L’Homme de Dénisovan et le Saiens

  • hed: 13 May 2026

Enamel proteins from six Homo erectus specimens across China

Nature (2026) Cite this article

Abstract

Homo erectus remains have been found in Africa, Eurasia and Southeast Asia1,2,3, dating back around two million years; however, owing to their age and state of preservation, obtaining informative molecular data from them has proved challenging. Here we successfully extracted and analysed ancient enamel proteins from five male and one female Middle Pleistocene H. erectus specimens from approximately 0.4 million years ago, from the Zhoukoudian, Hexian and Sunjiadong sites. All specimens from all three sites share two amino acid variants. Of these, A253G in AMBN is previously unknown and has not been identified in other human lineages, including H. erectus from Dmanisi (Georgia), Homo antecessor from Atapuerca (Spain), Denisovans, Neanderthals and modern humans. The other variant, AMBN(M273V), has previously been identified in Denisovans, and our evidence now indicates it may have been introduced through populations related to these Middle Pleistocene H. erectus. The regions in the Denisovan genome attributed to super-archaic introgression, some of which later passed to modern humans, are likely to have originated from H. erectus. Late Middle Pleistocene H. erectus may have coexisted with Denisovans in parts of East Asia, where these interactions are presumed to have occurred.

Lhomme de Dénion atait provhe natomiquement, des premiers horéctus

05/ L’Homme de Denisova, ou Dénisovien, est une espèce éteinte du genre Homo, identifiée par analyse génétique en mars 2010 à partir d’une phalange humaine fossile datée d’environ 41 000 ans, trouvée dans la grotte de Denisova, dans les montagnes de l’Altaï en Sibérie (Russie).

Le premier crâne formellement attribué à l’espèce est l’Homme de Harbin, confirmé par deux études génétiques en juin 2025.

L’Homme de Denisova était parfois qualifié, en tant qu’espèce, du nom binominal Homo denisovensis[1], mais le consensus n’est pas encore officiellement fixé. D’autres noms comme Homo longi[2]Homo daliensisHomo mapaensis ou encore Homo tsaichangensis ont été proposés pour nommer des fossiles vraisemblablement de Dénisoviens. Jean-Jacques Hublin estime qu’il aurait vécu durant le Paléolithique moyen en Asie orientale, de la Sibérie à l’Asie du Sud-Est. La présence de cette espèce en Extrême-Orient est à rechercher selon lui parmi des fossiles connus, ce qu’a confirmé l’étude génétique du crâne de Harbin[3].

Les analyses de l’ADN mitochondrial du fragment de phalange ont prouvé en 2010 que les Dénisoviens étaient génétiquement distincts des Néandertaliens et des Hommes modernes. L’analyse ultérieure du génome nucléaire a montré que les Dénisoviens partageaient un ancêtre commun avec les Néandertaliens, et qu’ils se sont hybridés avec les ancêtres de certains hommes modernes (3 à 5 % de l’ADN des Mélanésiens et des Aborigènes d’Australie est issu des Dénisoviens)[4],[5],[6],[7]. De même, ils auraient transmis aux Tibétains un allèle du gène EPAS1 permettant leur adaptation à la vie en altitude.

Histoire

Réplique d’une molaire de l’Homme de Denisov Homme de dénisovanhed: 13 May 2026

Enamel proteins from six Homo erectus specimens across China

Nature (2026) Cite this article

Abstract

Homo erectus remains have been found in Africa, Eurasia and Southeast Asia1,2,3, dating back around two million years; however, owing to their age and state of preservation, obtaining informative molecular data from them has proved challenging. Here we successfully extracted and analysed ancient enamel proteins from five male and one female Middle Pleistocene H. erectus specimens from approximately 0.4 million years ago, from the Zhoukoudian, Hexian and Sunjiadong sites. All specimens from all three sites share two amino acid variants. Of these, A253G in AMBN is previously unknown and has not been identified in other human lineages, including H. erectus from Dmanisi (Georgia), Homo antecessor from Atapuerca (Spain), Denisovans, Neanderthals and modern humans. The other variant, AMBN(M273V), has previously been identified in Denisovans, and our evidence now indicates it may have been introduced through populations related to these Middle Pleistocene H. erectus. The regions in the Denisovan genome attributed to super-archaic introgression, some of which later passed to modern humans, are likely to have originated from H. erectus. Late Middle Pleistocene H. erectus may have coexisted with Denisovans in parts of East Asia, where these interactions are presumed to have occurred.

Lhomme de Dénion atait provhe natomiquement, des premiers horéctus

05/ L’Homme de Denisova, ou Dénisovien, est une espèce éteinte du genre Homo, identifiée par analyse génétique en mars 2010 à partir d’une phalange humaine fossile datée d’environ 41 000 ans, trouvée dans la grotte de Denisova, dans les montagnes de l’Altaï en Sibérie (Russie).

Le premier crâne formellement attribué à l’espèce est l’Homme de Harbin, confirmé par deux études génétiques en juin 2025.

L’Homme de Denisova était parfois qualifié, en tant qu’espèce, du nom binominal Homo denisovensis[1], mais le consensus n’est pas encore officiellement fixé. D’autres noms comme Homo longi[2]Homo daliensisHomo mapaensis ou encore Homo tsaichangensis ont été proposés pour nommer des fossiles vraisemblablement de Dénisoviens. Jean-Jacques Hublin estime qu’il aurait vécu durant le Paléolithique moyen en Asie orientale, de la Sibérie à l’Asie du Sud-Est. La présence de cette espèce en Extrême-Orient est à rechercher selon lui parmi des fossiles connus, ce qu’a confirmé l’étude génétique du crâne de Harbin[3].

Les analyses de l’ADN mitochondrial du fragment de phalange ont prouvé en 2010 que les Dénisoviens étaient génétiquement distincts des Néandertaliens et des Hommes modernes. L’analyse ultérieure du génome nucléaire a montré que les Dénisoviens partageaient un ancêtre commun avec les Néandertaliens, et qu’ils se sont hybridés avec les ancêtres de certains hommes modernes (3 à 5 % de l’ADN des Mélanésiens et des Aborigènes d’Australie est issu des Dénisoviens)[4],[5],[6],[7]. De même, ils auraient transmis aux Tibétains un allèle du gène EPAS1 permettant leur adaptation à la vie en altitude.

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