01/05/2021 Le grand retour de ‘humanité vers la Lune

e 50 ans après Apollo, la NASA s’apprête enfin à ramener des astronautes aux portes de la Lune. Avec Artemis 2, l’agence américaine entre dans une nouvelle phase de son programme lunaire : pour la première fois depuis 1972, un équipage humain va quitter l’orbite terrestre et s’aventurer dans l’espace lointain. Voici le déroulé de la mission historique, étape par étape.

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Artemis 2 sera la première mission habitée du programme Artemis, dont l’objectif est de réaliser un tour complet de la Lune et survoler la partie ombragée du satellite naturel. Dans le cadre du programme Artemis, l’ambition ultime est d’implanter une base permanente sur la Lune. Pour Artemis 2, quatre astronautes prendront ainsi place à bord de la capsule Orion pour une mission de dix jours : les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen. Leur décollage pourrait avoir lieu dès le mois prochain, le 6 février 2026.

Leur but sera de « confirmer que tous les systèmes du vaisseau Orion fonctionnent comme prévu avec un équipage, dans les conditions réelles de l’espace lointain », résume la NASA. La capsule Orion a déjà été utilisée lors d’Artemis 1 mais avait fait naître des doutes quant à la capacité de son bouclier thermique. Pour le lanceur, Artemis 2 sera propulsée dans l’espace par la fusée SLS, développée conjointement par Boeing et Northrop Grumman.

Déroulé de la mission Artemis 2. Deux phases distinctes sont prévues , déroulé de la missi auoure de la Terrrpremière autour de la Terre puis une seconde autour de la Lune. © NASA

La première phase d’Artemis 2 : une série de tests autour de la Terre

Après son décollage depuis le Kennedy Space Center, en Floride, Orion sera placé en orbite autour de la Terre, où il effectuera deux orbites, dont une très allongée culminant à près de 74 000 kilomètres d’altitude, bien au-delà de l’orbite de la Station spatiale internationale (ISS), située à environ 400 kilomètres. Cette phase demandera une quantité colossale d’énergie à la fusée SLS, pour que l’équipage prenne suffisamment d’altitude et de vitesse. Lors de ces deux révolutions, les astronautes piloteront manuellement le vaisseau Orion lors d’une démonstration deanœuvres de proximité (indispensables à de futurs rendez-vous orbitaux entre plusieurs modules).

Cette première étape dans le déroulé d’Artemis 2 est cruciale. Elle va permettre de tester lesLa première phase d’Artemis 2 : une série de tests autour de la Terre

Après son décollage depuis le Kennedy Space Center, en Floride, Orion sera placé en orbite autour de la Terre, où il effectuera deux orbites, dont une très allongée culminant à près de 74 000 kilomètres d’altitude, bien au-delà de l’orbite de la Station spatiale internationale (ISS), située à environ 400 kilomètres. Cette phase demandera une quantité colossale d’énergie à la fusée SLS, pour que l’équipage prenne suffisamment d’altitude et de vitesse. Lors de ces deux révolutions, les astronautes piloteront manuellement le vaisseau Orion lors d’une démonstration de manœuvres de proximité (indispensables à de futurs rendez-vous orbitaux entre plusieurs modules).

systèmes vitaux du vaisseau, développé d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique transatlantique. Tandis que la capsule habitée, le système d’éjection d’urgence et le bouclier thermique sont fabriqués par Lockheed Martin aux États-Unis, le module de service, qui fournit propulsion, énergie et ressources vitales, provient d’Europe. Conçu par Airbus pour l’Agence spatiale européenne (ESA), il a mobilisé un réseau industriel réparti dans onze pays européens, dont la France, l’Italie et l’Espagn Le support-vie, chargé de produire de l’air respirable et d’éliminer le dioxyde de carbone et l’humidité, sera scruté de près. Les astronautes évalueront aussi son comportement lors des phases d’activité intense, mais également pendant le sommeil. La NASA veut s’assurer que ces systèmes sont prêts à soutenir des missions plus longues. Ce sera aussi le moment de donner le feu vert pour le reste de la mission d’Artemis 2, qui entraînera les équipiers là où les humains ne sont plus allés depuis 50 ans : la Lune.

Le support-vie, chargé de produire de l’air respirable et d’éliminer le dioxyde de carbone et l’humidité, sera scruté de près. Les astronautes évalueront aussi son comportement lors des phases d’activité intense, mais également pendant le sommeil. La NASA veut s’assurer que ces systèmes sont prêts à soutenir des missions plus longues. Ce sera aussi le moment de donner le feu vert pour le reste de la mission d’Artemis 2, qui entraînera les équipiers là où les humains ne sont plus allés depuis 50 ans : la Lune.

L’équipage Artemis 2 avec de gauche à droite : les Américains Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman, et le Canadien Jeremy Hansen © NASA

La deuxième phase d’Artemis 2 : survoler la Lune et revenir sur Terre

Une fois ces vérifications achevées, Orion quittera l’orbite terrestre grâce à une poussée vers la Lune. Attention, la capsule ne se mettra pas en orbite lunaire à proprement dit : elle empruntera plutôt une trajectoire dite de « retour libre », qui l’emmènera autour de la face cachée de notre satellite avant d’être naturellement ramené vers la Terre par la gravité. Un choix volontairement prudent, car en cas de problème majeur, elle garantit un retour automatique vers notre planète, sans manœuvre complexe supplémentaire.

Le spectacle devrait être grandiose. Les quatre astronautes vont s’éloigner jusqu’à environ 7 500 kilomètres au-delà de la Lune d’où ils pourront observer la Terre, à près de 400 000 kilomètres de distance. Comme vous l’aurez compris, il n’est donc pas question pour l’heure de retourner fouler le sol lunaire. Du fait de leur vitesse et de leur trajectoire, ils seront toujours attirés par la Terre, ce qui fait qu’après avoir fait un tour de la Lune, les astronautes « tomberont » de nouveau vers la Terre.

Si tout se déroule comme prévu, Artemis 2 ouvrira la voie à Artemis 3, qui doit acheminer des astronautes jusqu’à la surface lunaire pour la première fois depuis Apollo (en 2027). Pour le lancement d’Artemis 2, l’agence spatiale américaine a tenu une conférence le 10 janvier dernier, dévoilant un nouvel aperçu du calendrier. Plutôt que d’attendre le mois d’avril, il est désormais question d’une large fenêtre de lancement possible, démarrant le 6 février prochain (jusqu’au mois d’avril).

La date finale fixée dépendra de l’état du matériel, de la météo et du calendrier global du programme. Mais une chose est sûre : avec Artemis 2, l’humanité s’apprête à refaire un pas décisif vers la Lune. Cette fois, pour s’y installer durablement.

Note

On saiit que la Chi a dja lancé une mission lunaire non habité. Chinois et Américains vont-ils collaorer.

L’ESA et la  Lune

L’ESA a joué un rôle clé dans la définition de l’avenir de l’exploration lunaire, notamment à travers l’inauguration de LUNA, une installation lunaire analogue qui facilite la recherche et le développement de technologies spatiales dans des conditions réalistes. Cette installation, opérée conjointement par l’ESA et le DLR, est située près du Centre européen des astronautes et servira de base pour les futures missions lunaires, comme le programme Artemis de la NASA. 

European Space Agency


L’ESA a également fixé ses priorités pour les trois prochaines années, avec un budget accru de 22,1 milliards d’euros, incluant des missions vers Encelade, la sixième plus grande lune de Saturne. Cette initiative montre l’engagement de l’ESA à soutenir les États membres dans leurs ambitions spatiales et à contribuer à l’exploration de la Lune. 

Euronews


De plus, l’ESA et Thales Alenia Space ont annoncé le consortium industriel chargé de développer le module lunaire Argonaut, symbolisant une ambition européenne renouvelée pour la Lune. Ce programme vise à affirmer la souveraineté européenne dans le domaine spatial et à disposer de ses propres moyens pour livrer du matériel et des infrastructures sur le sol lunaire. 


Enfin, l’ESA a lancé le programme Moonlight, qui vise à établir un réseau de satellites en orbite lunaire pour fournir des services de communication et de navigation cruciaux pour les missions lunaires. Ce programme représente un pas important vers l’établissement d’une présence humaine durable sur la Lune. 


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