22/10/2023 Projet russe d’avion de transport aérien lourd TAK 130

Cet appareil est destiné à remplacer pour les 30 prochaines années le cèlébre Antonov AN 22

Nous lisons dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Iliouchine_Il-106_PAK_VTA que l’avion est destiné à remplacer l’Antonov An-22 et l’avion de transport lourd Antonov An-124 dans l’armée de l’air russe. Sa cellule sera basée sur l’Ilyushin Il-106 ( Илью́шин Ил-106) des années 90, mais modernisé avec de nouveaux moteurs et une nouvelle  avionique

Le projet du PAK TA a été lancé dans le but de développer un corps d’aile mixte  dit aussi à aile volante pour un avion de transport super-lourd (jusqu’à 200 tonnes de fret) capable d’évoluer à une vitesse supersonique à pleine charge et en utilisant partiellement une énergie électrique renouvelable. Quatre-vingt avions devaient être construits d’ici 2024.

Des essais du premier exemplaire étaient prévus pour fin 2022  .L’actuelle guerre en Ukraine a-t-elle retardé le planning ?

Qu’en est-il exactement ?

Pour en savoir plus

ПАК ВТА (перспективный авиационный комплекс военно-транспортной авиации), также известен под обозначением СТВТС (сверхтяжёлый военно-транспортный самолёт) — российский проект сверхтяжёлого транспортного самолёта, разрабатываемый КБ Ильюшина.

21/10/2022 Le mystérieux hélium 3

Des scientifiques ont découvert une concentration sans précédent d’hélium-3 dans les anciennes coulées de lave de l’île de Baffin, au Canada. Ce rare isotope de l’hélium pourrait provenir du noyau terrestre et livrer des informations inédites sur la formation de notre planète.

Mais dans l’immédiat c’est son rôle possible dans la fusion nucléaire actuellement étudiée par le programme français Iter, qui intéressera.

L‘hélium 3, selon Wikipedia, noté 3He, est l’isotope de l’hélium dont le nombre de masse est égal à 3 : son noyau atomique compte deux protons et un seul neutron, avec un spin 1/2+ pour une masse atomique de 3,016 03 g/mol. Cet isotope stable — non radioactif — est caractérisé par un excès de masse de 14 931,219 keV et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de 2 573 keV1.

Recherché pour ses applications potentielles en fusion nucléaire, l’hélium 3 est rare sur Terre, où il constitue environ 200 à 300 ppm de l’hélium du manteau . Dans l’atmosphère terrestre, on compte 5,2 ppm d’hélium, dont l’hélium 3 représente seulement 1,38 ppm, soit une fraction d’à peine 7,2 × 10-12 de l’atmosphère dans son ensemble. Tout comme l’hydrogène, l’hélium 3 provient essentiellement de la nucléosynthèse primordiale, aux premiers instants de l’Univers, et n’est pas issu de la nucléosynthèse stellaire ; il est consommé dans les étoiles comme le lithium, le béryllium et le bore. Il est présent dans les couches externes du Soleil dont les éléments sont isolés des réactions de fusion du centre. Le vent solaire en envoie dans le reste du système solaire. Repoussé par le champ magnétique terrestre, il est rare sur la Terre. Par contre il s’est accumulé accumulé à la surface de la Lune du fait l’absence d’atmosphère de celle-ci.

Les roches arctiques dissimulent bien des secrets, que les scientifiques tentent de percer un à un. C’est l’exploit qu’ont réussi Forrest Horton, géochimiste à la Woods Hole Oceanographic Institution, et son équipe de chercheurs. Selon une étude publiée mercredi 18 octobre 2023 dans Nature, ils ont découvert une quantité encore jamais observée sur la Terre d’hélium-3 (3He), un isotope de l’hélium rare et prisé, dans les anciennes coulées de lave de l’île de Baffin, archipel arctique canadien.

Ils ont également observé la présence d’hélium-4 (4He), un autre isotope qui n’avait encore jamais été mis au jour dans les roches volcaniques terrestres.

Les scientifiques savaient que la lave sur l’île de Baffin contenait des niveaux magmatiques de 3He/4He plus élevés que ceux identifiés ailleurs sur Terre. « Ce qui était surprenant, c’est que nous avons mesuré des ratios 3He/4He qui s’étendent à des valeurs beaucoup plus élevées qu’on ne le pensait auparavant », réagit le chercheur. Selon l’équipe, cet hélium pourraient provenir du noyau terrestre.

En effet, lorsque la Terre a commencé à se former il y a environ 4,6 milliards d’années, l’hélium 3 de la nébuleuse solaire s’est retrouvé piégé dans le noyau de la Terre, où il demeure encore aujourd’hui avec d’autres éléments primordiaux. Les nouveaux relevés sur l’île de Baffin viennent corroborer des recherches antérieures suggérant que de petites quantités d’hélium 3 et d’autres éléments rares s’échappent du noyau afin de remonter à la surface terrestre.

La découverte n’est pas anodine. L’hélium 3 pourrait devenir dans un futur plus ou moins lointain le carburant idéal des centrales nucléaires à fusion contrôlée, sur le modèle du projet ITER permettant de produire des quantités considérables d’énergie propre, c’est-à-dire sans pollution chimique ni radioactive.

Voir
https://www.nature.com/articles/s41586-023-06590-8.epdf?sharing_token

21/10/2022 L’uranium bleu

Le récent coup d’état au Niger, pays dont la France importe actuellement l’essentiel de l’uranium nécessaire à son parc nucléaire, avait provoqué une certaine inquiétude à Paris. En fait d’autres pays produisant de l’uranium ont fait des offres et le combustible ne devrait manquer.

On apprend aujourd’hui, par un article du site Révolution énergétique, que des chercheurs australiens auraient mis au point une méthode permettant d’extraire de l’uranium de l’eau de mer.

L’eau de mer contient de grandes quantités d’uranium naturel, estimées à 4,5 milliards de tonnes , c’est-à-dire plus de mille fois l’uranium contenu dans les gisements terrestres connus.

Cependant la concentration de l’uranium dans l’eau de mer est particulièrement faible, de l’ordre de 3 microgramme par litre. Par ailleurs de nombreuses autres corps chimiques sont dilués dans l’eau de mer, notamment le sodium, le calcium, le magnésium et le potassium – c’est-à-dire les substances qui font que l’eau est salée. Leur concentration y est de l’ordre de 400 fois supérieure à celle de l’uranium

Il est donc nécessaire de concevoir un système peu coûteux, impliquant de faibles dépenses énergétiques et capable d’extraire avec une très grande sélectivité l’uranium que l’on recherche.

Aujourd’hui des chercheurs australiens annoncent avoir trouvé une bonne méthode pour ce faire. Ils sont membres de l’Australian Nuclear Science and Technology Organisation (ANSTO) et de l’université de Nouvelle-Galles du Sud,. Ils sont associés à des chercheurs américains de l’Illinois Institute of Technology.

Ils ont étudié une classe de matériaux spécifique appelée hydroxyde double lamellaire (HDL, en anglais Layered Double Hydroxides, LDH). Ces composés sont constitués de couches superposées d’ions négatifs et d’ions positifs, comprenant un troisième élément chimique intercalé entre ces couches. La grande mobilité de ces derniers est une propriété d’un grand intérêt pour des applications industrielles et scientifiques.

Les hydroxydes doubles lamellaires (HDLs), connus aussi sous le nom d’argiles anioniques ou composés de type hydrotalcite, sont des composés lamellaires caractérisés par la formule générale [M1−x2+Mx3+(OH)2]x+[An−]x/n·y H2O, où M représente des cations métalliques (généralement divalents et trivalents), A représente un anion intercalé dans la structure lamellaire hydratée. Les anions intercalés A sont faiblement liés et souvent échangeables.

Les HDL se trouvent dans la nature sous forme de minéraux, sous-produits du métabolisme de certaines bactéries, et aussi involontairement, tels que les produits de corrosion des objets métalliques (rouilles vertes) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroxyde_double_lamellaire

La théorie n’en est encore à ses débuts. Aussi, les chercheurs ont essentiellement mené une étude expérimentale. Ils ont réalisé plusieurs échantillons de HDL à base de magnésium et d’aluminium (dit MgAl), chaque échantillon étant dopé avec des espèces chimiques différentes, dont des terres rares comme le néodyme (Nd), le terbium (Tb) ou l’europium (Eu).

Ils ont ensuite laissé flotter des échantillons de ces différents matériaux dans un récipient d’eau de mer et ont analysé le résultat. Ils ont constaté que le néodyme avait un effet particulièrement significatif, parmi les autres dopants testés, en termes de sélectivité, non seulement par rapport aux éléments les plus abondants cités plus haut (sodium, magnésium, calcium et potassium), mais également par rapport aux autres éléments également présents naturellement dans l’eau de mer, mais moins concentrés, comme l’aluminium, le titane, le fer ou le strontium.

Le mécanisme physique exact qui rend le composé aussi efficace avec le néodyme n’est pas encore élucidé. Il est certain que l’étude évoquée ici apportera un progrès dans leur compréhension. Sans oublier le fait que cette forte sélectivité, combinée avec le fait qu’il s’agit de substances relativement faciles à produire, rend plus probable l’extraction de l’uranium de l’eau de mer à grande échelle, et à un prix compétitif.

Référence

Bedford et al, Enhanced uranium extraction selectivity from seawater using dopant engineered layered double hydroxides, Energy Advances, vol. 2, no. 8, pp. 1067-1226, DOI: 10.1039/d3ya00154g (2023)

20/10/2023 La mission Psyche de la Nasa

Psyche est un objet céleste de taille intermédiaire entre celles des gros astéroides et des petites planètes naines telles que Ceres orbitant autour de la Terre dans une région dite ceinture des astéroïdes (asteroid belt) située entre les orbites de Mars et de Jupiter

 Psyché est l’un des dix astéroïdes les plus massifs de la ceinture d’astéroïdes. Il fait plus de 200 km de diamètre et contient un peu moins de 1 % de la masse totale de la ceinture d’astéroïdes. Son diamètre est en moyenne de 226 km et sa forme est celle d’une pomme de terre. Il est composé d’un mélange de fer et de nickel très proche de celui que l’on pense pouvoir trouver au centre de la Terre

Début octobre 2023 la Nasa a lancé un vaisseau spatial vers Psyche Le voyage durera 6 ans pour faire 3,6 milliards de kilomètres.

Psyche est un objet céleste de taille intermédiaire entre celles des gros astéroides et des petites planètes naines telles que Ceres orbitant autour de la Terre dans une région dite ceinture des astéroïdes (asteroid belt) située entre les orbites de Mars et de Jupiter

 Psyché est l’un des dix astéroïdes les plus massifs de la ceinture d’astéroïdes. Il fait plus de 200 km de diamètre et contient un peu moins de 1 % de la masse totale de la ceinture d’astéroïdes. Son diamètre est en moyenne de 226 km et sa forme est celle d’une pomme de terre. Il est composé d’un mélange de fer et de nickel très proche de celui que l’on pense pouvoir trouver au centre de la Terre

Début octobre 2023 la Nasa a lancé un vaisseau spatial vers Psyche Le voyage durera 6 ans pour faire 3,6 milliards de kilomètres

Qu’espère-t-elle découvrir ?

Les astéroides de type M, comme Psyche, sont supposés être les restes de planètes détruites au début du système solaire. Dans ce cas, les éléments les plus pondéreux, comme les métaux, ont coulé vers le centre. Les éléments plus légers ont flotté vers les couches extérieures.. Par la suite, à l’occasion de collisions, les couches extérieures ont été arrachées, laissant derrière elles le cœur métallique.

Concernant la Terre, l’étude du noyau central ne peut être qu’indirecte. Il faut faire appel pour cela à la seismologie, en enregistrant les vibrations causées par les tremblements de terre se propageant vers l’intérieur de la planète.

On peut utiliser ensuite la simulation et les expérience de laboratoire pour recréer les hautes pressions et température régnant au centre de la Terre.

Un article de Nature, référencé ci-dessous, présente ces différentes approches

https://www.nature.com/articles/s41467-023-41725-5

19/10/2023 Conséquences en France des crimes commis par le Hamas

Organisation terroriste se réclamant des Frères musulmans et soutenue par l’Iran, le Hamas n’a jamais été tenu juridiquement responsable de ses actes par la communauté internationale. Or, depuis sa création en 1987, la liste de ses crimes est longue : attentats terroristes, utilisation de civils palestiniens comme boucliers humains, stockage de matériels militaires sous des hôpitaux et des écoles, tirs de roquettes indiscriminés. Cette liste est confirmée par l’Organisation des Nations unies.

Or, présenté comme un mouvement de libération nationale, le Hamas continue à bénéficier de l’indulgence d’un Occident pour qui il est le faible alors qu’Israel est le fort. Le 7 octobre 2023, dans la logique implacable d’un pogrom, le Hamas a massacré bébés, enfants, femmes, personnes âgées et hommes parce que « nés » juifs.

Le plus faible semble toujours avoir toutes les excuses, même lorsque celui-ci est doté d’un arsenal impressionnant de roquettes, de missiles et de drones armés et qu’il oppresse 2 millions de Palestiniens habitant à Gaza. Cette indulgence tacite reste ancrée dans une perception traditionnelle du conflit israélo-palestinien au sein de milieux prétendument progressistes.

En France, la terreur que fait régner le Hamas est comparable  Après que deux enseignants aient été égorgé par des militants se réclamant du Hamas, les autorités ont refusé de donner le nom de l’un de ces enseignants, Samuel Paty, à un lycée français, menacées par les associations de parents d’élèves d’en retirer leurs enfants.

Quant au terrorisme du Hamas, la réaction quasi unanime des Pouvoirs Publics et de la population est de prier pour que ceci ne se passe pas en France, dans une France qui se veut cinquième puissance militaire mondiale.

19/10/2023 Une « loi de l’augmentation de l’information fonctionnelle »

Neuf scientifiques et philosophes américains relevant de la Carnegie Institution for Science, viennent de faire paraître un article dans les  Proceedings of the National Academy of Sciences (16 octobre 2023).

Ils y proposent une « loi de l’augmentation de l’information fonctionnelle », selon laquelle tous les « systèmes naturels complexes » – qu’il s’agisse de la vie sur Terre ou des atomes, des minéraux, des planètes et des étoiles – évoluent vers des états « plus structurés, plus diversifiés et plus complexes ».

Il s’agit d’une extension à l’échelle de l’univers de la théorie de l’évolution de Charles Darwin. Celle-ci suggère que toutes les espèces vivantes sont en perpétuelle transformation et subissent au fil des générations des modifications morphologiques comme génétiques. Ce concept a été présenté par Charles Darwin dans son ouvrage L’origine des espèces publié le 24 novembre 1859.

Mais les auteurs vont plus loin en reconnaissant comme fonctions vitales la « stabilité » (capacité à perdurer) et la « nouveauté » (nouvelles configurations).

Pour illustrer le concept de « nouveauté », l’article évoque à la fois des cas qui concernent le vivant, à l’instar de la photosynthèse, de la vie multicellulaire (quand les cellules ont « appris » à coopérer jusqu’à ne former plus qu’un organisme) et des comportements animaux. Mais aussi des exemples au sein du règne minéral . Ainsi, les minéraux de la Terre, qui étaient au nombre d’une vingtaine au début du système solaire, sont aujourd’hui près de 6 000.

Concernant la cosmologie c’est à partir de seulement deux éléments primaires, majeurs – l’hydrogène et l’hélium – que se sont constituées, peu après le big bang, les premières étoiles, au sein desquelles se sont ensuite formés une vingtaine d’éléments chimiques plus lourds, avant que la génération suivante d’étoiles ne s’appuie sur cette diversité initiale pour produire près d’une centaine d’autres éléments.

« Charles Darwin a décrit avec éloquence la façon dont les plantes et les animaux évoluent par sélection naturelle, avec de nombreuses variations et caractéristiques des individus et de nombreuses configurations différentes. Nous soutenons que la théorie darwinienne n’est qu’un cas très particulier et très important au sein d’un phénomène naturel beaucoup plus vaste », résume dans un communiqué le Pr Robert M. Hazen, de Carnegie, qui a supervisé les travaux.

Et son collègue Michael L. Wong, astrobiologiste à Carnegie et premier auteur de l’étude, de compléter : « l’univers génère de nouvelles combinaisons d’atomes, de molécules, de cellules, etc. Les combinaisons qui sont stables et qui peuvent engendrer encore plus de nouveauté continueront à évoluer. »

« C’est ce qui fait de la vie l’exemple le plus frappant de l’évolution, mais l’évolution est partout. »

Cette nouvelle « loi de la nature » qui décrit une complexité croissante n’est pas sans en rappeler une autre : le deuxième principe de la thermodynamique. Celui-ci stipule en effet que « l’entropie » (autrement dit, le désordre) d’un système isolé augmente avec le temps – raison pour laquelle la chaleur circule toujours des objets les plus chauds vers les objets les plus froids.

Pour notre part, nous pourrions naïvement nous demander pourquoi la Carnegie Institution fait appel à tant de scientifiques pour justifier le principe de l’évolution créatrice qui constitue le fondement de toutes les sciences. Sans lui, il faut faire appel à Dieu.

Référence

BIOPHYSICS AND COMPUTATIONAL BIOLOGY

  • On the roles of function and selection in evolving systems

https://doi.org/10.1073/pnas.2310223120

Michael L. Wong https://orcid.org/0000-0001-8212-3036Carol E. Cleland https://orcid.org/0000-0002-8703-7580Daniel Arend Jr.+5, and Robert M. Hazen https://orcid.org/0000-0003-4163-8644 rhazen@carnegiescience.eduAuthors Info & Affiliations

October 16, 2023

120 (43) e2310223120

https://doi.org/10.1073/pnas.2310223120

  • Significance

The universe is replete with complex evolving systems, but the existing macroscopic physical laws do not seem to adequately describe these systems. Recognizing that the identification of conceptual equivalencies among disparate phenomena were foundational to developing previous laws of nature, we approach a potential “missing law” by looking for equivalencies among evolving systems. We suggest that all evolving systems—including but not limited to life—are composed of diverse components that can combine into configurational states that are then selected for or against based on function. We then identify the fundamental sources of selection—static persistence, dynamic persistence, and novelty generation—and propose a time-asymmetric law that states that the functional information of a system will increase over time when subjected to selection for function(s).

Abstract

Physical laws—such as the laws of motion, gravity, electromagnetism, and thermodynamics—codify the general behavior of varied macroscopic natural systems across space and time. We propose that an additional, hitherto-unarticulated law is required to characterize familiar macroscopic phenomena of our complex, evolving universe. An important feature of the classical laws of physics is the conceptual equivalence of specific characteristics shared by an extensive, seemingly diverse body of natural phenomena. Identifying potential equivalencies among disparate phenomena—for example, falling apples and orbiting moons or hot objects and compressed springs—has been instrumental in advancing the scientific understanding of our world through the articulation of laws of nature. A pervasive wonder of the natural world is the evolution of varied systems, including stars, minerals, atmospheres, and life. These evolving systems appear to be conceptually equivalent in that they display three notable attributes: 1) They form from numerous components that have the potential to adopt combinatorially vast numbers of different configurations; 2) processes exist that generate numerous different configurations; and 3) configurations are preferentially selected based on function. We identify universal concepts of selection—static persistence, dynamic persistence, and novelty generation—that underpin function and drive systems to evolve through the exchange of information between the environment and the system. Accordingly, we propose a “law of increasing functional information”: The functional information of a system will increase (i.e., the system will evolve) if many different configurations of the system undergo selection for one or more functions.

18/19/2023 Augmentation préoccupante des cas de cancers précoces

Selon une étude récente, dont nous publions ci-dessous les références et l’abstract, ces trente dernières années, le nombre de personnes de moins de 50 ans chez qui un cancer a été diagnostiqué a augmenté d’environ 80 %. On parle souvent en ce cas de cancers d’apparition précoce ou cancers précoces;

Ces cancers que l’on considérait jusqu’alors comme spécifiques des groupes les plus âgés, sont notamment des cancers de l’intestin, de l’estomac, du sein, de l’utérus et du pancréas.

Ces données sont préoccupantes car certains de ces cancers, en particulier les cancers du pancréas et de l’estomac, se caractérisent par un faible taux de survie. Cela s’explique par le fait que ces cancers sont souvent diagnostiqués à un stade tardif.

Des travaux de recherche ont également montré que le cancer de l’intestin (il s’agit du cancer du gros intestin appelé aussi cancer du côlon ou colorectal) tend à être diagnostiqué à un stade plus avancé chez les adultes jeunes, par rapport aux sujets plus âgés.

S’il ressort clairement de cette étude que le cancer est de plus en plus fréquent chez les adultes de moins de 50 ans, les experts manquent de certitudes quant aux causes de cette augmentation.

Référence

Global trends in incidence, death, burden and risk factors of early-onset cancer from 1990 to 2019

https://bmjoncology.bmj.com/content/2/1/e000049

  1. Authors list
  2. Correspondence to Dr Xue Li; xue.li@ed.ac.uk.; Dr Kefeng Ding; dingkefeng@zju.edu.cn.
Abstract

Objective 
This study aimed to explore the global burden of early-onset cancer based on the Global Burden of Disease (GBD) 2019 study for 29 cancers worldwid.

Methods and analysis
 Incidence, deaths, disability-adjusted life years (DALYs) and risk factors for 29 early-onset cancer groups were obtained from GBD.

18/19/2023 Les succès à l’international des industries françaises de l’armement

Durant la guerre de 1914-18, ce furent le fusil Lebel modèle 1886, la canon de 75 mm, la mitrailleuse Hotchkiss ainsi qu’en fin de guerre le char Renault qui contribuèrent aux succès français. On ajoutera le couteau de tranchée, version renforcé du couteau à viande fabriqué à Thiers.

Le 14 juillet 2023 fut l’occasion de rappeler que la France est le troisième plus gros exportateur d’armes dans le monde derrière les États-Unis et la Russie, mais devant la Chine.

Le Rafale

Longtemps décrié sous l’influence d’une presse largement subventionnée pour ce faire par l’industrie américaine, le Rafale s’est révélé comme le meilleur atout de la France dans ses ventes militaires à l’international. Rien qu’en 2022, le groupe Dassault a vendu 92 de ces avions de chasse de quatrième génération. À eux seuls, les Émirats Arabes Unis ont acheté 80 chasseurs auprès de la France, ils sont suivis de la Grèce et de l’Indonésie qui en ont commandé 6 chacune. En 2023, l’Inde devrait acquérir 26 Rafale dans leur configuration marine : c’est-à-dire la version capable de décoller depuis un porte-avions. L’Indonésie, la Colombie, la Serbie et d’autres pays souhaiteraient également se procurer des Rafale dans les prochains mois

Le Rafale est en train d’être modernisé pour devenir encore plus efficace.  La future version F4 permettra au pilote de tirer des bombes d’une tonne. En entrant les coordonnées GPS de la cible, avant ou pendant le vol, le pilote sera en mesure de tirer dans un périmètre de 50 kilomètres. L’avion sera également équipé d’un viseur de casque Scorpion, fourni par Thales. Grâce à cette technologie, le pilote du chasseur aura simplement à tourner la tête en direction de l’avion ennemi pour ensuite le viser grâce à un affichage sur son casque au lieu de devoir aligner son appareil derrière l’ennemi.

Le Scorpène

L’expertise française est aussi reconnue dans le domaine maritime. L’industriel Naval Group connaît du succès à l’international, notamment grâce à ses sous-marins d’attaque Scorpène. Il s’agit d’un submersible conventionnel avec plus de 2.000 tonnes de déplacement. Ce bâtiment de guerre peut remplir tous les types de missions : lutte contre des navires de surface, destruction d’autres sous-marins, opération d’espionnage ou transport des forces spéciales. Extrêmement discret et rapide, son niveau d’automatisation lui permet d’être opéré par un équipage réduit ce qui diminue significativement les coûts.

Si le besoin s’en faisait sentir, il pourrait être doté d’une propulsion nucléaire

Les SNLE français (lance engins) ne sont pas pour des raisons évidentes, produits pour l’exportation

Le Brésil a acheté 4 Scorpène à Naval Group et l’Inde six. La Roumanie, les Philippines, l’Argentine et l’Indonésie seraient aussi intéressées par les performances du sous-marin français. À noter que le Scorpène est un succès purement international pour Naval Group car la marine nationale ne possède aucun submersible à propulsion conventionnelle dans sa flotte mais uniquement des sous-marins nucléaires.

La frégate FDI

Les submersibles ne sont pas les seuls bâtiments de guerre où Naval Group a démontré ses capacités à l’exportation

C’est notamment le cas de la frégate de défense et d’intervention (FDI), aussi connue sous le nom de Belharra, Athènes a acheté trois de ces navires de guerre à Paris pour un montant d’environ 3 milliards d’euros. D’un tonnage de 4.500 tonnes et long de 122 mètres, il navigue avec un équipage de 120 personnes. Il pourra embarquer un hélicoptère et un drone aérien ainsi que des commandos avec leurs embarcations légères.

Fortement numérisée, cette frégate est le premier navire dont la cyberprotection est intégrée dès la conception du programme. La FDI sera particulièrement performante dans la lutte anti-aérienne avec son radar à plaques Sea Fire. Ce dernier assure une vision constante à 360 degrés permettant de détecter rapidement un objet volant ; qu’il s’agisse d’un missile ou un avion.

Les navires vendus à la Grèce auront la capacité de tirer 32 missiles anti-aériens longue portée Aster 30. Contre les menaces de surface et sous-marines, la frégate dispose d’un canon de huit missiles antinavires Exocet. Elle aussi est équipée de sonars et de tubes lance-torpilles.

Le Caesar

L’industrie française a également prouvé sa maîtrise dans la conception de véhicules blindés en tous genres. L’obusier Caesar est particulièrement demandé à l’étranger, notamment depuis la guerre en Ukraine qui a révélé l’importance que conservent les combats d’artillerie au XXIe siècle.

Pour rappel, ce système d’artillerie est produit par Nexter. Il s’agit d’un canon de 155 millimètres monté sur un camion capable de tirer six coups par minute à une distance de 40 kilomètres. La version modernisée du Caesar comprend une cabine blindée, un moteur plus puissant et d’un nouveau châssis ainsi que de moyens numériques pour le rendre plus précis et plus ergonomique d’utilisation.

“La fiabilité et l’efficacité du Caesar en font l’outil idéal pour les combats de haute intensité”, a assuré son fabricant dans un communiqué. L’obusier a donc connu un succès commercial important avec plus de 337 exemplaires vendus dans plus de huit pays. L’Arabie Saoudite est l’État le plus demandeur de ce système d’artillerie et en possède 132 unités. Vient ensuite la Tchéquie avec 62 exemplaires, l’Indonésie, fidèle cliente des entreprises françaises de la défense, qui en possède 55. On trouve également parmi les pays acheteurs, le Maroc (36 unités), le Danemark (19 unités), la Lituanie (18 unités), la Belgique (9 unités) et la Thaïlande (6 unités).

Autres

D’autres blindés français sont aussi populaires dans le reste du monde. C’est notamment le cas des Griffon produit par Arquus, (ex-Renault Trucks Defense), Thalès et Nexter. En 2019, la Belgique a acheté 382 de ces véhicules à la France. Ces blindés à six roues de nouvelle génération doivent remplacer les véhicules de l’avant blindé VAB vieillissants. Ils ont été développés par les industriels français Nexter, Arquus et Thales, dans le programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat terrestre.

Robuste, bien protégé et mobile, l’appareil possède des protections contre des engins explosifs improvisés ou, des mines. Le blindage nouvelle génération pourra même protéger les militaires de certaines radiations nucléaires et d’attaques chimiques. Le Griffon a pour mission de transporter et d’appuyer des groupes de soldats dans une zone de combat. Le groupe de combat embarqué comportera un pilote, un tireur et neuf combattants. Le véhicule de transport pourra rouler sur une distance de 800 kilomètres sans s’arrêter.

Les missiles

Enfin, la France profite aussi de la bonne santé du groupe européen MBDA qui est la deuxième entreprise au monde en termes de ventes de missiles. L’industriel emploie environ 12.000 personnes réparties entre la France (5.440 personnes), le Royaume-Uni (4.030 personnes), l’Italie (1.400 personnes), l’Allemagne (1.260 personnes), l’Espagne (20 personnes) et les États-Unis (50 personnes). Récemment, le missilier a profité d’une commande de deux milliards d’euros de la part de la France et de l’Italie pour une livraison de 700 missiles Aster. Ces engins ont pour but de protéger des villes, des bases militaires ou des navires. Le missile peut être tiré à la fois par des lanceurs de missiles situés au sol ou bien embarqués ;

. La version modernisée de ce missile est baptisée A30. Elle peut détruire des missiles balistiques dits à courte portée (300 à 600 kilomètres) et la Block 1 NT peut contrer des missiles de moyenne portée (1.300 à 1.500 kilomètres). Pour s’en protéger, l’A30 peut accélérer en moins de quatre secondes à une vitesse de 5.556 kilomètres par heure puis atteindre sa cible en moins de 10 secondes.

NB. Ces données peuvent avoir besoin de mises -à- jour

17/10/2023 Recherches sur le cerveau.

A l’occasion de la préparation en France de la 26e édition de la Semaine du cerveau, du 11 au 17 mars 2024. sous l’égide de la Société des Neurosciences,
des centaines d’événements sont organisés partout en France notamment pour sensibiliser le grand public sur l’importance de la recherche sur la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

Pour notre part, nous republions ici deux textes significatifs

1. L’exemple canadien de la Banque des cerveaux

https://theconversation.com/la-banque-de-cerveaux-douglas-bell-canada-une-mine-dor-pour-la-recherche-sur-les-maladies-du-cerveau-205531

Le cerveau fascine les humains depuis toujours. Mais nos connaissances scientifiques sur ces quelques 1,3 kg de substance fragile enchâssée dans la boîte crânienne ont longtemps été fragmentaires. Or, les percées techniques fulgurantes des dernières années ont inauguré en quelque sorte l’âge d’or des neurosciences moléculaires.

Ces percées ont aussi été permises grâce aux banques de cerveaux, qui conservent des cerveaux humains dans les meilleures conditions pour la recherche scientifique. Nous avons ici à Montréal l’une des plus importantes au monde, la Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada (BCDBC), qui a été fondée en 1980 à l’Hôpital Douglas.

La BCDBC, qui reçoit plusieurs cerveaux chaque mois, a récolté à ce jour plus de 3 600 spécimens. Son équipe traite chaque année des dizaines de requêtes de tissus provenant de scientifiques du Québec, du Canada, et de l’étranger, préparant ainsi environ 2 000 échantillons pour la recherche.

Ces efforts ont permis, au cours des 40 dernières années, un nombre considérable de découvertes sur différentes maladies neurologiques et psychiatriques.

Ce n’est que vers la seconde moitié du XIXe siècle que les scientifiques commencent à identifier les éléments microscopiques qui composent le cerveau.

À cette époque, on le conserve pour la première fois dans le formol, une solution qui préserve les tissus biologiques afin de pouvoir les manipuler plus facilement et de les garder à long terme.

Parallèlement, on développe des instruments de précision et des protocoles permettant d’examiner les caractéristiques microscopiques du tissu nerveux.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, on se contente surtout de conserver des cerveaux de patients, prélevés à l’autopsie, dans le but d’identifier de possibles changements macroscopiques ou microscopiques en lien avec leurs symptômes neurologiques ou psychiatriques.

C’est notamment ce que fait le neurologue allemand Alois Alzheimer, qui analyse le cerveau d’une de ses patientes atteintes de démence. En 1906, il décrit alors, pour la première fois, les lésions microscopiques qui caractérisent la maladie portant aujourd’hui son nom.

Ainsi, jusqu’à la fin des années 1970, de nombreuses collections de spécimens de cerveaux conservés dans le formol se bâtissent dans des milieux hospitaliers, un peu à la façon des anciens cabinets de curiosités.

Vers la fin du XXe siècle, les approches expérimentales permettant l’analyse à haute résolution de cellules et de molécules au sein de tissus biologiques se multiplient.

Il devient alors nécessaire de recueillir et de conserver des cerveaux humains, obtenus grâce au consentement de la personne ou de sa famille, dans des conditions compatibles avec les techniques scientifiques modernes.

On se met à congeler l’un des hémisphères cérébraux afin, notamment, de pouvoir en mesurer les différentes composantes moléculaires. L’autre hémisphère est fixé dans le formol pour des études anatomiques macroscopiques et microscopiques.

C’est dans ce contexte que fut créée la Banque de cerveaux Douglas-Bell Canada.

Des chercheurs de pointe de nombreuses universités à travers le monde bénéficient des échantillons de la BCDBC pour faire progresser leurs recherches. Cela inclut, il va sans dire, plusieurs équipes québécoises.

C’est ainsi que le Dr Judes Poirier, du Centre de recherche Douglas, affilié à l’Université McGill, et son équipe ont découvert que le gène APOE4 constitue un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. Plus récemment, l’équipe du Dr Gilbert Bernier, professeur au Département de neurosciences de l’Université de Montréal, a découvert que les lésions caractéristiques de cette maladie sont associées à une expression anormale du gène BMI1.

Du côté des maladies psychiatriques, et plus particulièrement de la dépression, des progrès importants ont été réalisés tout récemment par le Groupe McGill d’Études sur le Suicide.

Ainsi, en utilisant des méthodes de pointe permettant d’isoler et d’analyser les cellules du cerveau humain, l’équipe du Dr. Turecki est parvenue à identifier précisément les types de cellules dont la fonction est affectée chez des hommes ayant souffert de dépression majeure, puis de découvrir que les types cellulaires en cause dans cette maladie diffèrent entre les hommes et les femmes.

Ces approches expérimentales donnent lieu à des ensembles de données gigantesques pouvant être interrogés dans le cadre d’études subséquentes. C’est le cas, par exemple, de travaux menés dans mon laboratoire et ayant identifié des signes de changements persistants dans la neuroplasticité au sein du cortex préfrontal de personnes ayant un historique de maltraitance infantile. En effet, les études citées ci-dessus nous ont permis de découvrir au moins un des types cellulaires impliqués dans ce phénomène.

En somme, les méthodes expérimentales à notre disposition aujourd’hui permettent ni plus ni moins de « déconstruire » le cerveau en ses composantes élémentaires afin d’en comprendre les fonctions et les dysfonctions.

C’est grâce au travail acharné et au dévouement de toute l’équipe de la BCDBC, ainsi qu’au soutien de tous ses partenaires, de mécènes (souvent anonymes) et d’organismes subventionnaires, et particulièrement le FRQS et son Réseau québécois sur le suicide, les troubles de l’humeur et les troubles associés, que cette ressource inestimable a non seulement réussi à survivre, mais à se développer et à se hisser au rang des plus importantes banques de cerveaux au monde.

Il est permis de croire que la BCDBC aura dans les années à venir un rôle important à jouer dans l’identification de plus en plus précise des causes biologiques des maladies du cerveau, et donc de nouvelles cibles en vue de meilleures approches de prévention, de dépistage et de traitement.

2)  Il existe en France une banque de cerveaux, la biobanque Neuro-CEB, située sur le site de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris.

Sur les thermostats des congélateurs de la biobanque Neuro-CEB, la température s’affiche : – 80 degrés. À l’intérieur, des échantillons de cerveaux qui seront mis à la disposition des chercheurs qui travaillent sur les maladies neuro-dégénératives

Sabrina Leclère, gestionnaire de la biobanque reçoit les projets de recherche. « C’est répétitif, explique-t-elle, car beaucoup nous font plusieurs demandes. Entre 25 et 30 projets de recherches nous sont proposés chaque année, ce qui représente 3 000 à 4 000 échantillons cédés par an. On a encore 30 000 échantillons dans les congélateurs disponibles pour la recherche. »

Si l’objectif, à terme, est bien évidemment de trouver des traitements, le fonctionnement du cerveau reste encore pour le moment bien mystérieux. « La recherche avance, souligne Sabrina Leclère. Plein de petites choses sont trouvées dans toutes les maladies, en espérant qu’elles pourront un jour conduire à un traitement. Mais il est vrai que ce sont des investigations assez longues et complexes. Mais cela avance : il y a beaucoup de chercheurs qui font des publications grâce à ces échantillons. »

Actuellement, 750 cerveaux sont stockés à la biobanque. Quelque trois mille personnes sont par ailleurs inscrites sur la liste des donneurs. Parmi elles, des malades d’Alzheimer ou de Parkinson qui signent un consentement pour un prélèvement post-mortem. Il est cependant plus difficile de récupérer des cerveaux dits « sains », sans lesquels les recherches n’avancent pas, insiste Marie-Claire Artaud-Botté, la coordinatrice. « C’est indispensable ! Quand ils nous demandent cinq cas de maladies de Parkinson, ils vont nous demander en face cinq cas de témoins. La recherche sur les maladies du cerveau a besoin du cerveau humain. Il n’y a pas de modèle animal ou de modèle in vitro qui puisse représenter le cerveau en entier. » Les échantillons conservés à la biobanque peuvent servir la recherche pendant plus de dix ans. 

À l’occasion de la semaine du cerveau, des centaines d’événements sont organisés partout en France par la Société des neurosciences pour sensibiliser le grand public sur l’importance de la recherche sur la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

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Nous rappellerons pour notre part la contribution de plus en plus importante qu’apportent les modèles numériques du cerveau. C’est d’abord dans la compréhension du fonctionnement des cerveaux des espèces animales qui au cours de l’évolution se sont dotées de cet organe que les simulations informatiques jouent un rôle primordial. Mais c’est de plus en plus dans la simulation du cerveau humain qu’elles sont utiles, vu l’impossibilité d’observer directement les cerveaux en action.

J.P. Baquiast pour Europe solidaire

16/10/2023 Israël savait…

Israël ait été prévenu par les services égyptiens de l’imminence d’une attaque du Hamas

Sources

https://noticiasholisticas.com.ar/inteligencia-egipcia-afirmo-que-israel-ignoro-repetidas-advertencias-sobre-el-ataque-de-hamas/

Traduction
http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2023/10/15/les-services-de-renseignement-egyptiens-affirment-qu-israel-a-ignore-les-av.html

Les questions de plus en plus nombreuses concernant l’incapacité des services de renseignement israéliens à anticiper et à se préparer à une attaque surprise du Hamas ont été aggravées lundi lorsqu’un responsable des services de renseignement égyptiens a déclaré que Jérusalem avait ignoré les avertissements répétés selon lesquels le groupe basé à Gaza préparait « quelque chose d’important », y compris, apparemment, une action directe. Le ministre des renseignements du Caire avait prévenu le premier ministre israélien.

Le responsable égyptien a déclaré que l’Égypte, qui joue souvent le rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, avait parlé à plusieurs reprises aux Israéliens de « quelque chose d’important » et a ajouté que les responsables israéliens se concentraient sur la Cisjordanie et minimisaient la menace de Gaza. Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu est composé de partisans des colons de Cisjordanie qui ont exigé des mesures de sécurité face à la montée de la violence au cours des 18 derniers mois.

« Nous les avons prévenus qu’une explosion de la situation allait se produire, très bientôt, et qu’elle serait de grande ampleur. Mais ils ont sous-estimé ces avertissements », a déclaré à l’Associated Press le fonctionnaire, qui a parlé sous le couvert de l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à discuter avec les médias du contenu des conversations sensibles des services de renseignement, ajoute le Times of Israel.

Dans l’un de ces avertissements, le ministre égyptien du renseignement, le général Abbas Kamel, a personnellement appelé Netanyahou dix jours seulement avant l’attaque massive, déclarant que les habitants de Gaza étaient susceptibles de faire « quelque chose d’inhabituel, une opération terrible », selon le site d’information Ynet.

Des responsables égyptiens anonymes ont déclaré au site qu’ils avaient été choqués par l’indifférence de M. Netanyahou à l’égard de la nouvelle et que le Premier ministre lui avait dit que l’armée était « immergée » dans les problèmes de la Cisjordanie.

Le bureau du Premier ministre a démenti ces informations dans une déclaration lundi. Cependant, Israël ne s’est pas contenté d’ignorer les avertissements clairs de ses alliés.

Pour les Palestiniens de Gaza, les yeux d’Israël ne sont jamais très loin. Des drones de surveillance bourdonnent constamment dans le ciel. La frontière, hautement sécurisée, est jalonnée de caméras de sécurité et de soldats en faction. Les agences de renseignement utilisent des sources et des capacités cybernétiques pour extraire des informations.

Mais les yeux d’Israël semblent avoir été fermés lors de la préparation de l’attaque surprise du Hamas.

« Il s’agit d’un échec cuisant », a déclaré Yaakov Amidror, ancien conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Cette opération prouve en fait que les capacités [de renseignement] à Gaza n’étaient pas bonnes ». M. Amidror n’a pas voulu donner d’explication à cet échec et a déclaré qu’il faudrait en tirer les leçons une fois que la poussière sera retombée.

Amir Avivi, un général israélien à la retraite, a déclaré qu’en l’absence d’un point d’appui à l’intérieur de Gaza, les services de sécurité israéliens en sont venus à s’appuyer de plus en plus sur des moyens technologiques pour recueillir des renseignements. Selon lui, les groupes de Gaza ont trouvé des moyens d’échapper à cette collecte de renseignements technologiques, ce qui donne à Israël une image incomplète de leurs intentions.

« L’autre partie a appris à faire face à notre domination technologique et a cessé d’utiliser des technologies susceptibles de l’exposer », a déclaré M. Avivi, qui a servi d’intermédiaire pour la transmission de renseignements sous l’autorité d’un ancien chef d’état-major de l’armée. M. Avivi est président et fondateur du Forum israélien de sécurité et de défense, un groupe d’anciens commandants militaires partisans d’une ligne dure.

« Ils sont revenus à l’âge de pierre », a-t-il déclaré, expliquant qu’ils n’utilisaient ni téléphone ni ordinateur et qu’ils menaient leurs affaires sensibles dans des pièces spécialement protégées contre l’espionnage technologique.

Mais M. Avivi a déclaré que l’échec allait au-delà de la simple collecte de renseignements et que les services de sécurité israéliens n’avaient pas réussi à se faire une idée précise des renseignements qu’ils recevaient, sur la base de ce qu’il a qualifié d’idée fausse sur les intentions du Hamas.

« En pratique, des centaines, voire des milliers d’hommes du Hamas se préparaient depuis des mois à une attaque surprise, sans que cela n’ait filtré », a écrit Amos Harel, commentateur des questions de défense, dans le quotidien Haaretz. « Les résultats sont catastrophiques ».

Israël a également été troublé et déchiré par le projet de réforme judiciaire de M. Netanyahou. M. Netanyahou a reçu des avertissements répétés de ses chefs de la défense, ainsi que de plusieurs anciens dirigeants des agences de renseignement du pays, selon lesquels ce plan de division sapait la cohésion des services de sécurité du pays.

Martin Indyk, envoyé spécial pour les négociations israélo-palestiniennes sous l’administration Obama, a déclaré que les divisions internes concernant les changements juridiques étaient un facteur aggravant qui avait contribué à prendre les Israéliens par surprise.