07/03/2025 Les terres rares. Enjeux pour l’Europe et pour la France

Publié le 19 mai 2023

Par : Dominique Viel – ancien haut fonctionnaire, Présidente du groupe d’experts sur les ressources minérales de la transition bas carbone

Téléphones portables, disques durs, écrans, vélos ou voitures électriques, turbines d’éoliennes, robots : ni les nouvelles technologies, ni la transition verte ne sont pensables sans les terres rares. Mais elles sont difficiles à extraire et la Chine joue d’une position dominante. Quelles sont les politiques à développer compte tenu de ces enjeux ?

Sommaire

  1. Les terres rares : carte d’identité
  2. Terres rares, les enjeux du futur
  3. Peut-on implanter une filière de recyclage en Europe ?
  4. Quelles possibilités de substitution aux terres rares ?

Les terres rares sont présentes un peu partout dans la croûte terrestre. Leur rareté désigne leur très faible concentration, qui nécessite l’extraction de grands volumes de matière. Globalement l’extraction, la purification, le traitement et la séparation des terres rares sont coûteux en énergie, en eau et en produits chimiques polluants.

Les terres rares sont utilisées dans de nombreux objets électroniques et numériques. Les besoins en technologies bas-carbone, notamment pour les moteurs de véhicules électriques et hybrides ou les éoliennes en mer, pourraient selon l’Agence internationale de l’énergie, multiplier la consommation de terres rares par sept d’ici 2040.

Sortir de la dépendance par rapport au quasi-monopole de la Chine, faciliter l’émergence d’une filière du recyclage, et accélérer les possibilités de substitution. La France et l’Europe ne manquent pas d’enjeux sur les terres rares. 

À quoi servent les terres rares ?

Les terres rares sont constituées de 17 éléments : 15 lanthanides : Lanthane ; Cérium ; Praséodyme ; Néodyme ; Prométhium ; Samarium ; Europium ; Gadolinium ; Terbium ; Dysprosium ; Holmium ; Erbium ; Thulium ; Ytterbium et Lutécium, ainsi que Scandium et Yttrium. Les terres rares légères sont utilisées pour leurs propriétés magnétiques exceptionnelles, et les terres rares lourdes (celles qui ont le plus de valeur) servent à repousser le point de température où les aimants perdent leur magnétisme.

Elles sont omniprésentes, surtout dans quatre secteurs industriels qui représentent 10% de l’économie mondiale (Institut polytechnique UniLaSalle, Comment concilier l’exploitation des terres rares et l’environnement ?, 3 avril 2023) :

  • numérique (téléphones portables, disques durs, écrans) ;
  • énergie (turbines d’éoliennes en mer, moteurs de voitures électriques et hybrides) ;
  • médical (appareils, robots) ;
  • armement.

Leurs usages sont diversifiés (données pour 2021):

  • le premier (31%) étant les aimants permanents (utilisés dans les générateurs, les volants magnétiques, les alternateurs, les moteurs de jouets, d’horlogerie) ;
  • les catalyseurs (18%) (utilisés dans les pots catalytiques des voitures) ;
  • les alliages métallurgiques (18%) (utilisés dans la construction aéronautique, militaire, médicale, etc.) ;
  • le polissage (13%) (utilisé sur la surface de nombreux produits industriels) ;
  • les verres et céramiques (11%) ;
  • le reste représentant 9%.

Les aimants permanents connaissent une croissance débridée. L’éolien et la mobilité bas carbone en consomment 35% du marché mondial, dont la Chine assure 91% de la production. Leur forte croissance (la consommation sera multipliée par trois d’ici 2030 pour l’éolien, et par dix pour les véhicules électriques) pourrait se heurter à une offre limitée des terres rares.

Pourquoi les appelle-t-on terres « rares » ?

Au XVIIIe siècle, au moment de leur identification par Lavoisier, les terres rares étaient moins abondantes que d’autres terres connues à l’époque (chaux, alumine, silice, etc.). La première terre rare, l’Ytterbium, fut découverte par hasard en 1787 par Arrhenius dans une carrière près de Stockholm. Aujourd’hui, ce sont les difficultés à les extraire et à les raffiner qui les rendent rares :

  • pour extraire 1 kilo de gallium, il faut casser 50 tonnes de roches, pour 1 kilo de Lutecium, il s’agit de 1 200 tonnes de roches ;
  • leur raffinage passe par l’utilisation d’acides sulfuriques et nitriques, qui contaminent les eaux et les sols avoisinants, générant chez les humains cancers, malformations et infertilité ;
  • leur contenu en thorium ou en uranium radioactif constitue une autre source de pollution, qui a justifié l’arrêt des activités de la raffinerie de terres rares à La Rochelle (Rhône-Poulenc), délocalisées en Chine. Dans les années 1980 l’usine purifiait 50% du marché mondial de terres rares.

Quels sont les pays producteurs ?

Selon l’Institut des études géologiques des États-Unis (USGS), la production mondiale de terres rares, 280 000 tonnes, se répartit entre :

  • Chine 168 000 tonnes, soit 60% du marché mondial ;
  • États-Unis 42 000 tonnes, soit 15% ;
  • Birmanie 25 000 tonnes, soit 9% ;
  • Australie 22 000 tonnes, soit 8% ;
  • Thaïlande 8 000 tonnes, soit 3%.

De petits producteurs complètent le panorama : Brésil, Burundi, Inde, Madagascar et Russie.

Les prix des terres rares varient en fonction de l’usage et de la rareté de chaque élément. En 2021, le Lanthane ou le Cerium étaient vendus, au kilo, un peu plus de cinq dollars le kilo, alors que le Terbium dépassait 1 709 dollars.

Jusqu’aux années 1980, les États-Unis dominaient le marché des terres rares. Une main-d’œuvre moins chère, des gisements plus importants et des lois environnementales souples ont permis à la Chine de faire baisser les prix de vente et, depuis 1995, de devenir le premier producteur mondial. La Chine est en effet le seul pays à accepter des coûts environnementaux très élevés, dus à des techniques productives médiocres mais peu chères.

La Chine joue de cette position dominante. En 2000, pour privilégier ses industries, elle a réduit de 40% ses exportations, ce qui a provoqué une envolée des prix. En 2010, elle a institué des taxes et des quotas sur ces exportations, ce qui l’a fait condamner par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à deux reprises. En 2011, elle a suspendu ses exportations dans le contexte d’un conflit avec le Japon. En parallèle, la Chine investit dans l’extraction de terres rares un peu partout dans le monde, pour accroître sa souveraineté et pour conserver le moins de pollution possible à l’intérieur de ses frontières.  

Tout cela a poussé l’Occident à la recherche de nouvelles sources, et, à partir de la fin des années 2010, des projets de mines et d’usines de raffinage se sont multipliés en Australie et au Canada. En 2013, les États-Unis ont réactivé la mine à ciel ouvert de Mountain Pass en Californie, fermée en 1998 après le déversement accidentel de milliers de litres d’eau radioactive.

En Europe, plusieurs sites prometteurs ont été identifiés en Scandinavie et au Groenland. En janvier 2023, le groupe Suédois LKAB a annoncé la découverte d’un gisement de plus d’un million de tonnes, soit 1% des réserves mondiales identifiées. Le gisement se trouve à Kiruna, en Laponie suédoise, un territoire utilisé pour l’élevage des cerfs par le peuple des Sami. LKAB aura beaucoup à faire pour obtenir l’acceptabilité sociale nécessaire au bon déroulement des opérations, car un gisement comparable, celui de Nora Kärr, également en Suède, est resté gelé pour des raisons environnementales de 2017 à 2020, et, si les études ont repris, la question de l’exploitation est toujours en suspens. L’éventuelle exploitation n’interviendra pas avant dix ou quinze ans, délai minimum pour ouvrir une mine et la mettre en service.

Terres rares, les enjeux du futur

Où se trouvent les réserves de terres rares ?

En 2021, l’USGS estime à 120 millions de tonnes les réserves mondiales de terres rares, dont 90% se trouvent :

  • en Chine : 44 millions de tonnes, soit 37% ;
  • au Vietnam : 21,6 millions de tonnes, soit 18% ;
  • au Brésil : 20,4 millions de tonnes, soit 17% ;
  • en Russie : 20,4 millions de tonnes, soit 17%.

Au rythme de production actuel (280 000 tonnes) et au vu de ces réserves, le monde dispose d’au moins 430 ans de consommation de terres rares devant lui.  

Ces données évoluent au fur et à mesure de l’exploration. L’Arctique aurait le second potentiel du monde de terres rares après la Chine, mais ses réserves ne sont pas encore prouvées. On parlerait alors de mille ans d’exploitation assurée.   

Quel est le potentiel de la France ?

En France, les principaux sites géologiques susceptibles d’être exploités pour des terres rares sont situés en Bretagne, en Guyane et en Polynésie.

En Bretagne, des gisements existent en Ille-et-Vilaine, dans les Côtes-d’Armor et dans le Finistère. Ils sont trop modestes pour justifier l’ouverture d’une filière d’extraction, mais, en cas d’envolée des cours, le site d’Ille-et-Vilaine permettrait une production marginale.  

En Guyane, des permis de recherche ou d’exploitation sont accordés pour des « bouquets » de minerais qui comprennent des terres rares, mais aucun grand gisement n’a été identifié.

Les fonds océaniques du côté de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, pourraient recéler des ressources en terres rares. Mais, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) n’y fait pas de recherche pour le moment, car les métaux des roches océaniques sont en général pauvres en terres rares comparées aux roches terrestres. La teneur en terres rares la plus élevée observée lors de découvertes japonaises récentes à plus de 5 000 mètres de profondeur n’est que de 0,3%, à comparer à celle des gisements les plus importants, 5%, ou celle des gisements moyens, autour de 1%.

Par ailleurs, l’exploitation minière de l’océan détériorerait les fonds marins et mettrait en péril des espèces et des populations humaines qui dépendent de leur bon état. En effet, des panaches de particules sédimentaires se déposent sur la faune alentour, tandis que le passage des machines sur les grands fonds détruit les habitats de la faune abyssale. Dans les conditions actuelles, la France ne dispose donc pas actuellement de potentiel minier de terres rares.

Peut-on implanter une filière de recyclage en Europe ?

Une première expérience sans suite

En 2012, le groupe Solvay lançait l’industrialisation d’un procédé innovant de recyclage des terres rares contenues dans les ampoules basse consommation. À l’époque, la hausse des prix qui avait suivi la contraction des exportations chinoises faisait craindre des difficultés d’approvisionnement. Un partenariat avec l’éco-organisme Recylum, spécialisé dans les lampes, assurait la collecte des lampes.  

En 2016, le prix des terres rares retrouva son niveau d’avant crise, et le procédé perdit sa compétitivité. La substitution des lampes à fluorescence par des LED contraignit à mettre un terme à l’activité.

De nouvelles perspectives

L’Union européenne a récemment pris conscience de l’enjeu que représente le recyclage pour développer une industrie de production d‘aimants permanents. Le European Critical Raw Materials Act,  publié  le 16 mars 2023, fixe l’objectif d’augmenter de 15% les capacités de recyclage des matériaux critiques, dont les terres rares.

Aujourd’hui, seulement 1% des terres rares sont recyclées, car leur présence en petites quantités fait qu’il est difficile de les séparer des autres métaux. Cependant, la France bénéficie d’atouts : quatre entreprises françaises ont développé des technologies innovantes qui permettent de mieux séparer les terres rares, tout en allégeant les coûts d’eau et d’énergie, et en minimisant les impacts environnementaux.

Comme il n’y aurait pas de sens à recycler les matériaux pour les renvoyer dans les usines chinoises, les entreprises françaises seront à la fois opérateurs de recyclage et productrices de terres rares, chacune dans une filière différente : automobiles pour Carester, éoliennes pour MagREEsources, aimants à haute performance pour Orano, domotique et petits moteurs électriques pour REEfine.  

Enfin, le recyclage ne remplacera jamais totalement l’extraction et le traitement des terres rares. En effet :

  • une bonne partie des produits concernés ont une durée de vie longue : environ 30 ans pour une éolienne, 10 ans pour un véhicule, etc. ; il faut donc un certain temps avant que ces produits, devenus déchets, puissent être recyclés ;
  • la massification des déchets qui permet le recyclage repose sur la performance de la collecte, qui, en théorie, ne peut dépasser 80% du gisement ; le point de départ est actuellement si bas qu’il ne pourra monter que progressivement ;
  • le taux de croissance du marché des terres rares est tel, à horizon prévisible, qu’il devancera toujours de très loin les possibilités de recyclage.   

Quelles possibilités de substitution aux terres rares ?

Actuellement pas d’alternatives à performance équivalente

Des progrès en recherche et développement (R&D) suscitent parfois des espoirs, mais la voie vers l’industrialisation s’avère souvent plus longue que prévu. En 2021, un groupe allemand a communiqué sur un procédé pour produire des aimants permanents sans terres rares, mais rien n’est encore sorti du laboratoire. En 2018, Toyota a annoncé une innovation permettant de passer du Néodyme au Lanthane et au Cerium, plus abondants et moins chers. Cette innovation demande de compenser la baisse de performance des aimants par des technologies préservant la résistance des métaux à la chaleur. L’industrialisation du procédé est attendue d’ici une dizaine d’années.   

Seules des ruptures technologiques vont permettre une substitution des terres rares

En ce qui concerne les véhicules électriques ou hybrides, la recherche porte en premier sur la disparition de l’utilisation des aimants. C’est le cas de Renault et de sa Megane Electric avec des aimants permanents au rotor bobiné au cuivre, dont les fils spécialement disposés et triés résistent à la force centrifuge du rotor. Le courant est modulé afin de limiter la consommation électrique de la batterie à grande vitesse ou sur autoroute.
Concernant les véhicules Tesla, ses premiers modèles étaient dotés de moteurs à induction à courant alternatif sans terres rares. En mars 2023, Tesla a annoncé un moteur plus efficace, moins cher, et sans trace de terres rares. Il s’agit de diviser par deux le coût de production des voitures électriques pour viser le marché de masse. Mais le nouveau procédé reste un mystère.

En ce qui concerne les éoliennes en mer, de nouvelles technologies à partir de supraconducteurs réduisent voire suppriment la dépendance aux terres rares. Les supraconducteurs permettent en effet aux courants de haute intensité de circuler sans perdre d’énergie du fait de la résistance électrique.

En 2018, Envision Energy, société danoise, a mis à l’essai un générateur supraconducteur sur l’une de ses éoliennes. Cette technologie réduirait le poids de l’éolienne, une aubaine pour les éoliennes offshore, de plus en plus puissantes.
En 2018 également, l’entreprise française Jeumont Electric, investie avec huit partenaires européens, envoyait en Allemagne la première machine utilisant la supraconductivité dans les génératrices de turbines éoliennes, pour être testée avant d’être exploitée sur une éolienne au Danemark.
En 2019, les États-Unis, via le département de l’énergie, ont financé quatre projets de développement d’éoliennes de plus de 10 MW, pour réduire ou supprimer le recours aux terres rares par l’utilisation de supraconducteurs.

En 2022, France Relance a retenu, pour le financer, le prototypage d’un supraconducteur pour éoliennes en mer de grande puissance. Le projet est porté par une filiale de General Electric, Steam Power, dont un accord de rachat par EDF a été signé en novembre 2022.  

Ainsi, sur toute la chaîne de valeur des terres rares, la France et l’Europe sont dans un rapport de dépendance marqué par rapport à la Chine. La situation peut même être qualifiée d’instable et de dangereuse face aux possibilités de restriction de la Chine sur ses exportations à base de terres rares, en raison de la hausse prévue de la consommation chinoise.

Il existe néanmoins des ouvertures pour l’Europe pour diminuer cette dépendance : potentiel d’exploitation minière de terres rares dans l’Arctique européen, perspectives de recyclage, en particulier des aimants permanents, passage aux technologies de supraconduction. Ces stratégies permettraient de retrouver une part de souveraineté si elles étaient toutes les trois menées à leur terme, et pas seulement l’une ou l’autre.

Les terres rares. Quels enjeux pour France?

Téléphones portables, disques durs, écrans, vélos ou voitures électriques, turbines d’éoliennes, robots : ni les nouvelles technologies, ni la transition verte ne sont pensables sans les terres rares. Mais elles sont difficiles à extraire et la Chine possède une position dominante. Quelles sont les politiques à développer compte tenu de ces enjeux ?

Les terres rares sont présentes un peu partout dans la croûte terrestre. Leur rareté désigne leur très faible concentration, qui nécessite l’extraction de grands volumes de matière. Globalement l’extraction, la purification, le traitement et la séparation des terres rares sont coûteux en énergie, en eau et en produits chimiques polluants.

Constitution

Les terres rares sont constituées de 17 éléments : 15 lanthanides : Lanthane ; Cérium ; Praséodyme ; Néodyme ; Prométhium ; Samarium ; Europium ; Gadolinium ; Terbium ; Dysprosium ; Holmium ; Erbium ; Thulium ; Ytterbium et Lutécium, ainsi que 2 autres, Scandium et Yttrium. Les terres rares légères sont utilisées pour leurs propriétés magnétiques exceptionnelles, et les terres rares lourdes (celles qui ont le plus de valeur) servent à repousser le point de température où les aimants perdent leur magnétisme.

Usages

  • numérique (téléphones portables, disques durs, écrans) ;
  • énergie (turbines d’éoliennes en mer, moteurs de voitures électriques et hybrides) ;
  • médical (appareils, robots) ;
  • armements

Ni les nouvelles technologies, ni la transition verte ne sont pensables sans les terres rares. Mais elles sont difficiles à extraire et la Chine joue d’une position dominante. Quelles sont les politiques à développer compte tenu de ces enjeux ?

Sortir de la dépendance par rapport au quasi-monopole de la Chine, faciliter l’émergence d’une filière du recyclage, et accélérer les possibilités de substitution. La France et l’Europe ne manquent pas d’enjeux sur les terres rares. 

Leurs usages sont de plus en plus diversifiés (données pour 2021):

  • le premier (31%) étant les aimants permanents (utilisés dans les générateurs, les volants magnétiques, les alternateurs, les moteurs de jouets, d’horlogerie) ;
  • les catalyseurs (18%) (utilisés dans les pots catalytiques des voitures) ;
  • les alliages métallurgiques (18%) (utilisés dans la construction aéronautique, militaire, médicale, etc.) ;
  • le polissage (13%) (utilisé sur la surface de nombreux produits industriels) ;
  • les verres et céramiques (11%) ;
  • le reste représentant 9%.

Les aimants permanents connaissent une croissance débridée. L’éolien et la mobilité bas carbone en consomment 35% du marché mondial, dont la Chine assure 91% de la production. Leur forte croissance (la consommation sera multipliée par trois d’ici 2030 pour l’éolien, et par dix pour les véhicules électriques) pourrait se heurter à une offre limitée des terres rares.

Pays producteurs

Selon l’Institut des études géologiques des États-Unis (USGS), la production mondiale de terres rares, 280 000 tonnes, se répartit entre :

  • Chine 168 000 tonnes, soit 60% du marché mondial ;
  • États-Unis 42 000 tonnes, soit 15% ;
  • Birmanie 25 000 tonnes, soit 9% ;
  • Australie 22 000 tonnes, soit 8% ;
  • Thaïlande 8 000 tonnes, soit 3%.

De petits producteurs complètent le panorama : Brésil, Burundi, Inde, Madagascar et Russie.

Prix

Les prix des terres rares varient en fonction de l’usage et de la rareté de chaque élément. En 2021, le Lanthane ou le Cerium étaient vendus, au kilo, un peu plus de cinq dollars le kilo, alors que le Terbium dépassait 1 709 dollars.

Jusqu’aux années 1980, les États-Unis dominaient le marché des terres rares. Mais one main-d’œuvre moins chère, des gisements plus importants et des lois environnementales souples ont permis à la Chine de faire baisser les prix de vente et, depuis 1995, de devenir le premier producteur mondial. La Chine est en effet le seul pays à accepter des coûts environnementaux très élevés, dus à des techniques productives médiocres mais peu chères.

La Chine prufite de cette position dominante. En 2000, pour privilégier ses industries, elle a réduit de 40% ses exportations, ce qui a provoqué une envolée des prix. En 2010, elle a institué des taxes et des quotas sur ces exportations, ce qui l’a fait condamner par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à deux reprises. En 2011, elle a suspendu ses exportations dans le contexte d’un conflit avec le Japon.

En parallèle, la Chine investit dans l’extraction de terres rares un peu partout dans le monde, pour accroître sa souveraineté et pour conserver le moins de pollution possible à l’intérieur de ses frontières.  

Nouvelles sources

Tout cela a poussé l’Occident à la recherche de nouvelles sources. A partir de la fin des années 2010, des projets de mines et d’usines de raffinage se sont multipliés en Australie et au Canada. En 2013, les États-Unis ont réactivé la mine à ciel ouvert de Mountain Pass en Californie, fermée en 1998 après le déversement accidentel de milliers de litres d’eau radioactive.

En Europe, plusieurs sites prometteurs ont été identifiés en Scandinavie et au Groenland. En janvier 2023, le groupe Suédois LKAB a annoncé la découverte d’un gisement de plus d’un million de tonnes, soit 1% des réserves mondiales identifiées. Le gisement se trouve à Kiruna, en Laponie suédoise, un territoire utilisé pour l’élevage des cerfs par le peuple des Sami.

LKAB aura beaucoup à faire pour obtenir l’acceptabilité sociale nécessaire au bon déroulement des opérations, car un gisement comparable, celui de Nora Kärr, également en Suède, est resté gelé pour des raisons environnementales de 2017 à 2020. Si les études ont repris, la question de l’exploitation est toujours en suspens. L’éventuelle exploitation n’interviendra pas avant dix ou quinze ans, délai minimum pour ouvrir une mine et la mettre en service.

05/03/2025 Des scientifiques russes réaniment des rotifères congelés depuis 24.000 ans

Le réchauffement climatiques permet d’accéder à divers organismes jusqu’ici congelés dans le permafrost. Certains d’entre eux peuvent être ranimés. C’est le cas des Rotifères dits bdelloid rotifers mentionnés dans l’article dont on trouvera ci-dessous des extraits

Les Rotifères constituent un embranchement du règne animal. Ce sont de petits organismes bilatériens protostomiens syndermés mesurant entre 50 µm et 3 mm qui ont souvent une forme de trompette, cylindrique ou sphérique. Wikipédia .

Les rotifères sont des organismes dits extremophiles. Ils peuvent supporter des glaciations prolongées ou des chaleurs solaires extrêmes.

Ils ont été retrouvés dans des parties du permafrost gelé sans interruption depuis la fin du Pléistocène (2,6 millions d’années jusqu’à 11.700 ans bp). Ils étaaient dans un état dit de cryptobiose

La cryptobiose est un état de vie « au ralenti » dans lequel certaines espèces de tardigrades arrivent à accéder. Durant cette phase, leur métabolisme fonctionne à 1 % par rapport au reste du temps. Leurs corps sont ainsi moins demandeurs en termes de ressources et ils se satisfont de conditions de vie plus rudes.

Ils accumulent ainsi des protéines spéciales dite chaperonnes dont le rôle est de prévenir les dommages potentiellement causés par la chaleur sur la structure des protéines.

Nous avons précédemment ici évoqué les hypothèses selon lesquelles de tels organismes circuleraient ainsi dans l’espace galactique et intergalactique pour y apporter la vie.

Pour en savoir plus voir https://www.livescience.com/rotifer-frozen-24000-years-revived.html

06/03/2025 Des organismes terrestres pourraient survivre dans l’espace

Le Centre Allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR) vient de rendre public le rapport de son expérience Biomex, durant laquelle des organismes terrestres ont été soumis aux conditions extrêmes de l’espace.

Le Centre Allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR) vient de rendre public le rapport de son expérience Biomex, durant laquelle des organismes terrestres ont été soumis aux conditions extrêmes de l’espace.

L’expérience Biomex s’est déroulée entre 2014 et 2016 sur la plateforme Expose-R2 de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), à l’extérieur de la Station Spatiale Internationale (ISS). Sous le contrôle du responsable scientifique de Biomex, Jean-Pierre Paul de Vera, des échantillons de différents organismes, des bactéries, des algues et des champignons ont été confrontés, dans des caissons, au vide spatial et aux rayonnements ultraviolets intenses pendant 533 jours.

« Les prochaines étapes de recherche seraient une nouvelle mission appelée BioSigN, pour Bio-Signatures et Niches Habitables, sélectionnée par l’ESA et qui devrait également être réalisée sur l’ISS » indique Jean-Pierre Paul de Vera. « Nous essaierons de répondre à la question de savoir si la vie des fossiles ou les biomolécules des océans et des grands fonds marins pourraient être détectables après une exposition spatiale. La raison d’utiliser des micro-organismes et des molécules provenant des océans fait sens si nous examinons les océans glacés de notre voisinage dans le système solaire, comme les lunes glacées de Jupiter et de Saturne qui sont très actives ». En effet, les geysers de ces lunes glacées projettent de l’eau et du gaz enrichi en substances organiques dans l’espace. Le but de cette mission sera de déterminer l’origine de ces molécules et de voir si l’on peut détecter la vie à ces endroits.

La résistance de certaines biomolécules et de certains organismes aux conditions spatiales est déja étable. C’est le cas des archées, micro-organismes unicellulaires présents sur Terre depuis plus de 3 milliards d’années. Ils sont qualifiés d’« extrêmophiles » en raison de leur résistance hors du commun. Ce sont les organismes les plus susceptibles d’exister sur d’autres planètes. Ils l’ont prouvé lors de l’expérience en résistant à un an et demi d’exposition au vide spatial et aux conditions de vie martiennes.

Cette découverte laisse espérer la possibilité de recherches systématiques de telles bio-signatures sur Mars, à la recherche d’une forme de vie potentielle passée ou présente. Connaître le type d’organismes à même de supporter ces conditions va en effet permettre aux chercheurs de développer des outils susceptibles de détecter la présence de formes de vie lors de futures missions sur Mars.

Le projet Biomex présente tout de même certaines limites. « Nous devons tenir compte du fait que le temps d’exposition maximal dans l’espace était d’environ un an et demi. Nous ignorons s’il existe une dépendance temporelle au-delà des paramètres testés qui pourrait donner une réponse beaucoup plus négative à la question de la survie dans l’espace » commente Jean-Pierre Paul de Vera. Patrice Coll, directeur du Laboratoire Inter-universitaire des systèmes Atmosphériques (LISA) commente les résultats de cette expérience. « Je ne peux pas dire que ces résultats m’étonnent. Depuis la caractérisation d’un environnement habitable par le passé, comme le cratère Gale, la possibilité d’une vie passée, ou à minima d’une activité probiotique ou biochimique, ne peut être exclue. Les résultats présentés ici confirment ces théories mais sont loin de démontrer que la vie a existé ou existe dans l’environnement de Mars. »
Biomex ouvre cependant la porte à d’autres étapes de recherches.

« Les prochaines étapes de recherche seraient une nouvelle mission appelée BioSigN, pour Bio-Signatures et Niches Habitables, sélectionnée par l’ESA et qui devrait également être réalisée sur l’ISS » indique Jean-Pierre Paul de Vera. « Nous essaierons de répondre à la question de savoir si la vie des fossiles ou les biomolécules des océans et des grands fonds marins pourraient être détectables après une exposition spatiale. La raison d’utiliser des micro-organismes et des molécules provenant des océans fait sens si nous examinons les océans glacés de notre voisinage dans le système solaire, comme les lunes glacées de Jupiter et de Saturne qui sont très actives ». En effet, les geysers de ces lunes glacées projettent de l’eau et du gaz enrichi en substances organiques dans l’espace.

Le but de cette mission sera de déterminer l’origine de ces molécules et de voir si l’on peut détecter la vie à ces endroits.

En termes moins prudents, nous dirions pour notre part que des bio-organismes analogues à ceux trouvés sur la Terre pourraient vivre dans les océans glacés de nombreux astres du système solaire, tels que les océans qui se trouveraient sur les lunes satellites de Jupiter et Saturne.

Ils pourraient également survivre dans l’espace interplanétaire, le temps de passer d’un de ces astres à un astre voisin présentant également des conditions favorables à la vie. Pour passer d’un de ces astres à la Terre, l’eau et les molécules prébiotiques s’y trouvant pourraient avoir être projetés dans l’espace galactique par l’un de ces geysers.

De là, après une traversée interplanétaire plus ou moins longue, ils auraient pu etre introduit sur la Terre par des météorites. C’est déjà le cas aujourd’hui, où la Terre reçoit des éléments de sol marsien provenant d’astéroides ayant frappé Mars avant de rebondir sur la Terre où ils ont pu être analysés.

La Terre aurait définitivement plus de liens avec la planète rouge qu’il n’apparait au premier abord. En effet, des chercheurs ont découvert, dans une étude publiée par la revue scientifique Science Advances le 16 août 2024, qu’environ “200 météorites” proviendraient d’environ “10 évènements d’impact sur la surface de Mars”. 

Les molécules prébiotiques pourraient ainsi voyager d’une planète à l’autre dans un système solaire, d’une galaxie à l’autre et pourquoi pas au sein de l’univers tout entier, dans les espaces intergalactiques. A ces échelles le temps ne compte pas.

O5/03/2025 La vie se propage dans l’espace

Comment la vie complexe que l’on connaît sur la Terre y est-elle apparue ?

L’origine de la vie sur Terre demeure incertaine. Les plus anciens micro-organismes fossiles observés sont datés d’au moins 3,5 Ga durant le Paléoarchéen. comme semblent l’indiquer des restes fossilisés retrouvés dans les roches sédimentaires. La Terre elle-même est devenue habitable il y a 4 milliards d’années, à la fin de l’Hadéen, les conditions nécessaires à l’émergence de la vie s’y trouvant réunies.

Compte tenu de ces chiffres, il a fallu fort peu de temps pour que la vie y apparaisse et s’y multiplie quasi à l’infini, sous un grand nombre de formes dont l’essentiel a disparu, mais dont l’ H Sapiens d’aujourd’hui est le représentant le plus connu.

Se pose alors inévitablement la question de savoir si dans l’univers la Terre est la seule planète ayant connu cette évolution. Ceci semble difficilement admissible. D’après les dernières données recueilles par les observatoires spatiaux, il y aurait dans l’univers visible 2.000.000.000.000 galaxies analogues à la Voie lactée. Ces galaxies comptent en moyenne quelques centaines de milliards d’étoiles et de 5 à 10 fois plus de planètes de type terrestre.

Les galaxies s’organisent en amas de galaxies. Un amas de galaxies, ou amas galactique, est l’association de plus d’une centaine de galaxies liées entre elles par la gravitation

Les amas de galaxies se regroupent ensuite eux-mêmes en superamas, des structures colossales, de l’ordre de 150 millions d’années-lumière et composées de plusieurs dizaines d’amas chacune. Dans l’univers visible, il y aurait quelque 10 millions de superamas.

Dans ces conditions il paraît évident qu’ii y a de la vie analogue à la vie terrestre sur quelques uns de ces planetes. Si vie il y a elle a quasi nécessairement donné naissan ce à des hommes semblables aux humains terrestres. Mais ils sont trop éloignés pour que nous puissions communiquer avec eux.

Et Dieu dans tout cela ? Qu’en pensent les croyants, chrétiens ou musulmans notamment ?

05/03/2025 Enfin un traitement paraissant efficace contre le sida (VIH)

La nouvelle que les virologues et les amoureux attendait depuis un demi-siècle semble pouvoir être confirmée. Un traitement d’une efficacité de I00% est le résultat annoncé d’un essai clinique testant une nouvelle protection contre le sida en Afrique. Il s’agit de l’emploi du lénacapavir, un traitement déjà utilisé chez des patients souffrant d’infections persistantes.

Sur les 2134 femmes ayant reçu une injection de cette molécule, aucune n’a été infectée par le virus du sida.

Ce traitement cible la capside du virus, un « bouclier » qui protège son matériel génétique.

Ce traitement préventif né nécessiterait que deux injections par an, au lieu d’un comprimé quotidien jusqu’à présent. La revue Science a qualifié ces résultats de découverte de l’année.

Référence

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2772743224004112

Traitement antirétroviral contenant lénacapavir : retour des premiers cas en vie réelle

https://doi.org/10.1016/j.mmifmc.2024.04.378

Introduction

Le lénacapavir (LEN) est un inhibiteur spécifique de capside du VIH, disponible par voies orale et sous-cutanée récemment mis sur le marché. En association à d’autres antirétroviraux (ARV), LEN est indiqué pour le traitement des adultes infectés par VIH-1 (PVVIH) multirésistants pour lesquels il est autrement impossible d’établir un schéma de traitement antirétroviral (TAR) suppressif. Cette étude vise à décrire le profil et l’évolution clinique, thérapeutique et virologique des PVVIH ayant bénéficié de LEN en vie réelle.

05/03/2025 La planète et ses empires

Quand les premiers explorateurs européens débarquaient sur une terre jusqu’alors inconnue d’eux, la prudence voulait qu’ils enquiérassent de la nature de l’autorité qui y exerçait le pouvoir, afin de se faire connaitre et accepter par elle.

Si d’éventuels explorateurs interplanétaires débarquaient sur la Terre et y posaient la même question, la réponse ne serait pas simple. Il faudrait leur expliquer qne plusieurs empires s e disputent le pouvoir sur la Planète

Nous appellerons ici empire un pouvoir géopolitique qui dispose de plusieurs avantages indispensables:

– des forces armées capables d’intervenir à tous moments sur terre, dans la mer et dans l’espace.

– des armements susceptibles de s’imposer à ceux de l’adversaire dans tout conflit d’une certaine intensité. On pourra distinguer à cet égard, au sommet de la liste, le nucléaire stratégique et le nucléaire tactique, encore que la différence entre les deux soit de moins en moins évidente.

– des personnels militaires humains disposant de toutes les capacités nécessaires en cas de guerre, depuis le commandement en chef, l’encadrement à tous niveaux et la « chair à canon »,vieille expression dont l’actuel conflit en Ukraine a rappelé la pertinence.

Il faut y ajouter aujourd’hui les technologies terrestres et spatiales nécessaires aux formes les plus modernes de ce que l’on nomme la cyberguerre.

Les Empires mondiaux

Les empires se disputant le pouvoir sur la planète et disposant des moyens énumérés ci-dessous sont aujourd’hui l’Empire américain et l’Empire russe.

A terme, il faudra y ajouter un empire chinois qui voudra sans doute devenir de plus en plus indépendant de la Russie.

Et la France dira-t-on? et l’Union européenne?

La France dispose de certains des armements et du potentiel humain indispensables à la puissance impériale. Mais elle ne semble pas pour le moment vouloir les mettre au service d’un empire franco-européen incompatible avec l’existence de l’empire américain.

04/03/2025. Guerre en Ukraine. Un point de vue de Moscou.

Nous republions ici à la demande de certains lecteurs un article en français qui nuance un peu le discours très unilatéral des médias francophones concernant la guerre en Ukraine.

Pendant des années, Zelenski a été salué comme un héros. Mais de qui fait-il le jeu ? Voici l’histoire de l’Ukraine et de Zelensky que vous n’entendrez pas dans les médias : 

Trump avait raison. Zelensky n’a jamais eu les cartes en main. Il n’est pas un dirigeant courageux qui donne les ordres. C’est un homme désespéré, qui s’accroche au pouvoir dans un régime en voie d’effondrement, soutenu par l’argent, les armes et la propagande occidentale. Et comme l’Ukraine en train de perdre la guerre des relations publiques comme d’ailleurs elle perd la vraie guerre, il panique.

L’Ukraine n’a pas été un acteur indépendant dans cette guerre. Les véritables détenteurs du pouvoir se trouvent à Washington, Bruxelles et Londres, où ils jouent leurs jeux géopolitiques. Cette guerre a été conçue pour affaiblir la Russie. Pour comprendre cela, il faut comprendre l’histoire qu’on ne vous racontera jamais.

L’Ukraine et la Russieᄎ sont liées depuis plus de 1 000 ans. Kiev, la capitale de l’Ukraine, autrefois le cœur de la Rus’ de Kiev, le premier grand État slave, a jeté les bases de la Russie elle-même. Le nom même de l’Ukraine signifie « pays frontalier », c’est-à-dire la région frontalière de la Russie.

Pendant des siècles, l’Ukraine a fait partie intégrante de l’Empire russe. Elle n’était pas une nation « opprimée ». Même à l’époque soviétique, l’Ukraine n’était pas occupée : elle était au cœur de l’URSS. Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev était ukrainien.

Lorsque l’URSS s’est effondrée, l’Ukraine est devenue indépendante et Washington est intervenu – non pas pour aider l’Ukraine, mais pour l’utiliser comme arme contre la Russie. Les États-Unis et l’Otan ont menti à Gorbatchev en promettant qu’ils ne s’étendraient pas « d’un pouce vers l’est ». En fait l’OTAN avait déjà pénétré en Pologne et dans les États baltes.

L’Occident a investi des milliards en Ukraine, finançant des groupes politiques pro-OTAN, des ONG et des médias pour fabriquer un État antirusse. En 2004, la CIA a soutenu la « Révolution orange », annulant une élection qui avait favorisé un candidat pro-russe. 

Le véritable coup d’État a eu lieu en 2014. Le président ukrainien démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch, a rejeté un accord commercial avec l’UE qui aurait détruit l’économie ukrainienne. Washington a jugé cela inacceptable. Ils l’ont donc destitué par une révolution dite de couleur fabriquée de toutes pièces. 

La soi-disant « révolution de Maïdan » n’était pas un mouvement populaire. C’était un coup d’État soutenu par la CIA et orchestré par des responsables américains comme Victoria Nuland .

Les émeutiers violents qui ont pris le contrôle de Kiev n’étaient pas des manifestants pacifiques. Ils étaient menés par des groupes néonazis comme le Bataillon Azov, des groupes qui célèbrent ouvertement les collaborateurs nazis et portent des insignes SS. Ces mêmes groupes reçoivent désormais des armes occidentales.

Le régime post-coup d’État a ensuite interdit la langue russe, attaquant directement des millions d’Ukrainiens russophones à l’est. C’est à ce moment-là que le Donbass et la Crimée ont dit stop. La Crimée a organisé un référendum : plus de 90 % des habitants ont voté pour le retour à la Russie. Le Donbass a également voté pour l’indépendance.  Les habitants du Donbass ont rejeté Kiev, mais Kiev ne les a pas laissés partir.

Au lieu de cela, Kiev a lancé une guerre brutale contre son propre peuple, bombardant des civils pendant huit ans. Où était l’indignation occidentale ? Nulle part ! (Sauf au début avec un reportage de CNN sur les atrocités !)

Et Volodomir Zelensky ? Qui est-il ? De qui a-t-il fait le jen ?

 Est-ce un leader spontané venu de nulle part ou a-t-il été installé ? Covert Action a rapporté qu’en 2020, Zelenskyy avait secrètement rencontré le chef du MI6 britannique, Richard Moore. Pourquoi un président rencontrerait-il le principal espion du Royaume-Uni plutôt que son Premier ministre ?

Zelensky est-il un agent britannique ? Selon certaines informations, il est personnellement protégé par les services de sécurité britanniques et non par les ukrainiens. Lors de sa visite au Vatican, il a évité le pape et rencontré un évêque britannique. Devinez qui d’autre était présent ? Richard Moore du MI6 ! Quelle coïncidence.

Avant de se lancer en politique, Zelensky était comédien et acteur, jouant littéralement le rôle du président dans une émission de télévision. Puis, avec l’aide des équipes de relations publiques occidentales, la fiction est devenue réalité. Sa campagne a été financée par l’oligarque Ihor Kolomoisky, propriétaire de la plus grande compagnie pétrolière et de la plus grande banque d’Ukraine.

Une fois au pouvoir, la priorité de Zelensky n’était pas de lutter contre la corruption, mais de s’assurer que BlackRock et les banques occidentales prendraient le contrôle de l’économie ukrainienne. Entre-temps, il a transféré des millions de dollars vers des comptes offshore et a acquis un manoir de 34 millions de dollars à Miami ainsi qu’un appartement de 3,8 millions de dollars à Londres.

Avant 2022, l’OTAN avait armé l’Ukraine jusqu’aux dents et Kiev avait amassé des forces près du Donbass. La Russie avait le choix : laisser le Donbass faire seul face au nettoyage ethnique, ou que l’OTAN transforme l’Ukraine en base militaire

Les médias ont dénoncé « une invasion non provoquée ». Mais l’expansion de l’OTAN, le coup d’État de 2014, les huit années de guerre dans le Donbass ? Cette guerre a été provoquée à chaque étape. L’Ukraine a été érigée en pion.

L’Ukraine perdant, Zelensky est abandonné. Trump lui a dit : « Tu n’as pas les cartes en main. » Et il a raison. Cette guerre a été orchestrée. L’Ukraine abesoin d’une intervention occidentale pour gagner et cela signifierait une troisième guerre mondiale. Il est temps que le monde prenne conscience de cette réalité/

La guerre en Ukraine a été délibérément provoquée par l’Occident. Zelensky n’est qu’une marionnette de plus, son temps est compté. Et Trump ? Il le sait. Il veut la paix, pas une nouvelle guerre sans fin.

La question est : voyez-vous la vérité maintenant ? Réveillez-vous.

04/03/2025. Un nouvel exemple de l’étrange action à distance du monde quantique

«  Spooky action at a distance ». Ce furent par ces mots qu’Einstein s’était refusé initialement à admettre l’une des principales affirmations de la physique quantique dite « intrication quantique »

En mécanique quantique, l’intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules (ou groupes de particules) forment un système lié et présentent des états quantiques dépendant l’un de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare.

Récemment des physiciens chinois de l’université Xiamen ont étudié deux exemples de cette étrange intrication, exemples dits contextualité et non-localité. La contextualité signifie que le résultat de la mesure d’un objet quantique dépend des autres mesures de cet objet réalisées au même moment. La non localité signifie que mesurer les propriété d’un objet quantique tel qu’une particule quantique peut immédiatement révéler quelque chose concernant une autre particule associée, fussent-elles séparées par une moitié du monde.

Les chercheurs Sheng et ses collègues montrent aujourd’hui que ces deux propriétés peuvent être converties l’une en l’autre. Ils ont utilisées à cette fin des paires de photon intriquées

(NB. Le photon est une particule lumineuse)

Ils placèrent deux photons dans un état quantique qui avait des propriétés rotationnelles intriquées. Auraient-ils fait partie d’un rayon de lumière, celui-ci aurait été rendu sinueux sous une forme hélicoïdale . Or plus sinueux étaient les photons, plus intriqué était leur état quantique.

En fait les chercheurs avaient obtenu des photons dont les états quantiques avaient plus de six dimensions et qui se comportaient comme s’ils existaient dans un monde quantique à six dimensions. Parce que les photons étaient intriqués, les chercheurs savaient que ces particules démontreraient ainsi expérimentalement la propriété de la non-localité sans qu’il soit besoin de la mesurer.

Pour rapprocher ceci de la contextualité, les chercheurs utilisèrent un outil mathématique qui avait été développé par Adam Cabello de l’Université de Séville afin de passer de la non localité à la contextualité. (voir Physical Review Letters,doi.org/n4kn)

Référence

New Scientist, 8 feb 2025, p 27

03/03/2025. Le retour des supersoniques commerciaux

Le retrait définitif du Concorde en 2003 avait laissé penser que les vols commerciaux supersoniques ne reprendraient pas de si tôt. Pour un petit gain sur le temps de parcours transocéanique, ils imposaient tant de contraintes aux compagnies comme aux aéroports qu’ils semblaient définitivement réservés aux chasseurs et bombardiers militaires.

C’était évidemment se tromper. Aujourd’hui la compagnie américaine BOOM Supersonic vient d’annoncer qu’un de ses appareils expérimentaux, le XB-1, avait dépassé la vitesse du son le 28 janvier 2025. « Ce supersonique rassemble toutes les technologies qui nous permettront bientôt de construire un supersonique pour plusieurs centaines de passagers » vient d’annoncer un des responsables de BOOM Supersonic.

C’est au Mojave Air and Space Port en Californie que le chef-pilote Tristan « Gepetto »Brandenbourg a réussi un vol supersonique de Mach 1,1 à bord du XB-1. Ce prototype entièrement blanc et très affiné a franchi 3 fois la vitesse du son avant de rentrer au garage.

S’appuyant sur l’expérience acquise , BOOM envisage dès cette année de produire un transporteur supersonique volant à Mach 1,7 et emportant jusqu’à 80 passagers  Pendant ce temps la NASA fait des essais pour minimiser le bang découlant du passage du mur du son

Voir

https://www.numerama.com/sciences/1892882-lavion-xb-1-de-boom-supersonic-depasse-le-mur-du-son-video.html