24/12/2024 La grippe aviaire va-t-elle devenir une pandémie ?

La grippe aviaire se répand actuellement aux Etats-Unis, faisant craindre qu’elle puisse se transformer en pandémie interhumaine

Le terme de grippe aviaire, aussi connue sous le nom d’influenza aviaire, définit une maladie infectieuse qui touche d’abord et avant tout les oiseaux. Identifiée pour la première fois en Europe, en Italie, il y a plus d’un siècle, la grippe aviaire est une infection provoquée par des virus grippaux de type A. Parmi ces virus, on retrouve plus couramment les sous-types H5, H7 et H9.

Aujourd’hui répandue dans le monde entier, la grippe aviaire est susceptible de toucher toutes les espèces d’oiseaux sauvages et domestiques. Elle constitue une menace dans les élevages de volailles industriels, en raison de sa contagiosité et de sa mortalité élevée (on parle aussi de « peste aviaire »).

La grippe aviaire représente également un danger pour l’homme en raison de la transmission de la grippe aviaire de l’oiseau à l’être humain (transmission de l’oiseau au mammifère).

En 1997, des scientifiques relèvent un premier cas d’infection humaine par la souche ou le virus H5N1 à Hong Kong, coïncidant avec une forte épidémie de grippe aviaire dans la région. À ce jour, la transmission de la grippe aviaire à l’humain implique un contact étroit de l’homme avec des oiseaux contaminés. Il n’existe, pour l’heure, pas de transmission directe de l’humain à l’humain, sauf très rares cas.

Néanmoins, la propagation du virus de la grippe aviaire chez les oiseaux augmente le risque de développement d’un nouveau virus qui pourrait déboucher sur une grippe aviaire transmissible d’homme à homme, et provoquer une pandémie de grippe aviaire chez l’être humain.

Les symptômes de la grippe aviaire chez l’homme apparaissent, en moyenne, entre un et cinq jours après l’exposition à la maladie. Ils se manifestent par :
une toux ;
un essoufflement ;
une montée de fièvre ;
l’apparition de douleurs musculaires ;
des maux de tête.
Dans de plus rares cas, une diarrhée, un mal de gorge, un état de fatigue ou encore une conjonctivite peuvent également être considérés comme des symptômes de la grippe aviaire.

À noter qu’il est possible pour l’homme d’être contaminé par la grippe aviaire sans développer le moindre symptôme. 

Dans les cas les plus graves, la grippe aviaire peut entraîner la défaillance de plusieurs organes et conduire au décès du patient.

Référence

New Scientist 14/21 December 2024

Bird flu suddenly got serious in 2024, infecting dozens of people

People in multiple US states tested positive for bird flu this year, raising concerns about the pandemic potential of the virus

By Grace Wade

11 December 2024

A highly infectious type of bird flu began spreading in dairy cows across the US earlier this year, providing the pathogen with one of its best opportunities to date to evolve and more easily infect people.

Infectious disease experts have been concerned about the virus, called H5N1, for decades. Of the more than 900 people worldwide who are known to have caught it since 2003, around half died as a result

Follow up

23/12/2024 Le projet DESI

En cosmologie, l’énergie sombre ou énergie noire est une forme d’énergie hypothétique remplissant uniformément tout l’Univers et dotée d’une pression négative, elle se comporte comme une force gravitationnelle répulsive. Ce serait elle qui serait responsable de l’expansion de l’univers.

Ce phénomène voit à grande échelle les objets composant l’Univers (galaxiesamas…) s’éloigner les uns des autres. Cet écartement mutuel, que l’on pourrait prendre pour un mouvement des galaxies dans l’espace, s’interprète en réalité par un gonflement, une dilatation, de l’espace lui-même, les objets célestes étant de ce fait amenés à s’éloigner les uns des autres. On notera qu’à plus petite échelle, l’expansion n’affecte pas la taille des galaxies elles-mêmes, la gravité « intérieure » ayant un effet prédominant.

Pour étudier cette expansion un programme international dit DESI (Dark Energy Spectroscopie Instrumant) a été lancé

DESI est l’un des programmes d’observation du ciel les plus ambitieux qui soit. Il est actuellement en cours de développement mais, une fois opérationnel, il deviendra rapidement le plus grand relevé de données spectroscopiques de galaxies. La cartographie tridimensionnelle que DESI va obtenir présentera un grand intérêt scientifique en elle-même, mais elle deviendra encore plus intéressante lorsqu’elles sera combinées à d’autres données provenant de relevés d’imagerie optique/infrarouge, micro-ondes ou dans le domaine des rayons X.

http://www desi.lbl.gov/fr/the-desi-science-mission-french/#

Le projet DESI cherche à cartographier les structures aux grandes échelles de l’univers sur un très grand volume et sur des époques de l’univers très étendues (ceci étant basé sur la mesure de redshift, ou décalage vers le rouge du spectre de la lumière émise par des objets lointains). Après avoir ciblé plus de 30 millions de galaxies pré-sélectionnées sur près d’un tiers de la voûte céleste, les scientifiques utiliseront les données spectroscopiques de DESI pour construire les cartes tridimensionnelles des structures de l’univers.

Le relevé DESI est basé sur 4 classes principales de galaxies, décrites ci-dessous, des plus proches au plus éloignées de nous.

. DESI va fournir une carte détaillée de l’univers proche en utilisant des galaxies très lumineuses, jusqu’à un redshift de 0,4. Ces objets sont suffisamment lumineux pour être observés lorsque la lune est dans le ciel. Bien que ce soit les objets les plus simples à cibler, ils constituent un grand intérêt car ils permettent de sonder de notre univers récent, où l’accélération de son expansion est la plus forte.

. Puis DESI utilisera les galaxies rouges lumineuses (Luminous Red Galaxies—LRGs). Ce sont les galaxies les plus massives, composées en grande partie d’étoiles en fin de vie. Leur couleur rouge les rendent facile à sélectionner à partir des relevés photométriques de DESI d’images et elles peuvent être observées jusqu’à un redshift de 1.

. L’échantillon le plus important de DESI correspond aux galaxies à raies d’émission (Emission Line Galaxies—ELGs). Ce sont les galaxies plus lointaines et les plus faibles, mais leur production active d’étoiles notamment de jeunes étoiles très chaudes crée une forte émission à des longueurs d’onde bien définies que DESI peut détecter pour des redshifts jusqu’à 1,6.

. Pour aller encore plus loin, DESI va étudier des quasars. Ce sont des galaxies actives avec un trou noir supermassif central. Ce trou noir accrète une très grande quantité de matière qui peut ensuite être éjectée à des vitesses relativistes et qui rayonne. Les quasars brillent bien plus que les étoiles dans les galaxies, permettant à DESI de les détecter jusqu’à un redshift de 3,5 voire plus.

Une autre application importante des quasars est que leur spectre lumineux est altéré lors du trajet de la lumière par les gaz intergalactiques entre le quasar et nous. L’hydrogène neutre contenu dans ces gaz produit une absorption caractéristique à une longueur d’onde précise dans le domaine ultraviolet (121,6 nanomètres). Cette absorption caractéristique est décalée dans le domaine visible par le très grand redshift du gaz en lui-même. Cela produit ce que l’on nomme des forêts Lyman-alpha dans les spectres. Ainsi chaque spectre de quasar renseigne à la fois sur la position de la galaxie active mais aussi sur la quantité de gaz intergalactique le long de la ligne de visée.

Enfin, DESI observera aussi des étoiles dans notre propre galaxie, enrichissant ainsi notre connaissance des abondances des éléments chimiques et de la dynamique gravitationnelle de la Voie Lactée, particulièrement pour l’étude et le rôle de la matière sombre.

Résultats

La première année d’observation du relevé céleste DESI suggère que l’énergie noire, qui accélère l’expansion de l’univers, pourrait avoir varié dans le temps. Un résultat qui défie notre compréhension de l’évolution cosmique et qui suscite tour à tour prudence, enthousiasme et curiosité chez les spécialistes.

Les scientifiques travaillant sur le Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI, instrument spectroscopique pour l’énergie sombre) ont réalisé la plus grande carte en 3D de notre Univers et en ont tiré une mesure de pointe de l’énergie sombre, cause mystérieuse de son expansion accélérée.

  • DESI a cartographié les galaxies et les quasars avec un niveau de détail sans précédent afin de produire la plus grande carte tridimensionnelle de l’Univers jamais réalisée et mesurer la vitesse à laquelle l’Univers s’est étendu sur les 11 derniers milliards d’années.
  • C’est la première fois que l’on retrace l’histoire de l’expansion de l’Univers jusqu’à cette période lointaine avec une précision inférieure à 1 %, offrant ainsi un puissant moyen d’étudier la nature de l’énergie sombre. 
  • Avec seulement un an de données, DESI a dépassé toutes les cartes 3D précédentes combinées, issues de 20 ans d’observations, et a confirmé les bases de notre meilleur modèle de l’Univers – avec toutefois des pistes prometteuses à explorer avec plus de données.

Avec le télescope Mayall installé au sommet de l’observatoire Kitt Peak en Arizona, les chercheurs peuvent regarder dans le passé et dérouler l’histoire de l’Univers sur les 11 derniers milliards d’années, alors que l’on estime l’âge de celui-ci à 13,8 milliards d’années.

En effet, en captant la lumière provenant de 5000 galaxies lointaines simultanément, DESI permet de cartographier, avec une cadence inégalée, le cosmos tel qu’il était dans le passé et de retracer son expansion jusqu’à aujourd’hui.

Comprendre comment notre Univers a évolué est lié à l’un des plus grands mystères de la physique : l’énergie sombre, l’ingrédient inconnu qui provoque l’accélération récente de l’expansion de notre Univers.

Pour étudier les effets de l’énergie sombre au cours des 11 derniers milliards d’années, DESI a créé la plus grande carte tridimensionnelle de notre cosmos jamais construite, avec les mesures les plus précises à ce jour. Les chercheurs ont rendu publique l’analyse de leur première année de prise de données dans plusieurs articles publiés aujourd’hui sur arXiv et lors de présentations à la réunion de la Société Américaine de Physique aux États-Unis et aux Rencontres de Moriond en Italie.

« Nous sommes incroyablement fiers des données qui ont produit des résultats de cosmologie de premier plan mondial. Ce sont les premiers résultats issus de la quatrième génération des expériences de mesure de l’énergie sombre », a déclaré Michael Levi, directeur de DESI et scientifique au Laboratoire national Lawrence Berkeley (LBNL) du DoE (Department of Energy), qui gère le projet. « Jusqu’à présent, nous constatons un accord de base avec notre meilleur modèle de l’Univers, mais nous observons également quelques différences potentiellement intéressantes. Celles-ci peuvent ou non disparaître avec plus de données, et nous sommes donc impatients de commencer à analyser bientôt l’ensemble des données de DESI collectées sur trois ans. »

Le modèle principal de l’Univers est connu sous le nom de Lambda-CDM. Il inclut à la fois de la matière interagissant faiblement avec la matière ordinaire, appelée matière noire froide (Cold Dark Matter CDM ) et de l’énergie sombre sous la forme d’une constante fondamentale (Lambda). Tant la matière que l’énergie sombre influencent la façon dont l’Univers s’étend – mais de manière opposée. La matière ordinaire et la matière noire ralentissent l’expansion, tandis que l’énergie sombre l’accélère. Leurs proportions respectives influencent ainsi l’histoire de l’expansion de l’Univers. Ce modèle décrit bien les résultats des expériences précédentes et le comportement de l’Univers au cours du temps.

“Avec les observations très précises de DESI, le modèle Lambda-CDM tient toujours ! Cependant, nous observons des déviations qui pourraient indiquer que l’énergie sombre évolue au cours de l’histoire de l’Univers.” selon Arnaud de Mattia, physicien au Commissariat à l’Energie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA), qui codirige le groupe d’interprétation cosmologique des données de DESI. Avec plus de données, nous améliorerons également nos premiers résultats sur la constante de Hubble (qui mesure la vitesse à laquelle l’Univers s’étend aujourd’hui) et sur la masse de certaines particules appelées neutrinos. “Nous entrons dans un nouvel âge d’or de la cosmologie où nous allons pouvoir préciser la nature de l’énergie sombre et construire une meilleure compréhension de la dynamique de notre Univers.”

23/12/2024 Nouvelles perspectives pour les drones militaires

Une équipe de chercheurs chinois, dirigée par le scientifique surnommé « Crazy Li », a réussi à équiper de petits drones avec des lasers puissants capables de découper le métal. Ce développement pourrait transformer radicalement les applications militaires et industrielles des drones.

Le projet, mené par Li Xiao de l’Université Nationale de Technologie de la Défense sous l’égide de l’Armée de Libération du Peuple Chinois, a abouti à la création d’un dispositif compact permettant aux drones de projeter des faisceaux laser infrarouges intenses. Ces lasers, d’une puissance initiale de 30 kW, peuvent non seulement vaporiser la graisse sous-cutanée des humains au contact mais également découper des matériaux aussi résistants que le métal.

Traditionnellement, la production d’un faisceau laser de longue portée nécessitait des équipements de la taille d’un camion, ce qui rendait impensable son intégration sur des plateformes aussi petites que les drones grand public. Cependant, grâce à l’innovation de Li et son équipe, ces drones peuvent désormais recevoir des faisceaux laser puissants depuis le sol et les rediriger avec précision vers des cibles ennemies.

Le système utilise deux tubes semblables à des télescopes : l’un pour recevoir le laser du sol et l’autre pour le réfléchir vers la cible. Cette technologie, guidée par des mécanismes servo pour l’élévation et des plateaux tournants pour l’azimut, permet au drone de contourner des obstacles comme des bâtiments et de frapper les cibles à leurs points les plus vulnérables.

Avec la capacité de détecter des cibles et de demander un support laser depuis le sol, ces drones équipés pourraient considérablement accélérer la réponse dans des scénarios de combat, augmentant ainsi l’efficacité des opérations militaires. De plus, cette technologie pourrait trouver des applications dans des secteurs industriels pour des tâches telles que la découpe précise de matériaux ou même dans les opérations de sauvetage nécessitant de détruire rapidement des obstacles

L’un des principaux obstacles au succès de cette technologie réside dans les vibrations générées pendant le vol du drone, qui peuvent disperser le faisceau laser. Pour y remédier, l’équipe expérimente des technologies d’isolation des vibrations pour minimiser ce problème et maximiser la précision du laser.

L’ innovation s’inscrit dans une série d’avancées technologiques récentes en Chine, y compris le lancement du premier satellite quantique au monde et des progrès dans la synchronisation temporelle de haute précision sur les dispositifs mobiles, facilitant la coordination et la communication à longue distance entre les plateformes d’armement intelligentes.

Le développement représente non seulement un grand progrès dans la technologie des drones mais aussi dans la manière dont les lasers peuvent être utilisés pour étendre les capacités opérationnelles dans divers domaines. Avec de telles innovations, le futur des applications laser dans l’aérospatial semble prometteur.

Source

: https://www.scmp.com/news/china/science/article/3290461/chinese-laser-scientist-crazy-li-arms-small-drones-metal-cutting-beam

23/12/2024 Le robot (pleinement) humanoïde Clone Alpha

Clone Robotics, une entreprise polonaise créée en 2021, a dévoilé son premier robot humanoïde grandeur nature, Clone Alpha. Cette créature innovante est dotée d’organes synthétiques et de muscles artificiels, reproduisant les fonctions des système squelettique, musculaire, vasculaire et nerveux humain.

Clone Alpha, conçu pour imiter les fonctions humaines, s’appuie sur une architecture biomimétique innovante. Contrairement aux robots traditionnels souvent rigides, ce modèle déploie une technologie inspirée par la biologie humaine

Qu’est-ce que l’architecture biomimétique ? Il s’agit d’une approche où les composants robotiques imitent les organes et les systèmes du corps humain, tels que les muscles, les os et les articulations. Cette approche offre à Clone Alpha une fluidité et une souplesse de mouvements encore jamais vues dans le domaine.

Selon des chercheurs en biomécanique, cette technologie pourrait révolutionner les domaines de la réhabilitation et des prothèses. Mais si le produit annoncé tient ses promesses, certaines applications miiitaires et de police spécialisées seront les premières à être développées

https://clonerobotics.com/

22/12/2024 Relance de la coopération de la France avec le Japon pour développer un réacteur atomique à neutrons rapides refroidi au sodium

Un nouvel accord de coopération a été signé en décembre 2024 entre Framatome et des partenaires japonais (JAEA, MHI, MFBR) pour développer un démonstrateur de réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium d’environ 600 MWe à l’horizon 2040.

Il s’agit d’un accord stratégique, décisif pour l’avenir du nucléaire, avec de nombreux acteurs japonais d’importance dont l’Agence Japonaise de l’Énergie Atomique (JAEA), Mitsubishi Heavy Industries (MHI) ou encore Mitsubishi FBR Systems (MFBR). C

Un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium (RNR-Na) est un type de réacteur nucléaire avancé utilisant des neutrons rapides pour entretenir la réaction de fission, sans modérateur pour ralentir les neutrons. Il est refroidi par du sodium liquide, un excellent conducteur thermique capable d’évacuer efficacement la chaleur à haute température.

Ce type de réacteur permet d’exploiter l’uranium appauvri et le plutonium, augmentant l’efficacité de l’utilisation du combustible nucléaire. Les RNR-Na sont souvent conçus pour brûler des déchets nucléaires à longue durée de vie, réduisant ainsi leur volume et leur toxicité. Ils fonctionnent à des températures élevées, permettant des rendements thermiques améliorés pour la production d’électricité. Cependant, le sodium est chimiquement réactif, ce qui pose des défis de sécurité supplémentaires.

On sait que la France possède sur son sol suffisamment de combustible nucléaire pour couvrir ses besoins énergétiques pendant des millénaires. Des RNR-NA marqueraient la fin des énergies fossiles, de la dépendance énergétique et de la crainte de se faire interdire l’accès à l’uranium du Niger.

Après des décennies de recherche et un rôle de leader mondial dans cette technologie, la France semblait y avoir renoncé sous la pression des « énergies vertes » avant que Framatome ne signe un partenariat avec le Japon qui semble remettre cette technologie sur le devant de la scène.

Un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium (RNR-Na) est un type de réacteur nucléaire avancé utilisant des neutrons rapides pour entretenir la réaction de fission, ceci sans modérateur pour ralentir les neutrons. Il est refroidi par du sodium liquide, un excellent conducteur thermique capable d’évacuer efficacement la chaleur à haute température. Ce type de réacteur permet d’exploiter l’uranium appauvri et le plutonium, augmentant l’efficacité de l’utilisation du combustible nucléaire.

Les RNR-Na sont souvent conçus pour brûler des déchets nucléaires à longue durée de vie, réduisant ainsi leur volume et leur toxicité. Ils fonctionnent à des températures élevées, permettant des rendements thermiques améliorés pour la production d’électricité. Cependant, le sodium est chimiquement réactif, ce qui pose des défis de sécurité.

Une collaboration franco-japonaise prometteuse impliquant le champion du nucléaire Framatome

Cette collaboration symbolise le renforcement des liens entre la France et le Japon dans le secteur de l’énergie nucléaire. Le projet concerne le développement d’un réacteur d’une puissance d’environ 600 MWe, basé sur une technologie déjà développée et mise en œuvre en France. Les partenaires japonais bénéficieront de l’expertise de Framatome en matière de conception et de fonctionnement des réacteurs RNR-Na.

Rappelons qu’un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium (RNR-Na) est un type de réacteur nucléaire avancé utilisant des neutrons rapides pour entretenir la réaction de fission, sans modérateur pour ralentir les neutrons. Il est refroidi par du sodium liquide, un excellent conducteur thermique capable d’évacuer efficacement la chaleur à haute température. Ce type de réacteur permet d’exploiter l’uranium appauvri et le plutonium, augmentant l’efficacité de l’utilisation du combustible nucléaire.

François Billot, Vice-président exécutif de Framatome, a souligné l’importance de cette collaboration : « Framatome est fière de pouvoir partager notre expérience et nos compétences avec nos partenaires japonais. » Ce partenariat est également vu comme une opportunité pour Framatome de continuer à développer et maintenir son savoir-faire dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium, une technologie prometteuse pour l’avenir de l’énergie nucléaire.

L’initiative est soutenue par un accord de coopération sur les RNR-Na signé précédemment entre les gouvernements français et japonais, reflétant l’engagement des deux nations à promouvoir une énergie nucléaire sûre et durable. La signature de cet accord renforce une coopération qui a débuté il y a dix ans, marquant une volonté commune de long terme pour l’innovation dans l’énergie nucléaire.

Il va de soi que ces perspectives ne diminueront les investissements français dans le domaine du nucléaire de fusion. (programme ITER)

Références :

22/12/2024.TerraPower et le réacteur Natrium

TerraPower, fondée en 2006 par Bill Gates, est une entreprise américaine spécialisée dans le développement de réacteurs nucléaires innovants. Elle se spécialise sur deux technologies principales : le réacteur à ondes progressives et le réacteur Natrium dont nous parlons dans cet article.  L’entreprise bénéficie d’un soutien financier important du gouvernement américain et vise à réduire les coûts de production d’électricité nucléaire tout en améliorant la sécurité et la durabilité du réseau. TerraPower collabore également avec des partenaires internationaux pour développer et exporter sa technologie.

Le projet de réacteur Natrium actuellement en construction à Kemmerer USA, se distingue par sa capacité de 345 mégawatts (MW) et intègre un système de stockage d’énergie en sel fondu, permettant d’augmenter rapidement la puissance du système à 500 MW pendant plus de cinq heures et demie. Cette caractéristique assure une intégration souple avec les énergies renouvelables et améliore la résistence du réseau électrique.

Plusieurs projets de réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium (RNR-Na) sont actuellement en développement dans le monde. En France, bien que le projet ASTRID ait été arrêté en 2019, un nouvel accord de coopération a été signé en décembre 2024 entre Framatome et des partenaires japonais (JAEA, MHI, MFBR) pour développer un démonstrateur d’environ 600 MWe à l’horizon 2040. En Russie, le réacteur expérimental MBIR (40 MWe) est en construction pour remplacer le BOR-60, tandis que le projet BN-1200 (1200 MWe) est à l’étude. La Chine développe le CDFR de 600 MWe en collaboration avec la Russie, et la Corée du Sud travaille sur le PGSFR de 350 MWe avec les États-Unis. D’autres projets notables incluent le Prism de GE-Hitachi (311 MWe) et l’ARC-100 (100 MWe). Ces développements soulignent l’intérêt pour cette technologie de quatrième génération, capable de fournir une énergie décarbonée et durable.

Pour en savoir plus

WA – December 18, 2024 – TerraPower, a nuclear innovation company, announced today it has awarded contracts for the first Natrium plant reactor enclosure system (RES). These awards advance the development and construction of the Natrium sodium-cooled fast reactor and represent a significant milestone in the deployment and commercialization of America’s first advanced reactor.

Partnering with world class manufacturers for this project, TerraPower revealed that:
• ENSA (Equipos Nucleares S.A.) will produce the reactor head.
• Doosan Enerbility will supply the core barrel, guard vessel and internal supports for the Natrium reactor.
• HD Hyundai will manufacture the reactor vessel.
• Marmen will build the rotating plug.

“The Natrium design is a game-changing technology, and assembling the right team of vendors to construct the first reactor speaks to TerraPower’s commitment to commercializing this technology and ensuring advanced nuclear fulfills its role in addressing surging global energy demand,” said TerraPower President and CEO Chris Levesque. “Our team continues to lead the way on successfully executing the many elements of building America’s next nuclear reactor.”

The Natrium Reactor Demonstration Project is currently under construction in Kemmerer, Wyoming, and is the only advanced reactor project in the Western Hemisphere to move from design into construction, having begun non-nuclear construction on the site this year. These awards are the latest in a suite of procurements and investments that TerraPower has made to ensure the successful deployment of the project.

The Natrium technology features a 345 MWe sodium-cooled fast reactor with an integrated energy storage system. The storage technology can rapidly boost the system’s output to 500 MWe for more than five and a half hours, allowing for seamless integration with renewable energy and an overall increase in grid resiliency. The dispatchable and flexible energy that Natrium provides will lead to faster, more cost-effective decarbonization of the electric grid while producing carbon-free power.

About TerraPower
TerraPower is a leading nuclear innovation company that strives to improve the world through nuclear energy and science. Since it was founded by Bill Gates and a group of like-minded visionaries, TerraPower has emerged as an incubator and developer of ideas and technologies that offer energy independence, environmental sustainability, medical advancement and other cutting-edge opportunities. It accepts and tackles some of the world’s most difficult challenges. Behind each of its innovations and programs, TerraPower actively works to bring together the strengths and experiences of the world’s public and private sectors to answer pressing global needs. Learn more at terrapower.com.


21/12/2024 Des signes prometteurs de vie sur l’exoplanète LHS 1140 b.

Le terme d’exoplanète désigne une planète située en dehors du système solaire.

 Située à 50 millions d’années-lumière, cette planète est 1,73 fois plus grande que la Terre et pourrait contenir jusqu’à 20% d’eau.  Sa surface est glacée mais elle se trouve dans une zone où l’eau liquide est possible.. La découverte d’eau et  potentiellement d’une atmosphère sur une exoplanète rocheuse marque une avancée majeure dans la recherche spatiale.

Le télescope spatial James Webb a permis cette découverte sans précédent. Il a capté des signaux provenant d’une planète située à près de 50 millions d’années-lumière. Les chercheurs des universités du Michigan et de Montréal ont analysé ces données révélant la présence possible d’océans et d’une atmosphère sur LHS 1140 b.

LHS 1140 b se distingue par sa composition et ses caractéristiques physiques. Elle est 1,73 fois plus grande que la Terre et possède une masse 5,6 fois supérieure.

Sa surface glacée soulève des questions quant à sa capacité à abriter la vie. En effet, cette exoplanète se situe dans la zone dite « Goldilocks », où les températures pourraient permettre la présence d’eau liquide. L’eau liquide représente un atout majeur dans la recherche de la vie extraterrestre, si tout au moins il s’agit de vie analogue à la vie terrestre.

Les scientifiques estiment que l’eau pourrait représenter jusqu’à 20 % de la masse de la planète, ce qui renforcerait sa potentielle habitabilité.

La découverte de LHS 1140 b redéfinit notre approche de la recherche de vie dans l’univers. Elle stimule l’intérêt pour l’exploration d’autres exoplanètes potentiellement habitables.

La NASA et d’autres agences spatiales intensifieront désotmais leurs efforts pour mieux comprendre ces mondes lointains et les secrets qu’ils renferment.

Référence

https://www.innovant.fr/2024/11/29/la-vie-sur-une-autre-planete-enfin-trouvee-la-nasa-devoile-cette-exoplanete-avec-une-atmosphere-potentiellement-habitable/#google_vignette



21/12/2025 Comment à 73 ans, prétendre avoir la force d’exercer les fonctions de Premier ministre ?

C’est insensé, pourtant c’est ce que fait aujourd’hui Francois Bayrou. Il a exercé des fonctions ministérielles suffisamment longtemps pour savoir que celles-ci imposent un rythme de vie épuisant, même pour un homme plus jeune. Malgré l’aide d’un cabinet ministériel diligent il faut pouvoir connaître les dossiers et les enjeux suffisamment à fond pour prendre en temps utile les décisions incombant à la charge ou pour répondre aux critiques de l’opposition.

Chaque téléspectateur a pu voir récemment que François Bayrou était incapable de justifier son absence à Mayotte aux côtes du Président de la république au moment où celui-ci tentait d’apporter des réponses sommaires aux questions concernant l’avenir de l’Archipel.

Il a expliqué par des propos hésitants, quasi bredouillants, que ses fonctions en tant maire de Pau lui avaient imposé de rester en France, comme si ces fonctions ne pouvaient pas attendre.

On voit mal comment dans les prochaines heures il pourra justifier le choix d’un gouvernement et les premières décisions à prendre, sauf à s’abriter entièrement derrière Emmanuel Macron. Mais sans doute est-ce que souhaite ce dernier.


20/12/2024 Les trois catégories de missiles français

Le missile Mistral 3 à courte portée

D’une longueur inférieure à deux mètres avec un poids inférieur à 20 kg, il est facilement opérable et résiste aux contremesures. Le Mistral 3 est un missile de défense sol-air de très courte portée fonctionnant en mode « tire et oublie ».
Sa vitesse et sa manœuvrabilité font de lui un armement très efficace sur tous types de cibles : chasseurs, avions de transport, hélicoptères, drones, missiles de croisière, munitions rôdeuses.

Le Missile Moyenne Portée Akeron MP

Il s’agit d’un missile antichar de nouvelle génération, il remplace le missile MILAN en service depuis 1974. Il est destiné à équiper les unités de combat au contact dans le cadre de missions offensives ou défensives. Il permet de neutraliser des combattants et cibles blindées jusqu’à 4000 mètres.

Ses caractéristiques sont les suivantes : Portée minimale 160m . Portée maximale 4000m. Tir et oubli avec homme dans la boucle. Tir à partir d’espace confiné. Capacité antichar, antipersonnel et anti structure. Capacité de perforation : 3m de béton.

L’Akeron MP permet de neutraliser des cibles (véhicules blindés de dernière génération, embarcations légères ou infrastructures), de jour comme de nuit, jusqu’à une distance d’au moins 4 km, qu’elles soient statiques ou mobiles. Ce missile « combat proven » est polyvalent grâce à sa charge multi-effets . Il garantit également une précision métrique.

Au moyen de sa fibre optique et de son traitement d’image, il permet de conserver « l’homme dans la boucle » ; c’est-à-dire que le tireur peut modifier sa trajectoire à tout moment. En cas de menace sur le tireur, il bénéficie également de la capacité « tire et oublie ». D’une longueur inférieure à deux mètres avec un poids inférieur à 20 kg, il est facilement opérable et résiste aux contre-mesures.

Le missile balistique intercontinental (ICBM) M51 .

Les ICBM sont des armes stratégiques capables de frapper à plus de 5 500 km. Indispensables pour la dissuasion nucléaire, ils transportent des ogives, suivent une trajectoire parabolique, et sont maîtrisés par seulement sept nations dans le monde.

Les forces nucléaires françaises reposent principalement sur des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins (MSBS). Ces missiles, appelés M51, équipent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Marine nationale. Ils ont une portée de 9 000 kilomètres, ce qui en fait un outil de dissuasion stratégique très efficace.

Chacun des Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE) de la Force Océanique Stratégique (FOST) est doté de seize missiles, capables de transporter leur charge utile à une distance intercontinentale de plusieurs milliers de kilomètres.

Missile de type Mer-Sol Balistique Stratégique (MSBS), le M51 est un lanceur à trois étages à propulsion solide, d’une masse totale de plus de cinquante tonnes pour douze mètres de haut.

Lancé sous l’eau depuis un sous-marin en plongée, le M51 traverse l’atmosphère pour rejoindre l’espace à une altitude supérieure à 2 000 kilomètres, bien au-delà de l’orbite basse. Il rentre ensuite dans l’atmosphère à la vitesse de 20 000 km/h (Mach 20). Le M51 constitue un concentré de technologie spatiale qui allie puissance, précision et fiabilité.

Les mêmes contraintes s’imposent aux Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins français et à leurs équipages. Ces sous-marins font des croisières de plusieurs semaines sans pouvoir remonter en surface ni communiquer avec les familles.


19/12/2024 Découverte sous les glaces de l’Antarctique de nouveaux organismes chimiotrophes

On désigne sous le nom d’organismes chimiotrophe les organismes
qui trouvent l’énergie nécessaire au développement de leurs cellules sans utiliser la lumière du Soleil (ou d’une source artificielle). 

La chimiosynthèse est la conversion biologique de molécules contenant un ou plusieurs atomes de carbone ou de méthane en éléments nutritifs utilisables pour constituer de la matière organique. Les organismes qui la pratiquent s’opposent aux organismes photosynthétiques qui utilisent la lumière du Soleil pour produire des composés organiques complexes.

Or des scientifiques viennent de découvrir un écosystème insoupçonné vivant sous les épaisses couches de glace de l’Antarctique. Grâce à des technologies de pointe, telles que les foreuses cryogéniques et les capteurs biogéochimiques, une équipe internationale a exploré des lacs sous-glaciaires qui n’avaient pas vu la lumière du jour depuis des millions d’années.

Ces recherches, publiées notamment dans Nature Communications (voir ci-dessous), révèlent un écosystème complexe composé de micro-organismes et d’organismes aquatiques uniques. Ces derniers prospèrent malgré des conditions environnementales extrêmes : températures glaciales, obscurité totale et ressources nutritives limitées. Ces découverts sont saluée comme une percée majeure dans notre compréhension des écosystèmes extrêmes.

Parmi les découvertes les plus marquantes, les scientifiques ont identifié des micro-organismes capables de produire leur énergie à partir de processus chimiques, une adaptation rare appelée chimiosynthèse. Ces organismes utilisent les minéraux et les gaz présents dans l’eau pour survivre sans faire appel à la lumière solaire.

Certaines formes de vie ainsi découvertes, notamment chez des bactéries et des archées, affichent une résistance étonnante à la pression et à l’acidité de leur environnement. En outre, des traces de bioluminescence ont été détectées, soulignant des adaptations à la lumière encore peu étudiées.

Ces caractéristiques suggèrent non seulement une résilience extraordinaire, mais ouvrent également la voie à des hypothèses sur la possibilité de vie dans des environnements extraterrestres similaires, comme sur les lunes glacées d’Europe ou d’Encelade.

La découverte des écosystème sous-glaciaire en Antarctique dépasse largement les frontières de la biologie classique. Ces formes de vie, isolées depuis des millions d’années, fournissent des indices précieux sur l’évolution et la survie des organismes dans des environnements hostiles. Leur capacité à prospérer sans lumière solaire et avec un accès limité aux nutriments remet en question les modèles établis d’habitabilité.

Les implications s’étendent également à la recherche spatiale. Les conditions extrêmes de ces lacs sous-glaciaires sont considérées comme analogues aux environnements extraterrestres, notamment sur les lunes glacées du système solaire. La mission européenne JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer) et la mission américaine Europa Clipper pourraient bénéficier directement des techniques développées pour explorer ces lacs enfouis sous la glace.

Sur le plan environnemental, ces découvertes mettent en lumière l’impact du réchauffement climatique. La fonte accélérée des glaces polaires pourrait perturber ces écosystèmes isolés, libérant des micro-organismes qui pourraient interagir avec les écosystèmes existants ou révéler des pathogènes inconnus.

Apres cette découverte majeure, les scientifiques envisagent de nouvelles expéditions pour explorer davantage de lacs sous-glaciaires. Les défis sont cependant considérables. Les infrastructures nécessaires sont coûteuses, et les conditions climatiques extrêmes compliquent les opérations. Des innovations comme les robots submersibles autonomes et les systèmes de forage écologiques sont en cours de développement pour minimiser l’impact des explorations sur ces environnements fragiles.

Les aspects éthiques prennent également de l’importance. Ces écosystèmes, restés intacts pendant des millénaires, doivent être explorés avec précaution pour éviter toute contamination. Cela soulève des débats sur la manière de concilier recherche scientifique et préservation environnementale.

Références

1 Lake enigma https://www.techno-science.net/en/news/discovery-of-strange-form-of-life-under-antarctic-ice-N26176.html

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2 nature  https://www.nature.com/articles/s43247-024-01842-5
The perennially ice-covered Lake Enigma, Antarctica supports unique microbial communities

Published: 03 December 2024
Communications Earth & Environment 

volume  5, Article number: 741 (2024) 

Abstract

Northern Foothills of Victoria Land, Antarctica contains numerous hydrological formations, ranging from small surface streams and ponds fed by glacial or snow meltwater to permafrost lakes containing briny pockets. Here we describe the discovery of a massive body of unfrozen stratified oligotrophic water in Lake Enigma, a permanently ice-covered lake previously thought to be frozen from top to bottom. A remarkable feature of the Lake Enigma microbial ecosystem is the presence, and sometimes even dominance, of ultrasmall bacteria belonging to the superphylum Patescibacteria, a group apparenNaturetly absent from Antarctic lakes in the well-studied McMurdo Dry Valleys. Cyanobacteria are virtually absent from Lake Enigma ice and water column although they are well represented in its extensive and diverse benthic microbial mats. Collectively, these features reveal a new complexity in Antarctic lake food webs and demonstrate that in addition to phototrophic and simple chemotrophic metabolisms, both symbiotic and predatory lifestyles may exist.

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3. nature https://www.nature.com/articles/s43247-024-01842-5 

Phylogenetically and functionally diverse microorganisms reside under the Ross Ice Shelf

  • published: 10 January 2022

    Abstract

Throughout coastal Antarctica, ice shelves separate oceanic waters from sunlight by hundreds of meters of ice. Historical studies have detected activity of nitrifying microorganisms in oceanic cavities below permanent ice shelves. However, little is known about the microbial composition and pathways that mediate these activities. In this study, we profiled the microbial communities beneath the Ross Ice Shelf using a multi-omics approach. Overall, beneath-shelf microorganisms are of comparable abundance and diversity, though distinct composition, relative to those in the open meso- and bathypelagic ocean. Production of new organic carbon is likely driven by aerobic lithoautotrophic archaea and bacteria that can use ammonium, nitrite, and sulfur compounds as electron donors. Also enriched were aerobic organoheterotrophic bacteria capable of degrading complex organic carbon substrates, likely derived from in situ fixed carbon and potentially refractory organic matter laterally advected by the below-shelf waters. Altogether, these findings uncover a taxonomically distinct microbial community potentially adapted to a highly oligotrophic marine environment and suggest that ocean cavity waters are primarily chemosynthetically-driven systems.