03/03/2025 Préparer un futur accord entre l’ Occident et la Russie

Rappelons que les Accords d’Helsinki, nom couramment donné à l’ Acte final de la Conférence d’Helsinki (ou conférence sur la sécurité et la coopération en Europe -CSCE) ont été signés le 1er août 1975 entre 33 pays européens, les États-Unis et le Canada.

Ils consacrent l’inviolabilité des frontières européennes, rejettent tout recours à la force et toute ingérence dans les affaires intérieures. Ils visent à établir une paix durable entre les pays signataires. Les États participants sont les « deux grands », l’Union soviétique et les États-Unis, ainsi que le Canada et tous les États européens à l’exception de l’Albanie et d’Andorre.

Un demi siècle après, less présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont signé un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre le protocole de Minsk du 5 septembre 2014, pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine.

Les quatre dirigeants réaffirment, dans une déclaration commune, « leur plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

« Ils sont fermement convaincus qu’il n’existe pas d’alternative à une solution exclusivement pacifique. Ils sont pleinement déterminés à prendre toutes les mesures individuelles ou communes possibles à cette fin. »

« Dans ce contexte, les dirigeants endossent le paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk adopté et signé le 12 février 2015 par tous les signataires qui ont également signé le protocole de Minsk du 5 septembre 2014 et le mémorandum du 19 septembre 2014. »

Il est prématuré d’imaginer aujourd’hui les contours précis d’un nouvel ordre européen à négocier avec la Russie, forcément tributaire des conditions qui présideront à la fin du conflit en Ukraine. Mais il n’est pas interdit de commencer dès maintenant à réfléchir entre Européens à ce que devraient être les éléments constitutifs d’une future sécurité européenne. Celle-ci ne pourra pas se borner à reprendre le fil des acquis d’Helsinki ; les bouleversements stratégiques introduits par ce conflit dans tous les domaines d’activité obligent à une réflexion élargie dans des champs d’action multiples.

La sécurité stricto sensu devra rester prioritaire avec le souci de recréer un cadre de référence pour l’ensemble de la zone européenne. Les garanties de sécurité réclamées par les autorités ukrainiennes devront être soigneusement pesées. De nouveaux accords en matière de transparence des activités militaires devront être négociés et complétés par des traités dans le domaine du contrôle des armements.

Il conviendra également de prendre en compte les récentes attaques intervenues contre les gazoducs en mer Baltique pour établir des règles et des actions propres à protéger les infrastructures critiques pour l’économie des nations européennes. De même, la solution des actuels conflits gelés (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut Karabagh) devra être un préalable.

Enfin, des discussions sur les doctrines de dissuasion nucléaire seront nécessaires pour tirer les leçons de la guerre d’Ukraine. Ces initiatives, conduites avec l’ensemble des partenaires transatlantiques, ne pourront rétablir rapidement la confiance, mais elles constitueront des jalons sur la voie d’une stabilité à reconstruire patiemment.

Nous ajouterons pour notre part le définition d’accords concernant les nouveaux développements des sciences et technologies ainsi que les précautions à prendre dans des domaines nouveaux comme l’homme augmenté, la robotique intelligente ou l’installation d’implantations permanentes sur la Lune, Mars et ses satellites.

Dans ces conditions , la Chine devra nécessairement associée à ces négociations.

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Préparer un futur accord entre l' »Occident » et la Russie

Rappelons que Les Accords d’Helsinki, nom couramment donné à l’ Acte final de la Conférence d’Helsinki (ou conférence sur la sécurité et la coopération en Europe -CSCE) ont été signés le 1er août 1975 entre 33 pays européens, les États-Unis et le Canada.

Ils consacrent l’inviolabilité des frontières européennes, rejettent tout recours à la force et toute ingérence dans les affaires intérieures. Ils visent à établir une paix durable entre les pays signataires. Les États participants sont les « deux grands », l’Union soviétique et les États-Unis, ainsi que le Canada et tous les États européens à l’exception de l’Albanie et d’Andorre.

Un demi siècle après, less présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont signé jeudi un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre le protocole de Minsk du 5 septembre 2014, pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine.

Les quatre dirigeants réaffirment, dans une déclaration commune, « leur plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

« Ils sont fermement convaincus qu’il n’existe pas d’alternative à une solution exclusivement pacifique. Ils sont pleinement déterminés à prendre toutes les mesures individuelles ou communes possibles à cette fin. »

« Dans ce contexte, les dirigeants endossent le paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk adopté et signé le 12 février 2015 par tous les signataires qui ont également signé le protocole de Minsk du 5 septembre 2014 et le mémorandum du 19 septembre 2014. »

Il est prématuré d’imaginer aujourd’hui les contours précis d’un nouvel ordre européen à négocier avec la Russie, forcément tributaire des conditions qui présideront à la fin du conflit en Ukraine. Mais il n’est pas interdit de commencer dès maintenant à réfléchir entre Européens à ce que devraient être les éléments constitutifs d’une future sécurité européenne. Celle ci ne pourra se borner à reprendre le fil des acquis d’Helsinki ; les bouleversements stratégiques introduits par ce conflit dans tous les domaines d’activité obligent à une réflexion élargie à des champs d’action multiples.

La sécurité stricto sensu devra rester prioritaire avec le souci de recréer un cadre de référence pour l’ensemble de la zone européenne. Les garanties de sécurité réclamées par les autorités ukrainiennes devront être soigneusement pesées. De nouveaux accords en matière de transparence des activités militaires devront être négociés et complétés par des traités dans le domaine du contrôle des armements.

Il conviendra également de prendre en compte les récentes attaques intervenues contre les gazoducs en mer Baltique pour établir des règles et des actions propres à protéger les infrastructures critiques pour l’économie des nations européennes. De même, la solution des actuels conflits gelés (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut Karabagh) devra être un préalable.

Enfin, des discussions sur les doctrines de dissuasion nucléaire seront nécessaires pour tirer les leçons de la guerre d’Ukraine. Ces initiatives, conduites avec l’ensemble des partenaires transatlantiques, ne pourront rétablir rapidement la confiance, mais elles constitueront des jalons sur la voie d’une stabilité à reconstruire patiemment.

Nous ajouteronns pour notre part le déginition d’accords concernant les nouveaux développements des scinces et technologie ainsi que etles précautions à prendre dans des domaines nouveaux comme l’homme augmenté dans le domaine de la robottque intelligentece, ou l’instalation d’implantations permanentes sur la Lunen Mard et ses sattlité

La chine devra nécessairment associée çces négociation On sait el’au

02/05/2025 Göbekli Tepe, le temple mental des derniers chasseurs-cueilleurs







Göbekli Tepe était connu depuis les années 1960 quand Klaus Schmidt, un archéologue allemand de l’Institut archéologique allemand, décida d’en entreprendre la fouille qu’il dirigea jusqu’à son décès en 2014.

Entre le XIIe et le VIIe millénaire avant notre ère, le Proche-Orient fut le théâtre de bouleversements qui changèrent à jamais les modes de subsistance des communautés humaines. De chasseurs-collecteurs itinérants, les Hommes devinrent progressivement des sédentaires pratiquant l’agriculture puis l’élevage. De nombreux scientifiques ont cherché à expliquer les raisons de ce profond changement, qui aurait permis une hausse sensible de la production de nourriture.

Le préhistorien français Jacques Cauvin, en 1994, a apporté un nouvel éclairage sur l’émergence du monde néolithique. Dans son livre Naissance des divinités, naissance de l’agriculture, il a proposé que ce soit d’abord une révolution des symboles, du monde mental des hommes de cette époque qui ait enclenché un nouveau rapport au monde qui les entourait. Le changement des modes de production ne serait que la conséquence de cette révolution initiale.

Jacques Cauvin appuyait sa démonstration sur deux figures majeures : la déesse-mère et le taureau. Si les découvertes faites depuis 1995 en Turquie, à Göbekli Tepe, ont partiellement remis en cause ce modèle, elles ont surtout révélé la richesse et la complexité des représentations symboliques au tout début de la diffusion du néolithique. Un monde totalement insoupçonné, peuplé de représentations animales saisissantes de réalisme, s’y dévoile peu à peu sous le regard des archéologues.

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Entre le XIIe et le VIIe millénaire avant notre ère, le Proche-Orient fut le théâtre de bouleversements qui changèrent à jamais les modes de subsistance des communautés humaines. De chasseurs-collecteurs itinérants, les Hommes devinrent progressivement des sédentaires pratiquant l’agriculture puis l’élevage. De nombreux scientifiques ont cherché à expliquer les raisons de ce profond changement, qui aurait permis une hausse sensible de la production de nourriture.

Le préhistorien français Jacques Cauvin, en 1994, a apporté un nouvel éclairage sur l’émergence du monde néolithique. Dans son livre Naissance des divinités, naissance de l’agriculture, il a proposé que ce soit d’abord une révolution des symboles du monde mental des hommes de cette époque qui ait enclenché un nouveau rapport au monde qui les entourait. Le changement des modes de production ne serait que la conséquence de cette révolution initiale.

Jacques Cauvin appuyait sa démonstration sur deux figures majeures : la déesse-mère et le taureau. Si les découvertes faites depuis 1995 en Turquie, à Göbekli Tepe, ont partiellement remis en cause ce modèle, elles ont surtout révélé la richesse et la complexité des représentations symboliques au tout début de la diffusion du néolithique. Un monde totalement insoupçonné, peuplé de représentations animales saisissantes de réalisme, s’y dévoile peu à peu sous le regard des archéologues.

Trois niveaux principaux y furent découverts à Göbekli Tepe. Le plus récent témoigne de l’usage agricole du site à la période médiévale. Les niveaux II et III sont beaucoup plus anciens, puisqu’ils datent des IXe et Xe millénaires av. J.-C.

À cette haute époque, Göbekli Tepe n’était cependant pas un lieu d’habitation , mais un site dédié à des activités cultuelles ou cérémonielles, révélées notamment par la découverte de piliers monolithiques en forme de T. Au niveau II, de petits bâtiments rectangulaires succèdent aux vastes enceintes circulaires ou ovales qui caractérisent le niveau III et qui ont fait la célébrité du site.

Une prospection géomagnétique montre qu’au moins vingt enceintes de ce type avaient été édifiées, mais seules sept furent repérées en fouille et quatre surtout entièrement dégagées. Elles mesurent entre 10 et 30 m de diamètre, et furent découvertes au centre d’une large dépression naturelle sur la pente sud du monticule.

Elles sont composées de plusieurs murs et banquettes concentriques en pierre, rythmés par des piliers en T. Au centre de chaque cercle se dressait une paire de piliers. Ces derniers sont toujours plus grands que les autres et d’une qualité supérieure. La pierre qui les compose est très soigneusement préparée. Ils sont toujours pourvus d’un décor. Les plus hauts atteignent 5,5 m pour un poids de près de 15 tonnes, mais dans l’une des carrières avoisinantes un pilier inachevé mesurait 7 m et pesait certainement presque 50 tonnes. Tailler, transporter et mettre en place de tels colosses devaient nécessiter des dizaines, voire peut-être des centaines d’individus.

Les décors qui ornent les piliers ont été réalisés à la fois en bas et en haut-relief, parfois associés sur un même monolithe. Les espèces représentées sont variées : des grues, des vautours, des scorpions, des araignées, des aurochs, des gazelles, des renards ou encore des sangliers… Ces derniers sont particulièrement nombreux sur les piliers de l’enceinte C, alors que les serpents – les animaux les plus communs à Göbekli Tepe – en sont absents. Plusieurs quadrupèdes, des prédateurs prêts à l’attaque ou des sangliers, ont été sculptés en haut-relief sur les monolithes. Ils ont été réalisés au moment même où le pilier était taillé, ce qui démontre une nouvelle fois l’extraordinaire savoir-faire des sculpteurs

Sur plusieurs piliers en T, on remarque des bras et des mains, sans aucun doute humains. Certains semblent porter une sorte de vêtement repérable grâce à une ceinture, parfois garnie d’une peau d’animal. On peut en effet reconnaître la queue touffue et les pattes arrière d’un renard. Ces piliers constituent donc des représentations humaines très stylisées, la tête étant matérialisée par la partie horizontale du mégalithe.

Aucune indication de sexe n’est donnée, mais parcomparaison avec d’autres découvertes, Klaus Schmidt propose d’y voir essentiellement des hommes. En tout cas, il n’existe aucune représentation féminine dans les enceintes. Les sculpteurs de Göbekli Tepe sont parvenus à rendre de manière très naturaliste les animaux. Aussi, le caractère épuré de ces figures humaines, sans visage, est-il nécessairement un choix délibéré de leur part, ce que confirmerait la découverte de sculptures anthropomorphes beaucoup plus réalistes ailleurs sur le site. Pour Klaus Schmidt, les piliers en T pourraient représenter des ancêtres mythiques ou des créatures d’un autre monde.

Le bestiaire de Göbekli Tepe est très riche. Comme sur le site du niveau III, aucun reste d’une espèce domestique n’a été retrouvé – les hommes de Göbekli Tepe sont encore des chasseurs-cueilleurs –, on a pensé à des images liées à des rituels de chasse. Mais les restes archéo-zoologiques n’étayent pas cette hypothèse : les espèces sculptées ne sont pas les espèces chassées. Les animaux étant surtout des mâles, on a supposé qu’ils pourraient être, du fait de leur férocité et/ou de leur agressivité, les « gardiens » des êtres représentés par les piliers en T.

Cependant, la présence de gazelles ou de moutons sauvages semble peu compatible avec cette idée, aussi mise à mal par le fait que les animaux sont souvent associés entre eux et que cette combinaison de plusieurs espèces était certainement signifiante (clan du renard, clan du serpent…) pour ceux qui y auraient pratiqué les rites initiatiques des membres de leur groupe. 

Une des pistes les plus stimulantes pour expliquer la fonction des enceintes est celle d’un lieu lié à des pratiques chamaniques. Parfois aidé de produits hallucinogènes, le chamane parvenait à l’état de transe grâce à des danses. Il se transformait alors en animal et pouvait entrer en contact avec des êtres venus d’autres mondes que le leur.

Göbekli Tepe est aujourd’hui connu mondialement comme le premier temple, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Klaus Schmidt paru en allemand en 2006 et traduit depuis dans de nombreuses langues. Les découvertes faites sur le site depuis 1995 montrent cependant sans ambiguïté la richesse et la diversité du monde spirituel des derniers chasseurs-cueilleurs.

Merci à National Geographic dont nous nous sommes très largement inspirés

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2019/08/gobekli-tepe-le-premier-temple-de-lhistoire


03/03/2025 La vie est apparue très rapidement sur la Terre

Les hypothèses classiques concernant ce phénomène décrivent un processus apparu tardivement après la formation de la Terre, le temps que celle-ci se refroidisse suffisamment et acquiert suffisamment d’eau pour que les premières molécules complexes indispensables à la vie puisse s’unir et se reproduire.

Cependant, il s’agit d’un processus complexe, dont jusqu’à présent aucun équivalent n’a été retrouvé, ni sur la Terre ni sur d’autres planètes. Concernant la Terre, on peut comprendre que les premiers organismes vivants une fois formé ait éliminé tous leurs compétiteurs. Concernant les planètes voisines, en l’espèce plus précisément Mars et ses satellites, il n’est pas impossible que de premiers organismes vivants s’y soient formé lorsque l’eau était abondante, mais aient disparu avec la désertification, sauf à survivre dans des fentes rocheuses où les explorateurs humains en charge des premières missions martiennes espéreront en trouver.

Cependant si l’on pouvait démontrer aujourd’hui que la vie est apparue sur la Terre, puis s’y est répandue et complexifiée beaucoup plus rapidement que l’on ne le pense actuellement et surtout à la suite d’une série de processus obligés et non résultant de hasards heureux, les conséquences de cette affirmation seraient considérables.

Il en résulterait que la vie ne serait pas un phénomène spécifique à la Terre. On la retrouverait sous des formes diverses dans les millions d’amas de galaxies formant l’univers visible.

Or aujourd’hui deux séries d’évidence suggèrent que la vie est apparue sur la Terre complètement formée et qu’elle s’y est répandue sans difficultés. D’une part toutes les molécules de la cellule vivante, dites biomolécules, peuvent se former à partir de la chimie du carbone ou chimie organique.

Celle-ci se définit simplement par l’étude des composés à base de carbone autres que les oxydes de carbone, les cyanures, les carbonates et les carbures autres que les hydrocarbures. Il n’est donc pas besoin de faire appel à des composants venus de l’espace pour expliquer sa présence

Par ailleurs ces molécules se combinent facilement pour former des « protocellules » très proches des cellules vivantes. On devrait pouvoir en identifier partout dans l’univers, et plus spécifiquement dans l’espace extraterrestre

01/03/2025 Découverte de la plus grande structure existant dans l’univers.

Celle-ci s’étend sur 14 milliards d’années lumière et contient 70 superamas de galaxies. Elle est aussi 100.000 fois plus massive que la Voie Lactée. Les scientifiques du Max Plank Institute à Munich l’on nommé Quipu du nom inca désignant une unité de mesure à base de nœuds sur une corde.

Mais pourquoi parler de structure et non simplement d’un amas de galaxies ? C’est parce que sur de grandes distances les galaxies se regroupent en amas (cluster). Un amas de galaxies, ou amas galactique, est l’association de plus d’une centaine de galaxies liées entre elles par la gravitation. En dessous de 100, on parle plutôt de groupe de galaxies, même si la frontière entre groupe et amas n’est pas clairement définie.

Ces amas se caractérisent par leur forme spécifique (sphérique, symétrique ou quelconque), ainsi que par la répartition et le nombre de leurs galaxies (jusqu’à plusieurs milliers). Ils se sont formés il y a 10 milliards d’années et plus. Les amas peuvent eux-mêmes s’associer en groupes plus grands pour former des superamas.

Les amas de galaxies sont des structures stables, c’est-à-dire que ses constituants ne peuvent s’échapper du puits de potentiel gravitationnel de l’amas. Ces structures sont parmi les plus grandes et les plus massives de l’Univers visible actuel

Notre galaxie, la Voie lactée, appartient à un groupe de galaxies, comprenant une trentaine de galaxies, appelé Groupe local, lui-même inclus dans le superamas de la Vierge. (wikipedia)

Pour découvrit Quipu, les astronomes ont analysé des données provenant du satellite à rayons X allemand ROSAT. Précédemment il avait été objecté que de telles structures violaient le principe cosmologie selon lequel l’univers sur de grandes distances est homogène dans toutes les directions.

Une question non résolue se pose par contre au regard de l’hypothèse de l’univers en expansion . Les superamas se déforment-ils dans un univers en expansion ? Et si oui, comment ?

Référence

Astrophysics > Cosmology and Nongalactic Astrophysics

[Submitted on 31 Jan 2025]

Unveiling the largest structures in the nearby Universe: Discovery of the Quipu superstructure

Hans Boehringer, Gayoung Chon, Joachim Truemper, Renee C. Kraan-Korteweg, Norbert Schartel

For a precise determination of cosmological parameters we need to understand the effects of the local large-scale structure of the Universe on the measurements. They include modifications of the cosmic microwave background, distortions of sky images by large-scale gravitational lensing, and the influence of large-scale streaming motions on measurements of the Hubble constant. The streaming motions, for example, originate from mass concentrations with distances up to 250 Mpc. In this paper we provide the first all-sky assessment of the largest structures at distances between 130 and 250 Mpc and discuss their observational consequences, using X-ray galaxy clusters to map the matter density distribution. Among the five most prominent superstructures found, the largest has a length longer than 400 Mpc with an estimated mass of about 2 10e17 Msun. This entity, which we named Quipu, is the largest cosmic structure discovered to date. These superstructures contain about 45% of the galaxy clusters, 30% of the galaxies, 25% of the matter, and occupy a volume fraction of 13%, thus constituting a major part of the Universe. The galaxy density is enhanced in the environment of superstructures out to larger distances from the nearest member clusters compared to the outskirts of clusters in the field. We find superstructures with similar properties in simulations based on Lambda-CDM cosmology models. We show that the superstructures should produce a modification on the cosmic microwave background through the integrated Sachs-Wolf effect. Searching for this effect in the Planck data we found a signal of the expected strength, however, with low significance. Characterising these superstructures is also important for astrophysical research, for example the study of the environmental dependence of galaxy evolution as well as for precision tests of cosmological models.

https://arxiv.org/abs/2501.19236

01/03/2025 Quels sont les ancêtres des oiseaux modernes ?

Un fossile qui vient d’être découvert en Chine et qui date de 150 millions d’années pourrait représenter l’ancêtre des oiseaux modernes, qu’il s’agisse de l’aigle ou du colibri, dit aussi oiseau mouche. Il est doté d’une queue courte analogue à celle des oiseaux modernes.

Or il est connu que ceux-ci descendent des théropodes, un groupe de dinosaures incluant les velociraptors, très communs sur terre à l’époque du jurassique.. L’archaeopterix avait longtemps être considéré comme représentant l’un de ces premiers oiseaux, malgré le fait qu’il était doté d’une longue queue reptilienne.

Le nouveau fossile avait été découvert dana la province de Fujian en novembre 2023. Il a reçu le nom de Baminornis zhengzhensis. L’étude du fossile a montré qu’il vivait à la même époque que l’archeopterix, mais qu’il était doté d’une queue courte analogue à celle des oiseaux modernes, retardant la date d’apparition de ces derniers de 20 millions d’années.

La réduction de la taille de la queue est considérée comme offrant un avantage aérodynamique. Il s’agit de l ‘évènement le plus spectaculaire marquant le passage des dinosaures aux oiseaux modernes

Pesant de 14o à 300 grammes, il avait à peu près la dimension d’une caille. Par contre il avait conservé des mains semblables à celles des dinosaures.

Référence

naturearticlesarticle

    • Article
    • Published: 12 February 2025
    • Earliest short-tailed bird from the Late Jurassic of China
    • Runsheng Chen,

    Nature volume 638, pages 441–448 (2025)

    • Abstract

    Recent macroevolutionary studies predict a diversification of early birds during the Jurassic period1,2,3,4, but the unquestionable Jurassic bird fossil record is limited to Archaeopteryx1,5,6, which has also been referred to deinonychosaurian dinosaurs by some analyses7,8. Although they have feathered wings, the known Jurassic birds are more similar to non-avialan theropods in having the ancestral long reptilian tail9,10,11. This is in stark contrast to most Cretaceous and crownward taxa, which have a short tail that terminates in a compound bone called the pygostyle12,13,14. Here we report on the oldest short-tailed avialan, Baminornis zhenghensis gen. et sp. nov., from the recently discovered Late Jurassic Zhenghe Fauna15, which fills a noticeable spatio-temporal gap in the earliest branching avialan fossil record. B. zhenghensis exhibits a unique combination of derived ornithothoracine-like pectoral and pelvic girdles and plesiomorphic non-avialan maniraptoran hand, demonstrating mosaic evolution along stem avialan line. An avialan furcula collected from the same locality is referrable to ornithuromorphs on the basis of our morphometric and phylogenetic analyses. These newly discovered fossils demonstrate the early appearance of highly derived bird features, and together with an anchiornithine fossil from the same locality, they suggest an earlier origin of birds and a radiation of early birds in the Jurassic.

    28/02/2025. Voici venu le temps des « drone wars »

    On donne ce nom aux les guerres dans lesquelles les belligérants font un large appel aux drones. L’omniprésence des drones dans la guerre en Ukraine a fait prendre conscience du fait qu’aucune guerre ne pourra être menée désormais sans que les forces en présence n’utilisent un nombre de plus en plus grand de drones. D’où le terme anglais de drone wars.

    Ce terme ne signifie pas seulement que les belligérants feront appel aux drones comme ils ont depuis la seconde guerre mondiale fait appel aux blindés, c’est-à-dire en soutien aux forces armées terrestres. Il signifie que les belligérants utiliseront des drones de toutes capacités pour mener des guerres sur tout les fronts en substitution de l »appel aux combattants humains.

    Certains penseront qu’il s’agira là d’une bonne nouvelle, puisque les militaires pourront être tenus en réserve pendant que les drones se battront. Mais il ne faudrait pas se réjouir trop tôt. Ce sera la destruction des populations civiles qui sera l’objectif final de l’emploi des drones.

    Or les drones d’aujourd’hui ne sont pas comparables aux Predators américains des années 2000 qui étaient simplement des avions sans pilotes. Ils sont simples à construire et à utiliser.

    L’Ukraine et plus encore la Russie ont chacune de leur coté construit plus d’un million de drones militaires en 2024. Ces drones n’étaient pas armés de façon sophistiquée. Ils étaient le plus souvent porteurs d’armes simples telle que des grenades un peu renforcées. Mais ils pouvaient potentiellement les porter partout, et notamment dans les immeubles des villes, d’où les populations civiles étaient nécessairement chassées après avoir subi de nombreux morts parmi les enfants et les vieillards.

    Par ailleurs le pilotage à terre de ces drones n’exige pas de spécialistes ni de réseau sécurisés. Il a été constaté que plus ces drones étaient sommairement pilotés, plus ils étaient redoutés.

    Les type de drones auxquels nous faisons allusion ici sont le plus souvent de simples quadicoptères démontables d’un diamètre de 3 à 4 m. Ils peuvent être tenus à bout de bras avant lancement. Des ateliers de fabrication peuvent être facilement mis en place là où la demande est forte.

    28/02/2025 Le CEA annonce un nouveau record

    Le CEA annonce un nouveau record , opéré sur le centre de Cadarache : il a maintenu un plasma de fusion chaud de plusieurs dizaines de millions de degrés pendant 22 minutes avec 2,6 gigajoules d’énergie injectée. Il bat ainsi très largement le record précédent de durée de plasma obtenu dans un tokamak. Cette avancée démontre que la connaissance des plasmas et leur maîtrise technologique sur de longues durées sont devenues bien plus efficaces, laissant espérer que des plasmas de fusion puissent être stabilisés sur de longues durées dans des machines comme Iter.

    https://twitter.com/CEA_Officiel/status/1891913068864733647?

    West est une installation du CEA, qui bénéficie de décennies d’expérience de l’organisme dans l’utilisation de tokamaks pour étudier les plasmas. Elle accueille des chercheurs du monde entier, qui exploitent ses caractéristiques indispensables à l’obtention de plasmas de longue durée, notamment ses bobines supraconductrices et ses composants refroidis activement.

    West fait partie d’un effort international aux côtés d’autres d’expériences majeures auxquelles les chercheurs du CEA participent fortement comme JET, le tokamak européen situé au Royaume-Uni (arrêté fin 2023) qui détient le record d’énergie de fusion, JT-60SA au Japon, East en Chine et KSTAR en Corée du Sud, sans compter la machine-phare qu’est Iter.

    La France, avec West et Iter, est bien placée pour accueillir la première centrale à fusion prototype. En effet, la fusion est une source d’énergie qui met en jeu des réactions nucléaires, avec de nombreuses complémentarités possibles avec l’énergie de fission et ses technologies relatives aux neutrons et aux matériaux, qui sont maîtrisées.

    Pour autant, compte-tenu des infrastructures nécessaires pour produire cette énergie à grande échelle, il est peu probable que les technologies de fusion contribuent significativement à l’atteinte du remplacement de la fission par la fusionn et le zéro d’émissions de CO2 en 2050. Il faudra pour cela lever plusieurs verrous technologiques. Mais la France avec le CEA a tout les atouts en mains pour ce faire

    Quand à l’intérêt d’une telle production d’électricité, il est évident, quoiqu’en écrivent les représentants d’autres sources d’énergie, solaire, éolienne, bioénergies. Le soleil et le vent sont intermittents, l’occupation de territoire est considérable sans mentionner une esthétique contestable. Les bioénergies quant à elles supposent un approvisionnement continu en déchets organiques qui sont indispensables à l’agriculture et qui, soit dit sans insister, n’ont rien d’appétissant pour le voisinage.

    27/02/2025 Des océans en profondeur, loin sous la surface terrestre

    La récente découverte d’un diamant contenant de la ringwoodite, un minéral rare qui présente des traces d’eau, confirmerait l’existence d’un immense réservoir d’eau à des centaines de kilomètres sous terre.

    Jusqu’à la fin du siècle dernier, les géologues considéraient qu’il était improbable que l’eau puisse subsister, passée une certaine profondeur dans le manteau terrestre, car elle y était, supposait-on, exposée à des pressions et températures trop importantes. Or les quinze dernières années ont été marquées par la découverte de diamants tout à fait uniques, véritables fenêtres sur les secrets que renferment les entrailles de notre planète. 

    En 2009, au Brésil, l’équipe du Dr. Graham Pearson, directeur de recherche sur l’exploration des diamants à l’Université d’Alberta, a découvert un diamant singulier. Issu d’une zone de transition entre le manteau supérieur et le manteau inférieur, il s’était formé sous d’importantes pressions et températures, à une profondeur située entre 410 et 660 km. La majorité des diamants prennent forme à environ 150 km sous la surface. 

    Cette pierre présente une inclusion dans laquelle est logé un minéral hydraté : la ringwoodite. Il s’agit d’un minéral qu’on ne retrouvait jusqu’alors que dans les météorites, ou dans des expériences en laboratoire. On peut l’obtenir à partir d’olivine, une roche très commune, en la soumettant à des températures et pressions très importantes, à la condition de l’exposer a de l’eau. 

    Ce fragment minéral, capable d’absorber des radicaux hydroxyle, en d’autres termes des molécules d’eau fragmentées, en était composé jusqu’à 1,4 % de son poids total. Cette découverte venait appuyer une hypothèse scientifique selon laquelle le manteau terrestre pourrait être gorgé d’eau au niveau de la transition des couches du manteau. Rappelons que la sismologie a mis en évidence une zone de transition dans le manteau entre 410 et 660 kilomètres de profondeur. Son épaisseur variant selon les conditions, notamment de température, son exploration fait apparaître la dynamique intime des roches mantelliques.

    Or les diamants, en géologie, apparaissent comme des capsules temporelles des temps géologiques. Une capsule temporelle est une œuvre de sauvegarde collective de biens et d’informations, comme témoignage destiné aux générations futures. Ainsi, lorsque les diamants se forment » explique Graham Pearson, « ils piègent de très petites inclusions des matériaux qui composent le manteau en profondeur. […] C’est à l’intérieur des inclusions du diamant que nous avons trouvé la ringwoodite qui contient cette molécule OH- attachée à elle, et qui correspond à une liaison de molécule d’eau structurellement modifiée ». 

    Le minéral est alors hydraté sous une forme solide. « Nous devons poursuivre notre travail pour déterminer si cela signifie que l’ensemble de la zone de transition contient de grandes quantités d’eau. Si ce qui est probable, alors, il y a l’équivalent d’un à deux océans mondiaux sous nos pieds » précise Graham Pearson.

    Il ne fallait plus qu’une autre preuve, loin du Brésil, pour valider la théorie d’un océan solide enfoui dans la zone de transition. Une récente publication, parue fin 2022 dans la revue Nature, expose la découverte d’une pierre similaire au Botswana dans la mine de Karowe. Une analyse réalisée par les équipes de Tingting Gu, physicienne des minéraux au Gemological Institute of America de New York, apporte une preuve que la partie transitoire du manteau est probablement un réservoir d’eau géant. Retrouver un autre diamant comportant des inclusions de ringwoodite dans une autre zone géographique, qui plus est éloignée, pourrait en effet indiquer que cette caractéristique d’hydratation à ce niveau de profondeur se retrouve partout sur notre planète.

    Deux questions majeures demeurent. La première concerne la provenance de cette eau : « l’eau est-elle recyclée lors du processus de subduction au niveau du plateau océanique ou est-elle primordiale, autrement dit, issue des roches qui ont formé la Terre ? » s’interroge le Dr Pearson.

    La Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années, au cours d’un processus d’accrétion d’astéroïdes et de météorites. Ces corps rocheux sont responsables de la présence d’eau sur Terre. Une partie des scientifiques envisagent que les profondeurs pourraient bien contenir cette eau originelle. D’un autre côté, il est également possible que cette eau se soit retrouvée piégée lors du processus de subduction de la croûte océanique, qui pourrait entraîner de façon cyclique l’eau des océans dans les profondeurs de la Terre.

    Le docteur Tingting Gu indique qu’afin « de répondre à cette question, nous devons analyser les rapports isotopiques de l’hydrogène des minéraux hydratés et les comparer aux rapports isotopiques des météorites, ainsi qu’aux rapports isotopiques de surface, afin de déterminer si potentiellement cette eau contient de l’hydrogène provenant de la surface ou de l’intérieur. »

    Si l’eau correspond à une donnée de la surface terrestre, il serait possible d’envisager un phénomène de subduction en domaine océanique. Si cela correspond à une donnée qui coïncide avec l’isotope des minéraux contenus dans les météorites, alors l’hypothèse d’une « eau primordiale », enfermée dans les profondeurs, serait privilégiée.

    La deuxième question concerne le rôle que ce réservoir pourrait jouer dans le fonctionnement hydrique de notre planète, ainsi que dans sa géologie. « Je pense que cet océan souterrain pourrait être la source d’un cycle d’eau profonde, qui est en fait crucial pour le fonctionnement de notre planète », estime le Dr. Gu. Pour elle, l’eau en profondeur pourrait également jouer un rôle dans la distribution globale de l’eau sur Terre, influencer le volcanisme, le climat, ainsi que les propriétés physiques et chimiques de la roche du manteau terrestre. 

    Graham Pearson établit quant à lui un lien entre la présence d’eau dans la zone de transition – dont les diamants sont les témoins, et la naissance des tremblements de terre dont le foyer est situé entre 300 et 660 km. « Il se peut qu’ils se forment au cours d’un processus appelé affaiblissement hydrolytique », un processus géologique au cours duquel l’eau provoque un affaiblissement des liaisons intermoléculaires qui composent la roche, pouvant causer l’effondrement de structures rocheuses profondes. Cette zone hydratée pourrait donc jouer un rôle essentiel dans la géologie terrestre, en ayant un effet direct sur l’activité tectonique des plaques.

    Les réponses à ces questions pourraient être obtenues grâce à des travaux inter-disciplinaires mêlant sismologie, chimie, physique des minéraux, dans un effort d’étude de ces roches rares, témoins d’un fonctionnement intime de la Terre, auquel l’Homme n’aura jamais directement accès

    Référence

    Hydrous peridotitic fragments of Earth’s mantle 660km discontinuity sampled by a diamond

    The internal structure and dynamics of Earth have been shaped by the 660 km boundary between the mantle transition zone and lower mantle. However, due to the paucity of natural samples from this depth, the nature of this boundary—its composition and volatile fluxes across it—remain debated. Here we analyse the mineral inclusions in a rare type IaB gem diamond from the Karowe mine (Botswana). We discovered recovered lower-mantle minerals ringwoodite + ferropericlase + low-Nienstatite (MgSiO) in a polyphase inclusion, together with other principal lower-mantle minerals and hydrous phases, place its origin at ~23.5 GPa and ~1,650 °C, corresponding to the depth at the 660 km discontinuity. The petrological character of the inclusions indicates that ringwoodite breaks down into bridgmanite and ferropericlase in a water-saturated environment at the 660 km discontinuity and reveals that the peridotitic composition and hydrous conditions extend at least across the transition zone and into the lower mantle 

    https://www.nature.com/articles/s41561-022-01024-y.epdf?s

    27/02/2025 Il a existé des océans sur Mars

    En 2021, le rover Zhurong, un robot d’exploration chinois, a atterri dans une vaste plaine de l’hémisphère nord de Mars appelée la Planitia d’Utopia. Équipé d’un radar, il a pu explorer les sous-sols. Il a ainsi détecté des formations rocheuses enfouies et a récolté des dépôts sédimentaires.

    En analysant ces dépôts, les scientifiques ont découvert qu’ils ressemblaient aux sédiments que l’on trouve sur les plages terrestres. Ces formations appelées « dépôts de rivage » s’inclinent vers ce qui aurait pu être autrefois un océan. Ils se forment avec le mouvement des marées et des vagues.

    « Cela nous a frappés immédiatement car cela suggère qu’il y avait des vagues, ce qui signifie qu’il y avait une interface dynamique entre l’air et l’eau« , déclare Benjamin Cardenas, professeur adjoint de géologie à Penn State et co-auteur de l’étude dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract.

    Les scientifiques ont ainsi pu écarter la piste d’anciens flux de rivières en prouvant que l’épaisseur des sédiments suggérait bien une origine côtière. Il pourrait donc avoir existé un véritable océan sur le pôle Nord de Mars, entouré de plages.

    Grâce à ces informations, les chercheurs peuvent mieux comprendre l’histoire de Mars. « Lorsque nous regardons l’endroit où la vie terrestre a émergé, c’était dans l’interaction entre les océans et la terre, au sein d’environnements capables d’abriter des conditions favorables à la vie microbienne« .

    Aussi la découverte d’un océan suggère que Mars aurait connu une période chaude, humide et propice à la vie, qui aurait duré des dizaines de millions d’années.. Pas assez longtemps cependant pour que s’y soit développées des formes de vie intelligentes, comme ce fut le cas sur la Terre;

    Référence

    nature geoscience

    Article

    • Published: 27 October 2022
    Martian landscapes of fluvial ridges carved from ancient sedimentary basin fill
    Abstract

    Large sedimentary basins contain archives of Earth history. It is unknown to what extent similar basins existed on Mars because there are few observations relating to the subsurface and it is difficult to identify buried deposits. Here, we used numerical simulations to show that landscapes of networks of topographic ridges that are abundant on the surface of Mars may represent erosional windows into thick, basin-filling river deposits that accumulated over long time spans. We used a numerical model to drive hillslope creep and differential erosion from the wind to simulate Mars-like exhumation processes acting on basin-filling fluvial strata, which we based on those buried in the Gulf of Mexico on Earth, as imaged using three-dimensional reflectance seismology. Simulations produced remarkably Martian landscapes in which the preferential erosion of mudstone relative to sandstone channel belts leads to the development of complex patterns of intersecting ridges. Our findings contrast to the existing view of ridged Martian landscapes as thin-skinned surface deposits preserving fluvial landscapes at a snapshot in time. Instead, the ridge cross-cutting patterns produced by the model reflect the exhumation of channel bodies at different stratigraphic levels, exposing basin strata accumulated over time scales of 500,000 years. Thus, we propose that fluvial ridges on Mars may expose an archive of long-lived aqueous processes.