12/08/23 Le projet européen IMAGINE

Le spatial a-t-il un rôle bénéfique pour la construction européenne ?

Un consortium européen regroupant 16 entreprises et personnalités provenant de 13 pays européens vient d’être créé après appel à candidature sous le nom de IMAGINE

Son objectif est d’évaluer comment une utilisation judicieuse des activités futures permises par l’exploitation de l’espace sous- orbital ou de l’espace super orbital pourrait permettre de développer des politiques assurant une meilleure intégration européenne et la diminution des inégalités territoriales et politiques

Quatre scenarios visant l’année 2048 et impliquant l’espace profond ont été envisagés pour permettre la réduction de ces inégalités. Un premier scenario nommé Silver Citadel postule qu’en 2048 l’Europe a réussi à former un seul ensemble géopolitique. Le populisme a cédé la place à une solidarité paneuropéenne. Les politiques sont proposées par des systèmes d’Intelligence Articielle intégrés . L’Europe a réussi, face aux Etats-Unis, à la Chine et la Russie, à devenir un acteur spatial de premier plan. La protection de l’environnement terrestre est devenue sa priorité. Les industries et activités polluantes sont reléguées dans des stations spatiales en orbite proche ou au delà. Mais pour que ces politiques profitent à tous, le système central de gouvernement par l’IA doit permettre aux régions les moins favorisées de s’exprimer et d’être entendues.

Le second scenario, nommé Green Guardian, tient compte du fait que les catastrophes climatiques en cours doivent mettre en priorité le soutien aux activités de survie. En ce sens, les zones urbaines doivent faire de plus en plus de place à des campagnes maintenues vertes artificiellement. Les économistes ne doivent plus mettre en priorité le profit mais un bien-être partagé. Dans ce cas les technologies satellitaires prennent une importance croissante. C’est notamment le cas des centrales nucléaires spatiales. En contrepartie, l’accès à l’espace des région les moins favorisées doit être garanti.

Dans le troisième scenario, dit Silicon Scaffold, l’Union européenne est de plus en plus divisée entre autorités régionales et locales.Des corporations transnationales assument l’essentiel des responsabilités gouvernementales. Les individus peuvent choisir d’être citoyens d’institutions numériques privées localisées dans l’espace profond. De nouvelles inégalités naissent des différences de capacités digitales entre les acteurs.

Enfin, dans le quatrième scenario, Patchwork Rainbow les régions et villes les riches font montre d’un égoïsme fondamental. Elles ne partagent pas leurs possibilités d’accès et de vie dans les nouveaux espaces numériques. Dans les régions les moins favorisées on constate la persistance d’industries lourdes et d’une agriculture intensive. L’accès à l’espace et la possibilité d’y externaliser leurs activités les plus polluantes sont réservés aux plus riches.

11/06/2023 L’Union européenne ne pourra pas échapper aux prochaines invasions migratoires

L’attentat au couteau commis à Annecy par un Syrien se disant chrétien et demandeur sans succès du droit d’asile dans plusieurs Etats européens n’est pas un simple fait divers. Il montre que l’Europe sera, du fait de son statut relativement favorisé, l’objet de migrations légales et surtout clandestines, provenant non seulement de l’Afrique sub-saharienne mais du Moyen-Orient ou de certaines régions du Pacifique.

Comme les populations européennes ne veulent pas « accueillir toutes les misères du monde » elles devront accepter de s’enfermer derrières des frontières légales de plus en plus strictes. Ces frontière devront un jour ou l’autre être surveillées et garanties non seulement par des polices aux frontières de plus en plus nombreuses, mais avec des moyens militaires analogues à ceux déployés par les Etats-Unis sur les 3.000 km de la frontière avec le Mexique. Des budgets de plus en plus considérables seront dépensés à cette fin comme pour l’incarcération et le jugement des contrevenants. La question est actuellement posée de savoir si ces frontières pourront être européennes plutôt que rester nationales

Inutile de dire qu’à ces situations tendues s’ajoutera la guerre mené par l’islam de combat contre l’Europe chrétienne, le  ğihād . Des combattants de plus en plus efficaces entreront en Europe, provenant du Moyen-Orient et d’Afrique. Cette guerre sera relayée, dans beaucoup de pays européens, par de petites minorités islamique autochtones adeptes de la charia.

10/06/2023. L’odysée des neutrinos

Nous reprenons ici, en le remerciant, un excellent article de Anthony Laurent dans Médiapart concernant les neutrinos et leur importance dans l’univers (voir https://www.mediapart.fr/journal/international/100623/une-odyssee-sous-la-mer-pour-percer-un-mystere-de-l-univers)

Une odyssée sous la mer pour percer un mystère de l’Univers

Plongé dans les profondeurs de la Méditerranée, un télescope doit observer des neutrinos, particules venues de l’espace encore très mystérieuses. Pour les scientifiques, cette expérience pourrait notamment aider à répondre à une question abyssale : pourquoi l’antimatière, présente aux tout premiers instants de l’Univers, a-t-elle disparu ?

Anthony Laurent

10 juin 2023 à 14h11

Scruter  l’espace… depuis les profondeurs de la mer, il fallait y penser. D’apparence saugrenue et quelque peu contradictoire, tant les deux milieux sont radicalement différents, cette idée a progressivement germé dans l’esprit de plusieurs chercheurs du CNRS, de l’université d’Aix-Marseille et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Elle s’est récemment concrétisée dans la conception et l’installation d’un labo « unique au monde » : le Laboratoire sous-marin Provence Méditerranée (LSPM), immergé à 2 450 mètres de profondeur au large de Toulon (Var), dans le golfe du Lion.

Inauguré en grande pompe le 24 février dernier, ce site scientifique sous-marin d’un genre un peu particulier poursuit en réalité deux objectifs : l’étude du milieu marin profond, les abysses ; et l’étude des neutrinos, des particules élémentaires venues tout droit de l’espace. Deux « mondes » dont on ignore encore (presque) tout.

« Nous avons l’habitude de collaborer avec les physiciens, notamment pour mutualiser les infrastructures, fait savoir Christian Tamburini, océanographe spécialiste de la biologie marine et directeur de recherche au CNRS. L’obscurité totale qui règne au fond de la mer et la transparence de l’eau à ces profondeurs nous permettent à la fois d’étudier l’environnement abyssal – en particulier la faune marine, en observant la bioluminescence émise par certains organismes –, et d’étudier la physique des neutrinos, grâce au flash de lumière que ces derniers émettent une fois dans l’eau, ce qu’on appelle “l’effet Tcherenkov”. »

Observatoire destiné à collecter des informations inédites sur la mer et le ciel pendant au moins cinq ans, le LSPM abrite plusieurs types d’instruments : des capteurs océanographiques, une biocaméra ultrasensible, un sismomètre, un spectromètre gamma et un robot sur chenilles baptisé « BathyBot », développé par l’Institut méditerranéen d’océanologie. « Il s’agit du premier robot de ce genre à être mis en place de façon permanente à plus de 2 000 mètres de profondeur en Europe. Et au vu des conditions dans lesquelles nous le télépilotons, c’est un peu comme si on était sur Mars avec une astromobile télé-opérée. Il y a vraiment des points communs avec la recherche spatiale », avance Christian Tamburini.

L’une des missions de BathyBot est de documenter en continu la colonisation, par des organismes bioluminescents notamment, d’un récif artificiel en béton « bio-inspiré », spécialement conçu pour les besoins du laboratoire sous-marin et volontairement immergé – c’est une première – dans les profondeurs abyssales.

Tous les instruments du LSPM permettent de mesurer de nombreux paramètres environnementaux tels que la dynamique de la colonne d’eau (la zone comprise entre le fond et la surface de la mer), la température, la salinité et la concentration en oxygène du milieu, les échanges entre continents et océans, les effets du dérèglement climatique, l’évolution de la faune, la bioacoustique et la radioactivité marines, ou encore la sismicité.

Ils sont reliés au centre de contrôle principal du Centre de physique des particules de Marseille (CPPM), situé à La Seyne-sur-Mer, par un câble électro-optique long de 42 kilomètres, qui leur fournit à la fois puissance électrique (pour leur fonctionnement) et haut débit (pour le transfert des données en continu et en temps réel vers le continent).

60 milliards de neutrinos par seconde et par centimètre carré de Terre

Ce « cordon ombilical » est également vital pour ce qui constitue l’équipement phare du LSPM : un détecteur géant de neutrinos. De son petit nom « KM3NeT » (pour Cubic Kilometre Neutrino Telescope), ce dernier, développé par 250 chercheurs et chercheuses de 17 pays, est une sorte d’immense télescope sous-marin dont le but est de capter les neutrinos, ces particules cosmiques aux propriétés encore mystérieuses aux yeux des physicien·nes.

« Les neutrinos sont des particules fondamentales de la matière, au même titre que les électrons, les protons et les neutrons , parmi les plus abondantes dans l’Univers. Il en arrive sur chaque centimètre carré de la Terre, de jour comme de nuit, 60 milliards par seconde ! », explique Paschal Coyle, physicien, directeur de recherche au CPPM, laboratoire rattaché à l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS, et directeur du LSPM.

Pour autant, détecter les neutrinos reste un défi : « Du fait de leur taille infiniment petite, inférieure à l’atome, de leur masse extrêmement faible et de leur charge électrique nulle, ils sont très difficiles à détecter. C’est pourquoi, pour avoir la chance de les observer, nous avons besoin d’un très grand détecteur, particulièrement élaboré. Et l’un des seuls endroits au monde où nous pouvons véritablement le déployer, c’est au fond de la mer, là où l’espace disponible est immense et l’eau transparente. »

Oubliez l’image de la lunette astronomique pointant l’espace à l’abri dans un dôme d’observation, le télescope à neutrinos KM3NeT ne ressemble à aucun autre. Et pour cause : il sera constitué, d’ici à 2027, de 115 lignes de détection verticales, ressemblant aux lignes de mouillage des bateaux de plaisance, ancrées au fond marin.

Hautes chacune de 200 mètres et espacées entre elles d’une vingtaine de mètres, ce sont elles qui sont censées traquer, dans un volume de près de 6 milliards de litres d’eau, la lumière bleue caractéristique que les neutrinos laissent dans leur sillage aquatique – le fameux « effet Tcherenkov » (que l’on observe aussi dans les piscines de refroidissement des combustibles usés des centrales nucléaires). Le télescope du LSPM doit ainsi pouvoir en détecter plusieurs dizaines par jour.

Comment exactement ? Chaque ligne de détection est dotée de 18 sphères en verre résistantes à la pression régnant dans les abysses. Chacune de ces sphères, de la taille d’un ballon de football, renferme 31 tubes photomultiplicateurs très sensibles à la lumière. « Mieux que les yeux des êtres humains », selon Paschal Coyle, ce sont ces tubes, disposés à 360 degrés, qui sont chargés de capter les infimes halos lumineux résultant de l’odyssée sous-marine des neutrinos.

« Sans l’effet Tcherenkov, très utile aux physiciens des particules, il serait impossible d’observer les neutrinos, précise le chercheur. Comme ces derniers sont électriquement neutres, quasiment invisibles et qu’ils interagissent très peu avec la matière, nous ne pouvons les voir que de façon indirecte : c’est au contact des molécules d’eau qu’ils produisent des particules chargées. Celles-ci, se déplaçant plus vite que la lumière dans l’eau, génèrent alors une trace lumineuse derrière elles. » C’est cette trace que captent les tubes photomultiplicateurs, les yeux de KM3NeT, pour la convertir ensuite en signal électrique mesurable et exploitable scientifiquement.

Bien que leur existence ait été imaginée dès les années 1930 et qu’ils aient été découverts expérimentalement en 1956, les neutrinos restent une énigme pour la communauté des physicien·nes. On sait toutefois que ces « particules fantômes », qui semblent vivre dans un univers parallèle, trouvent leur origine dans deux phénomènes aujourd’hui bien identifiés : les réactions de fusion d’hydrogène qui ont lieu au cœur du Soleil et l’explosion des étoiles en fin de vie (les supernovæ), qui libère une quantité prodigieuse d’énergie et de lumière.

Selon leur trajectoire, et donc leur devenir, dans l’espace interstellaire, ils se présentent sous trois formes (ou « saveurs ») différentes – électronique, muonique et tauique –, pouvant passer de l’une à l’autre, au cours de leur voyage spatial, par un mécanisme appelé « l’oscillation des neutrinos », mis en évidence pour la première fois il y a tout juste 25 ans et que les physicien·nes cherchent toujours à cerner aujourd’hui.

Voyage au centre de la Terre

Comme ils interagissent faiblement avec la matière ordinaire, les neutrinos sont de véritables particules « passe-muraille », capables de traverser la Terre de part en part sans jamais heurter un seul noyau d’atome, et donc sans être déviés d’un iota dans leur course folle depuis leur source solaire ou stellaire. Résultat ? Leur étude s’avère riche d’enseignements très précieux à la fois sur leurs propriétés physiques fondamentales (ou quantiques) mais aussi sur la composition du Soleil, l’origine et l’évolution de l’Univers (les neutrinos sont nés il y a 13,7 milliards d’années, une seconde après le Big Bang), la structure interne de la Terre, ou encore sur le fonctionnement… des réacteurs de nos bonnes vieilles centrales nucléaires !

D’origine cosmique – on les qualifie alors de « cosmologiques » –, les neutrinos deviennent des neutrinos « atmosphériques » après avoir traversé l’atmosphère terrestre. Ce sont ces derniers que les physiciens du LSPM étudient dans les profondeurs de la Méditerranée. Fruits de la rencontre ininterrompue entre les rayons cosmiques, venus de notre galaxie ou des confins de l’Univers, et les hautes couches de l’atmosphère, les neutrinos atmosphériques sont produits en permanence et arrosent notre planète de toutes parts. Si bien que, contrairement à ce que pourrait penser un observateur non averti, « la meilleure “vue” que nous ayons, autrement dit les meilleurs signaux que nous captons, viennent d’en bas, c’est-à-dire en analysant préférentiellement les particules qui proviennent du ciel austral et qui ont traversé toute la Terre jusqu’au laboratoire sous-marin », précise Paschal Coyle.

La raison en est simple : davantage que les neutrinos atmosphériques descendants (qui viennent directement de l’atmosphère), les neutrinos atmosphériques ascendants (qui ont traversé les entrailles de la Terre) ont subi des transformations quantiques qui intéressent particulièrement les scientifiques du LSPM, parmi lesquelles les fameuses oscillations.

Avec KM3NeT, comme avec d’autres installations à travers le monde, les physicien·nes cherchent au fond à répondre à au moins deux questions majeures : quelle est exactement la masse des neutrinos ; et des trois formes que revêtent ces particules, laquelle est la plus lourde ? Et, question fondamentale en physique des particules, pourquoi l’antimatière, qui était présente en quantité égale avec la matière dès les tout premiers instants de l’Univers, a-t-elle disparu ?

Pour l’heure, même si les 115 lignes de détection n’ont pas encore été toutes déployées, des neutrinos sont observés tous les jours par l’équipe du LSPM, ce qui lui permet déjà de percer certains de leurs mystères. « Nous avons pu mesurer leur oscillation, quand ils passent d’un état quantique à un autre. Et nous sommes en tête de la compétition mondiale pour déterminer, dans les mois à venir, quel neutrino est le plus lourd parmi les trois connus à ce jour… », fait savoir Paschal Coyle.

Quelles sont les perspectives scientifiques avec KM3NeT, quand celui-ci sera pleinement opérationnel en 2027 ? Les scientifiques pointeront alors leur regard au loin, au-delà des seuls neutrinos atmosphériques, pour observer en particulier les explosions cosmiques. Leur objectif, en collaboration avec leurs collègues internationaux : mettre à disposition, en quelques instants seulement, tous les télescopes du monde pour étudier des événements astronomiques rares, comme la prochaine supernova galactique, qui émettra des quantités phénoménales de neutrinos et sera ainsi visible pendant plusieurs semaines depuis la Terre.

Anthony Laurent

10/06/2023 Des modèles réduits de trous noirs dans un espace-temps de laboratoire

Il paraît osé de simuler en laboratoire l’espace-temps et les trous noirs réels, alors qu’il s’agit de concepts encore très théoriques. Mais comment faire autrement en cosmologie où les supposées réalités sont encore très évanescentes .

En France, le physicien Germain Rousseaux propose à l’Institut Pprime de Poitiers un exemple de trou noir qui « avale », non des ondes lumineuses, mais des ondes d’eau. Il existe actuellement une douzaine de modèles analogues.

D’autres cherchent à modéliser l’apparition de l’espace- temps lui-même, c’est-à-dire de l’univers. L’intérêt de ces modèles est qu’ils peuvent conduire à remettre en cause des hypothèses bien établies, comme la constance de la vitesse de la lumière dans le vide.

Aujourd’hui la matière ordinaire censée composer la totalité de la matière de l’univers semble devoir être complétée par une matière dite noire.. La matière noire n’interagit pas, ou extrêmement peu, avec la matière « ordinaire », ni avec les ondes lumineuse, ce qui rend sa détection très difficile. Sa présence n’est détectée que par son influence gravitationnelle, non négligeable et importante dans divers modèles cosmologiques et astrophysiques.

Quant à l’expansion de l’univers, qui normalement aurait du décroître avec le temps, elle semble s’accélérer sous l’effet d’une cause encore mystérieuse dite énergie noire

Là encore la modélisation en laboratoire est indispensable pour orienter les observations ou comprendre leurs résultats.

Référence

Scattering of Co-Current Surface Waves on an Analogue Black Hole https://germain-rousseaux.cnrs.fr/wp-content/uploads/2020/05/PRL2020.pdf

09/06/2023 « Cténophore »: le premier animal marin à être sorti des océans pour vivre sur terre

Il n’avait ni patte ni ailes Il ressemblait plutôt à une grosse éponge transparente. C’était le cténophore dit aussi comb Jelly

La question de savoir quelle était la première espèce complexe à abandonner le milieu marin pour vivre durablement sur terre vient de recevoir une réponse de chercheurs de l’université de Californie (États-Unis) et de l’université de Vienne (Autriche). Ils ont publié leur découverte dans la revue Nature, le 17 mai 2023 par un article dont nous republions ci-dessous les références et l’abstract.

Selon eux, cette espèce marine carnivore est apparue sur Terre il y a un demi-milliard d’années et s’y serait développée. Elle est plus souvent connue sous le nom de Comb Jelly

Les cténophores se déplacent à l’aide de leurs cils Ceux-ci sont répartis en rangées et diffractent la lumière qu’ils reçoivent. Selon leur position, ils font apparaître différentes couleurs par iridescence (comme on peut en voir apparaître sur une bulle de savon). Certaines espèces (il en existe 200 au total) émettent directement de la lumière par bioluminescence.

Pour arriver à la conclusion que les cténophores étaient les premiers animaux à avoir vécu sur Terre, les chercheurs ont étudié la structure de leurs chromosomes. Cela les a notamment conduits à comprendre qu’ils étaient apparus avant les éponges, des invertébrés qui jusque-là passaient avant les cténophores dans l’ordre animal.

Selon les scientifiques, la génomique de ces derniers se rapproche davantage de celle des non-animaux. Ils se seraient donc ramifiés avant que les réarrangements ayant mené aux éponges ne se produisent

Référence

Published: 17 May 2023
Ancient gene linkages support ctenophores as sister to other animals

Nature  volume 618, pages 110–117 (2023)

Abstract

A central question in evolutionary biology is whether sponges or ctenophores (comb jellies) are the sister group to all other animals. These alternative phylogenetic hypotheses imply different scenarios for the evolution of complex neural systems and other animal-specific traits1,2,3,4,5,6. Conventional phylogenetic approaches based on morphological characters and increasingly extensive gene sequence collections have not been able to definitively answer this question7,8,9,10,11. Here we develop chromosome-scale gene linkage, also known as synteny, as a phylogenetic character for resolving this question12. We report new chromosome-scale genomes for a ctenophore and two marine sponges, and for three unicellular relatives of animals (a choanoflagellate, a filasterean amoeba and an ichthyosporean) that serve as outgroups for phylogenetic analysis. We find ancient syntenies that are conserved between animals and their close unicellular relatives. Ctenophores and unicellular eukaryotes share ancestral metazoan patterns, whereas sponges, bilaterians, and cnidarians share derived chromosomal rearrangements. Conserved syntenic characters unite sponges with bilaterians, cnidarians, and placozoans in a monophyletic clade to the exclusion of ctenophores, placing ctenophores as the sister group to all other animals. The patterns of synteny shared by sponges, bilaterians, and cnidarians are the result of rare and irreversible chromosome fusion-and-mixing events that provide robust and unambiguous phylogenetic support for the ctenophore-sister hypothesis. These findings provide a new framework for resolving deep, recalcitrant phylogenetic problems and have implications for our understanding of animal evolution

09/06/2023 Une nouvelle Guerre Froide américaine, cette fois-ci avec la Chine, est-elle en préparation ?

Selon le  Wall Street Journal (WSJ), la Chine et Cuba se seraient mis d’accord pour que Pékin installe à la Havane une station d’observation radio et satellitaire, autrement dit d’espionnage, pour un prix de quelques milliards de dollars. Celle-ci mettrait sous surveillance chinoise une grande partie des installations navales militaires américaines sur la côte Est des Etats-Unis.

Cette information a été rapidement démentie par  Cuba mais aussi par les porte-paroles américains de l’US National Security Council John Kirby et  du Pentagone le Air Force Brig. Gen. Patrick Ryder.

Ces dénégations peuvent-elles être prises au sérieux ? Certains pensent qu’aux Etats-Unis les défenseurs d’une ligne dure avec la Chine veulent contrarier tout rapprochement et toute Nouvelle Détente (New Détente) avec un pays en passe de remplacer la Russie dans le rôle enviable d’ennemi stratégique.

Dans la perspective des prochaines élections présidentielles américaines notamment, il est important de donner aux représentants du Parti Démocrate, traditionnellement ouverts à de bonnes relations avec la Chine, tant sur le plan commercial que diplomatique, des raisons pour adopter une ligne plus dure.

Faut-il rappeler que le Complexe militaro industriel américain a bénéficié, sous la forme de contats d’armements avec le Département de la Défense, d’un budget pour l’année fiscale 2020 d’environ 730 milliards de dollars. La perspective d’hostilités avec la Chine sera la bienvenue pour la suite, notamment à Wall-Street.

08/06/2023 Les « canulards » américains

Nous republions ici, avec quelques allégements, un article que vient de faire paraître le  Club Orlov  le 30 mai 2023. Ce texte est repris de De Defensa, que nous remercions

Ce qui a définitivement attiré l’attention de Poutine, c’est la déclaration publiée par la Maison Blanche le 2 septembre 2020, à l’occasion du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont une partie se lit comme suit : « La victoire américaine du 2 septembre 1945 a marqué la fin de la guerre la plus dévastatrice de l’histoire, assurant la paix et la liberté dans le monde entier ». Quoi ? Les Américains ont gagné la Seconde Guerre mondiale ? Qui l’eût cru ?

Dans ce cas, il est assez facile de prouver que les Américains mentent (une fois de plus). La Seconde Guerre mondiale s’est déroulée sur deux grands théâtres de guerre : L’Europe et l’Asie. En Europe, la guerre s’est terminée lorsque l’Armée rouge est entrée dans Berlin et a hissé le drapeau de la victoire sur le Reichstag le 1er mai 1945. En Asie, la guerre a pris fin lorsque l’Armée rouge a chassé l’Armée japonaise du continent et accepté la reddition du général Yamada Otozo le 16 août 1945, un jour après la capitulation de l’empereur Hirohito. L’idée que la participation américaine ou britannique à l’un ou l’autre de ces conflits est fantaisiste.

À l’est, la signature par Hirohito de l’“instrument de la capitulation” le 2 septembre 1945 était du pur théâtre. C’est la guerre éclair soviétique sur le continent, et non les sauts d’île en île américains, les bombardements aériens ou même les deux explosions atomiques, qui ont rendu la capitulation du Japon inévitable.

De même, sur le théâtre européen. Ici, il suffit de regarder quelques dates. Le sort du Troisième Reich a été scellé à Stalingrad le 2 février 1943. Après cela, il ne restait plus à l’Armée rouge qu’à libérer un immense territoire. Ce n’est que 16 mois plus tard, le 6 juin 1944, que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont jugé bon d’entrer dans le conflit en organisant l’invasion de la Normandie. Comme la plupart des troupes allemandes, ainsi que de nombreux autres Européens de l’Ouest qui s’étaient portés volontaires pour combattre pour Hitler, étaient bloqués sur le front de l’Est, la prise de contrôle par les Américains et les Britanniques de tout ce qui se trouvait à l’ouest de Berlin n’était qu’une partie de plaisir. Néanmoins, ils ont pris soin de bombarder un certain nombre de villes médiévales allemandes. Le jour du débarquement en Normandie , l’ensemble de l’URSS était déjà libéré et la libération de Varsovie était en cours.

Il existe toutes sortes de mensonges, du ridicule (“Je ne savais pas qu’il y avait un devoir à faire, alors je ne l’ai pas fait, puis je l’ai perdu, puis mon chien l’a mangé”) au sublime (“Tu es la plus belle femme que j’aie jamais vue”). Mais certains mensonges sont existentiellement importants, au point qu’aucun autre dialogue, poli ou autre, n’est possible, et “les Américains ont gagné la Seconde Guerre mondiale”, si vous êtes russe, est un mensonge de ce type.

Si vous pensez que quelque chose qui s’est passé il y a trois quarts de siècle ne peut pas être aussi important, vous vous trompez : pour les Russes, c’est très important. Vous voudrez peut-être penser qu’il s’agit d’un point sur lequel on peut négocier, dans le but de modérer quelque peu cette déclaration, en disant “eh bien, peut-être que les Soviétiques ont eu quelque chose à voir avec NOTRE victoire…” Mais vous vous trompez : une fois que ce mensonge a été proféré, il ne reste plus qu’à modérer celui qui l’a proféré pour faire disparaître ce mensonge.

Vous voudrez peut-être découvrir la vérité par vous-même, afin de vous faire une idée précise de ce qui s’est réellement passé. Hélas, la grande majorité de ce que vous pouvez lire en anglais sur la Seconde Guerre mondiale est, une fois de plus, truffée de mensonges. Si votre pays, depuis sa création, s’est nourri d’un régime de mensonges, tenter de découvrir la vérité devient une sorte d’entreprise insensée. Il ne reste plus qu’à tirer les conséquences de ce grand mensonge existentiel.

Et les conséquences sont assurées d’être terribles. Les Russes se sont réveillés et ont pris conscience de la situation, et tout un pan de la propagande américaine richement financée s’est envolé en fumée. Tous ces mensonges américains, bien plus nombreux que ceux que j’ai énumérés ici, ont été exposés, discutés et moqués.

•  Ils se sont soudain souvenus que les Américains font des soldats pitoyables et qu’ils ont perdu consécutivement les guerres de Corée, du Viêt Nam, d’Irak (au profit de l’Iran) et qu’ils sont actuellement occupés à perdre leur guerre par procuration dans l’ex-Ukraine.

•  Ils ont réalisé que l’armée américaine (et toute l’OTAN avec elle) est un gâchis désespéré, pathétique et hors de prix, toujours capable de causer une destruction gratuite et dangereuse grâce à tous ses jouets atomiques qui font “Boum” mais sont totalement incapable de gagner la paix.

•  Ils ont observé avec grand intérêt la criminalité et la corruption accablantes de la classe dirigeante américaine (et européenne par la même occasion) qui remontent à la surface ces derniers temps et ont pris note du fait que rien n’est fait pour y remédier : les Clinton, les Biden et toute une bande de fédéraux véreux ne sont toujours pas en prison !

•  Ils se sont souvenus que ce sont les Russes qui sont les meilleurs soldats du monde, suivis par les Ukrainiens (puisqu’ils sont également russes, mais ils ont commis la grave erreur de se retourner contre la Russie et la plupart de leurs meilleurs soldats sont aujourd’hui morts). Si vous avez des doutes à ce sujet, jetez un coup d’œil sur une carte. Elle montre l’étendue de l’habitat naturel des Russes. Seuls les Russes, dont la population est inférieure à celle du Bangladesh, sont capables de défendre une zone aussi vaste.

• Grâce à des documents accessibles au public, ils ont appris ce que les Américains voulaient faire d’eux : ils voulaient diviser la Russie en petits morceaux faciles à digérer. Inutile de dire que l’idée ne leur plaisait guère. Mais cela leur a donné une idée qui leur a plu : et si les États-Unis étaient divisés en États et en comtés ? Bien sûr, ce n’est pas eux qui s’en chargeraient, car ils sont occupés à autre chose. Mais que se passerait-il si les Américains s’en chargeaient eux-mêmes ?

• Et puis ils ont remarqué, à leur grande surprise, que les Américains semblent se diriger tout seuls dans cette direction générale, sans l’aide de personne : ils se ruinent eux-mêmes en rendant leur dollar toxique et en s’imposant des sanctions économiques ridicules, ils attisent la rancœur et la désunion sur des questions stupides telles que le “genre” et ils perdent des amis et de l’influence à gauche et à droite à cause de leur arrogance, de leur ignorance et de leur tromperie. Ils offrent même à leurs ennemis des moments propices à l’apprentissage, comme l’organisation d’une réunion du G7 à Hiroshima, tel un criminel revenant sur les lieux de son crime, tout en refusant de s’excuser pour l’atrocité tout à fait inutile qu’ils ont commise dans cette ville.

Et puis les Russes ont compris ce qu’ils devaient faire pour atteindre le but qu’ils s’étaient fixé : ils devaient attendre.

Le 30 mai 2023,  Club Orlov – tr

07/06/2023 Recycler les couches et culottes de protection dans la construction

Le ciment et le béton se fabriquent à très haute température. Ainsi le clinker qui est un constituant du ciment, résulte de la cuisson d’un mélange composé d’environ 80 % de calcaire (CaCO3 qui apporte l’oxyde de calcium, CaO) et de 20 % d’aluminosilicates (essentiellement des argiles : phyllosilicates) qui apportent les oxydes de silicium (SiO2), d’aluminium (Al2O3) et de fer (FeO et Fe2O3). La « farine » ou le « cru » est formé du mélange de poudre de calcaire et d’argile. La cuisson, ou clinkérisation, se fait à une température d’environ 1 450 °C, ce qui explique la forte consommation énergétique de ce processus. La clinkérisation explique en partie la contribution importante des cimenteries aux émissions de gaz à effet de serre.

Il était inévitable qu’à une époque où s’impose la réduction de la production des gaz à effet de serre, différents scénarios soient étudiés pour remplacer une partie du ciment et du béton utilisées dans la construction par des produits moins agressifs.

En Indonésie, des scientifiques associés à des professionnels de la construction viennent de proposer une solution surprenante : utiliser comme matériau de construction des couches culottes en papier et en matière plastique qui après usage sont actuellement systématiquement jetées dans des décharges ou au mieux brûlées.

Convenablement désinfectées et recyclées, 1,73 m3 de ces couches et culottes de protection pourraient dans un premier temps servir de briques pour la construction de logements dits populaires d’une surface au sol de 36 m2. Le prix de revient en serait très inférieur à celui du ciment et du béton, l’empreinte écologique bien moindre.

Référence

Application of non-degradable waste as building material for low-cost housing

Scientific Reports 
volume13, Article number: 6390 (2023

Abstract

Building material is one of the essential aspects in accommodating the supply and demand of low-cost housing in Indonesia. Recently, several researchers have devoted much time and effort to developing waste recycling for building materials since it is more ecologically benign, particularly for non-degradable waste. This article focuses on recycling disposable diaper waste as composite material for a structural and architectural component of the building based on Indonesian building standards. In addition to offering a broad perspective on the implementation of experimental findings, the design scenario comprised the construction of low-cost housing with a floorplan area of 36 m2. The experimental results indicate that disposable diapers waste to use as composite materials of the building has a maximum capacity of 10% for structural components and 40% for nonstructural and architectural components. The prototype housing also reveals that 1.73 m3 of disposable diaper waste can be decreased and utilised for a housing area of 36 m2.

06/06/2023 Le Lunar Gateway

Aller sur Mars à partir de la Lune. Le Lunar Gateway

La NASA a enfin dévoilé quelques un de ses axes de travail en vue de la future conquête de Mars d’ici quelques décennies.

Il s’agit de son programme de colonisation interplanétaire, baptisée Moon to Mars Objectives. Celui-ci a récemment été présenté au public sous la forme d’un document à vocation collaborative intitulé NASA is finally showing us how two astronauts will live on Mars …but only for 30 days et présenté par Interesting Engeneering

https://interestingengineering.com/science/nasa-two-astronauts-mars

Le document contient une liste de 50 objectifs préliminaires qui concernent tous le développement d’un infrastructure lunaire sur la Lune, mais aussi sur Mars. Ils sont répartis en quatre catégories qui abordent toutes un aspect différent de la colonisation interplanétaire. La première parle de transport et d’habitation tandis que la seconde discute d’infrastructure. Les deux dernières présentent les objectifs de la NASA en termes scientifiques et opérationnels.

Avec cette approche, nous trouverons des failles potentielles de notre architecture ainsi que des zones où nos objectifs s’alignent avec ceux de l’industrie, ce qui pourra donner lieu à de nouvelles collaborations avec des partenaires industriels et internationaux”, précise-t-elle.

Parmi tous les points abordés, il y en a un en particulier qui surprendra. Deux astronautes pourraient parfaitement vivre dans un grand rover pressurisé qui serait acheminé sur Mars depuis la Terre. Il servirait alors de véhicule d’exploration, mais aussi d’habitat. L’objectif n’est pas forcément d’en faire une base sur le long terme; la NASA cherche plutôt à donner un peu de temps aux astronautes pour s’acclimater à leur nouvel environnement. Et au lieu de sacrifier du temps précieux à s’habituer de façon passive, autant le faire dans un véhicule spécialement équipé.

À terme, les futures missions martiennes pourront compter sur le Lunar Gateway. Il s’agit d’un immense projet d’infrastructure en orbite de la Lune qui servira de relais pour les missions interplanétaires. Mais celui-ci est encore très loin de se concrétiser. Si loin, en fait, que les premières missions martiennes pourraient bien arriver avant lui.

Sans ce support logistique, il sera très compliqué d’envoyer des humains sur Mars pendant une durée prolongée. Pour une mission précoce de ce type, la Nasa propose donc un séjour de 30 jours. Une fois que le Gateway sera en place, la NASA pourra alors attaquer le développement d’une infrastructure martienne telle que décrite dans le document.

Il suffit de lire celui ci pour se rendre compte du chemin qui reste à parcourir. La technologie avance, mais nous sommes encore incontestablement à plusieurs décennies de la véritable colonie martienne grande échelle. À l’heure actuelle, tous ces plans relèvent encore davantage de l’expérience de pensée que de la véritable planification. Quoi qu’il en soit, il sera intéressant d’entendre ce que les partenaires de la NASA penseront de ce projet de mission, mais aussi du reste de cette longue feuille de route.

La feuille de route est disponible ici.

05/06/2023 Sabotage présumé de la frégate Amiral Ronarc’h en construction à Lorient. Une nouvelle menace pour l’industrie de défense française ?

NB Cet article est repris de Air et Cosmos avec quelques modifications mineures

https://air-cosmos.com/article/sabotage-presume-de-la-fregate-amiral-ronarc-h-en-construction-une-nouvelle-menace-pour-l-industrie-de-defense-francaise-65092

En septembre 2022, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait mis en garde contre un « risque de sabotage contre les chaînes de production des industriels français de l’armement ».

Le 25 mai 2023 la frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h, qui est en cours de construction à Lorient, a été la cible d’un acte de malveillance proche d’un sabotage déterminé. Selon « Le Télégramme », de nombreux câbles auraient été intentionnellement sectionnés sur le navire, évoquant un scénario de sabotage similaire à celui survenu plus tôt ce même mois sur la frégate de type 26 HMS Glasgow de BAE Systems, actuellement en construction au chantier naval de Scotstoun, en Écosse. Ces incidents ont provoqué l’ouverture d’enquêtes internes de la part de Naval Group et BAE Systems, qui ont suspendu temporairement les travaux pour assurer le respect des normes de qualité.

Par ailleurs en suite à la découverte de ces actes, Naval Group a rapidement déposé une plainte, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête par le parquet de Rennes pour « destruction de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». L’affaire a été confiée à la Gendarmerie maritime. L’entreprise a également renforcé la surveillance de son site de Lorient. Malgré la gravité de l’incident, elle reste discrète sur les détails de ces actes de malveillance, tout comme le procureur de Rennes, qui a préféré ne pas donner plus de précisions en raison de la sensibilité du contexte.

La frégate Amiral Ronarc’h représente une avancée majeure pour la Marine nationale, avec son architecture numérique innovante permettant de s’adapter continuellement aux évolutions technologiques et opérationnelles. Elle est équipée d’un sonar de coque, d’un radar Sea Fire 500 à quatre antennes planes fixes entièrement numérique et d’un mât unique rassemblant l’intégralité des capteurs aériens.

De plus, elle sera dotée de deux lanceurs de 8 missiles Aster 30, d’une tourelle de 76 mm, de canons de 20 mm télé-opérés, de torpilles MU-90 et de missiles anti-surface Exocet.

Avec un déplacement de 4500 tonnes et une longueur de 122 mètres, elle promet d’être un élément puissant de la flotte française. La Marine nationale devrait recevoir trois unités de ce type à l’horizon 2030, les deux dernières devant être livrées avant 2035

On rappelle que la construction de la première des trois FDI commandées à la France par la Grèce a commencé en octobre 2022 à Lorient.

Ces incidents soulèvent des questions inquiétantes sur la sécurité de la défense française et la nécessité de mesures de protection renforcées pour garantir la sûreté des opérations de construction et de livraison. L’impact de ce sabotage présumé sur le calendrier de construction et de livraison de ces navires reste à déterminer.