10/09/2023. Une méthode pour produire de l’hydrogène par photocatalyse

Le moteur à explosion fonctionnant à l’hydrogène sera une révolution. Il rejettera de l’eau plutôt que du CO2, redoutable gaz à effets de serre. Encore faudra-t-il disposer d’hydrogène en grande quantité, pouvant être liquéfiée et embarquable dans des véhicules. Or l’hydrogène est rare dans le nature. La France avait fait sensation en annonçant récemment disposer de réserves naturelles considérables.

Aujourd’hui des chimistes allemands, basés à l’université de Münster, annoncent avoir découvert une méthode photocatalytique – la photocatalyse est l’accélération d’une photoréaction en présence d’un catalyseur – pour simplifier la production d’hydrogène. Il s’agira d’hydrogène dit vert car produit à partir de solutions naturelles.

Cette étude nous informe que ce nouveau processus concerne la « division de l’eau ». On se reportera à leur article publié dans Nature du 5 mai 2021 https://www.nature.com/articles/s41586-021-03454-x dont nous reprenons ci-dessous les références et l’abstract.

La nouvelle méthode implique les triarylphosphines, un type de phosphine organique dont les utilisations industrielles sont nombreuses, notamment en guise de stabilisants à la chaleur et à la lumière. Voir https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acs.chemrev.1c00014

Concrètement, cette méthode se distinguerait par son efficacité en matière de production d’hydrogène. Dans sa version dite verte, faisant appel à de l’électricité renouvelable, l’hydrogène est considéré comme une solution énergétique prometteuse et intervient dans la formation de divers composés cruciaux.

En matière de division de l’eau, le défi est grand car il est difficile de séparer les atomes d’hydrogène et d’oxygène. Un catalyseur, une substance qui augmente la vitesse d’une réaction chimique, est donc souvent nécessaire. Celui-ci facilite le processus chimique.

L’équipe allemande, dirigée par le professeur Armido Studer, est parvenue à concevoir un processus photocatalytique pour décomposer l’eau. La démarche s’écarte de l’utilisation de complexes de métaux de transition, souvent utilisés pour produire de telles réactions. Les scientifiques se sont donc servis de triarylphosphines.

Selon ce processus, le transfert des atomes d’hydrogène vers des cations radicalaires est facilité. Le terme « cation » désigne des groupements d’atomes qui manifestent une charge électrique positive, tandis que le terme « radicalaire » renvoie à des groupements d’atomes susceptibles d’entrer dans la composition d’une autre molécule de structure différente, activée par l’intermédiaire des captions radicalaires. Une fois isolés, les atomes d’hydrogène pourront être manipulés par les chercheurs.

Le professeur Armido Studer a précisé que ce nouveau système offrait « une plateforme idéale pour comprendre les processus chimiques non étudiés qui utilisent l’atome d’hydrogène comme réactif en synthèse ».

Une telle performance présentera de nombreux avantages. Elle pourrait, par exemple, donner lieu à des avancées notables dans les domaines de la science des matériaux, de la recherche phamaceutique ou de l’agriculture. De là à remplacer l’essence de pétrole dans les moteurs à explosion, il faudra franchir un grand pas.

Source GEO https://www.geo.fr/environnement/hydrogene-chimistes-munster-disent-avoir-decouvert-comment-beaucoup-simplifier-production-separation-eau-triarylphosphines-lumiere-216566

SOURCES

Nature 
volume 593, pages 67–73 (2021)

Abstract

Transition metal (oxy)hydroxides are promising electrocatalysts for the oxygen evolution reaction1,2,3. The properties of these materials evolve dynamically and heterogeneously4 with applied voltage through ion insertion redox reactions, converting materials that are inactive under open circuit conditions into active electrocatalysts during operation5. The catalytic state is thus inherently far from equilibrium, which complicates its direct observation. Here, using a suite of correlative operando scanning probe and X-ray microscopy techniques, we establish a link between the oxygen evolution activity and the local operational chemical, physical and electronic nanoscale structure of single-crystalline β-Co(OH)2 platelet particles. At pre-catalytic voltages, the particles swell to form an α-CoO2H1.5·0.5H2O-like structure—produced through hydroxide intercalation—in which the oxidation state of cobalt is +2.5. Upon increasing the voltage to drive oxygen evolution, interlayer water and protons de-intercalate to form contracted β-CoOOH particles that contain Co3+ species. Although these transformations manifest heterogeneously through the bulk of the particles, the electrochemical current is primarily restricted to their edge facets. The observed Tafel behaviour is correlated with the local concentration of Co3+ at these reactive edge sites, demonstrating the link between bulk ion-insertion and surface catalytic activity.

09/09/2022 Nouveaux gains de performance pour les ordinateurs quantiques

Dans un article récent nous relayions l’information selon laquelle des chercheurs d’IBM avaient proposé une méthode permettant de réduire les erreurs commises par un ordinateur quantique sans accroître à l’excès le nombre des qubits nécessaires pour ce faire. A cette fin chaque nouveau qubit implanté dans le calculateur sera connecté à 6 autres reliés par le principe de l’ intrication quantique (quantum entanglement)

Voir https://europesolidaire.eu/2023/09/05/05-09-2023-reduction-du-nombre-des-qubits-necessaires-pour-corriger-les-erreurs-dans-un-calculateur-quantique/

Aujourd’hui une autre voie devrait être explorée. Dans les ordinateurs quantiques, la décohérence quantique se produit lorsque les conditions nécessaires au maintien d’un système en état quantique intriqué disparaissent. Ceci signifie que  les qubits cessent de se comporter conformément aux règles de la mécanique quantique et adoptent le comportement dicté par les lois de la physique classique.

La décohérence quantique est un problème majeur, car dès qu’elle se produit, les ordinateurs quantiques perdent leur avantage sur les supercalculateurs classiques.

Les physiciens et les ingénieurs qui travaillent à l’amélioration de la qualité des qubits et à la préservation de la cohérence quantique obtiennent progressivement des résultats positifs. Un groupe de chercheurs du MIT (Institut Technologique du Massachusetts) aux États-Unis a récemment apporté une contribution significative à ce domaine.

Leur solution est ingénieuse : ils ont développé un protocole, comme décrit dans leur article publié dans Physical Review Letters, qui étend la durée de cohérence des qubits de 150 microsecondes à 3 millisecondes. Cette amélioration est remarquable et prometteuse.

Référence

https://journals.aps.org/pra/abstract/10.1103/PhysRevA.107.L030603

Decoherence-assisted quantum driving
Pavel Cejnar, Pavel Stránský, Jan Střeleček, and Felipe Matus
Phys. Rev. A 107, L030603 – Published 24 March 2023

Abstract

We address the problem of optimal quantum state preparation. We propose a protocol based on a stroboscopic driving of the system in its parameter space combined with repeated measurementlike interactions with an external spectator system. In the limit of infinite-rate interactions, the protocol naturally yields unit fidelity due to the quantum Zeno effect. For realistic finite-rate interactions we show that the fidelity is maximized if the discretized driving trajectory has a minimal geometric length and keeps a constant speed with respect to the Provost-Vallee metric in the parameter space. We numerically test the protocol in an interacting multiqubit system, demonstrating its possible dominance over the coherent driving. Our results can be used in various quantum information applications.

09/09/2022 Découverte d’une nouvelle Bulle de galaxies

Nous lisons sur le site vingt minutes shttps://www.20minutes.fr/sciences/4052177-20230908-espace-decouverte-unique-structure-10-000-fois-plus-grande-galaxie

Une structure hors-norme née il y a quelque 13,8 milliards d’années a été récemment découverte dans l’espace par des astrophysiciens. Il s’agit d’une « bulle de galaxies » que les scientifiques ont baptisée Ho’oleilana, un mot tiré du chant hawaïen de la création signifiant « les murmures de l’éveil ». Elle mesure un milliard d’années-lumière de diamètre, détaille une étude sur le sujet publiée ce mardi dans Astrophysical journal.

 Un très long processus scientifique

Ho’oleilana, qui n’est pas visible à l’œil nu, est donc 10.000 fois plus large que notre galaxie et c’est la première structure de ce type découverte par des astronomes. Cet ensemble s’est formé à une période ou l’Univers commençait seulement à prendre forme. Son identification par les experts « s’inscrit dans un très long processus scientifique », a expliqué un de coauteurs de l’étude, l’astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) Daniel Pomarède.

Ce dernier a comparé Ho’oleilana à une « coquille sphérique avec un cœur ». Il a aussi expliqué que la découverte majeure avait été « quelque chose d’inattendu » puisqu’elle a eu lieu alors que les astronomes travaillaient à la cartographie de cette région du ciel pour de nouveaux catalogues de galaxies. La structure située à quelque 820 millions d’années-lumière de la Voie lactée contribue à démontrer l’existence du phénomène oscillation acoustique baryonique (BAO).

Que sont les Oscillations Acoustiques Baryoniques

Sous ce terme d’Oscillations Acoustiques Baryoniques ou BAO se cache une avancée récente dans le domaine de la cosmologie qui devrait apporter dans les prochaines années un outil très intéressant pour étudier l’évolution du taux d’expansion de l’univers au cours du temps et ainsi amener de précieux indices sur la nature de l’énergie noire.

Ces oscillations de matière qui trouvent leur origine durant la période pendant laquelle l’univers extrêmement chaud était opaque, se retrouvent aujourd’hui comme une empreinte dans la distribution spatiale des galaxies. En effet, on constate que lorsqu’on prend une multitude de paires de galaxies, celles-ci ont plus de chances d’être séparées par 500 millions d’années lumière que par 400 ou 600. Ces 500 millions d’années-lumière constituent une dimension caractéristique de l’univers actuel et sont une conséquence des minuscules inhomogénéités qui existaient dans l’univers primordial. Sans cela, les grandes structures galactiques n’auraient pas pu se former.

Pour en savoir plus, voir

BAO, un étalon cosmique

http://sortirdediaspar.blogspot.com/2012/09/bao-un-etalon-cosmique.html

08/09/2023 Le renseignement géospatial

Le renseignement géospatial (geospatial intelligence ou GEOINT) consiste à collecter et rassembler des données provenant des satellites, des stations météo terrestres ou mobiles et des photographies aériennes. Ces données servent à produire des cartes en temps réels et des simulations concernant les menaces que peuvent représenter des phénomènes climatiques anormaux  tels que les vagues de chaleur dont souffre actuellement l’Europe occidentale ou les tremblements de terre qui ont sévi en février 2023 en Turquie et en Syrie

A partir de ces cartes, les autorités administratives, les entreprises et les particuliers peuvent prendre des décisions informées concernant la prévision et la réparation des dommages. Ainsi le National Hurricane Center aux Etats-Unis étudie la formation et la trajectoire prévue des cyclones tropicaux, permettant ainsi de mieux s’y préparer. Le renseignement géopatial fournit aussi des informations essentielles pour l’organisation des opérations de sauvetage (search and rescue) en suite d’un dommage étendu.

Un autre rôle du renseignement géospatial est de surveiller les modifications de l’environnement naturel. Un milieu environnemental stable est important pour la santé et la sécurité des populations. La prévision des températures, des précipitations, des chutes de neige et d’évolution des glaces polaires, aidera à mettre en place d’éventuels remèdes.

Aujourd’hui, avec le probable réchauffement climatique, c’est la prévision des vagues de chaleur qui devient essentielle. Il n’est pas possible de lutter contre elles en généralisant la climatisation. Si un climatiseur peut paraître utile, ses effets sont redoutables. Il rejette de l’air chaud à l’extérieur tout en consommant énormément d’électricité. Il faut en revenir aux mesures traditionnelles dans les pays méditerranéens, mais celles-ci doivent être préparées longtemps à l’avance.

Nous évoquons ici le renseignement géospatial appliqué aux activités civiles. Inutile de préciser qu’il est encore plus fondamental dans le domaine militaire.

06/09/2023 Le rôle toujours subordonné de la femme en Chine

La politique chinoise de l’enfant unique était absurde. Inévitablement, elle devait se traduire par une préférence pour les garçons. En 2022 on comptait 722 millions d’hommes contre 690 millions de femmes. Ceci a été du à ce que l’on a nommé l’avortement sélectif.

Cette politique a été abandonnée officiellement en 2015. Elle a été remplacé par la two-child policy en 2016 et la three-child policy in 2021.

Mais le mal était fait pour les femmes. Celles-ci en ont conclu que les filles continuaient à valoir moins que les garçons. Traditionnellement, avoir un héritier mâle était considéré comme essentiel pour les couples, pour la continuité du sang et du nom de famille. Ainsi dans un couple n’ayant pas d’enfants mâle, la fille devait se mettre au service de sa belle famille. De même, dans les couples ayant des garçons et une fille, celle-ci devait se mettre au service de sa belle-famille.

Les séries chinois récentes de télévision – Ode to Joy (2016)All is Well (2019) and I Will Find You a Better Home (2020) – ont attiré l’attention sur la discrimination négative dont les filles continuent à souffrir dans les couples. Ce sujet est un thème préféré des réseaux sociaux chinois tel que Zhihu 知乎– 有问题,就会有答案

et Bilibili. 哔哩哔哩(゜-゜)つロ干杯~-bilibili.

Mais rien n’y fait. Même dans l’armée populaire chinoise où les femmes jouent un rôle essentiel, ce rôle reste subordonné.

Table des éditoriaux du 7 aout au 7 septembre 2023

07/09/2033 Le goulot d’étranglement de l’oxygène dans l’Univers

06/09/2023 Les bases neurales de la conscience chez l’humain

06/09/2023 Pourquoi cette passivité en Europe face à la perspective d’une guerre conventionnelle entre l’Occident et la Russie ?

05/09/2023. Réduction du nombre des qubits nécessaires pour corriger les erreurs dans un calculateur quantique

05/09/2023 Effets dévastateurs du passage à l’électrique dans l’industrie automobile

04/09/2023 La France va perdre son avance en matière de fusion nucléaire

04/09/2023« Les Structures fondamentales des sociétés humaines », de Bernard Lahire, La Découverte, « Sciences sociales du vivant », 972 p.,

02/09/2023 Grâce à la Lorraine, une chance pour la voiture à hydrogène en France

01/09/2023 Création en laboratoire d’un monopôle quantique

31/08/2023 La cour européenne des droits de l’homme et la prostitution

31/08/2023 Que cherchent les BRICS

31/08/2023 Madame Scott-Morton, ne vous faites pas plus naïve que vous ne l’êtes.

29/08/2023 Pourquoi la France aurait intérêt à quitter rapidement l’Afrique

29/08/2023 Les trous de ver en anneaux permettront-ils de remonter le temps ?

29/08/2023 Six cents robots humanoïdes chinois

28/08/2023 Fiche de lecture «Le Défi démographique: mythes et réalités» par Bruno Tertrais

28/08/2023 L’Amérique est-elle en guerre avec elle-même ?

27/08/2023 Le sort enviable des amérindiens au Québec

27/08/2023 Le programme européen Human Brain.

26/08/2023 Computers exascale

26/08/20 Les memcomputers, de nouveaux types de calculateurs aux rendements révolutionnaires

25/08/2023 Un nouveau quadcopter kamikaze russe

25/08/2022 Le coup d’Etat au Niger a toute la sympathie des Etats-Unis

24/08/2023 Le programme Africa Hydromet Program

23/08/2023 La National Ignition Facility (USA) maitrisera-t-elle la fusion nucléaire avant la France ?

22/08/2023 Mission européenne Euclid: éclairer l’invisible

22/08/2023 L’homme des glaces était chauve

21/08/2023 Se préparer à une collision entre la Galaxie d’Andromède et la Voie Lactée

21/08/2023 Que sont les métaux étranges ?

20/08/2022 Le muon, une particule élémentaire bien particulière

19/08/2022 Dépenses militaires comparées prévues pour l’année 2024

18/08/2023 Les ondes gravitationnelles. Une possible mémoire de l’espace-temps

17/08/2023 La femme de Jésus

16/08/2023. Sur le Covid, pourquoi ce silence persistant?

15/08/2023 Un nouvel argument en faveur d’une théorie de la gravitation modifiée MOND

14/08/2023 Futures difficultés économiques et politiques de la Chine

14/08/2023 Détection en octobre 2022 du sursaut gamma le plus brillant jamais observé à ce jour.

13/08/2023 L’espace-temps n’oublie jamais

12/08/2023 Le mystère de la langue froide (cold tongue)

11/08/2023 Les cerveaux des enfants de paranthropes atteignaient une taille adulte dès l’âge de trois ans

11/08/2023 Prochain effondrement de l’AMOC

11/08/2023. Nations Unies. World Drug Report.

10/08/2023 Au Niger, un coup d’Etat américain contre la France

09/08/2023 Dates approximatives d’apparition de la vie complexe

09/08/2023. Sur les simulations d’univers

08/08/2022 L’Otan et la Russie (selon Dmitry Orlov)


07/08/2023 Bonne efficacité d’une version quantique de la méthode dite de Monte-Carlo

07/09/2033 Le goulot d’étranglement de l’oxygène dans l’Univers

L’oxygène moléculaire, O2, sur Terre est issu de l’activité photosynthétique du vivant (qui extrait le carbone du CO2 de l’atmosphère pour créer de la matière organique). Il est donc rare. Cette molécule est proposée comme une preuve de la présence de vie de vie sur les planètes extra-solaires du fait de la difficulté de la former de façon non-biologique

Par contre, dans le milieu interstellaire suffisamment dense pour assurer la présence des molécules, l’oxygène moléculaire est formé facilement par la réaction entre un atome d’oxygène et un radical d’hydroxyle (O + OH -> O2 + H), ces deux composés étant abondants. Pendant de nombreuses années, la molécule O2 a donc été recherchée dans le milieu interstellaire avec l’idée qu’elle devait représenter un réservoir important d’oxygène.

Son observation depuis la Terre est compliquée du fait de sa présence dans l’atmosphère qui empêche sa détection directe. Depuis la surface de la Terre, O2 a été recherché par l’intermédiaire de sa forme isotopique plus rare (16O18O). Cette molécule a également été cherchée avec des télescopes spatiaux et ce n’est qu’en 2007 que la 1ère détection a été rapportée avec le satellite ODIN, dont un des objectifs  était la détection de O2.

Quelques années plus tard, grâce au télescope spatial Herschel, cette détection a été confirmée et une deuxième détection dans la région d’Orion a été annoncée. Ces deux détections sont cependant rares et associées à des régions chaudes particulières par rapport aux dizaines de non détections rapportées dans la littérature.

Le résultat de toutes ces années de recherche est que si O2 est présent dans le milieu interstellaire, son abondance est beaucoup plus faible que ce que prédisaient les modèles.

Ceci veut dire qu’une vie sur une planète dotée d’un bas niveau d’oxygène, en dessous de 18%, n’aurait jamais été capable de technologie avancée car celle-ci exige de pouvoir réaliser des combustions très exigeantes en oxygène. La chaleur de celle-ci est notamment indispensable pour extraire un métal de son minerai.

Par ailleurs, il y a une limite supérieure d’oxygène à ne pas dépasser. Au dessus d’approximativement 30% d’oxygène se déclenchent des incendies dévastateurs pour toute forme de vie.

Ceci admis, il n’est pas exclu que sur des planètes extrasolaires à découvrir existent d ‘autres formes de vie et de civilisation compatibles avec des niveaux d’oxygène différents de ceux observés dans le système solaire.

Référence

[Submitted on 2 Aug 2023]

The Oxygen Bottleneck for Technospheres

Amedeo BalbiAdam Frank

On Earth, the development of technology required easy access to open air combustion, which is only possible when oxygen partial pressure, P(O2), is above 18\%. This suggests that only planets with significant atmospheric oxygen concentrations will be capable of developing « advanced » technospheres and hence detectable technosignatures.

Comments:10 pages, 2 figures
Subjects:Earth and Planetary Astrophysics (astro-ph.EP); Atmospheric and Oceanic Physics (physics.ao-ph); Popular Physics (physics.pop-ph)
Cite as:arXiv:2308.01160 [astro-ph.EP]
 (or arXiv:2308.01160v1 [astro-ph.EP] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2308.01160

06/09/2023 Les bases neurales de la conscience chez l’humain

Il apparaît aujourd’hui que l’état de conscience repose sur deux bases, l’éveil (wakefulness) et la perception (awareness). Les neurologues ont pu cartographier les connections entre les zones du cerveau supérieur ou cortex impliquées dans la perception, mais les bases anatomiques de l’éveil, qui se trouvent à des niveaux inférieurs du cortex, étaient jusqu’à présent moins claires. Pourtant une cartographie des structures cérébrales impliquées dans l’éveil devrait aider les neurologues à faciliter la reprise de conscience chez des personnes opérées ou victimes d’un coma accidentel.

Aujourd’hui, des chercheurs de la Harvard Medical School ont réussi à identifier dans le cerveau humain des groupes bien définis de neurones connus pour s’interconnecter afin d’entretenir l’état de veille chez les souris, les rats et les chats. Ceci fait, ils ont pris par MRI (magnetic resonance imaging) des images des cerveaux de 3 patientes de plus de 60 ans récemment décédées. Ils ont trouvé dix groupes de neurones dans une région à la base de leur cerveau, dite le brainstem, qui connecte le cerveau à l’épine dorsale. Ces neurones étaient en relation avec des structures cérébrales dites thalamus et hypothalamus impliquées dans l’éveil. A partir de ces observations, ils ont pu dresser une carte des signaux électriques impliquées dans les faits de conscience qui circulent dans les cerveaux des personnes bien portantes.

Référence

Sustaining wakefulness: Brainstem connectivity in human consciousness

doi: https://doi.org/10.1101/2023.07.13.548265

 Brian L. Edlow, Mark Olchanyi, Holly J. Freeman, Jian Li, Chiara Maffei, Samuel B. Snider, Lilla Zöllei, J. Eugenio Iglesias, Jean Augustinack, Yelena G. Bodien, Robin L. Haynes, Douglas N. Greve, Bram R. Diamond, Allison Stevens, Joseph T. Giacino, Christophe Destrieux, Andre van der Kouwe, Emery N. Brown, Rebecca D. Folkerth, Bruce Fischl, Hannah C. Kinney

ABSTRACT

Consciousness is comprised of arousal (i.e., wakefulness) and awareness. Substantial progress has been made in mapping the cortical networks that modulate awareness in the human brain, but knowledge about the subcortical networks that sustain arousal is lacking. We integrated data from ex vivo diffusion MRI, immunohistochemistry, and in vivo 7 Tesla functional MRI to map the connectivity of a subcortical arousal network that we postulate sustains wakefulness in the resting, conscious human brain, analogous to the cortical default mode network (DMN) that is believed to sustain self-awareness. We identified nodes of the proposed default ascending arousal network (dAAN) in the brainstem, hypothalamus, thalamus, and basal forebrain by correlating ex vivo diffusion MRI with immunohistochemistry in three human brain specimens from neurologically normal individuals scanned at 600-750 µm resolution. We performed deterministic and probabilistic tractography analyses of the diffusion MRI data to map dAAN intra-network connections and dAAN-DMN internetwork connections. Using a newly developed network-based autopsy of the human brain that integrates ex vivo MRI and histopathology, we identified projection, association, and commissural pathways linking dAAN nodes with one another and with cortical DMN nodes, providing a structural architecture for the integration of arousal and awareness in human consciousness. We release the ex vivo diffusion MRI data, corresponding immunohistochemistry data, network-based autopsy methods, and a new brainstem dAAN atlas to support efforts to map the connectivity of human consciousness.

06/09/2023 Pourquoi cette passivité en Europe face à la perspective d’une guerre conventionnelle entre l’Occident et la Russie ?

Il semble admis que quelques soient les tensions entre les pays détenteurs de l’arme nucléaire, aucun d’entre eux ne fera appel à celle-ci en cas de conflit, compte tenu du fait que le nucléaire, même appauvri, aurait un effet destructeur autant sur l’envoyeur que sur la cible. Il en serait de même des armes bactériologiques. Comment éviter que les microbes aient la gentillesse de ne pas venir infecter en retour ceux qui les auraient utilisés pour provoquer des épidémies chez leurs ennemis.

Le même bon sens n’est pas partagé quand il s’agit des armements classiques. L’actuelle guerre en Ukraine montre bien qu’aucune prudence n’empêche les industriels de l’armement de mettre au point puis de vendre des matériels qui, au delà des morts, provoquent des blessures destructrices. C’est le cas des simples balles de fusils qui il y a peu encore se contentaient d’entrer dans une jambe pour le plus souvent en ressortir et qui aujourd’hui sont conçues pour arracher la jambe toute entière laissant le blessé inguérissable.

Les citoyens américains qui loin de tout cela regardent le guerre en Ukraine sur leurs écrans de télévision peuvent supposer qu’en cas de guerre avec la Russie les hommes engagés dans l’armée américaine ne seraient pas dans un premier temps impliqués directement dans cette guerre. Ils resteraient dans leurs bases le temps nécessaire pour se préparer à intervenir.

Ce seraient les pays européens membres de l’Otan qui fourniraient les effectifs de combattants requis . Ce serait d’ailleurs sur leur sol, et non en Russie, que se livreraient les premiers engagements. Quant aux chars d’assaut, dont il est fait actuellement un si large usage, ils sont surnommés des cercueils à chenilles.

Il est curieux de penser que les parents de jeunes étudiants européens venant de réussir un difficile concours et qui l’ admirent ne voient pas en lui, en cas de guerre avec la Russie,

Uhorrible mélange d’os et de chair meurtris, et traînés dans la fange, des lambeaux pleins de sang, et des membres affreux que des chiens dévorants se disputaient entre eux.
Jean Racine

05/09/2023. Réduction du nombre des qubits nécessaires pour corriger les erreurs dans un calculateur quantique

Il est souvent dit que celui qui maîtrisera le calcul quantique maîtrisera le monde. Encore faudra-il disposer d’un calculateur quantique capable de corriger ses erreurs.

Le problème posé par les calculateurs quantiques d’aujourd’hui est qu’ils sont « bruyants » ou noisy. Ceci signifie qu’ils ont un taux d’erreurs d’environ 1 opération élémentaire sur 1000 alors que les taux d’erreur des calculateurs classiques sont de 1 sur des milliards.

La principale méthode permettant de corriger les erreurs est la redondance, autrement dit disposer de qubits supplémentaires en très grand nombre. Mais avec les technologies actuelles, il n’est pas possible de construire des ordinateurs quantiques dotés d’un nombre suffisant de qubits.

Aujourd’hui cependant une équipe de chercheurs d’IBM dirigés par un certain Théodore Yoder propose une méthode permettant de réduire les erreurs sans accroître à l’excès le nombre des qubits nécessaires pour ce faire. A cette fin chaque nouveau qubit implanté dans le calculateur sera connecté à 6 autres reliés par le principe de l’ intrication quantique (quantum entanglement). Un certain nombre de modifications seront nécessaires pour mettre en œuvre ce principe, tant au niveau des puces elles-mêmes qu’en ce qui concerne l’architecture du système au niveau des connections entre les qu-bits. Mais en résultat le nombre des qu-bits nécessaires à l’exécution d’une opération donnée pourrait être divisé par dix .

Selon la start-up francaise Alice § Bob https://alice-bob.com/ impliquée dans cette recherche, c’est bien mais ce n’est pas suffisant pour faire du calcul quantique une réalité de demain

Référence

Submitted on 15 Aug 2023

High-threshold and low-overhead fault-tolerant quantum memory

Sergey BravyiAndrew W. CrossJay M. GambettaDmitri MaslovPatrick RallTheodore J. Yoder

Quantum error correction becomes a practical possibility only if the physical error rate is below a threshold value that depends on a particular quantum code, syndrome measurement circuit, and a decoding algorithm. Here we present an end-to-end quantum error correction protocol that implements fault-tolerant memory based on a family of LDPC codes with a high encoding rate that achieves an error threshold of 0.8% for the standard circuit-based noise model. This is on par with the surface code which has remained an uncontested leader in terms of its high error threshold for nearly 20 years. The full syndrome measurement cycle for a length-n code in our family requires n ancillary qubits and a depth-7 circuit composed of nearest-neighbor CNOT gates. The required qubit connectivity is a degree-6 graph that consists of two edge-disjoint planar subgraphs. As a concrete example, we show that 12 logical qubits can be preserved for ten million syndrome cycles using 288 physical qubits in total, assuming the physical error rate of 0.1%. We argue that achieving the same level of error suppression on 12 logical qubits with the surface code would require more than 4000 physical qubits. Our findings bring demonstrations of a low-overhead fault-tolerant quantum memory within the reach of near-term quantum processors.

Subjects:Quantum Physics (quant-ph); Emerging Technologies (cs.ET)
Cite as:arXiv:2308.07915 [quant-ph]
 (or arXiv:2308.07915v1 [quant-ph] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2308.07915 Focus to learn more
Voir aussi
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-potentiel-revolutionnaire-de-l-informatique-quantique-constitue-une-rupture-technologique-majeure-975065.html

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