) is not an expected outcome of either the core accretion or gravitational instability theories of planet formation. In the core-accretion simulations, we show that close-in Neptune-mass planets are only formed if the dust mass of the protoplanetary disk is an order of magnitude greater than typically observed around very low-mass stars

03/12/2023 Astral Systems veut réaliser de mini-réacteurs à fusion

La start-up britannique Astral Systems compte réaliser de mini-réacteurs à fusion nucléaire capables de produire le plus tôt possible des isotopes radioactifs pour le traitement des cancers ou l’imagerie médicale.

C’est un des objectifs du projet international ITER, mais Astral Systems ne souhaite pas attendre encore des années avant qu’ITER ne devienne opérationnel.

Rappelons que l »isotope d’un élément chimique donné a le même nombre de protons dans son noyau atomique mais un nombre différent de neutrons. Ceci lui confère des propriétés chimiques presque équivalentes mais des propriétés physiques différentes. Ainsi les isotopes de l’hydrogène H sont le protium (1H) avec zéro neutron, le deuterium (2H) avec 1 neutron, le tritium (3H) avec 2 neutrons.

Par ailleurs, un radionucléide (contraction de radioactivité et de nucléide) est un nucléide radioactif, c’est-à-dire qui est instable et peut donc se décomposer en émettant un rayonnement. Un radioisotope (contraction de radioactivité et d’isotope) est un isotope radioactif (parce que son noyau est un radionucléide).

On réalise l’isotope radioactif d’un élément donné en l’isolant et l’irradiant c’est-dire en le soumettant à une source de radioactivité qu’il relâche ensuite progressivement . C’est cette radioactivité qui semble avoir un effet thérapeutique sur certains cancers. L’isotope radioactif peut également servir de traceur en imagerie médicale pour aider à mieux localiser certains éléments du corps soumis à traitement.

Malheureusement les isotopes radioactifs sont coûteux à obtenir, nécessitent actuellement des centrales à fission toutes en voir de fermeture au Royaume Uni et ne sont actifs que pendant quelques heures.

L’objectif de Astral est de réaliser de petits réacteurs à fusion, beaucoup plus faciles à concevoir et mettre en œuvre que Iter. Ceux-ci seraient installés dans les pays où existe une forte demande d’isotopes radioactifs.

Astral Systems
voir https://uk.linkedin.com/company/astralsystems