26/01/2022 Beluga, le transport aérien hors normes

Beluga, le transport aérien hors normes

En ce qui concerne le transport d’un lieu de production à un autre de pièces industrielles de grande taille, il n’existait jusqu’à présent qu’une solution, des convois routiers dits exceptionnels. Vu les capacités du réseau routier, cette solution trouve vite ses limites. On utilise aussi lorsque les usines sont accessibles par la mer, la voie maritime.

Aujourd’hui la nouvelle compagnie Beluga Transport propose la voie aérienne. Il s’agit d’une filiale de l’avionneur Airbus. Elle vient d’être présentée à Toulouse par ce dernier. Il veut se diversifier dans le fret commercial en utilisant ses Belougas, dits parfois baleines du ciel.

Jusqu’ici, Airbus utilisait ses cinq Bélugas pour transporter des tronçons d’appareils entre ses sites européens. Mais comme leurs dimensions sont hors normes – 6,7 mètres de haut sur 7,1 m de large, de quoi transporter un hélicoptère sans avoir à le démonter – l’avionneur se dit qu’ils peuvent profiter à d’autres secteurs d’activité. D’autant que six nouveaux cargos Beluga XL, aux capacités de transport encore accrues, sont sur le point d’être mis en service.

« La section transversale du fuselage plus large du Beluga ouvrira de nouveaux marchés et de nouvelles possibilités logistiques pour les clients », selon le responsable des transports grand gabarit chez Airbus. Il cite « l’espace, l’énergie, l’aéronautique, le secteur maritime et l’humanitaire » comme secteurs d’utilisateurs potentiels. Bien entendu, les forces armées seront également intéressées.

Il faudra, dans ce dernier cas notamment, disposer de pistes permettant l’atterrissage de cet imposant appareil

Pour en savoir plus

https://aircraft.airbus.com/en/aircraft/freighters/belugast

24/01/2022 Une pandémie sans fin

Une pandémie sans fin

Comme nous l’avions indiqué dans un article précédent, il conviendrait dès maintenant d’adapter nos sociétés à la forte probabilité que l’actuelle pandémie due au Sars-Cov2 persiste pendant des années, sous sa forme actuelle ou sous d’autres formes.

Autrement dit il sera impossible d’éradiquer le virus ni sans doute le rendre moins offensif. Mutant régulièrement, il sera toujours présent, de façon plus ou moins pénalisantes.

Cela aura de nombreuses conséquences . En premier lieu les équipements hospitaliers, loin d’être constamment réduits, devront être renforcés et modernisés. De même les professions médicales et de santé, qui sont en première ligne de la lutte contre le virus, devront recruter à nouveau et être mieux rémunérées. La recherche sur les vaccins et traitements ne devra plus rester le monopole des grandes industries pharmaceutiques.

Un grand nombre d’activités économiques ou de loisirs, qui sont des foyers d’infection, devront être repensées. Selon l’expression à la mode, le distanciel devra chaque fois être préféré au présenciel. Quand celui s’imposera, il devra faire appel aux ressources de technologies adaptées.

Un point essentiel, encore insuffisamment souligné, est que des centaines de millions de citoyens provenant des pays dits pauvres ou fortement peuplés seront longtemps incapables de se protéger, à supposer qu’ils le veuillent vraiment.

Pour en savoir plus voir

https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-quand-et-comment-lepidemie-peut-elle-finir-20220124_SMQKKCVPKNCPLLZXCXD3YLW63E/

24/01/2022 Sur l’informatique quantique

Il est dit que celui qui maitrisera l’informatique quantique maitrisera le monde. Ceci tant au point de vue civil que militaire.

Aujourd’hui les calculateurs quantique ne sont pas assez puissants pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les chercheurs. Mais associés aux supercalculateurs classiques, ils peuvent déjà résoudre beaucoup de problèmes.

C’est la constatation que font aujourd’hui les scientifiques utilisateurs de l’ordinateur quantique de 5.000 qubits installé en Allemagne au Jülich Supercomputing Centre (JSC), aux côtés des supercalculateurs dont dispose déjà le centre. On lira à ce sujet un communiqué de presse (en allemand) daté du 17 janvier 2022

https://www.fz-juelich.de/portal/DE/Presse/Pressemitteilungen/2022/2022-01-17-juniq-pm/_node.html

« L’association des technologies quantiques et de supercalcul est la clé de la réalisation de découvertes scientifiques avancées et ouvre les portes de nouveaux mondes au potentiel d’innovation considérable », a souligné dans un communiqué Mariya Gabriel, commissaire européenne. La mise en service de cet ordinateur est aussi l’occasion de placer l’Allemagne et l’Europe à la pointe de l’informatique quantique sur le plan international.

Le gouvernement allemand se réjouit de cette nouvelle étape. « Les ordinateurs quantiques offrent d’énormes opportunités pour notre avenir et pour l’Allemagne en tant que site de recherche. Ils ont le potentiel de changer notre quotidien pour le mieux »

Pour sa part Bettina Stark-Watzinger, ministre fédérale de la recherche, rappelle que la puissance de l’informatique quantique peut largement contribuer à optimiser l’usage du réseau électrique, les stratégies d’investissement ou encore la conception de médicaments.

L’irréalisme de Marine Le Pen

Institutions

Jugeant que Marine Le Pen est « la plus susceptible de se qualifier pour le second tour », Gérald Darmanin craint, dans les colonnes du JDD, que si la présidente du RN arrive au pouvoir , cela sera suivi de « la guerre civile ».

Il dénonce les intentions de la présidente du RN sur l’immigration zéro, « pas possible techniquement », ainsi que sur le fait d’ »obliger les juges à prendre des sanctions pénales obligatoires », puisque « ce serait mettre fin à un principe cardinal de la séparation des pouvoirs ».

Gerald Darmanin n’a pas tort dans le principe. Il oublie seulement qu’un président récemment élu n’a aucun pouvoir. Il doit s’appuyer sur un parti ou des partis majoritaires.

Or sur les point évoqués par Marine Le Pen, le Rassemblement National est dépourvu de toute intention révolutionnaire.

Eric Zemmour de son côté, en accumulant les propositions irréalisables dans le cadre des institutions actuelle, fait la même erreur.


Les vœux de bonne année d’Emmanuel Macron aux Européens

Ceux-ci  ont été adressés aux Français lors d’une longue intervention au soir du 31 décembre. Du fait que la France présidera jusqu’à juillet 2022 le Conseil de l’Union européenne, ces voeux s’adressaient aussi à tous les citoyens européens.

Les voeux d’Emmanuel Macron ont été longuement étudiés et commentés par les observateurs politiques. Le contenu des proposition faites a généralement été approuvé, tant dans la forme que dans le fond.

Pour notre part, nous avons regretté que le discours ne propose aux européens aucun grand programme scientifique et technique. Ainsi, même si l’Europe pas le potentiel lui permettant de rivaliser avec les Etats-Unis et aujourd’hui la Chine assistée de la Russie dans le domaine de la conquête spatiale, elle pourrait faire plus qu’y consacrer les ressources constamment diminuées pour raison d’économies de l’Agence européenne ESA.

Au rythme actuel il est facile de prévoir qu’aucune implantation européenne durable ne se fera sur la Lune et a fortiori sur Mars dans les prochaines décennies.

On fera valoir que celle-ci n’aurait aucune influence pour diminuer la violence rendant peu vivables de plus en plus de banlieues des villes européennes (violence à laquelle Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas fait allusion dans son intervention). Mais ce serait sans doute une erreur. Aux Etats Unis le programme spatial est le seul domaine qui donne encore un peu d’unité à un pays aujourd’hui déchiré par les luttes internes.

L’échappement vaccinal

L’on désigne par ce terme la capacité qu’ont certains virus ou microbes de devenir insensibles aux vaccins jusqu’à présent efficaces à leur égard.

Il s’agit de la pire des hypothèses en période d ‘épidémie. Une personne vaccinée ayant jusqu’à présent constaté qu’elle échappait à la contamination se découvre contaminée et même, souvent, contaminante. Depuis que circulent des variants du SARS-CoV-2, une question cruciale se pose : les vaccins utilisés contre les souches « historiques » seront-ils aussi efficaces pour nous en protéger ?

Des études publiées dans la revue Cell suggèrent que certains variants du SARS-CoV-2 actuellement en circulation pourraient avoir la capacité d’échapper à l’immunité acquise, que ce soit lors d’une première infection par la souche « historique » du suite à la vaccination.

Si ces travaux indiquent que la vigilance est de mise, il est toutefois beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions quant aux conséquences cliniques éventuelles, notamment quant aux types de vaccins à préférer.

Par contre, rien n’indique que le SARS-CoV-2 ne va pas continuer à muter, produisant des variants susceptibles d’échapper à tous les vaccins actuels. Dans ce cas s’engagerait une course de vitesse entre les virologues du monde entier cherchant à mettre au point des vaccins efficaces et le SARS-CoV-2 produisant des variants de plus en plus nombreux et diversifiés.

Accroissement rapide du nombre des migrants entrant en Europe

L’Italie a accueilli 440 migrants le 31 décembre 2021, débarqués par le navire Sea Watch affrété l’ONG allemande de même nom. Ceci porte le nombre d’accueils à plus de 67.000 sur l’ensemble de l’année écoulée, alors qu’il était de 34.154 personnes en 2020.

Selon l’ONG, le bateau est arrivé en milieu d’après-midi. «Nous avons des nouveau-nés qui souffrent des intempéries et risquent la déshydratation, des jeunes mères qui souffrent de brûlures dues au carburant et des jeunes hommes qui souffrent des intempéries et ont une toux attrapée à bord des bateaux instables sur lesquels ils voyageaient», a déclaré un médecin à bord du Sea Watch.

Le navire patrouille régulièrement au large de la Libye depuis novembre 2017 et vient au secours des embarcations de fortune des migrants qui tentent de traverser la mer Méditerranée. La même semaine, le ministère italien de l’Intérieur a autorisé un autre navire, le Geo Barents — affrété par Médecins sans frontières (MSF) —, à débarquer 558 migrants au port sicilien d’Augusta, également en Sicile.

Le nombre des migrants entrés en Italie ne cesse d’augmenter. Il en est de même de ceux ayant franchi légalement (et non clandestinement) les frontières des autres pays européens.

En tout, 67 040 migrants ont débarqué en Italie en 2021, selon le ministère italien de l’Intérieur, contre 34 154 en 2020, le record établi restant celui de 2016 avec 181 436 arrivées. D’après les chiffres publiés par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU le 26 décembre 2021, 114 500 migrants auraient débarqué en Europe, principalement en Italie, en Espagne, en Grèce, à Chypre et à Malte. Ce chiffre est supérieur également à celui de l’année précédente, où 95 031 arrivées avaient été enregistrés.

Faut-il s’en inquiéter? Ces chiffres ne devraient pas inquiéter. L’Europe est assez prospère pour accueillir un nombre de migrants bien supérieur. Il apparaît cependant que les organisations de type terroriste financés par les internationales islamiques du type de Daesh ont compris depuis longtemps l’intérêt de ce processus migratoire. De plus en plus d’individus ayant participé à des attentats en Europe sont entrés par la voie des migrations. Ils sont impossibles à détecter préventivement faute de moyens suffisants de police aux frontières.