Selon un nouvelle annonce , le budget de la défense aura doublé entre 2017 (début du premier mandat d’Emmanuel Macron) et 2027, passant de 32 milliards à 64 milliards d’euros.
Dans son adresse aux armées à la dramaturgie appuyée, le président français a promis une rallonge de plus de six milliards d’euros pour le budget de la défense d’ici à 2027. Un effort, a-t-il expliqué, rendu nécessaire en raison des menaces qui pèsent sur la France.
L’Élysée avait prévenu : « Le président de la République prononcera un discours le 13 juillet qui sera très important et qui comportera des annonces majeures » pour la défense. Introduit, vendredi 11 juillet, par la conférence de presse du chef d’état-major des armées (Cema), le général Thierry Burkhard, sur les menaces qui pèsent sur la France, ce discours prononcé à l’hôtel de Brienne devant les armées, s’annonçait donc « historique ». Il ne l’a pas vraiment été. La seule annonce importante et concrète pour la défense de la France que le président français a exprimée touche à l’augmentation du budget de l’armée.
Avec 64 milliards d’euros en 2027, le budget de l’armée française aura doublé en dix ans sous les deux mandats d’Emmanuel Macron.il y a 4 jours
Quel est le budget militaire de la France ?
Le budget défense de la France est déjà passé entre 2017 et 2025 de 32,2 à 50,5 milliards d’euro Le budget défense de la France est déjà passé entre 2017 et 2025 de 32,2 à 50,5 milliards d’euro
C’est bien l’unique domaine immunisé face aux coupes budgétaires. Alors que l’exécutif cherche à réduire la dépense publique, Emmanuel Macron a annoncé la sanctuarisation et l’augmentation du budget des armées. À l’occasion du traditionnel discours du chef de l’Etat devant les armées la veille de la fête nationale, le président de la République a annoncé « un effort de 3,5 milliards d’euros en 2026 et de 3 milliards d’euros supplémentaires l’année suivante ». Un effort qui s’ajoutera à la trajectoire de la loi de programmation militaire (LPM) et doit porter le budget des armées à 64 milliards d’euros, contre 32 milliards en 2017. Actuellement, le budget des armées s’élève à 50,5 milliards d’euros.
Des annonces soigneusement préparées par l’Elysée puisqu’une conférence de presse du chef d’état-major des armées dressant un panorama des menaces stratégiques avait précédé le discours du chef de l’Etat. Le service de communication d’Emmanuel Macron avait ensuite fait miroiter « un discours avec des annonces très importantes », sans donner davantage de précisions.
« On peut considérer que ces crédits vont permettre de financer ce qui était prévu par la LPM »
« Notre liberté à un prix : le voici », affirme également Emmanuel Macron, dans la continuité du discours du chef d’état-major des armées. Cependant, au Sénat les réactions se veulent mesurées à propos de ces augmentations de crédits et les sénateurs doutent qu’elles permettent de répondre aux objectifs dressés dans la revue nationale stratégique publiée le 14 juillet. En effet, dès la mi-mai, un rapport sénatorial dressait un bilan assez critique du respect des objectifs de la LPM. Si les lois de finances respectent la trajectoire fixée par la LPM en 2023, elles se révèlent insuffisantes pour répondre aux objectifs capacitaires établis par la loi de programmation.
« On peut considérer que ces crédits vont permettre de financer ce qui était prévu par la LPM, et insuffisamment financé. Disons que nous sommes dans une opération de vérité des prix, plus que d’accroissement des capacités », estime le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, le sénateur LR Cédric Perrin. « On reste sur un scénario de réparation et de modernisation de nos armées », abonde le sénateur d’Ille-et-Vilaine et rapporteur spécial de la commission des finances pour la mission « défense », Dominique de Legge.
Réduire les reports de charges du ministère des armées
L’augmentation du budget des armées, auquel s’ajoute le dégel des trois milliards de crédits figés depuis avril, devrait surtout permettre de rattraper le retard plutôt que de renforcer les capacités humaines et matérielles des armées. « La première LPM était une loi de restauration, on est toujours dans une logique de rattrapage. On a un souci par rapport aux reports de charge qui limitent considérablement les marges de manœuvre Ces crédits vont venir combler les reports de charges du ministère », affirme, la sénatrice socialiste, Hélène Conway-Mouret.
En effet, les reports de charges du ministère des armées, c’est-à-dire les dépenses prévues mais pas encore honorées, ont atteint le niveau inédit de 8 milliards d’euros en 2025. Si la pratique du report de charges n’a rien d’anormal, le montant s’élevait à un peu moins de 4 milliards en 2023. Pas vraiment une « mise à jour » de la LPM comme l’évoquait le ministre de la défense Sébastien Lecornu devant les sénateurs le 1er juillet puisque « cela permettra tout juste de payer les reports de charge », estime Dominique de Legge.
« Malgré les déclarations du ministre, les entreprises attendent toujours les bons de commande »
Alors que les reports de charge entravent l’action du ministère des armées et notamment de la direction générale de l’armement, les sénateurs espèrent que ces nouveaux crédits permettront de retrouver de la souplesse et stimuler les commandes. Une demande largement exprimée par les entreprises de la base industrielle et technologique de défense. « Les grands groupes attendent d’avoir des commandes et les PME et ETI attendent d’être payés pour ce qu’elles ont produit », rapporte Hélène Conway-Mouret. « Malgré les déclarations du ministre, les entreprises attendent toujours les bons de commande », abonde Dominique de Legge. « Pour l’augmentation des cadences, ça ne peut pas être une affaire à un coup, il faut donc avoir une assurance de commandes sur 5 ans », continue le sénateur d’Ille-et-Vilaine.
Par ailleurs, Cédric Perrin rappelle que les armées avaient chiffré leurs besoins, au moment des débats sur la LPM, à 420 milliards d’euros pour les sept années à venir. Le texte prévoit finalement une enveloppe de 400 milliards. « Les annonces du Président de la République confirment que ce montant [de 400 milliards] ne permet pas de faire face à l’augmentation des menaces », constate Cédric Perrin.
La question du financement et de son acceptabilité
Ainsi, même si l’augmentation du budget des armées permet de s’inscrire dans la trajectoire de dépense à hauteur de 3,5 % du PIB fixée par les pays de l’Otan, Hélène Conway-Mouret réclame un cap clair pour les dépenses de défense. « A partir du moment où l’on a pas d’objectif clair et que l’on a toujours une armée complète, si on continue à ne pas avoir de priorité, comme les Polonais qui ont mis la priorité sur l’armée de terre on n’arrivera pas à monter en capacité », estime la sénatrice socialiste qui évoque « le retard fou pris en matière de drones » et appelle à se concentrer sur « l’aérien, l’espace et le maritime ».
Si le renforcement de la complémentarité entre les armées européennes apparaît, sur ce point, comme une solution évidente, la capacité de l’Union européenne à faire converger les besoins des Etats membres se révèle insuffisante. Par exemple, le plan européen annoncé par Ursula von der Leyen permettant de déroger aux règles du pacte de stabilité et de croissance pour les dépenses de défense peine à répondre aux besoins français. L’autre volet du plan, qui permet à l’Union européenne de mobiliser 150 milliards d’euros grâce à des prêts, pourrait quand même permettre à la France d’avoir accès à des taux d’intérêt favorables. Cela reviendrait tout de même à accroître la dette et pose alors la question du financement de ces nouvelles dépenses. Alors que le premier ministre a annoncé un plan d’économie de 43,8 milliards d’euros pour le budget 2026 et que le budget des armées est sanctuarisé, la question de l’acceptabilité de ces choix se pose pleinement. « Il ne faut pas donner l’impression que l’on donne à la défense ce que l’on retire au reste et s’assurer le soutien continu des Français à l’effort de défense que nous devons faire »,
Note
Le porte-avions de nouvelle génération [PANG] est un projet de porte-avionsfrançais destiné à remplacer le porte-avions Charles de Gaulle en 2038[8]. Les études préliminaires sont lancées en octobre 2018. Il est dans sa phase d’avant-projet détaillé, avant que d’ici la fin de 2025 ne soit produit un dossier de lancement et de réalisation. La revue de conception préliminaire est attendue en 2028, avant une revue de conception finale. Le début de sa construction aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire est prévue en 2026 (découpe de la première tôle entre 2031 ou 2032)[9]. La notification du contrat est attendue par Naval Group fin 2025[8].
Le SS United States, un paquebot transatlantique, est remorqué vers le soleil couchant au-delà de Key West, en Floride, pour se rendre à Mobile, dans l’Alabama, le 27 février 2025 où il sera préparé à sa transformation en récif artificiel au large des côtes du golfe de Floride.
Dans le ventre de l’United States, ce paquebot transatlantique, sept étages sous le salon de la première classe, auparavant arpenté par John F. Kennedy et Elizabeth Taylor, le capitaine Tim Mullane examine une paroi huileuse de 9 mètres de haut depuis l’intérieur d’un des 120 réservoirs à essence du navire. Armé d’un nettoyeur haute pression, vêtu d’une combinaison Tyvek et chaussé de bottes en caoutchouc, ce vétéran de la Navy américaine presse la détente et commence son nettoyage.
Le métier de Tim Mullane, c’est de couler des navires ; il prépare l’United States, l’un des plus gros paquebots jamais construits, avant qu’il ne rejoigne sa dernière demeure sur le plancher marin au large des côtes du comté d’Okaloosa en Floride. Là-bas, il se transformera en récif artificiel, le plus grand de la planète. Avec l’aide d’une équipe de trente personnes, Tim Mullane est en plein milieu d’un processus de six mois visant à débarrasser le paquebot de tous ses matériaux toxiques et à préparer son intérieur à se remplir d’eau. Ils espèrent que, le jour venu, le navire sombrera sans se retourner, libéré de ses toxines et en un seul morceau. « Nous sommes les croque-morts des bateaux… et on les emmène vers leur dernier lieu de repos », plaisante Tim Mullane.
Le vétéran coule des navires et construit des récifs, en même temps. Ils sont une dizaine comme lui aux États-Unis à établir des récifs de la sorte. Transformer d’anciens navires en nouveaux récifs est un commerce qui a commencé à s’établir dans les années 1980 et 1990, lorsque de nombreux vaisseaux de guerre de la Seconde Guerre mondiale ont été mis hors service et au rebus. Aux États-Unis, cette pratique s’est principalement concentrée sur les eaux au large des golfes à l’est et à l’ouest, où les comtés se sont de plus en plus impliqués dans l’industrie du tourisme subaquatique. La présence d’un plus grand nombre de récifs artificiels rimait avec plus de plongeurs et donc de plus grosses recettes pour les stations balnéaires. C’est pourquoi le comté d’Okaloosa a dépensé un million de dollars américains (environ 850 000 euros) pour acheter ce navire à la société de conservation des navires américains. Le S.S. United States rouillait depuis plus de trente ans le long des quais de Philadelphie.
Les navires ont toujours fait partie de la vie de Tim Mullane, qui a co-fondé sa société, Coleen Marine, en 2014 avec l’aide de sa femme, Coleen O’Malley. Après avoir passé quatre années à servir dans la Navy, il s’est tourné vers l’industrie du démantèlement de navires. Il était chargé de réduire de vieilles coques en lambeaux et de les vendre comme pièces détachées avant de fondre ce qu’il restait. C’est en 2002 que l’État de Floride lui a proposé un curieux emploi. Les représentants de la Floride cherchaient une personne pour démanteler intégralement et nettoyer l’U.S.S. Spiegel Grove, un navire de transport de la Navy qui datait de la Guerre froide et relégué à la flotte militaire à l’arrêt sur la James River, en Virginie. Mais le Spiegel Grove n’a pas été vendu pour ses pièces. Il était destiné à devenir une attraction de plongée au large de la côte de Key Largo, en Floride. Tim Mullane a sauté sur l’occasion.
« J’ai toujours cherché à trouver ma place, et le Spiegel Grove m’a ouvert les yeux », se rappelle-t-il.
Depuis lors, Coleen O’Malley estime que 75 % de leur travail consiste à créer des récifs artificiels et le reste du temps, ils coulent des navires au large pour protéger les côtes et prévenir l’érosion des plages. Chaque travail est différent, tout comme chaque navire est différent. Mais les grandes lignes restent les mêmes : ôter la peinture des rails, passer les réservoirs d’essence au nettoyeur haute pression, démonter les hublots et se débarrasser des matériaux d’isolation. On pourrait alors penser que les centaines de contrats se confondent, une série de tâches sans fin, jusqu’à ce que la dernière soit accomplie, que l’eau commence à envahir le navire et qu’il soit temps de tout recommencer sur un autre bâtiment. Et pourtant, même après avoir fini son travail, Tim Mullane est conscient que beaucoup des navires qu’il a coulés avaient une signification particulière pour les anciens passagers et l’équipage. « Les perdre ainsi, c’est assez déprimant », confie-t-il.
Le S.S. United States au cours de ses tests de vitesse.
PHOTOGRAPHIE DE Charles Anderson, SS United States Conservancy Archives Collection
L’United States est actuellement à quai dans la jetée de la baie de Mobile, dans l’Alabama, où Tim Mullane et son équipe le débarrassent de tous les matériaux dangereux qui pourraient menacer la vie marine. Sa peinture, auparavant éclatante semble à présent former des écailles de crocodile. Plus de 300 hublots ont été enlevés et il en reste encore quelques centaines. Quatre énormes propulseurs ont été détachés et, dans deux semaines, une grue de 60 mètres de haut viendra ôter ses deux cheminées iconiques de 20 mètres. « Nous n’avons jamais eu d’aussi gros projets, dit Coleen O’Malley, et nous n’en aurons jamais d’autres. On ne construit plus de tels navires aujourd’hui. »
Pour devenir des récifs artificiels, les navires doivent respecter les réglementations locales et nationales afin de protéger la vie marine qui y élira domicile. Alex Fogg est un biologiste marin qui intervient sur les projets de récifs artificiels, et il a été engagé par le comté d’Okaloosa afin d’aider Tim Mullane à s’assurer que l’United States remplisse tous les critères. Alex Fogg et Tim Mullane se réunissent chaque matin autour d’un café pour déterminer les tâches de la journée. Une fois que l’équipe de Tim Mullane en aura fini avec les hublots et le nettoyage des résidus d’huile, Alex Fogg inspectera le navire pour vérifier qu’il soit exempt de toute substance toxique.
« Le paquebot United States est un projet titanesque de récif artificiel », témoigne Alex Fogg, remarquant qu’après son passage, l’EPA (Environment Protection Agency, l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis) et d’autres agences de règlementation inspecteront le navire pour vérifier qu’il corresponde aux normes fédérales et nationales en vigueur. Une fois cela fait, le naufrage de l’United States pourra être prévu. Tim Mullane espère qu’il aura lieu en novembre. Afin d’envoyer le navire par le fond, l’équipe du vétéran remplira les 120 réservoirs à essence avec 3 785 000 litres d’eau avant que le navire ne soit remorqué à 240 kilomètres des côtes, sur le lieu du futur récif. C’est là que tout se complique. Le long de la coque externe, à quelques mètres de la ligne de flottaison et à des endroits stratégiques, les vingt membres de l’équipe à bord se serviront de chalumeaux extrêmement puissants pour percer des dizaines de trous. Ensuite, à l’aide de lances à eau ils enverront de l’eau de mer dans les compartiments du bateau pour inonder l’intérieur du bâtiment.
Aussi bien rôdé que soit le plan de Tim Mullane, il subsiste tout de même un grand nombre de risques. Si les lances à eau ne travaillent pas de conserve ou si l’eau commence à pénétrer trop tôt dans la coque, le navire pourrait couler trop vite ou se retourner et emporter avec lui l’équipage encore à bord. Cela a failli se produire en 2002 avec le Spiegel Grove. Après que l’équipage de Tim Mullane avait fini de démanteler et de nettoyer le navire, une autre équipe de volontaires a été appelée par l’État de Floride pour couler le bateau. Mais avant qu’ils ne soient prêts, le navire a chaviré et n’a que partiellement coulé. La Floride a dû faire appel à une autre entreprise pour finir le travail car le navire flottait, renversé, à la surface de l’Atlantique. Pour éviter cela, Alex Fogg et Tim Mullane travailleront avec une équipe d’ingénieurs au cours des semaines avant le naufrage et créeront un modèle du navire pour comprendre où percer les trous afin que le paquebot coule droit.
Si tout se déroule comme prévu en novembre, au moment où l’eau pénètrera la coque et inondera le ventre du navire, l’équipe de Tim Mullane quittera le bateau en sautant à bord d’un navire-remorque à proximité. Tim Mullane sera le dernier à abandonner le navire. Quand l’United States commencera à couler, il pense qu’il lui faudra moins de 45 minutes pour atteindre le plancher marin, à 55 mètres de la surface.
De retour à l’intérieur du navire, Tim Mullane lâche son nettoyeur haute pression et remonte l’échelle qui mène hors du réservoir. « On en sort avec de l’huile dans des endroits improbables », déclare Tim Mullane dans un rire rauque. Le capitaine s’extrait d’un dédale de couloirs sombres constellés d’éclats de peinture et emprunte une série d’escaliers jusqu’à ce qu’il parvienne à l’immense pont. Il lève les yeux vers les deux cheminées qui se découpent sur le ciel.
« Un jour, je m’assiérai quelque part sur ce bateau et je le regarderai. C’est une vraie beauté », conclut-il.
Le défilé militaire du 14 Juillet est une parade militaire organisée chaque année depuis 1880 à Paris à l’occasion de la fête nationale française. Le gouverneur militaire de Paris est responsable de l’organisation générale du défilé. . Ce défilé n’a jamais suscité d’ironie et moins encore d’oppositio
Comme chaque année, les soldats de la Légion étrangère, avec leur tablier, leur barbe et leur hache sur l’épaule, ont clôturé le défilé des troupes ce 14 juillet 2025. Traditionnellement, le décret de nationalité française pour ceux qui souhaitent se faire naturaliser est remis la veille de la Fête nationale, le 13 juillet. Cette cérémonie s’est déroulée dimanche soir dans le jardin du Luxembourg
Les festivités du 14-Juillet ont donné lieu à 389 interpellations en France, dont 176 à Paris et ses alentours dans la nuit de dimanche à lundi, a déclaré le ministère de l’intérieur. Le bilan définitif national communiqué lundi fait état également de 313 gardes à vue, 28 blessés parmi les forces de sécurité et 651 usages détournés d’engins pyrotechniques.
Le préfet de police de Paris, LaurentNuñez, a annoncé lundi matin que ses services avaient procédé à 176 interpellations « pour toute l’agglomération parisienne », soit 410 communes (dont Paris, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et certaines communes de Seine-et-Marne, des Yvelines, d’Essonne et du Val-d’Oise). « C’était 156 [en 2024], donc il y a une activité très soutenue », a souligné le préfet sur CNews/Europe1, insistant sur « des violences urbaines bien au rendez-vous ». Sur les 176 interpellations, 43 sont liées à la détention ou à l’usage de mortiers, a-t-il précisé.
A Paris, 80 personnes, dont 27 mineurs, étaient toujours en garde à vue lundi en fin d’après-midi pour des faits en lien avec les festivités du 14-Juillet, a fait savoir la procureure de Paris, Laure Beccuau. Quatre majeurs ont notamment été interpellés pour agressions sexuelles et un mineur pour port de couteau, a précisé Mme Beccuau lors d’une corence de presse.
« En tant que préfet de police, je ne parlerais pas d’une nuit calme. Il y a eu une nuit très active au cours de laquelle les policiers et les gendarmes se sont beaucoup engagés »,a souligné M. Nuñez, rapportant des « tirs de mortiers contre les forces de l’ordre, des tentatives de construction de barricades, ici ou là des feux de poubelle ». Mais, d’après le préfet, l’important dispositif policier déployé pour le week-end, avec plus de 11 500 policiers et gendarmes mobilisés, a permis de « rapidement contenir ces violences ».
Les services de police avaient procédé à « plus de 250 contrôles de voie publique, de véhicules, de commerces qui vendent ce type de mortier d’artifice, pour la seule agglomération parisienne », et ainsi saisi 15 000 mortiers, a précisé le préfet, disant attendre une « grande fermeté des parquets » envers les personnes interpellées.
Pendant la soirée, un incendie s’est déclaré dans un gymnase du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Selon une source policière, « le feu, mis à une voiture à proximité, s’est propagé au gymnase qui a été complètement détruit ». Quelque 3 500 mètres carrés ont été incendiés et il n’y a pas eu de victime, d’après la source policière précisant « un gros dispositif d’une dizaine de lances à eau, une cinquantaine d’engins et un peu moins de 200 militaires mobilisés ».
Organisé comme une « vraie opération militaire », selon le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon, le défilé reflète cette année la gravité des menaces pesant sur la sécurité du continent. Après l’annonce par M. Macron, dimanche, dans son discours aux armées, d’une nouvelle hausse du budget de la défense pour faire face aux menaces d’un « monde plus brutal », le défilé du 14-Juillet devait présenter des militaires français « prêts à partir » en opération. L’armée française entendait mettre en valeur sa «crédibilité opérationnelle » et sa « solidarité stratégique » avec ses partenaires.
La Revue nationale stratégique 2025, publiée lundi, postule qu’« il est désormais clair que nous entrons dans une nouvelle ère, celle d’un risque particulièrement élevé d’une guerre majeure de haute intensité en dehors du territoire national en Europe ». « Celle-ci impliquerait la France et ses alliés en particulier européens, à l’horizon 2030, et verrait notre territoire visé en même temps par des actions hybrides massives », précise le document.
En 2024, en raison des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la parade avait été déplacée avenue Hoche. De retour sur l’avenue des Champs-Elysées, le défilé met à l’honneur cette année des unités de la 7e brigade blindée. Elles paraderont « en bloc opérationnel et en tenue de combat à bord des engins blindés », selon le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon. « Il s’agit de montrer un outil de combat qui est quasi prêt à partir, tel qu’il est présenté à nos concitoyens sur les Champs-Elysées », a-t-il expliqué.
L’armée française a récemment ajouté une nouvelle carte à son jeu avec le Jaguar, un véhicule blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) pensé pour moderniser les moyens terrestres.
Annoncé en 2022, il vise à remplacer les anciens AMX-10 RC et ERC-90 Sagaie. Conçu sur un châssis 6×6, il est taillé pour opérer aussi bien en ville qu’en montagne.
L’Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) « Jaguar » est un véhicule militaire blindé de reconnaissance à six roues motrices de nouvelle génération ayant vocation à s’intégrer dans des combats en zone urbaine ou montagneuse[6],[2]. Il est conçu et construit par un consortium d’entreprises françaises. Il est entré en service en 2022. L’Armée française doit recevoir un total de 300 exemplaires jusqu’en 2035[7]
En 2010, l’armée française souhaitait remplacer ses chars légers à roues AMX-10 RC et ERC-90 Sagaie, devant arriver en fin de vie à l’horizon 2024, par un nouveau char léger, plus performant et mieux protégé.
La Direction générale de l’Armement (DGA) a confié son développement en 2014 aux sociétés Nexter, Arquus et Thales, associées dans un Groupement momentané d’entreprises (GME)[8]. En 2016, la DGA prévoyait de commander 248 EBRC[9]. Une tranche de 20 véhicules de présérie a été commandée en avril 2017[10]. La loi de programmation militaire 2019-2025 portait le nombre prévisionnel d’EBRC à 300 unités à l’horizon 2030[11].
60 exemplaires au total avaient été livrés à l’armée française au 31 décembre 2023[14]. Il est prévu 33 livraisons en 2024, puis un rythme régulier qui conduirait à un parc d’environ 200 EBRC dans l’armée française à l’horizon 2030. Le solde du programme doit être livré au cours de la période 2031-2035[7].
Caractéristiques
L’agencement du Jaguar est classique pour un véhicule de reconnaissance de conception française. Le pilote est à l’avant de la caisse au centre. La tourelle biplace CTA‑40M est au milieu, et le groupe motopropulseur implanté à l’arrière. Entre autres, l’équipage dispose d’un total de six extincteurs pour faire face aux différents types d’incendie capable de survenir.
Par univers on entendra non seulement l’univers mais l’univers tel que le définissent les sciences actuelles, depuis la cosmologie jusqu’aux sciences biologiques et microbiologiques.
En ce sens l’uivers n’est pas infini. Il comprend les 2 2000 milliards de galaxies réparties dans le cosmos. Ces structures sont tellement gigantesques qu’elles se mesurent en années-lumière. Mais il comprend aussi les dizaines de microtubules récemment identifiées dans les neurones des espèces terrestres disposant d’un cerveau. Les microtubules sont des composants majeurs du cytosquelette. Présents dans toutes les cellules eucaryotes , ils interviennent dans la mitose, la motilité cellulaire, le transport intracellulaire et le maintien de la forme cellulaire. Les microtubules ont un diamètre d’environ 25 nm et unr longuer variable selon la forme de la cellule.
Jusqu ‘à présent aucune forme de vie n’a été observée sur les planètes du système solaire Mais ceci ne veut pas dire qu’il n’y en aurait pas et a fortiori sur d’autres planètes extérieures .
Il n’est donc pas impossible de supposer que si d’autres espèces vivantes dans d’autres galaxies, feraaint sur l’univers, des hypothèses scientifiques semblables à celles que nous faisons sur la Terre ?
Ceci veut-il dire que si par des techniques telles qu’emprunter des « trous de ver » les humains pouvaient entrer en contactât avec les habitants d’autres galaxies, ils auraient sur l’univers des vus comparables.
Un trou de ver (en anglais : wormhole, ou parfois pont d’Einstein-Rosen) est, en astrophysique, un objet hypothétique qui relierait deux feuillets distincts ou deux régions distinctes de l’espace-temps et se manifesterait, d’un côté, comme un trou noir et, de l’autre côté, comme un trou blanc.
L’entreprise HyPrSpace, située à Bordeaux, va bientôt faire décoller sa première fusée nommée Baguette One. Doté d’un moteur innovant, ce lanceur pourrait avoir des débouchés commerciaux dans un secteur encore peu développé dans le New Space français.
Au-delà de Thales Alenia Space, de Safran ou d’Airbus, une pléthore d’entreprises plus petites existe également en France : un New Space qui ne prétend pas se placer au niveau de SpaceX mais qui développe des projets autour du domaine spatial. Parmi ces sociétés figure HyPrSpace, une entreprise bordelaise qui a annoncé un grand pas en avant lors du dernier salon du Bourget : un décollage de sa fusée baptisée Baguette One depuis la France.
« Il s’agira d’un vol suborbital, détaille Sylvain Bataillard, fondateur de l’entreprise. L’objectif est de monter jusqu’à 300 km d’altitude, puis de redescendre. L’idéal serait de pouvoir récupérer l’étage du lanceur grâce à des parachutes. »
Le lancement devrait avoir lieu d’ici à un an, soit depuis Biscarrosse dans les Landes, soit depuis l’île du Levant, près de Hyères dans le Var. Il s’agirait alors du premier décollage d’une fusée française privée depuis la France métropolitaine
Une avancée pour la France et les européens
Si le programme semble assez simple, il s’agirait d’une véritable prouesse technique, et d’une grande avancée pour le secteur spatial européen. La dernière tentative allemande, signée par Isar Aerospace, s’est terminée par un échec en mars 2025, le lanceur ayant explosé quelques secondes à peine après le décollage. Cela n’a pas empêché l’entreprise fondée en 2018 de lever 150 millions d’euros fin juin 2025 pour continuer à développer sa technologie.
HyPrSpace espère une trajectoire similaire — mais une fin plus heureuse. Née en 2019, cette entreprise installée au Haillan, près de Bordeaux, a pu bénéficier du plan France 2030 censé accompagner plusieurs start-ups du spatial. Elle avait levé 1,1 million d’euros en 2022, puis 35 millions fin 2023. On reste bien loin des quelque 400 millions récoltés au fil des ans par Isar Aerospace, mais cela semble suffisant pour concevoir un lanceur qui se veut innovant et économiquement viable.
« Notre technologie demande un système beaucoup plus simple, assure Sylvain Bataillard. Cela pourrait être beaucoup plus économique sur le long terme. »
Concrètement, il s’agit d’un moteur hybride, avec une partie liquide et une partie solide. Le principe consiste à injecter de l’oxygène liquide dans la chambre où se trouve le kérosène sous forme solide, conçu à base de polymère recyclé. La réaction provoque la combustion, et l’ensemble repose sur des vannes qui s’ouvrent ou non pour laisser passer l’oxygène. « L’idée est de se passer de turbopompe, ajoute Sylvain Bataillard. Un système extrêmement complexe, difficile à maîtriser et cher. »
HyPrSpace réussira-t-il là où Isar a échoué ? Pas sûr. De l’aveu même de son fondateur, l’entreprise a beaucoup à prouver : « C’est une technologie encore jamais testée, si ce n’est au sol. Nous développons quelque chose de nouveau avec une architecture unique, et il y a peu de littérature scientifique sur le sujet. Nous devons donc faire avec beaucoup d’inconnus. Et puis le moindre lancement est une activité complexe, à peu près tout peut poser problème ! »
L’entreprise dispose déjà d’une certaine expérience, car plusieurs essais au sol ont eu lieu en 2021 et 2022, dans les locaux de la direction générale de l’armement (DGA). La direction du ministère des Armées fournira même le pas de tir pour le vrai lancement sur une de ses bases en 2026.
Si autant d’efforts sont en jeu, c’est parce que le secteur des lanceurs privés pourrait être extrêmement lucratif avec une technologie robuste et maîtrisée. « Actuellement, si vous voulez mettre un satellite, vous avez deux solutions, résume Sylvain Bataillard. Soit demander une place sur la prochaine Ariane 6, mais c’est cher et ça prendra des années, soit aller du côté des Américains.
Côté européen, pouvoir bénéficier de lanceurs plus souples et moins chers attire du monde. Isar Aerospace assure que son carnet de commandes est complet jusqu’à fin 2026 et que les commercialisations sont en cours jusqu’à 2031, alors même qu’ils n’ont pas encore réussi un seul décollage. En France, au-delà de HyPrSpace, MaiaSpace, filiale d’ArianeGroup soutenue par Safran et Thales, promet une fusée pour l’année prochaine. De même, Latitude et son lanceur Zéphyr, dont le but est d’en produire une cinquantaine par an d’ici à 2028 dans son usine près de Reims.
Bref, les concurrents ne manquent pas, mais les opérateurs de satellites étant également de plus en plus nombreux, il se pourrait qu’il y ait de la place pour tous. « C’est une question stratégique, précise Sylvain Bataillard. La France doit avoir un accès à l’espace sans dépendre d’autres nations. »
Pour l’entreprise, après le vol suborbital viendra le temps du vol orbital à proprement parler. Pas encore de date, mais le lanceur devrait s’appeler Orbital Baguette One (ou OB One pour les fans de Star Wars et de jeux de mots).
Une étude récente a révèle que l’anesthésie générale met beaucoup plus de temps à agir lorsqu’elle est administrée parallèlement à un médicament stabilisateur de microtubule (composant le cytosquelette), ce qui indiquerait une nature quantique de l’état de conscience. Il a notamment été suggéré que la conscience pourrait découler de la vibration quantique collective des protéines microtubulaires à l’intérieur des neurones. Ces résultats pourraient avoir des implications majeures dans la compréhension des fondements de la conscience.
Les anesthésiques généraux suspendent de manière réversible l’état de conscience ou la mobilité chez les animaux, les plantes et les organismes unicellulaires. Cependant, malgré des décennies d’utilisation en milieu médical, les mécanismes biomoléculaires exacts par lesquels ces composés agissent sur le cerveau demeurent insaisissables. Il a été suggéré que les cibles moléculaires sur lesquelles ces composés agissent sont les clés de leur capacité à induire l’inconscience.
Parmi les cibles proposées figurent les microtubules, principaux composants structurels de toutes les cellules. Il s’agit de réseaux denses de minuscules tubes présents à l’intérieur des cellules et formant le cytosquelette. Dans les neurones, au-delà de leur rôle structurel, ils sont également essentiels au transport intracellulaire et à la plasticité cérébrale. Des études ont également suggéré qu’ils jouent un rôle dans le traitement de l’information, l’encodage de la mémoire ainsi que dans la médiation de l’état de conscience.
Cela a conduit à un débat de plusieurs décennies concernant la base physique de la conscience. Si la plupart des chercheurs estiment qu’elle repose sur la physique classique, une minorité soutient qu’elle pourrait être de nature quantique, régie par la vibration quantique collective des microtubules. Plus précisément, une théorie dite « de la réduction objective orchestrée (Orch OR) », suggère que l’anesthésie bloque directement les effets quantiques nécessaires à la conscience dans les microtubules.
Récemment, une étude a montré que les gaz anesthésiques (comme l’isoflurane) se lient aux microtubules et atténuent leurs effets optiques quantiques, ce qui pourrait être à l’origine de la perte de connaissance. D’autre part, une résistance à l’anesthésie a été observée chez les patients cancéreux ayant reçu une chimiothérapie à base de taxanes, des composés empêchant la dépolymérisation de la protéine composant les microtubules et réduisant la prolifération cellulaire. Ces patients présentaient une pression artérielle inhabituellement élevée pendant la chirurgie et avaient besoin de beaucoup plus d’analgésiques opioïdes que la normale. Ces observations étayent l’hypothèse de l’implication de la liaison aux microtubules dans la perte de conscience induite par anesthésie.
L’équipe de la nouvelle étude a exploré plus avant cette hypothèse en évaluant expérimentalement comment la contribution des microtubules en tant que cibles des anesthésiques volatils pourrait être à la base de la nature quantique de l’état de conscience. « Comme nous ne connaissons pas d’autre moyen (c’est-à-dire classique) par lequel la liaison de l’anesthésique aux microtubules réduirait généralement l’activité cérébrale et provoquerait une perte de connaissance, cette découverte soutient le modèle quantique de la conscience », explique le coauteur principal de l’étude, Michael Wiest, dans un article de blog du Wellesley College (dans le Massachusetts). Les résultats de la recherche sont publiés dans la revue eNeuro.
Microtubules : les bases quantiques de l’état de conscience ?
Afin d’évaluer l’implication des microtubules dans la médiation de la conscience, les chercheurs ont administré de l’épothilone B (epoB), un médicament stabilisateur de microtubule pouvant pénétrer le cerveau, à des rats mâles adultes et en bonne santé. Le groupe traité a reçu une concentration de 0,75 mg/kg d’epoB, tandis que le groupe témoin a reçu un placebo. Ils ont ensuite comparé leur vitesse de perte de connaissance (selon une mesure de Wiest et ses collègues ont constaté que le groupe traité à l’epoB mettait nettement plus de temps à perdre connaissance sous anesthésie que celui non traité. Les rongeurs mettaient en moyenne 69 secondes de plus à entrer dans un état d’inconscience. Cette différence statistique significative ne pourrait pas être expliquée par une tolérance éventuelle due à une exposition répétée à l’isoflurane. Cela suggère ainsi que l’anesthésique agit sur les microtubules pour provoquer une perte de connaissance, étayant ainsi l’hypothèse de la nature quantique de l’état de conscience.
Cette découverte pourrait potentiellement contribuer à élucider certains mystères en neurosciences, tels que la conscience des patients dans le coma et la manière dont certains composés comme le lithium modulent la conscience pour stabiliser l’humeur. Elle pourrait aussi éclairer la manière dont les maladies neurodégénératives affectent la perception et la mémoire, ce qui pourrait déboucher sur de nouvelles stratégies thérapeutiques. En outre, « lorsqu’il sera admis que l’esprit est un phénomène quantique, nous entrerons dans une nouvelle ère de notre compréhension de ce que nous sommes »,conclut l’un frd pzryicipans nclut l’un
Sana Khan, Yixiang Huang, Derin Timuçin, Shantelle Bailey, Sophia Lee, Jessica Lopes, Emeline Gaunce, Jasmine Mosberger, Michelle Zhan, Bothina Abdelrahman, Xiran Zeng and Michael C. Wiest
Microtubule-Stabilizer Epothilone B Delays Anesthetic-Induced Unconsciousness in Rats
Abstract
Volatile anesthetics are currently believed to cause unconsciousness by acting on one or more molecular targets including neural ion channels, receptors, mitochondria, synaptic proteins, and cytoskeletal proteins. Anesthetic gases including isoflurane bind to cytoskeletal microtubules (MTs) and dampen their quantum optical effects, potentially contributing to causing unconsciousness. This possibility is supported by the finding that taxane chemotherapy consisting of MT-stabilizing drugs reduces the effectiveness of anesthesia during surgery in human cancer patients. In order to experimentally assess the contribution of MTs as functionally relevant targets of volatile anesthetics, we measured latencies to loss of righting reflex (LORR) under 4% isoflurane in male rats injected subcutaneously with vehicle or 0.75 mg/kg of the brain-penetrant MT–stabilizing drug epothilone B (epoB). EpoB-treated rats took an average of 69 s longer to become unconscious as measured by latency to LORR. This was a statistically significant difference corresponding to a standardized mean difference (Cohen’s d) of 1.9, indicating a “large” normalized effect size. The effect could not be accounted for by tolerance from repeated exposure to isoflurane. Our results suggest that binding of the anesthetic gas isoflurane to MTs causes unconsciousness and loss of purposeful behavior in rats (and presumably humans and other animals). This finding is predicted by models that posit consciousness as a property of a quantum physical state of neural MTs.
Voir Wikipédia Un organoïde cérébral, aussi appelé minicerveau ou cerveau miniature, est une masse de cellules mimant la structure et les fonctions principales du cerveau. Ils sont créés en laboratoire à partir de cellules souches pluripotentes (embryonnaires ou induites) qui s’organisent de manière autonome dans un milieu nutritif, hors de tout organisme vivant. Les cellules souches vont s’organiser en sphères, formant des « corps embryoïdes » à la surface desquels va pousser un tissu neuroectodermal. Ces sphères seront ensuite cultivées dans un gel (matrigel) servant de support à la croissance cellulaire. Un milieu de culture favorisant la différenciation neurale des cellules souches sera alors ajouté. Enfin, les organoïdes sont cultivés sur un agitateur afin de favoriser l’absorption de nutriments[1]. Après environ 2 mois de culture, les organoïdes cérébraux atteignent leur taille maximale (jusqu’à 4 mm de diamètre). Ils sont alors composés de tissus hétérogènes complexes, similaires au cortex cérébral, au plexus choroïde et parfois à la rétine ou aux méninges, pouvant survivre indéfiniment (plus de 25 mois[2]). Il est intéressant de noter que leur taille maximale est limitée par l’absence de système vasculaire limitant l’apport de nutriments et d’oxygène au cœur de l’organoïde, induisant une mort cellulaire[1].
Deux semaines avant le confinement de mard 2020 faisant suite à la pandémie due au Covid 19, l’éditeur médical amécicain George Mussere rapporte avoir visité à Tucson, Arizona, l’anesthésiste-réanimatrice. Stuart Hameroff et co-auteur avec le prix Nobel de physique Roger Penrose, d’une hypofhèse radicale selon laquemme la consciennc trouve son origine dans le cervau de phénomènes quantiques s’y produisant. L’idée n’était pas nouvele mais elle avait été rejettée comme imposssibll à démontrer expérimentalement
Après ue semaine dediscussion , le trio réalisa que leur hypoyth était trop simpliste, sur le mode à prendre pu à laoisser. Il falait de novelles démonqtrations. Maos celles-ci nécessitait de nouvelles expériencs, en physiqie, biologie et et meurologiep
Leur proposition est dite en siscussion. Elle snifie que la consicence nait lorsque des instabilités gravtationnes dans la structure de l’espace temps, ine fonction d’onde quantiquue vient vient bouleverser de petites stuctures se trouvant dans les neineoe, comme dans toute cellule vivants dites microtubules MT
Les microtubules sont très nombreux dans les neurones (dendrites, axones). Ils permettent d’acheminer divers composants soit vers les extrémités de ceux-ci . Le remodelage des MT dans les neurones est essentiel à l’établissement et au maintien de la polarité neuronale, à la croissance et au guidage des axones, à la formation et à la migration des synapses .
Mais ce jugement doit faire appel à la mécanique quantique Pour celle-ci une particule n’est qu’une probabolité dans un nuage d’autres probabilités. . Elle peut exister ici et là simultanément, jusqu’à être observée. C’est ce que l’on nomme l’effondrement dela fonction d’onde.oon ne sait pas encere ce qui proque cet effondrement.Toute une série d’intrépéationsll existent à ce sujet.
Dans les années 1980, Pernrose proposa qu’il résultait d’incompatibilié entre la mécanique quantiquuue et la Relativité Générale . Mais le champ gravitatioennel n’est jamais certain. Il est ou il n’est pas. On suggéra que chaque observation d’une particule quantique la réduisait en un état bien défini. Mais Penrose est allé plus loin.. Il suggéra que chaque effondrement qui se produisaitt dans le cerveau donnait naissance à un momrnt d’expérience consciente
C’est ici que Hameroff enra en scène. Daks les années 1970 il avait étudié les tubulines des cellules du cerveau et mpnyté leur rôle dans la division cellulaire Il avait constaté qu’elles étaient affectées par la prise de produits anesthésiant s qui provoquaient des pertes de conscience.
nglais
entered the picture. Since the 1970s, he had been studying proteins called tubulin and the hollow, cylindrical microtubule structures they form, trying to figure out their role in cell division. Crucially, they seemed to be affected by anaesthetics, which cause loss of consciousness. This led Hameroff to posit that microtubules inside neurons could be exploiting quantum effects, somehow translating gravitationally induced wave function collapse into consciousness, as Penrose had suggested.
Quantum effectsstructure de l’espace temps, ine fonction d’onde quantiquue vient vient bouleverser de petites stuctures se trouvant dans les neineoe, comme dans toute cellule vivants dites microtubules MT
Les microtubules sont très nombreux dans les neurones (dendrites, axones). Ils permettent d’acheminer divers composants soit vers les extrémités de ceux-ci . Le remodelage des MT dans les neurones est essentiel à l’établissement et au maintien de la polarité neuronale, à la croissance et au guidage des axones, à la formation et à la migration des synapses .
Mais cejugement doit faire appel à la mécanique quantique Pour celle-ci une particule n’est qu’une probabolité dans un nuage d’autres probabilités. . Elle peut exister ici et là simultanément, jusqu’à être observée. C’est ce que l’on nomme l’effondrement dela fonction d’onde. Mais l’on ne sait pas encere ce qui proque cet effondrement.Toute une série d’intrépéationsll existent à ce sujet.
Dans les années 1980, Pernrose proposa qu’il résultait d’incompatibilié entre la mécanique quantiquuue et la Relativité Générale ; Mais le champ gravitatioennel n’est jamais incertain. Il est ou il n’est pas. Oenrose suggéra que chaque observation d’une particule quantique la réduisait en un état bien défini. Mais il est allé plus loin.. Il suggéra que chaque effondrement qui se produisaitt dans le cerveau donnait naissance à un momrnt d’expérience consciente
C’est ici que Hameroff enra en scène. Daks les années 1970 ; ol avait étud é (voir ci-dessus) les tubulines des cellules du cerveau et leur rôle dans la division cellulaire Il avait constaté qu’elles étaient affectées par la prise de produits anesthésiant s qui provoquait des pertes de conscience. De ce fait Hammeroff suggéra qu’elles houaitn un rôle dans la prise de cencince
Penrose et Hameroblièrent leurd article dit r Orch OR pape en 1996, dans l’incertitudegénérale
Ci dessous la suite en anglais
On the one hand, here was an audacious attempt to bridge the quantum and classical worlds, while explaining the origin of our moment-to-moment experience. On the other, critics complained that they had committed the fallacy of minimising mysteries: just because consciousness and quantum mechanics are both mysterious doesn’t mean that those mysteries must have a common source. And although Penrose, Hameroff and their collaborators developed the concept in more detail over the following decades, without solid experiments to back their ideas up, Orch OR remained beyond the pale of mainstream consciousness research.
Now, several groups have begun to demonstrate that it is possible to test one cornerstone of Orch OR, the idea that quantum effects could exist in the brain, and the early results are intriguing.
During my stay in Tucson, Hameroff was applying for a grant to conduct some experiments, and the results of one came out in early 2023. Aarat Kalra and Gregory Scholes, physical chemists who were both then at Princeton University, led a study into how energy – absorbed in the form of light – propagates through microtubules. They tagged these structures along their length with a fluorescent dye in order to observe this. To their surprise, energy diffused about five times further than expected according to classical calculations, suggesting a quantum phenomenon was at play in the microtubules. “It’s likely some kind of quantum resonance,” says Scholes.
Quantum effects
Remarkably, when they doused the microtubules with two general anaesthetics, etomidate and isoflurane, the diffusion length fell slightly but significantly, from 7 to 6 nanometres. “These anaesthetics do interact with microtubules, which is interesting,” says Scholes, since it would link the quantum effects to consciousness.
The trouble is this experiment was done on isolated microtubule compounds in test tubes – a far cry from the complexities of actual neurons inside brains. Physicist Max Tegmark has argued that even if quantum effects do exist somewhere in biology, the brain is too wet, warm and noisy for them to persist long enough across a sufficient number of neurons to sustain the kind of quantum processing that could plausibly explain our consciousness.
Yet there are tantalising hints that they do persist. In 2018, a team led by Na Li at Huazhong University of Science and Technology in Wuhan, China, anaesthetised 80 mice using four different isotopes of xenon gas. By definition, isotopes are chemically identical – as they have the same number of protons in their nucleus, but a different number of neutrons – so you would expect them to have identical effects. But the isotopes that contained an odd number of neutrons in their nucleus, giving them a quantum property called “spin”, were found to be about 20 per cent weaker in their anaesthetic effects. Among other things, spin makes the nuclei act like tiny bar magnets, and in general such behaviour can only be explained using the equations of quantum mechanics. So Li and colleagues argued that their result, by implicating spin in the action of the anaesthetics, suggests that consciousness relies on quantum phenomena.
Many remain unconvinced. “This may just be wrong,” says Hartmut Neven, vice president of engineering at Google, who in 2017 was part of a team that looked for differences in the action of neurotransmitters altered to give their atomic nuclei the quantum property of spin, and found none. Nevertheless, Neven remains sufficiently intrigued that he has assembled another team to examine the result reported by Li further, which is taking two approaches.
In the first, Luca Turin, a biophysicist at the University of Buckingham, UK, will use fruit flies to study the anaesthetic strength of different xenon isotopes. Meanwhile, neuroscientist Kenneth Kosik at the University of California, Santa Barbara, will do the equivalent test on brain organoids. These mini-brains, comprising several million cells in a ball about the same size as a lentil, are grown in a lab by mimicking what happens during the natural growth of embryos.
Brain organoids are much easier to poke and probe than a natural brain. “We have a really great recording system, with 20,000 electrodes” that monitor patterns of neural activity, says Kosik. Moreover, despite their artificial origins, the organoids are uncannily brain-like. Their neurons wire themselves up spontaneously, says neuroscientist Alysson Muotri at the University of California, San Diego. “As far we can tell, they make the connections they would do in the brain,” he says. In 2019, Muotri’s group found that brain organoids exhibit brain waves of similar complexity to electroencephalogram readings from a newborn human baby’s brain.
In other ways, they are quite different. Organoids model only one part of the brain and they aren’t embedded within a body, so don’t receive any sensory input. These differences suggest an organoid isn’t sentient. “I would say it’s not conscious – pretty firmly,” says Kosik. Muotri, however, is less sure.
Whether or not organoids have inner experience, their electrical activity gives consciousness researchers something tangible to measure. And it is already clear that these bundles of neurons respond to anaesthetics. In 2022, Kosik and his colleagues found that diazepam – which has a sedating, anxiety-relieving effect by enhancing the effect of a neurotransmitter called GABA – made the organoids’ electrical bursts more regular. In the same year, Muotri and his group found that the electrical activity of brain organoids implanted in mice was dampened by isoflurane anaesthetic.
Kosik and others in Neven’s group plan to do much the same with xenon anaesthetic. “Let’s measure all the different activity signals that they normally look at [in brain organoids] and see how they are differentially suppressed by the different isotopes,” says Neven.
If they do confirm a difference, the challenge would be to figure out why it arises. “Where, within a biological system, is that difference being detected?” asks Kosik, who suspects it would entail some kind of quantum effectBiological computer
One possibility lies in something called a “radical pair” mechanism, which features in the poster child of quantum biology: a bird’s inbuilt compass. Here, the idea is that a chemical bond in a cell ruptures, creating a pair of chemically reactive entities known as radicals that each has an odd, unpaired electron. Electrons have the quantum property of spin and so act like bar magnets that are sensitive to Earth’s magnetic field. When these radicals eventually react, the outcome will depend on the strength and orientation of the magnetic field. The thinking is that the bird is sensitive to this in a way that allows it to tell north from south. The process is highly quantum as the radical pair electrons are entangled, which means that they act as a single quantum object, even though they are some distance apart.
In anaesthetised brains, the magnetic field that steers the outcome for the radical pairs would be generated by the xenon atomic nuclei – rather than Earth’s iron core. “It provides a way for the nuclear spin [of an anaesthetic] to influence an electron spin and then for the electron spin to influence chemical reactions,” says Christoph Simon, a physicist at the University of Calgary, Canada. In 2021, Simon and his colleagues modelled this quantum effect in computer simulations with anaesthetic xenon isotopes. Peter Hore, a chemist at the University of Oxford who studies the biological compass, deems it “interesting but very speculative”, as the model makes various uncertain assumptions.
Such a spin-dependent mechanism would be hugely consequential for medicine, as it would behove doctors to consider magnetic interactions when administering anaesthetics and other drugs. “That is our main experimental prediction,” says Simon. But it could have deep implications for how we understand the source of consciousness, too.
Le sionnisme est une doctrine et mouvement politique dont le but est la construction, la consolidation et la défense d’un État juif en Palestine, près de Jérusalem.
Le mouvement est appelé ainsi en référence à la colline de Sion de Jérusalem où fut, dans l’Antiquité, érigée la citadelle de David. Le fondateur du sionisme est Theodor Herzl, homme politique juif hongrois et journaliste (1860-1904). En réponse à l’antisémitisme présent dans toute l’Europe (affaire Dreyfus en France, pogroms de Russie), il publie un manifeste fondateur du sionisme intitulé «Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage» (L’État juif, recherche d’une réponse moderne à la question juive) daté de 1896, où il expose sa thèse sur la nécessité pour les Juifs de créer leur propre État.
En 1897, un congrès juif réuni à Bâle ), sous la présidence de Herzl lui-même, donne naissance au mouvement sioniste. Un an plus tard, une banque coloniale juive est créée, laquelle aboutira en 1901 à créer le Fonds national juif dont le but est l’achat de terres en Palestine, région autrefois occupée par les populations juives. Dès 1882, des étudiants juifs de Russie, les «Amants de Sion», avaient cependant amorcé les premières formes de colonisation.
Ce n’est qu’en 1917 que les sionistes purent marquer des points au plan politique avec la «Déclaration Balfour» (ministre britannique des Affaires étrangères) qui acceptait, au nom du Royaume Uni la création d’un «foyer national juif» en Palestine. En 1948, l’État d’Israël est finalement proclamé, provoquant de fortes réactions arabes.
Toujours menacé par des segments des communautés arabes, le sionisme est aujourd’hui étroitement lié à la défense idéologique et politique de l’État d’Israël de même qu’à la promotion de ses politiques de défense. Le sionisme s’opoppose à l’antisémitidme
L‘antisémiitisme
L’Association Internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) rassemble des gouvernements et des experts dans le but de renforcer et de promouvoir l’éducation, le travail de mémoire et la recherche sur l’Holocauste ainsi de mettre en œuvre les engagements de la déclaration de Stockholm de 2000.
La définition opérationnelle de l’antisémitisme, non contraignante, a été adoptée par les 31 États membres de l’IHRA le 26 mai 2016:
“L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte.”
Les exemples suivants, destinés à guider le travail de l’IHRA, illustrent cette définition:
L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Cependant, critiquer Israël comme on critiquerait tout autre État ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme. L’antisémitisme consiste souvent à accuser les Juifs de conspirer contre l’humanité et, ce faisant, à les tenir responsables de «tous les problèmes du monde». Il s’exprime à l’oral, à l’écrit, de façon graphique ou par des actions, et fait appel à des stéréotypes inquiétants et à des traits de caractère péjoratifs.
Parmi les exemples contemporains d’antisémitisme dans la vie publique, les médias, les écoles, le lieu de travail et la sphère religieuse, on peut citer, en fonction du contexte et de façon non exhaustive:
l’appel au meurtre ou à l’agression de Juifs, la participation à ces agissements ou leur justification au nom d’une idéologie radicale ou d’une vision extrémiste de la religion;
la production d’affirmations fallacieuses, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées sur les Juifs ou le pouvoir des Juifs en tant que collectif comme notamment, mais pas uniquement, le mythe d’un complot juif ou d’un contrôle des médias, de l’économie, des pouvoirs publics ou d’autres institutions par les Juifs;
le reproche fait au peuple juif dans son ensemble d’être responsable d’actes, réels ou imaginaires, commis par un seul individu ou groupe juif, ou même d’actes commis par des personnes non juives;
la négation des faits, de l’ampleur, des procédés (comme les chambres à gaz) ou du caractère intentionnel du génocide du peuple juif perpétré par l’Allemagne nationale-socialiste et ses soutiens et complices pendant la Seconde Guerre mondiale (l’Holocauste);
le reproche fait au peuple juif ou à l’État d’Israël d’avoir inventé ou d’exagérer l’Holocauste;
le reproche fait aux citoyens juifs de servir davantage Israël ou les priorités supposés des Juifs à l’échelle mondiale que les intérêts de leur propre pays;
le refus du droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste;
le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique;
l’utilisation de symboles et d’images associés à l’antisémitisme traditionnel (comme l’affirmation selon laquelle les Juifs auraient tué Jésus ou pratiqueraient des sacrifices humains) pour caractériser Israël et les Israéliens;
l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis;
l’idée selon laquelle les Juifs seraient collectivement responsables des actions de l’État d’Israël.
La conscience est liée à la perception. C’est une expérience phénoménale subjective, imprévisible et non déterministe des mondes intérieur et extérieur. Elle est associée au sens de soi, aux sentiments, au choix, au libre arbitre, au contrôle du comportement volontaire, à la mémoire, à la pensée, au langage et à l’imagination [ 1 ] [ 2 ] .
Ce qu’est réellement la conscience et comment elle se forme restent un mystère. Selon David Chalmers, le problème difficile de la conscience explique pourquoi et comment un processus physique objectif génère une expérience subjective spécifique [ 3 ] [ 4 ] . Le problème facile aborde les différents mécanismes que le cerveau utilise pour intégrer l’information, catégoriser et discriminer les stimuli environnementaux et les souvenirs, focaliser l’attention et effectuer d’autres tâches associées à l’expérience consciente [ 5 ] [ 6 ] . Actuellement, bien que de nombreux progrès aient été réalisés, les neurosciences continuent d’avoir du mal à aborder le problème difficile de la conscience.
La plupart des recherches en neurosciences reposent sur la physique classique. Dans cet article, nous avançons que la conscience est un phénomène quantique. En nous appuyant sur une nouvelle interprétation de la physique quantique, nous proposons une théorie quantique de la conscience (QTOC). Nous démontrons que cette théorie permet de résoudre à la fois le problème complexe et facile de la conscience et d’autres problèmes complexes et non résolus de la science de la conscience et des neurosciences.
La physique étudie la composition de chaque chose et son fonctionnement. Elle utilise des formules mathématiques pour décrire des données expérimentales et formuler des prédictions, ce qui peut conduire à de nouvelles découvertes et technologies. La physique est le fondement des sciences naturelles. La physique quantique est la théorie physique la plus fondamentale à ce jour [ 7 ] – [ 12 ] . Elle étudie la composition de chaque chose et son fonctionnement au niveau le plus profond à l’heure actuelle. La physique quantique permet d’obtenir les prédictions les plus précises et a permis des progrès scientifiques et technologiques majeurs. Par exemple, les progrès de la physique quantique ont conduit à la découverte de la structure de l’ADN, qui révèle comment la vie se reproduit [ 13 ] .
Les phénomènes quantiques sont les phénomènes élémentaires, fondamentaux et fondamentaux qui sous-tendent tous les phénomènes observés. Par exemple, les phénomènes quantiques sont à l’origine de la brillance du soleil [ 14 ] , en raison de l’effet quantique, de l’incertitude de localisation et d’impulsion, du chevauchement des fonctions d’onde et de l’effet tunnel quantique. La physique classique, comme la mécanique newtonienne et l’électromagnétisme, s’avère être la moyenne cumulative des phénomènes quantiques et dérivable de la physique quantique [ 11 ] .
1.1. Quatre raisons pour lesquelles la conscience devrait être étudiée avec la physique quantique
En raison de l’incompréhension actuelle sur la physique quantique et de la tendance à l’ignorer parmi les chercheurs en neurosciences et en biologie, nous souhaitons ici énumérer quatre raisons majeures expliquant l’importance d’appliquer la physique quantique dans la recherche et les études sur la conscience et les sciences de la vie en général.
Les phénomènes quantiques et la conscience sont tous deux subjectifs et non déterministes [ 7 ]. En effet, il ne faut pas considérer comme une coïncidence que deux des aspects les plus fondamentaux de l’existence – à savoir la conscience et les phénomènes quantiques – partagent la même nature subjective et probabiliste. La physique classique n’a pas une telle nature. C’est la première raison d’utiliser la physique quantique pour étudier la conscience.
La physique quantique utilise la fonction d’onde pour étudier les aspects physiques, énergétiques et informatifs d’un objet. L’aspect informatif d’un objet, c’est-à-dire l’information qu’il contient, est étroitement lié à sa conscience. La physique classique fait la moyenne des différentes possibilités représentées par l’information [ 11 ]. Par conséquent, elle ne peut aborder la nature informative/consciente de notre existence. C’est la deuxième raison pour laquelle la physique quantique est nécessaire à l’étude de la conscience.
Français La thermodynamique et la physique statistique étudient la relation entre l’entropie, l’énergie, la pression et d’autres aspects physiques d’un objet. L’entropie mesure le désordre, qui est associé à l’aspect informatif d’un objet, comme le montre la théorie de l’information de Claude Shannon [ 15 ] . Max Tegmark [ 16 ] estime que les échelles de temps de décohérence pour les ions impliqués dans la propagation des potentiels d’action sont de 10 à 20 ordres de grandeur plus petites que les échelles de temps pertinentes de la dynamique neuronale. Il soutient que les degrés de liberté du cerveau humain liés aux processus cognitifs doivent être considérés comme un système classique plutôt que quantique, c’est-à-dire qu’il n’y a rien de fondamentalement mauvais dans l’approche classique actuelle des simulations de réseaux neuronaux.
Nous sommes en désaccord avec la proposition de Tegmark car elle ignore l’ordre, la corrélation et la cohérence qui existent et qui dominent en réalité le cerveau et la vie en général. Nous proposons et démontrerons que, bien que la décohérence, telle qu’indiquée par Tegmark, existe dans le cerveau et tout ce qui est observé dans la nature, ce sont la structure stable, l’ordre, la connexion, la corrélation et la cohérence qui conduisent à la conscience et à la vie en général [ 17 ] [ 18 ] . La connexion, la corrélation et la cohérence qui sous-tendent l’expérience consciente sont dues aux structures atomiques, moléculaires, cellulaires et autres structures internes stables établies au sein du cerveau et du corps entier. Ces structures sont évidemment bien plus fortes que les effets de décohérence calculés par Tegmark ; sinon, il n’y aurait ni atomes, ni molécules, ni cellules, ni cerveau, ni corps, ni vie stables.
Pour étudier les conséquences de la structure, de l’ordre, de la connexion et de la cohérence, la physique quantique est nécessaire. Par exemple, pour étudier la structure atomique la plus simple – l’atome d’hydrogène – Niels Bohr a compris qu’il était nécessaire d’utiliser une nouvelle physique fondée sur un ensemble de nouvelles règles, à savoir la physique quantique. Il a contribué à fonder et à développer la physique quantique, ce qui a conduit à la prédiction de la relation entre la structure et le spectre de l’atome d’hydrogène [ 7 ]. Le spectre d’un atome d’hydrogène est constitué des vibrations avec lesquelles l’atome d’hydrogène peut résonner et qu’il peut émettre. La vie et la conscience reposent sur la structure, l’ordre, la connexion, la corrélation et la cohérence. Les systèmes neuronaux, les membranes, les microtubules, l’ADN et les structures des systèmes vivants présentent une plus grande similitude avec les cristaux, les matériaux semi-conducteurs, les supraconducteurs, les lasers et les superfluides. En mécanique classique, l’existence de tels phénomènes est impossible ; ils doivent être étudiés avec la physique quantique. C’est la troisième raison pour laquelle la physique quantique doit être impliquée dans l’étude de la conscience.
Français La physique quantique révèle que tout a à la fois une nature corpusculaire et ondulatoire [ 7 ] [ 8 ] [ 9 ] . La physique quantique étudie la relation entre la nature ondulatoire et corpusculaire d’un objet. Par exemple, la physique quantique est nécessaire pour comprendre même certains des champs vibratoires les plus simples, tels que le rayonnement du corps noir et le spectre de rayonnement de l’atome d’hydrogène. De nombreuses ondes cérébrales sont observées [ 19 ] . Pour étudier la relation entre les ondes cérébrales, la structure et la fonction du cerveau, et les informations transportées, reçues et traitées par le cerveau, la physique quantique est nécessaire. C’est la quatrième raison pour laquelle l’étude de la conscience doit nécessairement impliquer la physique quantique.
1.2. État actuel de l’utilisation de la physique quantique pour l’étude de la conscience
L’hésitation à appliquer la physique quantique à l’étude de la conscience ou de la vie s’explique par un manque de compréhension véritable de sa signification métaphysique. Actuellement, la plupart des physiciens utilisent la physique quantique comme un outil mathématique pour effectuer des calculs relatifs au monde microscopique, sans en saisir pleinement la portée et les implications globales.
En physique quantique, tout est décrit par une fonction d’onde, qui décrit les probabilités qu’un objet existe dans certains états. Les phénomènes quantiques observés dépendent de l’observateur. Le problème très controversé de la mesure quantique concerne la façon dont les phénomènes quantiques observés et subjectifs naissent d’un champ quantique objectif et indéterministe décrit par la fonction d’onde probabiliste. Diverses interprétations de la physique quantique sont proposées pour résoudre ces paradoxes, notamment l’interprétation de Copenhague [ 8 ] [ 9 ] , les théories des ondes pilotes [ 20 ] et les interprétations à plusieurs mondes [ 21 ] [ 22 ] . Wolfgang Pauli, John von Neumann et Eugene Wigner, et plus récemment Henry Stapp et le philosophe David Chalmers, ont exprimé l’idée que l’observation consciente provoque une réduction de l’état quantique, c’est- à-dire que la conscience « fait s’effondrer la fonction d’onde » [ 23 ] [ 24 ] [ 25 ] . Cependant, cette vision dualiste laisse la conscience et la superposition quantique scientifiquement inexpliquées.
Français L’application de la physique quantique en neurosciences a été explorée dans un certain nombre de livres et d’articles [ 26 ] – [ 35 ] . Une théorie importante parmi ces travaux publiés a été développée par Roger Penrose et Stuart Hameroff, qui proposent l’auto-effondrement ou « réduction objective » (« RO ») des états de superposition quantique — un « effondrement de la fonction d’onde quantique » — comme source non calculable possible de la conscience [ 36 ] [ 37 ] [ 38 ] . Penrose [ 26 ] [ 27 ] soutient que l’effondrement se produit naturellement en raison d’un seuil objectif dans la structure à petite échelle de l’univers, de sorte que les événements produisent les rudiments de l’expérience consciente phénoménale. Pourtant, la réduction d’état quantique est un autre mystère. Dans les années 1960, Luigi M. Ricciardi et Hiroomi Umezawa [ 33 ] ont suggéré d’utiliser le formalisme de la théorie quantique des champs pour décrire les états du cerveau, en mettant l’accent sur la mémoire. Cette proposition a été affinée [ 39 ] [ 40 ] [ 41 ] et développée en incluant les effets de dissipation, de chaos, de fractales et de bruit quantique [ 42 ] [ 43 ] [ 44 ] [ 45 ] [ 46 ] . Walter Jackson Freeman et Giuseppe Vitiello envisagent une manière dont l’activité mentale peut être explicitement expliquée dans le contexte de la théorie quantique des champs [ 47 ] [ 48 ] [ 49 ] [ 50 ] .
Dans nos travaux précédents [ 51 ] [ 52 ] [ 53 ] , nous proposons une nouvelle interprétation de la physique quantique, qui peut aider à expliquer la subjectivité et l’incertitude inhérentes à la physique quantique. Dans cet article, nous construisons une théorie quantique de la conscience (QTOC) basée sur ces travaux. Dans ce qui suit, nous révélerons d’abord les principes de QTOC, puis nous explorerons comment QTOC peut aborder le problème difficile de la conscience, son application et ses prédictions.
Nous proposons une théorie quantique de la conscience (QTOC) basée sur deux principes dérivés de notre nouvelle interprétation de la physique quantique [ 51 ] [ 52 ] [ 53 ] .
Premier principe
Le constituant de base de tout est le champ vibratoire quantique, qui transporte la matière, l’énergie et l’information.
Français Ce principe dérivé de la physique quantique suggère que tout est un champ vibrationnel [ 7 ] [ 8 ] [ 9 ] [ 10 ] [ 11 ] . La vibration — également appelée « onde » — est une oscillation périodique s’étendant dans l’espace et le temps, caractérisée par une longueur d’onde, une fréquence et une amplitude. La vibration quantique se comporte également comme une particule à certains égards, ayant une masse, une charge, un spin, une énergie et une impulsion spécifiques. L’échange d’énergie, d’impulsion, de spin, de charge et de masse ne peut avoir lieu que entièrement en quanta au lieu de partiellement. Le champ vibrationnel quantique est décrit mathématiquement par une fonction d’onde, qui montre les types et les quantités d’ondes existant dans le champ. La physique quantique a développé diverses techniques pour calculer la fonction d’onde, telles que l’équation de Schrödinger, l’intégrale de chemin de Feynman et la méthode matricielle. Dans la formulation de l’intégrale de chemin de Feynman de la physique quantique, la fonction d’onde est obtenue en sommant les trajectoires possibles [ 11 ] .
Dans nos travaux précédents, nous proposons que le champ vibrationnel quantique d’un objet présente trois aspects fondamentaux : un aspect physique, un aspect énergétique et un aspect informationnel [ 51 ] [ 52 ] :
1) L’élément physique – que nous appellerons « matière » – est ce que nous voyons, entendons, touchons, observons, mesurons et expérimentons. C’est l’existence physique. Il se compose de ce que l’on peut observer et mesurer, comme la fréquence, la masse, la rotation, la charge, les relations, les finances, la carrière, le corps, les électrons, la gravité, le champ électromagnétique, etc.
2) L’aspect énergétique – que nous appelons simplement « énergie » – est ce qui déplace et modifie la matière, comme l’énergie et l’élan.
3) L’aspect informationnel – que nous appelons simplement « information » – est ce qui informe ; c’est ce qui donne forme et consistance à la matière et à l’énergie. Il est lié à l’entropie, aux états possibles et à la probabilité d’être dans un état particulier. L’information peut être exprimée sous forme de réponses à des questions. Puisque toutes les réponses aux questions peuvent être formulées comme « oui » ou « non », la mesure et l’expression mathématiques de l’information – appelée « bit » – se composent de deux nombres, tels que (0, 1).
Cette proposition selon laquelle tout est un champ quantique transportant matière, énergie et information est liée à la sagesse chinoise ancienne connue dans la médecine traditionnelle chinoise et la sagesse du Tao sous le nom de Jing Qi Shen, également appelé San Bao, qui signifie trois trésors ou trois joyaux [ 54 ] . C’est aussi une déduction naturelle de la physique quantique. En physique quantique, la fonction d’onde décrit les vibrations et le champ vibratoire associés à un objet [ 7 ] [ 8 ] [ 9 ] [ 10 ] [ 11 ] . À partir de la fonction d’onde, on peut calculer la matière, l’énergie et l’information d’un objet transporté dans le champ vibratoire quantique.
Selon la théorie de l’information fondée par Claude Shannon [ 15 ] , l’information décrit les états possibles au sein d’un objet. L’information est intrinsèquement probabiliste. Les probabilités de la fonction d’onde décrivent l’information dans un objet. La nature non déterministe de la physique quantique est due au fait que la physique quantique inclut et peut décrire l’aspect informationnel d’un objet, tandis que la physique classique, à l’exception de la thermodynamique, ne peut pas décrire l’aspect informationnel ; cette dernière fournit plutôt une moyenne de différentes possibilités [ 11 ] . L’idée que tout est fait d’information, d’énergie et de matière peut expliquer pourquoi la physique quantique est fondamentalement incertaine et non déterministe. Cette idée est également la clé pour intégrer la conscience dans les sciences naturelles et expliquer la nature subjective et incertaine de la conscience. Comme expliqué plus loin, la conscience est étroitement liée au champ quantique et à l’aspect informationnel de toute chose.
Principe deux
Un objet absorbe les vibrations quantiques par résonance. La réception et le traitement des vibrations – incluant l’information, l’énergie et la matière – conduisent à une expérience consciente subjective.
L’absorption d’une onde quantique se produit par résonance. La fonction d’onde révèle les états énergétiques possibles d’un objet et les probabilités d’être dans ces états. L’objet peut absorber ou émettre des vibrations dont l’énergie est égale à la différence d’énergie entre ces états possibles [ 7 ] [ 12 ] . Ce processus est appelé « résonance ». Si l’on connaît la fonction d’onde d’un objet, il est possible de calculer précisément avec quels types de vibrations il peut résonner et donc recevoir ou émettre [ 53 ] . À partir de ce calcul, on peut obtenir le spectre d’un objet.
Les phénomènes quantiques se produisent lors du processus de mesure, dans lequel des détecteurs sont utilisés pour initier, créer et présenter des phénomènes quantiques [ 51 ] [ 52 ] [ 53 ] . Un détecteur est un instrument capable d’absorber les vibrations et de présenter certains changements. Par exemple, un appareil photo est un détecteur qui peut absorber la lumière et créer une photo. L’antenne d’une radio est un détecteur qui reçoit les ondes radio afin que la diffusion radio puisse avoir lieu. Nos yeux, nos oreilles, notre nez et notre peau sont tous des détecteurs. Les détecteurs reçoivent les vibrations, les informations, l’énergie et la matière liées à un phénomène ou à un objet, apportant ainsi de la matière, de l’énergie et des informations, qui induisent par conséquent certains changements ou expériences observables ou mesurables. Les détecteurs sont ce qui « fait s’effondrer la fonction d’onde » en recevant les vibrations, les informations, l’énergie et la matière de ce qui est observé dans QTOC. La mesure quantique se produit grâce aux détecteurs [ 51 ] [ 52 ] [ 53 ] .
On ne peut observer les vibrations quantiques et les phénomènes associés que lorsque les détecteurs entrent en résonance avec elles. Par exemple, nous pouvons voir la lumière visible car notre corps a développé un système qui résonne avec elle, reçoit ces vibrations et traite l’information, l’énergie et la matière qu’elle véhicule. Plus précisément, les photorécepteurs de la rétine peuvent absorber la lumière visible par résonance, puis la transformer en signaux électriques qui parviennent au cerveau. Ce dernier transforme ensuite ces signaux en images. Nous ne pouvons pas voir la lumière ultraviolette, car nous ne disposons pas de détecteurs, de photorécepteurs, pour la recevoir.
Un objet ou un phénomène peut apparaître comme un objet classique, vu comme un point plutôt que comme un champ vibratoire, lorsque l’échelle spatiale et temporelle des vibrations qui lui sont associées est bien inférieure à l’échelle d’observation. Par exemple, un faisceau de lumière visible peut apparaître comme une particule suivant une trajectoire rectiligne plutôt que comme une onde, car il vibre à une fréquence trop rapide et à une longueur d’onde trop petite pour que sa nature ondulatoire soit observable. La physique classique fournit une description appropriée des phénomènes quantiques lorsque l’échelle d’observation est bien supérieure à l’échelle de temps des vibrations quantiques associées à ces phénomènes. Par exemple, les électrons, la lumière visible et les protons peuvent apparaître comme des particules lorsque leurs échelles de temps vibrationnelles quantiques (10-20 secondes pour un électron, 10-15 secondes pour la lumière visible, 10-23 secondes pour un proton) sont bien inférieures à l’échelle d’observation. Dans ce cas, notre observation étant la moyenne de leurs états quantiques possibles, la description du mécanisme classique suffit.
Semblable aux phénomènes quantiques, la conscience apparaît lorsqu’on utilise ses détecteurs internes pour recevoir les vibrations, l’information, l’énergie et la matière liées à un objet ou à un phénomène. Chaque objet possède ses propres détecteurs, déterminés par les vibrations qu’il peut absorber ou émettre, son spectre. La physique quantique permet de calculer les détecteurs d’un objet, c’est-à -dire son spectre. Par exemple, la fonction d’onde de l’atome d’hydrogène peut être calculée. La structure d’un atome d’hydrogène détermine les états énergétiques quantiques possibles. Lorsque l’énergie d’une vibration est égale à la différence d’énergie entre les deux états possibles d’un atome d’hydrogène, cette vibration peut être absorbée par cet atome. Ce processus est appelé « résonance » en physique quantique. À partir de la fonction d’onde, on peut calculer toutes les vibrations possibles avec lesquelles un atome d’hydrogène peut résonner. On obtient ainsi le spectre atomique et le détecteur d’un atome d’hydrogène. Lorsqu’un atome est plus structuré que l’hydrogène, son spectre comprend davantage de vibrations possibles [ 55 ]. Il peut donc résonner avec et absorber davantage de vibrations. Lorsque les atomes forment des molécules, des molécules des cellules, des cellules des organes et d’autres structures internes, les spectres et les détecteurs s’élargissent pour inclure une plus grande gamme de fréquences pouvant être absorbées et émises. À mesure que chaque structure supplémentaire se forme, le spectre et les détecteurs de la structure d’origine restent sensiblement les mêmes, et de nouveaux spectres et détecteurs sont ajoutés pour former un spectre global plus riche.
Les vibrations quantiques s’étendent dans l’espace-temps. Elles sont les constituants fondamentaux de toute chose. Elles existent par elles-mêmes et ne sont portées par rien. Par exemple, un photon est un champ quantique. C’est une particule élémentaire et une onde. Il existe également des vibrations « classiques » portées par la matière. Par exemple, le son est une vibration classique portée par l’air. Une vague océanique est une vibration classique portée par l’eau. La nature des vibrations classiques dépend de la matière spécifique qu’elles traversent. À partir de la fonction d’onde, on peut calculer les vibrations quantiques et classiques avec lesquelles un objet peut entrer en résonance et qu’il peut recevoir.
Un moment d’expérience consciente débute lorsque nos détecteurs reçoivent des vibrations, des informations, de l’énergie et de la matière liées à un phénomène ou à un objet, induisant ainsi des changements ou des expériences perceptibles. Nos détecteurs déterminent le type d’expériences conscientes que nous pouvons vivre. Le type de détecteur détermine ce qui peut être observé et vécu. Si l’on active différents détecteurs, l’expérience sera différente. C’est le fondement de la nature subjective de la conscience. C’est pourquoi une même chose peut être vécue différemment par différents observateurs. On peut également avoir une expérience différente d’une même chose en utilisant différents détecteurs. Par exemple, avec un appareil photo classique capable de capturer la lumière visible, nous pouvons obtenir une photo montrant l’image de la lumière visible. Avec un appareil photo capable de capturer la lumière infrarouge, nous obtenons une photo montrant l’image de la lumière infrarouge. Avec nos yeux, nous voyons des images de lumière visible. Avec nos oreilles, nous entendons les sons. Ce sont des phénomènes et des expériences différents car nous utilisons des détecteurs différents.
Dans la figure 1 , il est montré que tout est un champ vibratoire, ce qui est exprimé mathématiquement par la fonction d’onde :
ψ =∑n = 1Nunnetje (Ent −pnx ) /ℏ
La fonction d’onde informe sur les états énergétiques possibles ( En,pn) et les probabilités unn
Dans ces états, qui se rapportent à l’énergie et à l’information d’un objet. La matière est ce qui est observé et ressenti par l’observateur. Elle est déterminée par les détecteurs qu’il utilise.
Figure 1. Description mathématique du champ vibrationnel quantique et de sa relation avec l’expérience consciente.
Le problème difficile de la conscience – aussi appelé « problème corps-esprit » – consiste à comprendre comment une matière telle que le cerveau humain est capable d’expérience subjective [ 3 ] [ 4 ] [ 56 ] . David Chalmers souligne que la solution de ce problème difficile de la conscience nécessite des « lois psychophysiques » régissant la relation entre l’esprit et la matière. Pour résoudre ce problème difficile, David Chalmers propose trois principes spéculatifs [ 4 ] :
1) Le principe de cohérence structurelle
Il s’agit d’un principe d’isomorphisme entre les structures de la conscience et de la conscience.
Dans le QTOC, la conscience dépend des détecteurs. La conscience est due à l’activation et à l’utilisation des détecteurs. La conscience et la perception sont toutes deux dues à la réception des détecteurs ; elles sont donc corrélées.
2) Le principe d’invariance organisationnelle
Ce principe stipule que deux systèmes ayant la même organisation fonctionnelle fine auront des expériences qualitativement identiques.
Dans la théorie du QTOC, le champ vibratoire d’un individu – décrit mathématiquement par la fonction d’onde – détermine toutes ses qualités et tous ses comportements, y compris ses détecteurs et processeurs d’information, d’énergie et de matière. Si deux systèmes ont une fonction d’onde similaire – c’est-à-dire la même organisation fonctionnelle fine – ils auront des expériences qualitativement identiques.
3) La théorie du double aspect de l’information
L’information (ou du moins certaines informations) a deux aspects fondamentaux : un aspect physique et un aspect phénoménal.
Dans la QTOC, l’information est véhiculée par des champs vibratoires, qui constituent l’aspect physique de l’information. On peut percevoir l’information grâce à ses détecteurs et processeurs. Par conséquent, l’information possède à la fois des aspects physiques et expérientiels.
On peut donc conclure que les trois principes suggérés par David Chalmers peuvent tous être dérivés de la théorie quantique du comportement. Dans cette théorie, l’esprit est étroitement lié à l’information. Dans des travaux antérieurs [ 51 ] [ 52 ] , nous soulignons que l’information comporte trois aspects :
1) Contenu de l’information
2) Récepteur/détecteur d’informations
3) Processeur d’informations
On peut calculer son récepteur et son processeur d’information à partir de sa fonction d’onde. L’expérience consciente se produit selon le processus suivant :
1) Certaines informations dans le champ vibratoire ou l’environnement recevables par l’observateur apparaissent et attirent l’attention de l’observateur
2) Le récepteur/détecteur de l’observateur ou de l’expérimentateur reçoit l’information.
3) Le processeur traite les informations reçues et dirige l’énergie vers où elle va.
4) L’énergie déplace et change la matière.
5) La matière est ce que l’on observe et expérimente.
Dans la QTOC, l’esprit et la conscience sont reliés à la matière via le processus de manifestation en cinq étapes mentionné précédemment. Ces deux principes précisent le mécanisme quantique qui régit la capacité du corps à vivre une expérience consciente et la capacité de la conscience à le modifier.
En expliquant comment les phénomènes quantiques subjectifs et indéterministes se produisent grâce à la mesure quantique, QTOC peut aborder le problème difficile de la conscience.
4.1. Application au développement de divers modèles de conscience
La théorie quantique quantique soutient le panpsychisme [ 57 ]. Elle indique que tout – y compris les électrons, les atomes, les molécules, les cellules, les organes, les arbres, les rivières, les montagnes, la Terre, la Lune, le Soleil, les étoiles, les galaxies et l’univers dans son ensemble – peut avoir une certaine conscience, car ils contiennent tous des informations, peuvent recevoir et traiter des informations, et subir les changements qui en résultent. On peut utiliser la physique quantique pour calculer le niveau, la qualité et la quantité de conscience d’un objet. Pour ce faire, il faut calculer la fonction d’onde de l’objet. De cette fonction d’onde, on peut déduire le contenu, le récepteur et le processeur de l’information, de l’énergie et de la matière.
Français QTOC fournit la base physique et la formulation mathématique pour étudier le panpsychisme et d’autres théories et modèles de conscience, tels que la théorie de l’information intégrée [ 58 ] , la théorie de la résonance générale [ 59 ] [ 60 ] , les modèles de champ [ 61 ] [ 62 ] [ 63 ] , la théorie de l’espace de travail global de la conscience [ 64 ] [ 65 ] , la théorie de la conscience comme mémoire et attention [ 66 ] [ 67 ] , et d’autres modèles et théories de la conscience [ 5 ] . Par exemple, avec QTOC, on peut calculer l’information intégrée proposée dans la théorie de l’information intégrée, la cohérence et la synchronie suggérées dans la théorie de la résonance générale, le champ indiqué dans la théorie des champs, l’espace de travail global cognitif proposé dans la théorie de l’espace de travail global cognitif, et la mémoire et l’attention indiquées dans la théorie de la conscience comme mémoire et attention.
Prenons l’exemple de la théorie de l’espace de travail global de la conscience. Cette théorie postule l’existence d’un système d’« espace de travail global » sous-jacent à l’expérience consciente. Cet espace de travail global est l’organe de communication du système nerveux, et son contenu – qui correspond approximativement à l’expérience consciente – est largement réparti dans tout le système. Le cerveau est considéré comme un vaste ensemble de processeurs automatiques spécialisés, certains imbriqués et organisés au sein d’autres processeurs. Ces processeurs peuvent rivaliser ou coopérer pour accéder à l’espace de travail global, leur permettant ainsi d’envoyer des messages globaux à n’importe quel autre système. Toute expérience consciente naît de la coopération et de la compétition entre différents processeurs d’entrée.
Selon la théorie quantique de la conscience (QTOC), tout est essentiellement un champ vibratoire quantique s’étendant dans l’espace et le temps et transportant information, énergie et matière. De ce fait, il existe un champ vibratoire universel dont tout fait partie et auquel tout peut accéder [ 51 ]. Ce champ vibratoire quantique joue le rôle d’espace de travail global. L’hypothèse d’un espace de travail global et d’une messagerie globale dans la théorie de l’espace de travail global peut être un résultat naturel de la théorie quantique de la conscience (QTOC). Cependant, il existe une différence cruciale entre le champ vibratoire universel suggéré par la théorie quantique de la conscience (QTOC) et celui discuté dans la théorie de l’espace de travail global de la conscience (QTOC). Le champ vibratoire universel suggéré par la théorie quantique de la conscience (QTOC) est beaucoup plus vaste que l’espace de travail global localisé de cette théorie. Il existe non seulement dans le cerveau, mais englobe également le corps tout entier, voire l’univers entier. Il est accessible à tous.
4.2. La prédiction d’un champ vibratoire universel et de la synchronie
La nature des vibrations quantiques réside dans leur existence possible dans l’espace et le temps. De ce fait, une prédiction naturelle de la théorie quantique quantique est l’existence d’un champ vibratoire universel, dont tout fait partie et auquel tout peut accéder, c’est -à-dire recevoir ou envoyer des vibrations, des informations, de l’énergie ou de la matière.
Différentes parties du cerveau et du corps peuvent recevoir des vibrations du champ vibratoire universel selon la gamme de vibrations avec laquelle elles sont capables de résonner. Les types de vibrations avec lesquelles une partie particulière du corps peut résonner et absorber dépendent de ses structures atomiques, moléculaires, cellulaires, neuronales et autres structures internes. Si différentes parties du corps ou du cerveau entrent en résonance avec le même groupe de vibrations du champ vibratoire universel et le reçoivent, leurs états ou vibrations peuvent devenir synchronisés ou cohérents. Ce processus est similaire au fait que si chacun synchronise son horloge avec une horloge universelle, chacun peut se synchroniser rapidement. Ce mécanisme est également similaire à celui de la création d’un laser. Le laser est une lumière cohérente. Il est créé par la lumière émise par un cristal qui rebondit entre deux miroirs pour stimuler la génération de lumière cohérente.
Français Il existe des expériences indiquant la corrélation entre la performance cognitive et le rythme cardiaque [ 68 ] . La cohérence sociale et globale a été découverte, par exemple, grâce à la synchronisation du rythme cardiaque entre des paires de personnes et dans des groupes, ainsi qu’avec les fréquences de résonance du champ magnétique terrestre [ 69 ] [ 70 ] . Il a été découvert que le rythme cardiaque de l’humanité peut être synchronisé interpersonnellement à travers la planète avec la fréquence de résonance du champ magnétique terrestre. L’impact de l’activité solaire sur le climat terrestre et l’histoire humaine, y compris la vie et l’activité mentales, a été observé [ 71 ] [ 72 ] [ 73 ] [ 74 ] [ 75 ] . Toutes ces découvertes suggèrent que l’effet du champ vibratoire universel s’étend bien au-delà du cerveau et du corps, englobant l’ensemble de l’humanité, la Terre et le système solaire.
4.3. Résonance de Schumann et ondes cérébrales
Français La résonance de Schumann (RS) est un ensemble de fréquences générées par la résonance de la cavité ionosphérique terrestre. La similitude entre les ondes cérébrales telles que alpha (8 – 12 Hz), bêta (12 – 30 Hz) et gamma (30 – 100 Hz) avec les RS et la tendance des rythmes de l’électroencéphalogramme (EEG) à devenir synchrones avec l’activité de la RS a été signalée pour la première fois par Koenig [ 72 ] . Pobachenko et al. [ 73 ] ont découvert que les variations de l’EEG étaient corrélées aux changements de la RS au cours du cycle quotidien. Persinger et al. ont également étudié l’activité EEG et la RS, constatant que la puissance dans les profils spectraux EEG avait des périodes répétées de cohérence avec les trois premières fréquences de résonance de la RS (7 – 8 Hz, 13 – 14 Hz et 19 – 20 Hz) en temps réel [ 74 ] .
Français Cette resynchronisation répétée dans les gammes alpha, bêta et gamma des ondes cérébrales se produit dans des décalages temporels très courts couvrant de très longues distances. Le mécanisme dominant dans la physique classique pour les interactions neuronales par transmission synaptique axodendritique ou couplage de jonction communicante ne peut pas entièrement expliquer la cohérence précise de la synchronie globale des ondes cérébrales [ 75 ] [ 76 ] . Freeman et Vitiello appliquent la théorie quantique des champs à plusieurs corps développée en physique de la matière condensée pour décrire ces ondes cérébrales cohérentes à longue portée [ 76 ] . Hunt et Schooler proposent une théorie de résonance générale pour expliquer comment les structures résonnantes communiquent et parviennent à une résonance partagée [ 59 ] . Cependant, le mécanisme spécifique reste inconnu dans ces théories.
Selon la théorie quantique quantique, la similitude entre la RS et les ondes cérébrales thêta, alpha, bêta, gamma et autres n’est pas fortuite. Les ondes alpha, bêta, gamma et autres proviennent de la capacité du cerveau à entrer en résonance avec la RS, qui fait partie du champ vibratoire quantique universel. Ces résonances transportent la RS à l’intérieur du cerveau. Si différentes parties du cerveau peuvent entrer en résonance avec la RS, elles peuvent alors recevoir et émettre des ondes cérébrales dans sa gamme. Ce processus permet d’établir une cohérence avec la RS, ce qui peut conduire à une synchronie entre différentes parties du cerveau. Les RS qui circulent dans notre cerveau peuvent stimuler simultanément différentes parties du cerveau. C’est pourquoi la synchronie et la cohérence instantanées des différentes parties du cerveau se produisent dans les bandes de fréquences alpha (8-12 Hz), bêta (12-30 Hz), gamma (30-100 Hz) et peut-être dans d’autres bandes de fréquences. Ce type de cohérence et de synchronicité peut également se produire entre différentes parties du corps, des personnes et différents objets sur Terre, comme cela a été démontré dans des expériences [ 68 ] – [ 75 ] .
Il est important de souligner que les ondes cérébrales thêta, alpha, bêta, gamma et autres ne constituent qu’un groupe d’ondes cérébrales. De nombreuses autres ondes cérébrales proviennent de résonances avec d’autres vibrations du champ vibratoire universel.
On peut se demander pourquoi le corps a développé la capacité de résonner avec la RS. Cela pourrait s’expliquer par le fait que cette capacité permet au corps de recevoir et d’envoyer des informations, de l’énergie et de la matière depuis et vers la Terre, ainsi que vers toutes les autres entités présentes sur cette planète. Par exemple, les humains et d’autres formes de vie, comme les plantes et les animaux, développent la capacité de résonner avec la lumière visible et de la recevoir, laquelle transporte des informations, de l’énergie et de la matière du soleil par le biais de ces vibrations. Les systèmes vivants développent des capacités essentielles pour résonner avec et recevoir diverses vibrations entre eux, ainsi qu’avec la Terre, le Soleil, les galaxies et l’univers. Ces informations, cette énergie et cette matière peuvent être vitales pour la survie, la vitalité, la santé, le bien-être, l’immunité, la communication, l’inspiration, le but et le sens de la vie, ainsi que pour la santé et le développement physique, mental, émotionnel et spirituel. Être capable de résonner avec ces vibrations peut également aider à se connecter aux autres, à la Terre, au Soleil, à la galaxie et à l’univers. Cela peut permettre à la vie et à la conscience d’atteindre des niveaux supérieurs, impliquant des degrés toujours plus élevés de connexion, d’ordre, de synchronie et de complexité. Cela pourrait constituer une orientation de recherche importante pour approfondir les mystères du cerveau, de la conscience et de la vie en général.
4.4. Étudier le réseau neuronal du cerveau comme un système d’information quantique
Selon la théorie quantique de l’information (QTOC), nous devons étudier le réseau neuronal du cerveau comme un système d’information quantique. Ces dernières années, la recherche sur la théorie de l’information quantique a connu de grands progrès [ 77 ], qui est non seulement au cœur des technologies de l’information modernes, mais offre également de nouveaux angles, outils et méthodes dans de nombreux domaines. Nous l’appliquons ici à l’étude des réseaux neuronaux.
L’informatique quantique offre une compréhension théorique de la corrélation, notamment des nouveaux concepts appelés « intrication quantique » et « entropie d’intrication ». L’entropie normale mesure le degré de désordre et d’incertitude existant au sein d’un objet. L’entropie d’intrication mesure la connexion, la corrélation et la cohérence existant au sein d’un objet ou entre des objets. Des milliers d’articles de recherche étudiant les propriétés de l’intrication quantique ont été publiés au cours des deux dernières décennies. Le principal résultat est que l’interaction et la connexion entre unités voisines (par exemple, spins, électrons, protons, atomes, molécules, neurones, cellules, synapses) peuvent conduire à l’intrication et engendrer un ordre à longue portée et diverses transitions de phase. Certains des nouveaux états de phase ne sont rien d’autre que les schémas de l’intrication à plusieurs corps. Les schémas non triviaux de l’intrication sont à l’origine de nombreux phénomènes très nouveaux dans la matière condensée [ 77 ].
Tout système quantique interagit inévitablement avec son environnement et conduit à la décohérence. Pour protéger un système du bruit, des codes correcteurs d’erreurs quantiques sont développés. L’idée principale de ces codes est derépartir l’information quantique d’un qubit sur un état hautement intriqué de plusieurs qubits. De cette manière, les erreurs causées par la décohérence de l’environnement peuvent être corrigées ou réduites.
Français La recherche sur la formation de la mémoire dans le cerveau indique que la mémoire est la réactivation d’un groupe spécifique de neurones, formé de décharges persistantes qui conduisent à des changements dans la force des connexions entre les neurones. Depuis les travaux expérimentaux de Karl Lashley dans les années 1940, on sait que de nombreuses activités fonctionnelles du cerveau ne peuvent pas être directement liées à des cellules neuronales spécifiques ; elles impliquent plutôt des régions étendues du cerveau [ 78 ] [ 79 ] . La description de la non-localité des fonctions cérébrales, en particulier du stockage et du rappel de la mémoire, était l’objectif principal du modèle quantique du cerveau proposé en 1967 par Ricciardi et Umezawa [ 33 ] , qui est basé sur la théorie quantique des champs (QFT) des systèmes à plusieurs corps. L’extension du modèle à la dynamique dissipative a été récemment étudiée [ 9 ] en relation avec la possibilité de modéliser des réseaux neuronaux présentant une dynamique collective et des corrélations à longue portée entre les unités du réseau.
Du point de vue de la théorie de l’information quantique, les riches structures des protéines, de l’ADN, des microtubules, des membranes, des neurones et des réseaux neuronaux sont à l’origine de l’intrication, de la cohérence et de la corrélation. Des activations instantanées et cohérentes dans le réseau neuronal cérébral sont essentielles à la formation des connexions et des interactions entre les neurones. Ces interactions peuvent établir une nouvelle intrication et une nouvelle cohérence, susceptibles de conduire à des états particuliers ou à des transitions de phase. Du point de vue de la théorie de l’information quantique, la mémoire correspond aux nouveaux états intriqués uniques et à la transition de phase vers un nouvel état cohérent.
Il est intéressant de noter que notre cerveau s’est développé et utilise naturellement des codes de correction d’erreurs quantiques pour protéger la mémoire. Chaque neurone contient des milliers, voire des dizaines de milliers, de synapses, connectées par le même corps cellulaire et donc intriquées quantiquement. Chaque synapse peut recevoir la même information quantique. Toutes les synapses de chaque neurone peuvent contenir des copies de cette même information quantique. Ainsi, l’information quantique est répartie sur un état hautement intriqué composé de plusieurs éléments. De cette façon, les erreurs causées par la décohérence de l’environnement peuvent être corrigées ou réduites. Le système neuronal utilise un code de correction d’erreurs pour protéger l’intrication et la mémoire.
L’intrication quantique n’existe pas seulement au niveau neuronal ; elle est également répandue au niveau vibratoire. Elle est essentielle à la compréhension des ondes cérébrales et de leur relation avec la conscience, les structures et fonctions cérébrales, ainsi que la structure, les fonctions et l’expression de l’ADN. L’étude du réseau neuronal cérébral, de l’ADN et du système vital en tant que système d’information quantique pourrait mener à des avancées plus profondes et plus importantes dans l’étude de la conscience et de la vie en général.
Dans cet article, nous suggérons que la conscience est un phénomène quantique. La résolution du problème de mesure quantique peut conduire à la résolution du problème complexe de la conscience. Nous proposons une théorie quantique de la conscience (QTOC) fondée sur une nouvelle interprétation de la physique quantique. Dans cette QTOC, tout naît d’un champ vibrationnel porteur de matière, d’énergie et d’information, décrit mathématiquement en termes de fonction d’onde. L’expérience consciente se produit par l’activation et l’application d’un corps capable de recevoir des vibrations par résonance ou par l’information, l’énergie et la matière. Cette QTOC fournit les fondements physiques et la formulation mathématique pour :
1) Aborder le problème difficile de la conscience.
2) Développer divers modèles de conscience et étendre les théories existantes.
3) Il prédit l’existence d’un champ vibratoire quantique universel, auquel tout peut accéder, recevoir et envoyer des informations, de l’énergie et de la matière.
4) Expliquez la synchronisation à grande échelle et presque instantanée des ondes cérébrales telles que les ondes cérébrales gamma, bêta et alpha et pourquoi et comment ces ondes cérébrales sont corrélées avec les résonances de Schumann, ainsi que pourquoi et comment une telle cohérence peut se produire non seulement entre différentes parties du cerveau et du corps, mais aussi des objets externes, la terre, le soleil et même les galaxies et l’univers.
5) Appliquer les progrès actuels de la théorie de l’information quantique, en particulier les connaissances sur l’intrication quantique et les codes de correction d’erreurs quantiques, pour étudier le réseau neuronal du cerveau et apporter un nouvel éclairage sur les neurosciences, par exemple sur le mécanisme de la mémoire.
Nous concluons que cette théorie quantique de la conscience (QTOC) mérite d’être approfondie et développée. Nous renvoyons à des travaux futurs pour une application et des tests plus détaillés de cette QTOC. Commentaires, discussions et collaborations sont les bienvenus.
Nous tenons à remercier Rollin McCraty pour avoir partagé ses recherches, Jonathan Schooler pour ses conseils et suggestions, et Nikki Johnson pour ses précieuses informations, suggestions, références et corrections. Nous remercions également le Dr Rugina pour ses échanges, commentaires, conseils et son aide à la publication, ainsi que Daniela Rambaldini pour ses illustrations.
Cette recherche a été financée en partie par la National Science Foundation sous la subvention n° NSF PHY-1748958.
Conflits d’intérêts
Les auteurs déclarent que la recherche a été menée en l’absence de toute relation commerciale ou financière qui pourrait être interprétée comme un conflit d’intérêt potentiel.
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