16/03/2026 Les origines de la Terre

l y a 5 milliards d’années, la Terre n’existait pas. A la périphérie de notre galaxie, la Voie lactée, il n’y avait qu’un vaste nuage de gaz et de poussières. A l’origine de ce nuage : l’explosion d’une supernova.

Rappelons qu’une supernova est le nom que l’on donne aux derniers instants de la vie de certaines étoiles massives. L’étoile, ayant épuisé son combustible nucléaire, s’effondre sous l’effet de ses propres forces gravitationnelles. Il en résulte un nuage de poussières

Comment ce nuage de poussières a-t-il engendré la Terre ?

Ce nuage est appelé nuage moléculaire. Il est immense, plusieurs centaines d’années lumière (quelques milliards de km) de diamètre. Il est formé de débris d’étoiles ayant appartenu à un univers primitif, étoiles qui auraient explosé après avoir consumé toute leur énergie. Lors de l’explosion, les particules comprenant les éléments lourds (fer, nickel, aluminium, silicone…) qui constituaient ces étoiles ont été vaporisées à travers toute la galaxie.

Puis, sous l’effet de la force de gravité, ces particules se sont agglomérées. Pendant une dizaine de millions d’années, le nuage s’est comprimé lentement sous l’effet de sa propre gravité. Cette compression a provoqué l’accroissement de sa vitesse de rotation . L’énergie dégagée par l’apport de matière a réchauffé le centre du nuage.

Ce centre en rotation est devenu le Soleil (1,4 millions de km de diamètre) Le reste du nuage, la nébuleuse solaire, s’est étiré pour former un disque de matière. L’accrétion des particules a permis la formation d’objets plus gros : les planétésimaux  (quelques mètres à quelques dizaines de mètres de diamètre). La naissance du système solaire aurait au total duré 10 à 15 millions d’années.

Grâce à quel processus des poussières se sont-elles transformées en planètes ?

En mars 2003, une expérience informelle réalisée par l’astronaute Donald Pettit dans la station spatiale internationale, a permis de comprendre ce processus. Cet astronaute observait des sachets contenant du sel en apesanteur. En apesanteur, lorsque deux cristaux de sel entrent en collision, ils génèrent une charge électrostatique (Les charges électrostatiques se forment en raison du phénomène d’électrification : ce qui se passe, en d’autres termes, lorsqu’une charge électrique est ajoutée à un corps qui est initialement non chargé, c’est-à-dire neutre, et. qui les force à s’agglomérer. Si on secoue le sac plastique contenant l’amas, il se désagrège mais dès que l’on arrête, l’amas se reforme.

Cette première phase d’existence de la Terre (amas de poussières) aurait eu lieu il y a 4,5 milliards d’années.

Lorsque un amas atteint une taille suffisante (800 mètres de diamètre), sa masse est si importante qu’il aspire la poussière présente dans le disque environnant. Pendant environ trois millions d’années, dans le système solaire interne, les amas se regroupent pour former une vingtaine de protoplanètes. Puis les protoplanètes entrent en collision et fusionnent pour donner quelques planètes dont Vénus, Mercure, Mars et la Terre.

Notre Terre se serait formée sur une période d’environ 30 millions d’années. Ce qui restait du nuage a donné la ceinture d’astéroïdes dont provient l’essentiel des météorites. Les chocs aléatoires ont conduit à la formation de corps plus gros que ceux déjà formés ou à leur désintégration.

La température de cette Terre primitive était d’environ 4700°C (chaleur due aux collisions). Cette Terre est donc formée de matière en fusion. Petit à petit, la Terre s’est refroidi, les éléments les plus légers remontant vers la surface et les plus lourds (fer) s’enfonçant pour former un noyau. La solidification du noyau interne de la Terre aurait commencé il y a 3,5 milliards d’années.

Le matériau terrestre initial est constitué de fer à plus de 85% sous forme métallique réduite, et à moins de 15% sous forme métallique oxydée (ces proportions ont été obtenues à partir de l’analyse des chondrites).

Les météorites carbonatées dites CI (carbonatées de type Ivuna) auraient une composition chimique qui se rapprocherait de celle de la nébuleuse solaire primitive. Or ce matériau était initialement très oxydé. Pour pouvoir former les planètes, il a dû être réduit. A l’origine de cette réduction : un rayonnement constitué d’hydrogène chaud. Un phénomène semblable est à l’origine de la formation des chondrites à enstatite (modèles pour la formation de la Terre), rayonnement correspondant à la phase T Tauri du Soleil (rayonnement d’étoile jeune observé pour la première fois dans la constellation du Taureau).

La Terre s’est donc refroidie jusqu’à atteindre une température de 1100°C et l’age d’ environ 50 millions d’années. Alors, elle va entrer en collision avec une autre protoplanète (de la taille de Mars). Cette collision sera telle que la Terre va « fondre ». Elle serait à l’origine de « l’éjection de la Lune ». La Lune se serait formée par agglomération des résidus de roche vaporisés lors de l’impact.

La collision a probablement modifié l’axe de rotation de la Terre, cette inclinaison est à l’origine des saisons.

L’impact qui a donné naissance à la Lune aurait aussi déterminé la différenciation de la Terre et son organisation en plusieurs couches. Les deux objets, Terre et Lune, qui sont entrés en collision avaient déjà chacun un noyau. Lors du choc les deux noyaux auraient fusionné et donné un seul noyau. A la suite de l’impact, la surface de la Terre serait restée en fusion pendant des milliers d’années, formant un « océan magmatique » d’au moins 1 000 km de profondeur.

La fusion des silicates a produit un magma appauvri en silicium. Les solides résiduels silicatés, plus denses, ont constitué le manteau inférieur. L’alliage fer/nickel liquide, encore plus dense, a migré vers le centre, transformant par réduction sur son passage une partie des silicates en silicium ainsi que de l’oxygène. Cette migration (en moins d’un million d’années) a entraîné tous les éléments ayant une forte affinité pour le fer tels que le platine, l’or, l’iridium, le tungstène…

Lors de la fusion du manteau supérieur, la quasi totalité des gaz se sont échappés, contribuant à la formation de l’atmosphère. A l’issue de cette différenciation primitive, il y a 4535 millions d’années, la Terre était donc constituée d’un noyau liquide d’environ 3400 km de diamètre, d’un manteau inférieur (1900 km d’épaisseur) et d’un manteau supérieur (océan magmatique d’environ 1000 km d’épaisseur).

Cette Terre primitive a failli disparaître à cause d’une tempête solaire. Mais son noyau, par un effet dynamo, a protégé la Terre en créant un bouclier magnétique : la magnétosphère. Sans ce noyau, la Terre ne pourrait pas conserver une atmosphère. L’atmosphère primitive contenait des gaz rares (néon, argon, krypton…), peu d’hélium, du dioxyde de carbone et de l’azote.

15/03/2025 François Fillon : « Nous avons refusé de voir monter le danger totalitaire islamique »


Guerre Hamas-Israël, déstabilisation du Liban, influence de l’Arabie saoudite, jeu dangereux de l’Iran, rôle de la France… L’ancien Premier ministre et président de l’association « Agir pour la Paix avec les Chrétiens d’Orient » livre une analyse approfondie de la situation au Moyen-Orient et de ses conséquences incalculables.*
Par François Fillon

Ce texte est la reproduction, avec l’accord de son auteur, du discours prononcé par lui à l’occasion de l’assemblée générale de son association « Agir pour la Paix avec les Chrétiens d’Orient », le 7 novembre 2023.

Publié le 15 novembre 2023 à 12h46 Mis à jour le 20 novembre 2023 à 17h47

Il a été repris pour l’essentiel par Valeurs Actuelles du 5 mars 2025*

François Fillon.

La situation au Moyen-Orient vient hélas confirmer mes craintes et les analyses que j’ai déjà et à plusieurs reprises formulées devant vous. L’insoutenable massacre perpétré par le Hamas n’est pas un acte isolé d’un groupe terroriste égaré et minoritaire. Il est l’expression la plus violente, la plus extrême d’un mouvement profond qui menace la paix du monde et que j’ai qualifié dès 2016 de « totalitarisme islamique ».

Certes, le Hamas se nourrit de la désespérance des Palestiniens dont l’Occident avait fini par oublier le sort. Mais le combat du Hamas est beaucoup plus large que la seule question palestinienne, il s’inscrit comme celui d’Al-Qaida, de l’Etat islamique en Irak et au Levant et des Frères musulmans dans un projet global d’instauration dans une large partie du monde, d’un régime totalitaire grossièrement peint aux couleurs de l’islam.

Aveuglés par notre arrogance, distraits par nos débats absurdes sur le wokisme ou la négation des genres, obnubilés par une menace russe surestimée nous avions oublié l’essentiel : la progression continue de l’islamisme radical, du sud-est asiatique à l’Afrique occidentale en passant par la Seine-Saint-Denis, Molenbeek et Birmingham.

La force de ce mouvement totalitaire se mesure à l’ampleur des manifestations anti-israéliennes dans le monde et à la gêne diplomatique de la plupart des gouvernements des pays du sud qui n’osent pas affronter leurs opinions en condamnant sans ambiguïté les crimes odieux commis le 7 octobre.

Aujourd’hui, nous sommes au bord d’un conflit régional majeur au Moyen-Orient dont les conséquences sont incalculables. L’Iran, l’Irak, la Syrie, le Hezbollah au Liban, les Houthi au Yémen n’attendent qu’une occasion pour entrer dans le conflit directement ou par procuration. La France et l’Europe n’ont quasiment plus aucune influence sur ces acteurs. Quant aux États-Unis, ils n’existent guère que par leur puissance militaire déployée dans la région. Mais leur engagement direct dans le conflit ne ferait que creuser encore un peu plus le fossé qui sépare désormais l’Occident du Sud global qui n’a rien d’autre en commun que notre détestation.

Comment en est-on arrivé là ?

En laissant pourrir la question palestinienne. En détruisant l’Etat irakien. En laissant le champ libre à la Russie et à la Turquie en Syrie. En abandonnant l’Afghanistan aux talibans après quinze ans de combat pour rien. Mais surtout en refusant de voir monter le danger totalitaire islamique que nous avons cru circonscrit à quelques mouvements extrémistes alors qu’il rencontrait un écho favorable auprès de millions de musulmans à travers le monde. En abandonnant les chrétiens d’Orient à leur sort, eux qui constituaient souvent des éléments d’équilibre entre les communautés présentes au Moyen-Orient.

Le désintérêt de l’Occident pour les chrétiens d’Orient a envoyé un signal de faiblesse qui laisse penser que nous ne nous battrons pas pour défendre notre civilisation. La difficulté aujourd’hui réside dans le fait que nous n’avons plus guère d’alliés en dehors du cercle occidental. Le conflit en Ukraine, la rivalité sino-américaine nous privent d’interlocuteurs capables de contenir l’Iran ou la Turquie. La politique étrangère ne peut pas consister à ne parler qu’aux États qui partagent nos valeurs.

On peut condamner la déclaration de guerre de la Russie à l’Ukraine sans pour autant refuser de voir l’existence du problème posé par les territoires de la Crimée et du Donbass majoritairement peuplés par des Russes. On ne peut pas dénoncer la violation du droit international seulement quand cela nous arrange, en Ukraine mais pas en Irak, au Haut-Karabakh ou dans le conflit israélo-palestinien. On peut qualifier de crimes de guerre les bombardements des populations civiles à condition d’appliquer cette règle à tous les conflits et pas seulement à ceux dans lesquels nous ne sommes pas impliqués.

Mais on doit surtout adopter une stratégie de long terme pour préserver la paix et protéger notre civilisation de ses véritables ennemis. Adopter une stratégie de long terme suppose d’abord de retrouver la maitrise de nos choix. Dans le conflit en Ukraine nous avons été entrainés depuis 2012 par les choix des Américains et l’alignement aveugle de nos partenaires européens.

A cet égard l’activisme de la présidente de la Commission européenne au-delà des compétences qui lui sont dévolues par les traités pose une question grave sur le fonctionnement de l’Union européenne. Une voix française forte et indépendante comme celle de Chirac s’opposant à la guerre en Irak ou celle de Sarkozy s’interposant dans le conflit entre la Russie et la Géorgie aurait pu contribuer à réduire l’intensité de la confrontation délétère entre l’Occident et le Sud global qui fait le jeu des adversaires de nos valeurs et de notre civilisation.

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Il est désormais très tard pour inverser le cours des choses. La priorité est d’éviter l’extension du conflit israélo-palestinien. Le principal acteur de cette extension est l’Iran. Il est illusoire de croire que les sanctions occidentales et les menaces militaires américaines suffiront à dissuader le régime des mollahs d’accroitre son engagement dans ce conflit. Il convient donc d’isoler l’Iran en cherchant à briser la dynamique des BRICS initiée par la Chine et la Russie.

Comment y parvenir sans chercher à résoudre le conflit en Ukraine en ouvrant un espace de dialogue avec Moscou et en offrant à Kiev une alternative à une guerre meurtrière et sans issue.

Contenir l’Iran devrait aussi nous conduire à prendre des initiatives pour préserver le Liban qu’une guerre avec Israël achèverait de détruire définitivement. Préserver le Liban suppose d’agir simultanément vis-à-vis de l’Iran, de la Syrie et de l’Arabie saoudite. L’Iran doit savoir que nous ne laisserons pas sans réagir éliminer les chrétiens au Liban.

Un accord doit être trouvé avec la Syrie pour permettre le retour chez eux en sécurité des réfugiés avant qu’ils ne déstabilisent le malheureux Liban comme ce fut le cas avec les Palestiniens. On m’objectera qu’on ne peut pas dialoguer avec Bachar el Assad qui s’est rendu coupable d’innombrables crimes de guerre. C’est avec ce raisonnement que la France et l’Europe ont déserté la Syrie et ont laissé les mains libres à la Russie et à la Turquie.

Quel est le bilan de ce choix dicté par notre conscience démocratique ? Un interminable conflit qui a fait plus de 600 000 morts, une déstabilisation du Liban submergé par plus de deux millions de réfugiés et le maintien de Bachar el-Assad au pouvoir ! La politique étrangère d’un Etat ne peut pas être menée par l’émotion et le désir que le monde nous ressemble. Elle doit répondre à un objectif prioritaire, celui de ses intérêts vitaux et de la recherche de la paix. La politique étrangère européenne n’est guidée aujourd’hui que par l’émotion et le court terme. Elle est totalement dépourvue de stratégie et de vision de long terme. Elle contribue puissamment à la fracture entre l’occident et le sud global.

La France doit encourager les efforts de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis (EAU) pour le développement de la région et pour la normalisation des relations avec Israël. Certes, la guerre à Gaza ne permettra pas la poursuite à court terme du processus des accords d’Abraham mais la prudence des réactions de Riyadh et d’Abu Dhabi laissent entrevoir l’espoir d’une reprise du dialogue. Les EAU et l’Arabie saoudite sont engagés dans une profonde transformation de leurs économies et de leur société. Les deux états sont pleinement conscients du danger que leur fait courir le totalitarisme islamique.

Le gouvernement de Mohamed Ben Zayed poursuit le combat depuis longtemps avec la plus grande détermination. Celui de Mohamed Ben Salman l’a rejoint dans ce combat en rupture avec le passé du royaume saoudien. Leur rôle ne doit pas être sous-estimé. Ce ne sont plus des monarchies pétrolières artificielles et soumises aux États Unis. Ce sont des puissances régionales indépendantes désormais au cœur d’une économie mondiale dont le centre de gravité se déporte vers l’Asie. La France y est encore respectée, notamment grâce aux accords de défense conclus en 2009 avec les EAU et une coopération économique intense avec l’Arabie saoudite.

Pour consolider cette confiance, la France doit cependant assumer une politique étrangère indépendante des Etats-Unis et surtout inscrite dans la durée et le respect des engagements pris. Il ne peut pas y avoir de « en même temps » dans la situation d’urgence dans laquelle nous nous trouvons. D’autant que les chrétiens d’Orient risquent d’être une nouvelle fois les victimes collatérales de l’affrontement entre l’Occident et le totalitarisme islamique. Leur situation en Irak et en Syrie est plus précaire que jamais.

Au Liban, un conflit avec Israël fournirait au Hezbollah l’occasion de renforcer sa main mise sur le pays. Au Haut-Karabakh, 120 000 chrétiens ont été poussés à l’exil dans l’indifférence de la communauté internationale. D’une manière générale le conflit israélo-palestinien ne peut que rendre accessoire le sort des chrétiens d’Orient au regard des puissances occidentales qui s’en préoccupaient déjà si peu. J’ai toujours défendu l’idée que leur présence était un facteur de paix au Moyen-Orient et qu’à contrario l’évolution des états de la région vers une identité religieuse unique et exclusive ne pouvait que conduire à la violence et à la guerre.

Notre association poursuivra inlassablement ses efforts pour défendre leur présence sur les terres qu’ils occupent depuis deux millénaires et pour démontrer la force de la tolérance et du respect des minorités dans la lutte contre la violence et son prolongement ultime : la guerre. Les massacres du 7 octobre ont considérablement augmenté les risques de conflit mondial.

La France et l’Europe ne peuvent plus agir seulement en réaction aux évènements internationaux. Nous devons comprendre que nos adversaires ont des stratégies pour nous détruire qu’ils déroulent implacablement. Sans une révision profonde de nos stratégies et de nos moyens d’action nous fonçons comme des somnambules vers une troisième guerre mondiale. Nous prétendons agir au nom de nos valeurs mais nos choix conduisent tout droit à leur destruction.



15/03/2025. Dévaster l’Antarctique ou accélérer le passage à la fusion nucléaire

C’est le choix que devrait proposer Emmanuel Macron à la communauté internationale. Chacun sait que la France joue un rôle important avec sa participation majeure au projet ITER visant la réalisation rapide de centrales de production d’électricité de fusion nucléaire. potentiellement capable, selon les experts, de satisfaire à la plumard des besoins mondiaux d’énergie à partir des années 2050.

Ces délais pourraient être sensiblement raccourcis si l ‘industrie faisant appel à des investissements de recherche notamment dans le domaine de la protection contre des radiations provenant de la généralisation de minicentrales de fusion

Voir https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0029549324004722

Dans le même temps, l’on a appris qu’un gisement estimé à 511 milliards de barils de pétrole brut avait été découverts par la Russie en Antarctique. Cette nouvelle soulèvedes interrogations quant à une possible extraction de ressources minières dans une zone placée sous protection internationale.

Rappelons que, selon les révélations du journal britannique The Daily Telegraph du 11 mai dernier, la Russie aurait identifié, fortuitement, un colossal gisement d’hydrocarbures, au large des côtes glacées de la mer de Weddell en Antarctique.

La découverte, réalisée grâce au bateau d’exploration russe Alexandre Karpinski, date de 2020 mais n’a été révélée que récemment par la presse britannique, sur la base de documents provenant du Comité d’audit de l’environnement (EAC) de la Chambre des Communes.

le domaineOr le Royaume-Uni revendique la zone en question, au même titre que le Chili et l’Argentine.

Cependant si certains redoutent un contournement du droit international, c’est que le continent Antarctique est régi par le Traité de Washington sur l’Antarctique, entré en vigueur en 1961 et signé par plus de 50 pays. Celui-ci dispose que le continent blanc est un bien commun de l’humanité dédié à l’exploration scientifique et aux activités pacifiques. Ainsi, depuis 65 ans cette région du monde est le domaine des scientifiques qui y effectuent de nombreuses recherches, notamment sur les gigantesques volcans présents dans cette région du monde.

Pour prévenir toutes autres ambitions, le protocole de Madrid, en vigueur depuis 1998, a interdit explicitement l’exploitation des ressources minières. Conclu pour cinquante ans, ce traité pourra subir des modifications à partir de 2048, qui prendraient éventuellement la forme d’une révision du cadre légal concernant l’ouverture de l’exploitation des hydrocarbures dans la zone.

Pour le moment, le sous-secrétaire d’État parlementaire pour les Amériques et les Caraïbes, David Rutley, a décidé de se montrer confiant vis-à-vis de la Russie puisque celle-ci assure ne mener de collectes de données sismiques qu’à des fins de recherches scientifiques. Il précise que la « Russie a récemment réaffirmé son engagement envers les éléments clés du traité ».

Note

Afin de mettre en perspective le volume avancé, précisons que 511 milliards de barils équivalent à 10 fois la production totale de la mer du Nord sur 50 ans ; c’est plus du double des réserves actuelles de l’Arabie saoudite. L’abondance de ressources (métaux, minerais, gaz, pétrole…) concentre les tensions dans l’hémisphère sud, à l’image de celles observées dans l’Arctique.

L’Antarctique se positionne donc au centre des enjeux énergétiques et peut rebattre les cartes géopolitiques mondiales. Parmi les pays qui souhaitent devenir des acteurs majeurs dans la région, citons la Chine, première consommatrice mondiale d’hydrocarbures, qui s’implique de manière croissante dans la région comme en atteste la quarantaine d’expéditions en Antarctique menée ces dernières décennies. Elle y possède, à l’instar de la Russie, un des plus grands nombres de stations de recherche. En février dernier, la Chne a lancé l’activité de la station Qinling, cinquième base de recherche chinoise en Antarctique.

Voir

https://www.telegraph.co.uk/business/2024/05/11/russia-uncovers-oil-and-gas-reserves-british-antarctic/

14/02/2025 Un ancêtre des oies et des canards identifié dans l’Antarctique

Un crâne d’oiseau âgé de 65 millions d’années a été trouvé dans l’Antarctique . Il est proche des oies et des canards, ce qui fait de lui le plus ancien des oiseaux modernes identifiés. Il appartient à une espèce connue depuis une vingtaine d’années nommée Vegaviis iaai qui vivait dans le Crétacé récent au temps des derniers dinosaures. Mais comme le crane avait été endommagé, les scientifiques eurent du mal à voir en lui un oiseau plutôt que l’un des derniers petits dinausaures à plumes survivants.

Le crâne a été découvert en 2011 sur l’Ile Vega, au large de la péninsule antarctique. Il était tellement encastré dans le rocher qu’il a failli y rester Patrick O’Connor de l’ Ohio University, qui participa à l’analyse, reconnu en lu deux traits qui caractérisent les oiseaux modernes.

D’abord le bec supérieur constitué d’un os dit premaxllia, ensuite un second os, le maxillia, de talle réduite. Par ailleurs un cerveau antérieur massif au regard du reste du cerveau. Les dinosaures aviens tels le Velociraptor, n’ont pas ces caractéristiques.

Source

  • Article
  • Published: 05 February 2025
  • Cretaceous Antarctic bird skull elucidates early avian ecological diversity
  • Christopher R. Torres, others  

Nature volume 638, pages 146–151 (2025)

  • Abstract

Fossils representing Cretaceous lineages of crown clade birds (Aves) are exceptionally rare but are crucial to elucidating major ecological shifts across early avian divergences. Among the earliest known putative crown birds is Vegavis iaai1,2,3,4,5, a foot-propelled diver from the latest Cretaceous (69.2–68.4 million years ago)6 of Antarctica with controversial phylogenetic affinities2,7,8,9,10. Initially recovered by phylogenetic analyses as a stem anatid (ducks and closely related species)1,2,11, Vegavis has since been recovered as a stem member of Anseriformes (waterfowl)7,8,9, or outside Aves altogether10. Here we report a new, nearly complete skull of Vegavis that provides new insight into its feeding ecology and exhibits morphologies that support placement among waterfowl within crown-group birds. Vegavis has an avian beak (absence of teeth and reduced maxilla) and brain shape (hyperinflated cerebrum and ventrally shifted optic lobes). The temporal fossa is well excavated and expansive, indicating that this bird had hypertrophied jaw musculature. The beak is narrow and pointed, and the mandible lacks retroarticular processes. Together, these features comprise a feeding apparatus unlike that of any other known anseriform but like that of other extant birds that capture prey underwater (for example, grebes and loons). The Cretaceous occurrence of Vegavis, with a feeding ecology unique among known Galloanserae (waterfowl and landfowl), is further indication that the earliest anseriform divergences were marked by evolutionary experiments unrepresented in the extant

14/03/2025. L’intelligence chez la seiche

Le terme seiche [sεʃ ] est un nom vernaculaire générique pour un très grand nombre de mollusques céphalopodes classés dans le super-ordre des décapodiformes et regroupés dans le taxon des Sepioida, c’est-à-dire dans l’ordre des Sepiida et des Sepiolida. Cependant Sepioida, et plus particulièrement Sepiolida, semblent paraphylétiques. Assez peu d’espèces de seiche portent des noms spécifiques, certains noms plus spécifiques désignent d’ailleurs un groupe d’espèces.

Les représentants de la classe des céphalopodes, en particulier ceux de la sous-classe des Coléoïdes (seiches, calmars et pieuvres), sont considérés comme les plus intelligents des invertébrés et sont un exemple de l’évolution cognitive.

À travers les siècles, les seiches, les poulpes ou encore les calmars ont colonisé les mers du monde entier. Ces différents membres de la famille des céphalopodes ont ainsi su s’adapter à des milieux très différents tout en manifestant des comportements complexes. Cela a poussé les scientifiques à s’interroger sur leurs propriétés cognitives. À Luc-sur-Mer, Cécile Bellanger – enseignante chercheuse en neurobiologie de l’université de Caen Normandie et au sein du laboratoire EthoS – dirige une station marine où elle scrute le comportement des seiches. Elle contribue ainsi à répondre à des questions fondamentales sur le cerveau, ses capacités et son évolution.

La seiche et le poulpe sont des céphalopodes. Ils font donc partie de l’embranchement des mollusques au même titre que les moules ou les escargots. À priori, personne ne s’attend à des prouesses cognitives et comportementales chez ces animaux. Pourtant, le cerveau des céphalopodes est bien plus complexe et plus gros que celui des autres mollusques. Il n’a rien à voir avec celui des mammifères et des autres vertébrés. Toutefois, le rapport entre la taille de leur cerveau et celle des animaux leur est similaire. Le système nerveux des céphalopodes dispose d’environ 500 millions de neurones. C’est bien moins que nous (environ 85 milliards), mais c’est plus qu’une souris (75 millions environ). Nous étudions donc des modèles animaux dont le cerveau est un intermédiaire entre le mollusque et le vertébré et qui sont capables de cognition, c’est-à-dire de comprendre le monde qui les entoure.

Publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B, cette étude menée par des scientifiques de l’université de Cambridge, du Marine Biological Laboratory du Massachusetts et de l’université française de Caen a impliqué 24 représentantes de l’espèce Sepia officinalis, dont l’espérance de vie est estimée à deux ans environ. La moitié des seiches suivies étaient âgées de 10 à 12 mois et l’autre de 22 à 24 mois.

L’ensemble des animaux ont d’abord été entraînés à s’approcher d’un drapeau noir et blanc lorsque ce dernier était agité. Deux objets similaires ont ensuite été placés à deux endroits différents de l’aquarium. Quand les seiches s’approchaient du premier drapeau, elles recevaient un morceau de crevette royale, et une crevette grise vivante (aliment qu’elles préféraient de loin) lorsqu’elles se dirigeaient vers le second, étant cependant agité moins fréquemment (une fois toutes les trois heures environ).

Après quatre semaines d’expériences, l’équipe a constaté que les 24 seiches étaient en mesure de déterminer le type de nourriture associé à chacun des drapeaux, et qu’elles étaient donc plus à même de s’en approcher délibérément. Pour compliquer un peu plus les choses, l’emplacement des deux drapeaux changeait régulièrement, de sorte que les animaux devaient constamment réapprendre (et donc re-mémoriser) lequel des deux était le bon.

Le test du chamallow chez les seiches

Une étude menée par une biologiste américaine montre que le céphalopode passe avec brio le « test du chamallow », révélateur d’intelligence et de maitrise de soi.

Ce test de chamallow, mis au point en 1976 par le psychologue Walter Mischel, repose sur un principe simple : vous posez un chamallow devant un enfant, et vous quittez la pièce après lui avoir dit deux choses :

  • il peut sonner une clochette à tout moment s’il veut manger la guimauve ;
  • s’il est capable de patienter quinze minutes, la récompense sera plus importante, puisqu’il aura droit à deux chamallows.

Répétée pendant trois décennies, cette expérience a montré que les enfants qui avaient la capacité de différer la récompense (et donc une meilleure maîtrise d’eux-mêmes) avaient plus de réussite scolaire et un meilleur développement personnel.

La biologiste Alexandra Schnell, du laboratoire de biologie marine de Woods Hole, dans le Massachussetts, a adapté l’expérience aux céphalopodes. Il a d’abord fallu déterminer qu’elle était leur nourriture préférée, entre une crevette des marais, une crevette royale et un petit crabe : c’est la crevette des marais qui l’a emporté. 

Dans un deuxième temps, les seiches ont été confrontées à la situation d’attente pour obtenir la meilleure récompense. Il apparaît qu’elles sont capables de tolérer un retard de 50 à 130 secondes. Selon la biologiste, c’est l’équivalent de ce que l’on observe chez les vertébrés à gros cerveau (chimpanzés, corbeaux, perroquets).

Qu’en conclure ? Quel avantage cela donne-t-il aux seiches ? C’est toute la question, observe Ludovic Dickel, biologiste à l’université de Caen. Car tout ceci est un peu mystérieux. Contrairement à la pieuvre, qui chasse le crabe dans les rochers et qui doit donc faire preuve de patience avant de voir sortir sa proie, la seiche, elle, chasse en pleine eau, et de façon ponctuelle. L’animal passe la plupart du temps au repos, immobile, camouflé. Comment a-t-il donc pu développer une telle maitrise de soi ?

Chez les humains, la gratification différée renforce les liens sociaux entre les individus – c’est le cas quand on attend, par politesse, que tout le monde soit à table pour commencer à manger. Cela peut aussi être un besoin de décupler son plaisir, comme lorsque l’on se prive de goûter avant un dîner copieux.

D’autres animaux ont développé cette même capacité à la maitrise de soi et à la planification de l’avenir : les chimpanzés, les éléphants, la loutre de mer. Ce sont des animaux constructeurs, qui utilisent des outils parfois fabriqués pour débusquer la nourriture. Les primates confectionnent des baguettes pour fouiller les termitières. Les pies, elles, ont recours aux roues des voitures pour casser des noix qu’elles déposent avant leur passage sur la route.

La seiche rejoint donc ces animaux et tient la comparaison. Ce n’est toutefois pas le seul céphalopode de cette liste. Dès 1963, Peter Noel Dilly avait montré la même compétence chez la pieuvre.

13/03/2025 Des souris dispensent les premiers secours à des partenaires inconscientes

Les souris ne sont pas de très gros animaux. Elles n’ont pas de très gros cerveaux. Pourtant, quand il s’agit de porter assistance à d’autres souris inconscientes ou mourantes, elles font preuve d’une imagination et d’un dévouement que beaucoup d’humains pourraient leur envier.

Il existe de rares cas, rapportés par des éleveurs ou des chasseurs, dans lesquels des animaux de grande taille, s’efforcent de venir au secours à des semblables en difficulté. C’est le cas de chimpanzés sauvages léchant un autre chimpanzé blessé , de dauphins maintenant en surface un partenaire en difficulté ou d’éléphants portant secours à un autre éléphant malade. Mais en général l’indifférence règne.

Aujourd’hui, le biologiste Li Zhang de l ‘University of Southern California (USC) et des collègues ont filmé ce qui arrivait lorsqu’ils présentèrent à une souris de laboratoire une autre souris du même laboratoire mais anesthésiée. Dans une série de tests, ils constatèrent que l’animal bien portant consacrait 47% de son temps, sur une durée globale d’observation de 13 minutes, à tenter de communiquer avec sa partenaire inconscient.

La souris tournait autour d’elle anormalement vite, la léchait ou mordillait sa langue, toutes choses qu’elles ne font jamais face à une partenaire endormie. Si la souris anesthésiée donnait des signes de réveil, l’autre cessait ce manège.

Zhang découvrit par la suite que ces comportements salvateurs étaient pilotés par des neurones se trouvant dans l’amygdale et l’hypothalamus du cerveau contribuant à la sécrétion de l’hormone oxytocine

Sur le même sujet voir un autre compte rendu de recherche provenant d’une autre équipe ainsi qu’un troisième le mois suivant.

Sur l’oxytocne, voir https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2012/revue-medicale-suisse-333/l-ocytocine-hormone-de-l-amour-de-la-confiance-et-du-lien-conjugal-et-social

13/03/2025 Donald Trump refuse d’informer le WHO concernant l’explosion de grippe aviaire aux Etats-Unis

Au moment où la reprise brutale de la pandémie de grippe aviaire inquiète de plus en plus de gouvernements dans le monde, Donald Trump vient de refuser de communiquer à l’Organisation Mondale de la Santé les données statistiques dont dispose son gouvernement.

Une reprise de la grippe aviaire et surtout les cas de plus en plus nombreux de transmission à l’homme du virus H5N1 sont actuellement signalés par l’US Department of Agriculture. Une probable apparition de cas mortels semble en train de se produire chez les travailleurs agricoles du Nevada. Comme l’on sait, il n’existe pas de traitement efficace de cette maladie, sauf l’abattage préventif de milliers de volaillse.

Les experts redoutent que des mutations se produisent dans les variétés de virus en circulation, augmentant leur contagiosité chez les humains, et surtout le nombre des cas mortels pouvant en résulter. Le souvenir de la grippe espagnole est dans tous les esprits.

Rappelons que la grippe espagnole, également appelée « pandémie grippale de l’année 1918 », est une pandémie de grippe A (H1N1), due à une souche particulièrement virulente et contagieuse qui s’est répandue en mars 1918 et a fini par s’éteindre dans la seconde moitié de l’année 1919. Quelques derniers cas sporadiques ont eu lieu en Nouvelle-Calédonie en juillet 1921. Le nombre des morts a été de 20 à 50 millions, plus élevé que celui résultant de la Grande Guerre. (wikipedia)

Les Etats membres de l’OMS ont l’obligation de communiquer à celle-ci les risques d’épidémies pouvant être transfrontalières. Des mesures mondiales visant à prévenir l’extension de ces maladies, notamment dans les domaines du travail et du tourisme, peuvent alors être décidées .

Or un porte-parole de l’OMS vient de prévenir que la communication et la recherche sur ce virus deviendraient problématique alors que Donald Trump avait annoncé le retrait des Etats-Unis. Les raisons de cette décision n’ont pas encore été communiquées.

12/03/2025 Ni inflation, ni récession, mais pause.






Cet article résume en le modifiant sur certains points « The universe on pause » Newscientist 15 feb 2025

Cette pause, que beaucoup d’observateurs souhaiteraient retrouver dans la conjoncture économique actuelle, n’est sans doute pas réaliste. Le monde aurait besoin d’un certain niveau d’inflation pour ne pas tomber dans une récession dont les effets négatifs sont bien plus grands. Il est généralement admis que le mussolinisme puis le nazisme ont été des sous-produits de la crise de 1929. L’inflation résultant des économies de guerre a eu l’avantage de relancer la croissance en tous domaines.

En est-il de même dans l’histoire de l’univers. Il est généralement admis que l’univers tel que nous le connaissons est né d’une explosion gigantesque suivie d’une expansion continue mais lente, marquée peut-être récemment par une reprise d’expansion modérée.

Selon l’hypothèse de l’Univers cyclique, ce mouvement pourrait être répétitif :une inflation suivie d’un effondrement (big crunch) suivie d’un retour à l’inflation. Le cycle pourrait se répéter indéfiniment.

Une hypothèse plus récente suggère que l’univers, après le Big Bang et l’expansion, serait entré dans une phase de pause. L’univers garderait son état actuel, mais en conjuguant des phases de création et de destruction de matière. Dans cette hypothèse un tel cycle se renouvellerait en permanence, donnant globalement une impression de pause.

Pour ses auteurs, cette hypothèse pourrait permettre de réécrire l’histoire de l’univers. Durant les pauses, qui ne se traduiraient pas par un retour en arrière, mais par une inquiétante tranquillité, de nouveaux états ou époques pourraient apparaître.

Chaque état serait caractérisé par la domination d’une certaine forme d’énergie. Ainsi en serait-il de la période de l’inflation. Très courte car n’ayant duré que quelques fractions de seconde, elle fut dominée par l’apparition de particules dites « inflatons ».

Ensuite vint l’époque de la récession caractérisé par l’apparition d’un grand nombre de particules. Mais il s’agissait de particules d’énergie, telles que les photons, plutôt que de particules de matière.

Vint enfin l’ époque de la matière proprement dite. Il est admis aujourd’hui qu’en 10 milliards d’années environ, cette matière elle-même gagna en complexité, passant des molécules et des atomes aux étoiles, galaxies et amas de galaxies. Pour certains physiciens, il s’agit de la phase finale, dans laquelle le cosmos s’étend de plus en plus loin, alors que la matière se dilue de plus en plus vite.

Néanmoins d’autres physiciens remettent tout ceci en question. Ils n’envisagent pas un univers revenant à un état stable, mais quelque chose de beaucoup plus intrigant. Pour eux, l’histoire de l’univers aurait été ponctuée de périodes de calme. Ces périodes de calme cosmologique auraient remplacé des périodes entières de l’histoire cosmologique conventionnelle.

Pour la plupart des cosmologistes, cette succession d’époques apparaît comme une marche irréversible. Cependant l’affirmation du fait que l’énergie de l’univers se transforme continuellement est de plus en plus contestée. Citons Keith Dienes de l’Université de l’Arizona, Lucien Heurtier du King’s College London, Fei Huang du Weizmann Institute of Science en Israel, Tim Tait de l’University of California, Irvine et Brooks Thomas du Lafayette College de Pennsylvanie.

Ils émettent l’hypothèse que les périodes de stabilité dans l’expansion de l’univers étaient nombreuses et durables, et qu’elles pourraient revenir à l’avenir. Durant ces époques, la quantité de matière, radiation et même énergie noire restait constante, y compris durant l’expansion de l’univers. Une sorte d’équilibre s’établissait entre elles.

Ce n’était pas l’ intention des chercheurs précités de développer ces hypothèses. Ils s’intéressaient à l’hypothèse de séries de particules rapprochées entre elles par certaines propriétés telles que la masse, « towers set of particles » . On y retrouvait des superpartenaires plus lourds de particules déjà connues, dans une approche dite de la supersymétrie ( supersymmetry), ou des familles de matière noire cachées dans des extradimmensons (family of dark matter particles hiding in extra dimension)s), telles que les “axions” , particules évoquées par la Théorie des Cordes pour qu tout ce qui existe est fait de cordes vibrantes uni-dimensonnelles.

L’axion (wikipedia) est une particule hypothétique, supposée stable, neutre et de très faible masse (entre quelques µeV et quelques meV). Son existence découle de la solution de Peccei-Quinn (en) (1977) au problème de violation de la symétrie CP en chromodynamique quantique1. Depuis, l’axion est proposé comme l’un des constituants possibles de la matière noire. De nombreuses expériences tentent aujourd’hui de trouver cette particule, parmi lesquelles on compte CAST2, située au CERN, mais aussi ADMX3, ainsi que des expériences de regénération de lumière à travers un mur, comme OSQAR4 et diverses autres

Pour beaucoup de physiciens, au delà de ces hypothèses, il conviendrait d’admettre qu’il existe des particules encore inconnues non prises en compte par le modèle standard des particules élémentaires. La matière noire est un signe que ce modèle est incomplet.. Il n’est pas impossible que la physique entre dans un nouveau type de stasis encore non identifié.

Au printemps 2020, Dienes et Heurtier simulèrent la façon dont certaines tours de particules affecteraient l’inflation du fait de la dégradation de la matière en résultant. Ils constatèrent que la matière et l’inflation s’équilibraient toujours d’une façon étrange. Les simulations s’orientaient constamment vers une certaine forme de stasis.

En 2022, rejoint par Doojin Kim de l »Université du Texas, ils montrèrent que la stasis se produisait si l’on ajoutait l’énergie noire au couple matière et radiation.

Suite en anglais

In 2022, the five collaborators, along with Doojin Kim at Texas A&M University who has since left the collaboration, published the recipe for static epochs of matter and radiation. A year later, they showed that stasis still occurs if you add dark energy to the mix: matter, radiation and dark energy could all share the energy density of the universe in fixed proportions, without one taking over. They found that epochs of cosmic stasis may replace existing epochs or find themselves spliced within the orthodox timeline.

Why does this happen? Ultimately, stasis occurs because heavier particles in these towers decay into lighter ones, emitting radiation in the process. As described earlier, when the universe expands, radiation dilutes faster than matter. But in this new view, the shortfall in radiation is filled in by new radiation from decaying particle towers. Similarly, all those extra particles mean that matter doesn’t dilute as quickly relative to dark energy, allowing the universe to also have a balance. “The idea that you could ‘pause’ the universe is really interesting,” says Erickcek. “Usually expansion [means] evolution. Stasis is a counterexample to that: you can still be expanding and not change the energy balance of the universe.”

Rewriting cosmology

There are many ways stasis can happen. Exactly when and how it appears depends on which ideas from beyond the standard model of particle physics you use, as that determines how many particles are in the towers, what the masses of those particles are and their rates of decay to lower levels in the towers.

It is even possible that we are entering or leaving a period of stasis now, says Heurtier. We know that the energy mixture of the universe has changed in relatively recent history because dark energy currently dominates, but a few billion years ago the universe was mostly made up of matter. Simulations show that large fluctuations like this can happen at the beginning or tail end of stasis periods, says Heurtier.

Read more

The wonder particle: How axions could solve more than just dark matter

If we are leaving a period of stasis, or if stasis emerged during the matter-dominated epoch, this may help resolve a cosmological puzzle called the Hubble tension. This is a small but significant mismatch between how quickly we measure the universe to be expanding now and how quickly we expect it to be expanding. The expectation is calculated by taking measurements of the cosmic microwave background (CMB), an afterglow emitted 380,000 years after the big bang, and then winding the clock forwards until today. However, that calculation depends on assumptions about what the energy content of the universe was immediately before, during and after the CMB was produced. “Perhaps this extrapolation is wrong because the traditional models haven’t taken into account periods of stasis during which different kinds of energy coexist,” says Heurtier.

What we do know is that stasis can’t happen in the period just before the CMB was emitted. Astrophysicists have made very precise measurements of this radiation, which neatly aligns with radiation measurements from an even earlier period, when light atomic nuclei such as helium were first created, called the big bang nucleosynthesis. All radiation is accounted for within this window of time, but stasis, by definition, requires the production of new radiation, either from decaying matter or, in some models, from dark energy. So these measurements rule out stasis epochs between 1 minute and 380,000 years after the big bang, says Erickcek.

A pause after the big bang

This means a period of stasis is more likely to come about during that first minute before big bang nucleosynthesis – a pause after the big bang, if you will. “That is when we’re imagining these things would have occurred,” says Dienes. Although that sounds like just the briefest flash in time, this first minute was exceptionally consequential.

That becomes clear when you think of the past in cosmologists’ preferred measure of time: the “e-fold”. This way of thinking allows us to talk about the universe’s age in terms of how quickly it expands, with each e-fold corresponding to the universe’s volume increasing by a factor of roughly 2.718 – meaning it expands exponentially according to the mathematical constant e. The universe’s entire history has taken place over about 120 e-folds, but this first minute of existence would correspond to about 50 to 60 of those e-folds. In that sense, this period accounts for about half of the universe’s history – any new stasis epochs that arise here may substantially alter the universe’s age in e-folds.

We still know very little about what happened before the big bang nucleosynthesis, including how inflation and reheating took place. “We really don’t have data about that,” says Dienes.

The astrophysicist who may be about to discover how the universe began

Astronomer Jo Dunkley is planning to use the Simons Observatory to snare evidence for inflation, the theory that the universe expanded at incredible speed after its birth

In standard models of inflation, energy stored in the inflaton field starts the expansion. But it isn’t clear exactly what this field is and why, after a tiny fraction of a second, it comes to an end. To explain that, physicists have to make a lot of assumptions, adding very specific features to the mysterious field. What’s more, traditional inflation automatically dilutes both matter and radiation, leaving the universe cold and empty when it ends. To get around that, we have to assume that some sort of reheating process took place that populated the cosmos with matter and radiation again. Then, somehow, this period transitions to the radiation-dominated epoch of the traditional timeline.

If all that sounds like rather a post-hoc rationalisation, it is. Towers of particles which necessarily cause periods of stasis, however, could smooth things over. For example, particle towers produced during reheating would populate the universe with matter and radiation as they decay. Then, after the entire tower has decayed, only radiation would remain. “From this point forward, we would rejoin the standard timeline,” says Dienes.

Read more

The universe could vanish at any moment – why hasn’t it?

Similarly, decaying particle towers can naturally lead to a universe that contains a large proportion of vacuum energy. This would rapidly accelerate the expansion of the universe for a sustained period of time. In other words, according to the team’s latest paper from June 2024, which is yet to be peer-reviewed, inflation could actually be a period of cosmic stasis.

Unlike conventional models of inflation, stasis explains how inflation ended without having to make extra assumptions. When the tower of particles has decayed, inflation ends of its own accord. And at that point, there would be loads of radiation present, so there is no need for reheating.

Exploring periods of stasis is worthwhile, says string theorist Joseph Conlon at the University of Oxford. However, he points out that many of these models entail towers with very heavy particles that decay too quickly to have a cosmological impact. On the other hand, if the particles involved were light, they would produce large extra dimensions – and since those haven’t yet been spotted, that is a mark against the hypothesis.

Searching for stasis

Still, there are several ways in which near-future observations could find evidence of cosmic stasis in its various forms, one of which involves gravitational waves. We now routinely detect these ripples in space-time, typically produced by the collision of massive objects such as black holes. And in 2023, a fainter hum called the gravitational wave background was detected. This lower-level oscillation of space-time may have been initiated during inflation, among other possibilities. In the next decade, space telescopes such as the Laser Interferometer Space Antenna (LISA) plan to map this background hum in detail in order to decipher its origin.

Dienes and his team are now figuring out how these observations would be affected by epochs of cosmic stasis. Adding new e-folds of time into the inflation epoch would change the predictions made by existing models, says Erickcek. Meanwhile, other periods of stasis would leave a unique imprint on the gravitational wave background, says Huang.

Wobbles in the lasers of the upcoming LISA telescope array may offer evidence of cosmic stasis

AEI/MM/exozet; GW simulation: NASA/C. Henze

Another possibility is that early periods of cosmic stasis would alter how matter is structured on small scales because the presence of radiation tends to prevent matter from clumping. This means lumps of dark matter would be smaller than those predicted by standard cosmology.

Astrophysicists are becoming adept at detecting these slight differences by observing how dark matter warps the light from stars behind them, an effect called microlensing. Likewise, timing arrays based on pulsars, astronomical objects that emit bright bursts of radiation at well-defined intervals, can detect small changes due to gravitational tugs from lumps of dark matter. “It’s hard – but there’s hope,” says Erickcek.

Already, others are beginning to explore the new paradigm of cosmic stasis. In August 2024, James Halverson and Sneh Pandya at Northeastern University in Massachusetts found that cosmic stasis arises from decaying towers of axions within models of string theory known as the axiverse.

Less than a century ago, the big bang seemed counterintuitive to most cosmologists. Now, the team who stumbled upon stasis hope that other researchers will embrace the unexpected once again and see that stillness may be as innate a part of the universe as change. Assuming that towers of particles exist, says Thomas, “some kind of stasis is likely going to be a part of nature”.














12/03/2025 Ni inflation, ni récession, mais pause.

Cet article résume en le modifiant sur certains points « The universe on pause » Newscientist 15 feb 2025

Cette pause, que beaucoup d’observateurs souhaiteraient retrouver dans la conjoncture économique actuelle, n’est sans doute pas réaliste. Le monde aurait besoin d’un certain niveau d’inflation pour ne pas tomber dans une récession dont les effets négatifs sont bien plus grands. Il est généralement admis que le mussolinisme puis le nazisme ont été des sous-produits de la crise de 1929. L’inflation résultant des économies de guerre a eu l’avantage de relancer la croissance en tous domaines.

En est-il de même dans l’histoire de l’univers ? Il est généralement admis que l’univers tel que nous le connaissons est né d’une explosion gigantesque suivie d’une expansion continue mais lente, marquée peut-être récemment par une reprise d’expansion modérée.

Selon l’hypothèse de l’Univers cyclique, ce mouvement pourrait être répétitif :une inflation suivie d’un effondrement (big crunch) suivie d’un retour à l’inflation. Le cycle pourrait se répéter indéfiniment.

Une hypothèse plus récente suggère que l’univers, après le Big Bang et l’expansion, serait entré dans une phase de pause. L’univers garderait son état actuel, mais en conjuguant des phases de création et de destruction de matière. Dans cette hypothèse un tel cycle se renouvellerait en permanence, donnant globalement une impression de pause.

Pour ses auteurs, cette hypothèse pourrait permettre de réécrire l’histoire de l’univers. Durant les pauses, qui ne se traduiraient pas par un retour en arrière, mais par une inquiétante tranquillité, de nouveaux états ou époques pourraient apparaître.

Chaque état serait caractérisé par la domination d’une certaine forme d’énergie. Ainsi en serait-il de la période de l’inflation. Très courte car n’ayant duré que quelques fractions de seconde, elle fut dominée par l’apparition de particules dites « inflatons ». Ensuite vint l’époque de la récession caractérisé par l’apparition d’un grand nombre de particules. Mais il s’agissait de particules d’énergie, telles que les photons, plutôt que de particules de matière.

Vint enfin l’ époque de la matière proprement dite.Il est admis aujourd’hui qu’en 10 milliards d’années environ, cette matière elle-même gagna en complexité, passant des molécules et des atomes aux étoiles, galaxies et amas de galaxies. Pour certains physiciens, il s’agit de la phase finale, dans laquelle le cosmos s’étend de plus en plus loin, alors que la matière se dilue de plus en plus vite.

Néanmoins d’autres physiciens remettent tout ceci en question. Ils n’envisagent pas un univers revenant à un état stable, mais quelque chose de beaucoup plus intrigant. Pour eux, l’histoire de l’univers aurait été ponctuée de périodes de calme. Ces périodes de calme cosmologique auraient remplacé des périodes entières de l’histoire cosmologique conventionnelle.

Les conséquences de ce phénomène seraient considérables. Toutes une série d’énigmes, notamment la question de la matière noire, trouveraient des réponses. De plus ces réponses pourraient être démontrées expérimentalement.

Pour la clarté de l’exposé, nous devons ici rappeler les grandes lignes de l’histoire traditionnelle de l’univers. Le Big Bang se produisit il a quelques 14 milliards d’années. L’expansion généra une série d’époques, chacune d’elles dominée par une forme différente d’énergie. La première époque fut l’inflation, accélération rapide d’une durée de quelques fragments de seconde. Elle fut dominée par une forme d’énergie intrinsèque au vide de l’espace-temps, l’énergie du vide, générée par des particules élémentaires dites inflatons. Rappelons que, suivant la terminologie classique,

l’énergie du vide est une énergie sous-jacente à l’Univers, qui existe partout dans l’espace, à travers l’Univers. Il s’agit de l »énergie de point zéro d’un système quantique, où le « système physique » ne contient pas de matière.

Après l’inflation, l’univers entra dans une période de réchauffement pendant laquelle l’énergie du vide fut convertie en matière mais surtout en radiations. Ce fut l’époque de la radiation, ainsi nommée parce qu’à l’époque il y eut davantage de radiations, principalement des photons, que de matière. Mais plus l’univers s’est étendu, plus la radiation se dilua, laissant place à la matière. Aussi, aujourd’hu il est légitime d’évoquer l’ère de la matière.

Pour la plupart des cosmologistes, cette succession d’époques apparaît comme une marche irréversible. Cependant l’affirmation du fait que l’énergie de l’univers se transforme continuellement est de plus en plus contestée. Citons Keith Dienes de l’Université de l’Arizona, Lucien Heurtier du King’s College London, Fei Huang du Weizmann Institute of Science en Israel, Tim Tait de l’University of California, Irvine et Brooks Thomas du Lafayette College de Pennsylvanie.

Ils émettent l’hypothèse que les périodes de stabilité dans l’expansion de l’univers étaient nombreuses et durables, et qu’elles pourraient revenir à l’avenir. Durant ces époques, la quantité de matière, radiation et même énergie noire restait constante, y compris durant l’expansion de l’univers. Une sorte d’équilibre s’établissait entre elles.

Ce n’était pas l’ intention des chercheurs précités de développer ces hypothèses. Ils s’intéressaient à l’hypothèse de séries de particules rapprochées entre elles par certaines propriétés telles que la masse, « towers set of particles » . On y retrouvait des superpartenaires plus lourds de particules déjà connues, dans une approche dite de la supersymétrie supersymmetry, ou des familles de matière noire cachées dans des extradimmensons (family of dark matter particles hiding in extra dimension)s, telles que les “axions” , particules évoquées par la Théorie des Cordes pour qu tout ce qui existe est fait de cordes vibrantes uni-dmmensonnelles.

L’axion (wikipedia) est une particule hypothétique, supposée stable, neutre et de très faible masse (entre quelques µeV et quelques meV). Son existence découle de la solution de Peccei-Quinn (en) (1977) au problème de violation de la symétrie CP en chromodynamique quantique1. Depuis, l’axion est proposé comme l’un des constituants possibles de la matière noire. De nombreuses expériences tentent aujourd’hui de trouver cette particule, parmi lesquelles on compte CAST2, située au CERN, mais aussi ADMX3, ainsi que des expériences de regénération de lumière à travers un mur, comme OSQAR4 et beaucoup d’autres.

Pour beaucoup de physiciens, au delà de ces hypothèses, il conviendrait d’admettre qu’il existe beaucoup de particules encore inconnues non prises en compte par le modèle standard des particules élémentaires. La matière noire est un signe que ce modèle est incomplet.. Il n’est pas impossible que la physique entre dans un nouveau type de stasis encore non identifié.

Au printemps 2020, Dienes et Heurtier simulèrent la façon dont certaines tours de particules affecteraient l’inflation du fait de la dégradation de la matière en résultant. Ils constatèrent que la matière et l’inflation s’équilibraient toujours d’une façon étrange. Les simulations évoluèrent toujours vers une certaine forme de stasis.

En 2023, ils montrèrent que la stasis se produisait si l’on ajoutait l’énergie noire au couple matière et radiation.

Suite. Non traduit

In 2022, the five collaborators, along with Doojin Kim at Texas A&M University who has since left the collaboration, published the recipe for static epochs of matter and radiation. A year later, they showed that stasis still occurs if you add dark energy to the mix: matter, radiation and dark energy could all share the energy density of the universe in fixed proportions, without one taking over. They found that epochs of cosmic stasis may replace existing epochs or find themselves spliced within the orthodox timeline.

Why does this happen? Ultimately, stasis occurs because heavier particles in these towers decay into lighter ones, emitting radiation in the process. As described earlier, when the universe expands, radiation dilutes faster than matter. But in this new view, the shortfall in radiation is filled in by new radiation from decaying particle towers. Similarly, all those extra particles mean that matter doesn’t dilute as quickly relative to dark energy, allowing the universe to also have a balance. “The idea that you could ‘pause’ the universe is really interesting,” says Erickcek. “Usually expansion [means] evolution. Stasis is a counterexample to that: you can still be expanding and not change the energy balance of the universe.”

Rewriting cosmology

There are many ways stasis can happen. Exactly when and how it appears depends on which ideas from beyond the standard model of particle physics you use, as that determines how many particles are in the towers, what the masses of those particles are and their rates of decay to lower levels in the towers.

It is even possible that we are entering or leaving a period of stasis now, says Heurtier. We know that the energy mixture of the universe has changed in relatively recent history because dark energy currently dominates, but a few billion years ago the universe was mostly made up of matter. Simulations show that large fluctuations like this can happen at the beginning or tail end of stasis periods, says Heurtier.

Read more

The wonder particle: How axions could solve more than just dark matter

If we are leaving a period of stasis, or if stasis emerged during the matter-dominated epoch, this may help resolve a cosmological puzzle called the Hubble tension. This is a small but significant mismatch between how quickly we measure the universe to be expanding now and how quickly we expect it to be expanding. The expectation is calculated by taking measurements of the cosmic microwave background (CMB), an afterglow emitted 380,000 years after the big bang, and then winding the clock forwards until today. However, that calculation depends on assumptions about what the energy content of the universe was immediately before, during and after the CMB was produced. “Perhaps this extrapolation is wrong because the traditional models haven’t taken into account periods of stasis during which different kinds of energy coexist,” says Heurtier.

What we do know is that stasis can’t happen in the period just before the CMB was emitted. Astrophysicists have made very precise measurements of this radiation, which neatly aligns with radiation measurements from an even earlier period, when light atomic nuclei such as helium were first created, called the big bang nucleosynthesis. All radiation is accounted for within this window of time, but stasis, by definition, requires the production of new radiation, either from decaying matter or, in some models, from dark energy. So these measurements rule out stasis epochs between 1 minute and 380,000 years after the big bang, says Erickcek.

A pause after the big bang

This means a period of stasis is more likely to come about during that first minute before big bang nucleosynthesis – a pause after the big bang, if you will. “That is when we’re imagining these things would have occurred,” says Dienes. Although that sounds like just the briefest flash in time, this first minute was exceptionally consequential.

That becomes clear when you think of the past in cosmologists’ preferred measure of time: the “e-fold”. This way of thinking allows us to talk about the universe’s age in terms of how quickly it expands, with each e-fold corresponding to the universe’s volume increasing by a factor of roughly 2.718 – meaning it expands exponentially according to the mathematical constant e. The universe’s entire history has taken place over about 120 e-folds, but this first minute of existence would correspond to about 50 to 60 of those e-folds. In that sense, this period accounts for about half of the universe’s history – any new stasis epochs that arise here may substantially alter the universe’s age in e-folds.

We still know very little about what happened before the big bang nucleosynthesis, including how inflation and reheating took place. “We really don’t have data about that,” says Dienes.

The astrophysicist who may be about to discover how the universe began

Astronomer Jo Dunkley is planning to use the Simons Observatory to snare evidence for inflation, the theory that the universe expanded at incredible speed after its birth

In standard models of inflation, energy stored in the inflaton field starts the expansion. But it isn’t clear exactly what this field is and why, after a tiny fraction of a second, it comes to an end. To explain that, physicists have to make a lot of assumptions, adding very specific features to the mysterious field. What’s more, traditional inflation automatically dilutes both matter and radiation, leaving the universe cold and empty when it ends. To get around that, we have to assume that some sort of reheating process took place that populated the cosmos with matter and radiation again. Then, somehow, this period transitions to the radiation-dominated epoch of the traditional timeline.

If all that sounds like rather a post-hoc rationalisation, it is. Towers of particles which necessarily cause periods of stasis, however, could smooth things over. For example, particle towers produced during reheating would populate the universe with matter and radiation as they decay. Then, after the entire tower has decayed, only radiation would remain. “From this point forward, we would rejoin the standard timeline,” says Dienes.

Read more

The universe could vanish at any moment – why hasn’t it?

Similarly, decaying particle towers can naturally lead to a universe that contains a large proportion of vacuum energy. This would rapidly accelerate the expansion of the universe for a sustained period of time. In other words, according to the team’s latest paper from June 2024, which is yet to be peer-reviewed, inflation could actually be a period of cosmic stasis.

Unlike conventional models of inflation, stasis explains how inflation ended without having to make extra assumptions. When the tower of particles has decayed, inflation ends of its own accord. And at that point, there would be loads of radiation present, so there is no need for reheating.

Exploring periods of stasis is worthwhile, says string theorist Joseph Conlon at the University of Oxford. However, he points out that many of these models entail towers with very heavy particles that decay too quickly to have a cosmological impact. On the other hand, if the particles involved were light, they would produce large extra dimensions – and since those haven’t yet been spotted, that is a mark against the hypothesis.

Searching for stasis

Still, there are several ways in which near-future observations could find evidence of cosmic stasis in its various forms, one of which involves gravitational waves. We now routinely detect these ripples in space-time, typically produced by the collision of massive objects such as black holes. And in 2023, a fainter hum called the gravitational wave background was detected. This lower-level oscillation of space-time may have been initiated during inflation, among other possibilities. In the next decade, space telescopes such as the Laser Interferometer Space Antenna (LISA) plan to map this background hum in detail in order to decipher its origin.

Dienes and his team are now figuring out how these observations would be affected by epochs of cosmic stasis. Adding new e-folds of time into the inflation epoch would change the predictions made by existing models, says Erickcek. Meanwhile, other periods of stasis would leave a unique imprint on the gravitational wave background, says Huang.

Wobbles in the lasers of the upcoming LISA telescope array may offer evidence of cosmic stasis

AEI/MM/exozet; GW simulation: NASA/C. Henze

Another possibility is that early periods of cosmic stasis would alter how matter is structured on small scales because the presence of radiation tends to prevent matter from clumping. This means lumps of dark matter would be smaller than those predicted by standard cosmology.

Astrophysicists are becoming adept at detecting these slight differences by observing how dark matter warps the light from stars behind them, an effect called microlensing. Likewise, timing arrays based on pulsars, astronomical objects that emit bright bursts of radiation at well-defined intervals, can detect small changes due to gravitational tugs from lumps of dark matter. “It’s hard – but there’s hope,” says Erickcek.

Already, others are beginning to explore the new paradigm of cosmic stasis. In August 2024, James Halverson and Sneh Pandya at Northeastern University in Massachusetts found that cosmic stasis arises from decaying towers of axions within models of string theory known as the axiverse.

Less than a century ago, the big bang seemed counterintuitive to most cosmologists. Now, the team who stumbled upon stasis hope that other researchers will embrace the unexpected once again and see that stillness may be as innate a part of the universe as change. Assuming that towers of particles exist, says Thomas, “some kind of stasis is likely going to be a part of nature”.

08/03/2025 La Planète et ses Empires

En géopolitique, qu’est-ce qu’un Empire ? Le terme n’est pas nouveau. L’histoire à connu l’Empire romain (Imperium romanum), l’Empire britannique (British Empire) et quelques autres :

Empire mongol (24 000 000 km2 en 1279)
Dynastie Qing (14 700 000 km2 en 1790)
Empire espagnol (13 700 000 km2 en 1810)
Second empire colonial français (11 500 000 km2 )
Califat omeyyade (11 100 000 km2 en 720) :
Empire russe (22 800 000 km2 en 1917)
Dynastie Qing (14 700 000 km2 en 1790)
Empire espagnol (13 700 000 km2 en 1810)
Second empire colonial français (11 500 000 km2 )

  • Aujourd’hui, à quoi reconnaît-on un Empire ? D’abord à la volonté d’en être un. Cette volonté s’impose sans discussions à tous les constituants géographiques et politiques de l ‘ Empire  concerné. Ainsi faire partie de l’empire colonial français était la volonté de tous les gouvernements indigènes de l’Afrique subsaharienne .

Vient ensuite la mise en commun d’un appareil militaire puissant. Celui-ci s’impose à tous les constituants de l ‘Empire, Mais ceux ci à leur tour souhaitent contribuer au renforcement de l’appareil, quoi qu’il en leur coûtera, notamment sous forme de pertes humaines. Ils en tirent la perspective d’accroître leurs profits matériels, l’étendue de leurs conquêtes territoriales et, dans l’immédiat, de renforcer le contrôle policier sur leur population.

On reconnaît aussi un Empire à la volonté d’imposer son pouvoir à la plus grande partie des continents et des mers de la planète, y compris des Pôles, Pôle Nord et de plus en plus Pôle Sud. De nos jours s’ajoutera la présence dans l’espace, espace sous-orbital, espace interplanétaire, planètes habitables du système solaire proche.

Combien d’Empires compte aujourd’hui la Terre ? En faisant vite, nous répondrons que trois Empires se disputent le pouvoir sur la planète et à terme dans l’espace. Il s’agit de l’Empire américain, de l’Empire russe, de l’Empire chinois ? Ils ont tous trois leurs faiblesses mais tous trois aussi ont la volonté  de les dépasser.

Quant à l ‘Europe, elle ne constitue pas un Empire.. Elle n’en a pas pour le moment les capacités militaires, politiques et scientifiques. Plus gravement, elle ne le veut pas, se satisfaisant de servir de « proxy « à ses alliés de l’Empire américain.