12/05/2025 La Russie serait-elle prête à se relancer dans une guerre majeure ?

https://www.msn.com/fr-xl/actualite/other/selon-des-informations-confidentielles-la-russie-serait-pr%C3%AAte-%C3%A0-se-relancer-dans-une-guerre-majeure-apr%C3%A8s-la-paix-en-ukraine/ss-AA1EAXY8

Ce bruit circule actuellement. On peut penser qu’il n’est absolument pas fondé. Il ne sert que les intérêts des industries de l’armement, tant occidentales que chinoise. Il faudrait que Vladimir Poutine ait perdu tout sens commun pour engager la Russie dans une guerre d’ampleur, resterait-elle conventionnelle.

Il ne peut pas ignorer les pertes humaines russes. Ainsi, selon la BBC, dont on ne peut mettre en doute la sincérité, le nombre des tués se situerait entre 164 223 et 237 211 personnes depuis l’invasion de l’Ukraine. .Ce chiffre ne tient pas compte des blessés dont beaucoup resteront invalides https://www.bbc.com/afrique/articles/c230j1393k9o Confrontée à ces pertes, la population russe au dernier recensement était de 143,8 millions

Durant la première guerre mondiale, en France, les historiens civils et militaires, parlent de 2 000 000 de soldats français morts aux combats (sans les coloniaux et les disparus) entre 1914 et 1918 (et sans les chiffres de la grippe espagnole). Les pertes russes en 3 mois de guerre, sont donc relativement plus nombreuses que les pertes françaises en 4 ans.

Quant aux pertes de matériel militaire , au 1er avril 2025, l’armée russe a perdu près de 3 800 chars, 5 500 véhicules de combat d’infanterie, 900 pièces d’artillerie automotrice, 136 avions… Depuis le 22 février 2022, elle a subi ses pires pertes matérielles depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le contingent qui a franchi la frontière russo-ukrainienne il y a trois ans n’existe plus, et le Kremlin s’est depuis efforcé de remettre en service les milliers d’engins soviétiques stockés dans ses dépôts Après avoir déployé des chars T-80 et des T-72, conçus dans les années 1970, la Russie a été contrainte de puiser dans ses réserves pour utiliser des T-62 entrés en service en 1961.

Comme l’on sait, elle doit faire appel à la Corée du Nord pour reconstituer ses réserves de munition.

Par ailleurs, près d’un tiers de la flotte russe de la mer Noire, soit 27 sur 80 navires, dont un unique sous-marin – auraient été coulés ou mis hors service depuis que les forces de Moscou ont envahi l’Ukraine en février 2022. Le ministère britannique de la Défense a déclaré la flotte de la mer Noire « fonctionnellement inactive » en mars 2024.

La Russie possède un unique porte-avions vieillissant face aux flottes occidentales et chinoises. Il s’agit de l’Amiral Kouznetsov, qui est en réparation prolongée depuis plusieurs incidents graves.

Il n’y a que dans le domaine de l’aviation militaire que la Russie possède une force respectable. Mais son entretien paraît insuffisant. Ceci tient en partie au trop grand nombre des types d’avions.

Enfin, depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, l’armée russe a, elle aussi, largement intégré les drones dans ses opérations tactiques. Elle utilise désormais un large éventail d’appareils pour des missions de reconnaissance, de frappes en profondeur et d’opérations de brouillage.

Rappelons en comparaison que l’Armée française était classée en 2017 deuxième en Europe derrière la Russie, et cinquième au niveau mondial. Selon une étude américaine, la France restera la principale puissance militaire en Europe (hors Russie) et dans les cinq premières mondiales dans les années 2030.

11/05/2025 Des BCI à la conquête de Mars

L’exploration de la planète Mars par des humains, et afortiori des séjours de quelques jours à quelques mois , paraitront longtemps impossibles aux Terriens. Dans ce cas ceux-ci ne trouveront pas un grand intérêt à des missions de quelques heures dont le coût en termes de lanceurs et de rovers paraissent déjà prohibitifs.

Cependant, si les hommes ne voulaient pas renoncer à des missions habitées sur Mars et ses satellites, il faudra faire œuvre d’imagination.  

Une solution actuellement à l’ étude consisterait à débarquer sur Mars des robots humanoïdes dotés de brain-computer interfaces ou BCIs greffées le temps nécessaire et de façon durable dans le cerveau des explorateurs humains.

Ceux-ci ne perdraient pas leur caractère humain mais ils accéderaient le temps de la mission à toutes les ressources de l’exploration spatiale robotisée. A priori dans le cadre de leur retour sur la Terre, les humains pourraient conserver ces greffes le temps nécessaire sans que le fonctionnent de la partie terrestre de leurs cerveaux en soit affectée.

L’idée de base d’un BCI est de superposer les messages provenant d’un cerveau humain et ceux d’un robot explorateur tant dans le sens de la réception des informations que dans celui de l’élaboration des commandes et de la transmission des ordres. Des interfaces prenant la forme d’électrodes implantées dans le cortex permettraient une grande variété d’actions.

D’ores et déjà, sur Terre, des paraplégiques peuvent envoyer des ordres à un de leur membre paralysé provenant directement de leur cerveau, grâce à des électrodes implantées dans celui-ci . Les applications se multiplieront dans un proche avenir, avec des « rescue robots » qui interviendront par exemple dans des immeubles en feu.

10/05/2025 Qu’est que l’AGI ?

Qui s’intéresse au concept d’ Intelligence artificielle IA rencontre inévitablement celui de l ‘IA générale ou AGI. C’est elle qui a fait le succès des « large language models (LLM) », une forme d’IA qui donne leur puissance à des chatbots tels que ChatGPT.

L’AGI est devenue l’outil principal de sociétés telles que OpenAI qui assure travailler pour le bien de toute l’humanité. OpenAI, https://openai.com/, est une entreprise américaine d’intelligence artificielle fondée en 2015 à San Francisco. Sa mission selon ses dirigeants est de développer et de promouvoir une intelligence artificielle générale « sûre et bénéfique pour tous les humains». C’est OpenAI qui a créé ChatGPT, https://openai.com/index/chatgpt/. Les média spécialisés assurent avoir détecté des élémentd d’AGI dans les LLM.

En fait il n’est toujours clair de définir le bien que fera l’AGI à l’humanité. Pour Melanie Mitchell du Santa Fe Institute à New Mexico il ne s’ait pas d’un concept scientifique. Cet avis est partagé par beaucoup, y compris par Ben Goertzel et Shane Legg, cofondateur de Google Deep Mind https://fr.wikipedia.org/wiki/Google_DeepMind

Pour d’autres au contaire le terme désigne un champ d’applications capables de réaliser progressivement tout ce dont l’esprit humain est capable, sinon d’avantage. Les fondateurs de DeepMind viennent de proposer un cadre de travail à 6 niveaux six-level framework, dans lequel le niveau supérieur détaille tout ce que l’on peut attendre de l’esprit humain, actuel ou futur

Artificial human-like intelligence et superintelligent AI ont été des concepts de science fiction pendant des siècles. Mais le terme a décollé il y a 20 ans quand les ingénieurs en informatique Ben Goertzel et Shane Legg, cofondateur de la firme DeepMind. l’ont employé pour désigner des systèmes capables de réaliser, au delà d’applications limitées, tout ce que l’esprit humain peut concevoir.

Depuis DeepMind en particulier cherche à redéfinir l’AGI comme faisant partie des seules « sciences cognititives. L’année dernière, Legg conjointement avec le fondateur de DeepMind, ont défini ce que pourrait etre l’AGI. Ils ont proposé un cadre de travail à 6 niveaux (six-level framework dans lequel le niveau supérieur dépasse tout ce que 100/100 des humains pourraient faire

The problem with AGI

“The levels idea is really pointing out that there’s this continuum,” says team member Meredith Morris at DeepMind, now part of Google. “There’s this progression as technology evolves.” Morris hopes their work will draw more attention to the idea, and ultimately to some form of consensus on what AGI actually is: “We would love to have folks from those other fields that study intelligence and learning working together with our researchers on developing these benchmarks.”

But Mitchell points out that intelligence is itself a multidimensional concept, with a lot of crossovers with other equally murky concepts, such as sentience and understanding. As such, it isn’t readily measurable with a test in the same way as other, more concrete tasks, like the ability to translate language.

Applying more scrutiny to when an AI could be considered an AGI might yield progress, but Mitchell is still sceptical that the sort of machine that AGI proponents envisage will be achieved, because it is unclear whether the faculties of human intelligence can ever be abstracted into standalone concepts – never mind replicated in AI. “There’s a kind of faith that the field has had for a long time, that we can develop human-level intelligence in these disembodied substrates,” she says. “Whether that’s possible or not, I think it’s a big open question.”

Following claims that an AI has shown « sparks of artificial general intelligence », what are we to make of the hype surrounding this technology? AI expert Melanie Mitchell is your guide

For Thomas Dietterich at Oregon State University, the problem with AGI is a more practical one – namely that it is a mistake to define artificial intelligence with respect to humans. “We have this focus on replicating our capabilities, and this leads to the rampant anthropomorphisation of our systems, giving them names like Siri and Alexa.”

Instead, he says, we should think of AI as “an intelligence prosthetic that can do certain things for us” – which sounds a lot like what the AI community had in mind before the concept of AGI came along.

10/05/2025 Les effets quantiques en biologie

Plus on approfoPlus on approfondit l’étude de certains mécanismes biologiques, plus on découvre que les plus inexplicables d’entre eux font appel à la physique quantique..

C’est le cas de la photosynthèse chez les végétaux, du sens de la navigation des oiseaux migrateurs, comme du plus mystérieux de ces phénomènes, la conscience.

On pourrait penser que les mécanismes de la physique quantique ne pourraient pas se manifester dans le milieu tiède et humide des cellules vivantes. En laboratoire, ils ont besoin d’être parfaitement isolés du milieu ambiant. Mais aujourd’hui les opinions commencent à changer et le concept de biologie quantique s’impose de plus en plus. Ceci dit, mettre en évidence le fait que des comportements quantiques puissent exister dans la machinerie des cellules vivantes oblige à repenser les limites entre le monde classique et le monde quantique.

Greg Scholes, chimiste à la Princeton University, considère que le concept de biologie quantique ne devient intéressant que si il peut expliquer des comportements macroscopiques émergents inexplicables par les lois de la biologie classique.

Mais il faut pour cela rechercher la preuve de l’existence dans le monde biologique de phénomènes courants en physique quantique tel que la superposition, la décohérence et l’effondrement quantique (décohérence).

Des soupçons de superposition sont apparu dans des protéines dites microtubules étudiées in vitro. Mais il ne s’agit encore que de soupçons. Les microtubules sont des filaments du cytosquelette impliqués dans des fonctions majeures telles que la mitose ou le transport intracellulaire. Ce sont des cylindres creux constitués de tubuline, l’une des protéines les plus abondantes de la cellule.

Clarice Aiello, qui dirige le Quantum Biology Tech (QuBiT) Lab de l’University of California, Los Angeles. conduit une recherche sur les effets surprenants des faibles champs magnétiques sur un certain nombre de processus biologiques tels que le métabolisme des cellules pendant la réparation de l’ADN dans lc traitement du cancer. L’hypothèse est que ces champs influencent une propriété quantiques des électrons nommée le spin.

https://www.frontiersin.org/journals/cell-and-developmentalbiology/articles/10.3389/fcell.2021.633305/full

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09/05/2025 Allemagne-France. Matériels militaires. Qui mène en tête ?

Le Monde du 7 mai écrivait

Le temps des effusions est passé, le travail de fond – autrement dit le plus dur – reste à faire pour donner du corps à la « relance » du tandem franco-allemand. Pour leur premier échange public, mercredi 7 mai, à Paris, le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, et le président français, Emmanuel Macron, ont veillé, avec un plaisir non feint, à mettre en scène leur entrée en matière.

Nous éprouvons, à notre place plus modeste, le même plaisir. Mais ceci ne doit pas empêcher de se poser des questions. Où se trouve la supériorité allemande aujourd’hui? Certainement pas dans le domaine des industries d’armement

A un époque ou l’on présente comme une évidence la probabilité d’une offensive de la Russie contre l’Ouest, qui commencerait nécessairement par une invasion des Pays-Bas puis par une entrée en Allemagne, combien de temps pourrait résister l’Allemagne ? N’ayant que des armements américains servis par des militaires peu entrainés, elle tiendrait le coup 5 jours au mieux.

En matière de blindés, elle ne dispose que du Leopard 2 qui comme le Leclerc français, est largement périmé. Son futur blindé n’a pas de nom. Il est destiné à devenir opérationnel autour de 2040. il succédera au Leopard 2 allemand et au char Leclerc français.

Dans le domaine des avions de combat l’armée allemande exploite actuellement 138 Eurofighter, L’Eurofighter Typhoon, développé par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, est également utilisé par l’Autriche, l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït et le Qatar. Il reste l’avion de combat construit en Europe qui compte le plus de clients à ce jour, soit 9 au total selon son site. Mais fin 2022, Berlin a aussi passé commande auprès de l’Américain Lockheed Martin de 35 avions de combat F-35A Lightning II. Ils devraient être livrés entre 2026 et 2029.

Comme on le voit, l’Allemagne ignore superbement le Rafale français et ses prochaines génération. Bien que les chaines de fabrication de celui-ci soient saturées , une coopération franco-allemende aurait pu etre négociéé.

Seule la Deutsche Marine est à peu près du niveau. En 2020, la marine allemande était composée de 65 navires totalisant 220 000 tonnes. Principalement armée de six sous-marins, 10 frégates et 5 corvettes, elle dispose également de 54 aéronefs. Mais elle n’a pas de porte-avions ni de sous-marins nucléaires d’attaque;

Le commandement, basé à Rostock, est divisé en cinq départements. Le département des opérations, le département de planification, le département de formation et d’entraînement, le département de soutien et le département médical. Les forces navales sont réparties en 2 flottilles (Einsatzflottille) et un commandement de l’aéronavale

08/05/2025 Les planètes errantes 

Ces planètes (anglais rogue planet) sont très nombreuses, au moins 20 fois plus que les étoiles. Selon une analyse de 2023 faite par David Bennett du NASA’s Goddard Space Flight Center de Maryland , il pourrait s’en trouver des trillions dans notre galaxie.

Il ne s’agirait pas de planètes orbitant autour d’étoiles, comme le fait la Terre autour du soleil. Mais leur existence n’est pas incompatible avec les théories concernant la formation des planètes. On ne peut les observer directement. On ne peut le faire qu’en étudiant la façon dont elles dévient la lumière provenant d’étoiles plus éloignées ou d’autres galaxies.

Il apparaît que certaines de ces planètes ont le diamètre de la Terre. Elles auraient pris naissance du fait de l’effondrement sous la gravité de nuages de gaz orbitant autour de certaines étoiles jeunes. Mais elles auraient pu aussi se former au sein de systèmes solaires avant d’en être éjectées par des collisions internes, collisions dont la force les auraient projetées à l’extérieur.

Concernant la Voie Lactée, on sait que certaines étoiles errantes se sont formées autour de paires d’étoiles orbitant l’une autour de l’autre, que l’on nomme des systèmes binaires Dans ce cas la plus grosse finit par éjecter la plus petite.

Sans étoiles pour les échauffer, les planètes errantes sont glaciales. La seule source de chaleur provient de ce que l’on nomme les vents thermaux générés par la contraction de la planète alors qu’elle se refroidit, le cryovolcanisme sur Pluton. Cependant certaines planètes errantes peuvent d’avoir d’importants nuages d’hydrogène dans leur atmosphère. Celui-ct est un gaz à effet de serre dans les hautes pressions, pouvant réchauffer la planète, , comme l’a fait remarquer David Stevenson, du California Institute of Technology, Pasadena. Dans certains cas les planètes errantes pourraient avoir des temperatures de surface analogues aux températures terrestres du fait d’une désintégration radioactive interne

Des simulations ont même suggéré que certaines planètes errantes pourraient etre habitables sinon habitées, soit dans des océans restés liquides sous une épaisse banquise glacée, soit dans une atmosphère de surface constituée d’hydrogène.

07/05/2025 Douze articles du Newscientist à lire

Le Newscientist a récemment publié 12 articles (anglais), référencés ci-dessous. Des auteurs compétents y analysent des questions actuellement d’actualité dans le domaine des sciences et des technologies. Nous en recommandons la lecture.

What is thought and how does thinking manifest in the brain?

Why are there so many rogue planets and what do they look like?

How indefinite causality could lead us to a theory of quantum gravity

Why viewing cancer as an ecosystem could lead to better treatments

Quantum biology: New clues on how life might make use of weird physics

To rescue biodiversity, we need a better way to measure it

What neurodiversity means for psychiatrists and the people they help

What is artificial general intelligence, and is it a useful concept?

What are fractals and how can they help us understand the world?

Will we get to net zero fast enough, and how will the climate respond?

Quantum to cosmos: Why scale is vital to our understanding of reality

07/05/2025 Le Goby, robot miniature

La robotique de petit format, voire la robotique centimétrique (robot ne dépassant pas quelques centimètres) semble doté d’un grand avenir. Elle permettra d’envoyer dans des milieux inaccessibles des robots capables d’actions intelligentes impossibles à réaliser autrement. Ces robots seront contrôlables à distance par l’intermédiaire d’un opérateur humain désirant rester en liaison avec eux. Mais ils seront de plus en plus en mesure d’opérer de façon autonome, dans le cadre de programmes leur laissant une large gamme d’initiatives.

D’ores et déjà, la chirurgie dite téléchirurgie fait un large appel à eux, pour intervenir dans des endroits du corps inaccessibles de l’extérieur sans provoquer de graves mutilations. On trouve sur le site https://www.orca-chirurgie-ambulatoire-ars-idf.fr/ocr-les-types-de-robots/de nombreux exemples de telles opérations.

Mais les domaines d’intervention possibles ou souhaitables sont de plus en plus nombreux, dans le civil comme dans le miliaire. Il n’ y a pas nécessité de les évoquer ici.

Par contre on s’intéressera aux robots miniatures eux-mêmes, dont la technologie évolue de plus en plus rapidement, ce qui les rend capables d’opérer dans des milieux inaccessibles aux petits robots eux-mêmes. A titre d’exemple on présentera ici le Goby.

Le Goby

Conçu par une équipe texane, le Goby est un minuscule robot mobile doté d’une caméra embarquée. Facile à piloter à distance, et doté d’une technologie de pointe, il promet de nombreux usages inédite dans le monde miniature.

Le Goby est un robot de quelques centimètres seulement, contrôlable à distance via un tableau de bord. Il a été créé par des ingénieurs de la société Charmed Labs, basée à Austin au Texas.

Long de seulement 6 centimètres sur 3,8 centimètres de hauteur, il ne pèse que 45 grammes, soit le poids d’un petit briquet. Il adopte un design ingénieux, avec deux roues motorisées et une queue articulée soutenue par une petite balle. Cette dernière lui permet d’incliner son corps et d’orienter sa caméra de haut en bas. Elle lui sert aussi à se remettre droit dans le cas où il se retrouverait à l’envers.

Pour capter son environnement, le Goby peut utiliser une caméra OmniVision : le modèle OV2640 doté d’une résolution de 1 600 x 1 200 pixels. Il est également équipé de deux phares à LED et d’un capteur de lumière ambiante, le tout connecté à un microprocesseur relié à un logiciel de programmation. Enfin, un accéléromètre 3 axes et des capteurs kilométriques intégrés dans ses roues aident le robot à suivre sa position et son orientation.

Un robot contrôlable à distance

En plus de son design novateur, le Goby se veut également très simple d’utilisation. Il suffit de scanner un QR code https://www.unitag.io/fr/qrcode, pour accéder à une page web où il est possible non seulement de contrôler le robot avec des joysticks mais aussi de suivre les images de sa caméra. Aucun téléchargement d’application n’est nécessaire. Pour limiter la latence, le logiciel utilisé est basé sur un cryptage 128 bits.

Par ailleurs, toute personne où qu’elle soit, peut se voir confier la manipulation du robot, simplement avec l’URL de la page web. Au niveau de l’autonomie, le Goby est capable de poursuivre ses explorations pendant environ 1,5 heure avec une seule charge de sa batterie lithium-ion. Lorsque la batterie commence à faiblir, il se range automatiquement sur sa station de chargement.

Comme on le devine, il n’est pas envisagé de l’utiliser déjà en chirurgie interne.

05/05/2025 Le DOGE. Faire des coupes partout pour alléger le déficit


Tel est l’objectif que s’est fixé le DOGE, le département de l’efficacité gouvernementale, qui a vu le jour grâce à un décret signé par le président américain le jour de son retour à la Maison-Blanche, le 20 janvier 2025.

À sa tête : Elon Musk, le patron de Tesla, X ou encore SpaceX. dont l’on annonce le départ même s’il dément l’information. Il a promis de réduire les dépenses fédérales de 2 000 milliards de dollars.  Trois mois après le retour du camp républicain à la présidence des États-Unis, le palmarès du DOGE est déjà bien chargé. 75 000 employés fédéraux ont démissionné (ce qui est moins que ce qui était souhaité), 83 % des programmes de développement de l’USAID, l’Agence des États-Unis pour le développement international, ont été supprimés, et Elon Musk se vante régulièrement de couper arbitrairement des dépenses, afin de mettre fin à des services qu’il estime inutiles. Plusieurs services sont dans son collimateur, notamment sur le climat, l’éducation ou l’inclusivité.

Derrière ce massacre digne de Javier Milei (le président argentin a coupé 250 services et licencié 40 000 fonctionnaires un an après son investiture), se renforce un courant de pensée traditionnel chez les Républicains : celui des néoréactionnaires ou  NRx

NRx : un mouvement à l’origine d’une transformation des États-Unis

Le mouvement néoréactionnaire – dit NRx – envisage l’État comme « une gigantesque entreprise engluée dans son inefficacité parce que le personnel politique est enferré dans une mystique démocratique et dans une obsession de justice sociale », selon Arnaud Miranda, docteur en théorie politique. Selon ses suiveurs, le monde actuel serait contrôlé par « un groupe de gens de gauche, parmi lesquels des journalistes et des universitaires », explique Benjamin Noys, professeur de théorie critique à l’université de Chichester, n Angleterre. 

Les néoréactionnaires, qui sont convaincus que le mondeva mal, proposent d’en finir avec la démocratie et de « restructurer » le gouvernement comme une entreprise souveraine dont la direction serait confiée à un PDG. « Si vous n’êtes pas satisfaits du service proposé par ce gouvernement, vous n’avez qu’à vous en trouver un autre », précise Arnaud Miranda.

Curtis Yarvin envisage de mettre sur un piédestal les leaders de la tech, de laisser l’innovation suivre librement son cours, sans surveillance démocratique ni régulation, et d’enfermer les individus non productifs. Il s’agit, autrement dit, d’un projet techno-monarchiste puisque ceux qui seraient incapables de manier les technologies seraient mis au ban de la société. 

Quelques années avant la réélection de Donald Trump, Curtis Yarvin a imaginé un programme appelé « RAGE », ou Retire All Government Employees. Il vise à licencier tous les employés du gouvernement afin d’intensifier cette transition de système. Le DOGE d’Elon Musken serait une émanation

Le RAGE est devenu DOGE grâce à l’appui de figures controvéesées

Benjamin Noys souligne que les textes néoréactionnaires, en particulier le manifeste de Nick Land, s’appuient sur des thèses racistes. Ils contiendraient de nombreux points critiques à l’égard des afro-américains : « même s’ils nient leur racisme, ils affirment que tout est question de hiérarchies naturelles et d’intelligence ». Pour Nrx, il y a une hiérarchie dans les êtres humains.

Le sociologue Harrison Smith s’accorde avec le professeur sur ce point : « il convient de souligner que ceux qui défendent des opinions néoréactionnaires sont inévitablement des hommes blancs », parmi lesquels Peter Thiel, le co-fondateur de PayPal, le milliardaire Marc Andreessen qui a développé le premier navigateur web, Mosaic, ou encore le vice-président des États-Unis, J. D. Vance qui a déjà cité le travail de Curtis Yarvin pour expliquer ses valeurs politiques, tout en évoquant des idées de « dé-wokisation ».

Peter Thiel est un des grands acteurs de la droitisation de la Silicon Valley, à commencer par celle de son ex-partenaire Elon Musk. Il est un des rares milliardaires de la tech à avoir participé au premier mandat de Donald Trump, bien avant que le Républicain n’adhère aux idées au Yarvin. C’est sous son influence que le patron de Tesla a accepté d’endosser le rôle de CEO des États-Unis.

Quant à D Vance, le vice-président de Trump, il est bien plus impliqué que Donald Trump dans l’idéologie Nrx. Il est l’une des raisons de la radicalisation de la Maison-Blanche.

Source : Gage Skidmore

06/05/25 Un projet de centrale nucléaire chinoise sur la Lune

La Chine, déjà leader avec la France dans la construction de réacteurs nucléaires, prévoit désormais de construire une centrale nucléaire sur la Lune. Avec le projet Chang’e-8, elle envisage d’y installer une centrale électrique destinée à alimenter une base lunaire habitée : la Station Internationale de recherche lunaire (ILRS), un projet développé avec la Russie qui devrait voir le jour d’ici 2030.

L’objectif de l’ILRS est d’installer un laboratoire scientifique à la surface de la Lune et/ou en orbite autour de celle-ci. La station sera occupée périodiquement par des équipages. Annoncé en mars 2021, ce programme comprend une phase de reconnaissance jusqu’à 2025 regroupant les missions robotiques des deux pays déjà programmées et une phase de construction entre 2025 et 2035 destinée à mettre au point les technologies et mettre en place les équipements nécessaires aux équipages. C’est au cours de la troisième phase qu’auront lieu les séjours d’équipages à la surface de la Lune

L’approvisionnement en énergie de l’ILRS est l’un des grands thèmes de réflexion des chercheurs. D’après Interesting Engineering, l’énergie nucléaire semble être l’option la plus solide, bien que d’autres sources d’énergie soient envisagées. Mais il ne faut pas oublier que les conditions lunaires ne sont pas les mêmes que sur Terre. Pour cela, la Chine compte sur l’expertise russe en matière de technologies spatiales. Wu Weiren, concepteur en chef du programme d’exploration lunaire chinois, considère même que la Russie est « en tête du monde, devant les États-Unis » dans ce domaine.

Néanmoins, pendant que la Chine et la Russie avancent sur le projet ILRS, les États-Unis poursuivent leur propre retour sur la Lune via le programme Artemis. La Nasa prévoit d’y envoyer deux astronautes en 2027 et d’y construire une base durable. Celle-ci pourrait être alimentée par de vastes fermes solaires, bien que la piste du nucléaire ne soit pas écartée

.La Chine aux portes d’un nouveau chapitre de la conquête spatiale

Avec son projet Chang’e-8, la Chine semble vouloir se donner les moyens de ses ambitions. Dans la conquête spatiale, le pays est devenu un acteur incontournable, s’érigeant au même rang que les puissances établies depuis plusieurs décennies comme les États-Unis. Après être devenue en 2003 le troisième pays à envoyer un humain dans l’espace grâce à la mission Shenzhou 5, elle fut aussi la deuxième nation à faire atterrir un rover sur Mars

Si la Chine parvenait à construire une centrale nucléaire sur la Lune, elle pourrait transformer l’avenir de l’exploration spatiale. Cela ouvrirait la voie à des opérations spatiales à grande échelle, incluant la production d’énergie et le transport de marchandises. Comme ceux de la Nasa, les chercheurs chinois envisagent également la possibilité d’exploiter les ressources lunaires, notamment son régolithe riche en hélium-3, un isotope rare qui pourrait servir de combustible pour la fusion nucléaire.

Inutile de préciser que ces divers programmes alimenteront un besoin de lanceurs lourds récupérables dont les nations spatiales n’ont pas encore proposé de versions fiables. La française Arianespace devra absolument faire partie des partenaires crédibles.