04/11/2024. La recherche d’une vie extraterrestre



La recherche d’une vie extraterrestre analogue à celle que nous connaissons sur la Terre devra-t-elle se limiter aux planètes dont l’atmosphère comporterait un taux d’oxygène analogue aux 18% que l’on trouve sur la Terre ?

Avec un taux plus bas, aucune technologie ne pourrait y être développée car aucune combustion n’y serait possible. Or ces combustions sont indispensables pour extraire les métaux des minerais qui les contiennent. Par ailleurs ces feux naturels ont été indispensables pour la sélection des espèces vivantes sur la Terre et l’élimination des moins aptes.

A l’inverse un taux d’oxygène supérieur à ces 18% entrainerait l’apparition spontanée d’incendies qui empêcherait le développement de toute vie multicellulaire complexe.

Ceci étant il est vraisemblable que sur les milliards d’exoplanètes que le téléscope James Webb commence à découvrir existent d’autres formes de vie que celles connues sur la Terre.

Référence

The Oxygen Bottleneck for Technospheres

Amedeo BalbiAdam Frank

As oxygen is essential for respiration and metabolism for multicellular organisms on Earth, its presence may be crucial for the development of a complex biosphere on other planets. And because life itself, through photosynthesis, contributed to creating our oxygen-rich atmosphere, oxygen has long been considered as a possible biosignature. Here we consider the relationship between atmospheric oxygen and the development of technology. We argue that only planets with substantial oxygen partial pressure (pO2) will be capable of developing advanced technospheres and hence technosignatures that we can detect. But open-air combustion (needed, for example, for metallurgy), is possible only in Earth-like atmospheres when pO2≥18%. This limit is higher than the one needed to sustain a complex biosphere and multicellular organisms. We further review other possible planetary atmospheric compositions and conclude that oxygen is the most likely candidate for the evolution of technological species. Thus, the presence of pO2≥18% in exoplanet atmospheres may represent a contextual prior required for the planning and interpretation of technosignature searches.

Comments:13 pages, 2 figures. Updated to match version published in Nature Astronomy (2023)
Subjects:Earth and Planetary Astrophysics (astro-ph.EP); Atmospheric and Oceanic Physics (physics.ao-ph); Popular Physics (physics.pop-ph)
Cite as:arXiv:2308.01160 [astro-ph.EP]
 (or arXiv:2308.01160v2 [astro-ph.EP] for this version)
  https://doi.org/10.48550/arXiv.2308.01160
Related DOI:https://doi.org/10.1038/s41550-023-02112-8


04/11/2024 La course aux armement dans l’espace.

Le Spatial Air Command de l’armée américaine a communiqué il y a quelques jours des informations sur les manœuvres de sa navette militaire baptisée X-37B

Il s’agit d’un avion spatial entièrement robotisé, donc sans équipage, d’une taille assez modeste, (9 mètres de longueur et 5 mètres d’envergure). L’engin est lancé par une fusée vers l’espace, puis au retour, il se pose sur Terre comme un avion normal.

D’habitude, ce drone militaire vole à quelques centaines de kilomètres d’altitude, sur une orbite circulaire classique. Mais cette fois-ci, les Américains l’ont semble-t-il placé sur une trajectoire très elliptique – elle se trouve à plus de 30.000 km d’altitude à son point le plus haut, sonapogée.

Les militaires sont en train de réaliser en ce moment des manœuvres de « freinage atmosphérique », c’est-à-dire que l’engin passe plusieurs fois dans la haute atmosphère pour ralentir sa course et changer de trajectoire.

Les États-Unis veulent apparemment montrer l’agilité de leurs systèmes spatiaux militaires, leur capacité à manœuvrer et à changer de trajectoire en orbite – ce qui n’est pas simple. Mais, en réalité, on n’en sait pas beaucoup plus. Depuis que la X-37B est en activité, en 2010, ses missions soulèvent beaucoup d’interrogations.

Tout ce que l’on peut dire, c’est que cette navette a déjà réalisé 7 séjours dans l’espace, des missions de 200 à 900 jours, dont les détails sont classés secret-défense. L’armée indique simplement que des expériences sont menées à bord, pour tester la résistance aux rayonnements cosmiques des circuits électroniques des capteurs militaires. Mais certains y voient un engin capable d’espionner des satellites d’autres pays, voire de les endommager ! 

Ten fait, tuutes les armées des grandes puissances – y compris la France – s’activent en ce moment dans l’espace. Et elles s’y affrontent de plus en plus ouvertement. Ces dernières années, on a vu toutes sortes de manœuvres assez suspectes. La Chine dispose elle aussi d’une navette militaire et également d’un engin – baptisé Shijian 21 – doté d’un bras robotisé, qui semblent s’exercer à s’approcher et à s’amarrer à des satellites.  

Il en est de même de la Russie. En mai dernier, les États-Unis ont accusé les Russes d’avoir lancé un vaisseau spatial à proximité d’un satellite militaire américain, peut-être dans l’objectif de l’espionner ou de l’attaquer. Les Américains soupçonnent même Vladimir Poutine de vouloir placer une arme atomique en orbite.

Wikipedia

https://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_X-37

03/11/2024 Origine de l’eau sur la Terre

L’eau à la surface de le Terre se présente à l’état liquide, sauf quand elle prend la forme de glace ou de neige aux pôles, dans les massifs montagneur ou en hiver sur certains continents. L’eau à l’état liquide compose les océans et les mers où elle couvre 70,8 % de la surface de la terre, soit 361 millions de km², pour un volume évalué à 1 332 millions de km³.

La question de savoir comment cette eau se trouve sur la Terre se pose inévitablement . Il est souvent répondu qu’elle aurait été apportée sur la jeune planète par des comètes et astéroïdes. Mais où ces astres auraient-ils trouvé l’eau nécéssaire, vu qu’ils n’auraient pas pu la synthétiser eux-mêmes. De plus, comment auraient-ils pu la pomper sur une planète où de l’eau se serait trouvée pour l’apporter sur la Terre en traversant le vide sidéral.

Par ailleurs combien d’astéroïdes aurait-il fallu pour déverser sur la Terre un volume de 1 332 millions de km 3 d’eau ?. Enfin, pourquoi ne retrouve-t-on pas trace d’un tel mécanisme sur les planètes du système solaire analogues à la Terre, telles que la Lune ou Mars ?

Il avait fallu nécessairement que cette eau se trouve déjà sur la Terre. Mais alors comment s’y serait-elle formée et y aurait-elle pu y demeurer sans se vaporiser vu les températures élevées qui régnaient initialement sur la croûte terrestre, même dans les couches superficielles de celles-ci.?

Un début de réponse vient d’être apportée à ces questions. L’eau qui se trouverait sous la croute terrestre, au point d’y constituer un véritable océan, n’y serait pas sous forme liquide mais comme un des composants d’un minéral hydraté nommé la ringwoodite.

En 2009, au Brésil, l’équipe du Dr. Graham Pearson, directeur de recherche sur l’exploration des diamants à l’Université d’Alberta, avait découvert fortuitement un diamant singulier. Issu d’une zone de transition entre le manteau supérieur et le manteau inférieur, ce diamant s’était formé sous d’importantes pressions et températures, à une profondeur située entre 410 et 660 km, alors que la majorité des diamants prennent forme à environ 150 km sous la surface. 

Cette pierre, seul échantillon naturel dont on disposait récemment, présente une inclusion dans laquelle est logé un minéral hydraté : la ringwoodite. Il s’agit d’un minéral qu’on ne retrouvait jusqu’alors que dans les météorites, ou par le biais d’expériences en laboratoire. On peut en effet l’obtenir à partir d’olivine, une roche très commune, en la soumettant à des températures et pressions très importantes, et à la condition d’exposer l’échantillon à de l’eau.

Les diamants, en géologie, apparaissent comme de véritables machines à remonter le temps, ou tout au moins le temps géologique. « Lorsque les diamants se forment » explique Graham Pearson, « ils piègent de très petites inclusions des matériaux qui composent le manteau en profondeur. […] C’est à l’intérieur des inclusions du diamant que nous avons trouvé la ringwoodite qui contient cette molécule OH- attachée à elle, et qui correspond à une liaison de molécule d’eau structurellement modifiée ». 

Le minéral est alors hydraté sous une forme solide. « Nous devons poursuivre notre travail pour déterminer si cela signifie que l’ensemble de la zone de transition contient de grandes quantités d’eau. Si c’est le cas, si la zone de transition du manteau terrestre est uniformément composée de minéraux comme celui retrouvé au Brésil, ce qui est fort probable, alors, il y a l’équivalent d’un à deux océans mondiaux sous nos pieds » explique Graham Pearson. 

Autrement dit, pour répondre à notre question précédente, l’eau que l’on trouve sur la Terre ne proviendrait pas de l’espace mais du processus de formation de la Terre. La même raison expliquerait le présence d’eau en abondance sur Vénus. Par contre l’eau qui devait également se trouver sur la Lune ou sur Mars, s’y serait évaporée, n’y étant pas en quantité suffisant vu la taille de ces astres.

Référence

https://www.science.org/doi/abs/10.1126/science.1253358

HomeScience
Vol. 344, No. 6189

Share on Dehydration melting at the top of the lower mantle

Brandon Schmandt and others

13 Jun 2014
Vol 344, Issue 6189
pp. 1265-1268

DOI: 10.1126/science.1253358

  • Cycling water through the transition zone
  • The water cycle involves more than just the water that circulates between the atmosphere, oceans, and surface waters. It extends deep into Earth’s interior as the oceanic crust subducts, or slides, under adjoining plates of crust and sinks into the mantle, carrying water with it. Schmandt et al. combined seismological observations beneath North America with geodynamical modeling and high-pressure and -temperature melting experiments. They conclude that the mantle transition zone—410 to 660 km below Earth’s surface—acts as a large reservoir of water.

Science, this issue p. 1265

Abstract

The high water storage capacity of minerals in Earth’s mantle transition zone (410- to 660-kilometer depth) implies the possibility of a deep H2O reservoir, which could cause dehydration melting of vertically flowing mantle. We examined the effects of downwelling from the transition zone into the lower mantle with high-pressure laboratory experiments, numerical modeling, and seismic P-to-S conversions recorded by a dense seismic array in North America. In experiments, the transition of hydrous ringwoodite to perovskite and (Mg,Fe)O produces intergranular melt. Detections of abrupt decreases in seismic velocity where downwelling mantle is inferred are consistent with partial melt below 660 kilometers. These results suggest hydration of a large region of the transition zone and that dehydration melting may act to trap H2O in the transition zone.

02/11/2024 Découverte d’un hominien adulte encore plus petit que l’Homme de Flores

Les paléoanthropologues avaient donné le nom d’Homme de Flores Homo floresiensis ou Hobbit à un hominien qui vivait entre 90.000 et 50.000 ans dans l’ile indonésienne de Flores et qui se caractérisait par sa très petite taille, d’environ 1 m. Il avait été découvert en 2003 dans une caverne de cette ile.

https://www.mnhn.fr/fr/homme-de-flores#:!

Or des chercheurs de l’Université de Tokyo viennent de découvrir dans cette même ile, à Mata Menge, les restes d’un hominien beaucoup plus ancien, qui y vivait il y a 700.000 ans environ.

Il est difficile à ce jour de savoir si ces deux individus appartenaient à une même lignée évolutive. Les restes ont été trouvé, non plus dans une caverne, mais dans un site en plein air qui était autrefois un lit de rivière. Ces restes consistent en un morceau de crane, un morceau de mâchoire et 6 dents. S’y ajoute aujourd’hui un morceau d’humérus qui a permis après diverses recherches de déterminer la taille de l’os complet. Celle ci estimée entre 20 et 22 cm appartenait à un adulte d’une taille approximative de 93 à 120 cm.

Ces données sont proches de celles trouvée à Java chez un spécimen d’ H. erectus. Elles permettent de penser qu’une petite population d’H.erectus avait atteint Flores, peut-être par accident, et y avait survécu dans l’isolement. Ces hommes étaient bien plus grands que l’Homme de Flores, mais avec le temps, ils auraient pu perdre en taille, peut-être du fait d’un manque de ressources ou de la consanguinité.

D’autres chercheurs suggèrent que l’Homme de Mata Menge appartenait à une espèce d’homme plus ancienne, jusqu’ici inconnue, proche de Homo Habilis, lequel n’est connu qu’en Afrique.

Voir
Debbie Argue,
Little Species Big Mystery. The story of Homo Floresiensis

Référence

  1. nature communications  
  2. articles  
  3. article
    Published: 06 August 2024
Early evolution of small body size in Homo floresiensis

Nature Communications 
volume 15, Article number: 6381 (2024

Abstract

Recent discoveries of Homo floresiensis and H. luzonensis raise questions regarding how extreme body size reduction occurred in some extinct Homo species in insular environments. Previous investigations at Mata Menge, Flores Island, Indonesia, suggested that the early Middle Pleistocene ancestors of H. floresiensis had even smaller jaws and teeth. Here, we report additional hominin fossils from the same deposits at Mata Menge. An adult humerus is estimated to be 9 − 16% shorter and thinner than the type specimen of H. floresiensis dated to ~60,000 years ago, and is smaller than any other Plio-Pleistocene adult hominin humeri hitherto reported. The newly recovered teeth are both exceptionally small; one of them bears closer morphological similarities to early Javanese H. erectus. The H. floresiensis lineage most likely evolved from early Asian H. erectus and was a long-lasting lineage on Flores with markedly diminutive body size since at least ~700,000 years ago.

02/11/2024 Le Japon dans la guerre technologique

Les années 1980-90 ont été celles de la domination japonaise dans les filières automobile et électronique Mais ce succès s’explique moins par l’arrivée de technologies de rupture que par des progrès dans la chaîne de production réalisés dès la fin des années 1970. Le toyotisme, cette vision industrielle radicalement différente du fordisme et fondée sur une absence de stock, a révolutionné la fabrication des voitures. L’invention du Walkman (Sony) n’est pas non plus une innovation en soi, mais la combinaison de technologies différentes pour en faire un produit grand public

L’émergence des champions japonais a été liée à d’autres facteurs. La sous-évaluation du yen les a aidé à proposer des prix imbattables. Certains secteurs, comme l’automobile et les semi-conducteurs, ont bénéficié d’importantes subventions grâce à l’ambitieuse politique industrielle du gouvernement. Le système de production, modernisé une décennie plus tôt, a permis enfin au pays de mettre rapidement au point des équipements innovants et de qualité. C’est en partie grâce à lui que le Japon a bouleversé l’industrie des puces. Alors que les Etats-Unis fournissaient au monde la grande majorité des semi-conducteurs, les entreprises japonaises ont réussi, en quelques années, à occuper de significatives parts de marché.

Aujourd’hui le ministre japonais de la Réforme numérique, Taro Kono, a fait savoir avec émotion que l’archipel avait « gagné la guerre » non contre la conrrence chinoise ou russe mais que contre les… disquettes. Ce ministre se bat depuis 2021 pour supprimer ces carrés de plastique, obsolètes depuis une bonne décennie, mais toujours utilisés par l’administration japonaise. Il y a encore quelques mois, le gouvernement demandait aux citoyens de fournir diverses informations à l’aide de ces disquettes, et de nombreux fonctionnaires s’opposaient fermement à leur abandon.

Si étrange que puisse sembler cet attachement à une technologie dépassée, la « guerre » de Taro Kono est loin d’être anecdotique, et pose une question plus large : pourquoi un pays qui avait tenu tête dès la fin de la 2e guerre mondiale à la technologie américaine est-il resté bloqué sur des supports aussi vieillissants que des disquettes en matière plastiques ? Et surtout, où est passée la technologie japonaise ?

En fait l’émergence des champions japonais est liée à d’autres facteurs. La sous-évaluation du yen les a aidéss à proposer des prix imbattables. Certains secteurs, comme l’automobile et les semi-conducteurs, ont bénéficié d’importantes subventions grâce à l’ambitieuse politique industrielle du gouvernement. Le système de production, modernisé une décennie plus tôt, a permis enfin au pays de mettre rapidement au point des équipements innovants et de qualité.

C’est en partie grâce à lui que le Japon a bouleversé l’industrie des puces. Alors que les Etats-Unis fournissaient au monde la grande majorité des semi-conducteurs, les entreprises japonaises ont réussi, en quelques années, à prendre de significatives parts de marché, avant de prendre la tête du secteur.

Quelles ont été dans ces conditions les innovations japonaises majeures lors de ces dernières années ?

Pour de nombreux internautes, le Japon est directement associé aux mangas et jeux vidéo. Cependant, le Japon ne peut se définir exclusivement en fonction de ces domaines populaires. Citons ici quelques domaines où la technologie japonaise s’impose.

La 5G

Certes, la 5G est brevetée par la Chine. Toutefois, le Japon investit des sommes importantes pour améliorer cette technologie et l’appliquer dans diverses situations nouvelles. Sans surprise, les jeux vidéo pourront également profiter de débits mobiles considérables pour accueillir de nouvelles fonctionnalités prometteuses.

La robotique

Depuis plusieurs décennies, le Japon s’investit particulièrement dans la recherche de solutions totalement automatisées, particulièrement en robotique. De nombreux prototypes surprenants sont, à ce titre, régulièrement présentés par des sociétés nippones. Le domaine médical ou social profitera particulièrement de ces prochaines avancées technologiques.

L’évolution de l’Intelligence artificielle

Il s’agira en priorité de résoudre diverses problématiques sociales telles que le vieillissement de la société nippone ou encore la pénurie de main-d’œuvre constatée depuis plusieurs années. D’après une étude d’Oracle and Future, environ 29 % des japonais utilisent une solution associée à l’IA sur leur lieu de travail.

L’ internet des objets IoT

Ce domaine n’est pas réservé à certaines sociétés américaines telles que Google  Le Japon participe à l’avancée de la technologie en proposant régulièrement de nombreux produits innovants. On citera la conception de voitures autonomes ou des solutions dédiées au confort des foyers notamment dans un pays dont la population est viellissante

La cybersécurité

L’IoT et la 5G soulèvent une problématique non-négligeable, celle de la cybercriminalité. Ainsi, chaque année, le nombre de tentatives de piratage ne cesse de croître et la confiance des internautes est toujours plus affectée. La conception de nouvelles technologies associées à la cybersécurité devient donc essentielle. L’optimisation d’outils tels que les VPN ou encore la conception de nouvelles solutions impose des investissements conséquents… Et le Japon semble prêt à répondre à cette nécessité.

Une transition en faveur du marketing numérique

Le marketing numérique est devenu incontournable pour toutes les entreprises. Que ce soit pour faire rayonner une marque ou attirer et fidéliser des clients, le numérique est aujourd’hui un canal indispensable. Renforcé depuis la crise sanitaire, le numérique a conduit les entreprises à placer leur transformation digitale au cœur de leur stratégie de développement.

Or le Japon manifeste parfois un retard dans le domaine du marketing numérique. Effectivement, les méthodes traditionnellement employées par les entreprises et sociétés sont parfois conservées à l’image de politiques propres à la culture nippone. Cependant, l’année 2020 fut marquée par une évolution significative dans ce domaine où les avantages considérables du marketing « 2.0 » favorisent les résultats mensuels.

01/11/2024 Sur le réchauffement climatique

La Terre a subi récemment, soit depuis 600 millions d’années, quatre grandes périodes de glaciation, dites ères glaciaires, dont elle est sortie par quatre périodes de réchauffement.

Les quatre dernières ères glaciaires sont :

  • la glaciation panafricaine (vers -600 Ma) ;
  • la petite glaciation ordovicienne ;
  • la glaciation permo-carbonifère ;
  • la glaciation mio-plio-quaternaire dans laquelle nous sommes.

Les périodes de glaciation étaient peu favorables aux espèces vivantes, qui se réfugiaient généralement dans des zones océaniques côtières protégées par des sources d’eau chaudes d’origine volcanique. Elles en sortaient pendant les périodes de réchauffement, en évoluant sur le mode darwinien vers des espèces de plus en plus complexes. Sans ces périodes de réchauffement climatique, l’espèce humaine ne serait jamais apparue.

Le réchauffement pouvait cependant se traduire par des extinctions de masse frappant les espèces adaptées à des températures plus fraiches et incapables d’évoluer suffisamment rapidement. C’est ce qui s’est produit en Afrique dans la zone sahélienne.

Ceci admis, pourrait-on affirmer que l’actuelle période de réchauffement climatique affectant la Terre soit principalement d’origine humaine et qu’il serait possible d’y porter remède par divers grands travaux et changement de mode de vie que décideraient les pouvoirs actuels avec l’accord des opinions publiques.

Beaucoup d’humains en doutent actuellement. Le passage des voitures thermiques aux voitures électriques ne changerait pas grand chose au climat de la planète, non plus d’aideurs à plus long terme que la réduction des taux de natalité en Afrique et le reboisement des forêts primaires. Si des mesures d’intérêt général sont nécessaires, il faut les prendre sans un thermomètre à la main avec l’excuse de vouloir limiter le réchauffement climatique

01/11/2024 Se nourrir de poudre d’astéroïde

Les astronautes devraient bientôt pouvoir consommer l’équivalent de lait frappé (milk shake) ou de yogourt contenant de la poudre d’ astéroïde. Celle-ci serait après pyrolyse (chauffage en l’absence d’oxygène) convertie en un aliment par l’action de diverses bactéries d’origine terrestre se nourrissant habituellement sur la Terre de matière plastique d’emballage.

Si le processus envisagé réussissait, un astéroïde tel que Bennu, visité par la Nasa en 2020, pourrait nourrir jusqu’à 18.000 astronautes pendant un an. Les bactéries utilisées seraient suffisamment diverses pour produire divers types de composés analogues à des protéines, des sucres et du carbone.

Johsua Pearce et ses collègues de la Western University Ontario, qui avaient eu cette idée, décidèrent de la tester en utilisant des morceaux d’astéroïdes tombés sur la Terre. L’expérience est actuellement en cours. Son succès dépendra du nombre et de la variété des composants carbonés contenus dans ces éléments d’astéroïdes qui seraient susceptibles de servir d’aliment aux bactéries retenues.

Vu l’importance d’une telle expérience, il faut s’étonner du peu d’écho qu’elle a reçu actuellement dans le monde scientifique.

Référence

International Journal of Astrobiology doi.org/nkw4

31/10/2024 Beaucoup d’antimatière dans l’espace proche

Le voisinage de la Station Spatiale Internationale ISS semble contenir beaucoup plus d’antimatière qu’attendu.. Ceci pourrait être du à la présence de particules de matière noire autour de l ‘ISS

Pedro de La Torre Luque, astronome à l’Université Libre de Madrid avait obtenu ce résultat en analysant 15 ans d’observations faite par le Spectromètre Alpha Magnetic AMS-02 embarqé à bord de l’ISS

Il n’est pas rare d’observer des particules d’antimatière dans l’environnement de l’ISS. Ces particules ont des charges électriques opposées à celles de la matière ordinaire. Or l’espace est parcouru de rayons cosmiques très énergétiques qui génèrent de l’antimatière en cas de collision avec d’autres particules.

Cependant de La Torre Luque a été surpris par le très grand nombre d’anti-particules détectées à bord de l’ISS, notamment des particules d’anti-helium. Celles-ci étaient trop nombreuses pour résulter de collisions avec des rayons cosmiques.

Pour éclaircir ce point, de La Torre Luque et son équipe réalisèrent des simulations informatiques de situations capable de générer des taux d’anti-particules analogues. Ils reprirent l’hypothèse des WIMPs ou Weakly Interactive Massive Particules formulée dans les années 1980 et abandonnées depuis faute de preuves. Celles ci avaient été présentées comme correspondant à de la matière noire.

Mais même en supposant que des WIMPs existent, elles ne pouvaient pas expliquer les taux élevés d’antimatière observés à bord de l’ISS. Il fallait faire appel à de nouveaux modèles hypothétiques pour expliquer ces observations.

Mattia di Mauro de l’institut National italien de Physique Nucléaire suggère aujourd’hui de reprendre les hypothèses concernant la matière noire pour tenir compte des incertitudes actuelles .De nouvelles mesures, tant dans l’espace que sur la Terre seront nécessaires à cette fin.

L’AMS 02 devant être décommissionné en 2030, les chercheurs envisagent de le remplacer par un nouvel instrument placé dans un ballon opérant à de très hautes altitudes.

Référence

Cosmic-ray propagation models elucidate the prospects for antinuclei detection
Pedro De La Torre Luque, Martin Wolfgang Winkler and Tim Linden
Published 4 October 2024 • © 2024
Journal of Cosmology and Astroparticle PhysicsVolume 2024October 202

30/10/2024 Le Rapport sur le climat 2024 de l’ONU

 » Nous sommes à la veille d’un désastre climatique irréversible. Il s’agit d’une urgence mondiale. Toutes les formes de vie sur Terre sont menacées »

Ce jugement se trouve dans le Rapport sur le climat 2024 de l’ONU. Avant de parler d’exagération, il faut lire le texte .

Le Haut conseil pour le climat y présente la version grand public, accessible et synthétique, de son rapport annuel sur le climat « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population », publié en juin 2024.

La version grand public est tournée vers la jeunesse, mais également destinée à toute personne souhaitant s’informer sur l’action publique climatique en France.

En seize page illustrées, le rapport grand public présente de manière pédagogique les principaux points du rapport annuel 2024 :

-Emissions de gaz à effet de serre,
-Respect des budgets carbone,
-Impacts du changement climatique sur la dernière décennie
-Besoins d’adaptation
-Evaluation du cadre d’action publique en France,
-Leviers pour l’action climatique nationale et internationale,
-Recommandations pour améliorer l’action publique en matière de climat.

On trouvera ci-dessous un extrait en anglais de ce rapport

https://academic.oup.com/bioscience/advance-article/doi/10.1093/biosci/biae087/7808595

The 2024 state of the climate report: Perilous times on planet Earth 

William J Ripple, Christopher Wolf, Jillian W Gregg, Johan Rockström, Michael E Mann, Naomi Oreskes, Timothy M Lenton, Stefan Rahmstorf, Thomas M Newsome, Chi Xu … Show more

BioScience, biae087, https://doi.org/10.1093/biosci/biae087

08 October 2024

We are on the brink of an irreversible climate disaster. This is a global emergency beyond any doubt. Much of the very fabric of life on Earth is imperiled. We are stepping into a critical and unpredictable new phase of the climate crisis. For many years, scientists, including a group of more than 15,000, have sounded the alarm about the impending dangers of climate change driven by increasing greenhouse gas emissions and ecosystem change (Ripple et al. 2020). For half a century, global warming has been correctly predicted even before it was observed—and not only by independent academic scientists but also by fossil fuel companies (Supran et al. 2023). Despite these warnings, we are still moving in the wrong direction; fossil fuel emissions have increased to an all-time high, the 3 hottest days ever occurred in July of 2024 (Guterres 2024), and current policies have us on track for approximately 2.7 degrees Celsius (°C) peak warming by 2100 (UNEP 2023). Tragically, we are failing to avoid serious impacts, and we can now only hope to limit the extent of the damage. We are witnessing the grim reality of the forecasts as climate impacts escalate, bringing forth scenes of unprecedented disasters around the world and human and nonhuman suffering. We find ourselves amid an abrupt climate upheaval, a dire situation never before encountered in the annals of human existence. We have now brought the planet into climatic conditions never witnessed by us or our prehistoric relatives within our genus, Homo (supplemental figure S1; CenCO2PIP Consortium et al. 2023).

Télécharger le rapport complet

30/10/2024 Découverte en Italie des restes d’un tout jeune enfant mort à la fin de l’ère glaciaire

Des scientifiques ont récemment découvert dans le sud de l’Italie les restes d’un bébé ayant vécu il y a environ 17 000 ans, peu après la fin de l’ère glaciaire. Cette découverte, réalisée dans la grotte Grotta delle Mura, à Monopoli (Italie),donne de précieuses informations sur la vie des premiers humains dans cette région. Grâce à une analyse minutieuse des ossements et de l’ADN, les chercheurs ont même pu reconstituer une partie de l’histoire de cet enfant et découvrir la cause probable de sa mort.

La sépulture a été mise au jour en 1998 par l’archéologue Mauro Calattini et son équipe lors de fouilles dans la Grotta delle Mura. Les restes étaient très bien conservés. Le squelette était celui d’un bébé soigneusement enterré sous deux grandes dalles de pierre.

Découvrir des restes aussi bien préservés d’un enfant de cette période est exceptionnel. En effet, il y a 17 000 ans, nous étions encore à la fin de l’ère glaciaire, une époque où les conditions climatiques étaient extrêmement rudes. Cependant, le sud de l’Italie, plus tempéré que d’autres régions d’Europe, a probablement offert un refuge pour les premiers groupes humains.

Les analyses scientifiques du squelette ont révélé que l’enfant était décédé à l’âge d’environ un an et quatre mois. En examinant de près ses dents, les chercheurs ont découvert des marques révélant qu’il avait traversé de nombreuses difficultés au cours de sa courte vie, probablement liées à des périodes de maladie ou de malnutrition.

Référence
https://sciencepost.fr/decouverte-restes-bebe-yeux-bleus-17-000-ans/

Voir aussi NewScientist 12 october 2024 p. 18
Ancient DNA tells toddler’s story

Source

  • Published: 20 September 2024
  • Life history and ancestry of the late Upper Palaeolithic infant from Grotta delle Mura, Italy
    Nature Communications  volume  15, Article number: 8248 (2024) 
  • Abstract

The biological aspects of infancy within late Upper Palaeolithic populations and the role of southern refugia at the end of the Last Glacial Maximum are not yet fully understood. This study presents a multidisciplinary, high temporal resolution investigation of an Upper Palaeolithic infant from Grotta delle Mura (Apulia, southern Italy) combining palaeogenomics, dental palaeohistology, spatially-resolved geochemical analyses, direct radiocarbon dating, and traditional anthropological studies. The skeletal remains of the infant – Le Mura 1 – were directly dated to 17,320-16,910 cal BP. The results portray a biological history of the infant’s development, early life, health and death (estimated at ~72 weeks). They identify, several phenotypic traits and a potential congenital disease in the infant, the mother’s low mobility during gestation, and a high level of endogamy. Furthermore, the genomic data indicates an early spread of the Villabruna-like components along the Italian peninsula, confirming a population turnover around the time of the Last Glacial Maximum, and highlighting a general reduction in genetic variability from northern to southern Italy. Overall, Le Mura 1 contributes to our better understanding of the early stages of life and the genetic puzzle in the Italian peninsula at the end of the Last Glacial Maxim