08/03/2024 Qu’attend Vladimir Poutine pour envahir l’Europe du Nord ?

Aujourd’hui Vladimir Poutine pourrait envahir sans grandes difficultés la Pologne, le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Islande, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Il utiliserait pour ce faire des colonnes de dizaines ou centaines de chars au blindage renforcé. Ceux-ci seraient équipés des nouvelles armes dont il a commencé à se doter.

Dans un premier temps, il n’aurait pas besoin d’évoquer la menace de missiles nucléaires intercontinentaux. Rappelons cependant qu’il disposera de versions modernisées de ceux-ci. notamment les missiles Yars. Il s’agit d’un type d’ICBM possédant une portée de plus de 11.000 kilomètres. Il peut atteindre une vitesse de 24.500 kilomètres par heure et emporter entre 4 et 6 ogives thermonucléaires. Chaque ogive embarquée à bord de ce lanceur est indépendante et peut se détacher pour voler vers des cibles différentes.

Par contre Poutine pourra utiliser des missiles hypersoniques furtifs Zircon. Le Zircon serait capable d’atteindre une vitesse de 9.600 kilomètres par heure avant de frapper un objectif. Il dispose d’un rayon d’action de 250 à 750 kilomètres, selon sa trajectoire. Sa principale mission consiste à détruire des navires ennemis. Mais il peut tout aussi bien être utilisé contre des objectifs à terre. Chaque navire de la flotte de la mer Noire en transportera 72.

Les blindés lourds, les systèmes de défense aérienne et la production de drones seront également améliorés. Les industriels de la défense ont reçu pour instruction de « développer la production de masse de drones et de « systèmes de frappe robotisés qui ont démontré de bons résultats au combat ». Chaque section de l’armée – soit 20 à 50 hommes – sera équipée de drones.

Au plan aérien, il disposera également d’une maitrise incontestable . Les Su-57 et Su-75 l’emporteront facilement sur les désastreux F-35 imposés à l’Otan par le grand frère américain.

Certes au plan humain les forces russes ne pourraient éviter quelques pertes  Mais pour une population de143 millions d’habitants, elles passeraient vite inaperçues.

Par ailleurs, il est presque certain que les Pays de l’Otan dotés d’ICBM nucléaires hésiteraient à s’en servir en réponse à une agression russe contre la Pologne ou les Etats baltes

https://actu.capital.fr/economie-politique/vladimir-poutine-liste-les-armes-qui-renforceront-larmee-russe-dans-le-futur-1472339

07/03/2024 Des hommes de l’Age de pierre ont quitté l’Afrique 700.000 ans plus tôt qu’on ne le croyait 

Des archéologues de l’université de Sao Paulo au Brésil, dirigés par Walter Neves et faisant des fouilles en Jordanie viennent d’annoncer y avoir trouvé des outils de pierre fabriqués et utilisés sur place il y a 2,5 millions d’années. Ceci signifie que ces hommes avaient quitté l’Afrique au moins 700.000 plus tôt qu’on ne le croyait.

Précédemment des restes de premiers hominiens du genre homo erectus avaient été identifiés en 2013 hors d’Afrique à Dmanisi en Georgie. Ils avaient été attribués à des individus vivant là il y a 1,8 million d’années.

Depuis l’équipe de Walter Neves a mis au jour dans la vallée du Zarqa supérieur trois couches superposées de sédiments datant de 2,5 à 1,95 millions d’années. Ils y ont trouvé des outils du type dit Oldowan , courant en Afrique.

Certains de ces outils se trouvaient parmi des galets charriés là par divers torrents que l’on pouvait confondre avec des outils de pierre éclatés et retaillés. Mais après une étude plus approfondie, ces pierres s’avèrent indiscutablement provenir d’hominiens installés là il y a 2 millions d’années avant le présent. Il s’agissait très probablement d’Homo habilis, prédécesseurs de l’Homo erectus

Journal of Paleolithic Archaeology
https://gb.readly.com/magazines/new-scientist/2024-02-15/65ccd921c68b4d94718fe76fdoi.org/mgh9

06/03/2024 Le futur bouclier Cyber de l’Union Européenne

L’Union européenne va se doter d’un « bouclier cyber » pour mieux se protéger des attaques informatiques, annoncent les 27 pays membres dans un communiqué.

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_23_2243

L’objectif est de réduire au maximum le temps de détection d’une attaque informatique sur des infrastructures européennes ( réseaux énergétiques, hôpitaux, etc) afin de mieux la contrer. Il s’écoule aujourd’hui en moyenne 190 jours entre le début de la diffusion d’un malware, logiciel malveillant, et le moment où on le détecte, soulignait en avril dernier la Commission.

L’Union va également se doter d’une « réserve cyber », constituée de plusieurs milliers d’intervenants, publics et privés, sur la base du volontariat, pour soutenir l’effort de défense en cas d’attaque. Un Etat membre, une institution et certains pays tiers associés, comme la Suisse ou la Norvège, pourront faire appel à cette « réserve » en cas d’attaque significative ou à grande échelle, selon le communiqué.

De son côté, Lockbit, le célèbre groupe de hackers russophone spécialisé dans les rançongiciels n’aurait pas dit son dernier mot. Selon une étude.  de la société de cybersécurité Trend Micro, menée en collaboration avec la National Crime Agency (NCA) britannique, le groupe de pirates informatiques « travaille presque certainement » sur le développement d’une nouvelle variante.

06/03/2024 L’affrontement militaire entre la Russie et l’Occident va-t-il prendre de nouvelles dimensions en cette fin de l’hiver 2024

La plupart des observateurs militaires occidentaux conviennent aujourd’hui du fait que si un état de guerre ouverte n’est pas encore déclaré entre ce même occident et la Russie, les adversaires potentiels s’en rapprochent de plus en plus.

C’est le cas en Russie sur le territoire de laquelle les actes de sabotage sont de plus en plus nombreux. Si les autorités ukrainiennes assurent ne pas intervenir sur le territoire russe, des combattants ukrainiens reconnaissent traverser la frontière. Les autorités russes en conviennent et leur imputent des destructions et sabotages de plus en plus lourds de conséquences, notamment quand ils touchent les exportations de gaz russes ou les navires de la Flotte de la Mer Noire.
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/temoignage-guerre-en-ukraine-nous-allons-essayer-d-intensifier-nos-activites-sur-le-sol-russe-admet-un-saboteur-ukrainien_5857346.html

Mais à l’opposé les États-Unis s’alertent : la Russie disposerait d’une arme nucléaire spatiale « sérieuse » et « déstabilisante » À la tête de la Commission permanente sur le renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Mike Turner vient en février 2024 d’annoncer que la commission était en possession d’informations sur la nouvelle capacité militaire d’une puissance rivale sinon ennemie, décrite comme « déstabilisante » et représentant une « sérieuse menace pour la sécurité nationale ».

Il exigeait en conséquence une action rapide de la part de l’administration Biden, à laquelle il demandait la déclassification de l’ensemble des informations liées à la menace et une concertation générale – voire internationale – sur le sujet.

La Russie, comme la Chine ou les États-Unis notamment, étudient depuis des années la possibilité de tels systèmes orbitaux de brouillage, de désactivation ou de destruction pure et simple des satellites ennemis si une guerre venait à éclater.

Si la menace qui agite la sphère politique et militaire américaine se confirmait réellement, il pourrait s’agir d’une capacité nucléaire spatiale russe destinée à mettre hors service en orbite les satellites des puissances visées, et ainsi les rendre « aveugles » en cas de conflit.

La Russie, comme la Chine ou les États-Unis notamment, étudient activement depuis des années la possibilité de tels systèmes orbitaux de brouillage, de désactivation ou de destruction pure et simple des satellites ennemis si une guerre venait à éclater.

En arriver là, risquerait cependant de déclencher une véritable guerre nucléaire entre puissances.

https://actu.geo.fr/geopolitique/defense-alerte-etats-unis-russie-disposerait-capacite-nucleaire-spatiale-serieuse-et-destabilisante-securite-nationale-satellites-218816?dicbo=v2-fVmMNKm



05/03/2024 Réédition d’un article de Stéphane Séjourné, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, paru dans Le Monde du 16 février 2024

Depuis presque deux ans, la Russie mène en Ukraine une guerre illégale et injustifiée, qui chaque jour sème la terreur et a détruit des dizaines de milliers de vies et de familles. Dès le premier jour, les Européens ont témoigné d’une formidable unité. Nos sociétés font bloc pour soutenir la résistance ukrainienne.

Parce que nous sommes unis derrière l’Ukraine, la Russie fait tout pour nous diviser. En manipulant quasi quotidiennement l’information sur nos réseaux sociaux et dans nos médias, la Russie a un objectif clair : semer le chaos, nuire à nos intérêts et nous détourner de nos valeurs. Un jour on nous parle de prétendus mercenaires français en Ukraine. Un autre on agite la menace de l’extension du conflit, y compris par une rhétorique nucléaire irresponsable. Un autre encore, on agite la menace que représenterait l’économie ukrainienne, alors que la Russie n’a cessé de faire de l’énergie et de l’alimentation des leviers à l’appui de sa guerre. Ces mensonges sont devenus opinions politiques, et elles profitent à une seule et même cause : celle de l’agression russe.

La Russie veut nous faire croire qu’il serait plus raisonnable d’abandonner les Ukrainiens à leur sort tragique. Les Françaises et les Français ne sont pas dupes. Nous ne nous laisserons pas instrumentaliser par des manœuvres aussi grossières. Car rien ne serait plus contraire à notre sécurité et à nos principes. Les coûts d’une victoire russe seraient tout simplement inacceptables pour nos sociétés.

L’extension de la guerre en Europe

La Russie ne se contenterait pas de l’Ukraine. Loin de nous apporter la paix, la victoire de Moscou ne pourrait qu’inciter Vladimir Poutine à poursuivre sa chimère expansionniste en usant du même moyen, la force, et du même prétexte, le combat contre un « Occident collectif » qu’il juge dépravé et décadent. Au-delà de la négation assumée de l’Ukraine en tant qu’Etat, la Russie souhaite détruire l’ordre de sécurité européen et refaçonner notre continent selon ses intérêts.

Ce qui nous attend si la Russie avance en Ukraine, c’est la menace permanente, la déstabilisation quotidienne, la possibilité d’une extension de la guerre. Le danger ne s’arrêtera pas aux frontières de l’Union européenne et de l’OTAN. Nos alliés et partenaires de l’est de l’Europe y sont déjà confrontés.

La Russie poursuit sa politique cynique et inhumaine d’instrumentalisation de migrants pour créer de toutes pièces une crise à la frontière finlandaise. Elle orchestre déjà de fausses manifestations en Moldavie, pour fragiliser le gouvernement élu par le peuple d’un Etat destiné à rejoindre notre famille européenne. Nos alliés ne cessent de nous avertir, avec une inquiétude lucide. Ecoutons-les. Et ouvrons les yeux : nous subissons déjà, au cœur de nos sociétés, les conséquences des manœuvres et des mensonges de la Russie, visant à exacerber nos peurs et à nous diviser.

La Russie nous agresse tout en voulant nous persuader que c’est nous qui l’agressons. Continuer à soutenir l’Ukraine coûte que coûte, défendre les propositions ukrainiennes pour une paix juste et durable, c’est le seul moyen d’éviter la guerre qui découlerait immanquablement du désir russe de nous soumettre, dont personne ne peut douter à la vue de son agressivité actuelle contre notre pays et ses institutions démocratiques.

Le risque de perdre le contrôle de notre économie

Certains affirment que laisser gagner la Russie permettrait de lutter contre l’inflation ou de résoudre la crise énergétique. Rien n’est plus faux. En attaquant l’Ukraine, la Russie est également en guerre contre la sécurité alimentaire mondiale. Elle détruit depuis deux ans silos de céréales et routes d’acheminement ; elle s’efforce depuis deux ans de contrôler et de limiter les exportations alimentaires par la mer Noire.

Laisser la Russie l’emporter en Ukraine, ce serait donc l’inciter à poursuivre son odieux chantage. Laisser la Russie s’emparer des terres noires ukrainiennes, parmi les plus fertiles au monde, ce serait abdiquer une part de souveraineté alimentaire, accepter une inflation débridée, offrir à la Russie des moyens de pression et d’extorsion sans précédent. Si elle s’emparait de l’agriculture ukrainienne, elle détiendrait 30 % des exportations mondiales de blé et attaquerait sur les marchés nos propres agriculteurs. Si la Russie s’emparait définitivement de la centrale nucléaire de Zaporijia, elle ferait prendre un risque immense à l’Europe. L’Europe et le monde, les Françaises et les Français subiraient un choc économique sans précédent.

Mais nous ne sommes pas condamnés au pire. Par leur résistance héroïque et avec notre soutien résolu, les Ukrainiens ont déjà réussi à rétablir le transport de céréales en mer Noire. Soutenir l’Ukraine, c’est garder la maîtrise de notre destin économique et préserver notre sécurité quotidienne.

Choix existentiel

Laisser la Russie vaincre l’Ukraine, ce serait accepter que les fondements de nos sociétés puissent être renversés par la force. Ce serait accepter que les pires atrocités soient commises en toute impunité sur notre continent, faisant de nouveau de nos pays des terres de sang. D’autres puissances agressives n’hésiteront pas à recourir à la force pour parvenir à leurs fins. Nous avons connu ce monde avant 1945, quand la guerre était une forme normale de relation entre Etats, où la force et la violence l’ont emporté sur le droit.

Les efforts que nous déployons aujourd’hui aux côtés des Ukrainiens sont raisonnables par rapport aux coûts d’une victoire russe : des dépenses incalculables pour faire face à l’extension de la guerre, de nouvelles charges, incontrôlables, liées au recul de notre souveraineté énergétique et stratégique, une instabilité durable par le renoncement à nos valeurs et la perte de notre crédibilité dans le monde.

Ne cédons pas à la tentation de la fatigue ou de l’indifférence. La Russie, qui a échoué sur le terrain, entend gagner en nous décourageant, en nous persuadant qu’elle a le dessus et que rien ne pourra contrecarrer son entreprise impérialiste. Tout est faux : la Russie ne gagne pas en Ukraine.

Faisons le choix de résister à cette tentation. Les efforts d’aujourd’hui en faveur de l’Ukraine ne sont rien face à ceux que nous devrions déployer contre une Russie qui se sentirait victorieuse. Faisons le choix de garder la maîtrise sur les prix de l’énergie et de l’alimentation, de garder la maîtrise de notre liberté et de notre destin. Le choix de l’unité contre la division, comme nation et comme Européens. L’Europe est un projet de paix, et l’avenir de l’Europe se joue en Ukraine. La France ne saurait y tenir une autre place qu’au premier rang.

05/03/2024 Elections europénnes. La recherche scientifique n’est toujours pas devenue une priorité

Face au peu de hauteur de vue des programmes affichés par les candidats aux prochaines élections pour le Parlement européen du 6 au 9 juin 2024, certains observateurs se demandent si ces programmes ne devraient pas comporter des éléments concernant une relance de la recherche scientifique dans les Etats du continent.

Le monde avait vu jusqu’à la seconde guerre mondiale naître et parfois se développer en Europe des domaines de recherche fondamentale ou appliquée qui sont demeurés des références en ces domaines. Au 20e siècle, dans les six sciences dites fondamentales mathématiques, astronomie, physique, chimie, biologie, sociologie, la. physique einstenienne et sa rivale la physique quantique, l’énergie atomique, les radiocommunication, la biologie pastorienne, la psychanalyse avait pris leur source en Europe.

Dans un certain nombre de ces domaines les recherches avaient été détournées par le nazisme, Mais après la guerre elles ne demandaient qu’a repartir, comme certaines l’ont fait en France après la Libération.

Cependant l’importance prises par de telles recherches dans les politiques d’armement a permis aux Etats-Unis, grands vainqueur à l’Ouest de la seconde guerre mondiale, d’attirer sur leur territoire les scientifiques européens et leurs savoir-faire. Il est devenu très difficile pour un jeune chercheur européen de travailler hors des Etats-Unis et notamment loin de la Silicon Valley, devenue le symbole de technosciences américaines incontournables.

Aujourd’hui, les perspectives et les ambitions des diverses sciences ont pris de plus en plus d’ampleur. Elles sont devenues mondiales. Ceci est du à la remontée en puissance de la Russie et aux ambitions de la Chine. Celles-ci ont bien compris que, non seulement sur la Terre mais sans l’espace et ce jusqu’à la planète Mars, elles devaient pour survivre se donner des compétences scientifiques constamment mises à jour et étendues. Ceci ne pourra pas se faire sans des financements de plus en plus importants provenant d’économies dans les dépenses d’autres secteurs.

L’Europe pour sa part ne semble pas concernée par ces enjeux, au moins au niveau du Parlement. Les électeurs et les candidats aux élections européennes devaient s’en rendre compte et s’en indigner. Dès maintenant ils devraient exiger plus d’ambitions scientifiques dans les programmes politiques, ne fut-ce qu’en ce qui concerne les moyens mis à la disposition des laboratoires dont disposent les établissements.

Nous en sommes loin.

04/03/2024 Des troupes occidentales en Ukraine. Oui, mais avec quelles munitions ?

Emmanuel Macron, lundi 26 février, a évoqué la possibilité d’envoyer des troupes occidentales sur le terrain en Ukraine,. C’est un signal fort envoyé à Vladimir Poutine, mais l’annonce du président de la République ne trouve aucun soutien. Royaume-Uni, Espagne, Pologne, Allemagne : de nombreux pays européens manifestent leur réticence. « Il n’y aura aucune troupe au sol, aucun soldat envoyé ni par les États européens, ni par les États de l’Otan, sur le sol ukrainien« , a indiqué Olaf Scholz, le chancelier allemand.

Même désaccord du côté des États-Unis. « Le président Biden a été clair sur le fait que les États-Unis n’enverront pas de soldats combattre en Ukraine« , a déclaré Adrienne Watson, porte-parole du conseil américain de Sécurité nationale. En Russie, la réaction est sans équivoque. Toute intervention au sol en Ukraine ne serait « pas dans l’intérêt » des Occidentaux, selon le Kremlin.

Apparemment le président français était mal informé de l’état des armements dont disposeraient ces troupes au sol face aux troupes russes. Depuis deux ans les Etats européens ont fourni à l’Ukraine des dizaines de milliards d’euros d’armements sophistiqués, vidant leurs arsenaux de matériels prévus pour assurer la défense de ces pays en Europe ou dans le reste du monde.

Les réserves sont au plus bas selon une déclaration du lieutenant général belge  Marc Thys, ancien commandant en chef adjoint des Forces Armées belges. En fait nous sommes en pleine m…de, comme le rapporte le journal MerKur.de

Voir https://www.merkur.de/politik/eu-armee-wehrfaehigkeit-belgien-russland-ukraine-krieg-waffen-munition-produktion-92868357.html

“Si vous commandez aujourd’hui, concernant certains types de munitions vous devrez attendre 7 ans avant d’être servi. Même pour les plus banales, celles de 5,56 mm aux standards de l’Otan,vous devrez patientez 1 an avant de les recevoir.

En attendant, il ne vous restera plus qu’à jeter des pierres à l’adversaire  » throwing stones after just after a few hours  » 

04/03/2024 Vers l’Internet quantique

Dans un laboratoire de l’Université de Stony Brook, une équipe de physiciens vient de franchir une étape cruciale vers la concrétisation d’un internet quantique.

Cette avancée repose sur l’utilisation de mémoires quantiques à température ambiante, un élément essentiel pour le développement des réseaux de demain. Leur recherche, publiée dans le journal  Quantum Information dont on trouvera ci-dessous les références, démontre la faisabilité d’un réseau constitué de répéteurs quantique , marquant ainsi un progrès significatif dans le domaine.

L’internet quantique, vision futuriste de la connectivité, promet de révolutionner notre système internet actuel en offrant une sécurité renforcée et des capacités de traitement de l’information jusqu’alors inégalées. À la différence de l’internet classique, il reposera sur l’état des particules et sur l’intrication quantique pour transmettre des informations de manière pratiquement inviolable.

Le défi principal à surmonter pour parvenir à cet internet du futur réside dans la mise au point de répéteurs quantiques efficaces. Ces dispositifs permettent de maintenir l’intrication sur de longues distances, constituant ainsi les relais d’un réseau mondial. L’expérience menée par l’équipe de Stony Brook s’est concentrée sur le développement et la caractérisation de mémoires quantiques opérant à température  ambiante, une innovation majeure qui réduit considérablement les coûts et les complexités associés aux technologies nécessitant des températures proches du zéro absolu.

En effectuant un test d’interférence de Hong-Ou-Mandel https://en.wikipedia.org/wiki/Hong%E2%80%93Ou%E2%80%93Mandel_effect, les chercheurs ont pu démontrer que leurs mémoires quantiques à température ambiante étaient capables de stocker puis de restituer des qubits optiques sans altérer significativement leur état, facilitant ainsi l’intrication à distance des photons Cette réussite ouvre la voie à la création de réseaux de répéteurs à grande échelle, essentiels à l’émergence de l’internet quantique.

L’importance de cette avancée est soulignée par le professeur Eden Figueroa, chef de file de cette recherche, qui envisage déjà les prochaines étapes: le développement de sources d’intrication compatibles avec ces mémoires quantiques et la mise au point de mécanismes permettant de signaler la présence de photons stockés à travers le réseau.

Le potentiel de l’internet quantique pour transformer notre façon de communiquer, de calculer et d’analyser des données est immense. L’innovation de Stony Brook, avec ses mémoires quantiques fonctionnant à température ambiante, représente un jalon important sur la route complexe mais prometteuse vers cette révolution technologique.

Référence

03/03/2024 Un grand pas vers une théorie de la gravitation quantique

La physique quantique et la théorie de la relativité générale d’Einstein sont les deux piliers sur lesquels repose notre compréhension de l’Univers, chacune excellant à décrire les phénomènes à ses propres échelles. Cependant, ces deux théories semblent incompatibles lorsqu’il s’agit de lier le monde quantique à celui de la gravité. Une équipe internationale de chercheurs a franchi un pas significatif vers la résolution de cette énigme en mesurant pour la première fois la force gravitationnelle à l’échelle microscopique.

La gravité, cette force qui nous ancre à la Terre et régit le mouvement des planètes, a longtemps échappé à une description quantique, contrairement aux trois autres forces fondamentales de l’Univers. En réussissant à détecter une faible force gravitationnelle agissant sur une particule minuscule, les scientifiques ouvrent la voie vers une théorie de la « gravité quantique« .

Cette avancée n’est pas seulement technique ; elle porte en elle le potentiel de répondre à certaines des questions les plus profondes de la physique. Comment l’Univers a-t-il commencé ? Que se passe-t-il à l’intérieur d’un trou noir ? Peut-on unifier toutes les forces fondamentales dans une seule théorie ?

Le défi de mesurer la gravité à une échelle si réduite a nécessité l’usage de pièges magnétiques supraconducteurs et de températures extrêmement basses, frôlant le zéro absolu. C’est dans ces conditions que la force gravitationnelle, d’une faiblesse inédite de 30 attoNewtons, a été détectée sur la particule.

Ce travail minutieux n’est que le début d’un voyage qui promet de repousser les frontières de notre connaissance. Les chercheurs envisagent déjà de réduire davantage la masse des particules étudiées, s’approchant toujours plus du monde de la physique quantique.

https://www.techno-science.net/actualite/gravite-quantique-premiere-mesure-gravite-tres-petite-echelle-N24543.html

Référence

Science advances
VOL. 10, NO. 8

Measuring gravity with milligram levitated masses

Abstract

Gravity differs from all other known fundamental forces because it is best described as a curvature of space-time. For that reason, it remains resistant to unifications with quantum theory. Gravitational interaction is fundamentally weak and becomes prominent only at macroscopic scales. This means, we do not know what happens to gravity in the microscopic regime where quantum effects dominate and whether quantum coherent effects of gravity become apparent. Levitated mechanical systems of mesoscopic size offer a probe of gravity, while still allowing quantum control over their motional state. This regime opens the possibility of table-top testing of quantum superposition and entanglement in gravitating systems. Here, we show gravitational coupling between a levitated submillimeter-scale magnetic particle inside a type I superconducting trap and kilogram source masses, placed approximately half a meter away. Our results extend gravity measurements to low gravitational forces of attonewton and underline the importance of levitated mechanical sensors.

03/03/2024 Découverte d’un pulsar anormalement puissant

Voir Techno-science
https://www.techno-science.net/actualite/decouverte-fortuite-pulsar-bizarre-nomme-parrot-N24566.html

Dans un article publié le 21 février 2024, dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe internationale rapporte la découverte fortuite d’un pulsar au comportement inhabituel, et jusqu’ici jamais catalogué, qu’elle baptise PARROT.

En décembre 2020, s’est produite la « grande conjonction » entre Saturne et Jupiter, un phénomène rare où les planètes pouvaient être observées, dans un même champ du ciel, de façon très rapprochée. Cet événement astronomique a suscité l’intérêt des astronomes du monde entier et donné lieu à de multiples campagnes d’observation. C’est dans ce contexte qu’une équipe scientifique internationale, dirigée par Oleg Smirnov, professeur au Rhodes Centre for Radio Astronomy Techniques & Technologies (RATT) en Afrique du Sud, et incluant notamment un astronome de l’Observatoire de Paris – PSL, a été amenée à diriger le radiotélescope MeerKAT de l’Observatoire de Radio Astronomie Sud-Africain (SARAO) vers la zone du ciel concernée.

Et là, à la surprise des astronomes: dans le champ de vision, au voisinage de Saturne, une source radio inattendue s’est soudainement activée, pendant environ 45 minutes, avant de s’éteindre à nouveau. De telles sources, dites « transitoires », sont très rares et donc scientifiquement intéressantes.

Au cours des mois qui suivirent, les scientifiques ont réutilisé MeerKAT à plusieurs reprises, parvenant ainsi à caractériser l’émission radio comme étant la signature d’un pulsar variable.

Si les pulsars sont des objets bien connus et dénombrés par milliers, celui-ci se distingue par son comportement radio exceptionnel, présentant des amplificateurs de signal atteignant, en quelques minutes, jusqu’à 100 fois la luminosité habituellement enregistrée pour ce type d’objet.

Ce facteur égal ou supérieur à 10 lui a d’ailleurs valu une nouvelle dénomination dans la nomenclature des pulsars. L’équipe scientifique l’a baptisé « PARROT », acronyme anglais pour « pulsar with anomalous refraction recurring on odd timescales », soit « pulsar à réfraction anormale récurrente à des échelles de temps anormales”.

Les pulsars, et d’autres objets radio très compacts, présentent souvent des variations dues à la scintillation dans le vent solaire et le milieu interstellaire. Cette scintillation radio n’est d’ailleurs pas très différente u « scintillement » des étoiles lorsqu’elles sont observées en optique à travers l’atmosphère terrestre.
Mais aucun effet de scintillation ne peut rendre une étoile plus lumineuse d’un facteur dix au plus ! Ce phénomène d’amplification radio extrême, connue sous le nom de « lentille », sur d’aussi courtes périodes, est sans précédent.

Les mécanismes qui lui sont sous-jacents sont à ce jour inconnus. Ils pourraient s’expliquer par des structures inhabituelles dans le vent solaire ou encore par un plasma dense dans l’environnement du pulsar. Les pistes de recherche sont à l’étude.

Référence:

Cette découverte est détaillée dans l’article ci-dessous paru dans la revue MNRAS, le 21 février 2024.
https://doi.org/10.48550/arXiv.2312.12165

The RATT PARROT: serendipitous discovery of a peculiarly scintillating pulsar in MeerKAT imaging observations of the Great Saturn-Jupiter Conjunction of 2020. I. Dynamic imaging and data analysis

[Submitted on 19 Dec 2023 (v1), last revised 20 Dec 2023 (this version, v2)]

O. M. SmirnovB. W. StappersC. TasseH. L. BesterH. BignallM. A. WalkerM. CalebK. M. RajwadeS. BuchnerP. WoudtM. IvchenkoL. RothJ. E. NoordamF. Camilo

We report on a radiopolarimetric observation of the Saturn-Jupiter Great Conjunction of 2020 using the MeerKAT L-band system, initially carried out for science verification purposes, which yielded a serendipitous discovery of a pulsar. The radiation belts of Jupiter are very bright and time variable: coupled with the sensitivity of MeerKAT, this necessitated development of dynamic imaging techniques, reported on in this work. We present a deep radio « movie » revealing Jupiter’s rotating magnetosphere, a radio detection of Callisto, and numerous background radio galaxies. We also detect a bright radio transient in close vicinity to Saturn, lasting approximately 45 minutes. Follow-up deep imaging observations confirmed this as a faint compact variable radio source, and yielded detections of pulsed emission by the commensal MeerTRAP search engine, establishing the object’s nature as a radio emitting neutron star, designated PSR J2009-2026. A further observation combining deep imaging with the PTUSE pulsar backend measured detailed dynamic spectra for the object. While qualitatively consistent with scintillation, the magnitude of the magnification events and the characteristic timescales are odd. We are tentatively designating this object a pulsar with anomalous refraction recurring on odd timescales (PARROT). As part of this investigation, we present a pipeline for detection of variable sources in imaging data, with dynamic spectra and lightcurves as the products, and compare dynamic spectra obtained from visibility data with those yielded by PTUSE. We discuss MeerKAT’s capabilities and prospects for detecting more of such transients and variables.

Comments:21 pages, 17 figures, submitted to MNRAS
Cite as:arXiv:2312.12165 [astro-ph.IM]
 (or arXiv:2312.12165v2 [astro-ph.IM] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2312.12165