16/03/2024 Contrôle de l’immigration entrante dans les pays européens

Les 18 et 19 novembre 2023 le gouvernement finlandais avait fait fermer quatre postes-frontière dans le sud-est du pays afin de lutter contre la hausse récente de « passages illégaux » en provenance de Russie, selon le Premier ministre finlandais Petteri Orpo et la ministre de l’Intérieur Mari Rantanen lors d’une conférence de presse.

Face au nombre croissant de demandeurs d’asile munis de documents de voyage irréguliers qui ont franchi la frontière orientale de la Finlande, qu’elle partage avec la Russie, la Finlande avait fait fermer ses postes-frontière d’Imatra, Niirala, Nuijamaa et Vaalimaa, dans le sud-est du pays, à partir de la nuit de samedi 18 à dimanche 19 novembre 2923 . Le gouvernement soupçonnait le Kremlin d’organiser ces passages illégaux pour augmenter encore le nombre déjà élevé de russophones en Finlande.

Cette première mesure n’a pas suffi. Les passages illégaux ont continué à augmenter. Ils prennent de plus en plus la forme de demandes d’asiles. N’importe qui peut faire une demande d’asile en Finlande s’il craint avec preuve à l’appui d’être persécuté dans ce pays. Les raisons de la persécution peuvent être l’origine, la religion, la nationalité, l’appartenance à un certain groupe social ou bien les opinions politiques.

Le gouvernement finlandais a réagi. Il veut faire adopter par la Finlande une loi temporaire pour endiguer la « migration instrumentalisée » qu’elle impute à la Russie après avoir observé un afflux de demandeurs d’asile à sa frontière, a-t-il annoncé. Un projet de loi, qui permettrait de limiter le nombre de demandes d’asile à une « zone limitée » de la frontière finlandaise, a été présenté aujourd’hui.

Mais c’est l’ensemble des Etats de l’Union européenne qui ressent la nécessité de contrôler les flux de migration légale à leurs frontières extérieures. Ceux-ci s’ajoutent aux flux de migration illégale, organisée par de véritables bandes criminelles de passeurs clandestins. Elles empruntent de plus en plus la voie maritime, méditerranéenne et aujourd’hui atlantique.

De plus ce n’est pas seulement la Russie qui organiserait de telles passages illégaux. Ils proviennent de plus en plus d’Etats officiellement musulmans qui les exigent au nom des libertés de croyance religieuses revendiquées comme une valeur de civilisation par la plupart des pays européens.

Or nul n’ignore que ce sont des organisations terroristes musulmanes qui les exigent, tel l’ex Etat islamique ou Daech. Ces organisations visent à faire entrer en Europe de plus en plus de militants ayant accepté d’y organiser des attentats meurtriers.

Les gouvernements européens laisseront-ils faire?

15/03/2024 L’apparition spontanée de la vie est possible dans l’univers sur les planètes semblables à la Terre

Créer la vie à partir d’éléments non-vivants semblait être un mur technologique infranchissable. Mais depuis quelques décennies, les scientifiques ont visé cet objectif. Dans une récente interview accordée au Washington Post, référencée ci-dessous, ils annoncent avoir créé des molécules d’ARN capables de se répliquer entre elles.

Beaucoup considèrent qu’avant l’arrivée de l’ADN, l’ARN faisait partie des composants de la “soupe primordiale” d’éléments présents sur la Terre et ayant permis l’apparition de la vie. A partir de sa création, dans une longue série d’évolutions commencées dans les océans, puis reproduites sur les continents et dans les airs, la vie a transformé la Terre et lui a donné le visage qu’on lui connait.

Selon les scientifiques du Salk Institute for Biological Studies, un institut de recherche biologique privé indépendant basé à San Diego en Californie, cette vision de la création de la vie ne fait aucun doute. Sinon, il faudrait donner à la vie une origines divine, comme le font toutes les religions.

Reste cependant à expliquer comment cette soupe primordiale est apparue sur la Terre et non sur des planètes proches.

En ce sens, l’apparition spontanée d’une molécule d’ARN capable de se répliquer seule par accident a constitué un changement « monumental ». Avec du temps (des millions, voire des milliards d’années) cette molécule d’ARN a pu se transformer d’elle-même en ADN et donner naissance à la vie. Dans leur étude, publiée par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, les chercheurs estiment qu’il faudra encore de nombreuses autres expériences du même genre pour démontrer la véracité de l’hypothèse.

Source

‘Monumental’ experiment suggests how life on Earth may have started

https://www.washingtonpost.com/science/2024/03/09/origin-of-life-rna-world

By Mark Johnson

March 9, 2024

In an important advance supporting the RNA World theory, scientists at the Salk Institute for Biological Studies in La Jolla, Calif., have carried out a small but essential part of the story. In test tubes, they developed an RNA molecule that was able to make accurate copies of a different type of RNA.

14/03/2024 Le dodo va-t-il être réveillé ? Et qu’en sera-t-il du mammouth laineux?

Une collaboration entre des généticiens et des écologistes prévoit de ramener le Dronte de Maurice (dodo), espèce éteinte, à la vie. Il serait alors réintroduit sur l’île Maurice où il vivait avant son extermination il y a quatre siècles.  

La start-up américaine de biotechnologie Colossal Biosciences, https://colossal.com/ spécialisée dans les technologies d’ingénierie génétique avait annoncé son intention de ramener le Dronte de Maurice (dodo) à la vie en janvier dernier. Il serait réintroduit dans l’Ile Maurice où il vivait avant son extermination par l’homme il y a quatre siècle.

Le Dronte de Maurice était une espèce d’oiseaux de l’ordre des Columbiformes, endémique de l’île Maurice, disparue depuis la fin du XVIIᵉ siècle. Il est plus connu sous le nom de dodo, nom vernaculaire également utilisé pour désigner le  Solitaire de Bourbon, bien que celui-ci appartienne à un autre ordre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dodo_(oiseau)

Apparenté au Solitaire de Rodrigues et appartenant comme les pigeons à la famille des Columbidae, ce dronte  vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de 10,2 kilogrammes. Découvert à la fin du xvie siècle, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l’homme, gros et presque cubique. Son corps au plumage bleu gris était pourvu d’ailes atrophiées jaune et blanc, ainsi que d’un panache de quatre ou cinq plumes de mêmes couleurs en guise de queue. Ses pattes jaunes comportaient quatre doigts (trois à l’avant et un à l’arrière) terminés par de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache bleue caractéristique à son extrémité et une rouge sur la mandibule inférieure. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.

Décrit pour la première fois à la fin du 16 siècle lors de l’arrivée des Européens sur l’île Maurice, le Dodo s’est éteint moins d’un siècle plus tard. Il est aujourd’hui souvent cité comme un exemple des espèces éteintes du fait de l’homme, car sa disparition est directement imputable à l’activité humaine, notamment la chasse.

Il n’est pas certain à ce jour que l’opération tentée par Colossal Biosciences aboutisse car les gènes conservés ne sont pas en très bon état. Mais elle mérite d’être tentée vu son intérêt scientifique

Dans le même temps l’entreprise envisage de redonner vie de la même façon au Mammouth laineux, en s’appuyant sur l’éléphant d’Afrique. Le cout serait plus élevé. Mais à une époque où les dépenses militaires s’élèvent vertiginieusement, pourquoi rechigner ?

14/03/2024 Comment grossissent les trous noirs géants situés au centre des galaxies

Qu’est-ce qui alimente la croissance des trous noirs supermassifs au cœur des galaxies et provoque la formation de nouvelles étoiles ? Une étude récente apporte un éclairage novateur sur ce mystère cosmique, grâce à l’intelligence artificielle

Les trous noirs supermassifs, présents au centre de toutes les grandes galaxies, jouent un rôle déterminant dans l’évolution de ces dernières. Contrairement à une idée répandue, leur croissance ne dépend pas uniquement de la fusion entre galaxies. Une recherche menée par l’Université de Bath, et publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, démontre que la présence d’un réservoir de gaz froid au centre de la galaxie hôte est également nécessaire pour alimenter ces géants cosmiques.

Cette étude, la première du genre à utiliser l’apprentissage automatique pour classer les fusions de galaxies, a permis de mieux comprendre la relation entre ces fusions, l’accrétion des trous noirs supermassifs (le processus par lequel ils attirent et accumulent de la matière) et la formation d’étoiles. Mathilda Avirett-Mackenzie, doctorante au Département de Physique de l’Université de Bath, souligne l’avantage de cette approche, permettant d’obtenir une lecture plus fidèle des activités galactiques, libérée des préjugés humains souvent présents dans les classifications traditionnelles.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont formé un réseau de neurones artificiels sur des simulations de fusions de galaxies, puis ont appliqué ce modèle aux galaxies observées dans l’Univers. Ce processus a révélé que les fusions de galaxies ne sont pas fortement associées à la croissance des trous noirs supermassifs. En effet, les signatures de fusion sont tout aussi communes dans les galaxies avec ou sans trous noirs en accrétion.

L’étude, qui a analysé un échantillon de près de 8 000 systèmes de trous noirs en accrétion, indique que les fusions conduisent à la croissance des trous noirs uniquement dans un type spécifique de galaxies: celles en formation d’étoiles contenant d’importantes quantités de gaz froid. Ce résultat met en lumière l’importance du gaz froid, non seulement pour la formation des étoiles mais aussi pour la croissance des trous noirs supermassifs.

Source

What makes black holes grow and new stars form? Machine learning helps solve the mystery

https://www.sciencedaily.com/releases/2024/03/240305134225.htm

March 5, 2024
University of Bath
Summary:
It takes more than a galaxy merger to make a black hole grow and new stars form: machine learning shows cold gas is needed too to initiate rapid growth — new research finds………..

13/03/2024 Production dans l’espace interstellaire d’une molécule complexe indispensable à la vie

Un acide aminé indispensable à la vie telle qu’elle s’est développée sur la Terre, appelée acide carbamique, peut résulter de réactions chimiques se produisant sur des blocs de glace d’eau dans l’espace interstellaire.

Les acides aminés sont les briques de base indispensables à la vie terrestre. Jusqu’ici il n’avait pas été démontré qu’ils puissent se former aux basses températures et faibles pressions régnant dans l’espace profond.

Aujourd’hui, des chercheurs viennent de reproduire ces conditions en laboratoire. Ils ont constaté qu’ils pouvaient obtenir de l’acide carbamique et espèrent pouvoir obtenir d’autres acides aminés, à une température de 17 degrés centigrade analogue à celle existant dans un disque protoplanétaire.

On peut penser que si de telles acides se forment spontanément dans l’espace, des astéroïdes ou des météores aient pu en apporter sur la Terre où ils ont auraient contribué à la formation de la vie.

Le même raisonnement pourrait être appliqué aux milliards de planètes dont le Télescope spatial James Webb découvre actuellement l’existence. La vie en ce cas serait apparemment partout. Mais vu les distances et les capacités de nos technologies, comment pourrions nous communiquer?

Référence

Thermal Synthesis of Carbamic Acid and Its Dimer in Interstellar Ices: A Reservoir of Interstellar Amino Acids

November 29, 2023

https://doi.org/10.1021/acscentsci.3c01108

Abstract

Reactions in interstellar ices are shown to be capable of producing key prebiotic molecules without energetic radiation that are necessary for the origins of life. When present in interstellar ices, carbamic acid (H2NCOOH) can serve as a condensed-phase source of the molecular building blocks for more complex proteinogenic amino acids. Here, Fourier transform infrared spectroscopy during heating of analogue interstellar ices composed of carbon dioxide and ammonia identifies the lower limit for thermal synthesis to be 62 ± 3 K for carbamic acid and 39 ± 4 K for its salt ammonium carbamate ([H2NCOO][NH4+]). While solvation increases the rates of formation and decomposition of carbamic acid in ice, the absence of solvent effects after sublimation results in a significant barrier to dissociation and a stable gas-phase molecule. Photoionization reflectron time-of-flight mass spectrometry permits an unprecedented degree of sensitivity toward gaseous carbamic acid and demonstrates sublimation of carbamic acid from decomposition of ammonium carbamate and again at higher temperatures from carbamic acid dimers. Since the dimer is observed at temperatures up to 290 K, similar to the environment of a protoplanetary disk, this dimer is a promising reservoir of amino acids during the formation of stars and planets.

13/03/2024 Méthodes de gangsters chez Boeing

Le si correct Boeing, qui se fait selon lui un devoir religieux de respecter les règles de sécurité imposées au transport aérien de passagers par la Federal Aviation Administration américaine; n’hésite pas quand de sordides intérêts l’exige, à se comporter comme le faisaient les gangs américains de Chicago dans les années trente.

Le prétendu suicide d’un de ses employés le prouve une nouvelle fois. Celui-ci John Barnett, 62 ans, avait consacré les dernières années de sa vie à dénoncer les négligences en matière de sécurité de son ancien employeur, Boeing.

Or il a été retrouvé mort dans son camping car sur le parking d’un hôtel à Charleston, dans l’Etat américain de Caroline du Sud, selon une information publiée lundi 11 mars par la BBC. C’est là qu’il devait être interrogé par la justice, samedi 9 mars, dans le cadre de la procédure judiciaire qu’il avait intentée contre Boeing. Il ne s’était pas jamais présenté. Selon les autorités du comté de Charleston, qui s’occupent de l’affaire, le décès remonte à ce même samedi 9 mars. Il aurait été causé par un «coup de pistolet auto-infligé», un aimable euphémisme désignant un suicide, ajoute le communiqué, qui précise que les investigations se poursuivent.

John Barnett, 32 ans d’entreprise à son actif jusqu’à sa retraite en 2017, avait travaillé à partir de 2010 comme responsable de la qualité à l’usine de North Charleston, qui fabrique le 787 Dreamliner.

Dans la presse, il avait fait état d’une série de défaillances à même de mettre en péril la sécurité des vols, et par conséquent celle des salariés et des passagers: ouvriers installant délibérément des pièces défectueuses sur les avions en cours de production, défauts dans le suivi des composantes des appareils, dysfonctionnements sur un quart des masques à oxygène… Le tout, expliquait-il, pour éviter les retards sur la chaîne de production et respecter les rythmes imposés par la commande. Des accusations que Boeing avait rejetées publiquement, mais qui avaient été en partie validées par la Federal Aviation Administration en 2017.

«Nous sommes attristés par le décès de John Barnett et nos pensées vont à sa famille et à ses amis», a fait savoir Boeing. Le drame survient après une série de scandales et d’accidents impliquant la compagnie fondée à Seattle. Début janvier, une porte d’un Boeing 737 MAX 9, de la compagnie Alaska Airlines s’est ainsi détachée quelques minutes après un décollage à l’aéroport international de Portland, dans l’ouest des Etats-Unis, faisant quelques blessés légers.

Merci à Libération, qui a pris le risque de signaler ce véritable meurtre. Si des journalistes de Libération prennent l’avion prochainement, qu’ils préfèrent Airbus

12/03/2024 Une théorie postquantique de la gravité classique

La physique moderne repose sur deux principes : la mécanique quantique, régissant les plus petites particules de l’Univers et la relativité générale d’Einstein, régissant notamment la gravité. Plus précisément, toute la matière de l’Univers obéit aux lois de la mécanique quantique, mais le comportement quantique ne peut être observé qu’à l’échelle des molécules et des atomes.

Cependant, ces deux théories comportent de nombreux points de contradiction et sont fondamentalement incompatibles. Les physiciens suggèrent qu’afin de les unifier, la théorie de la gravité selon Einstein doit être modifiée pour être adaptée à la mécanique quantique. Cette approche est notamment explorée dans le cadre de la théorie des cordes et de la gravité quantique à boucles.

Il existe aujourd’hui une nouvelle hypothèse. Il s’agit d’une approche où la gravité et la mécanique quantique seraient unifiées, tout en préservant le concept classique d’espace-temps selon Einstein. Dans cette vision, d’une part l’espace-temps ne serait pas influencé par la mécanique quantique, d’autre part, il s’écoulerait de manière aléatoire.

Ce serait une rupture fondamentale avec le principe selon laquelle la physique de l’espace-temps serait prévisible . En d’autres termes, l’espace serait déformé au hasard et le temps fluctuerait de manière imprévisible non pas dans l’univers entier mais dans différentes parties de l’Univers.

La théorie postquantique de la gravité classique remet en question notre compréhension de la nature fondamentale de la gravité et offre des pistes pour étudier sa nature quantique potentielle. Elle a également des implications pour le problème de l’information dans les trous noirs . Elle permet la destruction de l’information, résolvant le problème de l’information dans les trous noirs

Référence.

[Submitted on 29 Feb 2024]

Anomalous contribution to galactic rotation curves due to stochastic spacetime

Jonathan OppenheimAndrea Russo

We consider a proposed alternative to quantum gravity, in which the spacetime metric is treated as classical, even while matter fields remain quantum. Consistency of the theory necessarily requires that the metric evolve stochastically. Here, we show that this stochastic behaviour leads to a modification of general relativity at low accelerations.
In the low acceleration regime, the variance in the acceleration produced by the gravitational field is high in comparison to that produced by the Newtonian potential, and acts as an entropic force, causing a deviation from Einstein’s theory of general relativity. We show that in this « diffusion regime », the entropic force acts from a gravitational point of view, as if it were a contribution to the matter distribution.
We compute how this modifies the expectation value of the metric via the path integral formalism, and find that an entropic force driven by a stochastic cosmological constant can explain galactic rotation curves without needing to evoke dark matter. We caution that a greater understanding of this effect is needed before conclusions can be drawn, most likely through numerical simulations, and provide a template for computing the deviation from general relativity which serves as an experimental signature of the Brownian motion of spacetime.

Subjects:General Relativity and Quantum Cosmology (gr-qc); Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA); High Energy Physics – Theory (hep-th)
Cite as:arXiv:2402.19459 [gr-qc]
 (or arXiv:2402.19459v1 [gr-qc] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2402.19459

11/03/2024 Une énorme exo-planète en orbite autour d’un soleil minuscule

On trouve de tout dans l’espace interplanétaire, à condition de s’éloigner suffisamment de la Terre. Ci-dessous nous publions les références d’un article d’astronomes ayant découvert une planète de la taille de notre Jupiter, orbitant en 3,2 de nos jours autour d’un soleil neuf fois moins massif que notre propre soleil.

Les auteurs de la découverte ne comprennent pas comment un couple aussi disparate a pu se former et se maintenir. Un peu de psychanalyse pourrait peut-être les aider

Référence

A Neptune-mass exoplanet in close orbit around a very low-mass star challenges formation models

 SCIENCE
30 Nov 2023
Vol 382, Issue 6674
pp. 1031-1035

DOI: 10.1126/science.abo0233

  • Editor’s summary

Planets form in protoplanetary disks of gas and dust around young stars that are undergoing their own formation process. The amount of material in the disk determines how big the planets can grow. Stefánsson et al. observed a nearby low-mass star using near-infrared spectroscopy. They detected Doppler shifts due to an orbiting exoplanet of at least 13 Earth masses, which is almost the mass of Neptune. Theoretical models do not predict the formation of such a massive planet around a low-mass star (see the Perspective by Masset). The authors used simulations to show that its presence could be explained if the protoplanetary disk were 10 times more massive than expected for the host star. —Keith T. Smith

Abstract

Theories of planet formation predict that low-mass stars should rarely host exoplanets with masses exceeding that of Neptune. We used radial velocity observations to detect a Neptune-mass exoplanet orbiting LHS 3154, a star that is nine times less massive than the Sun. The exoplanet’s orbital period is 3.7 days, and its minimum mass is 13.2 Earth masses. We used simulations to show that the high planet-to-star mass ratio (>3.5 × 10−4) is not an expected outcome of either the core accretion or gravitational instability theories of planet formation. In the core-accretion simulations, we show that close-in Neptune-mass planets are only formed if the dust mass of the protoplanetary disk is an order of magnitude greater than typically observed around very low-mass stars.

11/03/2024 En cas de guerre entre l’Ouest et la Russie, le rapport de forces va-t-il s’inverser au profit des forces russes?

Jusqu’à ces jours de début février la Russie ne paraissait pas capable de faire face en cas de guerre aux forces conjuguées des Etats-Unis et des pays de l’Otan, renforcées le cas échéant des apports nucléaires et militaires de la France.

Puis soudain les choses ont changé.

Le Kremlin a fait savoir que si ce qu’il nomme l’encerclement occidental se poursuivait , il n’hésiterait pas à répondre par la guerre. Cette guerre pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires tactiques. Par ailleurs l’armée russe, au lieu d’être découragée et mal équipée, comme l’avait montré une habile propagande russe sur les médias sociaux européens, avait pris le temps de se reposer, se réarmer et s’entraîner. Elle se disait capable de porter la guerre des pays baltes jusqu’à l’Allemagne et au-delà.

Les européens pour leur part ont découvert que les troupes qui, comme Emmanuel Macron l’ait imprudemment promis, iraient renforcer l’Ukraine, reviendraient en Europe dans des cercueils, si elles en revenaient. Les européens, et notamment les mères de famille européennes, étaient-elles prêtes à accepter cela comme elles l’avaient fait durant les deux guerres mondiales.

Le Pape l’a bien senti et a proclamé qu’il était temps de négocier. Mais négocier quoi, lui a-t-on répondu ?

Les thèmes ne manquent pas. Négocier que l’Otan cesse de réclamer une entrée de l ‘Ukraine dans l’Organisation y compris la partie russophone de cette même Ukraine. Négocier aussi un accord entre l’Agence Spatiale Européenne et l’Agence Spatiale russe Roscosmos pour une coopération dans la mise en place d’installations durables sur le planète Mars.

10/03/2024 Le dernier des hommes singes

Le paranthrope était un hominien qui a survécu sur Terre assez longtemps pour être le contemporain des premiers hommes ou homo. Les hominiens sont des « Primate non arboricole, à attitude bipède, dépourvu de queue et de callosités fessières, à pilosité réduite, tel que les australopithèques et les hommes fossiles et actuels » (La classification récente réunit, au contraire, l’homme et les singes dans un même groupe.)

Nos ancêtres se distinguèrent des ancêtres des chimpanzés il y a environ six à sept millions d’années et depuis donnèrent naissance quelques 20 espèces d’hominidés connus, sans mentionner ceux qui restent à découvrir. La famille des Hominidés comprend l’homme, ses ancêtres fossiles et dans la classification actuelle, certains grands singes africains comme le gorille et le chimpanzé.

Paranthropus, qui a vécu entre approximativement entre 2,5 à 1,5 millions d’années bp before present fut parmi les premiers hominidés découverts par les paléontologistes, en 1938. Les os de son crâne l’avaient d’abord fait prendre pour un grand singe mais un examen plus attentif montra qu’il était plus proche des humains que des singes. Ainsi l’orifice cérébral à la base de son crâne montra qu’il pouvait marcher debout.

Mais Paranthropus, par rapport au autres espèces déjà connues, se distinguait par sa charpente trapue ainsi que par une mâchoire et des dents massives. Il ne pouvait donc être considéré comme un ancêtre. Avec le temps, il apparu comme la forme dernière d’une des deux branche évolutive qui conduisait vers l’homme.

L’explication courante concernant l’évolution vers l’homme est qu’avec le refroidissement climatique ayant caractérisé une période située il y a 2,5 millions d’années, les hominidés se trouvèrent divisés en deux catégories. La première aboutit aux paranthropes, la seconds aux premiers représentants du genre humain.

La taille de Paranthropus était d’environ 5 pieds. Il disposait de molaires d’un diamètre égal au pouce d’une homme moderne, ses mâchoires étaient taillées comme des leviers. Il était capable de grimper aux arbres et se nourrir de fruits mieux que les chimpanzés. Les premiers humains étaient plus minces, leurs mâchoires et leurs dents plus petites.

Les périodes de refroidissement se succédant et s’accentuant à chaque fois, les milieux végétaux caractérisant jusque là l’Afrique se dégradèrent régulièrement. . De nombreux mammifères ne purent s’adapter et disparurent. Ce fut le cas de Paranthropus  . Homo au contraire évolua jusqu’à atteindre une taille de 6 pieds, savoir faire des outils de pierre et se nourrir de sa chasse. Il devint alors capable de quitter l’Afrique. La taille de son cerveau s’agrandit et ses capacités intellectuelles augmentèrent considérablement.

Cependant la disparition de Paranthropus ne fut que progressive. Il cohabita pendant de nombreux siècles avec les hommes, apparemment paisiblement. Mais leurs modes de vie devenu de plus en plus différents les empêchèrent de s’hybrider

Pour en savoir plus

Lire New scientist 25 november 2023, p. 36
Michael Marshall Last of the ape-people

Voir aussi

https://www.nationalgeographic.com/science/article/why-the-cousins-are-gone