30/10/2024 Le Rapport sur le climat 2024 de l’ONU

 » Nous sommes à la veille d’un désastre climatique irréversible. Il s’agit d’une urgence mondiale. Toutes les formes de vie sur Terre sont menacées »

Ce jugement se trouve dans le Rapport sur le climat 2024 de l’ONU. Avant de parler d’exagération, il faut lire le texte .

Le Haut conseil pour le climat y présente la version grand public, accessible et synthétique, de son rapport annuel sur le climat « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population », publié en juin 2024.

La version grand public est tournée vers la jeunesse, mais également destinée à toute personne souhaitant s’informer sur l’action publique climatique en France.

En seize page illustrées, le rapport grand public présente de manière pédagogique les principaux points du rapport annuel 2024 :

-Emissions de gaz à effet de serre,
-Respect des budgets carbone,
-Impacts du changement climatique sur la dernière décennie
-Besoins d’adaptation
-Evaluation du cadre d’action publique en France,
-Leviers pour l’action climatique nationale et internationale,
-Recommandations pour améliorer l’action publique en matière de climat.

On trouvera ci-dessous un extrait en anglais de ce rapport

https://academic.oup.com/bioscience/advance-article/doi/10.1093/biosci/biae087/7808595

The 2024 state of the climate report: Perilous times on planet Earth 

William J Ripple, Christopher Wolf, Jillian W Gregg, Johan Rockström, Michael E Mann, Naomi Oreskes, Timothy M Lenton, Stefan Rahmstorf, Thomas M Newsome, Chi Xu … Show more

BioScience, biae087, https://doi.org/10.1093/biosci/biae087

08 October 2024

We are on the brink of an irreversible climate disaster. This is a global emergency beyond any doubt. Much of the very fabric of life on Earth is imperiled. We are stepping into a critical and unpredictable new phase of the climate crisis. For many years, scientists, including a group of more than 15,000, have sounded the alarm about the impending dangers of climate change driven by increasing greenhouse gas emissions and ecosystem change (Ripple et al. 2020). For half a century, global warming has been correctly predicted even before it was observed—and not only by independent academic scientists but also by fossil fuel companies (Supran et al. 2023). Despite these warnings, we are still moving in the wrong direction; fossil fuel emissions have increased to an all-time high, the 3 hottest days ever occurred in July of 2024 (Guterres 2024), and current policies have us on track for approximately 2.7 degrees Celsius (°C) peak warming by 2100 (UNEP 2023). Tragically, we are failing to avoid serious impacts, and we can now only hope to limit the extent of the damage. We are witnessing the grim reality of the forecasts as climate impacts escalate, bringing forth scenes of unprecedented disasters around the world and human and nonhuman suffering. We find ourselves amid an abrupt climate upheaval, a dire situation never before encountered in the annals of human existence. We have now brought the planet into climatic conditions never witnessed by us or our prehistoric relatives within our genus, Homo (supplemental figure S1; CenCO2PIP Consortium et al. 2023).

Télécharger le rapport complet

30/10/2024 Découverte en Italie des restes d’un tout jeune enfant mort à la fin de l’ère glaciaire

Des scientifiques ont récemment découvert dans le sud de l’Italie les restes d’un bébé ayant vécu il y a environ 17 000 ans, peu après la fin de l’ère glaciaire. Cette découverte, réalisée dans la grotte Grotta delle Mura, à Monopoli (Italie),donne de précieuses informations sur la vie des premiers humains dans cette région. Grâce à une analyse minutieuse des ossements et de l’ADN, les chercheurs ont même pu reconstituer une partie de l’histoire de cet enfant et découvrir la cause probable de sa mort.

La sépulture a été mise au jour en 1998 par l’archéologue Mauro Calattini et son équipe lors de fouilles dans la Grotta delle Mura. Les restes étaient très bien conservés. Le squelette était celui d’un bébé soigneusement enterré sous deux grandes dalles de pierre.

Découvrir des restes aussi bien préservés d’un enfant de cette période est exceptionnel. En effet, il y a 17 000 ans, nous étions encore à la fin de l’ère glaciaire, une époque où les conditions climatiques étaient extrêmement rudes. Cependant, le sud de l’Italie, plus tempéré que d’autres régions d’Europe, a probablement offert un refuge pour les premiers groupes humains.

Les analyses scientifiques du squelette ont révélé que l’enfant était décédé à l’âge d’environ un an et quatre mois. En examinant de près ses dents, les chercheurs ont découvert des marques révélant qu’il avait traversé de nombreuses difficultés au cours de sa courte vie, probablement liées à des périodes de maladie ou de malnutrition.

Référence
https://sciencepost.fr/decouverte-restes-bebe-yeux-bleus-17-000-ans/

Voir aussi NewScientist 12 october 2024 p. 18
Ancient DNA tells toddler’s story

Source

  • Published: 20 September 2024
  • Life history and ancestry of the late Upper Palaeolithic infant from Grotta delle Mura, Italy
    Nature Communications  volume  15, Article number: 8248 (2024) 
  • Abstract

The biological aspects of infancy within late Upper Palaeolithic populations and the role of southern refugia at the end of the Last Glacial Maximum are not yet fully understood. This study presents a multidisciplinary, high temporal resolution investigation of an Upper Palaeolithic infant from Grotta delle Mura (Apulia, southern Italy) combining palaeogenomics, dental palaeohistology, spatially-resolved geochemical analyses, direct radiocarbon dating, and traditional anthropological studies. The skeletal remains of the infant – Le Mura 1 – were directly dated to 17,320-16,910 cal BP. The results portray a biological history of the infant’s development, early life, health and death (estimated at ~72 weeks). They identify, several phenotypic traits and a potential congenital disease in the infant, the mother’s low mobility during gestation, and a high level of endogamy. Furthermore, the genomic data indicates an early spread of the Villabruna-like components along the Italian peninsula, confirming a population turnover around the time of the Last Glacial Maximum, and highlighting a general reduction in genetic variability from northern to southern Italy. Overall, Le Mura 1 contributes to our better understanding of the early stages of life and the genetic puzzle in the Italian peninsula at the end of the Last Glacial Maxim

27/10/2024 La France ne devrait pas négliger les Brics

La France, depuis la fin du gaullisme, n’a plus de politique internationale autonome. Elle se borne à être un membre généralement muet de l’Union européenne, quand elle n’accepte pas purement et simplement les instructions de Washington.

Il n’est donc pas étonnant qu’elle n’ait pas demandé à participer, ne fut-ce que comme membre observateur, à la 16 e réunion des Brics, qui s’est tenu à Kazan, en Russie, du 22 au 24 aout 2024.

Une vingtaine de chefs d’État avaient fait le déplacement, outre les membres fondateurs Brésil-Russie-Inde-Chine et Afrique du Sud. Les Brics veulent être la voix du sud global face à l’Occident, mais aussi face à certaines organisations internationales comme le G7 ou l’ONU. 

Mais ce côté informel facilite leur ambition de représenter le Sud Global (Global South ). Dans leur  declaration commune de Johannesburg  le 23 aout 2023 les membres des BRICS déclarèrent qu’ils considéraient l’ONU comme le fondement du système international et le multilatéralisme comme un cadre indispensable . Ils se bornaient à souligner le traitement injuste qui leur y était réservé

En fait, la présence de l’Inde parmi les Brics reflète leur volonté de contrôler les ambitions de la Chine, leur puissant voisin. Ils n’ont de la même façon aucunement l’intention de renforcer le poids de la Russie. .Ils cherchent seulement à limiter la bipolarisation du monde entre le pouvoir occidental représenté essentiellement par les Etats-Unis et le groupe des pays dits précédemment  » non alignés » dépourvus d’influence politique et diplomatique sérieuse.

Ceci étant, au sein même des Brics il est facile de constater qu’ils n’envisagent pas d’améliorer le poids diplomatique des pays les moins développés (LDC ou Least-developped Countries). En dehors de l’Ethiopie, aucun de ceux-ci n’est membre des Brics.

La force des Brics est qu’ils laissent leurs membres prendre des initiatives qui ne correspondent pas nécessairement avec la prudence de la majorité. C’est ainsi que récemment l’Afrique du Sud a mené une action contre Israël devant la Cour de Justice Internationale , ce que beaucoup de membres des Brics n’auraient pas osé faire.

Il en a été de même lorsque Vladimir Poutine a déclaré que la Russie menait une guerre contre l’Occident et ses valeurs décadentes, ce que la plupart des membres des Brics y compris la Chine n’aurait jamais dit ni d’ailleurs fait en ce qui les concernait.

Ceci étant les Brics avec le réchauffement climatique se trouveront confrontés à des situations dans lesquelles ils seront obligés de définir des politiques globales. L’Europe et plus particulièrement la France ne pourront pas s’en désintéresser. C’est ainsi que les Brics comptent parmi leurs membres quatre des plus importants pays producteurs de pétrole . La France avec ses investissements de longue date dans le nucléaire civil devrait trouver là une opportunité d’augmenter son influence.

27/10/2024 Fiche de lecture:

The Age of Depopulation
Surviving a World Gone Gray
By Nicholas Eberstadt
November/December 2024

Pour la première fois depuis la peste noire dans les années 1300, la population mondiale va diminuer. Le dernier article publié dans Foreign Affairs par l’économiste américain Nicholas Eberstadt, chercheur à l’American Enterprise Institute, commence comme un ouvrage de science-fiction. Pourtant, le monde de demain qu’il nous décrit, celui de « la dépopulation », n’a rien de fictif. Comprenez un monde dans lequel l’excès de décès par rapport aux naissances deviendra la norme. Avec comme conséquence le non-renouvellement des populations.

Ce spécialiste de démographie étudie le sujet depuis près de cinquante ans. Il a publié de nombreux d’ouvrages sur la question. Si la fécondité mondiale a baissé depuis l’explosion démographique des années 1960, l’accélération de ce phénomène ces dix dernières années est spectaculaire. Il n’épargne quasiment plus aucune région du monde. Peu importe le niveau d’éducation ou de richesse des pays observés

Ainsi, l’année dernière, la France a enregistré moins de naissances qu’en 1806. L’ensemble des pays de l’Asie du Sud-Est est tombé dans la dépopulation en 2021. Une chute massive de la natalité touche aussi Cuba, la Tunisie, la Russie, etc. Même dans l’Afrique subsaharienne, qui reste le dernier sous-continent à résister à cette vague mondiale de dépeuplement, les taux de fécondité ont chuté de plus de 35 % depuis la fin des années 1970, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Là où la dépopulation observée dans les siècles précédents avait été causée par différentes famines et épidémies, celle qui s’annonce sera entièrement due aux choix des individus. Il faut ajouter à la sous-natalité une explosion générale du nombre des vieillards de 80 ans et plus. Les modes de vie et les structures familiales en seront bouleversés. Les finances publiques aussi

… Pourtant, nulle part et notamment pas en Europe et aux Etats-Unis, les observateurs et les décideurs politiques ne sont prêts pour ce nouvel ordre démographique qui se traduit par une société vieillissante et de moins en moins nombreuse voulant maintenir et améliorer sa prospérité.

Il y a de nombreuses menaces qui pèsent sur l’humanité actuellement. Elles ont toujours été là et le seront encore à l’avenir. Mais l’idée que des êtres humains ne veuillent pas perpétuer leur famille, voire leur espèce, aurait défié l’imagination de n’importe quel auteur de science-fiction du siècle passé.

Dans de nombreux endroits du monde très différents, que ce soit dans les pays de l’OCDE ou dans les pays émergents, l’on assiste à des niveaux de fécondité que les démographes n’auraient même pas imaginés il y a encore quelques décennies. A Calcutta, par exemple, le taux de fécondité a été ramené à une naissance par femme, soit moins de la moitié du taux de renouvellement. Dans la ville de Mexico, il y a aujourd’hui moins d’une naissance par femme, ce qui aurait paru inimaginable il y a quarante ans [en 1984, ce taux était de 4,18 enfants par femme..

Et cela n’est pas dû, pour autant que l’on puisse en juger, à la pollution, aux microplastiques ou à la présence d’œstrogènes dans l’eau de boisson. Cela a plutôt à voir avec le nombre d’enfants souhaités.

Pourtant les futurs robots intelligents, dit parfois hommes artificiels ou de synthèse, ne pourront jamais remplacer les humains authentiques.

27/10/2024 Le paradoxe de l’arme nucléaire

Elle coûte très cher mais ne peut être utilisée sans risquer une destruction de la planète. Les pays qui s’en sont dotés à grand frais doivent donc s’engager dans des dépenses d’armement traditionnelles qui les privent de tout investissment dans le domaine civil.

La Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine en donne un exemple éclatant mais elle n’est pas la seule.

Au 11 janvier 2023, les pertes totales de l’armée russe étaient de 6.703 unités d’équipements militaires. La plus grande partie des pertes sont des Chars (947 détruits sur 1614 au total), Véhicules Blindés de Combat à Roues (1203 détruits sur 1904 au total), Véhicules Blindés de Combat (460 détruits sur 751 au total)

S’ y ajoutent des pertes importantes dans les autres domaines :Véhicules Blindés de Combat à Roues, Véhicules Blindés de Transport deTroupes, Véhicules Résistants aux Mines et Ambush Protected (MRAP), Véhicules de Mobilité pour Infanterie, Véhicules et Équipements d’Ingénierie, Systèmes de missiles anti-chars autopropulsés, Artillerie tractée, Lanceurs de Rockets Multiples, Canons anti-aériens autopropulsés, Systèmes de missiles anti-aérien

Ce n’est pas une raison pour arrêter. Au contraire il faut continuer. “Le renforcement de ses forces armées est l’une des plus grandes priorités de la Russie”. C’est ce qu’a déclaré Vladimir Poutine aux jeunes officiers diplômés de l’académie militaire de Moscou.

Toujours selon le président russe, “l’armée du pays évoluera sur la base de l’expérience inestimable fournie par l’opération militaire en cours en Ukraine, ainsi que des défis modernes auxquels la Russie est confrontée”. Il a ensuite détaillé les prochains changements et modernisations des forces russes qui auront lieu au cours de ces prochaines années.

La triade nucléaire – Des armes atomiques pouvant être lancées depuis le sol, la mer et les airs – reste au centre des préoccupations de Moscou. Cette triade demeure “une garantie essentielle de la sécurité militaire de la Russie mais aussi de la stabilité mondiale”.

Vladimir Poutine a précisé que la moitié des lanceurs terrestres ont été équipés de missiles Yars. Il s’agit d’un type d’engin balistique intercontinental possédant une portée de plus de 11.000 kilomètres. Ce missile peut atteindre une vitesse de 24.500 kilomètres par heure et emporter entre 4 et 6 ogives thermonucléaires. Chaque ogive embarquée à bord de cet appareil est indépendante et peut se détacher de l’engin pour voler vers une cible qui lui est propre.

Note 1

Dans le même temps 200 000 Russes auraient été tués en Ukraine depuis le 24 février 2022 et 400 000 auraient été blessés. On comprends le peu d’enthousiasme des jeunes russes devant le service militaire

Note 2

Nos sources en langue russe ne peuvent citées ici du fait des « sanctions »

28/10/2024 L’armée de sa Majesté Britannique serait incapable de se battre

Pour la première fois, un ministre de la Défense britannique admet publiquement que le pays n’est pas prêt à soutenir une guerre. Cette révélation intervient alors que les menaces globales, notamment de la part de la Chine et de la Russie, sont en augmentation.

Le ministre John Healey insiste sur le fait que sans une capacité réelle de combattre, le Royaume-Uni ne peut pas dissuader efficacement les agressions potentielles. Son jugement sur l’état des finances et des forces armées britanniques est alarmant.. Il est confronté à une situation bien plus précaire que prévu, avec des implications graves pour la sécurité nationale et la capacité de défense du pays.

Ceci dit, il semble peu probable que le ministère de la Défense obtienne les fonds nécessaires améliorer la situation. Des hauts responsables militaires ont exprimé des doutes quant à l’augmentation du budget de la défense pour l’exercice 2025, ce qui pourrait entraver les efforts de modernisation et de préparation requise.

Malgré cela, un porte-parole du 10 Downing Street a réaffirmé que le gouvernement prendrait toutes les mesures nécessaires pour défendre le pays. Il a souligné que les forces armées britanniques, parmi les meilleures au monde, assurent la défense du pays en permanence et travaillent en étroite collaboration avec les alliés pour anticiper et se préparer à tout événement.

Cette situation intervient alors que le général Roland Walker, chef d’état-major de la British Army, a averti que le Royaume-Uni avait peu de temps pour se préparer à un conflit majeur potentiel, en particulier une confrontation avec la Chine. De plus, quelle que soit l’issue du conflit en Ukraine, la menace russe restera présente

https://www.telegraph.co.uk/politics/2024/10/24/armed-forces-not-ready-fight-war-admits-defence-secretary/

Note

Peut-on imaginer que la Grande Bretagne affronte seule la Chine ou la Russie. Elle le ferait au sein de l’Otan, avec une forte contribution américaine, en matériels sinon en hommes.



27/10/2024 Les astéroides transportent d’une planète habitable à l’autre les éléments nécessaires à la vie

Le gel de l’eau contenue dans les astéroïdes y provoque des fractures qui permettent à de l eau d’y pénétrer en profondeur. Ceci les aide à transporter des molécules de matière qui auraient pu contribuer au développement de la vie sur la Terre

Matt Genge et une équipe de l’Imperial College London ont analysé une petite quantité des 4,5 grammes de matière prélevés sur l’astéroïde Ryugu en 2020 par la sonde japonaire Hayabusa 2

Ils y ont découvert en utilisant une tomographies par rayons X que l’astéroïde comportait de l ‘argile organique et des sulphidess qui se forment en présence d’eau et sont nécessaires à la vie. Cette découverte conforte l’hypothèse selon laquelle de tels éléments ont été apportés sur ll terre encore jeune et dépourvue de vie par des astéroïdes.

Ces matières se seraient formées sur une autre planète ou planétoïde et auraient été projetées sur Ryugu par un éventuel puissant geyser . Le dit Ryugu pourrait ainsi les transporter ailleurs dans le cosmos.

Référence

nature astronomy  

  1. articles  
  2. article

Evidence from 162173 Ryugu for the influence of freeze–thaw on the hydration of asteroids

Published: 26 September 2024

Nature Astronomy (2024)

Abstract

Hydrated asteroids are likely to be main source of water for the terrestrial planets. The controls on the extent of asteroid hydration, however, are poorly understood. Here we report the discovery of multiple fracture and vein sets in a sample from the C-type asteroid 162173 Ryugu that acted as pathways for the migration of distal fluids during its aqueous alteration. Early veins in Ryugu are decorated with framboidal magnetite, while later veins caused metasomatism of wall rocks. Both veins and fractures have cuspate geometries and complex intersecting geometries consistent with freeze–thaw fractures formed during experiments. We show that freeze–thaw is effective in fracturing C-type asteroids to up to 300 km in diameter and is thus crucial in the outwards migration of fluids in ice-bearing asteroids. Freeze–thaw is likely, therefore, to determine the distribution of mineral-hosted water in asteroids throughout the Cosmos.

27/10/2024 Le fléau de la croissance démographique de l’Afrique sub-saharienne

La croissance de la population mondiale a été divisée par deux depuis les années 1960. Elle s’établit désormais à 1% par an. La population de l’Afrique subsaharienne continue pour sa part de croître de 2,7% par an du fait d’une fécondité qui reste élevée. Les jeunes de moins de 25 ans représentent de nos jours 62% de sa population, contre 44% dans l’ensemble des pays en développement et 27% dans les pays développés.

Le rapport de 2019 des Nations Unies sur les perspectives démographiques tendancielles https://population.un.org/wpp/publications/Files/WPP2019_PressRelease_FR.pdf
indique pour les divers pays d’Afrique subsaharienne que la transition démographique en cours, en particulier la baisse de la fécondité, risque d’être beaucoup plus lente que les transitions observées ailleurs dans les pays émergents. Pour les États africains, la question se pose donc de savoir s’ils doivent accélérer leur baisse de la fécondité, autrement dit leur transition démographique pour atteindre plus rapidement l’émergence économique.

Croissance démographique contre croissance économique

La population de l’Afrique subsaharienne aura été multipliée par près de 5 fois entre 1960 et 2020, contre 2,7 fois pour l’ensemble de l’Asie et 3 fois pour l’Amérique latine. Elle a dépassé le milliard en 2017. Elle représente dorénavant 14% de la population mondiale, contre 7% en 1960. 

Les données sur l’évolution des produits intérieurs bruts (PIB) et des PIB par tête dans les grandes régions du monde indiquent des performances moindres pour l’Afrique subsaharienne. En effet, si entre 1960 et 2018 son PIB a été multiplié par 7, son PIB par tête n’a augmenté que de 0,5 %. Dans le même temps, le PIB par tête de l’Amérique latine a été multiplié par 2,6, celui de l’Asie du Sud par 5,7 et celui de l’Asie de l’Est par 22. 

La faiblesse des performances africaines résulte de plusieurs facteurs : fluctuations des prix des matières premières, politiques économiques inadaptées, programmes d’ajustement structurel, mais aussi, et surtout ce qui est souvent oublié, très fortes croissances démographiques. 

Dans les années 1960, la fécondité était proche de 6 à 7 enfants par femme dans les quatre grandes régions suivantes: l’Asie de l’Est et l’Asie du Sud, l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine.

La baisse de la fécondité a commencé en Asie et en Amérique latine dans les années 1960. Elle a été brutale en Asie de l’Est, plus régulière en Asie du Sud et en Amérique latine, mais tardive et lente en Afrique subsaharienne. Parallèlement, la croissance économique en Asie de l’Est s’est accélérée. L’augmentation du PIB par tête y a dépassé en moyenne 5% par an dès la fin des années 1970, pour atteindre plus de 7% depuis 2000, ce qui permet un doublement de son PIB par tête tous les dix ans.

En Asie du Sud, l’évolution a été similaire, bien que de moindre ampleur. L’augmentation des PIB par tête n’y a dépassé en moyenne les 5% par an qu’à partir du milieu des années 2000.

En Afrique subsaharienne, la croissance économique moyenne de 4,5% par an des années 2000 à 2018 n’a conduit à une augmentation du PIB par tête que de 1,7% par an. En effet, la croissance démographique (2,8%) a absorbé 62% de la croissance économique (contre 10% et 25% en Asie de l’Est et en Asie du Sud).

Ainsi, en 2018, l’Amérique latine avait toujours le PIB par tête le plus élevé de ces grandes régions du monde (environ 9.500 dollars constants 2010), suivie par l’Asie de l’Est (6 500 dollars), l’Asie du Sud (1 900 dollars) et l’Afrique subsaharienne avec un PIB par tête d’environ 1 650 dollars constants 2010 correspondant à près de 1 600 dollars courants.

Ces évolutions économiques sont clairement liées aux dynamiques démographiques. La maîtrise rapide de la fécondité et de la croissance de la population en Asie de l’Est a permis aux pays de cette région de bénéficier très tôt d’un dividende démographique important. Des politiques volontaristes de promotion de la contraception et de la famille réduite y ont été combinées avec des politiques d’amélioration de leur capital humain et de diversification économique.

Avec retard et moins vigoureusement, les pays de l’Asie du Sud ont suivi la même voie et leur PIB par tête s’est accru depuis 1960 quatre fois moins que celui de l’Asie de l’Est.

Dans les deux cas, il a été estimé que 45% de l’augmentation de leurs revenus par tête s’expliquait par la diminution de leurs pourcentages de jeunes à charge (et donc de leurs taux de dépendance)

L’ Amérique latine, en revanche, ne semble pas avoir bénéficié d’un tel dividende, du fait de politiques économiques et sociales inadéquates.

Enfin, en Afrique subsaharienne, l’augmentation du PIB et du PIB par tête a été bridée par l’importance des investissements à réaliser, en termes de santé et d’éducation notamment, du fait d’une croissance démographique qui s’est maintenue au-dessus de 2,5% par an depuis le milieu des années 1960. Cette forte croissance démographique a donc été un frein à son développement.

Ceci dit, les Etats de l’Afrique subsaharienne veulent-ils vraiment réduire leur croissance démographique? On peut en douter. L’objectif de 6 enfants par femme reste encore un idéal, non seulement religieux mais politique. Les femmes, qui en sont les premières victimes, ne sont pas encore assez indépendantes pour le revendiquer face à la pression des matrones. Quant aux hommes, ils y voient un moyen d’affirmer leur pouvoir social., y compris dans la perspective d’un djihad en plein développement.

Cf https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/269994-croissance-demographique-de-lafrique#

26/10/2024 Qu’est-ce que la cryptographie quantique ?

Le terme de cryptographie quantique (également connue sous le nom de chiffrement quantique) désigne diverses méthodes utilisées en cybersécurité pour chiffrer et transmettre des données sécurisées en fonction des lois de la mécanique quantique. Bien qu’il n’en soit encore qu’à ses débuts, le chiffrement quantique a le potentiel de devenir un mécanisme bien plus sécurisé que les autres types d’algorithmes cryptographiques qui l’ont précédé. En théorie, il serait même impossible à pirater. 

Contrairement à la cryptographie traditionnelle, qui repose sur les mathématiques, la cryptographie quantique repose sur les lois de la physique quantique .

Rappelons celles-ci:

  • Les particules sont par nature incertaines. Elles peuvent simultanément exister à plusieurs endroits ou dans plusieurs états, et la prédiction de leur état quantique exact est impossible.
  • Les photons qui sont les plus petites de ces particules, peuvent être mesurés comme les autres particules dans des positions binaires aléatoires correspondant à leur spin. Le spin mesure l’inclinaison sur son orbite d’une particule en rotation. Il peut servir de contrepartie binaire aux 1 et aux zéros des systèmes de calcul classiques.
  • Un système quantique ne peut pas être mesuré sans être modifié : selon les lois de la physique quantique, le simple fait de mesurer ou même d’observer un système quantique aura toujours un effet mesurable sur ce système. 
  • Les particules peuvent être partiellement, mais pas totalement clonées  Bien que les propriétés de certaines particules puissent être clonées, c’est-à-dire reproduites à l’identique à partir d’une particule unique, il est impossible d’obtenir un clone 100 % fidèle. 

À ce jour, le chiffrement traditionnel des données est généralement suffisant pour maintenir des communications sécurisées dans la plupart des configurations de cybersécurité. Cependant, l’essor de l’informatique quantique mettra en péril les algorithmes  traditionnels les plus sûrs.

Comme la cryptographie quantique, l’informatique quantique est une technologie qui prend rapidement de l’ampleur et qui s’appuie sur les lois de la mécanique quantique. Par rapport aux ordinateurs classiques les plus rapides et les plus modernes, les ordinateurs quantiques ont le potentiel de résoudre plus rapidement les questions les plus complexes. 

Le mathématicien Peter Shor a décrit pour la première fois la menace que les ordinateurs quantiques posaient aux systèmes de sécurité traditionnels en 1994. Les systèmes cryptographiques actuels peuvent être divisés en deux catégories principales : les systèmes symétriques, qui utilisent une clé secrète pour chiffrer et déchiffrer les données, et les systèmes asymétriques, qui utilisent une clé publique que tout le monde peut lire et des clés privées auxquelles seules les parties autorisées ont accès.

Pour créer ces clefs les deux types de cryptosystèmes multiplient de grands nombres premiers et s’appuient sur une grande puissance de calcul pour la factorisation des grands nombres. Ceci leur permet d’avoir avoir la garantie que ces clés de chiffrement ne peuvent pas être piratées par des acteurs malveillants ou des hackers.

Même les superordinateurs les plus puissants de la planète mettraient des milliers d’années pour résoudre mathématiquement les algorithmes de chiffrement modernes tels que Advanced Encryption Standard (AES) ou RSA. Selon l’algorithme de Shor, la factorisation d’un grand nombre sur un ordinateur classique nécessiterait une telle puissance de calcul qu’il faudrait à un pirate informatique plusieurs vies avant de s’approcher du résultat, alors qu’un ordinateur quantique pleinement fonctionnel, s’il était mis au point, pourrait potentiellement trouver la solution en quelques minutes seulement.

C’est pourquoi les cas d’utilisation de la cryptographie quantique sont aussi illimités que les cas d’utilisation de toute forme de cryptographie. Quand il faudra sécuriser des données, des informations d’entreprise aux secrets d’État, lorsque l’informatique quantique rendra obsolètes les algorithmes cryptographiques existants, la cryptographie quantique pourrait être le seul recours pour protéger les données privées.

Pendant que des informaticiens du monde entier travaillent pour développer une technologie quantique pratique, il est tout aussi essentiel pour les utilisateurs de développer de nouvelles formes de cryptographie pour se préparer à l’ère quantique de l’informatique. Même si les ordinateurs quantiques étaient autrefois considérés comme une simple possibilité théorique, les experts estiment que nous pourrions entrer pleinement dans l’ère quantique d’ici 20 à 50 ans.

25/10/2024. Sur l’électroculture

On appelle électro-agriculture ou électroculture, une technologie qui promet de bouleverser les méthodes traditionnelles de la production alimentaire. En remplaçant la photosynthèse, ce système pourrait non seulement augmenter considérablement l’efficacité de l’agriculture mais aussi minimiser son empreinte sur les terres arables.

Dans ce domaine, la Chine se veut championne. Elle mène une expérimentation d’électroculture sous serre, où les plantes sont soumises à des champs électriques intenses. Cette technique permettrait d’augmenter les rendements de 20 % à 30 %, tout en réduisant les pesticides de 70 % à 100 % et les engrais de 20 %

En utilisant l’électroculture, les agriculteurs chinois pensent pouvoir réduire l’utilisation de produits chimiques et d’engrais tout en augmentant les rendements des cultures.

Des « antennes atmosphériques » seront créées à partir de matériaux tels que le bois, le cuivre, le zinc et le laiton. Elles pourront être utilisées pour amplifier les rendements, réduire l’irrigation, lutter contre le gel et la chaleur excessive, réduire les parasites et augmenter le magnétisme du sol

Pourquoi l’ElectroCulture Farming ?

À une époque où les appels en faveur d’une agriculture durable se font de plus en plus forts, l’électroculture offre un espoir. Les défis urgents de l’agriculture moderne – nourrir une population mondiale en plein essor tout en minimisant l’empreinte écologique – exigent des solutions innovantes. L’électroculture, avec sa promesse d’augmenter les rendements des cultures sans recourir fortement aux engrais chimiques et aux pesticides, apparait comme une solution. Elle allie la sagesse de la science agricole aux principes de gestion écologique, suscitant l’intérêt des agriculteurs, des chercheurs et des environnementalistes.

Le Cuivre (très utilisé dans l’ agriculture organique), indispensable à la croissance des plantes, pourra y jouer un rôle important . Il participe à plusieurs processus enzymatiques et est, entre autres, la clé de la formation de la chlorophylle.

Le fil de cuivre pourra être utilisé pour créer des antennes atmosphériques qui augmenteront le magnétisme et la sève des plantes, conduisant à des plantes plus fortes, plus d’humidité pour le sol et une réduction des infestations de ravageurs.

Le rôle de l’électroculture dans l’agriculture durable est multiforme et profond. Il promet non seulement d’augmenter la croissance des plantes, mais aussi de le faire d’une manière en harmonie avec l’environnement. En réduisant considérablement le besoin d’intrants synthétiques, l’électroculture pourrait réduire considérablement l’impact écologique de l’agriculture, renforçant ainsi la biodiversité. Le système auto-alimenté qui exploite l’énergie ambiante du vent et de la pluie illustre comment l’électroculture pourrait améliorer la santé des sols, freiner l’érosion et améliorer la rétention d’eau. Son intégration représente un pas en avant vers des systèmes de production alimentaire plus efficaces et plus responsables.

Fondements scientifiques de l’électroculture

À la base, l’électroculture exploite la réactivité naturelle des plantes aux champs électriques. Ces champs, invisibles mais puissants, influencent divers aspects de la physiologie des plantes, depuis les taux de germination jusqu’à la vitesse de croissance, en passant par les réponses au stress et l’efficacité métabolique.

Les différentes méthodes d’électroculture, telles que l’application de champs électriques à haute tension, basse tension et pulsés, offrent un éventail de techniques pour stimuler la croissance des plantes. Chaque méthode a ses nuances et ses applications, adaptées à différentes cultures, environnements et objectifs. Par exemple, les systèmes à haute tension pourraient être utilisés pour améliorer les taux de croissance de certaines cultures, tandis que les systèmes à impulsions pourraient être optimisés pour améliorer l’absorption des nutriments et la résistance au stress.

Différentes études ont montré l’étendue des méthodes d’électroculture, des antennes magnétiques aux bobines Lakhovsky. Elles sont fondées sur des preuves empiriques, avec des expériences et des études de cas démontrant des applications et leurs avantages concrets. Elles soulignent les promesses de l’électroculture, offrant un aperçu de ses impacts pratiques sur les rendements des cultures, la santé des plantes et la durabilité agricole.

Le Bulletin technique Filets agricoles  approfondit les mécanismes spécifiques en jeu, explorant comment la stimulation électrique peut déclencher des réponses bénéfiques au stress chez les plantes, modifier l’expression des gènes et même améliorer les taux de photosynthèse. Ce niveau de détail aide à démystifier la façon dont les champs électriques peuvent être des alliés si puissants dans l’agriculture, en fournissant le fondement scientifique nécessaire pour apprécier pleinement le potentiel de l’électroculture.

Comment fonctionne l’agriculture par électroculture?

Des antennes atmosphériques, fabriquées à partir de matériaux tels que le bois, le cuivre, le zinc et le laiton, sont placées dans le sol pour créer une antenne éther. Cette antenne capte les fréquences qui sont tout autour et aide à augmenter le magnétisme et la sève, le sang de la plante. L’antenne récolte l’énergie de la terre à travers la série de vibrations et de fréquences, telles que la pluie, le vent et les fluctuations de température. Ces antennes conduisent à des plantes plus fortes, plus d’humidité pour le sol et une réduction des infestations de ravageurs.

De plus, les outils en cuivre/laiton/bronze se sont avérés plus bénéfiques pour le sol que ceux en fer. Les outils en cuivre permettent d’obtenir un sol de haute qualité, nécessitent moins de travail lorsqu’ils sont utilisés et n’altèrent pas le magnétisme du sol. En revanche, les outils en fer diminuent le magnétisme du sol et fatiguent davantage leur utilisateur.

Source

https://agtecher.com/fr/electro-culture-agriculture/