Quelle est la taille de l’Univers ? Entre horizon cosmologique et infini d’environ 46 milliards d’années-lumière, une valeur qui semble paradoxale étant donné que l’âge de l’Univers est estimé à 13,8 milliards d’années. Ce paradoxe s’explique par l’expansion de l’Univers : l’espace lui-même s’étire, permettant à la lumière de voyager sur des distances plus grandes que le simple produit de la vitesse de la lumière par l’âge de l’Univers.
L’expansion de l’Univers
L’expansion de l’Univers signifie que l’espace lui-même grandit avec le temps. Ce n’est pas que les galaxies « voyagent » à travers l’espace comme des fusées, mais plutôt que l’espace entre elles s’étire, un peu comme les points dessinés sur la surface d’un ballon de baudruche qu’on gonfle.
Cette idée a été confirmée par Edwin Hubble en 1929, en observant que plus une galaxie est lointaine, plus elle s’éloigne rapidement de nous. On résume cela par la formule simple : v=H×d, où v est la vitesse d’éloignement, d la distance et H la constante de Hubble.
Grâce à cette expansion, l’Univers observable est beaucoup plus vaste que son âge exprimé en années-lumière : bien qu’il ait 13,8 milliards d’années, son rayon observable atteint environ 46 milliards d’années-lumière. La lumière des galaxies lointaines a voyagé pendant tout ce temps, mais l’espace s’est étiré pendant son trajet.
N.B. : Les découvertes récentes montrent même que cette expansion s’accélère, comme si une mystérieuse « énergie noire » poussait l’Univers à grandir de plus en plus vite.
Pourquoi l’univers observable est-il plus grand que son âge ?
La distance mesurée à un instant cosmologique donné est appelée distance comobile, c’est-à-dire en « gelant » l’expansion à un moment donné. C’est la définition utilisée aujourd’hui pour exprimer le rayon observable de 13,8 milliards d’années.
Cependant, le rayon comobile correspond à une mesure de distance qui reste fixe pour un objet donné, indépendamment de l’expansion de l’Univers. Par exemple, une galaxie dont la lumière met 13,8 milliards d’années à nous parvenir se trouve actuellement à environ 46 milliards d’années-lumière en distance comobile. Cette grandeur est essentielle pour comparer des échelles cosmologiques, car elle neutralise l’effet de l’expansion et permet de définir clairement le volume de l’Univers observable.
N.B. : La valeur « 46,5 Gly » désigne une distance comobile aujourd’hui, pas la durée de parcours de la lumière; la différence provient de l’expansion de l’espace.
Au-delà de l’horizon : l’Univers inaccessible
Au-delà de cet horizon de 46 milliards d’années-lumière, existe une partie de l’Univers que nous ne pouvons pas observer. La lumière provenant de ces régions n’a pas encore eu le temps de nous parvenir depuis le Big Bang. Selon les modèles cosmologiques standard, l’Univers pourrait être soit infini, soit fini mais sans bord.
Les différents horizons
Pour comprendre l’Univers observable, il faut distinguer plusieurs notions de distance et de temps. Ensemble, ces concepts permettent de mieux visualiser la structure et l’évolution de l’Univers observable.
Le rayon comobile observable correspond à la distance la plus lointaine que nous pouvons voir aujourd’hui, soit environ 46 milliards d’années-lumière.
Le diamètre observable représente la taille totale de la sphère centrée sur nous, c’est-à-dire deux fois le rayon comobile, soit environ 93 milliards d’années-lumière.
Le rayon de Hubble définit une échelle où l’expansion de l’espace atteint la vitesse de la lumière, environ 14 milliards d’années-lumière.
L’âge de l’Univers indique le temps écoulé depuis le Big Bang, soit 13,8 milliards d’années.
Comparaison des horizons et valeurs caractéristiques
Concept
Définition
Valeur indicative
Commentaire
Rayon comobile observable
Distance comobile aujourd’hui jusqu’à la surface de dernière diffusion
≈ 46,5 Gly
Valeur modèle-dépendante, citée couramment comme « 46 milliards d’années-lumière ».
Diamètre observable
Deux fois le rayon comobile
≈ 93 Gly
Volume comobile observé associé à la sphère centrée sur l’observateur.
Rayon de Hubble
c/H0, échelle caractéristique
≈ 14,4 Gly
Échelle liée à la valeur de H0; sens physique différent de l’horizon des particules.
Âge de l’Univers
Temps écoulé depuis le Big Bang
≈ 13,8 Gyr
Paramètre bien contraint par la CMB et la synthèse de données cosmologiques.
Voyager plus vite que la lumière : est-ce possible ?
Selon la relativité restreinte d’Einstein, rien ne peut se déplacer plus vite que la lumière dans le vide. Cette vitesse limite, c≈299792 km/s, est fondamentale pour la causalité et la structure même de l’espace-temps. Ainsi, un vaisseau ou une particule ne peut jamais atteindre ou dépasser cette vitesse en se déplaçant localement dans l’espace.
Cependant, il existe des exceptions à l’échelle cosmologique. L’expansion de l’Univers peut séparer deux objets à une vitesse apparente supérieure à celle de la lumière, sans violer la relativité. En effet, ce n’est pas l’objet qui bouge à travers l’espace plus vite que c, mais l’espace lui-même qui s’étire entre eux. C’est ce qui explique pourquoi des galaxies très lointaines semblent s’éloigner plus vite que la lumière de nous, dans le cadre du modèle standard ΛLa taille de l’univers
Paradoxe de la limite de l’Univers observable : L’horizon cosmologique
L’Univers observable a un rayon d’environ 46 milliards d’années-lumière, une valeur qui semble paradoxale étant donné que l’âge de l’Univers est estimé à 13,8 milliards d’années. Ce paradoxe s’explique par l’expansion de l’Univers : l’espace lui-même s’étire, permettant à la lumière de voyager sur des distances plus grandes que le simple produit de la vitesse de la lumière par l’âge de l’Univers.
L’expansion de l’Univers
L’expansion de l’Univers signifie que l’espace lui-même grandit avec le temps. Ce n’est pas que les galaxies « voyagent » à travers l’espace comme des fusées, mais plutôt que l’espace entre elles s’étire, un peu comme les points dessinés sur la surface d’un ballon de baudruche qu’on gonfle.
Cette idée a été confirmée par Edwin Hubble en 1929, en observant que plus une galaxie est lointaine, plus elle s’éloigne rapidement de nous. On résume cela par la formule simple : v=H×d, où v est la vitesse d’éloignement, d la distance et H la constante de Hubble.
Grâce à cette expansion, l’Univers observable est beaucoup plus vaste que son âge exprimé en années-lumière : bien qu’il ait 13,8 milliards d’années, son rayon observable atteint environ 46 milliards d’années-lumière. La lumière des galaxies lointaines a voyagé pendant tout ce temps, mais l’espace s’est étiré pendant son trajet.
N.B. : Les découvertes récentes montrent même que cette expansion s’accélère, comme si une mystérieuse « énergie noire » poussait l’Univers à grandir de plus en plus vite.
Pourquoi l’univers observable est-il plus grand que son âge ?
La distance mesurée à un instant cosmologique donné est appelée distance comobile, c’est-à-dire en « gelant » l’expansion à un moment donné. C’est la définition utilisée aujourd’hui pour exprimer le rayon observable de 13,8 milliards d’années.
Cependant, le rayon comobile correspond à une mesure de distance qui reste fixe pour un objet donné, indépendamment de l’expansion de l’Univers. Par exemple, une galaxie dont la lumière met 13,8 milliards d’années à nous parvenir se trouve actuellement à environ 46 milliards d’années-lumière en distance comobile. Cette grandeur est essentielle pour comparer des échelles cosmologiques, car elle neutralise l’effet de l’expansion et permet de définir clairement le volume de l’Univers observable.
N.B. : La valeur « 46,5 Gly » désigne une distance comobile aujourd’hui, pas la durée de parcours de la lumière; la différence provient de l’expansion de l’espace.
Au-delà de l’horizon : l’Univers inaccessible
Au-delà de cet horizon de 46 milliards d’années-lumière, existe une partie de l’Univers que nous ne pouvons pas observer. La lumière provenant de ces régions n’a pas encore eu le temps de nous parvenir depuis le Big Bang. Selon les modèles cosmologiques standard, l’Univers pourrait être soit infini, soit fini mais sans bord.
Les différents horizons
Pour comprendre l’Univers observable, il faut distinguer plusieurs notions de distance et de temps. Ensemble, ces concepts permettent de mieux visualiser la structure et l’évolution de l’Univers observable.
Le rayon comobile observable correspond à la distance la plus lointaine que nous pouvons voir aujourd’hui, soit environ 46 milliards d’années-lumière.
Le diamètre observable représente la taille totale de la sphère centrée sur nous, c’est-à-dire deux fois le rayon comobile, soit environ 93 milliards d’années-lumière.
Le rayon de Hubble définit une échelle où l’expansion de l’espace atteint la vitesse de la lumière, environ 14 milliards d’années-lumière.
L’âge de l’Univers indique le temps écoulé depuis le Big Bang, soit 13,8 milliards d’années.
Comparaison des horizons et valeurs caractéristiques
Concept
Définition
Valeur indicative
Commentaire
Rayon comobile observable
Distance comobile aujourd’hui jusqu’à la surface de dernière diffusion
≈ 46,5 Gly
Valeur modèle-dépendante, citée couramment comme « 46 milliards d’années-lumière ».
Diamètre observable
Deux fois le rayon comobile
≈ 93 Gly
Volume comobile observé associé à la sphère centrée sur l’observateur.
Rayon de Hubble
c/H0, échelle caractéristique
≈ 14,4 Gly
Échelle liée à la valeur de H0; sens physique différent de l’horizon des particules.
Âge de l’Univers
Temps écoulé depuis le Big Bang
≈ 13,8 Gyr
Paramètre bien contraint par la CMB et la synthèse de données cosmologiques.
Voyager plus vite que la lumière : est-ce possible ?
Selon la relativité restreinte d’Einstein, rien ne peut se déplacer plus vite que la lumière dans le vide. Cette vitesse limite, c≈299792 km/s, est fondamentale pour la causalité et la structure même de l’espace-temps. Ainsi, un vaisseau ou une particule ne peut jamais atteindre ou dépasser cette vitesse en se déplaçant localement dans l’espace.
Cependant, il existe des exceptions à l’échelle cosmologique. L’expansion de l’Univers peut séparer deux objets à une vitesse apparente supérieure à celle de la lumière, sans violer la relativité. En effet, ce n’est pas l’objet qui bouge à travers l’espace plus vite que c, mais l’espace lui-même qui s’étire entre eux. C’est ce qui explique pourquoi des galaxies très lointaines semblent s’éloigner plus vite que la lumière de nous, dans le cadre du modèle standard Λ
Dans un monde où les tensions montent dans des zones maritimes stratégiques comme la mer Baltique et la mer Rouge, les forces navales doivent s’adapter aux nouvelles menaces technologiques. La série d’exercices Sharpshooter répond à ces défis en préparant les marines alliées à des menaces multi-domaines et rapides. Cette initiative, intégrée au Long-Term Partnering Agreement (LTPA) du Royaume-Uni avec QinetiQ, explore des scénarios d’engagement modernes et complexes qui influencent directement la sécurité internationale.
Un entraînement qui innove et mise sur la coopération
L’exercice Sharpshooter, mené au MOD Aberporth (site d’essais du ministère britannique de la Défense) au Pays de Galles, marque une avancée dans la préparation opérationnelle. Il a impliqué la frégate HNLMS Evertsen de la marine néerlandaise, qui opérait à environ 32,19 km des côtes galloises. Conçu pour une formation hybride, l’exercice combine menaces synthétiques et menaces réelles.
Parmi les procédés testés figurent des essaims de petits drones, des véhicules de surface semi-autonomes et des drones brouilleurs de signaux, le tout pour simuler des attaques coordonnées et multi-vecteurs. L’approche met l’équipage dans des conditions de forte pression.
Des drones aériens Banshee Whirlwind et des véhicules de surface sans équipage Hammerhead ont servi de cibles matérielles. La frégate a dû abattre cinq cibles aériennes et couler deux navires autonomes. Le commandant Marcel Keveling de la Marine royale néerlandaise a souligné l’intérêt de l’exercice : « Pouvoir tirer sur des cibles réelles et maintenir notre équipage dans un état de préparation plus élevé pendant plusieurs jours nous a enseigné de nombreuses leçons. »
Les résultats et ce qu’ils changent
L’exercice a permis d’améliorer l’état de préparation et a mis en lumière la valeur d’un entraînement adapté aux menaces modernes. Des menaces synthétiques, comme des missiles de croisière virtuels, ont aussi été introduites pour tester la réponse des systèmes d’alerte précoce et d’interception. Malgré une échelle limitée, l’opération a constitué un tournant dans l’évaluation de la capacité européenne à gérer des menaces asymétriques que l’entraînement conventionnel ne couvre pas toujours.
Will Blamey, Chief Executive de UK Defence chez QinetiQ, a déclaré : « Avec l’interopérabilité entre les nations plus importante que jamais, ces exercices offrent au Royaume-Uni et à ses alliés la possibilité de s’entraîner côte à côte, en partageant tactiques et enseignements pour améliorer la préparation. » Cette remarque met en avant les bénéfices stratégiques de la coopération internationale.
Le terme neutrino stérile est utilisé pour le distinguer du neutrino actif du modèle standard, qui dispose d’une charge pour l’interaction faible. Ce terme se rapporte habituellement au neutrino dextrogyre, particule qu’il faudrait alors ajouter au modèle standard. Occasionnellement, cette désignation peut s’employer dans un sens plus général pour tout fermion neutre.
L’existence du neutrino dextrogyre est bien motivée sur le plan théorique, puisque tous les autres fermions connus ont été observés avec des chiralités droite et gauche, et on peut ainsi expliquer d’une façon naturelle les masses observées des neutrinos actifs. Sa masse exacte est inconnue, quoique située entre 1 et 15 eV.
Le nombre de types de neutrinos stériles est inconnu. Ceci contraste avec le nombre de types de neutrinos actifs, nécessairement égal à celui des leptons chargés et des générations de quarks pour assurer la liberté d’anomalie de l’interaction électrofaible.
La recherche de ces particules est un domaine actif de la physique des particules. S’ils existent et que leur masse est inférieure à celle des particules dans les expériences, ils peuvent être produits en laboratoire, soit par mélange entre des neutrinos actifs et des neutrinos stériles ou par collisions de particules à haute énergie. S’ils sont plus lourds, la seule conséquence directement observable de leur existence serait détectable en observant les masses des neutrinos actifs. Ils peuvent être cependant responsables de certains phénomènes inexpliqués en physique cosmologique et en astrophysique, tels que la matière noire, la baryogenèse ou la radiation noire(en)[1]. Le neutrino stérile peut être un lepton lourd neutre (NHL pour l’anglais Neutral Heavy Lepton, ou Heavy Neutral Lepton, HNL).
Terminologie
La littérature scientifique fait également référence à ces particules sous le nom de neutrino dextrogyre léger et neutrino inerte.
Les résultats expérimentaux montrent que (presque) tous les neutrinos produits et observés sont lévogyres (spin antiparallèle au moment), et que tous les antineutrinos ont une hélicité dextrogyre, à l’intérieur de la marge d’erreur. Dans la limite de l’absence de masse, ceci signifie qu’on n’observe qu’une seule des deux chiralités possibles pour chacune des deux particules. Ce sont les seules hélicités (et chiralités) prévues par le modèle standard. Il prévoit également que seuls ces neutrinos existent.
Des expériences récentes telles que l’oscillation des neutrinos ont cependant montré qu’ils ont une masse non nulle, ce qui n’est pas prévu par le modèle standard et suggère une nouvelle physique encore inconnue. Cette masse non prévue explique les neutrinos à hélicité dextrogyre et les antineutrinos lévogyres. Puisqu’ils ne se déplacent pas à la vitesse de la lumière, leur hélicité n’est pas invariante du point de vue de la relativité : il est possible de se déplacer plus rapidement qu’eux et d’observer l’hélicité opposée. Pourtant, tous les neutrinos ont été observés avec une chiralité à gauche, et tous les antineutrinos à droite. La chiralité est une propriété fondamentale des particules et « est » invariante du point de vue de la relativité : elle est la même dans tous les systèmes de références, quelles que soient la vitesse et la masse de la particule. La question demeure donc : les neutrinos et les antineutrinos peuvent-ils se différencier seulement par la chiralité ? Ou bien les neutrinos dextrogyres et les antineutrinos lévogyres existent-ils en tant que particules distinctes ?
Faute de charge, le neutrino stérile n’a aucune interaction électromagnétique, qu’elle soit faible ou forte, ce qui rend sa détection extrêmement difficile Il a une interaction de Yukawa avec les leptons ordinaires et le boson de Higgs, qui, via le mécanisme de Higgs conduit au mélange avec les neutrinos ordinaires.
Dans le modèle standard, la masse des particules est générée par le mécanisme de Higgs, dans lequel la symétrie du vide SU(2)L × U(1) est spontanément brisée. Dans le mécanisme de Higgs, un doublet de champs scalaires de Higgs, ou bosons de Higgs, interagit avec d’autres particules. À travers le processus de brisure spontanée de symétrie, le champ de Higgs développe une valeur d’attente du vide, , et dans le Lagrangien pour les fonctions d’onde du neutrino, un champ de Dirac massif fait son apparition :
Il en est ainsi pour les leptons chargés, et en particulier les électrons. Mais le modèle standard ne dispose pas du terme de masse de Dirac correspondant pour les neutrinos. Les interactions faibles ne s’appliquent qu’aux cas lévogyres, en sorte que les neutrinos dextrogyres ne figurent pas dans le Lagrangien du modèle standard. Par conséquent, il n’est pas possible de former les termes de masse pour les neutrinos dans le modèle standard : le modèle ne prédit qu’un neutrino lévogyre et son antiparticule, un antineutrino dextrogyre, pour chaque génération.
L’idée d’une masse différente pour les neutrinos stériles, prédite comme significativement plus lourde que celle de leurs contreparties normales, provient de la question sur ce qui forme la différence entre une particule et son antiparticule. Pour toute particule chargée, par exemple, l’électron, la réponse est simple : son antiparticule, le positron, a une charge électrique opposée. De même, un quark up a une charge de +2/3 et (par exemple) une charge de couleur rouge, alors que son antiparticule a une charge électrique de -2/3 et une charge de couleur anti-rouge.
Pour le neutrino non chargé, la réponse est moins claire. Les neutrinos sans masse du modèle standard ne diffèrent de leur antiparticule que par leur chiralité, et ainsi, leur hélicité. Mais comme on a pu observer que les neutrinos ont une masse, il existe peut-être une physique différente du modèle standard, et ceci ouvre la possibilité de deux natures différentes du neutrino : le modèle de Dirac et celui de Majorana.
La masse du neutrino dextrogyre lui-même est inconnue et pourrait prendre n’importe quelle valeur d’environ 1 eV à 1015 GeV[1].
Les modèles de Majorana ou de Dirac ?
Si l’on accepte qu’une particule ne nécessite pas d’être différente de certains points de vue de son antiparticule, alors le neutrino serait un fermion de Majorana, et pourrait être le premier du genre. Le concept de particule de Majorana a été introduit initialement par Ettore Majorana en 1937. Le pion (particule), un méson neutre, le photon, et le boson Z sont des exemples pour les bosons : ils sont tous identiques à leur antiparticule. Si c’était le cas, le neutrino massif serait sa propre antiparticule, et pourrait s’annihiler avec un autre neutrino de même type, ouvrant la possibilité d’une double désintégration bêta sans émission de neutrino, et le neutrino stérile ne doit pas nécessairement différer du neutrino qu’on connait déjà par autre chose que sa chiralité.
Cependant, si l’on accepte qu’une particule doit être différente sous certains aspects de son antiparticule, alors le neutrino est un fermion de Dirac. Tous les fermions connus sont des fermions de Dirac. Un exemple est le neutron, qui n’a pas de charge électrique mais diffère de son antiparticule du fait de sa composition en quarks[2]. Le kaon neutre, un boson, est également, dans un certain sens, une particule de Dirac.
En termes mathématiques, il faut utiliser la transformation des propriétés des particules. On définit un champ de Majorana comme un état propre de la conjugaison de charge (C). Cette définition ne vaut que pour les champs libres, et doit être généralisée aux champs en interaction. Les neutrinos n’interagissent que via l’interaction faible, qui n’est pas invariante vis-à-vis de la conjugaison de charge, donc un neutrino de Majorana en interaction ne peut pas être un état propre de C. La définition généralisée est : « un champ de neutrinos de Majorana est un état propre de la transformation CP ».
Par conséquent, les neutrinos de Dirac et de Majorana se comportent de façon différente au regard de la transformation CP (en réalité les transformations de Lorentz et CPT). La distinction entre les neutrinos de Majorana et de Dirac n’est pas seulement théorique. Un neutrino de Dirac massif doit avoir des moments magnétique et électrique différents de zéro, qui pourraient être observés expérimentalement, ce qui n’est pas le cas du neutrino de Majorana.
Les particules de Dirac et de Majorana ne diffèrent que si leur masse au repos est différente de zéro. Si le neutrino n’a pas de masse et se déplace à la vitesse de la lumière, alors la transformation de Lorentz vers un référentiel se déplaçant plus rapidement n’est pas possible. La différence entre les types disparaît graduellement. Pour le neutrino de Dirac, les moments dipolaires sont proportionnels à la masse et devraient disparaître pour une particule sans masse. Les deux termes de masse de Majorana et de Dirac, cependant, apparaîtront dans le Lagrangien de masse si les neutrinos ont une masse, ce que nous savons maintenant être le cas.
La suggestion qu’un neutrino puisse être une particule de Majorana conduit à l’explication possible de la masse négligeable du neutrino en regard des masses des autres fermions du modèle standard.
Si le neutrino est une particule de Majorana, alors on peut affirmer qu’au-delà du neutrino lévogyre, qui s’accouple avec les leptons chargés de sa famille dans le cas de la charge faible, il existe aussi un partenaire neutrino dextrogyre qui est un isosinglet faible et ne s’accouple directement à aucun fermion ou boson. Les deux neutrinos ont une masse et la chiralité n’est pas préservée (donc « neutrino lévogyre ou dextrogyre » signifie plutôt que l’état invoqué est celui qui sera statistiquement observé majoritairement). Pour obtenir les états propres de masse du neutrino, il faut diagonaliser la matrice M de la masse générale :
où et sont respectivement les termes de grande taille et de taille intermédiaire.
Au-delà de l’évidence empirique, il existe également une justification théorique du mécanisme see-saw dans différentes extensions du modèle standard. Aussi bien les GUTs que les modèles de symétries lévogyres prédisent la relation suivante :
D’après les GUTs et les modèles lévogyres, le neutrino dextrogyre est extrêmement lourd : 10 GeV5-10 GeV12 alors que la plus petite eigenvalue est approximativement égale à : :
C’est le mécanisme de see-saw : lorsque le neutrino stérile dextrogyre s’alourdit, le neutrino normal lévogyre s’allège. Le neutrino lévogyre est un mélange de deux neutrinos de Majorana, et ce processus de mélange est ce qui donne sa masse au neutrino.
Essais de détection
Intérieur du détécteur MiniBooNE du Fermilab utilisé pour la détection de neutrinos.
La production et la désintégration de neutrinos stériles peuvent se produire au travers du mélange avec des neutrinos virtuels (« noyaux hors masse »). Plusieurs expériences ont été montées pour découvrir ou observer les NHL (Neutrinos lévogyres), par exemple l’expérience NuTeV (E815) au Fermilab ou au LEP du CERN. Elles ont toutes conduit au constat des limites des observations plutôt qu’à l’observation réelle de ces particules. S’ils constituent effectivement l’un des composants de la matière noire, des détecteurs sensibles aux rayons X sont nécessaires pour observer le rayonnement émis par leur désintégration[3].
Les neutrinos stériles peuvent se mélanger aux neutrinos ordinaires via une masse de Dirac, mais les neutrinos, selon leur chiralité ont des nombres quantiques différents, ce qui empêche les mélanges. Les neutrinos stériles et les neutrinos ordinaires peuvent aussi avoir des masses de Majorana. Dans certains modèles, les deux masses de Dirac et de Majorana sont utilisées dans un mécanisme de see-saw, qui mène à une diminution des masses des neutrinos ordinaires et alourdit beaucoup le neutrino stérile par rapport au neutrino en interaction du modèle standard. Dans certains modèles, les neutrinos lourds peuvent avoir des masses jusqu’à l’échelle GUT (10 GeV15). Dans d’autres modèles, ils peuvent être plus légers que les bosons de jauge faible W et Z comme dans le modèle appelé νMSM où leurs masses se situent entre le GeV et le keV. Un neutrino stérile léger (d’une masse d’1 eV) a été suggéré comme explication possible des résultats de l’expérience LSND. Le 11 avril 2007, des chercheurs de l’expérience MiniBooNE au FermiLab ont annoncé n’avoir trouvé aucune preuve à l’appui de l’existence d’un tel neutrino stérile[4]. Des résultats et des analyses plus récents ont apporté quelque soutien en faveur des neutrinos stériles[5],[6],[7].
Deux détecteurs séparés à proximité d’un réacteur nucléaire en France ont trouvé un manque de 3% d’antineutrinos. Les chercheurs chargés de ce programme ont suggéré l’existence d’un quatrième neutrino d’une masse de 0,7 Kev[8]. Les neutrinos stériles sont également des candidats pour le rayonnement noir.
Le nombre de neutrinos et les masses des particules peuvent avoir des effets à grande échelle contribuant à l’apparence du fond diffus cosmologique. Le nombre total d’espèces de neutrinos, par exemple, affecte le taux d’expansion du cosmos dans ses premiers âges : un plus grand nombre de neutrinos signifie une expansion plus rapide. Les données du satellite Planck livrées en 2013 n’ont présenté aucune preuve de particule ressemblant au neutrinos, ce qui compromet les espoirs quant à leur existence[9].
L’expérience KATRIN a permis d’infirmer la présence de neutrinos stériles légers dans certaines gammes de paramètres[10]. Avec le détecteur TRISTAN, cette capacité doit avoir une gamme de détection élargie aux neutrinos stériles lourds[11].
L’expérience Neutrino-4, démarrée en 2014 avec un modèle de détecteur [12] et poursuivie avec un détecteur grandeur nature en 2016-2021, a permis d’obtenir le résultat de l’observation directe de l’effet d’oscillation dans la région de paramètres Δm2 14 = (7.3 ± 0.13st ± 1.16syst) eV2 et sin22θ14 = 0.36 ± 0.12stat (2.9σ)[13]. La simulation a montré le signal de détecteur attendu en cas de détection d’oscillation[14].
ou de Dirac ?
Si l’on accepte qu’une particule ne nécessite pas d’être différente de certains points de vue de son antiparticule, alors le neutrino serait un fermion de Majorana, et pourrait être le premier du genre. Le concept de particule de Majorana a été introduit initialement par Ettore Majorana en 1937. Le pion (particule), un méson neutre, le photon, et le boson Z sont des exemples pour les bosons : ils sont tous identiques à leur antiparticule. Si c’était le cas, le neutrino massif serait sa propre antiparticule, et pourrait s’annihiler avec un autre neutrino de même type, ouvrant la possibilité d’une double désintégration bêta sans émission de neutrino, et le neutrino stérile ne doit pas nécessairement différer du neutrino qu’on connait déjà par autre chose que sa chiralité.
Cependant, si l’on accepte qu’une particule doit être différente sous certains aspects de son antiparticule, alors le neutrino est un fermion de Dirac. Tous les fermions connus sont des fermions de Dirac. Un exemple est le neutron, qui n’a pas de charge électrique mais diffère de son antiparticule du fait de sa composition en quarks[2]. Le kaon neutre, un boson, est également, dans un certain sens, une particule de Dirac.
En termes mathématiques, il faut utiliser la transformation des propriétés des particules. On définit un champ de Majorana comme un état propre de la conjugaison de charge (C). Cette définition ne vaut que pour les champs libres, et doit être généralisée aux champs en interaction. Les neutrinos n’interagissent que via l’interaction faible, qui n’est pas invariante vis-à-vis de la conjugaison de charge, donc un neutrino de Majorana en interaction ne peut pas être un état propre de C. La définition généralisée est : « un champ de neutrinos de Majorana est un état propre de la transformation CP ».
Par conséquent, les neutrinos de Dirac et de Majorana se comportent de façon différente au regard de la transformation CP (en réalité les transformations de Lorentz et CPT). La distinction entre les neutrinos de Majorana et de Dirac n’est pas seulement théorique. Un neutrino de Dirac massif doit avoir des moments magnétique et électrique différents de zéro, qui pourraient être observés expérimentalement, ce qui n’est pas le cas du neutrino de Majorana.
Les particules de Dirac et de Majorana ne diffèrent que si leur masse au repos est différente de zéro. Si le neutrino n’a pas de masse et se déplace à la vitesse de la lumière, alors la transformation de Lorentz vers un référentiel se déplaçant plus rapidement n’est pas possible. La différence entre les types disparaît graduellement. Pour le neutrino de Dirac, les moments dipolaires sont proportionnels à la masse et devraient disparaître pour une particule sans masse. Les deux termes de masse de Majorana et de Dirac, cependant, apparaîtront dans le Lagrangien de masse si les neutrinos ont une masse, ce que nous savons maintenant être le cas.
La suggestion qu’un neutrino puisse être une particule de Majorana conduit à l’explication possible de la masse négligeable du neutrino en regard des masses des autres fermions du modèle standard.
Si le neutrino est une particule de Majorana, alors on peut affirmer qu’au-delà du neutrino lévogyre, qui s’accouple avec les leptons chargés de sa famille dans le cas de la charge faible, il existe aussi un partenaire neutrino dextrogyre qui est un isosinglet faible et ne s’accouple directement à aucun fermion ou boson. Les deux neutrinos ont une masse et la chiralité n’est pas préservée (donc « neutrino lévogyre ou dextrogyre » signifie plutôt que l’état invoqué est celui qui sera statistiquement observé majoritairement). Pour obtenir les états propres de masse du neutrino, il faut diagonaliser la matrice M de la masse générale :
où et sont respectivement les termes de grande taille et de taille intermédiaire.
Au-delà de l’évidence empirique, il existe également une justification théorique du mécanisme see-saw dans différentes extensions du modèle standard. Aussi bien les GUTs que les modèles de symétries lévogyres prédisent la relation suivante :
D’après les GUTs et les modèles lévogyres, le neutrino dextrogyre est extrêmement lourd : 10 GeV5-10 GeV12 alors que la plus petite eigenvalue est approximativement égale à : :
C’est le mécanisme de see-saw : lorsque le neutrino stérile dextrogyre s’alourdit, le neutrino normal lévogyre s’allège. Le neutrino lévogyre est un mélange de deux neutrinos de Majorana, et ce processus de mélange est ce qui donne sa masse au neutrino.
La production et la désintégration de neutrinos stériles peuvent se produire au travers du mélange avec des neutrinos virtuels (« noyaux hors masse »). Plusie
Voir aussi
The standard model (SM) of particle physics effectively explains most observed phenomena, though some anomalies, especially in the neutrino sector, suggest the need for extensions. In this Letter, we perform the first global fit of elastic neutrino-nucleus and neutrino-electron scattering data to further test the SM within a consistent framework. Our results on the neutrino charge radius, the only nonzero electromagnetic property of neutrinos in the SM, show no significant deviation, indicating no large beyond the SM flavor-dependent effects for electron and muon neutrinos. By incorporating solar neutrino data from dark matter direct detection experiments, we also place the most stringent constraints on the tau neutrino charge radius obtained from neutrino scattering experiments. Additionally, we determine updated constraints on the vector and axial-vector neutrino-electron neutral current couplings, adjusting for flavor-dependent effects and for the different experimental momentum transfers. The global analysis reveals two allowed solutions: one close to the SM prediction, and a degenerate solution that is favored. We show that future dark matter detectors could achieve sufficient precision to resolve the degeneracy. As we move toward the precision era, this Letter demonstrates the crucial need to properly account for flavor- and momentum-dependent effects to avoid misinterpretations of the data.
L’hypothèse d’un conflit entre l’Europe et les États-Unis, autrefois inimaginable, suscite désormais des interrogations parmi plusieurs experts en défense. L’un des points centraux de cette réflexion concerne la dépendance de nombreux pays européens à l’armement américain.
Avions de chasse, systèmes de défense aérienne ou équipements logistiques : une grande partie du matériel militaire européen provient de l’industrie des États-Unis. En 2024, le Danemark célébrait la livraison de quatre nouveaux avions de chasse F-35 américains, symbole de cette coopération militaire transatlantique. Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, avait alors déclaré : « C’est un grand jour pour la défense et l’armée de l’air danoise.
Deux ans plus tard, le contexte géopolitique a changé. Ces mêmes appareils ont récemment survolé le Groenland, territoire que Donald Trump souhaite annexer. Cette situation soulève des inquiétudes : en cas de conflit, les États-Unis pourraient-ils neutraliser à distance les appareils livrés à leurs alliés européens ? Le général Patrick Dutartre, ancien pilote de chasse, explique que « les F-35 sont remplis de logiciels. Il suffirait que les Américains cessent de fournir les mises à jour pour que la disponibilité des appareils soit directement affectée ». Ce risque potentiel d’immobilisation illustre la dépendance technique et logistique des pays européens à la technologie militaire américaine.
Douze pays membres de l’OTAN en Europe ont acquis ou commandé des F-35. La France, qui privilégie son propre avion de combat, le Rafale, n’est pas totalement indépendante pour autant. Elle dépend encore des avions de transport Hercules et des drones Reaper, tous deux produits par des entreprises américaines. Même dans les domaines où des alternatives européennes existent, les choix politiques ou stratégiques privilégient souvent les technologies venues des États-Unis.
Ainsi, malgré la disponibilité du système européen de défense aérienne Mamba, plusieurs pays ont opté pour les batteries américaines Patriot, intégrées dans le bouclier aérien voulu par l’Allemagne. Le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, analyse cette situation : « Certains pays européens ont estimé qu’en achetant du matériel américain, ils garantissaient leur protection par les États-Unis. Cette promesse s’est révélée peu fiable. »
Les importations d’armement américain en Europe ont augmenté de 52 à 64 % au cours des dernières années, confirmant une dépendance durable. Les efforts pour renforcer l’autonomie militaire européenne n’ont pas encore inversé la tendance. Même le futur porte-avions français, destiné à succéder au Charles-de-Gaulle, intégrera des catapultes américaines pour un montant supérieur à un milliard d’euros.
Cette dépendance structurelle à la technologie américaine pose la question de la capacité de l’Europe à défendre seule son territoire en cas de rupture des relations avec Washington. Les projets européens de coopération en matière d’armement peinent encore à offrir une alternative crédible, maintenant ainsi un déséquilibre stratégique entre les deux continents.
Autonomie du Danemerk à légard des Etats-Unis en Artique
Boris Pistorius, ministre allemand de la Défense, a déclaré sur la chaîne allemande ARD que la mission de reconnaissance européenneau Groenland avait pour but d’« évaluer les moyens d’assurer la sécurité » face aux « menaces russes et chinoises » dans l’Arctique, en coordination « en particulier avec nos partenaires américains ».
Il estime que « la Russie et la Chine utilisent de plus en plus l’Arctique à des fins militaires », ce qui « remet en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce ».
Il a aussi assuré que l’annonce de cette mission était une « coïncidence temporelle » avec la récente rencontre à la Maison-Blanche. « Nous ne pouvions pas savoir que la rencontre aurait lieu mercredi ». Sur Donald Trump, il se dit « relativement serein » et souligne que « les Etats-Unis ne se résument pas à l’administration de Donald Trump », ajoutant que l’engagement européen permet de « retirer » au président américain « son principal argument ».
Unveiling Japan’s ancient practice of cranial modification: The case of the Hirota people in Tanegashima
An international team of researchers report that the Hirota people, who lived on the southern Japanese island of Tanegashima between the late Yayoi period to the Kofun period (3rd to 7th century CE), practiced cranial modification Peer-Reviewed Publication
image: A photograph of the ancient human remains found at the Hirota ruins. A notable characteristic of the remains is the wearing of many shell accessories, indicative of the culture and trade of the region at the time.view more Credit: The Kyushu University Museum
Fukuoka, Japan—A team of biological anthropologists and archaeologists from Kyushu University and the University of Montana have broken new ground in our understanding on the practice of intentional cranial modification, a practice found in numerous ancient civilizations around the world.
Publishing in PLOS ONE, the team reports that the Hirota people, who lived on the southern Japanese island of Tanegashima around the 3rd century to 7th century CE, also partook in the practice. Moreover, the study found no significant differences in cranial modification between sexes, indicating that both males and females practiced intentional cranial modification.
Cranial modification is a form of body alteration where the head of a person is pressed or bound, usually at an early age, to permanently deform the skull. The practice predates written history, and researchers theorize that it was performed to signify group affiliation or demonstrate social status.
« One location in Japan that has long been associated with cranial deformation is the Hirota site on the Japanese island of Tanegashima, in Kagoshima Prefecture. This is a large-scale burial site of the Hirota people who lived there during the end of the Yayoi Period, around the 3rd century CE, to the Kofun Period, between the 5th and 7th century CE. » explains Noriko Seguchi of Kyushu University’s Faculty of Social and Cultural Studies who led the study. « This site was excavated from 1957 to 1959 and again from 2005 to 2006. From the initial excavation, we found remains with cranial deformations characterized by a short head and a flattened back of the skull, specifically the occipital bone and posterior parts of the parietal bones. »
However, while the site provided an ideal opportunity to study the phenomenon, it had remained unclear whether these cranial modifications had been intentional, or were simply the unintended result of other habits.
To conduct the study, the research group employed a hybrid approach, utilizing 2D images to analyze the shape of the skulls’ outline, as well as 3D scans of their surface. The group also compared crania data from other archeological sites in Japan, such as the Doigahama Yayoi people in Western Yamaguchi, and the Kyushu Island Jomon people, who were the hunter-gatherer predecessors to the Yayoi people. Along with visually assessing skull morphology, the team gathered all this data and statically analyzed the contours and shapes between the skulls.
« Our results revealed distinct cranial morphology and significant statistical variability between the Hirota individuals with the Kyushu Island Jomon and Doigahama Yayoi samples, » continues Seguchi. « The presence of a flattened back of the skull characterized by changes in the occipital bone, along with depressions in parts of the skull that connects the bones together, specifically the sagittal and lambdoidal sutures, strongly suggested intentional cranial modification. »
The motivations behind this practice remain unclear, but the researchers hypothesize that the Hirota people deformed their crania to preserve group identity and potentially facilitate long-distance trade of shellfish, as supported by archaeological evidence found at the site.
« Our findings significantly contribute to our understanding of the practice of intentional cranial modification in ancient societies, » concludes Seguchi. « We hope that further investigations in the region will offer additional insights into the social and cultural significance of this practice in East Asia and the world. »
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Traduction (extraits)
La déformation volontaire du crâne (ou « crâne allongé ») comme pratique culturelle a été observée par les anthropologues dans un certain nombre de cultures à travers le monde. Toutefois, bien que cette modification intentionnelle ait été constatée ailleurs en Asie de l’Est, les preuves en faisant état au Japon ont été bien plus rares.
Un endroit fait néanmoins figure d’exception dans la mer de Chine orientale : l’île de Tanega-shima (種子島), au sud de l’île de Kyūshū, la plus au sud-ouest de l’archipel principal du pays du soleil levant.
Entre le IIIe et VIIe siècle de notre ère environ, les habitants de ce qui est maintenant connu par les archéologues sous le nom de site funéraire d’Hirota, semblent avoir entrepris de modifier la forme de leurs os, hommes comme femmes. C’est en tout cas ce que suggèrent les crânes retrouvés dans leur vaste cimetière, caractérisés par une tête courte au dos aplati. e la Hongrie au Pérou en passant par la Cisjordanie… La déformation volontaire du crâne (ou « crâne allongé ») comme pratique culturelle a été observée par les anthropologues dans un certain nombre de cultures à travers le monde. Toutefois, bien que cette modification intentionnelle ait été constatée ailleurs en Asie de l’Est, les preuves en faisant état au Japon ont été bien plus rares.
Un endroit fait néanmoins figure d’exception dans la mer de Chine orientale : l’île de Tanega-shima (種子島), au sud de l’île de Kyūshū, la plus au sud-ouest de l’archipel principal du pays du soleil levant.
Entre le IIIe et VIIe siècle de notre ère environ, les habitants de ce qui est maintenant connu par les archéologues sous le nom de site funéraire d’Hirota, semblent avoir entrepris de modifier la forme de leurs os, hommes comme femmes. C’est en tout cas ce que suggèrent les crânes retrouvés dans leur vaste cimetière, caractérisés par une tête courte au dos aplati.
Un territoire grandlas comme quatre fois celui de la France métropolitaine, mais peuplé de seulement 56 000 personnes, et recouvert à 85 % de glace. À première vue, le Groenland ne semble pas particulièrement attrayant. Pourtant, la plus grande île du monde fait aujourd’hui l’objet de nombreuses convoitises, notamment de la part du président des États-Unis.
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a fait part à plusieurs reprises de ses envies d’annexion. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a-t-il de nouveau déclaré le 6 janvier 2026.
Une prise de parole qui inquiète particulièrement les Européens, moins de deux jours après l’opération spéciale américaine qui a conduit à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro.
En 2019 déjà, Donald Trump avait évoqué l’idée d’acheter ce territoire, obtenant une fin de non-recevoir de la part des autorités danoises, dont le Groenland est un pays constitutif. Quelques-uns de ses prédécesseurs avaient essuyé le même refus, en 1867, en 1910 ou encore en 1947.
Un statut original
Le Groenland a connu de nombreux changements de statut depuis la seconde moitié du XXe siècle. L’ancienne colonie danoise a accédé au statut de communauté autonome constitutive du royaume du Danemark en 1979. Elle a alors acquis des compétences en matière de fiscalité, d’économie ou d’éducation, puis de police ou encore de justice à partir de 2009.
Le territoire reste néanmoins soumis à la Constitution et à la Cour suprême du Danemark, celui-ci conservant des prérogatives importantes, notamment dans les domaines des relations internationales, de la défense et de la sécurité. Par ailleurs, Copenhague verse aujourd’hui l’équivalent de 500 millions d’euros d’aides à l’île chaque année.
Comme le Danemark, le Groenland a rejoint la Communauté économique européenne (CEE, désormais Union européenne) en 1973. Mais le territoire autonome a décidé de la quitter douze ans plus tard, à la suite d’un référendum. Il n’est donc plus un territoire européen depuis le 1er février 1985.
Outre son appartenance au Danemark, le territoire conserve toutefois des liens importants avec l’Union européenne. Le Groenland figure ainsi parmi les 13 pays et territoires d’outre-mer (PTOM), un ensemble de dépendances et de territoires ultramarins qui entretiennent des liens constitutionnels avec un État membre de l’Union européenne, sans faire partie intégrante de l’UE.
Ces 13 pays et territoires relèvent aujourd’hui de trois États : 6 sont reliés à la France (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna et Saint-Barthélemy), 6 autres aux Pays-Bas (Sint Maarten, Saba, Sint Eustatius, Aruba, Curaçao et Bonaire) et enfin le Groenland qui est un pays constitutif du royaume du Danemark. Le droit européen ne s’applique pas dans ces territoires, qui par ailleurs ne sont pas membres de l’espace Schengen
Les PTOM sont en revanche associés à certaines politiques de l’UE pour faciliter leur développement économique, social et commercial. Ce cadre est fixé par la décision d’association des outre-mer (DAO) : leur financement est issu du budget de l’Union, auquel s’ajoutent certaines dispositions de l’Instrument européen pour le voisinage, le développement et la coopération internationale (NDICI). Par ailleurs, les produits importés dans l’UE depuis les PTOM ne sont pas soumis aux droits de douane ou aux restrictions quantitatives. Enfin, leurs ressortissants disposent de la citoyenneté européenne et donc d’un passeport de l’UE. Le Groenland a connu de nombreux changements de statut depuis la seconde moitié du XXe siècle. L’ancienne colonie danoise a accédé au statut de communauté autonome constitutive du royaume du Danemark en 1979. Elle a alors acquis des compétences en matière de fiscalité, d’économie ou d’éducation, puis de police ou encore de justice à partir de 2009.
Le territoire reste néanmoins soumis à la Constitution et à la Cour suprême du Danemark, le pays scandinave conservant des prérogatives importantes, notamment dans les domaines des relations internationales, de la défense et de la sécurité. Par ailleurs, Copenhague verse aujourd’hui l’équivalent de 500 millions d’euros d’aides à l’île chaque année.
Comme le Danemark, le Groenland a rejoint la Communauté économique européenne (CEE, désormais Union européenne) en 1973. Mais le territoire autonome a décidé de la quitter douze ans plus tard, à la suite d’un référendum. Il n’est donc plus un territoire européen depuis le 1er février 1985.
Outre son appartenance au Danemark, le territoire conserve toutefois des liens importants avec l’Union européenne. Le Groenland figure ainsi parmi les 13 pays et territoires d’outre-mer (PTOM), un ensemble de dépendances et de territoires ultramarins qui entretiennent des liens constitutionnels avec un État membre de l’Union européenne, sans faire partie intégrante de l’UE.
Ces 13 pays et territoires relèvent aujourd’hui de trois Etats : 6 sont reliés à la France (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna et Saint-Barthélemy), 6 autres aux Pays-Bas (Sint Maarten, Saba, Sint Eustatius, Aruba, Curaçao et Bonaire) et enfin le Groenland qui est un pays constitutif du royaume du Danemark. Le droit européen ne s’applique pas dans ces territoires, qui ne sont pas membres de l’espace Schengen par ailleurs.
Les PTOM sont en revanche associés à certaines politiques de l’UE pour faciliter leur développement économique, social et commercial. Ce cadre est fixé par la décision d’association des outre-mer (DAO) : leur financement est issu du budget de l’Union, auquel s’ajoutent certaines dispositions de l’Instrument européen pour le voisinage, le développement et la coopération internationale ). Par ailleurs, les produits importés dans l’UE depuis les PTOM ne sont pas soumis aux droits de douane ou aux restrictions quantitatives. Enfin, leurs ressortissants disposent de la citoyenneté européenne et donc d’un passeport de l’UE.
Pourquoi Donald Trump a-t-il décidé de s’emparer du Groenland ?
Pour justifier ses volontés d’annexion du Groenland, Donald Trump avance des raisons de sécurité nationale. Présents depuis la Seconde Guerre mondiale sur l’île, les États-Unis y ont notamment construit une base aérienne au nord-ouest, à Qaanaaq (ou Thulé) en 1953, rebaptisée base spatiale de Pituffik en 2023.
Dans une moindre mesure, le Groenland suscite également les convoitises de la Chine, qui y a développé des activités économiques et scientifiques ces dernières années, ou celles de la Russie, qui espère dominer l’Arctique dans les années à venir.
Ces multiples intérêts s’expliquent par la situation géographique de l’île, dont les planisphères donnent une mauvaise représentation. En regardant une carte centrée sur le Groenland (voir l’encadré ci-dessous), on constate la position stratégique du territoire. Constitué en grande partie de glace, il se réchauffe deux fois plus vite que le reste du globe, entraînant la fonte des glaces. Cette fonte pourrait ouvrir de nouvelles routes commerciales maritimes jusqu’ici inaccessibles.
De plus, le sol du Groenland est particulièrement riche en ressources : 13 % du pétrole et 30 % du gaz naturel non découverts à ce jour se trouveraient en Arctique, dont la majeure partie au Groenland.
Il serait riche enfin en terres rares, comme le nickel ou le cobalt, nécessaires à la fabrication des batteries pour les téléphones portables, par exemple. Là aussi, la fonte des glaces pourrait s’avérer déterminante.
L’option militaire n’a pas été écartée par Donald Trump pour s’emparer du Groenland. Compte tenu de la présence desbases militaire américaine sur l’île, une hypothétique invasion s’avérerait relativement simple à mettre en œuvre. Évidemment, une telle intervention créerait un choc sans précédent, notamment parce que les États-Unis et le Danemark sont alliés au sein de l’Otan
« S’ils envahissent le Groenland, ils envahissent l’Otan. L’article 5 de l’Otan [qui implique qu’une attaque contre l’un ou plusieurs de ses membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous devrait être déclenché. Et si un pays de l’Otan envahit l’Otan, il n’y a plus d’Otan« , explique par exemple Elisabet Svane, correspondante politique en chef du journal danois Politiken, citée par la BBC.
Enfin, les États membres de l’UE, dont le Danemark, pourraient théoriquement évoquer l’article 42§7 du traité sur l’Union européenne, également appelé « clause de défense mutuelle ». « Au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir« , précise cet article clause dont bénéficie également le Groenland, a confirmé un porte-parole de la Commission européenne.
L’opposition de la France
Un an après le début du second mandat de Donald Trump, l’image des États-Unis auprès des Français s’est profondément transformée. L’enquête Ifop commandée par le site « Partir à New York », réalisée en ligne les 15 et 16 janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes, donne des enseignements nets sur cette évolution.F
Sur la question des velléités américaines autour du Groenland – les Français affichent une forte opposition aux intentions de Washington. 70 % déclarent souhaiter que la France continue à s’opposer à de telles ambitions expansionnistes de l’administration américaine.
Cette défiance dépasse la seule opposition symbolique puisque 63 % des Français soutiennent la participation de leur pays à une mission militaire au Groenland – même si celle-ci est davantage politique que combattante – marquant un désir d’affirmer la présence européenne face à l’administration Trump.
Cependant, quand il s’agit d’options plus radicales, l’opinion publique se divise. 43 % estiment que la France devrait empêcher « au besoin par la force » une annexion américaine du Groenland, tandis que 33 % s’y opposent et 24 % n’ont pas d’avis. De même, une sortie de l’OTAN trouve l’appui de seulement 31 %, reflétant une prudence vis-à-vis d’une rupture stratégique nette avec l’alliance transatlantique.
Au-delà du volet géopolitique spécifique au Groenland, le sondage montre une remise en question plus large de la relation franco-américaine. 51 % des Français estiment aujourd’hui que les États-Unis constitueront une menace militaire pour la France dans les années à venir, un niveau de perception assez proche de celui attribué à la Chine (58 %).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Danemark occupé autorise les États-Unis à construire et exploiter des installations militaires au Groenland pour protéger le continent américain d’éventuelles agressions. En 1951, un traité entre Washington et Copenhague donne même le droit aux forces armées américaines de se déplacer librement sur l’île, à condition de respecter la souveraineté du royaume.
Si, à la fin de la guerre, les États-Unis possédaient 15 bases militaires au Groenland, il n’en reste plus qu’une : la base aérienne de Pituffik, située à l’extrême nord-est de l’île. Cet espace stratégique regroupe plusieurs installations militaires américaines. On y trouve es radars, des à missiles, des hangars pour bombardiers, ainsi que 150 à 200 soldats stationnés sur place, selon Le Monde.
Plusieurs avions de transport de troupes danois ont atterri au Groenland ce mercredi 14 janvier, dans la foulée des déclarations du ministre danois de la Défense sur le renforcement de la présence militaire du pays sur l’île. La sécurité du Groenland est officiellement assurée par le Danemark, via la « Joint Arctic Command », chargée de coordonner les unités militaires déployées au Groenland et aux îles Féroé.
La défense danoise compte des soldats à Station Nord, la base militaire la plus septentrionale du monde, ainsi que plusieurs détachements de la Royal Danish Air Force répartis au sud, à l’est et à l’ouest de l’île. Sous sa supervision se trouvent des navires de patrouille arctique, des avions, des hélicoptères, et la patrouille à chiens de traîneau longue distance, assurant la surveillance de l’intérieur de ce vaste territoire, explique le ministère de la défense danoise.
Plusieurs pays européens se sont associés au Danemark pour ce déploiement militaire, dans le cadre de l’opération baptisée Arctic Endurance. L’Allemagne a envoyé treize membres de son armée de terre, la Suède et la Norvège deux soldats chacun. Un officier britannique, un officier de marine hollandais et deux officiers finlandais participent également à l’exercice, selon le journal Le Parisien.
Le contingent français est, lui, estimé à une quinzaine de soldats. Il s’agit de spécialistes de haute montagne, aguerris aux conditions extrêmes et au combat en zone arctique. Un savoir-faire rare en Europe qui expliquerait notamment le nombre limité de militaires déployés.
Quant à l’avenir de cette mission dans le grand nord, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Alice Rufo, a indiqué sur BFMTV que son extension dépendrait des besoins, laissant ouverte la possibilité d’un renforcement plus important. D’autant qu’Emmanuel Macron a lui-même annoncé lors de ses vœux aux armées que la France allait envoyer d’autres « moyens terrestres, aériens et maritimes » dans les « prochains jours ».
Seront-ils reçus par des tirs a balles réelles américaines?
La semaine dernière, 1400 chalutiers ont formé une longue barrière étendue 200 miles (environ 320 kilomètres) au large de la mer de Chine orientale (qui sépare la Chine, le Japon et Taïwan), relève le New-York Times. Aux alentours de Noël, une opération similaire avait été menée sur une plus large échelle. Près de 2000 navires se sont étalés sur près de 290 miles (490 kilomètres). Le quotidien américain a été prévenu par une société d’analyse de données. «Je me suis dit : Ce n’est pas normal», explique Jason Wang, directeur des opérations de la société d’analyse ingeniSPACE.Plusieurs cargos ont dû être déroutés, tant la masse des bateaux était importante. Une formation qui pourrait être utile en cas de conflit. «La masse de ces petits bateaux pourrait servir de leurre pour les missiles et les torpilles, saturant les radars ou les capteurs de drones avec un trop grand nombre de cibles», analyse Thomas Shugart, un ancien officier de marine auprès du journal américain.
Ces multiples bateaux de pêche pourraient avoir «d’énormes impacts tactiques en cas de confrontation en mer», ajoute l’expert militaire Stéphane Audrand sur X. Ils contribueraient «à un isolement de Taïwan qui serait potentiellement difficile à rompre sans des masses colossales de munitions». La Chine n’a pas souhaité commenter ces formations.
«Selon moi, il s’agissait d’un exercice visant à évaluer la réaction des civils face à une mobilisation massive en cas d’urgence future, par exemple pour venir en renfort d’une mise en quarantaine, un blocus ou d’autres mesures de pression contre Taïwan», commente auprès du New-York Times Gregory Poling, directeur de l’Initiative pour la transparence maritime en Asie au CSIS. Une analyse corroborée par l’utilisation par le passé de chalutiers civils dans le cadre de manœuvres militaires.
Ces mouvements de chalutiers interviennent à peine quelques jours après des exercices militaires maritimes chinois de grande ampleur au large de Taïwan. L’un d’eux simulait notamment l’encerclement de l’île dans le viseur du régime communiste de Pékin. Plusieurs cargos ont dû être déroutés, tant la masse des bateaux était importante. Une formation qui pourrait être utile en cas de conflit. «La masse de ces petits bateaux pourrait servir de leurre pour les missiles et les torpilles, saturant les radars ou les capteurs de drones avec un trop grand nombre de cibles», analyse Thomas Shugart, un ancien officier de marine auprès du journal américain.
Ces multiples bateaux de pêche pourraient avoir «d’énormes impacts tactiques en cas de confrontation en mer», ajoute l’expert militaire Stéphane Audrand sur X. Ils contribueraient «à un isolement de Taïwan qui serait potentiellement difficile à rompre sans des masses colossales de munitions». La Chine n’a pas souhaité commenter ces formations.
«Selon moi, il s’agissait d’un exercice visant à évaluer la réaction des civils face à une mobilisation massive en cas d’urgence future, par exemple pour venir en renfort d’une mise en quarantaine, un blocus ou d’autres mesures de pression contre Taïwan», commente auprès du New-York Times Gregory Poling, directeur de l’Initiative pour la transparence maritime en Asie au CSIS. Une analyse corroborée par l’utilisation par le passé de chalutiers civils dans le cadre de manœuvres militaires.
Ces mouvements de chalutiers interviennent à peine quelques jours après des exercices militaires maritimes chinois de grande ampleur au large de Taïwan. L’un d’eux simulait notamment l’encerclement de l’île dans le viseur du régime communiste de Pékin.
Jonathan O’Callaghan is an award-winning freelance journalist covering astronomy, astrophysics, commercial spaceflight and space exploration. Follow him on X @Astro_Jonny
Humans have been in space onboard the ISS continuously for 25 years. As the station nears its end, new commercial habitats are lining up to take its place