21/08/2021 Les superordinateurs quantiques

Longtemps considérés comme impossibles, ces supercalculateurs commencent à apparaitre dans les centres de recherche d’IBM . Il s’agit en fait d’ un ordinateur quantique et d’un supercalculateur classique travaillant en tandem. Ils peuvent alors reproduire le comportement de plusieurs molécules utilisables dans la chimie organique et la recherche pharmaceutique.

Ils sont le produit d’une collaboration entre IBM et l’Institut japonais de recherche RIKEN https://fr.wikipedia.org/wiki/RIKEN

Ces ordinateur quantiques peuvent aider à prévoii les compotements des molécules à l’intérieur d’une réaction chimique. Il s’agit de prévoir les états quantiques des électrons en vue de la recherche pharmaceutique ou la catalyse industrielle ; le tout en évitant les nombreuses erreurs qui sont le sous-produit du calcul quantique à l’échelle industrielle.

Dans in article commun publié par le New Scientist, Seiji Yunoki et Mitsuhisa Sato de RIKEN expliquent comment ils ont associé un IBM  Heron quantum computer et le Fugaku supercomputer de RIKEN, le tout pour reproduire synthétiquement des molécules d’azote

Le Héron est un supercalculateur de 77 quantum bits, or qubits,et l  »algorytme de RIKEN est nommé SQD . Disons pour simplifier que l’un fait les calculs  et l’autre repère et supprime les erreurs.

Les applications devraient être d’une autre ampleur, notamment aujourd’hui dans la concurrence militaire entre IBM et la Russie.

Pour en savoir plus

In the near term, this intervention is the “secret sauce” for getting error-prone quantum computers to do chemistry, says Kenneth Merz at the Cleveland Clinic in Ohio. Using a different IBM quantum computer yoked to a classical computer, his team developed a variation of the SQD algorithm that can model molecules in solutions, which is a more realistic representation of chemical experiments than previous models.

In Merz’s view, further optimisations of SQD could help the combination of quantum and conventional computing gain tangible advantages over just the latter within the next year.

The combination of quantum and supercomputing is not only worthwhile – it’s inevitable,” says Sam Stanwyck at computing firm NVIDIA. A realistic use of quantum computing is one where quantum processors are integrated with powerful classical processors in a supercomputer centre, he says. NVIDIA has already developed a software platform that aims to support such hybrid approaches.

Aseem Datar at Microsoft says his firm has its sights set on the “tremendous potential in the combination of quantum computing, supercomputing and AI to accelerate and transform chemistry and material science” as well.

20/08/2025 Des mathématiciens pourront-ils détruire le concept d’infini ?

Que sert-il à mesurer? Combien d’atomes existent dans l’univers ? Certains scientifiques estiment ce nombre à 10 puissance 80 ;0, soit 1 suivi de 80 zéros. Mais ce nombre n’a pas de rapport avec la réalité physique. Il en serait de même si l’on répondait : une infinité. A ces niveaux, l’expérience scientifique n’ plus de sens.

Même si la cosmologie nous dit que l’univers est infini, il est nécessaire d’admettre qu’il possède des frontières. Ceci nous oblige à parler de l’univers observable celui apparu à la suite du Big Bang. Avant cela, comme au delà, parler d’univers n’a’ pas de sens. De même un nombre tel que 10 puissance 90, que jamais personne n’a pu compter, est une illusion.

Ceci importe-t-il ? Depuis 1960, un nombre croissant de scientifiques répond par l’affirmative..Ils se désignent eux-mêmes comme ultrafinitistes. Un nombre tel que 1090 est une illusion,” selon D. Zeilberger de la Rutgers University, New Jersey

Dans le passé, le mouvement ultrainfinitist s’est fait reprocher d’être à la fois radical et incohérent. Les très grands nombres et l’infini mettent en quetion les fondations de la science, depuis lala logique jusqu’à la cosmologie. Cependant le nombre de ses sympathisants ne cesse de grandir. Ils ne peuvent plus être ignorés.

Pour Justin Clarke-Doane de la Columbia University , il y a des potentiels pour approfondir le concept. En avril, il a animé une suite de conférences destinées à préciser ce terme. Il s’y confirma que la poupard des mathéaticiens font appel à un cadre théorique dit Zermelo-Fraenkel-Choice ZFC https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_ensembles_de_Zermelo-Fraenkel

Il s’agit d’une liste de jugements et d’axiomes dont les scientifiques reconnaissent a priori la validité et qui les autorisent à procéder à leurs recherches. L’un de ces axiomes reconnaît l’existence de l’infini.

Cependant en 1931, le mathématicien Kurt Gödel avait montré qu’il était impossible de prouver que les axiomes de la ZFC sont compatibles avec les résultats des recherches scientifiques. « Mais aujourd’hui les mathématiciens utilisent la ZFC sans avoir besoin de l’embrasser explicitement dans sa totalité » explique Zuzana Haniková de l’Académie tchèque des sciences.


Alexander Esenin-Volpin, mathematicien russe poète et dissident, affirma reonaitre la valdité de la ZF theory, à condition d’abandonner le concept d’infinité. En 1971 un autre mathématicien, Rohit Parikh de la City University of New York écrivit un article montrant que le concept de “small number”, bien que difficile à définir, pouvait être utilisé dans les théories scientiques utiles.

Extraite et traduit, avec simplifications, de

The End of infiity Karmela Padovic-Callaghan

The New Scientist 9 August 2025

Voir aussi

For ultrafinitists, there is no need for infinity in mathematics

What makes a number, or a proof, feasible? This question is at the heart of the ultrafinitist project. Though the issue connects to age-old paradoxes, such as exactly how many grains of sand you have to put together to make a pile, for Parikh, the key concern is to avoid losing track of mathematics’ connection to humanity. “You have to draw a line somewhere. Things have to be related to human activity,” he says. In his view, the ultrafinitist way of thinking orients researchers towards our experience, and he says that, while this approach is still incomplete, “an incomplete approach is better than nothing”.

Others draw inspiration from elsewhere. For Zeilberger, a computer scientist, the fact that computers can only ever approximate infinity – and so are unable to use the fuzzy “very large number” concept that humans rely on – is an argument for doing away with it. His affinity for ultrafinitism started when he first learned calculus, which uses infinitely large or small numbers rather heavily, to his distaste. The rise of calculus in the 17th century cemented infinity’s place in mathematics, but Zeilberger sees this as a historical fluke, a consequence of computers not having been developed earlier, and says that he would love to teach his students calculus without it.

Even non-ultrafinitists concern themselves with the limits of computation – indeed, there is an entire field dedicated to it, called computational complexity. Dean sees ultrafinitism and computational complexity as two sides of the same coin.

19/09/2025 Megalithes en Espagne

Des archéologues espagnols conduisant des recherches sut sur les populations de l’age du bronze de la côte de Valence prés de Séville, rapportent avoir découvert dans une chambre mortuaire une pierre tombale de2 mètres pesant plus de 2 tonnes.

Ils n’ont pas encore découvert d’ou elle pouvait provenir puisque c’était la première fois qu’ils trouvaient une pierre de cette taille et qu’il ne s’en trouvait pas dans la région. Les sculptures que comporte cette pierre indiquent qu’elle était utilisé comme pierre tombale entre 4.500 et 3.700 bp..

Or les carrières se trouvant dans la région sont à une distance de plus de 55 kms. La pierre ne pouvait avoir été apportée que par la mer, nécessairement sur des embations ressemelant à de grosses piroques

Les égyptiens de l’époque des pharaons avaient déjà maitrisé cette technique. Les populations cotières espagnoles pouvaient elles avoir eu avecvc une avec eux des contacts suffisant ?

Référence

Journal of Archaeological Science

Volume 180, August 2025, 106263

Seafaring megaliths: A geoarchaeological approach to the Matarrubilla giant stone basin at Valencina (Spain)

Author links open overlay panelLuis M. Cáceres Puro a b ans others

https://doi.org/10.1016/j.jas.2025.106263

Highlights•

  • •A large square stone basin made of gypsiferous cataclasite occupies the chamber of the tholos
  • •The transport of the rock to Valencina most plausibly implies the use of some kind of boat
  • •The basin must have been placed on its current position at some point between 4544 and 3227 BCE
  • •The construction of the tholos of Matarrubilla must have been later than the placement of the basin

Abstract

A broad multidisciplinary approach is deployed to study an exceptional megalithic feature: the stone basin that presides over the chamber of the Matarrubilla tholos, part of the Valencina Copper Age mega-site (Sevilla, Spain). The study, including geoarchaeological characterisation and sourcing of the stone, traceological analysis of its surfaces based on photogrammetry and morphometrics, digital image analysis as well as OSL dating, leads to a number of substantial findings of great relevance to understand the significance of this stone basin, the only of its kind documented to this date in the Iberian Peninsula, with parallels only in Ireland and Malta. Among the most relevant conclusions, it is worth noting the fact that the gypsiferous cataclasite block the basin was made of was brought from the other side of the marine bay that five thousand years ago extended across the south-east of Valencina, this is the first evidence of waterborne transport of a megalithic stone in the Iberian Peninsula. In addition, the basin appears to have been put where it stands today sometime in the first half of the 4th millennium BC, long before any tholoi were built at Valencina, which suggest a prior history of still poorly documented monumentality at this mega-site.

L’altermagnétisme, un nouvel état au service de la spintronique

​​Un an seulement après sa prédiction théorique, l’altermagnétisme est démontré expérimentalement dans un matériau à base de manganèse et de silicium, le Mn5Si3. Cette découverte, signée par une collaboration européenne impliquant des chercheurs du CEA-Irig, ouvre des perspectives prometteuses pour la performance des dispositifs spintroniques. 

​Jusqu’à très récemment, il existait deux types de matériaux magnétiques : les ferromagnétiques, capables de s’aimanter sous l’effet d’un champ magnétique extérieur et de conserver cette aimantation ; et les antiferromagnétiques dont les spins, répartis sur des sous-réseaux équivalents, ont des directions opposées ce qui induit une aimantation nulle.

Mais, en 2019, des chercheurs de l’Université de Mayence et de l’Académie des sciences de Prague ont prédit théoriquement un troisième type : les altermagnétiques, pour lesquels les sous-réseaux de spins ne sont pas équivalents. Ce nouvel état a été démontré expérimentalement sur un matériau à base de manganèse et de silicium, Mn5Si3, en 2021. « Comme ce domaine est très nouveau pour l’époque, les papiers ont beaucoup tardé à être publiés dans des revues. À​ ce jour, quatre matériaux ont été identifiés expérimentalement : le premier est RuO2, le deuxième Mn5Si(celui de notre étude), puis MnTe et CrSb », contextualise Vincent Baltz, chercheur CNRS au laboratoire Spintec du CEA-Irig qui a contribué à cette découverte particulièrement prometteuse.

De fait, l’altermagnétisme combine les avantages du ferromagnétisme (polarisation magnétique d’un courant électrique) et de l’antiferromagnétisme (robustesse aux champs magnétiques et réponse aux fréquences THz ultrarapides). Cette nouvelle classe de matériaux se distingue par la configuration de leurs spins qui leur confère des propriétés propres, comme la possibilité de polariser magnétiquement un courant électrique malgré l’absence d’aimantation. Autant d’intérêts pour les dispositifs spintroniques qui pourraient ainsi gagner en performance et rapidité.

Les nombreux avantages du siliciure de manganèse

Dans la présente étude, les chercheurs se sont intéressés aux propriétés de  Mn5Si3​ qui a l’avantage d’être composé de matériaux abondants et peu onéreux. D’une part, son altermagnétisme a été révélé par la présence d’un « effet Hall anormal », typique des ferromagnétiques, qui est une propriété de faire apparaître une tension électrique transversale suite à l’application d’un courant électrique longitudinal liée à l’aimantation, alors que Mn5Si3 n’en possède pas. D’autre part, ce matériau a permis de confirmer le rôle des symétries cristallines attendues pour expliquer l’altermagnétisme.​

Structure cristalline et altermagnétique de Mn5Si3

Imbriqués dans la structure cristalline des atomes de silicium (gris), les atomes de manganèse (violet) sont répartis en un grand et petit hexagone au centre. Les chercheurs ont montré que l’altermagnétisme est produit par seulement quatre des six atomes de manganèse centraux formant un ensemble de moments magnétiques colinéaires orientés alternativement dans des directions opposées (flèches oranges et bleues). © V.Baltz et al. ​​

Par ailleurs, même si Mn5Si3 révèle sa phase altermagnétique en dessous de 240 K, alors que RuO2 ou MnTe l’es​​​t à température ambiante (300 K), il permet de s’affranchir d’une contrainte qu’explique le chercheur : « un effet dit extrinsèque peut perturber les conclusions de notre étude : il est lié au couplage spin-orbite (lorsque le spin de l’électron est couplé à sa trajectoire) qui s’ajoute au rôle intrinsèque des symétries. Mais si les éléments constitutifs du matériau sont légers, le spin-orbite est alors minimal ce qui est l’avantage de Mn5Si3 par rapport aux trois autres matériaux identifiés ».

La découverte du caractère original altermagnétique ouvre un nouveau champ d’investigations dans le domaine de la physique des matériaux et promet des développements innovants. lus de précisions sL’altermagnétisme, un nouvel état au service de la spintronique

18/08/2025 Le loup terrible

Aenocyon dirus (autrefois désigné sous le nom de Canis dirus), désigné vulgairement sous les noms de loup sinistre ou encore loup terrible[1], est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

On trouve dans wikipeia les précisions suivants auxquelles nous nous limiteronici

Aenocyon dirus désigne une est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

Aenocyon dirus désigne une est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

Caractères

Aenocyon dirus était plus gros que le Loup gris en taille et en allure, il mesurait environ 1,50 m de long et pesait en moyenne 68 kg pour la sous-espèce la plus grosse, le Aenocyon dirus dirus. Il est probable que ces loups vivaient en meutes, unies par des liens de famille, et qu’ils chassaient en groupes.

La principale différence entre Canis lupus et Aenocyon dirus se trouve dans la structure du squelette, plus massif et plus lourd chez A. dirus. Ses pattes étaient proportionnellement plus courtes, sa tête plus grande et plus lourde (une tête retrouvée en Yakoutie en 2018 est longue de 41,5 cm, correspondant ainsi à la moitié du corps d’un loup contemporain), mais la capacité crânienne était moindre. Ses dents, plus grandes et plus fortes que celles du Loup gris, étaient capables de broyer des os. De telles caractéristiques suggèrent que c’était un moins bon coureur que les loups actuels et qu’il se nourrissait d’animaux peu rapides et de grande taille, ou de proies affaiblies et de charognes, un peu comme les hyènes actuelles, mais aussi comme d’autres prédateurs qui vivaient à son époque, les félins à dents de sabre comme le Smilodon, qui eux aussi présentaient des adaptations évolutives pour la chasse d’animaux de grande taille.

Répartition et chronologie

Illustration de deux Aenocyon dirus disputant une carcasse de Mammouth de Colomb à un Smilodon à La Brea, par R.Bruce Horsfall[2]. Cette concurrence a probablement dû se dérouler, car ces deux animaux ont vécu à la même époque dans toute l’Amérique.

En Amérique, Aenocyon apparaît dans le registre fossile de l’Amérique du Nord il y a environ 100 000 ans. Il est rapidement devenu un superprédateur mais il a commencé à décliner il y a 16 000 ans, ce qui coïncide avec l’essor des populations humaine sur le continent américain. Les causes de son extinction ne sont pas établies clairement, mais on suppose qu’elles doivent être en rapport avec l’impact de l’homme sur la mégafaune de l’Amérique du Nord, d’une part, et avec le changement climatique qui suit la dernière glaciation, d’autre part. Au fur et à mesure que disparaissaient peu à peu ses proies traditionnelles, comme Megatherium (des paresseux géants), A. dirus a été réduit à un régime essentiellement nécrophage et s’est éteint voici 10 000 ans. Au contraire, le loup gris, qui se nourrissait d’animaux plus petits et plus rapides, a survécu à l’arrivée de l’homme et s’est maintenu jusqu’à nos jours.

Fossiles

Les premiers restes fossiles de Aenocyon dirus ont été découverts par Francis Linck sur les rives du fleuve Ohio en 1854, mais le principal gisement pour cette espèce se trouve dans les puits de bitume de La Brea en Californie où on en a découvert plus de 3 600 spécimens.

Une tête de loup congelée dans le pergélisol sibérien a été mise au jour en 2018, correspondant à un A. dirus âgé de 2 et 4 ans. À elle seule la tête, longue de 41,5 cm et dont le cerveau, les dents et la fourrure sont préservés, correspond à la moitié du corps d’un loup contemporain, montrant que ce loup des steppes du Pléistocène était bien plus grand que nos loups et couvert d’une épaisse fourrure[3].

Taxonomie et évolution

En 2020, cinq génomes provenant de fossiles vieux de 13 000 à plus de 50 000 ans montrent que Aenocyon dirus (alors encore désigné sous le nom de Canis dirus), bien que morphologiquement similaire au Loup gris actuel, appartient à une lignée qui s’est séparée des autres Canidés il y a environ 5,7 millions d’années. Contrairement à de nombreux exemples d’hybridation chez les Canidés, ils ne montrent aucun flux génique entre Aenocyon dirus et les loups gris d’Amérique du Nord ou les coyotes. Cela suggère que Aenocyon dirus a évolué indépendamment des ancêtres pléistocènes de ces espèces. Ces résultats soutiennent également une origine précoce dans le Nouveau Monde, tandis que les ancêtres des loups gris, des coyotes et des dholes ont évolué en Eurasie et n’ont colonisé l’Amérique du Nord que relativement récemment[4].

En 1918, des restes fossiles, reconnus plus tard comme de la même espèce que les fossiles connus de C. dirus, avaient été placés dans un genre séparé, Aenocyon (« Loup terrible »)[5]. L’étude génétique de 2020, qui montre une grande entre C. Dirus et la sous-tribu des Canina (en), tend à restaurer cet ancien classement[4].



18/08/2025 Evidence for a rapid anthropoclastic rock cycle


Research Article| April 10, 2025

18/08/2025 Evidence for a rapid anthropoclastic rock cycle

https://doi.org/10.1130/G52895.1

Abstract

Humans generate, transport, and subsequently deposit vast quantities of natural and anthropogenic waste material across the globe. However, the subsequent redistribution and lithification of this material is yet to be understood. Here, we document a rapid “anthropoclastic rock cycle” in a coastal setting, with the formation of an anthropogenic rock through the erosion, transportation, deposition, and lithification of legacy waste material that has occurred over <150 years. Field observations from West Cumbria, UK (a major iron and steel making area in the nineteenth and twentieth centuries), have identified a cemented conglomerate-like rocky foreshore platform that is dominantly composed of slag clasts (by-product from iron and steel making). Clast shape and sedimentary structure analysis demonstrates that the material has eroded from an adjacent slag heap and has been transported and deposited by natural coastal processes. Microstructural and geochemical analyses have identified calcite, goethite, and brucite cements, with anthropogenic material (e.g., aluminum can tab) indicating cementation has occurred within the past 35 years. These results indicate that lithification is unprecedently fast for a clastic rock, and this process is driven by the chemistry of the waste material. The recognition of a rapid anthropoclastic rock cycle challenges conventional understanding of the natural clastic sedimentary rock cycle, with anthropoclastic rocks forming over decadal time scales rather than thousands to millions of years. Our findings highlight the need for updates to rock coastal models as new anthropogenic landforms and materials are forming, with important implications for changing coastal dynamics and the management of anthropogenic landscapes.

Le nombre de débris spatiaux dont la taille est supérieure à 1 mm est quant à lui estimé à environ 128 millions. Le risque de collision est particulièrement élevé dans certaines zones, comme l’orbite terrestre basse, où se concentrent beaucoup de satellites.

Il y a 20 ans le New Scientist avait publié un article intitulé

“Imagine Earth without people”, »Comment serait la Terre sans les humains ». Il s’agissait d’une expérience de pensée visant à imaginer ce ce que serait la planète sans une présence humaine continue ayant duré plus de 200.000 ans.

Dans cet article publié par la Revue Geology, des chercheurs de l’université de Glasgow UK, commentent la découverte d’un processus géologique suggérant que la Terre, en fait, ne nous oublierait pas.

Ils étudiaient la géologie de la zone industrielle de Derwent Hove https://www.workingtonnaturepartnership.co.uk/ sur la cote de Cumbria, UK . Pendant 125ans, depuis le milieu du 18e siècle years, starting in the 1850s, Derwent Howe fut un important centre d’aciéries, générant des collines entières de cendres et poussières de charbon et de fer. Ce furent environ 27 million de métrés cubiques qui furent déposés le long de 2 kms de rivages.

When the Glasgow researchers went to the beach, they found a series of outcrops made from an unfamiliar type of sedimentary rock. The beach used to be sandy, so the rock must have been a recent addition. It was clearly clastic, meaning it was composed of fragments of other rocks and minerals (clasts) that have been cemented together in layers. On closer inspection, they found that the clasts were derived from the slag heap. The only conclusion was that material was eroding from the slag, being washed into the sea, depositing onto the shore and then turning rapidly into rock.

And when I say rapidly, I mean rapidly. The formation of clastic rocks usually takes thousands or even millions of years. But here it was happening in decades – a blink of an eye in geological terms. The slag has been there in large quantities for only a century or so.

Rock on the Cumbrian coastline Industrial waste is turning to rock in just decades, research reveals

University Of Glasgow

Even more remarkably, the team found two artefacts firmly entombed in the clast that prove unbelievably rapid rock formation, or lithification. One was a penny coin minted in 1934. The other was an aluminium ring pull-tab from a drink can that could be no more than 36 years old. In other words, lithification is occurring within decades. The researchers propose that this is an entirely new geological process called the “anthropoclastic rock cycle”.

The researchers propose that this is an entirely new geological process, the ‘anthropoclastic rock cycle’

“What’s remarkable here is that we’ve found these human-made materials being incorporated into natural systems and becoming lithified over the course of decades,” team leader Amanda Owen told the University of Glasgow’s press office. “It challenges our understanding of how a rock is formed, and suggests that the waste material we’ve produced in creating the modern world is going to have an irreversible impact on our future.”

As at Derwent Howe, so all over the world. Similar rocks were discovered near Bilbao, Spain, in 2022, but couldn’t be securely dated. Slag waste is a global phenomenon, and it is probably being turned to rock anywhere it comes into contact with ocean waves, according to team member David Brown.

On the surface, that might seem like a problem, and indeed we don’t yet know what the environmental impacts of such processes are. But maybe the discovery is good news. If industrial waste is being locked away in solid rock, surely that is a nice, neat way of dealing with it without having to actually deal with it, right? The rocks at Derwent Howe also contained fragments of clothing, plastic, car tyres and fibreglass, which otherwise litter the environment. Maybe rapid lithification would be a good way to dispose of our detritus.

There is another upshot of the research. For decades, earth scientists have been disagreeing over whether to designate a new geological epoch called the Anthropocene, to recognise that humans have replaced natural processes as the dominant influence on the Earth system. I’m a big supporter of the concept because it underscores the extent of our perturbation of the natural processes that kept Earth habitable and safe for people for millennia. Last year, however, the International Union of Geological Sciences voted not to accept the Anthropocene because of a squabble over when it began.

Surely now is the time to reverse that decision. Our influence on the surface of Earth is literally laying down new geology, starting about 175 years ago. Future civilisations will be able to see it and study it. If that isn’t a new geological epoch, then what is?

Graham’s week

17/08/2023 Trump. Devant le monde entier, une déroute majeure.

Donald Trump face à Vladimir Poutine vient de subir une déroute majeure. Il ne s’agit pas seulement d’une déroute diplomatique mais d’une déroute stratégique dans la guerre militaire larvée qui oppose désormais les deux grandes puissances mondiales que sont les Etats-unis et la Russie.

Ce n’était pas la peine d’organiser un vol d’avions de combat américains, si dans le même temps on donnait àVladimir Poutinr l’occasion de fouler d’un pied négligeant et après plus d’une heure d’attente le tapis rouge préparé pour le recevoir pae le président des Etats-Unis.

Ce n’était pas la peine de multiplier les caresses manuelles jamais vues jusqu’ici dans le monde diplomatique entre deux chefs d’Etat pour donner à Poutine l’occasion d’acceuillir celles-ci avec un agacement visible.

Le programme initial prévoyait d’abord un tête-à-tête entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Mais la Maison-Blanche avait indiqué peu de temps après l’arrivée du président américain en Alaska qu’ils seraient finalement accompagnés de deux de leurs conseillers. Cet échange devait ensuite se poursuivre avec le déjeuner (dont il était mentionné le menu et le plan de table), mais il n’en fut rien : les deux dirigeants sont tous les deux court circuité cette séquence pour passer directement à celle d’une conférence de presse commune.

Officiellement, cette conférence de presse aurait dû durer une heure, entre 15h30 et 16h30 heure locale Il n’en fut rien : celle-ci a eu lieu peu avant 13 heures locales et a duré une petite dizaine de minutes, durant lesquelles les journalistes n’ont pas eu l’occasion de poser des questions aux deux dirigeants. Aprs quoi Trump et Poutine sont rapidement repartis à bord de leur avion.

Que faut-il donc y comprendre ? Donald Trump a noté « 10/10 » l’échange qu’il a eu avec son homologue russe. Vladimir Poutine, lui, a jugé vendredi que cet entretien avec le président américain avait été « très utile » pour œuvrer à la paix en Ukraine. Si rien n’a vraiment été dit pendant la conférence de presse, Vladimir Poutine aurait demandé le contrôle total de deux régions ukrainiennes contre un accord de paix. Une demande, a priori soutenue par Donald Trump, mais difficilement entendable pour l’Ukraine et Volodymyr Zelensky. Ce dernier est attendu à Washington lunsi 18.

On a dit que Donald Trump espérait apres cette conférence revoir le Prix Nobel de la Paix. Il devra attendre encore un peu

16/08/2025 Le transport aérien serat’il le seul capable de résister à la mode du verdissement ?

On considère généralement que le transport aérien, qu’il soit militaire ou civil, sera le seul domaine capable de résister à la mode actuelle du verdissement des activités et des économies. Autrement dit, il ne sera jamais possible, sauf peut-être pour de petits drones expérimentaux utilisant le solaire ou l’hydrogène, de se passer du kérosène, pourtant grand producteur de gaz à effet de serre. Aucune des contraites du kérosène, que ce soit le transport et le strokage à terre, ou l’utilisation à bord, ne pourront êtes évitées, même en période de terrorime.

On évoque aujourd’hui le SAF Sustanable aviation fuel https://www.neste.com/products-and-innovation/sustainable-aviation?utm_ mais il apparait que celui-ci n’a rien de particulièrement soutenable. .

En fait, il y a trois types de SAF. Le premier vient de la distillation des rejets domestues, provenant notamment des cuisines. Or il ne pourra fournir que 3 pour cent des besoins de carburant aérien.

Une seconde perpective consiserait à utiliser du kerosene “décarbonisé” dit synthétique provenant de sources “renouvelables” telles que les bois forestiers. Mais il est facile de prévoir que dans ce cas, les forets auront depuis lontemps disparues avant que le transport aérien ne commence à devenir bio compatible.

La troisième solution consisterait à utiliser des terres louées à des exploitants agricoles. Encore faudrait-il que ceux-ci, dont la première respnsabilié esr de nourrir la population acceptent ce changemant de perspective.

16/98/2025 Découverte des dents d’une espèce humaine encore inconnue

https://www.scientificamerican.com/article/new-human-ancestor-identified-from-fossil-teeth/

Des chercheuers travaillant dans le NE de l’Ethopie viennent de découvrir des restes humains appatenant à une branche encore inconnue de l’espèce humaine. Ces fossiles qui incluent des dents doivant être datés de -2 à -2,3 millions d’années BP.

L’analyse génétique montre qu’ils appartiennent au gente Australopithecus—auquel appartenait la célèbre Luucy ? Ceci prouve que des représents anciens de la famillee humai,e, et d’autrs bien plus récéents sps’étaient prtagé en même teps et dans les m^^emes leix les mêmes ressources. les mêmere s sources d

On trouvera c-dessous les références et l’abstrac un artile qhe les chercheurs viennent de publer dans Nature

Source
naturee

  • Published: 13 August 2025
New discoveries of Australopithecus and Homo from Ledi-Geraru, Ethiopia

Nature (2025)

Abstract

The time interval between about three and two million years ago is a critical period in human evolution—this is when the genera Homo and Paranthropus first appear in the fossil record and a possible ancestor of these genera, Australopithecus afarensis, disappears. In eastern Africa, attempts to test hypotheses about the adaptive contexts that led to these events are limited by a paucity of fossiliferous exposures that capture this interval. Here we describe the age, geologic context and dental morphology of new hominin fossils recovered from the Ledi-Geraru Research Project area, Ethiopia, which includes sediments from this critically underrepresented period. We report the presence of Homo at 2.78 and 2.59 million years ago and Australopithecus at 2.63 million years ago. Although the Australopithecus specimens cannot yet be identified to species level, their morphology differs from A. afarensis and Australopithecus garhi. These specimens suggest that Australopithecus and early Homo co-existed as two non-robust lineages in the Afar Region before 2.5 million years ago, and that the hominin fossil record is more diverse than previously known. Accordingly, there were as many as four hominin lineages living in eastern Africa between 3.0 and 2.5 million years ago: early Homo1, Paranthropus2, A. garhi3, and the newly discovered Ledi-Geraru Australopithecus.

Découverte d’une supergéante véritablement géante



Résumé

ASTRONOMERS are baffled by a vast sphere of dust and gas around a dying star
.A red supergiant is surrounded by a puzzlingly large bubble of dust and gas This cloud is about half as wide as our solar system and there is no known mechanism that could produce such a large amount of material from one star. Red supergiants are the largest stars in the universe.
2 août 2025

Les astronomes ont découvert une bulle de gaz et de poussières en expansion entourant une étoile supergiante rouge – la plus grande structure de ce genre jamais vue dans la Voie lactée. La bulle, qui contient autant de masse que le Soleil, a été soufflée lors d’une mystérieuse éruption stellaire il y a environ 4000 ans. Pourquoi l’étoile a survécu à un événement aussi puissant est un casse-tête, disent les scientifiques.

Les résultats sont publiés dans la revue scientifique Astronomy and Astrophysics, et l’équipe de recherche a été dirigée par Mark Siebert, de l’université de technologie Chalmers. À l’aide du radiotéléphone ALMA au Chili, les chercheurs ont observé l’étoile DFK 52, une supergéante rouge similaire à la célèbre star Betelgeuse.

« Nous avons eu une grande surprise quand nous avons vu ce qu’ALMA nous montrait. L’étoile est plus ou moins jumelle de la Bételgeuse, mais elle est entourée d’une vaste bulle de matière désordonnée », explique Mark Siebert.

La bulle, un complexe de nuages de gaz et de poussière, pèse autant que le Soleil, et s’étend sur 1,4 âge de lumière de l’étoile. C’est des dizaines de milliers de plus que notre propre système solaire.

Si l’étoile était aussi proche de nous que Betelgeuse, la bulle semble couvrirait un tiers de la pleine largeur de la Lune dans le ciel.

Les observations radio d’ALMA ont permis aux astronomes de mesurer le mouvement des molécules dans le nuage, révélant que la bulle se dilate. Ils pensent qu’il s’est formé quand l’étoile a soudainement éjecté une partie de ses couches externes dans une explosion puissante il y a seulement quelques milliers d’années.

« La bulle est faite matériau qui faisait auparavant partie de l’étoile. Il a dû être éjecté dans un événement dramatique, une explosion, qui s’est produit il y a environ quatre mille ans. En termes cosmiques, c’est tout à l’heure », déclare Elvire De Beck, astronome de Chalmers.

La prochaine supernova de la galaxie ?

Pourquoi DFK 52 a perdu autant de masse sans exploser en tant que supernova n’est toujours pas claire. Une possibilité est que l’étoile ait un compagnon caché qui l’a aidée à éjecter ses couches externes.

« Pour nous, c’est un mystère de la façon dont l’étoile a réussi à expulser tant de matériel en si peu de temps. Peut-être, comme Betelgeuse semble-t-il, elle a une étoile compagnon qui doit encore être découverte », explique Mark Siebert.

Des supergéantes rouges comme DFK 52 approchent de la fin de leur vie et devraient finalement exploser en tant que supernovae. Cette étoile pourrait-elle être la prochaine ?

« S’il s’agit d’un supergéant rouge typique, il pourrait exploser au cours des millions d’années à venir. Nous prévoyons d’autres observations pour comprendre ce qui se passe – et pour savoir si cela pourrait être la prochaine supernova de la Voie lactée », explique Elvire De Beck.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S026240792501228X