12/00/2024 Félicitations, Vladimir Poutine et Tucker Carlson, sans oublier Elon Musk: un pic d’audience

L’entretien télévisé entre Vladimir Poutine et le journaliste politique conservateur américain Tucker Calson, diffusée mondialement par la chaine SpaceX d’Elon Musk, a été suivi, compte tenu des rediffusions, par plus de 100 millions d’auditeurs pour les seuls Etats-Unis. Les chiffres manquent à cette heure concernant l’Europe, mais sont probablement dans cet ordre de grandeur.

Poutine y a été excellent. Répondant simplement et clairement, parfois non sans humour, à toutes les questions de son interlocuteur, il s’est montré bien loin du portrait fait de lui par les médias occidentaux, c’est-à-dire prêt à utiliser l’arme atomique pour conquérir le monde. De son côte Tucker Carlson n’a pas hésité à poser des questions supposées gênantes, mais avec courtoisie; . tel un diplomate professionnel. Il a honoré les Etats-Unis, au moment ou Joe Biden, en pleine confusion mentale, les ridiculisait.

Quant à Elon Musk, bien décidé à remplacer, y compris dans l’espace interplanétaire, tous les médias occidentaux, il a montré qu’il en était digne.

https://www.watson.ch/fr/international/etats-unis/467942820-interview-de-poutine-sur-x-voici-ce-qui-s-y-est-dit

11/02/2024. Des galaxies massives apparues peu après le Big Bang

Six points rouges brillant dans le ciel représentent autant de galaxies prises en photos par le télescope James-Webb lors d’une de ses premières observations effectuées en juillet 2022. Elles se trouvent dans l’univers à ses débuts, étant apparues environ 600 millions d’années après le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années. Le point remarquable est qu’elles ne sont pas conformes aux hypothèses concernant les débuts de l’univers.

Ces galaxies semblent massives. Elles dépassent toutes la masse (le poids) de 10 milliards de notre Soleil. L’une d’entre elles atteint même les 100 milliards de Soleils, ce qui la rapproche de la taille de la Voie Lactée, beaucoup plus massive car plus récente.

Pour évaluer la masse, on observe la lumière qui émane des galaxies. La lumière provient des étoiles. Plus elles sont nombreuses, plus une galaxie est considérée comme massive. 

Or de telles galaxies géantes débordant d’étoiles ne devraient pas se trouver aussi près des débuts de l’univers, Selon le modèle standard de création des galaxies , pour amasser la matière nécessaire à la formation des étoiles, il faut du temps, au moins 1 milliard d’années après le Big Bang.

De plus le halo rouge des galaxies apparaissant sur les images prises par le télescope James-Webb devrait plutôt être bleu. Une galaxie jeune aura une couleur bleue, tandis qu’une plus vieille sera rouge », précise François Hammer, astrophysicien à l’Observatoire de Paris et qui vient de publier « Voyage de la Terre aux confins de l’Univers » (éd. Odile Jacob).

Là encore, des galaxies qui se trouvent aussi loin dans le temps et l’espace ne devraient pas avoir eu le temps de développer des étoiles matures. Ceci dit, pour en être assuré, il faudra attendre les observations du spectrographe NIRSpec du télescope James-Webb. Il s’agit d’un appareil pouvant automatiquement fixer le décalage spectral ou décalage vers le rouge qui correspond aux objets lointains afin d’avoir une estimation plus précise de la distance.

Pour l’instant, les auteurs de l’étude ont utilisé une méthode par colorimétrie en appliquant différents filtres permettant de se faire une idée de la distance. C’est une approche plus artisanale fréquemment utilisée, mais dont les résultats sont à prendre avec davantage de prudence.

Le rouge synonyme de grande distance peut aussi être lié à d’autres facteurs. Le spectre d’une galaxie se situe dans les infrarouges, notamment s’il est rougi par la poussière spatiale. La poussière absorbe le bleu, ce qui fait qu’une planète très poussiéreuse aura une signature beaucoup plus rouge

Il se peut aussi que ces galaxies ne soient pas aussi massives qu’elles n’y paraissent, notamment si elles contiennent des trous noirs supermassifs. Ces phénomènes, appelés « quasars », font rayonner fortement les gaz tombant sur eux, évoquant une présence étoiles en grande quantité. Dans cette hypothèse, il ne faudrait plus autant d’étoiles pour expliquer la luminosité de ces galaxies.

On notera que les premières observations du télescope James-Webb suggèrent que les galaxies plus jeunes n’ont pas forcément les propriétés qu’on leur prêtait jusqu’alors. Il y a ainsi des indices qui suggèrent que les étoiles formées aux premiers temps de l’univers pouvaient émettre beaucoup de lumière sans être aussi massives.

Enfin, il faut rappeler que les hypothèses concernant l’existence ou la nature du Big Bang sont loin d’être définitives. Certains auteurs envisagent la possibilité d’une succession de Bangs, certains Big, d’autres pas.

https://www.france24.com/fr/%C3%A9co-tech/20230226-espace-james-webb-et-les-galaxies-improbables

Référence

Nature  616, 266–269 (2023)

Galaxies with stellar masses as high as roughly 1011 solar masses have been identified1,2,3 out to redshifts z of roughly 6, around 1 billion years after the Big Bang. It has been difficult to find massive galaxies at even earlier times, as the Balmer break region, which is needed for accurate mass estimates, is redshifted to wavelengths beyond 2.5 μm. Here we make use of the 1–5 μm coverage of the James Webb Space Telescope early release observations to search for intrinsically red galaxies in the first roughly 750 million years of cosmic history. In the survey area, we find six candidate massive galaxies (stellar mass more than 1010 solar masses) at 7.4 ≤ z ≤ 9.1, 500–700 Myr after the Big Bang, including one galaxy with a possible stellar mass of roughly 1011 solar masses. If verified with spectroscopy, the stellar mass density in massive galaxies would be much higher than anticipated from previous studies on the basis of rest-frame ultraviolet-selected samples.

10/02/2024 Les crimes sexuels du Hamas. Merci à Paris Match d’oser en parler

Nous lisons dans le Paris-Match du 7 février 2024, à la signature de Emmanuel Razavi, envoyé spécial en Israël

Crimes sexuels du 7 février du Hamas : enquête sur l’attaque du 7 octobre (1/2)

https://www.parismatch.com/actu/international/crimes-sexuels-du-hamas-enquete-sur-lattaque-du-7-octobre-1/2-234381

Le 7 octobre, les Israéliennes ont été les cibles privilégiées des terroristes. Les experts soupçonnent des viols systématiques que le Hamas nie. Sur des corps souvent calcinés, difficile de trouver des preuves. Mais nos reporters ont recueilli des témoignages précis sur l’ampleur de la cruauté déployée ce jour-là. Premier volet de notre enquête sur les violences sexuelles commises par le Hamas.

Un second volet est à suivre

Notre grand merci à Paris-Match.

Ces faits sont aujourd’hui plus que prouvés. Les bombardement dans la bande de Gaza faits par Israël en retour n’ont aucun rapport. Il ne s agit que d’actes de guerre.

Les supplices infligées par des hommes à de jeunes femmes, souvent des adolescentes, dépassent en horreur les crimes accomplis par la Gestapo dans les camps d’extermination allemands de la seconde guerre mondiale.

Le silence encore fait en France sur ces sujets par de bonnes âmes compréhensives n’a aucune excuse.

On me dit: « il n’y a pas de silence en France. Tout le monde le sait »…Tout le monde le sait, peut-être…mais que ceci soit écrit par un journal de grande diffusion comme Paris-Match change un peu la donne.

Pour plus d’information, voir

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agressions_sexuelles_lors_de_l%27attaque_du_Hamas_contre_Isra%C3%ABl

10/02/2024 Un nouvel océan d’eau liquide découvert dans le système solaire

Les découvertes d’océans d’eau liquide dans des planètes du système solaire vont-elles se faire de plus en plus nombreuses?

Aujourd’hui ce serait une des lunes de Saturne nommée Mimas qui recèlerait un océan. Celui-ci se trouverait à une profondeur de 20 à 30 km sous un sol glacé couvert de cratères dus aux impacts de météorites.

Ces données ne proviennent pas d’études directes de Mimas aujourd’hui encore impossibles, mais d’analyses détaillées des résultats d’observations et de simulations faites par le robot spatial Cassini de la Nasa chargé d’étudier le système global résultant des trajectoires orbitales de la géante gazeuse Saturne et de ses célèbres anneaux. 

Ceci étant, la présence d’océans sur des petites planètes ou lunes situées dans les zones habitables du système solaire est un indice très favorable dans la recherche de la vie extraterrestre, fut-ce sous des formes simples telles que protovirales.

Référence

A recently formed ocean inside Saturn’s moon Mimas

Nature 

volume626, pages 280–282 (2024=

Abstract

Moons potentially harbouring a global ocean are tending to become relatively common objects in the Solar System1. The presence of these long-lived global oceans is generally betrayed by surface modification owing to internal dynamics2. Hence, Mimas would be the most unlikely place to look for the presence of a global ocean3. Here, from detailed analysis of Mimas’s orbital motion based on Cassini data, with a particular focus on Mimas’s periapsis drift, we show that its heavily cratered icy shell hides a global ocean, at a depth of 20–30 kilometres. Eccentricity damping implies that the ocean is likely to be less than 25 million years old and still evolving. Our simulations show that the ocean–ice interface reached a depth of less than 30 kilometres only recently (less than 2–3 million years ago), a time span too short for signs of activity at Mimas’s surface to have appeared.

09/02/2024 De la glace d’eau et de l’eau liquide souterraine présentes sur la planète Mars dans le passé

Les nombreuses image de la surface de Mars rapportées de l’espace ou par les différents rovers Sojourner, Spirit, Opportunity, Curiosity et Perseverance montrent des terres aujourd’hui desséchées , mais dont les reliefs indiquent qu’ils avaient été parcourus voire recouverts d’eau il y a quelques millénaires.

Savoir ce qu’est devenue cette eau et si le cas échéant elle pourrait être utilisables par des missions humaines voire par des établissements durables de l’homme sur Mars constitue un enjeu majeur pour les prochaines années. Vue la distance, les prochains explorateurs ne pourraient pas facilement compter sur de l’eau qu’ils apporteraient de la Terre.

Or récemment de nouveaux enregistrement sonar du sol sous-marin de l’océan Arctique terrestre ont monté que celui-ci était parcouru de structures linéaires d’origine glaciaire très semblables à celles que l’on observe dans certaines parties des anciens estuaires et canaux sous-marins martiens.

Par analogie, on a cru pouvoir en déduire que de grandes quantités de glace d’eau voire un océan de faible profondeur aurait existé sur Mars dans le passé.

Cela ne signifie pas qu’une partie de cette eau soit encore accessible. Il semble qu’elle se soit évaporée dans l’espace n’étant pas retenue par la faible force de gravité régnant sur une planète trop petite.

04/02/2024 Un nouveau sursaut Gamma GRB d’une force exceptionnelle

 On savait déjà que le sursaut gamma appelé « GRB 221009A » était l’explosion la plus puissante jamais observée dans l’espace. Mais on n’avait pas encore connaissance de ses effets pour notre planète… Une étude publiée dans la revue Nature Communication ce mardi 14 novembre donut on trouvera in fine les références et le résumé précise en partie ce phénomène survenu à la distance de la Terre de deux milliards d’années-lumière.

Elle nous apprend que GRB 221009A pourrait ainsi être le sursaut gamma le plus impressionnant qu’il y ait eu depuis le début de la civilisation humaine. Les astronomes lui ont pour cette raison donné un surnom : « BOAT », pour « Brightest Of All Time » soit « le plus lumineux de tous les temps ».

Cette explosion colossale n’a pas été sans conséquence. Rappelons que les sursauts gamma sont les explosions les plus puissantes et les plus lumineuses connues dans l’Univers. Les uns durent moins de quelques secondes, et l’on suppose qu’ils se produisent lors de la fusion de deux étoiles à neutrons, ce qui provoque une kilonova.

Les sursauts longs durent plus de deux secondes et pourraient être provoqués par l’effondrement d’une étoile géante sur elle-même, ce qui forme alors un trou noir. C’est à ce type de sursaut gamma qu’appartient GRB 221009A.

Le 9 octobre 2022, le sursaut gamma a duré 800 secondes sur Terre, le temps pour l’explosion de transférer un gigawatt de puissance dans notre haute  atmosphère soit l’équivalent de la puissance d’un réacteur nucléaire.

Cela a perturbé les communications radios en grandes ondes. Mais surtout, « l’ozone a été partiellement appauvri, temporairement détruit » autour de la Terre, comme l’a expliqué au New York Times, Pietro Ubertini, astronome à l’Institut national d’astrophysique de Rome et coauteur de l’étude. Heureusement l’impact n’a duré que quelques minutes et l’ozone s’est rapidement réparée.

Ce même 9 octobre, les scientifiques ont observé pour la première fois des perturbations dans la haute partie de l’ionosphère, zone de l’atmosphère comprise entre 350 et 950 kilomètres au-dessus de la Terre où le rayonnement du Soleil se transforme en particules éleectriquement chargées chargées qui forment un important champ électrique.

 Voir aussi le communiqué.de Erik Kuulkers, expert en rayons gamma à l’Agence spatiale européenne (ESA)

Cet évènement devrait aider à comprendre la menace potentielle de futurs sursauts gamma. Si cette explosion avait été plus proche, en se déroulant dans la Voie lactée, elle aurait très probablement endommagé notre couche d’ozone bien plus sévèrement. Or, c’est cette couche qui nous protège des rayons UV du Soleil. Sans elle, la vie sur Terre ne serait pas possible.

Ce type de sursaut gamma ne survient environ qu’une fois tous les 10 000 ans.

Référence

Nature Communications 

Published: 14 November 2023

Evidence of an upper ionospheric electric field perturbation correlated with a gamma ray burst

Abstract

Earth’s atmosphere, whose ionization stability plays a fundamental role for the evolution and endurance of life, is exposed to the effect of cosmic explosions producing high energy Gamma-ray-bursts. Being able to abruptly increase the atmospheric ionization, they might deplete stratospheric ozone on a global scale. During the last decades, an average of more than one Gamma-ray-burst per day were recorded. Nevertheless, measurable effects on the ionosphere were rarely observed, in any case on its bottom-side (from about 60 km up to about 350 km of altitude). Here, we report evidence of an intense top-side (about 500 km) ionospheric perturbation induced by significant sudden ionospheric disturbance, and a large variation of the ionospheric electric field at 500 km, which are both correlated with the October 9, 2022 Gamma-ray-burst (GRB221009A).

08/02/2024 Des galaxies anormalement massives

Une étude parue dans Nature le 6 février 2023 dont nous publions ci-dessous les références et l’abstract, s’intéresse à plusieurs galaxies observées grâce au télescope spatial James-Webb. Massives, elles semblent défier la compréhension de la formation des galaxies. 

Six d’entre elles, notamment ne semblent pas conformes aux théories sur la formation des galaxies après le Big Bang. Elles ont été prises en photos par le télescope James-Webb lors d’une des premières observations effectuées en juillet 2022. Elles font partie d’un lot de treize galaxies qui se trouvent dans l’univers lointain et seraient apparues environ 600 millions d’années après le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années. Les six qui intriguent le plus dépassent toute la masse de 10 milliards de Soleils, tandis que l’une d’elle atteint même les 100 milliards de Soleils

Pour évaluer la masse, on observe la lumière qui émane de ces galaxies. Cette lumière provient des étoiles, et plus elles sont nombreuses, plus une galaxie est considérée comme massive. 

Or ces monstres galactiques qui regorgent d’étoiles ne devraient pas se trouver aussi près des débuts de notre univers, d’après le modèle standard de création des galaxies. Pour amasser la matière nécessaire à la formation des étoiles, il faut du temps. Des galaxies aussi massives que les six ayant retenu l’attention des auteurs de l’article de ans Nature, n’ont été vues jusqu’à présent qu’après le premier milliard d’années ayant suivi le Big Bang.

Mais ce n’est pas le seul défi posé à notre compréhension de l’histoire de l’univers. Le halo rouge des galaxies sur les images prises par le télescope James-Webb devrait plutôt être bleu. « Il y a deux types de rouge dans les observations spatiales, celui qui permet de dire si un objet est lointain, et le rouge intrinsèque des étoiles qui indique que ce sont des corps matures. Dans le cas de nos six galaxies, elles ont toutes une couleur rouge intrinsèque selon François Hammer, astrophysicien à l’Observatoire de Paris et qui vient de publier « Voyage de la Terre aux confins de l’Univers » (éd. Odile Jacob).

Là encore, des galaxies qui se trouvent aussi loin dans le temps et l’espace ne devraient pas avoir eu le temps de laisser de développer des étoiles matures.

Pour en savoir plus, il faudra attendre l’entrée en service du spectrographe NIRSpec du télescope James-Webb. Celui-pourra automatiquement fixer le décalage spectral, ou décalage vers le rouge qui correspond aux objets lointains.

Pour l’instant, les auteurs de l’étude ont utilisé une méthode par colorimétrie en appliquant différents filtres permettant de se faire une idée de la distance. C’est une approche plus artisanale fréquemment utilisée, mais dont les résultats sont à prendre avec prudence.

Ce rouge synonyme de grande distance peut aussi être lié à d’autres facteurs. Le spectre d’un galaxie peut-être rougi par la poussière spatiale », selon Stéphane Charlot, spécialiste de la formation des galaxies à l’Institut d’astrophysique de Paris. « La poussière absorbe en effet le bleu, ce qui fait qu’une planète très poussiéreuse aura une signature beaucoup plus rouge »

Il se peut aussi que ces galaxies ne soient pas aussi massives qu’elles n’y paraissent, notamment si elles contiennent des trous noirs supermassifs. Ces phénomènes font rayonner fortement les gaz tombant sur eux, évoquant une signature d’étoiles. Dans cette hypothèse, il ne faudrait plus autant d’étoiles pour expliquer la luminosité de ces galaxies.

Mais même si cet outil confirmait les hypothèses de l’étude cela ne signifiera pas automatiquement la fin de la théorie du Big Bang. Les modèles fournissent des règles générales, et il y a la place pour des exceptions

D’une facon plus générale, l’on trouve de plus en plus d’articles autour des premières observations du télescope James-Webb qui suggèrent que les galaxies plus jeunes n’ont pas forcément les propriétés qu’on leur prêtait jusqu’alors. Ainsi les étoiles formées aux premiers temps de l’univers pouvaient émettre beaucoup de lumière sans être aussi massives.

Référence

  1. nature  
  2. article
A population of red candidate massive galaxies ~600 Myr after the Big Bang
Abstract

Galaxies with stellar masses as high as roughly 1011 solar masses have been identified1,2,3 out to redshifts z of roughly 6, around 1 billion years after the Big Bang. It has been difficult to find massive galaxies at even earlier times, as the Balmer break region, which is needed for accurate mass estimates, is redshifted to wavelengths beyond 2.5 μm. Here we make use of the 1–5 μm coverage of the James Webb Space Telescope early release observations to search for intrinsically red galaxies in the first roughly 750 million years of cosmic history. In the survey area, we find six candidate massive galaxies (stellar mass more than 1010 solar masses) at 7.4 ≤ z ≤ 9.1, 500–700 Myr after the Big Bang, including one galaxy with a possible stellar mass of roughly 1011 solar masses. If verified with spectroscopy, the stellar mass density in massive galaxies would be much higher than anticipated from previous studies on the basis of rest-frame ultraviolet-selected samples.

07/02/2024 La multiplication des drones militaires

En Ukraine le président Volodomir Zelinsky a promis qu’en 2024 les forces armées ukrainiennes auraient à leur disposition un million de drones. Depuis deux ans la Russie comme l’Ukraine s’affrontent en utilisant des milliers de drones militarisés sinon beaucoup plus. Elles ont toutes deux les ressources industrielles pour en fabriquer davantage.

Mais l’emploi d’un million sinon plus de drones de part et d’autre changerait-il la nature de la guerre entre la Russie et l’Ukraine? Si oui, quelles conséquences, la France, très en retard dans ce domaine, devrait-elle en tirer quant à son propre équipement ?

D’ores et déjà l’utilisation des drones a transformé le conflit russo-ukrainien. Tout ce qui bouge, que ce soit un navire, un véhicule ou un homme, peut être repéré, traqué et éventuellement détruit par un drone terrestre, aérien ou navals. Les reportages de guerre actuels sont riches en image d’hommes attaqués et tués à partir du ciel. De petits drones tels ceux vendus en libre service en occident pour le prix incroyablement bas de 500 euros, sont équipés de cameras infrarouges auxquelles rien n’échappe.

Ils jouent notamment le rôle de ce que l’armée française appelait des DLO, Détachement Liaison Observation. Leur vol vertical leur permet de cibler des appartements dans de grands ensemble immobiliers. Ils sont souvent armées de grenades de forte puissance. Certains sont nommés Mavik, du nom de ceux fabriqués par la firme chinoise DjI.

Ces drones sont complétés de quadcopters lourds capables de larguer des bombes ou par d’élégants appareils ressemblant à de petits avions de chasse pouvant être chargés de tâches de reconnaissance à longue distance ou du lancement de missiles de croisière.

Ils ont été renforcés en 2022 par l’introduction d’armements puissants dits FPV (first person view racing quadcopters) capables de s’attaquer aux tanks et aux batteries d’artillerie.

Dans le domaine maritime, l’utilisation par l’Ukraine de petites vedettes rapides sans pilote et sans équipage armées de missiles, parfois qualifiés de drones maritimes, a entrainé la destruction ou l’indisponibilité de plusieurs navires importants de la flotte russe de la Mer Noire.

Par ailleurs, on a remarqué récemment, tant en Russie qu’en Ukraine, que des combattants individuels, face à l’incompréhension de leur commandement, achetaient eux-mêmes de petits drones afin de les utiliser sur le front à leur propre initiative.

En 2023 l’Ukraine aurait déployé selon des informations officieuses plus de 200.000 de ces appareils, achetés pour certains dans les libres marchés européens.

Aujourd’hui le jamming de ces drones, c’est-à-dire le brouillage de leurs instruments de vision et de communication, est devenu une priorité pour les parties en présence. Mais ceux-ci sont équipés de systèmes d’intelligence artificielle autonomes qui les rendent de plus en plus indépendants.

Dans un prochain article nous nous demanderons si la possibilité de recourir à des drones armés modifient les rapports de forces internationaux.

Note

Drone avec 2 Caméra Réglage Électrique Caméra 360° Active D’évitement D’obstacles WIFI FPV Video Quadcoptère Télécommandé Drone avec Double Caméra 2 Batteries IDEA12 2024 prix non mentionné ici

Pour en savoir plus
Ministère des armées, Drones armés
https://www.defense.gouv.fr/dems/bibliotheque-lecole-militaire/productions/biblioveilles/drones-armes

06/02/2024 Le principe de l’incertitude quantique gagne en certitude 

Le terme signifie qu’une fonction qui est petite et dont la transformée de Fourier est elle-même petite est une fonction nulle. Ce principe connu sous le nom de principe d’incertitude de Heisenberg 1927 possède une interprétation en mécanique quantique, selon laquelle on ne peut mesurer avec précision à la fois la vitesse et la position d’une particule.

Avant la mécanique quantique, les physiciens cherchant à mesurer un objet avec plus de précision cherchaient à connaître la vitesse ou la position de cet objet en faisant appel à des instruments différents dont ils s’efforçaient d’améliorer la précision.

Mais en 1926 Werner Heisenberg découvrit que pour des objets de taille quantique, essentiellement des atomes quantiques, les objets ne sont pas statiques . Les atomes sont en mouvement constant. On ne peut donc mesurer simultanément leur vitesse et leur position

Aujourd’hui des physiciens japonais de l’ University of Electrocummunications ont montré qu’une version du Principe d’incertitude pouvait s’appliquer même en ne mesurant qu’une seule variable

Depuis les années 1950, des physiciens se sont demandé si le principe d’incertitude ne devait pas être modifié dans le cas de systèmes tel que celui de deux billes entrant en collision dans lesquels le mouvement combiné est conservé avant et après la collision.

Pour des systèmes simples dans lesquels les mesures ont des valeurs discrètes, telles que 0 ou 1, la réponse semble négative. Mais pour des systèmes complexes tels que celui de ces billes entrant en collision, la position et la vitesse varient continuellement et n’ont donc pas de valeurs discrètes. Elles sont dites continues

Le principe d’incertitude pouvait-il en ce cas toujours s’appliquer? Jusqu’ici la réponse a été affirmative. Il n’était pas possible de tromper Heisenberg. Les chercheurs ont cependant fait appel à une autre méthode mathématique que nous ne décrirons pas ici. Mais là encore le principe d’incertitude est sorti vainqueur

Ils invitent cependant à rester méfiants, quand il s’agira d’appliquer le principe dans le cas de technologies complexes. Il faudra vérifier et revérifier sa pertinence.