L’ordinateur quantique “Origin Wukong” de la Chine, développé entièrement sur le territoire, représente la troisième génération de la technologie superconductrice quantique du pays. Avec son chipset de 72 qubits, cet ordinateur a exécuté 270 000 tâches depuis sa mise en service début janvier. Cette prouesse technique souligne la montée en puissance de la Chine dans le domaine du quantum computing, positionnant le pays comme un leaderpotentiel sur la scène mondiale
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Le calculateur quantique français Crystal Quantum Computing
Nous avons précisément défini les étapes de fidélité des opérations quantiques à atteindre.
S’appuie sur les récents résultats de recherches novatrices
Notre technologie repose sur des briques technologiques dont les performances sont démontrées en laboratoire, la jonction de ces briques pour former l’ordinateur quantique est innovante.
Des molécules d’eau ont été pour la premières détectées dans l’échantillon de sol lunaire rapporté sur terre par la sonde chinoise Chang’e 5 . La nouvelle est importante car cette eau pourrait alimenter une future base lunaire.
O a longtemps pensé que la lune était sèche. Mais depuis 20 ans des traces d’eau ont été aperçues s’écoulant sous la surface du sol. En 2008 des chercheurs affirmèrent avoir trouvé de l’eau dans une pierre lunaire volcanique rapportée lors des missions Apollo. Cependant, des analyses plus récentes ne détectèrent que le groupe hydroxyl OH plutôt que des molécules de H2O. Pour en obtenir de l’eau, il faudrait chauffer ces roches à plus de 1000 degrés C
Depuis des sondes orbitant autour de la Lune captèrent des reflets qui auraient pu provenir de glace d’eau, mais la présence de celle-ci ne put être vérifiée.
Aujourd’hui, Xiaolong Chen et des collègues de l’Université de Pékin ont analysé des grains micrométriques du sol lunaire rapportés par la sonde Chang’e 5 . En utiisant de la diffraction par rayons X, ils trouvèrent un minéral comportant 40% de H2O, ainsi que du magnésium, de l’ammoniaque et du Chlore
Sa structure chimique est similaire à celle d’un minerai nommé novoglablenovit trouvé par des géologues russes sur les flancs d’un volcan russe en 2019 et formé par des gaz volcaniques brûlants provenant de ce volcan. Un processus analogue aurait pu aboutir à la création du minéral lunaire. Pour en obtenir de l’eau il suffirait de le chauffer autour de 100 ° C.
The presence and distribution of water on the Moon are fundamental to our understanding of the Earth–Moon system. Despite extensive laboratory research and remote sensing explorations, the origin and chemical form of lunar water have remained elusive. In this study we present the discovery of a hydrated mineral, (NH4)MgCl3·6H2O, in lunar soil samples returned by the Chang’e-5 mission that contains approximately 41 wt% H2O. The mineral’s structure and composition closely resemble novograblenovite, a terrestrial fumarole mineral formed through the reaction of hot basalt with water-rich volcanic gases, and carnallite, an Earth evaporite mineral. We rule out terrestrial contamination or rocket exhaust as the origin of this hydrate on the basis of its chemical and isotopic compositions and formation conditions. The presence of ammonium indicates a more complex lunar degassing history and highlights its potential as a resource for lunar habitation. Our findings also suggest that water molecules can persist in sunlit areas of the Moon as hydrated salts, providing crucial constraints on the fugacity of water and ammonia vapour in lunar volcanic gases.
Des chercheuses américaines du Collège de Charleston, Caroline du Sud, ont découvert que des dauphins du Golfe de Mexico inhalent des microparticules de plastique. Ceci leur cause des problèmes pulmonaires pouvant être mortels.
Elles pratiquaient des examens de santé sur le modèle Catch and Release sur plusieurs « Grands Dauphins » dits Bottlenose Dolphin (Tursiops truncatus) prélevés dans la baie de Sarasota (Floride) et la Baie de Barataria (Louisiane) en mai et juin 2023. Les examens comportaient la tenue d’une boite de Pétri sous les narines des animaux afin de pouvoir examiner l’air qu’ils exhalaient.
Des fragments de plastique dits microplastiques ont été découverts à chaque fois. Il s’agissait de morceaux plus petits que 500 micromètres. Ceux-ci sont dorénavant présents partout et chacun peut les respirer, animaux ou humains. Ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres à partir de leur source. Ils peuvent provoquer à la longue des inflammations mortelles. Les dauphins y sont très sensibles, de même sans doute que les baleines.
Référence
First evidence of microplastic inhalation among free-ranging small cetaceans
Plastic is a ubiquitous environmental contaminant, resulting in widespread exposure across terrestrial and marine spaces. In the environment, plastics can degrade into microparticles where exposure has been documented in a variety of fauna at all trophic levels. Human epidemiological studies have found relationships between inhaled microplastics and oxidative stress and inflammation. Previous studies of bottlenose dolphins (Tursiops truncatus) have reported prevalent exposure to plasticizing chemicals (e.g., phthalates) as well as particle loads in gastrointestinal tracts, but exposure from inhalation has not yet been studied. The objective of this study was to determine if inhalation is a viable route of microplastic exposure for free-ranging dolphins. Exhalation samples were opportunistically collected from dolphins residing in Sarasota Bay, Florida (n = 5) and Barataria Bay, Louisiana (n = 6) during catch-and-release health assessments to screen for microplastic particles. All dolphin samples contained at least one suspected microplastic particle, and polymer composition was determined for 100% of a subset (n = 17) of samples. Additional studies are warranted to better understand the extent of inhaled microplastics, as well as to explore impacts, given potential risks to lung function and health.
Les physiciens affirment avoir résolu le paradoxe du trou noir. Mais beaucoup pensent que le mystère s’est épaissi
En mars 1974, Stephen Hawking avait publié un article montrant que les trous noirs ne grossissaient pas indéfiniment, mais au contraire diminuaient lentement de taille du fait qu’ils relâchaient des particules dans un phénomène dit Hawking radiation. De plus, selon ses calculs, cette radiation se produisait de façon aléatoire, empêchant de prévoir quels types de particule en sortirait. Il en résultait que l’information sur les particules entrantes étaient perdues à la disparition du trou noir. Mais la physique fonctionne sur le principe que rien ne se perd dans l’univers. Si bien dès que l’on dispose d’informations sur un système, l’on peut reconstruire son passé et prévoir son avenir.
Les trous noirs pourraient-ils faire le contraire, c’est-à-dire détruire à jamais tout ce qui y tomberait ? Cette situation a été nommée le paradoxe du trou noir. Aujourd’hui 50 ans plus tard, le paradoxe n’est toujours pas résolu… si bien que ceci rend vain tout espoir de rendre compatible la relativité d’Einstein et la physique quantique. Ce sont pourtant ces deux écoles, chacune dans son domaine, qui fondent les sciences d’aujourd’hui. Ceci conduisit dans un premier temps les chercheurs à s’entendre sur le concept de physique semi-classique, semi-classical physics. Les deux théories peuvent traiter séparément mais rigoureusement les événements se produisant aux abords d’un trou noir.
En juillet 2004, Hawking admit que l’information n’était pas perdue en tombant dans un trou noir
Elle pouvait être restituée mais dan un désordre tel qu’elle n’était plus utilisable
Un peu plus tard avec les progrès de la gravitation quantique, les chercheurs se demandèrent en quoi les effets quantiques pouvaient modifier la radiation de Hawking. Dans un monde classique, les trous noirs sont parfaitement sphériques. Dans un monde quantique, ils rendent asymétrique l’espace-temps autour d’eux. Même si le trou noir finit par s’évaporer, cette asymétrie demeure et continue à mémoriser de l’information.
D’autres chercheurs de l’Université de Californie dont Rafael Bousso présentèrent en 2023 le même phénomène, insistant sur le rôle de l’intrication pour maintenir une liaison entre une particule tombant dans un trou noir et son homologue restant l’extérieur. Il se formerait ainsi des « iles d’intrication à l’intérieur du trou noir, s’étendant à l’extérieur.
Le Haut conseil pour le climat a présenté la version grand public, accessible et synthétique de son rapport annuel « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population », publié en juin.
D’une façon générale, ce rapport est inquiétant. Il montre que si rien n’est fait dans les prochaines décennies, les civilisations actuelles risquent de disparaître.
La version grand public est tournée vers la jeunesse, mais également destinée à toute personne souhaitant s’informer sur l’action publique climatique en France.
En seize page illustrées, le rapport grand public présente de manière pédagogique les principaux points du rapport annuel 2024 :
-Emissions de gaz à effet de serre, -Respect des budgets carbone, -Impacts du changement climatique sur la dernière décennie -Besoins d’adaptation -Evaluation du cadre d’action publique en France, -Leviers pour l’action climatique nationale et internationale,
-Ainsi que ses recommandations pour améliorer l’action publique en matière de climat.
Ceci dit, nous rappelions précédemment, dans un article sur le réchauffement climatique que la Terre avait subi récemment, soit depuis 600 millions d’années, quatre grandes périodes de glaciation, dites ères glaciaires, dont elle est sortie par quatre périodes de réchauffement. https://europesolidaire.eu/2024/11/01/01-11-2024-sur-le-rechauffement-climatique/
Cependant, l’actuelle période de réchauffement à ceci de dangereux qu’elle se produit très rapidement, pour des raisons presque entièrement humaine. Elle s’ajoute au réchauffement de la période mio-plio quaternaire dans laquelle nous sommes
The 2024 state of the climate report: Perilous times on planet Earth
William J Ripple, Christopher Wolf, Jillian W Gregg, Johan Rockström, Michael E Mann, Naomi Oreskes, Timothy M Lenton, Stefan Rahmstorf, Thomas M Newsome, Chi Xu … Show more
We are on the brink of an irreversible climate disaster. This is a global emergency beyond any doubt. Much of the very fabric of life on Earth is imperiled. We are stepping into a critical and unpredictable new phase of the climate crisis. For many years, scientists, including a group of more than 15,000, have sounded the alarm about the impending dangers of climate change driven by increasing greenhouse gas emissions and ecosystem change (Ripple et al. 2020). For half a century, global warming has been correctly predicted even before it was observed—and not only by independent academic scientists but also by fossil fuel companies (Supran et al. 2023). Despite these warnings, we are still moving in the wrong direction; fossil fuel emissions have increased to an all-time high, the 3 hottest days ever occurred in July of 2024 (Guterres 2024), and current policies have us on track for approximately 2.7 degrees Celsius (°C) peak warming by 2100 (UNEP 2023). Tragically, we are failing to avoid serious impacts, and we can now only hope to limit the extent of the damage. We are witnessing the grim reality of the forecasts as climate impacts escalate, bringing forth scenes of unprecedented disasters around the world and human and nonhuman suffering. We find ourselves amid an abrupt climate upheaval, a dire situation never before encountered in the annals of human existence. We have now brought the planet into climatic conditions never witnessed by us or our prehistoric relatives within our genus, Homo (supplemental figure S1; CenCO2PIP Consortium et al. 2023).
La ville est la capitale commerciale de l’Inde. Elle produit 5 % du PIB et son activité représente 25 % de la production industrielle, 40 % du commerce maritime et 70 % des transactions de capitaux de l’économie indienne. Bombay compte parmi les dix plus importantes plateformes financières mondiales par l’importance des flux de capitaux6 ; elle abrite la Banque de réserve indienne, la Bourse de Bombay, la Bourse nationale d’Inde et les sièges sociaux de nombreuses sociétés indiennes et multinationales L’importance économique de la ville ainsi que son haut niveau de vie en comparaison avec le reste de l’Inde attirent des migrants de toutes les régions du monde, qui assurent à la ville une intense diversité sociale et culturelle.
Or Bombay entend devenir la première ville d’Asie du Sud-Est« neutre carbone », en 2050.
Stalin Dayanan directeur de l’association de protection de l’environnement Vanashakti https://vanashakti.org/ montre volontiers aux visiteurs une immense colline :
« Vous voyez au loin derrière la mangrove, la montagne, eh bien c’est une décharge. Celle de Kanjurmarg. C’est l’une des plus grandes du pays. Cette montagne de déchets est aussi haute qu’un immeuble de 12 étages. On ne peut pas s’approcher, c’est interdit, la municipalité ne veut pas qu’on la voit . En fait, les détritus ne sont pas traités. »« Il y a une autre décharge pas très loin, celle de Déonar, avec un quartier d’habitations à côté.
Des dizaines de camions-bennes apportent en permanence des tonnes de déchets dans ces décharges.. L’espérance de vie des habitants est de moins de 40 ans.
La volonté annoncée par Donald Trump pendant sa campagne électorale d’augmenter uniformément de 60 % les droits de douane sur les importations en provenance de Chine, porterait si elle était appliquée un coup dur à l’économie chinoise, déjà en difficulté. Elle pourrait même coûter à la Chine entre 1 et 2 % de PIB, selon certains analystes. Mais l’essentiel n’est pas là.
Si Donald Trump, aujourd’hui conforté par une large majorité au Congrès, s’engageait à nouveau dans une logique purement commerciale au détriment de la géopolitique, comme il l’avait déjà fait lors de son premier mandat, le résultat pourrait être le renforcement du statut international de la Chine comme le seul pays capable de tenir tête aux Etats-Unis au plan mondial.
Certains analystes soupçonnent en effet la Chine de vouloir, mieux que la Russie de plus en plus affaiblie par la dénatalité et l’alcoolisme, s’opposer aux Etats-Unis et prendre la tête des BRICS, comme l’a montré le dernier somment de ceux-ci à Kazan.
La réélection de Donald Trump ne changera pas grand chose au déclin américain, qui intervient au moment où l’équilibre mondial est fortement menacé, avec d’une part, la défiance toujours grandissante à l’égard des démocraties libérales et de l’autre, la guerre menée par la Russie en Ukraine depuis février 2022 ainsi que celle d’Israël contre le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban.
Or ce déclin d’une Amérique en retrait voire en panne, déjà perceptible depuis plus d’une décennie, serait éminemment favorable à la poursuite de l’émergence politico-militaire de la Chine tant en Asie que sur la scène mondiale.
Elle pourrait bien, à terme, donner raison à Xi Jinping pour qui, comme il l’a souvent répété à son « meilleur ami » Vladimir Poutine : « Le monde subit des changements sans précédent depuis un siècle. » Sous-entendu l’autre slogan auquel il se réfère sans jamais le dire : « L’Orient [la Chine] se lève et l’Occident s’efface ».
Aujourd’hui il est clair que pour Donald Trump la France est devenue définitivement une puissance secondaire. Le peu d’indépendance que manifesterait la France lui serait probablement indifférent.
Les circonstances sont donc favorables pour qu’un gouvernement français définisse des politiques qui seraient indispensables pour que la France reste au rang des grandes puissances durant le 21e siècle.
Le premier domaine à prendre en considération est celui de l’espace. Il serait impensable que le spatial proche ou lointain reste un monopole des Etats-Unis bientôt rejoints par la Chine.
On sait que la France est présente dans l’espace avec le lanceur Ariane , dont les versions successives ont amélioré les performances initiales déjà remarquables..
Aujourd’hui, ArianeGroup met la dernière main à une version rajeunie de la fusée Ariane dite Ariane 6 . Peu après son vol inaugural réussi, le 9 juillet, Ariane 6 dotée de deux boosters se prépare pour son second décollage, qui sera aussi sa première mission militaire. En décembre 2024, elle devra placer en orbite basse le satellite militaire CSO-3 pour le compte du ministère des Armées.
Dans le domaine du spatial militaire les 3 satellites militaires d’observation français dits CSO ont donné de bons résultats. La CSO ou Composante spatiale optique est une série de trois satellites de reconnaissance optique faisant partie du programme d’armement français MUSIS (Multinational Space-based Imaging System). Déployés entre 2018 et 2024, ils devront succéder, avec des performances accrues, aux satellites de la génération précédente, Helios 2.
Les satellites CSO (Composante Spatiale Optique) du programme MUSIS (Multinational Space-based Imaging System) sont des satellites d’observation militaire dédiés à la Défense française et à ses partenaires. Ils apporteront au système Hélios 2 arrivé en fin de vie un gain capacitaire très substantiel.
La constellation CSO comprendra à terme 3 satellites optiques qui, placés sur des orbites polaires d’altitude différente, répondront à une double mission : une mission dite « Reconnaissance » remplie depuis l’altitude de 800 km et privilégiant les capacités de couverture, d’acquisition sur théâtre et de revisite ; une mission dite « Identification » remplie depuis l’altitude de 480 km et permettant d’atteindre un plus haut niveau de résolution, de qualité d’image et de précision d’analyse.
La charge utile des satellites CSO permet l’acquisition d’images à très haute résolution dans les domaines visible et infrarouge (de jour et de nuit) et dans une variété de modes de prise de vue permettant de répondre à un large spectre de besoins.
Les satellites sont de conception identique. Il s’agit de plateformes manœuvrantes, dont l’architecture est en partie héritée de Pléiades et qui leur confère une autonomie et une souplesse d’emploi élevées malgré une masse de 3,5 tonnes. De plus les satellites CSO disposent d’une capacité inédite de contrôle d’orbite autonome à bord pour les fonctions de maintien à poste.
Un accord trilatéral sur le futur de la politique spatiale européenne
07/11/2023
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et ses homologues allemand et italien ont réaffirmé l’ambition européenne dans le domaine de l’exploration spatiale lors d’une déclaration commune à Séville le 6 novembre 2023.
Fruit d’une négociation de six mois, l’accord trilatéral confirme la détermination de la France, de l’Allemagne et de l’Italie à garantir l’accès indépendant européen à l’espace. En préservant l’unité européenne autour des enjeux spatiaux, l’Europe réaffirme son ambition de rester l’une des grandes puissances spatiales du 21e siècle. L’accord porte sur la fusée Ariane 6 et sur le futur des lanceurs européens au cours de la prochaine décennie.
Soutenir les programmes Ariane 6 et Vega C
Dans un contexte de forte concurrence, en particulier des États-Unis qui déploient des lanceurs très compétitifs avec un soutien public massif, l’accord trilatéral ouvre une nouvelle ère pour les lanceurs européens.
À commencer par la garantie d’assurer l’équilibre économique d’Ariane 6, le seul lanceur lourd capable d’assurer un accès autonome de l’Europe à l’espace. À partir de 2026, le programme Ariane bénéficiera d’un financement de 340 millions d’euros par an en contrepartie d’une baisse de prix des industriels de l’ordre de 11 %.
Au-delà du financement, l’équilibre économique d’Ariane 6 repose sur le nombre de lancements. L’accord prévoit ainsi quatre lancements institutionnels par an d’Ariane 6 d’ici 2030 qui viennent s’ajouter aux 27 lancements déjà contractualisés. Ces 42 lancements programmés vont garantir la solidité du modèle économique de la fusée pour la décennie.
En parallèle, la déclaration commune des trois pays européens et la résolution de l’ESA prévoient le retour en vol du lanceur Vega C. Ce lanceur léger se verra confier un minimum de trois missions institutionnelles européennes par an.
Développer une compétition européenne sur les nouveaux lanceurs
Un second élément de l’accord valide le principe d’une compétition européenne sur les nouveaux lanceurs, en particulier sur les mini-lanceurs. Il s’agit d’un tournant majeur dans l’histoire spatiale européenne.
Cette mise en concurrence avec des règles communes ouvre le marché des nouveaux lanceurs à des TPE et PME françaises, allemandes et italiennes. Elle contribuera à développer les technologies les plus innovantes, des innovations de rupture et des prix compétitifs.
Réaffirmer l’ambition européenne dans l’exploration spatiale
L’ambition spatiale européenne ne se limite pas aux lanceurs et aux satellites, elle a vocation à rester une grande puissance en matière d’exploration de l’espace. Les trois nations européennes souhaitent également participer et préparer les futures étapes d’exploration robotique et habitées de la Lune et de Mars.
La France, l’Allemagne et l’Italie font le choix de modèles innovants d’achats de services en soutenant la mise en place de cargos réutilisables en orbite basse. Ces cargos permettront de livrer du matériel ou des passagers en orbite et de retourner sur Terre.
Enfin, les ambitions européennes peuvent compter sur le centre spatial guyanais qui sera mis au service de la stratégie d’accès indépendant de l’Europe à l’espace. Ce « port spatial » de classe mondiale, qui accueille Ariane 6, pourra être utilisé pour Vega C et les nouveaux lanceurs.
La Direction générale de l’armement, DGA, a notifié à Naval Group un accord cadre, le 28 décembre 2023, pour le développement d’un drone sous-marin de combat sans équipage (Unmanned Combat Underwater Vehicle – UCUV),
Naval Group est le nouveau nom des Chantiers de l’Atlantique https://www.naval-group.com/ qui fournit en navires de combat, outre la France, plusieurs dizaines de pays. Il avait déjà proposé un premier démonstrateur de drone océanique (DDO). qui sera exposé au salon Euronaval.
Sous l’eau, ou les communications sont difficiles, les drones sont complexes à réaliser, le principal enjeu étant dit l’autonomie décisionnelle contrôlée. Elle doit permettre au drone de mener à bien ses objectifs, malgré des missions pouvant durer plusieurs jours, et ce sans télécommandes en temps réel.. Cela impose une re-planification de la mission en permanence, une analyse de la situation tactique mais aussi une adaptation aux éventuelles avaries, le tout de manière complètement autonome mais en respectant toujours les cadres de la mission.
Le DDO de Naval Group servira de laboratoire pour le développement des différentes technologies indispensables à la réalisation du démonstrateur (UCUV) . Ce dernier a pour objectifd’être aérotransportable et déployable dans toutes les mers du globe, depuis un quai ou un bâtiment de surface. L’ambition de la DGA par la suite est de mettre à l’eau et évaluer un démonstrateur de plus de 10 mètres et de plus de 10 tonnes.
Avec UCUV, la France rejoint le cercle fermé des États engagés dans la définition, le développement et l’évaluation d’un drone sous-marin de combat sans équipage et de grande dimension (XL-UUV pour extra-large uncrewed underwater vehicles). Les armées confirment ainsi tirer parti des ruptures technologiques et de l’innovation dans le domaine des drones navals, conformément à la loi de programmation militaire 2024-2030.
Depuis la décision historique annulant l’arrêt « Roe v. Wade », qui garantissait depuis 1973 le droit constitutionnel à l’avortement, les États ont toute latitude pour légiférer dans ce domaine. Une vingtaine d’entre eux ont mis en place des restrictions partielles ou totales.
Tout au long de sa campagne, Kamala Harris avait dénoncé les situations tragiques dans lesquelles certaines femmes se retrouvent à cause de ces interdictions ou restrictions. Nombre d’entre elles sont obligées de voyager dans d’autres États pour obtenir un avortement, et certaines ont subi de graves complications, les médecins pouvant craindre d’intervenir en cas de fausses couches ou d’autres problèmes, sous peine d’être accusés de procéder à un avortement illégal.
À trois jours de l’élection présidentielle, des milliers de femmes avaient défilé dans les rues de Washington pour apporter leur soutien à la candidate démocrate.
Que peut-on attendre de Donald Trump devenu 47e président élu des États-Unis sur le droit à l’avortement ? Durant sa campagne, Donald Trump avait adopté une position ambiguë. Tout en se réjouissant d’avoir remis entre les mains des États cette question, il a reconnu que certains « étaient allés trop loin ».
Son épouse, Melania Trump avait, de son côté, publiquement dit son soutien à l’avortement dans ses mémoires. « La liberté individuelle dont dispose une femme lui donne l’autorité d’interrompre sa grossesse si elle le souhaite », écrit-elle. Questionné sur ce point, Donald Trump avait répondu : « On en a parlé, je lui ai dit ‘il faut que tu écrives ce que tu crois, je ne vais pas te dire ce que tu dois faire’ ». Quelques mois plus tôt, sur la chaine Fox News, totalement acquise à sa cause, il disait pourtant tout le contraire, estimant que les femmes n’avaient pas « l’indépendance d’esprit nécessaire pour prendre leurs propres décisions ».
Début octobre, Donald Trump a assuré qu’il poserait son veto si le Congrès adoptait « une interdiction fédérale de l’avortement ». Mais selon les experts, ce qu’il entend par interdiction reste flou. Elle pourrait par exemple ne désigner qu’une interdiction sans aucune exception (en cas de viol, d’inceste…), laissant la porte ouverte à d’autres options.
Outre la voie législative, une nouvelle administration Trump pourrait être tentée d’utiliser les leviers de l’Etat fédéral.
Les défenseurs du droit à l’avortement s’attendent à ce que la première cible visée soit la pilule abortive. Les avortements médicamenteux l’utilisant représentent près de deux-tiers des IVG aux Etats-Unis.
Au fil des années, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a étendu les conditions d’accès à la mifépristone — la première des deux pilules prises lors d’un avortement médicamenteux — notamment en permettant son envoi par la poste après une téléconsultation.
Une nouvelle administration Trump pourrait chercher à revenir sur ces dispositions avec des conséquences y compris dans les Etats où l’avortement est toujours légal.
La fin de l’envoi par la poste représenterait notamment un coup dur pour des voies d’accès détournées mises en place depuis la décision de la Cour suprême. Des médecins, protégés par des lois spécifiques adoptées par exemple à New York, prescrivent et envoient des pilules abortives à des femmes se trouvant dans des Etats restrictifs.
Plusieurs milliers de pilules abortives sont ainsi envoyées chaque mois dans des Etats ayant restreint ou interdit l’avortement, selon l’organisation WeCount.