25/11/2025 Les animaux à trois jambes

Concernant la nature et la diversité animale, une question qui se pose est : pourquoi ne voit-on jamais d’animaux à trois pattes et pourquoi y a-t-il très peu de chance d’en trouver ?

En réalité, même si aucune espèce à trois pattes n’est connue, la position dite du « tripode » existe déjà. Et diverses créatures adoptent cette position en plaçant leur poids sur deux jambes, plus une queue ou un bec.

Les suricates se tiennent debout pour mieux évaluer leur environnement en se reposant sur leurs pattes postérieures et leur queue ; les kangourous se servent également de cette partie de leur corps pour décoller les deux jambes du sol lorsqu’ils sautent ou attaquent. 

Chez les volatiles, certains pics-verts font aussi usage des plumes de leur queue pour se maintenir en équilibre sur le tronc des arbres, et les perroquets grimpent à l’aide de leurs deux pieds et de leur bec en guise de trio de pinces.

Nous retrouverons cela chez les poissons aussi : comme le poisson trépied des fonds marins — dont le simple nom suffit à témoigner du service rendu par sa queue qui, avec les nageoires, permet l’adoption d’une position sur trois appuis.

Il existe même des animaux qui optent pour des déplacements que l’on pourrait qualifier de tripodes : les pattes d’insectes — qui sont au nombre de six — se déplacent par groupe de trois.

Avoir trois pattes est donc indéniablement un moyen d’équilibrage très efficace et qui ne requiert aucune énergie supplémentaire de la part de l’animal. Alors pourquoi cette propriété ne s’est-elle jamais révélée au cours de l’évolution ?

Pour Tracy Thomson — Doctorante à l’Université de Californie à Davis —, l’explication serait profondément ancrée dans notre passé, au tout début même de l’évolution de la vie. En septembre 2019, son étude sur le sujet est publiée dans la revue BioEssays.

« Si nous essayons de comprendre l’évolution en tant que processus, nous devons comprendre ce qu’elle peut et ne peut pas faire », a déclaré Thomson dans un communiqué. « Presque tous les animaux sont bilatéraux ».

Effectivement, la plus grande majorité des espèces semble avoir deux côtés bien symétriques : nous avons un bras et une jambe de chaque côté, les poissons ont des nageoires symétriques des deux côtés et ainsi de suite.Thomson affirme que le fait d’être bilatéral, du moins au niveau des membres, s’est enraciné très tôt dans notre ADN, potentiellement avant même que les membres et les nageoires n’aient évolué. Après tout, les fossiles à trois pattes sont inexistants dans nos archives.

La génétique qui explique la formation biologique rend non pas impossible, mais très improbable l’apparition d’une espèce à trois pattes. Mais la mutation génétique occasionnelle a déjà conduit au développement de trois jambes chez quelques individus. 

Par exemple, il a été signalé qu’un caneton à trois pattes était né en Chine en 2008. Et chez Frank Lentini (1889-1966) — artiste interprète de la scène italo-américaine —, quoique le membre supplémentaire de Lentini était le résultat d’un jumeau parasitaire et non pas d’une mutation génétique.

Pourquoi aucun animal n’a 3 jambes – OhChouette!

24/11/2025 Que faire en France pou lutter contre les narcotrafiquants  les plus dangereux ?

La question est posé à la suite de la diffusion sur une chaine de télévion de documentaires montrant les ravages que produisent les narcotrafiquants en incitant à la consommation de drogues de plus en plus dures

Certains disent que cette consommation est dans la naturel de beaucoup notamment dans les classes dites défavorisées ? Lutter contre le cannabis ouvrira de nouveaux s marchés à des trafiquants de drogues de plus en plus dures.

D’autres au contraire voudraient que les pouvoirs publics Français ne renoncent à cette lute. Mais dans ce cas à qui faire appel ? Recourir à l’armée qui à d’autres missions comme le font certains Etats d’Amérique du Sud ne impose pas en Ffrance qui dispose de fores de police et de gendarmerie efficaces et non corrompues.

Mais dans ce cas, les narcotrafiquants de la base n’hésiteront pas a tirer sur ces fonctionnaires, quitte à les tuer. Ceux-ci ne sont pas autorisés à répondre. S’ils le font dans certains cas c’est pour sauver leurs vie, ils sont licenciés et lourdement condamnes parfois à de la prison

NB. Certains lectecteu objectent que las narcos les plus dangereux agissent dans les cabinets ministériels et non dans la rue. Mais les deux ne sont pas incompatibles.

23/11/2025 La France doit-elle se préparer à une guerre avec la Russie?

Il se dit dans les cercles potiques frMnçais que Macron de plus impopulaire en France a demandé au Chef d’Etat major des Armées d’évoquer la perspective d’une guerre avece la Russie pour obliger les forces politiques francaisese à de regrouper derrière le Président de la Réblique pour maintenir la France en etat de se battre malgré les pertes humaines en résultant du coté des jeunes militaires français.

Si cela état exact il faudrait en tirer la preuve d’une grande irresponsabilité d’Emmanuel Macron. Il sait très bien que la France de résisterait pas une semaine à une attaque russe conventionnelles. Elle ne pourrait pas non plus sauf à se suicider répondre en termes nucléaires, vu le petit nombre des têtes portées par les marins lance-engins dont elle dispose

(voir Arsenal nucléaire de la Russie — Wikipédia

A l’inverse comment en termes de forces traditionnelles, la Russie, qui du fait en 3 ans de guerre en Ukraine, a supporté des pertes humaines et matérielles considérables , se lancerait dans une guerre avec un pays de l »Otan, la France fut-elle seule à de battre .

850 soldats russes et près de 300 drones détruits en une seule journée — la réalité brutale du front

22/11/2025 Moyen-Orient. Des gravures géantes vieilles de 12 000 ans indiquaient les points d’eau dans le désert

Sciences et Avenir

176 pétroglyphes dessinés sur les falaises qui surplombent des lacs éphémères révèlent une occupation intermittente mais régulière du cœur aride de la péninsule Arabique.

Dans le nord de l’Arabie saoudite, aux marges du désert du Néfoud, des parois de falaises surplombant d’anciennes cuvettes temporaires ont été gravées, il y a plus de 12.000 ans, de silhouettes animales. Ces dessins n’avaient rien de décoratif : ils signalaient l’emplacement de mares saisonnières et de passages utiles dans un environnement quasi désertique, mais malgré tout, fréquenté par des groupes humains mobiles.

Un désert vivant par intermittence

Au tournant de l’Holocène, l’intérieur de la péninsule arabique sort à peine d’une période très aride. La région reste sèche, mais des mares et des lacs temporaires se forment dans des dépressions. Les fouilles menées à Jebel Arnaan, Jebel Mleiha et Jebel Misma (trois massifs situés au rebord sud du Néfoud) documentent 62 panneaux et 176 figures, dont 130 sont grandeur nature. Elles représentent majoritairement des camélidés, mais aussi des bouquetins, des équidés, des gazelles et un auroch


La découverte d’un art rupestre remarquable éclaire l’histoire humaine au Moyen-Orient

Certaines gravures mesurent plus de deux mètres

art rupestre— © Guagnin, Shipton et al. / Nature Communications 2025

Si les preuves matérielles de présence humaine ancienne dans les environnements désertiques de la péninsule arabique sont relativement rares, des archéologues ont récemment découvert un art rupestre monumental, remontant à la fin de la dernière période glaciaire.

Certaines gravures mesurent plus de deux mètres

Jusqu’à présent, l’essentiel des preuves d’occupation humaine y ayant été découvertes remontaient à plus de 25 000 ans, lorsque le climat était plus tempéré, ou antérieures à 10 000 ans, et concentrées près d’oasis.

Réparties dans trois zones jusqu’alors inexplorées (Jebel Arnaan, Jebel Mleiha et Jebel Misma), certaines des oeuvres rupestres récemment décrites avaient été réalisées sur des parois rocheuses très difficiles d’accès, ayant obligé ces artistes préhistoriques à se tenir sur des corniches étroites et exposées.

La mise au jour à proximité de 532 outils en pierre, de pigments et de perles indique quant à elle de probables liens étroits avec des populations vivant dans des parties éloignées du Levant.

21/11/2025 Macron démission

Le chef d’état-major des Armées, le général Fabien Mandon, a provoqué un coup de tonnerre mardi 18 novembre au congrès des maires de France, en déclarant que le pays devait restaurer sa « force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est » et être prêt à « accepter de perdre ses enfants » Le chef d’état-major des Armées, le général Fabien Mandon, a provoqué un coup de tonnerre mardi 18 novembreen déclarant que le pays devait restaurer sa « force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est » et être prêt à « accepter de perdre ses enfants ». «

• « Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants… »

« On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou […], , a déclaré le général Fabien Mandon, le plus haut gradé français, lors de son discours devant les maires. Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez avec un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est »

« Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque », a-t-il ajouté. 

Des propos qui ne sont pas du tout passés inaperçus, et ont déclenché la colère des partis, y compris à droite. Plusieurs responsables politiques ont accusé le Macron de préparer les esprits français à la guerre contre la Russie., même si celle-ci dégénérait en guerre nucléaire de base intensité

L’indignation est d’autant plus grande que chacun connait les raisons de ces propos. Ils ont été encouragés par Macron. Chacun sait que dans le cas de l’aggravation de la situation les forces vives du pays feraient en sorte qu’il conserve ses fonctions.

Ayant par la suite renchérit sur les propos du Chef d’Etat major des Armées, Macron a clairement montré qu’il compterait sur une guerre de haute intensité entre la Russie et l’occident pour pouvoir tel Clémenceau en son temps rester président de la République et jouir des avantages de la fonction, au prix de centaines de milliers de morts du côté français. Macron est trop jeune pour avoir fait la guerre d’Algérie et vu rentrer dans un poste militaire français un camarade encore vivant mais avec le crâne fracassé par une balle rebelle.

20/11/2024 Des veines d’eau liquide sur le planète Mars ?

Jusqu’ici, les rovers qui avaient exploré la planète Mard n’y avaient pas trouve d’eau, que ce soit dans la faibe atmosphère qui l’entoure, en surface ou à quelques décimètres de profondeur.

Meme si dans les millénaires précédent, elle avait et couverte d’eau, identifiable par les traces qu’elle avait laissé sur le relief, il n’en était rien resté, ne fut-ce pour entretenir une vie microbienne simple.

Les hydrographes qui étudient la plaète pensent que certans échantillons de sol martien, rapportés par les rovers, montrent que des sillons détectés à la surfe avaient pu contenir assez d’humidité pour y entretenir des microbes, dans des températures compatibles avec la vie. Les prochaines expéditions sur Marsas seront particulièrement chargées d’y rechercher, sinon encore des microbes, du du moins de l’eau fut-ce sous forme de traces.

Référence

Liquid Vein networks as habitats in ice-cemented ground on Earth and Mars: Effects of soil geometry and salts

H.G. Sizemore a, M.T. Mellon b and others

https://doi.org/10.1016/j.icarus.2025.116828Get rights and content

Highlights
  • •We developed new SFCs describing the residual liquid in example“Martian” and “Antarctic” soils below T = 0 °C.
  • •We calculated total liquid fraction, Sl, and refugia diameter, dr, under Martian and Antarctic environmental conditions.
  • •We defined new habitability thresholds based on these parameters: Sl > 5 % and (2) dr > 1 mm.
  • •Salts are likely the dominant factor controlling liquid availability in the icy permafrost of Mars and in Beacon Valley.
  • •Phoenix-like soils poleward of 50°N with 1 wt% Mg(ClO4)2 produce Sl ∼ 6 % and dr > 5 mm in the current Martian climate.
Abstract

We have carried out simulations of permafrost liquid fraction to investigate the historical habitability of Martian and Antarctic ground ice. These simulations are based on the development of new soil freezing curves (SFCs) for example Martian and Antarctic soils, and expand upon our previous investigation of the temperature history of shallow Martian ice (Mellon et al., 2024). We considered the effects of salt doping on both soil types, using magnesium perchlorate, Mg(ClO4)2, as an endmember low-eutectic-temperature solute representative of Mars, and NaCl as a high-eutectic-temperature endmember, approximately representative of solutes in the Dry Valleys of Antarctica. We applied our SFCs to calculate the total liquid fraction, Sl, and maximum liquid vein diameter (or refugia diameter), dr, in the icy permafrost under relevant Martian and Antarctic environmental conditions, building on previous work that considered habitability limits in the context of temperature, T, and water activity, aw, only. We defined habitability thresholds of Sl ≥ 5 % and dr ≥ 1 μm, then examined which of four habitability metrics (TawSldr) presents the dominant limitation to shallow ice habitability in the Martian icy-permafrost environment and in the perennially sub-freezing environments of the Antarctic Dry Valleys. We also re-evaluated optimal landing site selection for Mars life and habitability exploration missions in this context.

We find that, without salts, neither of the examined soils produce habitable values of Sl or dr below ∼ − 3 °C based on pore-confinement effects alone. The addition of 1 dry wt% NaCl extends the occurrence of habitable values of Sl and dr to the eutectic temperature of −21 °C; the addition of 1 dry wt% Mg(ClO4)2 extends the occurrence of habitable values of Sl and dr to the magnesium perchlorate eutectic temperature of −64 °C, well below the previously defined extreme metabolic limit of T = −40 °C. In both the Antarctic Dry Valley and Martian environments solute concentration is spatially variable and can occur locally at more or less than the 1 wt% scenarios we investigated. In the case of localized solute deficits, habitable Sl and dr may not be achieved, even during summertime and high-obliquity temperature excursions. However, meeting the requirement of dr > 1 μm and Sl > 5 % is surprisingly easy for silty to sandy soils with plausible salt doping in both the Martian and Antarctic summertime environments. Further, our simulations indicate that for soils found at the Phoenix landing site, 1 wt% Mg(ClO4)2 produces Sl ∼ 6 % and dr > 5 μm poleward of ∼50°N in the current Martian climate.

Our new results re-enforce our previous landing site recommendations for Mars habitability missions (Mellon et al., 2024), indicating that progressively higher northern latitudes offer progressively better opportunities to sample “warmer” ice, which has met or exceeded multiple habitability metrics for extended time periods.

18/11/2025 Un T.Rex minuscule

Une éqipe de paléobiologistes opérant dans les années 1940 pensait avoir découvert le crane fossimié d’un jeune vénile Tyrannosaure rex etaitst en fait un crane adulte d’une espèce différente, dite Gorgosaureuis

Mais depuis, en 1988, d’autres chercheurs ont affirmé que le fossile était en fait un adulte d’une espèce petite que le T.Rex, qu’ils ont nommée Nanotyrannus lancensis.

Aujourd’hui, pour la première fois, des chercheurs ont analysé un squelette complet qui semble montrer sans aucun doute que Nanotyrannus est une espèce distincte.

Le squelette fait partie d’une espèc fossile surnommé les « dinosaures duels », qui a été découvert par des chasseurs de fossiles commerciaux en 2006. Le fossile présente un Tricératops enterré aux côtés de ce que l’on pensait à l’origine être un mineur T. Rex il y a environ 67 millions d’années.

Ce n’est qu’en 2020, lorsque le fossile a été acheté par le Musée des sciences naturelles de Caroline du Nord, que les paléontologues ont pu étudier de manière approfondie les restes.

« Lorsque nous avons acquis le spécimen, nous savions qu’il était exceptionnel », explique Lindsay Zanno du Musée des sciences naturelles de Caroline du Nord. « Nous ne savions pas que cela bouleverserait des décennies de recherche sur le dinosaure le plus célèbre du monde. 

Zanno, qui a réalisé l’analyse avec son collègue James Napoli de l’université Stony Brook de New York, affirme qu’elle avait initialement adhéré au programme de délinquance juvénile. T.rex théorie, mais les preuves l’ont obligée à reconsidérer sa décision.

« Nanotyrannus a des configurations nerveuses et sinusales différentes dans le crâne, plus de dents, de grandes mains et une queue plus courte », dit-elle. « Nous savons que ces caractéristiques ne changent pas à mesure que les animaux grandissent du bébé à l’adulte. »

Selon Zanno et Napoli, une analyse détaillée des os des membres du dinosaure confirme qu’il s’agissait d’un individu adulte âgé d’environ 20 ans, pesant environ 700 kilogrammes et mesurant environ 5,5 mètres de long. «Cela représente environ un dixième de la masse corporelle et la moitié de la longueur d’un adulte adulte. Tyrannosaure« , dit Zanno.

Zanno et Napoli ont également réanalysé 200 fossiles de tyrannosaures et ont conclu qu’un autre squelette presque complet de la formation Hell Creek, connu sous le nom de Jane, que l’on pensait être un T.rex adolescent, a également été mal classé. On dit que Jane est en fait une nouvelle espèce dans le genre Nanotyrannusqu’ils appellent Nanotyrannus lethaeus.

« Nous n’avons qu’un seul squelette de N. lethaeus« , mais son anatomie suggère qu’il s’agissait d’une espèce plus grande », explique Zanno. « Les motifs des sinus dans le palais et la forme de l’os derrière l’œil sont uniques. »

Le putatif Nanotyrannus lancensis le crâne a plus de dents que celui de T.rex.Rextt Persons du South Carolina State Museum affirme que la nouvelle étude résout le débat sur Nanotyrannus étant un genre et une espèce distincts.

« On peut penser à Nanotyrannus et Tyrannosaure comme analogues aux guépards et aux lions modernes. Oui, ils ont un plan corporel généralement similaire, mais ils étaient spécialisés pour différentes façons de chasser.

Thomas Carr du Carthage College dans le Wisconsin, qui a longtemps siégé dans le T.rex camp, dit que les nouvelles preuves sont « assez concluantes » que le spécimen de dinosaure Dueling est un « quasi-adulte d’une espèce qui n’est pas T.rex».

Et Holly Ballard de l’Oklahoma State University, qui a dirigé une étude de 2020 réfutant le Nanotyrannus » affirme qu’elle est « d’accord » avec la conclusion de l’équipe selon laquelle le fossile est celui d’un individu approchant la taille adulte.

Mais ni Ballard ni Carr ne sont convaincus que l’autre fossile, Jane, représente un nouveau Nanotyrannus 

18/11/2025 Les impacts entre rayons cosmiques. Faut-il s’en protéger ?

Cet article traite de ce rayonnement, de la raison pour laquelle nous en sommes protégés sur la Terre, Faut-il continuer à le faire?

Que sont les rayons cosmiques ?

Les rayons cosmiques sont des particules subatomiques à énergie extrêmement élevée – principalement des protons et des noyaux atomiques accompagnés d’émissions électromagnétiques – qui se déplacent dans l’espace et finissent par bombarder la surface de la Terre. Ils se déplacent à une vitesse proche de celle de la lumière, qui est d’environ 300 000 kilomètres par seconde.

D’où viennent-ils ?

Les rayons cosmiques peuvent être de deux types : galactiques ou solaires. Le rayonnement cosmique galactique émane des restes de supernovas, puissantes explosions se produisant au cours des dernières étapes de la vie d’énormes étoiles, qui deviennent alors des trous noirs ou sont détruites. L’énergie libérée lors de ces explosions accélère des particules chargées, les faisant sortir de notre système solaire et les rendant extrêmement pénétrantes et difficiles à stopper. En fait, les supernovas se comportent comme de gigantesques accélérateurs de particules naturels. La Terre est constamment exposée à un rayonnement cosmique galactique.

Le rayonnement cosmique solaire est composé de particules chargées émises par le Soleil, qui sont essentiellement des électrons, des protons et des noyaux d’hélium. Une partie de ce rayonnement est émise de façon continue par la couronne du Soleil, c’est pourquoi les scientifiques l’appellent le « vent solaire ». Le reste résulte de phénomènes liés aux particules solaires – éclatements soudains et sporadiques de particules électriquement chargées s’accompagnant d’émissions électromagnétiques qui se produisent lorsque les champs magnétiques à la surface du Soleil s’étirent et se tordent. Tels des élastiques, les champs magnétiques du Soleil peuvent claquer, libérant de façon soudaine une énorme quantité d’énergie et présentant un risque pour la santé des astronautes dans l’espace. Bien que rares, les fortes éruptions solaires peuvent provoquer les pannes radio et avoir des incidences sur la communication moderne et la technologie de la navigation au sol.

Les rayons cosmiques nous atteignent-ils sur le sol ?

La Terre est protégée par un champ magnétique qui renvoie les particules chargées d’un pôle à l’autre, créant deux ceintures gigantesques en forme d’anneau, peuplées d’électrons et de protons énergétiques. La magnétosphère détourne les rayons cosmiques et nous protège des éruptions solaires. Parfois, le rayonnement cosmique nous atteint, sans toutefois nous nuire, tout comme d’autres rayonnements faibles auxquels nous sommes régulièrement exposés. Les personnes sont exposées à un rayonnement d’environ 3,5 millisieverts par an en moyenne. Environ la moitié de ce rayonnement provient de sources artificielles, comme la radiographie, la mammographie et la tomodensitométrie, tandis que l’autre moitié provient de sources naturelles, le rayonnement cosmique en représentant environ 10 %. Le sievert est l’unité de mesure du risque que présentent les rayonnements pour la santé : un sievert est associé, pour un individu, à une probabilité de 5,5 % de développer un cancer radio-induit au cours de la vie.

« Les particules issues des rayons cosmiques qui entrent dans l’atmosphère aux pôles magnétiques de la Terre peuvent créer des aurores boréales colorées vraiment étonnantes », explique Michael Hajek, spécialiste de la dosimétrie externe à l’AIEA. Joan Feynman, astrophysicienne qui a consacré la majeure partie de sa vie à étudier les aurores, a constaté que ces phénomènes magiques, observables essentiellement à de grandes latitudes, près de l’Arctique et de l’Antarctique, résultaient de collisions entre les particules chargées du vent solaire et les constituants gazeux de l’atmosphère. La couleur vert-jaunâtre pâle caractéristique de la plupart des aurores résulte des molécules d’oxygène, tandis que l’azote donne lieu à des aurores bleues ou rouges violacées.

Ces rayons nous atteignent-ils dans un avion ?

Oui. Les passagers des avions sont exposés à des niveaux importants de rayonnement cosmique, notamment à des altitudes et des latitudes élevées, mais le rayonnement qu’ils reçoivent au cours d’un vol est insignifiant. Le personnel navigant et les grands voyageurs sont exposés à des doses plus élevées du rayonnement de l’espace, car ils volent souvent. L’équipage des appareils volant habituellement à une faible altitude, comme la plupart des avions à hélice, reçoit une dose qui dépasse rarement un millisievert par an. En revanche, le personnel navigant sur des vols long-courriers passant près des pôles peut être exposé à une dose effective annuelle pouvant atteindre six millisieverts.

« Une section des normes de sûreté de l’AIEA, la section 5 de la publication GSR Part 3, présente les moyens dont disposent les États Membres pour réduire l’exposition du personnel navigant aux rayonnements », indique Tony Colgan, chef de l’Unité de la radioprotection de l’AIEA. Les heures de vol du personnel navigant sont contrôlées par l’Association du transport aérien international (IATA), qui établit aussi les limites des doses de rayonnements auxquelles ce personnel peut être exposé.

Qu’en est-il des astronautes ?

Les équipages spatiaux reçoivent une dose de rayonnement encore plus élevée. Un astronaute dans une station spatiale en orbite autour de la Terre à une altitude de 400 kilomètres est généralement exposé à une dose de plus d’un demi-millisievert par jour. En 12 jours, il pourrait recevoir la dose qu’un membre d’équipage navigant reçoit en une année. Les agences spatiales nationales ont établi des limites de dose autorisée pour les astronautes au cours de leur carrière. Des effets sur la santé d’astronautes, comme la radiocancérogénèse et certaines réactions tissulaires, pourraient être liés à l’exposition au rayonnement cosmique, mais la petite taille de l’échantillon rend difficile la quantification de ces effets.

Peut-on tirer parti du rayonnement cosmique sur la Terre ?

« Il est fascinant de penser que si nous comprenons mieux les lésions cellulaires induites par un fort rayonnement cosmique, nous pourrons faire avancer la technologie utilisant des accélérateurs de particules de haute énergie aux fins du traitement du cancer », confie Michael Hajek. En raison de leurs propriétés uniques, des faisceaux de particules chargées semblables à celles présentes dans l’espace peuvent détruire des tumeurs profondes tout en réduisant au minimum les lésions des tissus voisins. « Les découvertes de la thérapie par ions vont, quant à elles, nous permettre d’améliorer la radioprotection dans l’espace et de faire face aux limitations actuelles de la prévision des risques que présentent pour la santé les voyages de longue durée dans l’espace », explique Michael Hajek.

17.1I/2025 Apres la Lune, des humains bientôt sur Mars

L’annonce a été faite par la Nasa : des échantillons martiens collectés par le rover Perseverance contiennent des composés qui, sur Terre, ne sont produits que par le vivant. Une première dans la recherche de la vie extraterrestre. Entre prudence et enthousiasme.

Rappelons que des millions de planètes analoques à la Terre et mars ont été identifiées récemment dans l’univers observable…

par Simon Devos, publié le 29 octobre 2025.
Référence ci-dessous. Merci à lui

https://www.epsiloon.com/tous-les-numeros/n53/mars_la_premiere_biosignature_potentielle/

Mars, été 2024 : le rover Perseverance s’engage dans Neretva Vallis, un sillon large de 400 m creusé à la surface de la planète, et découvre des roches particulières, des petites taches sombres sur le sol rouge. Il creuse… Terre, septembre 2025 : après un an de travail, les membres de la mission publient leur analyse de ces échantillons dans la revue Nature et livrent leur conclusion historique : une “biosignature potentielle”, une possible trace de vie passée. Autrement dit, il pourrait s’agir de la toute première preuve que la vie peut exister dans l’Univers par-delà notre petite Planète bleue. “Nous avons identifié au sein de plusieurs roches martiennes deux composés chimiques qui, sur Terre, sont le fruit de réactions dans lesquelles le vivant joue un rôle décisif”, résume Joel Hurowitz de l’université Stony Brook, aux États-Unis, auteur principal de l’étude.

Pas n’importe où

C’est bien une première. Les mots sont pesés. Jamais aucune publication scientifique n’avait osé employer ce terme. “Une bio­signature désigne une structure, une molécule, une substance ou toute autre observation qui ne pourrait pas être produite en l’absence d’êtres vivants, clarifie Amy Williams, de l’université de Floride. Pour cet échantillon, nous ne pouvons pas conclure définitivement, car il reste des zones d’ombre. Il est donc plus sage de se limiter à une bio-signature potentielle.”

À ce jour, nous ne connaissons pas d’autre processus purement géologique permettant de former ces produits dans ces conditionsJoel Hurowitz, planétologue, université Stony Brook

Dès qu’ils ont découvert la zone, en 2024, les chercheurs ont su qu’ils avaient affaire à un endroit spécial. Le sillon de Neretva Vallis est un endroit parfait pour la vie : aujourd’hui figé dans la poussière rougeâtre, ce canal fluvial regorgeait autrefois d’eau, qui alimentait le cratère Jezero voisin, formant un lac d’une cinquantaine de kilomètres de diamètre. C’était il y a plus de trois milliards d’années. “Tout cela, nous l’avions identifié en amont du lancement de Perseverance, par le biais de la méticuleuse analyse de la cartographie du sol martien réalisée par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter”, rappelle la planétologue Janice Bishop, de l’institut SETI, un centre qui a pour mission d’enquêter sur la vie dans l’Univers. 

Enfoncer le clou

“C’est exceptionnel, confirme le géologue Nicolas Mangold, de l’université de Nantes, qui a participé aux recherches. En voyant la couleur, la forme de ces petites taches, on a tout de suite soupçonné qu’elles étaient liées à des réactions d’oxydoréduction.” Ces réactions chimiques se caractérisent par un transfert d’électrons entre deux éléments, générant alors de nouveaux composés ­– l’exemple le plus célèbre étant la formation de rouille à partir d’oxygène et de fer. L’analyse de ces petites taches par l’instrument PIXL de Perseverance a fini par parler. Les chercheurs ont pu identifier deux minéraux ferreux issus de ces réactions : la vivianite, composé phosphaté, et la greigite, riche en sulfure. Et il s’avère que sur Terre, leur synthèse se fait quasi systématiquement en présence de microbes, donc de vie. “Les micro-organismes interagissent avec la roche et stimulent les réactions d’oxydoréduction, formant ces minéraux, décrit Janice Bishop. C’est un phénomène qu’on observe dans des milieux dépourvus d’oxygène, nous avons par exemple trouvé des traces de telles réactions dans des lacs froids en Antarctique, que l’on considère comme des analogues des paléolacs martiens ancestraux.”

On peut avoir des choses qui ressemblent beaucoup à la vie, mais qui n’en sont pas. D’où l’importance de rester prudentsCaroline Freissinet, chargée de recherche CNRS au Laboratoire atmosphères, observations spatiales de Guyancourt

D’emblée, les géologues en sont bien conscients : la vivianite et la greigite peuvent aussi bien être synthétisées en l’absence totale d’êtres vivants. Mais cela se fait à une condition : que les réactifs se trouvent baignés dans des températures élevées, de l’ordre de 120 à 140 °C. “Sauf qu’ici, nous n’avons trouvé aucun indice qui montrerait que la roche ait été chauffée à cette température, ni qu’il existait une quelconque activité volcanique dans le cratère Jezero, pointe Joel Hurowitz. Depuis la formation du cratère, la température est très certainement restée assez basse dans le canal Neretva Vallis. Or, à ce jour, nous ne connaissons pas d’autre processus purement géologique permettant de former ces produits dans ces conditions.” 

Tout concorde

Cerise sur le gâteau : des analyses réalisées en parallèle sur ces roches par Sherloc, un autre instrument de Perseverance, ont permis d’y déceler la présence de molécules organiques, ces agrégats de carbone et d’autres éléments chimiques qui forment les briques de base des êtres vivants. “Les molécules organiques ne sont pas synonymes de vie, car elles peuvent aussi être le fruit de processus géologiques, mais elles semblent nécessaires à la vie”, prévient Dirk Schulze-Makuch, spécialiste en exobiologie à l’université technique de Berlin. Plusieurs recherches réalisées au cours de la dernière décennie ont d’ailleurs décelé de tels composés à de nombreux endroits à la surface de Mars. Comme cette impressionnante molécule à 12 atomes de carbone, découverte en 2025 par Curiosity, l’autre rover actif sur Mars. Le fait d’en dénicher à l’emplacement même où ont eu lieu ces réactions d’oxydoréduction enfonce un petit peu plus le clou.

Le climat passé de la zone, ces réactions d’oxydoréduction, la présence de molécules organiques… tout concorde. Même si l’on ne peut pas encore affirmer qu’il y a eu de la vie sur Mars, c’est la première fois qu’un indice aussi fort est retrouvé en dehors de notre planète. La découverte a d’ailleurs été positionnée sur la troisième marche de l’échelle CoLD (Confidence of Life Detection, en anglais), établie par la NASA en 2018. 1 : détecter un signal ; 2 : éliminer la contamination ; 3 : s’assurer que la biologie est possible. Ces étapes sont franchies. Il en reste quatre pour pouvoir annoncer officiellement l’existence d’une vie extraterrestre : éliminer les facteurs non biologiques ; trouver un signal indépendant supplémentaire ; écarter les autres hypothèses ; obtenir une confirmation indépendante. “Une affirmation extraordinaire nécessite des preuves extraordinaires”, disait le célèbre astrophysicien Carl Sagan. 

Des chercheurs échaudés…

Prudence, donc. D’autant que les chercheurs ont été échaudés, la communauté a déjà dû faire face à une grande déception. C’était en 1996, à la suite de la découverte en Antarctique d’une météorite, probablement un fragment de croûte martienne décroché lors d’un choc. Dans une étude publiée dans la revue Science, une équipe décrivait son observation, au sein même de la roche, de structures ressemblant fortement à des fossiles de bactéries. L’emballement a été monstrueux. Bill Clinton, président américain de l’époque, a même pris la parole devant les caméras pour parler des conséquences “infinies” de cette découverte si elle se confirmait. Mais dans les années qui suivent, c’est la douche froide. De nombreux travaux montrent que si les structures observées peuvent bien être produites par la vie, leur origine est plus probablement abiotique – c’est-à-dire le fruit de réactions qui ne font pas intervenir le vivant. Et le chapitre se clôt en 2022, avec une étude basée sur les mesures des rovers martiens qui mettent en évidence une production de telles structures organiques sans intervention de vie, il y a 4 milliards d’années, sur la Planète rouge. “C’est là toute la complexité : on peut avoir des choses qui ressemblent beaucoup à la vie, mais qui n’en sont pas, commente Caroline Freissinet, chargée de recherche CNRS au Laboratoire atmosphères, observations spatiales de Guyancourt. D’où l’importance de rester prudents.”

Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’avoir l’échantillon en mainAgnès Cousin, de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse et membre de la mission

“Nous nous attelons désormais à savoir si, oui ou non, ces minéraux n’ont vraiment pu se former qu’en présence de biologie. Ensuite, il faudra trouver des échantillons similaires à d’autres endroits sur Mars”, récapitule Joel Hurowitz. “La connaissance de l’environnement dans lequel a été retrouvée la roche est clé, estime de son côté Paul Byrne, de l’université Washington de Saint Louis. Nous en savons déjà beaucoup, mais il reste quelques trous concernant la datation des roches ou les contraintes géo­chimiques précises dans lesquelles ces minéraux se sont formés.” Faut-il que le rover revienne sur ses pas, et refasse une analyse plus approfondie de l’environnement du secteur ? “La question a été posée récemment en réunion d’équipe, témoigne Nicolas Mangold. C’est délicat, Perseverance est loin maintenant, à plus de 10 km du site. Et il a passé la crête du cratère Jezero…”

Le sujet devient politique 

Les chercheurs prévoient plutôt d’étudier la formation de la vivianite et de la greigite sur Terre, “pour vérifier s’il n’existe pas un mécanisme inconnu pouvant être actionné sans organisme vivant, précise l’exobiologiste Ligia Fonseca Coelho, de l’université Cornell, aux états-Unis. Il y a des chances que l’affaire se termine ainsi. Il faut tenter de recréer des conditions similaires en laboratoire et se rendre dans les endroits où l’on trouve ces minéraux sur notre planète”. En gardant en tête qu’il n’est pas impossible que d’autres conditions environnementales, comme celles qu’a connues Mars par le passé, aient abouti à des processus géologiques et biologiques qui nous sont pour l’instant totalement inconnus.

“Nous sommes arrivés au bout de ce que nous pouvions faire sur ces roches avec Perseverance, pose Agnès Cousin, de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse et membre de la mission. Ce dont nous avons besoin, c’est d’avoir l’échantillon en main et de l’analyser dans nos laboratoires sur Terre.” Car même si les instruments du rover sont redoutablement bien conçus et sophistiqués, ils restent limités au regard de ce que permettent les laboratoires terrestres. Ils sont par exemple incapables de conduire des analyses isotopiques, qui examinent les proportions d’atomes de chaque élément chimique possédant des neutrons supplémentaires ou manquants. “Ce type d’analyse pourrait permettre de trancher entre une origine géologique ou biologique pour ces minéraux, la vie ayant tendance à favoriser les isotopes plus légers”, atteste Dirk Schulze-Makuch. Il faudrait aussi des études micrométriques ou chromatographiques, qui ne peuvent se faire que sur Terre, avec des machines qui font parfois la taille d’une chambre à coucher.

Le nouvel administrateur de la NASA a quasiment dit qu’on avait découvert la vie, c’est allé trop loinNicolas Mangold, géologue, université de Nantes

Une telle mission était prévue : depuis le début de ses pérégrinations, en 2021, Perseverance sème derrière lui des capsules d’échantillons qui devaient être ramassées par un futur engin coconstruit par la NASA et l’Agence spatiale européenne. Mission annulée en raison des coupes budgétaires annoncées par l’Administration Trump au début de l’été dernier – à l’heure où nous écrivons ces lignes, des discussions musclées sur ce budget commencent tout juste au Congrès. Et voilà que la première bio-signature potentielle devient un sujet politique. Avec son lot de dérives : les chercheurs restent sidérés par les déclarations euphoriques de Sean Duffy, le nouvel administrateur de la NASA, lors de la conférence de presse d’annonce de la découverte. “J’ai trouvé la prise de parole assez malaisante, totalement incompatible avec la démarche scientifique”, juge Agnès Cousin. “Il a quasiment dit qu’on avait découvert la vie, c’est allé trop loin, souffle Nicolas Mangold. Il a ajouté qu’on irait la chercher ‘avec nos bottes’Or pour nous, dans cet objectif, une mission habitée n’a pas de sens : ça coûte beaucoup plus cher, c’est pour une date indéterminée… La mission robotisée, elle, avait été planifiée pour 2029 ou 2033, même si elle n’était pas encore totalement finalisée.”

L’humanité est prête

Il va falloir s’armer de patience pour passer de cette première bio-signature potentielle à une signature de vie. “L’aventure ne fait que commencer !”, positive Joel Hurowitz. L’historien des sciences David Dunér, lui, rappelle : “Nous sommes face à une quête multimillénaire. Le philosophe Lucrèce, déjà au Ier siècle avant notre ère, émettait l’hypothèse de formes de vie en dehors de la Terre…” Quoi qu’il en soit, l’humanité est prête, telle est la conclusion d’une étude menée par le psychologue Michael Varnum, de l’université de l’Arizona, en 2018 :