13/11/2023 Le sionisme d’après Alexandre Douguine

Nous republions ici un article d’Alexandre Douguine sur le sionisme, transmis ce jour par Philippe Grasset, responsable du site DeDefensa, que nous remercions en votre nom à tous

Sur Douguine, voir Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Douguine

L’essence du sionisme

Le sionisme est l’idéologie d’Etat d’Israël. Pourquoi les Juifs croient-ils qu’ils sont le people élu ? Quelle est la signification de la diaspora juive comme tradition juive ? Pourquoi le sionisme est-il, d’une part, une continuation du judaïsme, et d’autre part, sa réfutation ?

Comme toute religion, le judaïsme a de nombreuses dimensions. En parler d’une manière simpliste, pour le louer ou le condamner, est primitif.

Le judaïsme est lié à la croyance que les Juifs sont le peuple élu (principalement dans un sens religieux). Leur but est d’attendre le Messie, qui sera le Roi d’Israël. Ainsi, leur religion est associée à l’attente du Messie.

D’après le judaïsme, au début du premier millénaire, les Juifs partirent dans la diaspora. Le Second Temple fut détruit, marquant le début d’une histoire bimillénaire de leur dispersion. Cette ère fait partie de la tradition juive. Le but est d’expier les péchés d’Israël accumulés durant les précédentes périodes historiques. Si cette expiation est sincère et la repentance profonde, alors d’après la tradition juive le Messie apparaîtra, signifiant la bénédiction du peuple élu. Dans ce cas, le retour des Juifs en Israël, l’établissement d’un Etat indépendant, et la création du Troisième Temple s’ensuivra.

C’est la structure de la culture juive de l’attente. Les représentants les plus cohérents de cette approche sont les fondamentalistes du mouvement Neturei Karta. Ils disent que le Dieu juif leur a ordonné d’endurer les souffrances de l’exil, et donc il faut attendre la fin et se repentir de ses péchés. Et quand le Messie viendra, on pourra revenir dans la Terre Promise.

Comment se fait-il que l’Etat ait déjà été établi et que des interdictions aient été violées ? Pour comprendre que l’Israël moderne est en complète contradiction avec la religion juive, il faut revenir au XVIIe siècle, à l’époque du pseudo-messie Shabbataï Tzvi, le héraut du sionisme. Il affirma qu’il était le Messie, et donc que  les Juifs pouvaient retourner en Israël. Le sort de Shabbataï Tzvi est triste. Lorsqu’il arriva devant le Sultan ottoman avec des revendications sur la Palestine, il se vit donner un choix : soit être décapité, soit se convertir à l’islam. Alors quelque chose d’étrange se produisit : Shabbataï Tzvi se convertit à l’islam. A cette époque, ce fut une déception majeure pour les communautés juives.

Cependant, des adeptes de Shabbataï Tzvi (le sabbataïsme) apparurent – ses enseignements se répandirent particulièrement parmi les Juifs ashkénazes et d’Europe de l’Est. Le mouvement hassidique se développa parallèlement, qui n’avait aucune orientation eschatologique ou messianique mais qui disséminait les enseignements kabbalistiques parmi les gens ordinaires.

Dans certaines sectes sabbataïstes (en particulier parmi les “frankistes” en Pologne), une théologie surgit : supposément, Shabbataï Tzvi était le véritable Messie et était délibérément passé à l’islam ; ainsi, il avait commis une « trahison sacrée » (il avait trahi le judaïsme pour hâter la venue du Messie).

Par une telle logique, on peut facilement se convertir à d’autres religions. Jacob Frank, par exemple, se convertit d’abord à l’islam, puis au catholicisme, arguant que les Juifs dévoraient les enfants chrétiens. Il viola complètement toutes les formes du talmudisme et trahit sa foi – mais la doctrine secrète de Frank suggérait qu’après le XVIIe siècle, la notion même de Messie avait changé. Maintenant, ce sont les Juifs eux-mêmes qui devenaient [collectivement] le Messie – il n’y avait pas besoin de l’attendre, donc même si vous trahissez votre religion, vous êtes saint – vous êtes Dieu.

Ainsi, un environnement intellectuel fut créé pour le sionisme. Le sionisme est le satanisme juif, le satanisme à l’intérieur du judaïsme, chamboulant toutes ses fondations. Si dans le judaïsme on doit attendre la venue du Messie, alors dans le sionisme un Juif est déjà Dieu. Cela est suivi par des violations des commandements talmudiques.

Cela conduit à des relations spécifiques entre le sionisme et le judaïsme. D’une part, le sionisme est une continuation du judaïsme ; d’autre part, il est sa réfutation. Les sionistes disent qu’il n’y a plus besoin de se repentir de quoi que ce soit ; ils ont suffisamment souffert, et ils sont Dieu.

Cela explique la particularité de l’Etat sioniste moderne, qui mise non seulement sur Israël mais aussi sur les Juifs laïcs, les libéraux juifs, les communistes juifs, les capitalistes juifs, les chrétiens juifs, les musulmans juifs, les hindous juifs, etc., qui représentent tous le réseau du frankisme – chacun d’eux peut confortablement commettre une trahison sacrée, construire un Etat, affirmer leur domination mondiale, et établir une interdiction de critiquer le sionisme (dans certains Etats américains, critiquer l’Etat d’Israël est identifié à de l’antisémitisme).

La seule étape qui leur reste à faire est de faire sauter la Mosquée Al-Aqsa et de commencer la construction du Troisième Temple. Soit dit au passage, des fonds pour l’étude du Mont du Temple ont déjà été alloués par la Knesset – tout se dirige dans cette direction.

Comment peut-on apaiser un conflit avec des racines métaphysiques aussi profondes par des appels à l’ONU, par des phrases comme « réconciliez-vous » ou « observez les droits de l’homme » ? Dans le conflit palestinien, ils ont dédaigné depuis longtemps ces droits humains. De plus, nous entendons des déclarations de plus en plus absurdes venant d’eux – par exemple, accuser d’antisémitisme des gens qui défendent en réalité les Palestiniens sémites.

Si nous sortons de l’hypnose, du brouillard de la bêtise, et de fragmentation postmoderne de la conscience, nous verrons une image très étrange et terrifiante de ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient.

Alexandre Douguine

Le 6 juin 2018, re-publié le 10 novembre 2023

   

13/11/2023. L’erreur de parcours d’Emmanuel Macron

En France, où la République se veut aussi ouverte que possible à tous les mouvements politiques démocratique, qu’ils soient dans la majorité ou l’opposition, l’absence du Président de cette même République à la manifestation contre l’antisémitisme du 12 novembre a provoqué l’incompréhension.

Ceci d’autant plus que la majorité comme une partie de l’opposition, pour une fois unis, avaient appelé à manifester et que  dans un domaine aussi sensible, les images comptent plus que les discours. Voir à Paris en tête du cortège Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, qui président respectivement l’Assemblée Nationale et le Sénat, ne pouvait que dramatiquement souligner l’absence d’Emmanuel Macron.

Les proches du pouvoir avaient expliqué que la présence de celui-ci aurait paru cautionner la guerre que mène actuellement Israêl contre le Hamas dans la bande de Gaza et à Gaza même, guerre dont le nombre des victimes ne cesse d’augmenter. Mais Emmanuel Macron aurait pu expliquer publiquement qu’il condamnait les agressions antisémites que subit de plus en plus en France la population juive sans approuver pour autant la politique d’Israël à ses frontières.

On peut craindre que l’absence du Président de la République à la marche contre l’antisémitisme encourage de plus en plus de nouveaux actes antisémites dans certains banlieues françaises. Les explications embarrassées d’Emmanuel Macron, données pour justifier son absence, n’ont convaincu personne, à supposer qu’elles aient été écoutées.

Il y a plus grave. L’absence d’Emmanuel Macron a dès maintenant été présentée par les agents du Hamas menant une guerre psychologique en Europe comme la preuve du fait que le Président de la République voulait se désolidariser d’Israël dans l’offensive que mène actuellement ce dernier à Gaza, sans oser le dire ouvertement.

12/11/2023 Sur la gravitation quantique

Aujourd’hui deux grands cadres théoriques inspirent les études du cosmos. L’un est du à Einstein, sous le nom de théorie de la gravitation, l’autre relève de la physique quantique  qui décrit le comportement des objets physiques au niveau le plus petit dit nanoscopique. Elle intéresse notamment les atomes, les électrons et les photons.

Ces théories s’ignorent ou pire, dans certains cas, elles semblent se contredire. C’est pourquoi les théoriciens sont à la recherche d’une synthèse qui s’appellerait la gravitation quantique ou quantum gravity. Les travaux en ce sens ont récemment progressé, mais sont loin d’avait encore abouti. C’est ce que montre un article du 28 octobre 2023 intitulé In Search of Quantum Gravity de Lyndia Chiou dont nous ferons-ci dessous une adaptation rapide.

L’article vient d’être publié en anglais par le NewScientist sous le titre de
In search of quantum gravity 28 october 2023 p.30

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Pour Einstein, la fabrication de l’espace-temps n’existe pas en propre. L’espace-temps découle des relations entre la masse et l’énergie, donnant naissance à la gravité. De plus les équations d’Einstein étant continues, la fabrication de l’espace-temps doit être homogène .

Aujourd’hui, la majorité des physiciens considère que l’espace-temps doit obéir aux lois de la physique quantique qui gouvernent les particules et les champs. Ceci veut dire que si on l’analysait suffisamment dans le détail, on verrait qu’il est constitué non pas de rien, mais de quelque chose d’autre, de petits éléments homogènes analogues aux briques en architecture.

Malheureusement il n’existe pas aujourd’hui assez de preuves montrant que l’espace-temps est « quantisé » ;. Les éléments que l’on imaginerait être les pixels de l’espace temps, ou ses représentations les plus élémentaires, devraient être si petits que leur observation directe serait impossible.

Ne peut-on dans ce cas faire appel à des observations indirectes ?

Aujourd’hui les physiciens ont imaginé diverses expériences pouvant faire apparaître une bfois pour toutes de quoi est fait l’espace-temps, si du moins il est fait de quelque chose. Le physicien Giovanni Amelino-Camelia de l’Université de Naples vient de publier en juin 2023 un article (non disponible à ce jour) détaillant les mesures de particules fondamentales dites neutrinos qui ont une masse mais interagissent difficilement avec la matière. Dans l’espace-temps classique, ils devraient voyager à des vitesses proches de celle de la lumière. Mais certaines théories relatives à l’espace-temps quantique leur attribue une pesanteur suffisante pour les ralentir en fonction de leur énergie.

Observant des neutrinos dans l’observatoire antarctique dit IceCub Neutrino Observatory, Amelino-Camélia et son équipe constatèrent de tels ralentissements. Ils y virent là l’évidence d’un espace-temps quantifié constitué d’une jungle de fluctuations que l’on ne distingue plus en l’observant à trop grande distance.

Ces fluctuations, dites écume quantique seraient le résultat de particules quantiques dites gravitons émergeant en permanence puis disparaissant après s’être heurtées. La physicienne américaine Kathryn Zurek s’est spécialisée dans l’étude des gravitons. Elle estime que nous pourrions les observer si nous vivions dans un univers holographique. Le principe holographique affirme que même si tout ce que nous percevons dans l’univers est en 3 dimensions (3D) , il pourrait être considéré comme émergeant d’un univers en 2D, plat comme une feuille de papier. Dans ce cas les fluctuations quantiques pourraient être agrandies jusqu’à être observables .

Sur cette base, elle a proposé une expérience dans laquelle un interféromètre pourrait faire apparaître des « gravitons » (voir https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0370269321006031).

Ceux- ci pourraient être considérés comme des  « pixels de l’espace temps » se déplaçant en nuage de façon fluctuante mais cohérente. Elle a nommé ce nuage géant un pixellon et considère qu’il pourrait modifier la trajectoire de la lumière autour de lui de façon à être visible dans l’interféromètre.

Elle admet qu’une telle expérience ne sera pas pour demain. Elle collabore donc avec les spécialistes de l’interférométrie pour définir un appareil plus sensible que l’actuel observatoire LIGO .

Pour Zahid Mehdi, de l’université de Canberra (Australie), il ne faut plus considérer que les photons sont sans masse, si bien que la gravité ne les affecte pas . Au contraire Einstein a montré que l’énergie et la masse sont équivalentes, si bien que des photons très énergétiques peuvent produise un léger champ gravitationnel. Celui-ci pourrait être suffisant pour modifier l’espace-temps d’une façon mesurable.

En juin 2023, Mehdi et ses collaborateurs ont prévu qu’en dotant des photons d’une très haute énergie, ils interagiraient de façon différente sous l’effet d’une force de gravité classique ou d’une « gravité quantifiée ».

Ils ont proposé une expérience dans laquelle un rayon de lumière serait coupé en deux dans le sens longitudinal avant que les deux moitiés soient rapprochées afin que le rayon puisse redevenir normal. Dans ce cas, leurs schémas d’interférence seraient différents selon qu’ils seraient soumis à une gravité classique ou une gravité quantifiée. Une telle expérience nécessiterait de puissants lasers et des miroirs réfléchissants spéciaux. Elle n’est donc pas pour demain.

Des masses intriquées

Par ailleurs, si la gravité était une force quantique, elle devrait se comporter de façon quantique. Une façon de le tester serait de vérifier si deux objets pourvus de masse peuvent être l’objet d’intrications quantiques (entanglement) L’intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules forment un système lié et présentent des états quantiques dépendant l’un de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare.

Une telle expérience a été longtemps impossible, parce que l’observation détruit l’état quantique d’un objet. Mais en 2017, Sougato Bose de l’University College London a proposé une expérience de laboratoire qui pourrait être intéressante. Pour cela, il faudrait mettre une petite masse d’un diamètre de quelques millièmes de millimètre en état de superposition quantique. Ceci signifie qu’elle serait dotée d’un certain nombre d’états quantiques superposés, jusqu’à ce qu’elle soit observée et « collapse » dans un état non quantique unique . Ensuite une seconde masse, se trouvant dans un état équivalent, sera rapprochée de la première.

Si la gravité était quantique, on pourrait espérer voir les gravitons se matérialiser temporairement pour intriquer les deux masses. Dans ce cas la gravité serait quantique par nature. C’est ainsi que l’on pourrat vérifier la nature quantique de la gravité. Si ce n’avais pas été le cas, les deux masses ne se seraient pas superposées gravitationnellement et aucun graviton ne serait apparu pour les intriquer.

La gravité post quantique

Si la question leur était posée, la plupart des physiciens parieraient en faveur de la thèse selon laquelle la force de gravité serait quantique. Les trois autres forces de la nature l’étant, pourquoi pas elle ? Cependant le physicien britannique Johnathan Oppeihem n’est pas convaincu. En un siècle d’efforts, dit-il, nous n’avons pas été capable de quantiser la gravité.

Il explore une voie différente selon laquelle la gravité serait « presque quantique » ? Il la nomme « post-quantum classical gravity ». Il estime que l’espace-temps et la gravité peuvent être classiques tout en restant compatibles avec tout  le reste qui est quantique. Pour cela l’interaction entre les particules quantiques et la force de gravité classique ne doit pas donner de résultats prévisibles .

S’il apparaît que dans certains cas la gravité semble quantique, cela peur être du à l’incertitude des observations relatives à la position des particules dans le champ gravitationnel.

Oppenheim a proposé deux expériences différentes permettant de préciser les concepts de gravité post-quantique. Il est trop tôt pour en discuter ici

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10/11/2023 Brésil . Hotels de luxe et protection des droits des communautés indigènes

Au Brésil , la « communauté indigène » vivant à Marica, dans le village Guarani dit  Ka’Aguy Hovy Porã (connu en portugais comme  Aldeia Mata Verde Bonita) est en cours d’expropriation par un projet d’hotels touristiques nommé  “Maraey” ce qui signifie Terre innocente (land without evils)

Ce projet est financé par la firme espagnole Cetya avec les participations des  Marriott Hotels américains, de l’allemand Siemens et de l’Ecole Hotelière de Lausanne. Il comprendra 3 hôtels de luxe avec un total de 1100 chambres désignées comme « paradise living ». L’emplacement prévu est une bande étroite de côte classée comme réserve biologique en 1984, 40 km au sud du fleuve San Francisco. Les Guarani, privés de leurs terres et traditions, n’auront plus qu’à chercher du travail le long du Sao Francisco.

Rappelons que dans le même temps la forêt amazonienne, présentée comme le poumon de la planète, subit les assauts conjugués du réchauffement climatique, de la sécheresse et d’une exploitation forestière débridée. Les spécialistes prévoient que si rien n’est fait, elle deviendra vite une savane.
https://reporterre.net/La-destruction-de-l-Amazonie-se-poursuit-a-un-rythme-jamais-vu-dans-l-histoire

Pour en savoir plus

https://theconversation.com/bluewashing-how-ecotourism-can-be-used-against-indigenous-communities-212485

L’auteure, Michelle Mielly est professeure à l’École de Management de Grenoble

09/11/2023 Origine des premiers trous noirs super-massifs.

L’observation des quasars montre que de nombreux trous noirs supermassifs étaient en place moins de 700 millions d’années après le Big Bang. Mais l’origine de ces premiers trous noirs demeure mystérieuse. Elle pourrait être de la lumière (pour une masse de 10 à 100 masses solaires) résultant de l’effondrement des premières étoiles, ou de la condensation de nuages de gaz primordiaux bien plus importants.

Une équipe d’astronomes de la NASA en utilisant les données recueillies précédemment par le Chandra X-ray Observatory de la NASA et récemment par le James Webb Space Telescope, a détecté un trou noir émetteur de rayons X derrière l’amas de galaxies dit  Abell 2744. Nommé UHZ-1, ce trou noir a une masse située entre 10 millions et 100 millions de masses solaires. Il est éloigné de nous de 13,2 milliards d’années lumière . Ceci signifie que les téléscopes observent l’univers tel qu’il était à l’âge de 450 millions d’années

Cette découverte conforte l’hypothèse selon laquelle les trous noirs supermassifs résultent de la condensation de masses interstellaires importantes (heavy seeds)

Référence

[Submitted on 24 May 2023 (v1), last revised 25 Sep 2023 (this version, v2)

Evidence for heavy seed origin of early supermassive black holes from a z~10 X-ray quasar

Authors …….

Observations of quasars reveal that many supermassive black holes (BHs) were in place less than 700 million years after the Big Bang. However, the origin of the first BHs remains a mystery. Seeds of the first BHs are postulated to be either light (i.e., 10−100 M⊙), remnants of the first stars or heavy (i.e., 104−105 M⊙), originating from the direct collapse of gas clouds. Harnessing recent data from the Chandra X-ray Observatory, we report the detection of an X-ray-luminous massive BH in a gravitationally-lensed galaxy identified by JWST at z≈10.3 behind the cluster lens Abell 2744. This heavily-obscured quasar with a bolometric luminosity of Lbol∼5×1045 erg s−1 harbors a MBH∼107−108 M⊙ BH assuming accretion at the Eddington limit. This mass is comparable to the inferred stellar mass of its host galaxy, in contrast to what is found in the local Universe wherein the BH mass is ∼0.1% of the host galaxy’s stellar mass. The combination of such a high BH mass and large BH-to-galaxy stellar mass ratio just ∼500 Myrs after the Big Bang was theoretically predicted and is consistent with a picture wherein BHs originated from heavy seeds.

Comments:27 pages, 6 figures, accepted
Subjects:Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA); High Energy Astrophysical Phenomena (astro-ph.HE)
Cite as:arXiv:2305.15458 [astro-ph.GA]
 (or arXiv:2305.15458v2 [astro-ph.GA] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2305.15458 Focus to learn more


18/11/2023 Faudra-t-il renoncer à chiffrer l’Internet  ?


Dans un message sur les réseaux sociaux, nous nous publions ci-dessous les références et l’abstract, le Dr Gerk et Mme Ann Gerk affirment qu’un petit appareil tel qu’un smartphone peut casser les clés de chiffrement RSA les plus puissantes utilisées aujourd’hui grâce à une technique mathématique « cachée depuis environ 2 500 ans, c’est-à-dire depuis Pythagore » et dont il serait l’inventeur.

Il a ensuite précisé qu’aucune technique de cryogénie ni aucun matériau spécial n’avait été utilisé pour réaliser l’exploit de craquage de la clé RSA-2048.

Ceci serait une très mauvaise nouvelle pour tous ceux, privés et publics, qui veulent confidentialiser leurs échanges sur Internet. Mais que l’on ne s’inquiète pas trop, de nouvelles méthodes de chiffrement seront vite découvertes.

Rappel

La cryptographie quantique consiste à utiliser les propriétés de la physique ou mécanique quantique(https://fr.wikipedia.org/wiki/Physique_quantique) pour établir des protocoles de cryptographie qui permettent d’atteindre des niveaux de sécurité supposée totale à ce jour en utilisant uniquement des phénomènes classiques (c’est-à-dire non-quantiques).(https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptographie_quantique)

Un exemple important de cryptographie quantique est la distribution quantique de clés, qui permet de distribuer une clé de chiffrement secrète entre deux interlocuteurs distants, tout en assurant la sécurité de la transmission grâce aux lois de la physique quantique et de la théorie de l’information. Cette clé secrète peut ensuite être utilisée dans un algorithme de chiffrement symétrique, afin de chiffrer et déchiffrer des données confidentielles1.

Elle ne doit pas être confondue avec la cryptographie post-quantique qui vise à créer des méthodes de cryptographie résistante à un attaquant possédant un calculateur quantique.

La cryptographie quantique, qui repose sur la transmission de qubits générés aléatoirement, assure l’inviolabilité des échanges en toutes circonstances. Ces qubits constituent des clefs, qui sont ensuite utilisées dans des protocoles de chiffrement classiques. Compte tenu du fait qu’il est impossible de  copier ou reproduire» une information quantique sans qu’elle soit détruite, ou impossible de mesurer un état quantique sans le modifier , la lecture de l’information par un intrus serait immédiatement détectée par les destinataires du message.

Pour envoyer des qubits sur de grandes distances, le support privilégié est le photon . Celui-ci permet l’encodage de l’information sur des variables observables telles que la polarisation de la lumière. La polarisation est une propriété qu’ont les ondes vectorielles de présenter une répartition privilégiée de l’orientation des vibrations qui les composent. Les ondes électromagnétiques, telles que la lumière, ou les ondes gravitationnelles ont ainsi des propriétés de polarisation.

Source

https://www.researchgate.net/publication/373516233_QC_Algorithms_Faster_Calculation_of_Prime_Numbers

Abstract

We factored numbers with more than 10^1000 decimal digits, and the capital cost was less than $1,000. The quantum computing (QC) version used here has simultaneous multiple-states logic (following ‘all states at once’), with more than a googol of possible states. We show that the equivalence of QC techniques (with IBM, Google and others compared with our version of QC) has been hidden for about 2,500 years – since Pythagoras. All our computations were done in a commercial cellphone, or a commercial Linux desktop, as our QC devices — opening the user market to many industries, and to prove the point — no cryogenics or special materials were used. As studied for 19 years and based on ZSentry, as used commercially from 2004 to 2014, we disclose that we are working on a post-quantum, HIPAA compliant, end-to-end, patent-free, export-free, secure online solution, to replace RSA as soon as possible. One needs a quantum-resistant algorithm, because all existing public-key encryption can be broken. We further present 8 empirical conjectures, all supported by experiments, that should be helpful in the further development of QC, and applications to other areas. Applications to healthcare and cosmology are suggested.

07/11/2023 Les difficultés de l’armée ukrainienne

Annoncé par des experts militaires depuis plusieurs semaines, l’échec de la contre-offensive ukrainienne est désormais officiel : « Tout comme lors de la Première Guerre mondiale, nous avons atteint un niveau technologique tel que nous nous trouvons dans une impasse », a reconnu le commandant en chef des forces de Kiev, Valeri Zaloujny, dans un entretien paru mercredi 1er novembre dans l’hebdomadaire britannique  The Economist

https://www.economist.com/by-invitation/2023/11/01/the-commander-in-chief-of-ukraines-armed-forces-on-how-to-win-the-war

https://www.economist.com/europe/2023/11/01/ukraines-commander-in-chief-on-the-breakthrough-he-needs-to-beat-russia

Que veut-il dire par niveau technologique. L’aide américaine  a depuis quelques mois commencé à fournir à Kiev des armes d’une technologie comparable à celles des armées déjà en service dans l’Otan. Mais il lui impossible d’aller plus loin, notamment en matière d’armement nucléaire, même de faible intensité, sauf à entrer directement en guerre avec Moscou.

De toutes façons il faudrait plusieurs mois pour que l’armée ukrainienne apprenne à se servir des armes dont les forces russes semblent déjà dotées.

En fait, ce n’est pas d’armes d’un haut niveau technologique dont manque l’armée ukrainienne c’est d’hommes

Elle a été formée avec une partie des Forces armées soviétiques en 1991 lors de l’indépendance de l’Ukraine. Les Forces armées de l’Ukraine comptent 246 445 militaires dans le service actif (en 2021), et environ 900 000 réservistes.

En Russie, une armée de campagne se base sur plusieurs groupes spécialisés et compte en moyenne plus de 40.000 militaires. Un corps d’armée russe a un effectif établi entre 20.000 et 40.000 militaires et comprend plusieurs brigades et régiments en fonction de sa composition.

On dit que les militaires russes sont moins équipés et moins motivés à se battre que leurs opposants ukrainiens  Mais à la longue c’est l’armée la plus nombreuse qui finit par l’emporter. C’est de cette façon que l’armée Rouge avait fini par battre la Wehrmacht durant le seconde guerre mondiale.

06/11/2023 Comparaison rapide entre le SNA français Suffren et son homologue russe K329 Belgorod.

sources Wikipedia

La classe Suffren issue du programme Barracuda, est la deuxième génération de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de la Marine nationale et succède à la classe Rubis. Six sous-marins de classe Suffren doivent être construits. Leur admission au service actif doit s’échelonner entre 2022 et 2030. La tête de série, le Suffren, a été livrée à la Marine nationale le 6 novembre 2020 à Toulon. Les cinq autres unités devraient suivre à raison d’une unité tous les deux ans environ.

Les sous-marins de la classe Suffren sont deux fois plus gros que les Rubis qu’ils remplacent, avec un déplacement en plongée de 5 300 tonnes et une longueur de 100 m, contre respectivement 2 670 tonnes et 73,6 m. Ils restent néanmoins des sous-marins compacts si on les compare à leurs homologues anglaisrusses et américains. Ils peuvent emporter jusqu’à 24 armes, panachage de torpilles F21, de missiles anti-navires Exocet et de missiles de croisière MdCN. Ces derniers leur permettent de remplir de nouvelles missions par rapport aux Rubis. Grâce à des équipements fortement automatisés, ils embarquent un équipage limité à 65 marins et sont féminisables. Ils disposent d’une autonomie de 70 jours en vivres.

Longueur~ 178 m à 184 m
Maître-bau~ 15 m
Déplacement14 700 t en surface 24 000 à 30 000 t en immersion
Propulsion2 réacteurs OK-650M.02, puissance totale 190 MW
Longueur 99,5 mètres1 contre 178
Maître-bau8,8 mètres
Tirant d’eau7,3 mètres contre
Tirant d’air8,4 mètres
Déplacement4 650 t (surface)
5 300 t (plongée)
Propulsionhybride électrique/turbine réacteur à eau pressurisée K15 de 150 MW
2 turbo-alternateurs
2 moteurs Diesel de secours SEMT Pielstick de 480 kW
1 hélice carénée2
Puissance150 MW (réacteur) ; 10 MW (turbo-alternateurs)
VitesseSupérieure à 23 nœuds (42,6 km/h) en plongée 14 nœuds (25,93 km/h) en surface 4
Profondeurplus de 350 m (secret défense)
Caractéristiques militaires
Rayon d’actionIllimité, 70 jours de vivres

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Le K-329 Belgorod (Белгород) est un croiseur sous-marin nucléaire de premier rang russe.

Ce submersible à visées stratégiques4 a été construit sur la base d’un bâtiment de la classe Oscar II (désignation OTAN) et fait partie des systèmes d’armes présentés par le président russe Vladimir Poutine au cours de son discours annuel du 1er mars 2018

Les capacités opérationnelles du K-329 Belgorod et sa destination aux missions spéciales font qu’il est confié aux spécialistes des plongées en eaux profondes du GUGI ( ГУГИ en russe, pour Direction principale de la recherche en haute mer du ministère de la Défense de la fédération de Russie (ru) ) de la 29ème Brigade autonome des sous-marins de la flotte du Nord, stationnée en baie d’Olenia dans la base navale de Gadjievo et non du ministère de la Défense russe, et non de la flotte maritime militaire de Russie.

Le K-329 Belgorod est par ailleurs identifié pour devenir le premier vecteur des torpilles nucléaires Status-6 Poseidon en phase d’essai en avril 2021

En décembre 2019, les essais de démarrage du sous-marin K-329 Belgorod sont en cours, et sa mise en service actif était prévue pour la fin de l’année 2020 Cependant, avec l’accident intervenu à bord du sous-marin Losharik en juillet 2019, il devient évident que cette mise en service actif se retrouve reportée en 2021

Début avril 2021, un article de l’agence Tass indiquait un changement d’objectif de déploiement pour la mise en service du sous-marin K-329, avec une priorité finalement donnée à la zone Pacifique.

Ce passage au second plan des objectifs en Arctique peut être mis en relation avec les répercussions de l’accident à bord du Losharik en juillet 2019, comme avec la montée des tensions en mers de Chine, ce dans le cadre du partenariat militaire régulier entre la Russie et la Chine dans cette zone maritime

Au 5 avril 2021, l’agence RIA Novosti annonçait qu’une source confirmait l’achèvement des essais en cours pour le mois de septembre 2021 . Des aléas rencontrés durant ces essais en mer ont cependant entrainé de nouveaux retards de plusieurs mois; finalement, l’agence de presse Tass annonce le 26 janvier 2021 tenir d’une source non-officielle que le K-329 Belgorod sera mis en service pour l’été 2022, avec une cérémonie prévue pour le 31 juillet

Le 8 juillet 2022, le K-329 Belgorod est livré officiellement à la marine russe par le chantier naval Sevmash. Au cours de la cérémonie, le Commandant en chef de la marine de guerre russe, Nikolay Yevmenov, a souhaité souligner l’apport important de ce sous-marin dans le cadre d’expéditions scientifiques

K – 329 Belgorod
TypeSous-marin à propulsion nucléaire
ClasseOscar II
Fonctionmilitaire à caractère stratégique (système d’arme nucléaire exclusivement sous-marin embarqué)
Histoire
ConstructeurSevmash
Chantier navalSeverodvinsk
Quille poséejuillet 1992
Lancement23 avril 2019
Équipageestimé à 110 sous-mariniers
Caractéristiques techniques
Longueur~ 178 m à 184 m1,2
Maître-bau~ 15 m
Déplacement14 700 t en surface
24 000 à 30 000 t en immersion
Propulsion2 réacteurs OK-650M.023, puissance totale 190 MW1
Profondeur500 à 520 m
Caractéristiques militaires
Armement6 torpilles nucléaires Poséidon1
Rayon d’actionsupposé illimité, mais dépendant de l’autonomie alimentaire à bord (~120 jours)
Pavillon Russie