28/09/2023 Les trous noirs extrèmes de Kerr

En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper .Ceci ne veut pas dire qu’il donnerait accès à d’autres univers, comme certains l’avaient longtemps dit.

Il existe plusieurs variétés de trous noirs. Le plus souvent cité est le trou noir supermassif nommé Sagittarius A* se trouvant au centre de notre galaxie;

Voir Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir

Les trous noirs dits « extrêmes de Kerr » représentent une sous-catégorie particulière. Contrairement aux trous noirs typiques, leurs horizons intérieurs et extérieurs coïncident, et leur rotation atteint une vitesse maximale théoriquement infinie au centre du trou noir.

Rappelons que l’horizon d’un trou noir ou horizon des évènements représente la frontière d’un trou noir à partir de laquelle la vitesse de libération atteint celle de la lumière. Selon le type de trou noir concerné, la taille et la forme de l’horizon sont variables.

Or les calculs ont révélé que la géométrie de l’espace-temps près de l’horizon de ces trous noirs extrêmes de Kerr est sensible à de nouvelles formes de physique encore inconnues découlant d’énergies plus élevées.

Les trous noirs extrêmes de Kerr pourraient détenir des clés pour sonder des phénomènes physiques inconnus. Ces objets célestes, caractérisés par des forces gravitationnelles théoriquement infinies au niveau de leur horizon, mettent en lumière des limites inattendues de la physique fondamentale.

Les trous noirs extrêmes de Kerr représentent une sous-catégorie particulière. Contrairement aux trous noirs typiques, ces entités ont des horizons intérieurs et extérieurs coïncidant, et leur rotation atteint une vitesse maximale. Elle ne devient infinie qu’au centre du trou noir.

Les calculs ont également révélé que la géométrie de l’espace-temps près de l’horizon de ces trous noirs est sensible à de nouvelles formes de physique découlant d’énergies plus élevées.

Bien que les chercheurs aient encore des questions à résoudre, notamment celle de savoir si les singularités peuvent être éliminées par des phénomènes physiques, leurs travaux ouvrent la voie à de nouvelles recherches. Une équipe de chercheurs des Universités de Californie, de Varsovie et de Cambridge a mené une étude théorique sur ces objets . Publiée dans la revue Physical Review Letters, l’étude suggère que les propriétés uniques de ces trous noirs pourraient en faire des sujets idéaux pour sonder de nouvelles lois de la physique.

Maciej Kolanowski, Gary Horowitz et Jorge Santos, les auteurs de cette étude, avaient déjà montré que ces trous noirs étaient affectés par des forces de marée infinies si une constante cosmologique était présente. Toutefois, ces effets disparaissaient lorsque cette constante est nulle.

Ce résultat est en opposition totale avec le modèle des trous noirs standards, où les forces de marée ne deviennent infinies qu’au centre du trou noir. Les calculs ont également révélé que la géométrie de l’espace-temps près de l’horizon de ces trous noirs est sensible à de nouvelles formes de physique encore inconnues apparaissant à des énergies plus élevées.

L’étude montre que les trous noirs extrêmes de Kerr pourraient être de puissants outils pour sonder des phénomènes physiques inexplorés. Bien que les chercheurs aient encore des questions à résoudre, notamment celle de savoir si les singularités peuvent être éliminées par des causes à découvrir, leurs travaux ouvrent la voie à de nouvelles recherches.

Reférence

Extremal Kerr Black Holes as Amplifiers of New Physics
Gary T. Horowitz, Maciej Kolanowski, Grant N. Remmen, and Jorge E. Santos
Phys. Rev. Lett. 131, 091402 – Published 31 August 2023

  ABSTRACT

We show that extremal Kerr black holes are sensitive probes of new physics. Stringy or quantum corrections to general relativity are expected to generate higher-curvature terms in the gravitational action. We show that in the presence of these terms, asymptotically flat extremal rotating black holes have curvature singularities on their horizon. Furthermore, near-extremal black holes can have large yet finite tidal forces for infalling observers. In addition, we consider five-dimensional extremal charged black holes and show that higher-curvature terms can have a large effect on the horizon geometry.

  • Received 8 April 2023

DOI:https://doi.org/10.1103/PhysRevLett.131.091402

Published by the American Physical Society

27/09/2023 Un bel avenir pour les BCI

Les BCI ou Brain Computer Interface sont des implants cérébraux permettant à des personnes paralysées des membres supérieurs de commander des micro-ordinateurs en utilisant les claviers de ceux-ci. La firme américaine Synchron https://synchron.com expérimente de tels implants avec une autorisation de l’US Food ans Drug Administration accordée en 2021.

Depuis, deux essais cliniques ont montré l’efficacité de cette procédure. Des patients volontaires dotés de cet interface ont pu mouvoir les muscles de leur bras pour actionner le clavier d’un ordinateur. Dans le même temps un système de détection des mouvements oculaires pouvait le cas échant les renseigner sur la fiabilité des ordres transmis.

Deus essais cliniques ont été organisés pour vérifier le succès de ces dispositifs, l »un, SWITCH, impliquanr quatre volontaires en Australie, l’autre, COMMAND, cinq aux Etats-Unis. Ils ont pu procéder avec succès à des opérations simples telles qu’envoyer des e-mails ou payer des factures.

La procédure utilisée par Synchron pour introduire des implants appropriés dans le cerveau vise à ne pas faire appel à des opérations à cerveau ouvert. Elle utilise la technique bien éprouvée des « electrode array » ou Stentrode, réseau d’électrodes introduites dans la veine jugulaire et permettant l’accès aux vaisseaux sanguins proches du cortex moteur https://alsnewstoday.com/news/aan-2022-stentrode-brain-device-safe-allows-hand-free-computer-control-trial-data/

Dans le cadre de cette procédure, les électrodes n’ont pas un accès direct aux neurones cérébraux, ce qui réduit les risques d’infection.

En cas de succès, Synchron envisage de commercialiser son dispositif. Elon Musk s’est dit intéressé pour son entreprise Neuralink.

27/09/2023 Nouvelle hypothèse concernant l’évolution des reptiliens avant le triassique

Un fossile d’une espèce de reptile jusqu’ici inconnu vivant il y a environ 250 millions d’années en Chine du temps des dinosaures, peut modifier les hypothèses actuelles concernant l’évolution des reptiliens.

Ce fossile a été découvert en 2019 et nommé Psorausphargis.

Les roches où il a été découvert ont montré qu’il vivait dans des lagons d’eau salée. Il était un des plus grands reptiles marins existant à cette époque. L’examen de ses restes ont fait penser qu’il se nourrissait d’invertébrés marins tels que le  siphonophore géant de la famille des Apolemia, un invertébré cousin des méduses actuelles. et de petits poissons.

Il s’agissait d’un des plus grands reptiles vivant à cette époque. Il se protégeait des autres prédateurs par de grandes écailles plates, analogues à celles des crocodiles. Il paraît proche des iguanes marins modernes. Mais son long cou le rapproche aussi des dinosaures marins très abondants à cette époque. Il s’agissait sans doute d’un ancêtre des plésiosaures très nombreux dans les mers un peu plus tard.

Cette découverte conforte l’hypothèse suggérée par de récentes études génétiques selon laquelle les tortues, les reptiles et les oiseaux d’aujourd’hui proviennent d’un grand groupe commun qui les réunissait il y a 250 millions d’années dans le Triassique supérieur.

Référence
An armoured marine reptile from the Early Triassic of South China and its phylogenetic and evolutionary implications

Andrzej S Wolniewicz and others

August 8 2023

  1. https://doi.org/10.7554/eLife.83163
  2. Abstract
    Sauropterygia was a taxonomically and ecomorphologically diverse clade of Mesozoic marine reptiles spanning the Early Triassic to the Late Cretaceous. Sauropterygians are traditionally divided into two groups representing two markedly different body plans – the short-necked, durophagous Placodontia and the long-necked Eosauropterygia – whereas Saurosphargidae, a small clade of armoured marine reptiles, is generally considered as the sauropterygian sister-group. However, the early evolutionary history of sauropterygians and their phylogenetic relationships with other groups within Diapsida are still incompletely understood. Here, we report a new saurosphargid from the Early Triassic (Olenekian) of South China – Prosaurosphargis yingzishanensis gen. et sp. nov. – representing the earliest known occurrence of the clade. An updated phylogenetic analysis focussing on the interrelationships among diapsid reptiles recovers saurosphargids as nested within sauropterygians, forming a clade with eosauropterygians to the exclusion of placodonts. Furthermore, a clade comprising Eusaurosphargis and Palatodonta is recovered as the sauropterygian sister-group within Sauropterygomorpha tax. nov. The phylogenetic position of several Early and Middle Triassic sauropterygians of previously uncertain phylogenetic affinity, such as Atopodentatus, Hanosaurus, Majiashanosaurus, and Corosaurus, is also clarified, elucidating the early evolutionary assembly of the sauropterygian body plan. Finally, our phylogenetic analysis supports the placement of Testudines and Archosauromorpha within Archelosauria, a result strongly corroborated by molecular data, but only recently recovered in a phylogenetic analysis using a morphology-only dataset. Our study provides evidence for the rapid diversification of sauropterygians in the aftermath of the Permo-Triassic mass extinction event and emphasises the importance of broad taxonomic sampling in reconstructing phylogenetic relationships among extinct taxa.

26/09/2023 L’heptaméron ou le monde à 7 pôles

Nous lisons ce texte de Alexandre Douguine dans https://www.geopolitika.ru/article/novyy-mnogopolyarnyy-poryadok-geptarhiya-i-eyo-smysly

transduction anglaise

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2023/09/24/le-nouvel-ordre-multipolaire-l-heptarchie-et-ses-significati-6462794.html

Extraits

L’ordre mondial évolue si rapidement aujourd’hui que les institutions associées à la politique internationale n’ont pas le temps d’y répondre de manière adéquate et de le comprendre pleinement. En Russie, il existe une théorie timide selon laquelle le droit international est quelque chose de solide et de stable, qui prend en compte les intérêts de toutes les parties, tandis que la théorie des « règles » et de l’ordre fondé sur des règles promue par l’Occident collectif et les élites nord-américaines est une sorte d’astuce pour consolider l’hégémonie de Washington. Cette question mérite d’être examinée plus en détail.

L’ordre mondial prémoderne

Résumons les mutations fondamentales de l’ordre mondial au cours des 500 dernières années, c’est-à-dire depuis le début de l’ère moderne.

Avant le début de l’ère des Grandes Découvertes Géographiques (qui coïncide avec le passage du Prémoderne au Moderne, de la société traditionnelle à la société moderne), le monde était divisé en zones de plusieurs civilisations autonomes. Celles-ci échangeaient entre elles à différents niveaux, parfois de manière conflictuelle, mais aucune ne remettait en cause l’existence même de l’autre, acceptant tout tel que c’était.

Ces civilisations sont les suivantes: 

   – L’écoumène chrétien occidental (catholique) ;

    – L’écoumène chrétien oriental (orthodoxe) ;

    Empire chinois (y compris ses satellites culturels – Corée, Viêt Nam, en partie Japon et certains États d’Indochine) ;

    – Indosphère (comprenant en partie l’Indochine et les îles indonésiennes) ;

    – L’Empire iranien (y compris les régions d’Asie centrale sous forte influence iranienne) ;

    – L’Empire ottoman (héritant dans les grandes lignes de la plupart des dominations abbassides – y compris le Maghreb et la péninsule arabique) ;

    – Un certain nombre de royaumes africains indépendants et développés ;

    – Deux empires américains (Inca et Aztèque).

Chaque civilisation comprenait plusieurs pouvoirs et souvent de nombreux groupes ethniques très différents. Chaque civilisation avait une identité religieuse distincte qui s’incarnait dans la politique, la culture, l’éthique, l’art, le mode de vie, la technologie et la philosophie.

En substance, il s’agissait du zonage de l’humanité à l’époque où toutes les sociétés, tous les États et tous les peuples vivaient dans les conditions d’une société traditionnelle et construisaient leur existence sur la base de valeurs traditionnelles. Toutes ces valeurs étaient sacrées, profondément religieuses. En même temps, elles étaient différentes pour chaque civilisation. Parfois plus, parfois moins, selon le cas, mais en général, toutes les civilisations acceptaient l’existence des autres comme une évidence (si, bien sûr, elles se rencontraient).

Il est intéressant de noter que l’Occident et l’Orient chrétiens se sont considérés comme des écoumènes distincts, comme deux empires, avec une prédominance du rôler papal en Occident et du rôle impérial en Orient (de Byzance à Moscou, la Troisième Rome).

Il s’agit du premier modèle de relations internationales. Il n’existait pas de droit international général à cette époque, car chaque civilisation représentait un monde complet et totalement autonome – non seulement une culture souveraine, mais aussi une compréhension parfaitement originale de l’existence environnante, de la nature. Chaque empire vivait dans son propre cosmos impérial, dont les paramètres et les structures étaient déterminés sur la base de la religion dominante et de ses principes.

——————


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un système bipolaire a vu le jour. Désormais, tous les pays « souverains » nominalement reconnus ne le sont plus, et seuls deux des trois camps idéologiques subsistent. La paix de Yalta a consolidé la division du pouvoir entre les camps capitaliste et socialiste, et l’ONU est devenue l’expression de ce nouveau modèle d’ordre mondial. Le droit international est désormais fondé sur la parité (essentiellement nucléaire) entre l’Ouest capitaliste et l’Est socialiste. Les pays du Mouvement des non-alignés se voient accorder une certaine liberté d’équilibre entre les pôles.

Les années 2000 ont été marquées par une situation particulière où tous les systèmes de relations internationales et, par conséquent, tous les types de droit international fonctionnaient simultanément. Des civilisations longtemps oubliées et effacées se sont réaffirmées sous une forme renouvelée et ont commencé à s’institutionnaliser, comme en témoignent les BRICS, l’OCS, l’Union économique eurasienne, etc. Le prémoderne s’est mêlé au postmoderne.

Dans le même temps, de nombreuses dispositions du système westphalien ont été préservées dans le droit international par inertie. La souveraineté des États nationaux est toujours reconnue comme la principale norme des relations internationales, même si ce n’est que sur le papier. Des réalistes comme S. Krasner [6] ont franchement reconnu que la thèse de la souveraineté appliquée à toutes les puissances de l’ordre mondial moderne, à l’exception des vraies grandes puissances, est une pure hypocrisie et ne correspond à rien dans la réalité. Mais la diplomatie mondiale continue à jouer le monde westphalien, dont il ne reste que des ruines fumantes.

Heptapolarité

Aujourd’hui, après le 15ème sommet des BRICS, une telle heptapolarité de sept civilisations est largement esquissée :

    – Occident libéral ;

    – Chine maoïste-confucianiste ;

    – Russie eurasienne orthodoxe ;

    – Inde védantique ;

    – Monde islamique (sunnite-chiite) ;

    – Amérique latine ;

    – l’Afrique.

Ses contours sont assez clairement dessinés. Mais bien sûr, ce modèle n’est pas encore devenu un nouveau système de droit international. Nous en sommes encore loin.

Cependant, nous devons être attentifs à la profondeur de la rupture totale et radicale avec l’Occident pour justifier le droit à l’existence des civilisations et de leurs valeurs traditionnelles. Tous les pôles devront rejeter les postulats de base de l’Occident qui leur ont été inculqués de manière constante et compulsive, ainsi qu’à l’ensemble de l’humanité, depuis le début du Nouvel Âge :

    – l’individualisme,

    – le matérialisme,

    – l’économisme,

    – la technologie comme destin,

    – le scientisme,

    – la laïcité,

    – la domination de l’argent,

    – la culture de l’hédonisme et de la décadence,

    – le progressisme, etc.

Tout cela doit être retiré de la culture de toute personne qui revendique un pôle indépendant, une civilisation distincte. Aucune des grandes cultures, à l’exception de la culture occidentale, n’est fondée sur ces principes. Toutes les valeurs traditionnelles y sont totalement opposées.

La libération progressive de l’idéologie coloniale de l’Occident prédéterminera également les paramètres de base d’un nouveau système de relations internationales et d’un nouveau modèle de droit international.

Pour l’instant, les partisans d’un ordre multipolaire sont appelés à contrer de manière réactive l’enracinement des règles dictées par l’Occident global, qui s’accroche au moment unipolaire tout en connaissant un processus de lente agonie. Mais bientôt, cela ne suffira plus, et les pays des BRICS élargis – les civilisations qui ont (re)fait surface – devront poser la question du sens du sacré, de la Tradition et de ses valeurs, de l’éternité et de la dimension transcendante de l’existence.


Le nouveau nomos de la Terre est devant nous. Une bataille féroce s’engage pour en dessiner les contours. Tout d’abord en Ukraine, qui est le front entre l’ordre mondial unipolaire et l’ordre mondial multipolaire. Et toutes les structures des différentes couches du droit international – de l’antique classique au westphalien, du bipolaire à l’unipolaire – sont clairement présentes dans cette guerre brutale pour les significations et les orientations du nouveau monde qui est en train de se créer sous nos yeux.

Notre réaction

Ne pas confondre le scientisme et la science

On peut dans l’ensemble accepter les postulats de ce texte. Nous n’y reviendrons pas ici . Mais il comporte un point qui est inadmissible. Ce point consiste à confondre le scientisme et la science.

La science, sous ses formes rudimentaires, non comprise par les premiers humains, a permis à ceux-ci d’évoluer de l’état de primate à celui d’homo sapiens. Dans l’avenir elle devrait permettre d’accéder au système solaire proche, voire au delà.

Ils accepteront ce faisant de devenir partiellement, pour compléter leur potentiel biologique, des « homo artificialis » Mais leurs valeurs fondamentales ne devraient pas disparaître pour autant. Elles devraient au contraire se renforcer

25/09/2023 Quels Rafale seront-ils embarqués sur le PANG ?

Ce nom peu harmonieux désigne le Porte-Avions de Nouvelle Génération qui remplacera vers 2040 l’actuel Charles de Gaulle de la marine nationale française – PANG qu’il vaudra mieux réaliser en deux exemplaire, quel que soit la coût, disons le en passant, car chacun sait qu’un porte-avions est immobilisé pour maintenance et formation la moitié de son temps de service.

Par ailleurs, les Rafale Marine, qui équipent actuellement le Charles de Gaulle devront dans les prochaines années, à l’instar des autres Rafale, être remplacés . Il s’agira du Rafale F5 en cours de développement chez Dassault Aviation. Bien que sa livraison à la Direction Générale de l’Armement (DGA) ne soit pas prévue avant 2035, il suscite déjà un grand intérêt. 

Voir https://www.avionslegendaires.net/2023/08/actu/le-dassault-aviation-rafale-f5-ringardisera-la-concurrence-europeenne-et-russe/

Avec cet avion totalement interconnecté, Dassault Aviation compte bien surclasser ses concurrents les plus directs que sont le consortium européen Eurofighter et le géant russe United Aircraft Corporation. Même l’avionneur américain Lockheed-Martin, qui vend ses F35 aux pays assez naïfs pour s’en équiper à un prix individuel minimum de 200 millions de dollars, aura du mal à suivre.

Au cœur du Rafale F5, on trouve le radar de nouvelle génération RBE2-XG. Ce radar révolutionnaire, doté d’une technologie à base de nitrure de gallium et de calculs par intelligence artificielle, représente une avancée significative par rapport aux radars AESA d’aujourd’hui (Radar à Antenne Active https://fr.wikipedia.org/wiki/Radar_%C3%A0_antenne_active.

Il est conçu pour être capable d’identifier tous les objets volants dans son champ, y compris les chasseurs de 5e génération en mode furtif. De plus, il sera capable de détecter des cibles de plus petite taille, comme les microdrones, jusqu’à présent quasiment indétectables par les radars actuels.

 Le premier vol d’un avion de la DGA Essais en Vol équipé de ce radar est prévu dans les cinq prochaines années, et sa production en série devrait commencer au début de la prochaine décennie.

Outre le radar, l’optronique secteur frontale (OSF) de l’avion subira également une modernisation. Elle devrait offrir des capacités accrues en matière de résolution d’imagerie, renforçant ainsi les capacités de surveillance de l’avion.

S’agissant des missiles embarqués, l’Office National d’Études et de Recherches Aérospatiales (ONÉRA) et l’entreprise MBDA travaillent sur le successeur de l’ASMP-A, le missile air-sol moyenne portée amélioré. L’ASN4G, tel qu’il est actuellement connu, sera à la fois très furtif et rapide. Ce missile garantira la continuité du vecteur de frappe nucléaire de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Une version conventionnelle pourrait éventuellement remplacer les missiles de croisière SCALP-EG.

24/09/2023 A propos des origines de la vie dans l’univers ?

Des échantillons prélevés il y a trois ans sur l’astéroïde Bennu à des centaines de millions de kilomètres de la Terre, vont être récupérés après avoir été rapportés par la sonde américaine Osiris-Rex. Celle-ci revient sur Terre après un voyage de deux ans, chargée de « matière primitive » prélevée sur l’astéroïde par un petit robot, entre 2018 et 2021. Concrètement, il s’agit de matière qui existait avant la formation du système solaire et qui est susceptible de nous éclairer sur les origines de celui-ci.

Selon l’astrophysicienne  Antonella Barucci, co-investigatrice de la mission, citée par France-info, la mission vise aussi à chercher des informations sur les milieux interstellaires (la matière qui remplit l’espace entre les étoiles dans la galaxie), sur la nébuleuse protosolaire (le nuage qui a donné naissance au système solaire), sur les astéroïdes, sur la formation de la Terre… Ce qui est en jeu, selon elle, c’est de comprendre l’origine de la vie.

Le terme de comprendre l’origine de la vie mérite d’être précisé. Tous ceux qui sont censés comprendre, selon Antonella Barucci, les origines de la vie, sont eux mêmes des formes de cette vie. Peuvent ils alors comprendre les origines de celle-ci, non pas seulement sur la Terre, mais dans le système solaire, mais dans l’univers ?

De plus, comprendre les origines de la vie dans l’univers exigerait alors concrètement que nous comprenions les origines de l’univers, lequel a engendré le système solaire., lequel à vu naître la vie.

Note: Désormais nous éditerons en rouge les rares phrases de nos futurs articles qui nous paraitront mériter quelque réflexion.

23/09/2023 Piloter des drones par l’Intelligence Artificielle (AI)

Les drones sont de plus en plus utilisés, notamment dans des opérations militaires. Ils sont généralement commandés par des pilotes humains à terre, communiquant avec eux par radio. Seuls ceux que l’on nomme des drones suicides peuvent se jeter sur un objectif sans intervention humaine à condition d’avoir été programmés avec précision à l’avance.

Des scientifiques suisses de l’Université de Zurich viennent de présenter un programme d’Intelligence Artificielle qu’ils ont nommé Swift, capable de piloter seul un drone quadroptère engagé dans une course de vitesse sur parcours complexe comportant des obstacles variés difficiles à éviter, même pour les pilotes humains expérimentés des autres drones.

Les drones étaient engagés dans une course dite Drone Racing League World Champion. Les drones doivent y pratiquer couramment une vitesse de 100 km/h  et y supporter des accélérations de 5g. Ils doivent évidemment ne pas se heurter.

Swift, l’AI, a gagné 15 courses sur 25, à une vitesse souvent supérieure à celle des autres drones compétiteurs. Swift utilise un programme comportant des éléments d’AI et des sous-programmes informatiques classiques.

Les possibles usages militaires de tels drones intelligents ont évidemment été évoqués. On peut prévoir que l’infatigable président de l’Ukraine Volodomir Zélinsky demandera à la Suisse de lui en fournir quelques exemplaires.

Article

Champion-level drone racing using deep reinforcement learning

Nature 

volume620
pages 982–987 (2023)Cite this article

  • Abstract

First-person view (FPV) drone racing is a televised sport in which professional competitors pilot high-speed aircraft through a 3D circuit. Each pilot sees the environment from the perspective of their drone by means of video streamed from an onboard camera. Reaching the level of professional pilots with an autonomous drone is challenging because the robot needs to fly at its physical limits while estimating its speed and location in the circuit exclusively from onboard sensors1. Here we introduce Swift, an autonomous system that can race physical vehicles at the level of the human world champions. The system combines deep reinforcement learning (RL) in simulation with data collected in the physical world. Swift competed against three human champions, including the world champions of two international leagues, in real-world head-to-head races. Swift won several races against each of the human champions and demonstrated the fastest recorded race time. This work represents a milestone for mobile robotics and machine intelligence2, which may inspire the deployment of hybrid learning-based solutions in other physical systems.

23/09/2022 Le pape n’avait rien à faire à Marseille

Devant le Mémorial en l’honneur des marins et des migrants morts en mer, le souverain pontife a demandé « des actes » face aux drames « qui ensanglantent la Méditerranée », exhortant le Vieux Continent à choisir la « culture de l’humanité ». AFP

Or le pape n’avait rien à faire à Marseille, sinon se donner le beau rôle face à la chrétienté et au reste du monde.

Le Vatican est suffisamment informé pour savoir que si des migrants naïfs viennent de plus en plus d’Afrique par la mer, c’est par ce qu’ils y sont poussés par de véritables maffias internationales s’enrichissant du prix du passage.

Plus tard lorsque des embarcations surchargées coulent, ce sont ces maffias qui se chargent d’accueillir à terre les survivants récupérés par des marines européennes en faisant payer aux familles le coût de cet « accueil » . Selon des informations fournies par les polices nationales, les plus jeunes de ces femmes sont prises en main par les maffias et livrées à la prostitution et à des sévices dont l’Europe avait perdu le souvenir.

Le pape sait fort bien que plus l’Italie ou la France faciliteront le passage aux migrants, plus il y en aura. A cet égard les prévisions sont inquiétantes. Avec le changement climatique rendant le continent africain de moins en moins vivable, ce seront des centaines de millions de migrants qui voudront prendre le chemin de l’Europe. Combien l’Eglise catholique qui est riche en hébergera-t-elle au Vatican ?

22/09/2023. Des trous noirs particulièrement affamés

Si les trous noirs font toujours l’objet de spéculations, des universitaires de la Northwestern University, située au nord de Chicago, pourraient avoir découvert une caractéristique inédite les concernant. Dans une étude référencée ci-dessous et publiée le 20 septembre 2022 dans The Astrophysical Journal, les chercheurs expliquent avoir découvert que si la matière s’agrège en disque autour de cet abîme gravitationnel, ce disque peut être violemment déchiré par la gravité et absorbé extrêmement rapidement, en quelques mois seulement.

Les astrophysiciens se sont basés sur des modélisations en 3D de quasars pour mener à bien leur étude. Le terme quasar désigne plus spécifiquement des trous noirs supermassifs trouvés dans les noyaux actifs de jeunes galaxies (AGC, Active galactic nucleus), émettant des rayonnements quasi stellaires. Une importante quantité de matière orbite autour de ces quasars, formant un disque d’accrétion principalement composé de poussières et de gaz. « La théorie classique portant sur le fonctionnement des disques d’accrétion calcule que l’état d’un disque évolue lentement autour d’un trou noir. Mais nous avons constaté certaines variations, et il s’avère que certaines parties du disque peuvent être ingurgitées en quelques mois », détaille le doctorant Nick Kaaz dans un communiqué.

En modélisant les disques d’accrétion autour de quasars, les chercheurs ont compris que ces derniers se fractionnent en deux parties, l’une interne et l’autre externe. Les deux adoptent alors un mouvement gyroscopique, dont la portion interne semble se mouvoir bien plus rapidement. La raison est simple : ces larges bancs de matière se font engloutir à grande vitesse en plongeant au-delà de l’horizon des événements. Les deux parties du disque d’accrétion se « heurtent » alors à différents angles, la portion externe déversant de la matière dans le disque interne. Le cycle se répète ainsi, offrant un festin gargantuesque au trou noir.

Les visualisations standard d’un disque d’accrétion d’un trou noir le représentent comme plat et relativement uniforme. Mais cette scission s’explique sur ces nouvelles modélisations par une déchirure provoquée par l’importante force gravitationnelle exercée par le trou noir. Pour Kaaz et ses collaborateurs, cette théorie pourrait expliquer les extrêmes variations de luminosité observées chez certains quasars. Découverts à la jonction des années 1950 et 1960, ces objets parmi les plus lumineux et énergétiques observables dans l’Univers, recèlent encore de nombreux mystères.

Merci à Futura Sciences
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-trous-noirs-dechirent-engloutissent-leurs-proies-vitesse-vertigineuse-107836/

Référence
Nozzle Shocks, Disk Tearing, and Streamers Drive Rapid Accretion in 3D GRMHD Simulations of Warped Thin Disks

https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ace051

Nicholas Kaaz1,2, Matthew T. P. Liska3, Jonatan Jacquemin-Ide2, Zachary L. Andalman2,4, Gibwa Musoke5, Alexander Tchekhovskoy1,2, and Oliver Porth5

Published 2023 September 20 • © 2023. . Published by the American Astronomical Society.

The Astrophysical JournalVolume 955Number 1Citation Nicholas Kaaz et al 2023 ApJ 955 72DOI 10.3847/1538-4357/ace051

Abstract

The angular momentum of gas feeding a black hole (BH) may be misaligned with respect to the BH spin, resulting in a tilted accretion disk. Rotation of the BH drags the surrounding spacetime, manifesting as Lense–Thirring torques that lead to disk precession and warping. We study these processes by simulating a thin (H/r = 0.02), highly tilted (${ \mathcal T }=65^\circ $) accretion disk around a rapidly rotating (a = 0.9375) BH at extremely high resolutions, which we performed using the general-relativistic magnetohydrodynamic code H-AMR. The disk becomes significantly warped and continuously tears into two individually precessing subdisks. We find that mass accretion rates far exceed the standard α-viscosity expectations. We identify two novel dissipation mechanisms specific to warped disks that are the main drivers of accretion, distinct from the local turbulent stresses that are usually thought to drive accretion. In particular, we identify extreme scale height oscillations that occur twice an orbit throughout our disk. When the scale height compresses, « nozzle » shocks form, dissipating orbital energy and driving accretion. Separate from this phenomenon, there is also extreme dissipation at the location of the tear. This leads to the formation of low-angular momentum « streamers » that rain down onto the inner subdisk, shocking it. The addition of low-angular momentum gas to the inner subdisk causes it to rapidly accrete, even when it is transiently aligned with the BH spin and thus unwarped. These mechanisms, if general, significantly modify the standard accretion paradigm. Additionally, they may drive structural changes on much shorter timescales than expected in α-disks, potentially explaining some of the extreme variability observed in active galactic nuclei.

22/09/2023 La saga catastrophique du F35 continue

Nous lisons dans le journal marocain L’Opinion, en date du 10 janvier 2023

« En décembre 2021, plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux ont annoncé que le Maroc aurait exprimé son intérêt pour les avions de chasse américains F-35, tout en sollicitant la médiation d’Israël auprès de l’Administration Biden pour autoriser la vente de ces avions de chasse furtifs aux Forces Armées Royales. …

Cependant d’autres obstacles d’ordre économique s’opposent à l’acquisition de ces avions, dont le coût exorbitant d’exploitation et la cherté de l’entretien. Jugé comme «Le programme d’armement le plus cher de l’Histoire», les F-35 requièrent une enveloppe d’approximativement 42.000 dollars  par heure de vol, nous indique un haut responsable du ministère français de la Défense. »

Pour notre modeste part, nous conseillons au roi du Maroc de ne pas acquérir de F35. Tout autre avion de combat ferait mieux. Le F35 continue a accumuler les incidents de vol. Ceux-ci en font l’avion le plus dangereux au monde pour les forces armées qui, sous la pression continue de Washington, ont eu la faiblesse de s’en commander.

Le F 35 n’épargne pas l’US Air Force elle-même. Ainsi on apprend que le pilote d’un des appareil, ayant rencontré du mauvais temps n’ayant rien d’exceptionnel, apparemment tétanisé par l’impossibilité de contrôler son avion, s’était éjecté au dessus de la Caroline du Sud. L’avion du fait de sa furtivité, avait continué à voler seul pendant plusieurs heures sans qu’il soit possible à terre de le localiser. Finalement il a fini par s’ écraser au sol non loin d’une zone habitée, mais sans faire de victimes.

L’Incident n’est pas fait l’objet de commentaires officiels, ni chez Dassault, ni dans les Etats européens qui, OTAN oblige, ont jugé bon de s’équiper de ces appareils.

https://nypost.com/2023/09/20/f-35-pilot-ejected-over-south-carolina-due-to-bad-weather/