28/10/2024 L’armée de sa Majesté Britannique serait incapable de se battre

Pour la première fois, un ministre de la Défense britannique admet publiquement que le pays n’est pas prêt à soutenir une guerre. Cette révélation intervient alors que les menaces globales, notamment de la part de la Chine et de la Russie, sont en augmentation.

Le ministre John Healey insiste sur le fait que sans une capacité réelle de combattre, le Royaume-Uni ne peut pas dissuader efficacement les agressions potentielles. Son jugement sur l’état des finances et des forces armées britanniques est alarmant.. Il est confronté à une situation bien plus précaire que prévu, avec des implications graves pour la sécurité nationale et la capacité de défense du pays.

Ceci dit, il semble peu probable que le ministère de la Défense obtienne les fonds nécessaires améliorer la situation. Des hauts responsables militaires ont exprimé des doutes quant à l’augmentation du budget de la défense pour l’exercice 2025, ce qui pourrait entraver les efforts de modernisation et de préparation requise.

Malgré cela, un porte-parole du 10 Downing Street a réaffirmé que le gouvernement prendrait toutes les mesures nécessaires pour défendre le pays. Il a souligné que les forces armées britanniques, parmi les meilleures au monde, assurent la défense du pays en permanence et travaillent en étroite collaboration avec les alliés pour anticiper et se préparer à tout événement.

Cette situation intervient alors que le général Roland Walker, chef d’état-major de la British Army, a averti que le Royaume-Uni avait peu de temps pour se préparer à un conflit majeur potentiel, en particulier une confrontation avec la Chine. De plus, quelle que soit l’issue du conflit en Ukraine, la menace russe restera présente

https://www.telegraph.co.uk/politics/2024/10/24/armed-forces-not-ready-fight-war-admits-defence-secretary/

Note

Peut-on imaginer que la Grande Bretagne affronte seule la Chine ou la Russie. Elle le ferait au sein de l’Otan, avec une forte contribution américaine, en matériels sinon en hommes.



27/10/2024 Les astéroides transportent d’une planète habitable à l’autre les éléments nécessaires à la vie

Le gel de l’eau contenue dans les astéroïdes y provoque des fractures qui permettent à de l eau d’y pénétrer en profondeur. Ceci les aide à transporter des molécules de matière qui auraient pu contribuer au développement de la vie sur la Terre

Matt Genge et une équipe de l’Imperial College London ont analysé une petite quantité des 4,5 grammes de matière prélevés sur l’astéroïde Ryugu en 2020 par la sonde japonaire Hayabusa 2

Ils y ont découvert en utilisant une tomographies par rayons X que l’astéroïde comportait de l ‘argile organique et des sulphidess qui se forment en présence d’eau et sont nécessaires à la vie. Cette découverte conforte l’hypothèse selon laquelle de tels éléments ont été apportés sur ll terre encore jeune et dépourvue de vie par des astéroïdes.

Ces matières se seraient formées sur une autre planète ou planétoïde et auraient été projetées sur Ryugu par un éventuel puissant geyser . Le dit Ryugu pourrait ainsi les transporter ailleurs dans le cosmos.

Référence

nature astronomy  

  1. articles  
  2. article

Evidence from 162173 Ryugu for the influence of freeze–thaw on the hydration of asteroids

Published: 26 September 2024

Nature Astronomy (2024)

Abstract

Hydrated asteroids are likely to be main source of water for the terrestrial planets. The controls on the extent of asteroid hydration, however, are poorly understood. Here we report the discovery of multiple fracture and vein sets in a sample from the C-type asteroid 162173 Ryugu that acted as pathways for the migration of distal fluids during its aqueous alteration. Early veins in Ryugu are decorated with framboidal magnetite, while later veins caused metasomatism of wall rocks. Both veins and fractures have cuspate geometries and complex intersecting geometries consistent with freeze–thaw fractures formed during experiments. We show that freeze–thaw is effective in fracturing C-type asteroids to up to 300 km in diameter and is thus crucial in the outwards migration of fluids in ice-bearing asteroids. Freeze–thaw is likely, therefore, to determine the distribution of mineral-hosted water in asteroids throughout the Cosmos.

27/10/2024 Le fléau de la croissance démographique de l’Afrique sub-saharienne

La croissance de la population mondiale a été divisée par deux depuis les années 1960. Elle s’établit désormais à 1% par an. La population de l’Afrique subsaharienne continue pour sa part de croître de 2,7% par an du fait d’une fécondité qui reste élevée. Les jeunes de moins de 25 ans représentent de nos jours 62% de sa population, contre 44% dans l’ensemble des pays en développement et 27% dans les pays développés.

Le rapport de 2019 des Nations Unies sur les perspectives démographiques tendancielles https://population.un.org/wpp/publications/Files/WPP2019_PressRelease_FR.pdf
indique pour les divers pays d’Afrique subsaharienne que la transition démographique en cours, en particulier la baisse de la fécondité, risque d’être beaucoup plus lente que les transitions observées ailleurs dans les pays émergents. Pour les États africains, la question se pose donc de savoir s’ils doivent accélérer leur baisse de la fécondité, autrement dit leur transition démographique pour atteindre plus rapidement l’émergence économique.

Croissance démographique contre croissance économique

La population de l’Afrique subsaharienne aura été multipliée par près de 5 fois entre 1960 et 2020, contre 2,7 fois pour l’ensemble de l’Asie et 3 fois pour l’Amérique latine. Elle a dépassé le milliard en 2017. Elle représente dorénavant 14% de la population mondiale, contre 7% en 1960. 

Les données sur l’évolution des produits intérieurs bruts (PIB) et des PIB par tête dans les grandes régions du monde indiquent des performances moindres pour l’Afrique subsaharienne. En effet, si entre 1960 et 2018 son PIB a été multiplié par 7, son PIB par tête n’a augmenté que de 0,5 %. Dans le même temps, le PIB par tête de l’Amérique latine a été multiplié par 2,6, celui de l’Asie du Sud par 5,7 et celui de l’Asie de l’Est par 22. 

La faiblesse des performances africaines résulte de plusieurs facteurs : fluctuations des prix des matières premières, politiques économiques inadaptées, programmes d’ajustement structurel, mais aussi, et surtout ce qui est souvent oublié, très fortes croissances démographiques. 

Dans les années 1960, la fécondité était proche de 6 à 7 enfants par femme dans les quatre grandes régions suivantes: l’Asie de l’Est et l’Asie du Sud, l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine.

La baisse de la fécondité a commencé en Asie et en Amérique latine dans les années 1960. Elle a été brutale en Asie de l’Est, plus régulière en Asie du Sud et en Amérique latine, mais tardive et lente en Afrique subsaharienne. Parallèlement, la croissance économique en Asie de l’Est s’est accélérée. L’augmentation du PIB par tête y a dépassé en moyenne 5% par an dès la fin des années 1970, pour atteindre plus de 7% depuis 2000, ce qui permet un doublement de son PIB par tête tous les dix ans.

En Asie du Sud, l’évolution a été similaire, bien que de moindre ampleur. L’augmentation des PIB par tête n’y a dépassé en moyenne les 5% par an qu’à partir du milieu des années 2000.

En Afrique subsaharienne, la croissance économique moyenne de 4,5% par an des années 2000 à 2018 n’a conduit à une augmentation du PIB par tête que de 1,7% par an. En effet, la croissance démographique (2,8%) a absorbé 62% de la croissance économique (contre 10% et 25% en Asie de l’Est et en Asie du Sud).

Ainsi, en 2018, l’Amérique latine avait toujours le PIB par tête le plus élevé de ces grandes régions du monde (environ 9.500 dollars constants 2010), suivie par l’Asie de l’Est (6 500 dollars), l’Asie du Sud (1 900 dollars) et l’Afrique subsaharienne avec un PIB par tête d’environ 1 650 dollars constants 2010 correspondant à près de 1 600 dollars courants.

Ces évolutions économiques sont clairement liées aux dynamiques démographiques. La maîtrise rapide de la fécondité et de la croissance de la population en Asie de l’Est a permis aux pays de cette région de bénéficier très tôt d’un dividende démographique important. Des politiques volontaristes de promotion de la contraception et de la famille réduite y ont été combinées avec des politiques d’amélioration de leur capital humain et de diversification économique.

Avec retard et moins vigoureusement, les pays de l’Asie du Sud ont suivi la même voie et leur PIB par tête s’est accru depuis 1960 quatre fois moins que celui de l’Asie de l’Est.

Dans les deux cas, il a été estimé que 45% de l’augmentation de leurs revenus par tête s’expliquait par la diminution de leurs pourcentages de jeunes à charge (et donc de leurs taux de dépendance)

L’ Amérique latine, en revanche, ne semble pas avoir bénéficié d’un tel dividende, du fait de politiques économiques et sociales inadéquates.

Enfin, en Afrique subsaharienne, l’augmentation du PIB et du PIB par tête a été bridée par l’importance des investissements à réaliser, en termes de santé et d’éducation notamment, du fait d’une croissance démographique qui s’est maintenue au-dessus de 2,5% par an depuis le milieu des années 1960. Cette forte croissance démographique a donc été un frein à son développement.

Ceci dit, les Etats de l’Afrique subsaharienne veulent-ils vraiment réduire leur croissance démographique? On peut en douter. L’objectif de 6 enfants par femme reste encore un idéal, non seulement religieux mais politique. Les femmes, qui en sont les premières victimes, ne sont pas encore assez indépendantes pour le revendiquer face à la pression des matrones. Quant aux hommes, ils y voient un moyen d’affirmer leur pouvoir social., y compris dans la perspective d’un djihad en plein développement.

Cf https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/269994-croissance-demographique-de-lafrique#

26/10/2024 Qu’est-ce que la cryptographie quantique ?

Le terme de cryptographie quantique (également connue sous le nom de chiffrement quantique) désigne diverses méthodes utilisées en cybersécurité pour chiffrer et transmettre des données sécurisées en fonction des lois de la mécanique quantique. Bien qu’il n’en soit encore qu’à ses débuts, le chiffrement quantique a le potentiel de devenir un mécanisme bien plus sécurisé que les autres types d’algorithmes cryptographiques qui l’ont précédé. En théorie, il serait même impossible à pirater. 

Contrairement à la cryptographie traditionnelle, qui repose sur les mathématiques, la cryptographie quantique repose sur les lois de la physique quantique .

Rappelons celles-ci:

  • Les particules sont par nature incertaines. Elles peuvent simultanément exister à plusieurs endroits ou dans plusieurs états, et la prédiction de leur état quantique exact est impossible.
  • Les photons qui sont les plus petites de ces particules, peuvent être mesurés comme les autres particules dans des positions binaires aléatoires correspondant à leur spin. Le spin mesure l’inclinaison sur son orbite d’une particule en rotation. Il peut servir de contrepartie binaire aux 1 et aux zéros des systèmes de calcul classiques.
  • Un système quantique ne peut pas être mesuré sans être modifié : selon les lois de la physique quantique, le simple fait de mesurer ou même d’observer un système quantique aura toujours un effet mesurable sur ce système. 
  • Les particules peuvent être partiellement, mais pas totalement clonées  Bien que les propriétés de certaines particules puissent être clonées, c’est-à-dire reproduites à l’identique à partir d’une particule unique, il est impossible d’obtenir un clone 100 % fidèle. 

À ce jour, le chiffrement traditionnel des données est généralement suffisant pour maintenir des communications sécurisées dans la plupart des configurations de cybersécurité. Cependant, l’essor de l’informatique quantique mettra en péril les algorithmes  traditionnels les plus sûrs.

Comme la cryptographie quantique, l’informatique quantique est une technologie qui prend rapidement de l’ampleur et qui s’appuie sur les lois de la mécanique quantique. Par rapport aux ordinateurs classiques les plus rapides et les plus modernes, les ordinateurs quantiques ont le potentiel de résoudre plus rapidement les questions les plus complexes. 

Le mathématicien Peter Shor a décrit pour la première fois la menace que les ordinateurs quantiques posaient aux systèmes de sécurité traditionnels en 1994. Les systèmes cryptographiques actuels peuvent être divisés en deux catégories principales : les systèmes symétriques, qui utilisent une clé secrète pour chiffrer et déchiffrer les données, et les systèmes asymétriques, qui utilisent une clé publique que tout le monde peut lire et des clés privées auxquelles seules les parties autorisées ont accès.

Pour créer ces clefs les deux types de cryptosystèmes multiplient de grands nombres premiers et s’appuient sur une grande puissance de calcul pour la factorisation des grands nombres. Ceci leur permet d’avoir avoir la garantie que ces clés de chiffrement ne peuvent pas être piratées par des acteurs malveillants ou des hackers.

Même les superordinateurs les plus puissants de la planète mettraient des milliers d’années pour résoudre mathématiquement les algorithmes de chiffrement modernes tels que Advanced Encryption Standard (AES) ou RSA. Selon l’algorithme de Shor, la factorisation d’un grand nombre sur un ordinateur classique nécessiterait une telle puissance de calcul qu’il faudrait à un pirate informatique plusieurs vies avant de s’approcher du résultat, alors qu’un ordinateur quantique pleinement fonctionnel, s’il était mis au point, pourrait potentiellement trouver la solution en quelques minutes seulement.

C’est pourquoi les cas d’utilisation de la cryptographie quantique sont aussi illimités que les cas d’utilisation de toute forme de cryptographie. Quand il faudra sécuriser des données, des informations d’entreprise aux secrets d’État, lorsque l’informatique quantique rendra obsolètes les algorithmes cryptographiques existants, la cryptographie quantique pourrait être le seul recours pour protéger les données privées.

Pendant que des informaticiens du monde entier travaillent pour développer une technologie quantique pratique, il est tout aussi essentiel pour les utilisateurs de développer de nouvelles formes de cryptographie pour se préparer à l’ère quantique de l’informatique. Même si les ordinateurs quantiques étaient autrefois considérés comme une simple possibilité théorique, les experts estiment que nous pourrions entrer pleinement dans l’ère quantique d’ici 20 à 50 ans.

25/10/2024. Sur l’électroculture

On appelle électro-agriculture ou électroculture, une technologie qui promet de bouleverser les méthodes traditionnelles de la production alimentaire. En remplaçant la photosynthèse, ce système pourrait non seulement augmenter considérablement l’efficacité de l’agriculture mais aussi minimiser son empreinte sur les terres arables.

Dans ce domaine, la Chine se veut championne. Elle mène une expérimentation d’électroculture sous serre, où les plantes sont soumises à des champs électriques intenses. Cette technique permettrait d’augmenter les rendements de 20 % à 30 %, tout en réduisant les pesticides de 70 % à 100 % et les engrais de 20 %

En utilisant l’électroculture, les agriculteurs chinois pensent pouvoir réduire l’utilisation de produits chimiques et d’engrais tout en augmentant les rendements des cultures.

Des « antennes atmosphériques » seront créées à partir de matériaux tels que le bois, le cuivre, le zinc et le laiton. Elles pourront être utilisées pour amplifier les rendements, réduire l’irrigation, lutter contre le gel et la chaleur excessive, réduire les parasites et augmenter le magnétisme du sol

Pourquoi l’ElectroCulture Farming ?

À une époque où les appels en faveur d’une agriculture durable se font de plus en plus forts, l’électroculture offre un espoir. Les défis urgents de l’agriculture moderne – nourrir une population mondiale en plein essor tout en minimisant l’empreinte écologique – exigent des solutions innovantes. L’électroculture, avec sa promesse d’augmenter les rendements des cultures sans recourir fortement aux engrais chimiques et aux pesticides, apparait comme une solution. Elle allie la sagesse de la science agricole aux principes de gestion écologique, suscitant l’intérêt des agriculteurs, des chercheurs et des environnementalistes.

Le Cuivre (très utilisé dans l’ agriculture organique), indispensable à la croissance des plantes, pourra y jouer un rôle important . Il participe à plusieurs processus enzymatiques et est, entre autres, la clé de la formation de la chlorophylle.

Le fil de cuivre pourra être utilisé pour créer des antennes atmosphériques qui augmenteront le magnétisme et la sève des plantes, conduisant à des plantes plus fortes, plus d’humidité pour le sol et une réduction des infestations de ravageurs.

Le rôle de l’électroculture dans l’agriculture durable est multiforme et profond. Il promet non seulement d’augmenter la croissance des plantes, mais aussi de le faire d’une manière en harmonie avec l’environnement. En réduisant considérablement le besoin d’intrants synthétiques, l’électroculture pourrait réduire considérablement l’impact écologique de l’agriculture, renforçant ainsi la biodiversité. Le système auto-alimenté qui exploite l’énergie ambiante du vent et de la pluie illustre comment l’électroculture pourrait améliorer la santé des sols, freiner l’érosion et améliorer la rétention d’eau. Son intégration représente un pas en avant vers des systèmes de production alimentaire plus efficaces et plus responsables.

Fondements scientifiques de l’électroculture

À la base, l’électroculture exploite la réactivité naturelle des plantes aux champs électriques. Ces champs, invisibles mais puissants, influencent divers aspects de la physiologie des plantes, depuis les taux de germination jusqu’à la vitesse de croissance, en passant par les réponses au stress et l’efficacité métabolique.

Les différentes méthodes d’électroculture, telles que l’application de champs électriques à haute tension, basse tension et pulsés, offrent un éventail de techniques pour stimuler la croissance des plantes. Chaque méthode a ses nuances et ses applications, adaptées à différentes cultures, environnements et objectifs. Par exemple, les systèmes à haute tension pourraient être utilisés pour améliorer les taux de croissance de certaines cultures, tandis que les systèmes à impulsions pourraient être optimisés pour améliorer l’absorption des nutriments et la résistance au stress.

Différentes études ont montré l’étendue des méthodes d’électroculture, des antennes magnétiques aux bobines Lakhovsky. Elles sont fondées sur des preuves empiriques, avec des expériences et des études de cas démontrant des applications et leurs avantages concrets. Elles soulignent les promesses de l’électroculture, offrant un aperçu de ses impacts pratiques sur les rendements des cultures, la santé des plantes et la durabilité agricole.

Le Bulletin technique Filets agricoles  approfondit les mécanismes spécifiques en jeu, explorant comment la stimulation électrique peut déclencher des réponses bénéfiques au stress chez les plantes, modifier l’expression des gènes et même améliorer les taux de photosynthèse. Ce niveau de détail aide à démystifier la façon dont les champs électriques peuvent être des alliés si puissants dans l’agriculture, en fournissant le fondement scientifique nécessaire pour apprécier pleinement le potentiel de l’électroculture.

Comment fonctionne l’agriculture par électroculture?

Des antennes atmosphériques, fabriquées à partir de matériaux tels que le bois, le cuivre, le zinc et le laiton, sont placées dans le sol pour créer une antenne éther. Cette antenne capte les fréquences qui sont tout autour et aide à augmenter le magnétisme et la sève, le sang de la plante. L’antenne récolte l’énergie de la terre à travers la série de vibrations et de fréquences, telles que la pluie, le vent et les fluctuations de température. Ces antennes conduisent à des plantes plus fortes, plus d’humidité pour le sol et une réduction des infestations de ravageurs.

De plus, les outils en cuivre/laiton/bronze se sont avérés plus bénéfiques pour le sol que ceux en fer. Les outils en cuivre permettent d’obtenir un sol de haute qualité, nécessitent moins de travail lorsqu’ils sont utilisés et n’altèrent pas le magnétisme du sol. En revanche, les outils en fer diminuent le magnétisme du sol et fatiguent davantage leur utilisateur.

Source

https://agtecher.com/fr/electro-culture-agriculture/

24/10/2024 Le scandale des violences sexuelles et viols à l’égard du personnel féminin de l’armée française.

Si votre fille vous disait qu’elle envisageait, ses études terminées, de s’engager dans l’armée française , lui demanderiez vous si elle se rendait bien compte de ce qu’elle risquait,  non pas du fait des truands de divers origines mais du fait du personnel militaire masculin ?

Au cours d’une audition à l’Assemblée, le député LFI Bastien Lachaud a énuméré plusieurs chiffres relatifs aux violences sexuelles et sexistes (VSS) commises dans l’armée française. Il a expliqué qu’un viol était ainsi commis tous les 15 jours, ou bien encore qu’une femme sur trois dans l’armée avait été victimes de violences sexuelles et sexistes.

Ces données proviennent de sources officielles. Notons toutefois qu’en ce qui concerne les viols, il ne s’agit ici que des actes ayant fait l’objet de signalements..

Que sait-on de la fiabilité de ces données ? Au cours de son intervention, le député n’a pas précisé leur origine. Sollicité par TF1info, il a expliqué s’être appuyé sur les éléments fournis par la cellule Thémis, créée en 2014 par le ministère des Armées et dont il regrettait le manque de moyens 

Le rôle de Thémis est de recueillir les signalements de harcèlement sexuel, de violences sexuelles, d’outrages sexistes et de discriminations de toute sorte, ainsi que de veiller au bon traitement des victimes.

Ces données proviennent donc de sources officielles. Notons toutefois qu’en ce qui concerne les viols, il ne s’agit ici que des actes ayant fait l’objet de signalements.

Rappelons qu’en 2014, le ministère des Armées avait créé la cellule Thémis, permettant aux agents victimes de harcèlement sexuel, de violences sexuelles et de discriminations à caractère sexuel, de saisir, par son intermédiaire, l’autorité hiérarchique compétente pour un traitement de leur situation. Depuis le 31 août 2021, le champ de compétence de la cellule est élargi aux discriminations de toute nature.

En 2023,Thémis a comptabilisé  220 signalements pour violences sexuelles, dont 28 viols et 73 pour des agressions sexuelles. Ces 28 viols, rapportés à l’échelle d’une année, correspondent peu ou prou à un cas tous les 13 jours, comme évoqué par le député.

Devant le signalement de tels faits, certaines voix s’élèvent pour expliquer que l’armée étant majoritairement composée de personnels masculins, et que ceux-ci n’ayant pas toujours la possibilité de satisfaire leurs besoins sexuels à l’extérieur, il fallait bien qu’ils le fassent dans l’exercice de leurs fonctions, même si cela signifiait imposer des violences sexuelles et sexistes au personnel féminin disponible.

Qu’en est-il de la Gendarmerie Nationale qui emploie beaucoup de femmes, comme le montrent les actualités télévisuelles. Rappelons que la Gendarmerie nationale est une force armée française chargée de missions de police, en particulier dans les zones rurales et périurbaines et sur les voies de communication. Elle est sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, mais est placée sous l’autorité du ministère des Armées pour l’exécution de ses missions militaires.

Est-elle aussi soumise au contrôle de la cellule Thémis mentionnée ci-dessus ?

24/10/2024 Jusqu’à quand la Russie supportera- t-elle l’actuelle économie de guerre ?

La Russie a enregistré une hausse de ses prix à la production de plus de 10% depuis la décision d’envahir l’Ukraine en février 2022. Autant que l’on sache vu le peu de fiabilité des indices officiels, les prix à la consommation ont augmenté sensiblement plus, comme si la population anticipait une rareté générale des biens et services non consacrés à l’effort de guerre.

Ce phénomène résulte en partie des sanctions imposées par l’Occident mais aussi des contremesures décidéés par Moscou. Cependant l’essentiel de l’inflation résulte des dépenses de guerre et de sécurité qui ont dépassé 9% du Gross Domestic Product lequel correspond au PIB occidental.

Dans le même temps un grand nombre de secteurs enregistrent une baisse de la main d’oeuvre résultant de la mobilisation militaire mais aussi d’une fuite vers les Etats voisins de jeunes refusant cette mobilisation. Une spirale inflationniste s’est mise en place malgré les efforts officiels visant à augmenter les taux d’intérêt.

Le budget fédéral a augmenté annuellement de 50% depuis les 3 dernières années, passant de 24, 8 trillions de roubles en 2022 à 36,6 trillions cette année (427 milliards de dollars).

Il est clair que sans l’exportation de pétrole, la Russie ne pourrait pas faire face à la guerre. On a noté cependant que lors de la dernière réunion du BRICS la Chine et même l’Inde lui ont assuré qu’elle pourrait compter sur leur aide en cas de difficultés économiques croissantes.

https://www.youtube.com/watch?v=9mFPjW4QU3s,

23/10/2024 Le plus petit des dinosaures connus


Présents sur l’ensemble des continents dès la fin du Trias, les dinosaures comprennent des formes très diverses d’animaux terrestres et volants, bipèdes et quadrupèdes, carnivores et herbivores, ayant développé toute une série d’innovations squelettiques et tégumentaires telles que des cornes, des crêtes, des plaques et des plumes. Les dinosaures comptent parmi eux les animaux les plus grands et les plus lourds ayant existé sur la terre ferme. Néanmoins, un grand nombre de dinosaures ne dépassait pas la taille d’un être humain et certains d’entre eux étaient plus petits qu’une poule.

Le plus connus d’entre les petits dinosaures est Compsognathus . Ce nom qui signifie « mâchoire élégante » désigne un petit dinosaure bipède rapide et agile, aux longs membres postérieurs. Depuis le bout de son museau jusqu’à l’extrémité de sa longue queue, il mesurait jusqu’à 1,4 mètre mais ne pesait pas plus de 3,5 kg.

Il vivait en Europe, à la fin du Jurassique, il y a environ 150 millions d’années. Le spécimen de Canjuers (Var), découvert au début des années 1970, est le dinosaure le plus complet connu en France.

Ses membres antérieurs possédaient trois doigts portant de longues griffes. Ses dents recourbées et dentelées étaient parfaitement adaptées pour saisir les proies : des vertébrés de petite taille et des insectes.

La remarquable fossilisation de ce Compsognathus retrouvé à Canjuers permet de distinguer, au niveau des côtes, les restes de petits lézards ingurgités lors d’un dernier repas ! Des empreintes de peau sont également visibles au niveau de la treizième vertèbre de la queue.

La cambrure du cou et de la queue que l’on observe sur ce spécimen apparaît, après la mort de l’animal et au cours de sa décomposition, du fait de la perte de l’élasticité d’un ligament reliant toutes les vertèbres.

Les compsognathidés sont représentés dans les sédiments du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur d’Europe, de Chine, de Mongolie et d’Amérique du Sud.

Actuellement, Compsognathus longipes n’est connu que par deux spécimens :

  • l’holotype découvert dans les célèbres calcaires de Solnhofen en Allemagne
  • et le spécimen de Canjuers qui est deux fois plus grand que l’allemand.

23/10/2024 Le suicide démographique de l’Afrique

Alors que la population mondiale va franchir les 7 milliards d’habitants en 2011, celle de l’Afrique était d’environ 1,05 milliards en juin. Mais les choses devraient rapidement changer puisque dans les années à venir l’accroissement de la population africaine sera particulièrement important, notamment au sud du Sahara où la population devrait passer d’un peu plus de 600 millions d’habitants en 2000 à près de 3,4 milliards en 2100. Alors que la population mondiale se sera stabilisée autour des 10 milliards, celle du continent pourrait avoir quadruplé, en passant de 800 millions  à 3,6 milliards d’habitants.

Ces  dernières projections de l’Institut national d’études démographiques (Ined, France) ne devraient pas passer inaperçues. Surtout si on les conjuguait avec les prévisions concernant le réchauffement climatique.

L’Afrique est un continent déjà durement frappé par la sécheresse. A l’exception de la ceinture équatoriale, l’aridité menace partout, l’eau se faisant de plus en plus rare, tant pour les usages agricoles que pour les utilisations industrielles et domestiques. Il existe déjà des guerres de l’eau dans plusieurs régions. Comment ne s’aggraveraient-elles pas ? Il sera inutile de compter sur les Institutions Internationales pour établir un peu d’équilibre. En cas de crise, le chacun pour soi y est la règle.

La situation démographique sera d’autant plus grave qu’elles relève de traditions centenaires sinon millénaires selon lesquelles la règle de 5 à 6 enfants par femme était une nécessité impérieuse. Toutes les religions mondiales imposent de forts taux de natalité. Mais ailleurs qu’en Afrique, elles ont allégé leurs pressions. Par ailleurs les femmes dans la plupart des pays ont obtenu le droit à un minimum de contrôle des naissances. Ce n’est pas le cas en Afrique où règne encore l’image de la mère de famille entourée de nombreux enfants.

Cette situation ne sera pas sans conséquences géopolitique majeures. Les raisons qui poussent aujourd’hui une partie de la population africaine à émigrer, en faisant la fortune de nombreux » passeurs, seront de plus en plus fortes. Mais en face, les pays plus riches fermeront de plus en plus leurs frontières. Il en résultera inévitablement des conflits armés aux conséquences encore peu prévisibles.

La France n’échappera pas à ces tensions. Dans les banlieues urbaines les populations issues de l’immigration, selon l’expression, se partageront sans doute entre la volonté d’un accueil plus large aux immigrés francophones et au contraire un refus accru de telles arrivées, qui pèseront sur des équilibres économiques déjà difficiles.

22/10/2023 Détection d’un rayon cosmique de très haute énergie provenant du vide interplanétaire

Un rayon cosmique de très haute énergie provenant du vide interplanétaire a été récemment détecté par les astronomes, à un niveau rarement atteint : 240 exa-électron-volts (soit 240 et 18 zéro), plus d’un million de fois supérieur à celle obtenue par les accélérateurs de particules.

Pour se faire une idée du phénomène, il faut s’intéresser à deux aspects : la composition du rayon cosmique, et son trajet dans l’espace. Les rayons cosmiques contiennent « des particules chargées (protons, noyaux d’hélium, noyaux d’atomes plus lourds etc…) qui proviennent de l’espace, mais aussi d u soleil. Ils circulent dans notre galaxie et même dans l’espace intergalactique.

Certains pénètrent dans le système solaire, et même au niveau de la Terre, comme le rayon cosmique surpuissant détecté en 2021 dans le désert de l’Utah et nommé Amaterasu, du nom de la déesse du soleil dans la mythologie japonaise. Pour détecter ces phénomènes, il faut avoir des « instruments dotés de vastes zones de collecte », C’est le cas dans le désert de l’Utah, avec le télescope Array.

Les compteurs en service en  2021 ont estimé qu’Amaterasu était le deuxième rayon cosmique le plus doté en énergie jamais enregistré, après le célèbre « Oh my god » détecté en 1991.

En plus de l’observatoire américain, il existe un autre détecteur mesurant les rayons cosmiques : l’observatoire Pierre-Auger, en Argentine. Or les analyses des deux observatoires ne concordent pas. Ils ne sont pas d’accord sur la mesure exacte de l’énergie du rayon.  Le flux des rayons cosmiques ultra-énergétiques est de l’ordre d’une particule par siècle et par kilomètre carré de détecteur. Le réseau de l’Utah couvre une surface de 700 kilomètres carrés. Il devrait donc détecter environ 700 rayons cosmiques ultraénergétiques par siècle. Or ce n’est pas le cas.

Moins le rayon cosmique est doté en énergie, plus la fréquence de détection s’accélère. « En énergie, il y a 14 ordres de grandeur. Niveau flux, il y en a 30. Les particules de plus basse énergie sont beaucoup plus fréquentes, de l’ordre de plusieurs par secondes et par centimètre carré », selon un expert.

Pour l’heure, Amaterasu pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, notamment sur sa provenance. Les auteurs de la publication scientifique dans Science dont on trouvera ci-dessous l’abstract, ont essayé de remonter à l’origine du rayon. Sans succès.

Ils en ont déduit que le rayon cosmique provient d’une sorte de no man’s land dans l’espace, sans vraiment de galaxie identifiée ou de trous noirs massifs. Une conclusion qui invite à la prudence.

 « On ne connaît pas bien la composition d’Amaterasu, elle donne des indications sur le parcours du rayon. Il y a aussi une incertitude sur le calcul de son énergie. Enfin, les particules chargées sont déviées par le champ magnétique de notre galaxie. Mais nous avons une incertitude sur la structure du champ, donc sur la direction d’arrivée ».

D’autres hypothèses sur la provenance des rayons cosmiques sont étudiées par les scientifiques. Avec la matière  accrétée par des trous noirs massifs au centre des galaxies, la formation  de jets de matière à très grande vitesse  pourrait produire des rayons cosmiques. Par ailleurs, des galaxies très actives avec beaucoup d’étoiles qui se forment et qui explosent peuvent émettre des rayons cosmiques de très haute énergie.

Référence

An extremely energetic cosmic ray observed by a surface detector array

Telescope Array Collaboration

Science
23 Nov 2023 Vol 382, Issue 6673pp. 903-907

DOI: 10.1126/science.abo5095

Editor’s summary

Cosmic rays are charged particles from space. At low energies, they mostly originate from the Sun, whereas at high energies, they are expected to be emitted by nearby active galaxies. The Telescope Array Collaboration now reports the detection of a cosmic ray event with an energy of about 240 exa–electron volts, more than a million times higher than that achieved by artificial particle accelerators. Such high-energy particles should experience only small deflections by foreground magnetic fields, but tracing back the arrival direction shows no obvious source galaxy. The authors suggest that the foreground magnetic fields might be stronger than expected, or there could be unknown particle physics at high energies. —Keith T. Smith

Abstract

Cosmic rays are energetic charged particles from extraterrestrial sources, with the highest-energy events thought to come from extragalactic sources. Their arrival is infrequent, so detection requires instruments with large collecting areas. In this work, we report the detection of an extremely energetic particle recorded by the surface detector array of the Telescope Array experiment. We calculate the particle’s energy as 244±29 stat. −76+51syst. exa–electron volts (~40 joules). Its arrival direction points back to a void in the large-scale structure of the Universe. Possible explanations include a large deflection by the foreground magnetic field, an unidentified source in the loc al extragalactic neighborhood, or an incomplete knowledge of particle physics.