03/07/2024 Les mystérieux peuples de la mer

Ils étaient venus par la mer et détruisirent toutes les civilisations qui s’étaient développées sur les cotes orientales de la Mediterranée il y a 32.000 ans bp.. Seules les armées du Pharaon Ramses 3 réussirent à les arréter et les détruire.

Des empires solides furent fragilisés sous leurs assauts. Certains ne s’en remirent jamais. Les historiens modernes parlent du « Late Bronze Age collapse ». Ils ont encore du mal à identifier l’origine de ces mystérieux pirates des mers.

Avant leur arrivée, la vie était douce pour l’élite de la sociéte. Elle vivait dans de riches palais, depuis la Grèce Mycénienne à l’est jusqu’à l’Empire de Babylone à l’ouest. Elle produisait des objets réputés pour leur qualité et utilisait une écriture syllabique dite Linear B d’une grande efficacité. Tout ceci s’effondra, y compris le puissant Empire Hittite vieux de 5 siècles. La ville de Ugarit ainsi que de nombreuses autres furent détruites.

Des fouilles archéologiques récentes à Ugarit permettent aujourd’hui de commencer à comprendre pourquoi. Elles ont mis à jour des lettres en cunéiforme écrites par le roi Ammurabi peu de temps avant sa chute alertant que des forces navales ennemies appartenant probablement aux peuples de la mer avaient débarqué non loin du port d’Ugarit et s’y étaient installées.

Les raisons de leur supériorité militaire semblent dues au fait que les guerriers sculptés sur un temple de cette époque récemment mis à jour portaient des casques de cuivre ornés de cornes ainsi que des épées longues et des boucliers analogues à ceux de guerriers identifiés en Sardaigne et qui avaient attaqué l’Egypte un siècle plus tôt.

———

Ceci dit, des études récentes semblent monter que les peuples de la mer n’étaient que des populations locales en révolte contre l’inégalité sociale de l’époque et la domination des élites. Pour un chroniqueur politique d’aujourd’hui, ces peuples n’auraient rien eu de mystérieux.

Pour en savoir plus voir They came by sea…New Scientist 32,11 may 2024

01/07/2024 Les premiers résultats provenant du télescope européen Euclid

Extraits d’un article en anglais de The Conversation que nous remercions
Auteur Henk Hoekstra
Professor in observational cosmology, Leiden University

Le 1er juillet 2023, Euclid, un télescope spatial européen unique en son genre, a été lancé depuis Cap Canaveral, aux États-Unis. Après un lancement parfait, Euclid est rapidement arrivé sur l’orbite prévue, à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre. De ce point d’observation lointain, il a commencé à envoyer des images qui couvriront près d’un tiers du ciel d’ici la fin de la décennie.

Un premier objectif sera d’essayer de comprendre la « matière noire », une nouvelle forme de matière qui n’est pas expliquée par le modèle standard de la physique des particules L’attraction gravitationnelle de toute cette matière devrait ralentir l’expansion de l’Univers, mais il y a environ 25 ans il est apparu que cette expansion s’accélérait. A ce jour, il n’existe aucune explication physique valable à ce phénomène que l’on nomme « énergie noire ». Réunies, la matière et l’énergie noires constituent 95 % de l’Univers, mais nous ne comprenons pas leur nature.

Ce que nous savons, c’est que les deux composantes de la matière noire influencent la façon dont les grandes structures peuvent se former. La gravité de la matière noire contribue à rassembler la matière pour former des galaxies ou même des objets plus importants . À l’inverse, l’énergie noire pousse les objets à s’écarter les uns des autres, s’opposant ainsi à l’attraction gravitationnelle. L’équilibre entre les deux évolue au fur et à mesure de l’expansion de l’univers, l’énergie noire devenant de plus en plus dominante.

Les détails dépendent de la nature de ces composantes noires, et comparer les observations avec nos différentes théories permet d’identifier celles qui correspondent le mieux. C’est la principale raison pour laquelle Euclid a été lancé. Il permettra de cartographier la répartition de la matière et son évolution dans le temps. Ces mesures peuvent fournir les indications nécessaires pour mieux comprendre la face cachée de l’univers.

Mais comment étudier la distribution de la matière si la majeure partie de celle-ci est de la matière noire invisible ? Heureusement, la théorie de la relativité générale d’Einstein nous apprend que la matière courbe l’espace qui l’entoure. Les amas de matière noire révèlent leur présence en déformant l’apparence des galaxies plus éloignées, tout comme les vagues à la surface d’une piscine déforment le motif des carreaux du fond.

La courbure des rayons lumineux par la matière est appelée « lentille gravitationnelle ». Dans de rares cas, la courbure est si forte que plusieurs images de la même galaxie peuvent être observées. La plupart du temps, cependant, l’effet est plus subtil, modifiant légèrement la forme des galaxies éloignées. Néanmoins, si nous faisons la moyenne des mesures pour un grand nombre de galaxies, nous pouvons découvrir des motifs dans leurs orientations qui ont été influencés par la distribution de matière, à la fois classique et noire, intercalée entre ces galaxies et le télescope.

Ce signal de « lentille faible » n’est pas très spectaculaire, mais il offre un moyen direct de cartographier la distribution de la matière dans l’Univers, en particulier lorsque signal est associé aux distances des galaxies dont les formes ont été mesurées. Ceci dit, ces mesures sont difficiles. Les turbulences de l’atmosphère brouillent notre vision des petites galaxies lointaines et floues que nous voulons utiliser, tandis que les imperfections de l’optique du télescope modifient inévitablement les formes observées des galaxies.

Jusqu’à l’arrivée d’Euclid, les télescopes spatiaux ne pouvaient observer que de minuscules parcelles de ciel : le télescope spatial James Webb (JWST), lancé en 2021, voit l’équivalent d’un grain de sable à bout de bras. Or, pour tester réellement la nature de l’énergie noire, il faudrait couvrir 6 millions de fois pluse de surface. C’est ce qui a justifié la réalisation d’Euclid, un télescope unique en son genre, conçu pour fournir des images nettes de 1,5 milliard de galaxies, ainsi que des informations sur leur distance. Aujourd’hui, grâce à Euclid, on peut observer en une seule prise de vue une zone plus grande que la pleine lune.

Ces données sont complétées par des mesures de distances précises pour environ 25 millions de galaxies, ce qui permet de cartographier la distribution des galaxies lointaines dans les moindres détails.

Le travail a commencé. Le 15 février 2024, Euclid a entamé son étude principale et, au cours des 2200 prochains jours, il continuera à photographier le ciel. Cette grande quantité de données constituera un trésor pour les années à venir. Par exemple, l’on pourra étudier en détail la structure de centaines de galaxies proches.


01/07/2024 Guerre entre le Hamas et Israël. Une guerre sans fin ?

La branche armée du Hamas et le Jihad islamique, son allié, ont fait état de violents affrontements à Shejaia et à Rafah, affirmant que leurs combattants avaient tiré des roquettes antichars et des obus de mortier contre les forces israéliennes.

Plus de huit mois après le début de la guerre aérienne et terrestre menée par Israël à Gaza, les militants continuent d’organiser des attaques contre les forces israéliennes, opérant dans des zones dont l’armée israélienne affirme avoir précédemment pris le contrôle. Les efforts des médiateurs arabes, soutenus par les États-Unis, n’ont jusqu’à présent pas permis d’aboutir à un cessez-le-feu.

Le Hamas affirme que tout accord doit mettre fin à la guerre et entraîner un retrait total d’Israël de la bande de Gaza. Israël affirme qu’il n’acceptera que des pauses temporaires dans les combats jusqu’à ce que le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis 2007, ait été éradiqué.

On ne voit pas dans ces conditions, comment la guerre pourrait être arrétée. Le Hamas recevra toujours une aide substantielle, sous une forme ou sous une autre. des divers Etats arabes. Quant à Israël, les pays occidentaux ne l’abandonneront jamais, que ce soit en souvenir de la Shoa ou sous l’influence des divers « lobbys juifs » qu’ils hébergent chez eux.. La Russie et la Chine ont par ailleurs d’autres priorités qu’intervenir militairement ou autrement dans la bande de Gaza ou plus largement en Palestine.

En ce qui concerne Israël lui-même, il est certes doté d’une arme atomique, bien qu’il ne l’ait pas officiellement reconnu. Mais on ne voit pas qu’il puisse s’en servir en première frappe, ce qui pourrait entrainer une guerre mondiale

01/07/2024 Amputations punitives dans la Chine ancienne


Des anthropologues de l’université A&M du Texas, ont exhumé 
deux squelettes retrouvés dans le site de la province du Henan, près de Sanmenxia, en Chine. Les vestiges dateraient d’il y a 2 300 à 2 500 ans, c’est-à-dire de l’époque de la dynastie Zhou de l’Est (771 et 256 av. JC). 
Ils présentent des mutilations similaires au même endroit et sont amputés d’un pied d’une façon très précise. L’un du côté droit et l’autre du pied gauche. Les auteurs, dont l’étude est publiée dans la revue 
Archaeological and Anthropological Sciences, suggèrent que ces individus auraient subi des tortures de leur vivant.

Référence

Surviving punishment by body reduction in a hierarchical society: A bioarcheological study of two punitive amputation cases in Eastern Zhou Dynasty (771–256 BCE) with references to the penal and medical systems of ancient China

10 March 2024 volume 16, article number 55, (2024)

Yawei Zhou and others 

Abstract

Limb amputation is a surgical procedure used during a medical operation or to manage trauma. Besides its therapeutic potential, amputation is a cruel punishment, with punitive body reduction practiced in ancient societies and even some modern ones. Victims of punitive amputation would face impaired locomotion and public shame. In this study, two individuals with signs of lower limb amputation were excavated from the Xiagantang site in Sanmengxia, Henan Province, China. The two skeletons were studied using bioarcheological approaches to determine consequences of amputation, identify possible patient care, and reconstruct circumstances of the amputation events. M693 had a lower limb amputation on the left side, while M432 was amputated on the right. Macroscopic observations and image analyses indicated healing and functional adaptations. Grave goods and the isotopic analysis suggested that the amputees had relatively high socioeconomic status. It is postulated that M693 and M432 had punitive amputation for felonies; this bioarchaeological evidence corroborated with historic written records of law and punishment from the penal system of the Zhou Dynasty. Post-execution, the individuals were allowed to recover, and they continued to live for years. These cases enrich our understanding of the physical consequences of lower limb amputation and illuminate the social context of amputation during ancient times.

01/07/2024 Elections françaises du 30 juin 2024. Commentaire rapide du 1er tour.

Les résultats de ce premier tour ont apparemment surpris beaucoup d’observateurs. Ils étaient pourtant prévisibles si l’on analyse la situation de la France en tant que conséquence locale du phénomène mondial dit du réchauffement climatique.

Celui-ci se traduit par une élévation des températures affectant le continent africain. Les conséquences en seront une désertification progressive de l’Afrique centrale. Cependant pour des raisons démographiquement encore mal expliquées, la natalité y demeurera très élevée, avec une moyenne de 6 enfants par femme. ¨Les pressions migratoires affectant les populations autochtones augmenteront progressivement. Or le débouché naturel de telles migrations est l’Europe.

Les populations européennes verront très mal l’arrivée de ces migrants. Elles exigeront de leurs gouvernement des conditions de contrôle plus sévères, exigences que ces gouvernements seront en mal de satisfaire. Les partis d’opposition tels qu’en France le Rassemblement (Front) national seront encouragés par leur électorat à se montrer plus sévères. Ils bénéficieront pour ce faire d’une popularité se traduisant par un accès accru aux responsabilités de gouvernement jusqu’alors peu envisageables

Accuser de racisme anti-noirs ceux qui s’inquiéteront de l’arrivée inéluctable de ces nouveaux migrants n’aurait pas grand sens

29/06/2024 L’avenir est aux drones

Le domaine des drones est encore mal connu en France. Pourtant l’industrie nationale y est bien représentée.

Dans le domaine militaire, nous nous bornerons ici à citer le drone francais DT46, présenté lors de l’exposition Eurosatory 2024 à Paris. Il est conçu pour surveiller l’espace aérien et fournir des avertissements précoces sur les menaces imminentes. Cette capacité permet aux unités d’artillerie de se repositionner rapidement ou de se mettre à l’abri en cas d’attaque.

Pour les usages civils et mixte, nous republierons ici une note très détaillée de Sabine Ortega, daté du 27 Juin 2024. Nous l’en remercions

————————————————————-

Vous avez certainement admiré à la télévision d’impressionnantes prises de vues par drone. Au-delà des multiples applications multimédia, au-delà du pilotage ludique de racess (courses de drone), nous découvrons chaque jour des applications concrètes du drone pour notre vie quotidienne.

Dans le civil, les drones inspectent des ouvrages d’art, font des mesures, assistent les forces de police et les sauveteurs en montagne ou servent à réaliser des prises de vue aériennes à moindre coût. 

Si le marché est aujourd’hui, à plus de 80%, basé sur le domaine audiovisuel, avec en particulier les prises de vues utilisées dans la plupart des grandes émissions de télévision (documentaires, magazines, épreuves sportives, …), il évolue à court terme vers la fourniture de données et de diagnostics couvrant des domaines variés tels que : la surveillance des grands réseaux (voies ferrées, oléoducs, gazoducs, lignes électriques, …) ; l’agriculture et l’environnement ; le diagnostic de l’état des bâtiments, constructions et ouvrages d’art ; la cartographie et le suivi des chantiers, des carrières, des mines.

L’audiovisuel

De l’événementiel à la retransmission en direct d’événements télévisés, en passant par le cinéma, le secteur de l’audiovisuel constitue un marché immense pour les constructeurs et vendeurs de drones professionnels.

Rien que pour la marque DJI, il existe des drones correspondant aux attentes et aux besoins les plus variés. Ainsi, les projets les plus modestes se satisferont d’un DJI Mavic 3 ou 3 Cine. Munis d’une batterie offrant une autonomie qui peut atteindre 30 minutes, ces drones permettent de réaliser des vidéos fluides en 4K, dignes de productions professionnelles.

Les plus gros projets exploiteront la puissance de drones gros porteurs tels que le Tundra de Hexadrone, capable de supporter une charge utile d’une ou de plusieurs caméras, pouvant aller jusqu’à 4 kg de matériel.

La sécurité et la surveillance

Extrêmement polyvalents et pouvant se rendre dans des endroits inaccessibles à l’homme, les drones permettent d’effectuer des missions de surveillance de jour comme de nuit ; de s’approcher à basse altitude d’une zone à surveiller ; de voir clairement un objet situé à une grande distance (plus de 1 km, voire à 2 km) de l’observateur.

Des drones tels que le DJI Matrice 300 RTK peuvent embarquer une caméra multicapteur comme la Zenmuse H20T. Ainsi, il est possible de bénéficier simultanément d’une vue grand angle, d’un zoom optique x23 et d’une caméra thermique, et d’un télémètre laser pour mesurer précisément les distances jusqu’à 1200 mètres.

La photogrammétrie aérienne par drone

Cette technique consiste à prendre une succession d’images aériennes d’un objet ou d’une zone selon des points de vue différents, pour ensuite reconstituer une copie 2D ou 3D.

Les domaines d’application de la photogrammétrie sont : la topographie, la cartographie, les Systèmes d’Information Géographique (SIG), l’architecture, les investigations de police, la géologie ou encore l’archéologie.

Parmi les drones professionnels capables d’emporter des capteurs dédiés à la photogrammétrie aérienne, il y a le Mavic 3 Enterprise et le Matrice 30 de DJI.

L’inspection thermographique des bâtiments

La thermographie aérienne par drone permet un scan thermique rapide et complet d’une maison ou d’un immeuble, d’un ou de plusieurs bâtiments industriels et édifices publics, et même de tout un quartier.

Méthode efficace, non invasive et peu coûteuse, l’inspection par thermographie consiste, par le biais de caméras infrarouges très précises embarquées sur le drone, à détecter, entre autres : les déperditions thermiques d’un bâtiment, en vue d’une amélioration de son efficacité énergétique ; les problèmes de perte d’énergie liée au chauffage ou à la climatisation ; les fuites de plomberie ; les points de dysfonctionnement sur les installations électriques de transport et de production. Le diagnostic thermique réglementé, effectué dans le cadre d’études visant à rénover des bâtiments, a conduit des sociétés, y compris les plus importantes comme Bouygues ou GDF-Suez (via GrDF), à réaliser des cartographies de façades et de toitures à l’aide de caméras thermiques embarquées. La souplesse de mise en œuvre et la qualité des résultats, ont, pour un moindre coût rapidement amené une offre répondant globalement aux attentes. Sur le même principe, avec une application légèrement différente, on peut citer l’inspection des sites industriels. Par exemple, pour l’examen des panneaux solaires, en particulier dans les grandes centrales photovoltaïques d’EDF Énergies Nouvelles qui a testé la solution, le principe est de recenser les cellules défaillantes affectant la rentabilité du site et ainsi optimiser le rendement.

Notons que la thermographie aérienne par drone est aussi utilisée dans la surveillance environnementale (lutte contre les incendies en forêt, etc.).

Si l’incendie qui a détruit le toit de Notre-Dame le 15 avril dernier avait eu lieu dix ans plus tôt, pas sûr que la cathédrale serait encore debout. Si les secours ont pu sauver la façade et la nef et si l’on connaît aujourd’hui l’état intérieur du bâtiment, c’est aussi grâce aux drones.

À Notre-Dame, le travail des drones ne s’est pas arrêté une fois les flammes éteintes. Cinq jours plus tard, d’autres robots volants ont pris le relais. Objectifs : établir un état des lieux de la cathédrale et aider ceux chargés de planifier la reconstruction. Une mission confiée à Artelia, une société d’ingénierie dotée d’une division spécialisée dans les drones. Pour avancer vite, l’entreprise s’est organisée comme une opération militaire, avec un commando d’une vingtaine de personnes. Pendant six jours, elles ont cartographié en 3D et mis en images ce qui reste de la cathédrale. Au total, les équipes d’Artelia prendront plus de 40.000 clichés de Notre-Dame -des photos mais aussi des images thermiques. De quoi recréer une modélisation complète du bâtiment, 400 plans panoramiques d’une grande précision.

L’immobilier s’est donc rapidement intéressé au potentiel des drones. Ainsi les agences immobilières ont trouvé un moyen efficace pour prendre des photographies mettant en valeur les produits : pour ces missions peu élaborées, les drones sont généralement équipés d’appareils de prises d’images grand public. Aussi, il existe une nouvelle application de drones utilitaires qui pourrait trouver son public. Les drones de démoussage et nettoyage de toits.

Des drones commencent à survoler les toitures de la ville, non pour obtenir une prise de vue cinématographique en plongée des toitures de maison, mais plutôt pour réparer et inspecter celles-ci. Les artisans couvreurs et autres entreprises spécialisées dans la couverture de toit ont trouvé un nouvel allié : le drone radiocommandé. Ce gadget volant, piloté à distance par un artisan couvreur, permet à ce dernier de simplifier son travail et de s’affranchir des risques qui s’en accompagnent généralement. En effet, avec un drone radiocommandé sous la main, les couvreurs de toit n’ont plus besoin d’escalader les édifices pour procéder à une inspection dans le cadre d’un devis. Les drones s’acquittent parfaitement et rapidement de cette tâche. D’ailleurs, ces appareils ne se limitent pas à une simple inspection. En effet, ces drones spécifiquement pensés pour le métier d’artisan couvreur permettent également de pulvériser des produits fongicides sur les toits. Leur utilisation permet une réduction conséquente des risques liés au métier de couvreur

Inspecter le réseau ferré

Vous ne trouverez peut-être pas de prises dans votre TGV, mais ce n’est pas pour autant que la SNCF s’empêche d’innover. L’entreprise qui s’occupe de nos beaux chemins de fer a annoncé qu’elle allait moderniser la surveillance de son réseau ferré grâce aux drones. C’est avec le centre français de recherche aérospatiale que la SNCF souhaite déployer des engins volants pour avoir un œil permanent sur les voies, les caténaires ou repérer si des gens se baladeraient sur les rails.

En novembre 2013, la SNCF a expérimenté son premier drone sur les parois rocheuses de Le Trayas, dans le Var, pour modéliser les courbes de la roche et maîtriser ainsi les risques de chutes sur les voies. Un usage qui se rapproche donc de la sauvegarde du Christ de Rio, mais appliqué à l’industrie. Peut-être viendront-ils un jour vous servir le café à bord.

Les applications industrielles sur de grands linéaires sont encore limitées mais intéressent grandement les gestionnaires de réseau (énergie, transport, pétrole et gaz, eau). On note des cas d’usage dans les zones désertiques ou sans réglementation (Alaska, Afrique, pays du Golfe) essentiellement pour le pétrole et le gaz (surveillance des oléoducs et gazoducs). La mise en œuvre en zone très peuplée ou à fort trafic aérien est encore compliquée, en tout cas sur la base d’un modèle économique pertinent. EDF (lignes à haute tension), GRTgaz et la SNCF (caténaires et voies ferrées) sont impliqués pour aboutir à une solution adaptée aux exigences de fiabilité, de sécurité et de modèle économique

L’agriculture et l’élevage

Que ce soit pour des relevés ou de l’épandage, les drones apportent de nombreux services à l’agriculture de précision et facilitent la vie des agriculteurs au quotidien. Ils permettent ainsi, entre autres, de : traiter rapidement de petites ou grandes surfaces de cultures agricoles ou viticoles ; de prendre des images aériennes ; d’établir une carte du champ survolé ; d’enregistrer des données concernant les parcelles (biomasse, taux de chlorophylle, stress hydrique, etc.) ;d’optimiser l’apport d’intrants (recueil d’informations pour le calcul des doses d’engrais azotés à apporter aux blés et colzas, etc.) ; d’évaluer l’état des cultures ; de détecter des maladies.

L’agriculture serait le second secteur utilisateur de drones en France, après l’audiovisuel. Parmi les drones dédiés à l’agriculture figurent les DJI Matrice 300 RTK, DJI Agras T30, DJI Mavic 3 Multispectral, DJI Mavic 3 Enterprise, etc.

Ainsi, dans un lycée agricole près d’Agen, la salle de classe s’installe en face d’un champ de blé. Au programme, démonstration d’un drone qui vient remplacer le tracteur pour semer. Et contrairement au tracteur, pas de moteur thermique, mais une batterie électrique. Son prix est estimé à 50 000 euros. Ce même drone peut aussi servir dans le milieu médical pour transporter des poches de sang et des organes. Le drone permettrait un gain de temps considérable surtout pour les urgences vitales. D’autres pays utilisent déjà cette technologie. Au Rwanda, par exemple, on livre des poches de sang depuis bientôt six ans.

Alors que les drones sont utilisés depuis plusieurs années dans le cadre de l’activité agricole et se démocratisent peu à peu, on voit aussi de plus en plus de viticulteurs faire appel à cette nouvelle technologie pour garder un œil sur leur exploitation viticole.

Plusieurs entreprises se sont d’ailleurs spécialisées dans les drones pour l’agriculture de précision et l’imagerie aérienne dans les régions viticoles.

Les applications d’un drone volant pour la viticulture sont nombreuses, de la simple inspection visuelle à la collecte de données précises sur l’état de santé des pieds de vigne et du terrain. Une caméra fournit des données intéressantes, qui le deviennent plus encore lorsqu’elle est assistée par des capteurs multispectraux comme ceux du Mavic 3M de DJI. Il est possible d’obtenir diverses informations comme : le repérage des maladies de la vigne (mildiou, flavescence dorée, présence de phylloxéra…) ; le degré d’humidité et le besoin en eau ; la taille des grappes ; la vigueur des plants et la surface occupée par les feuilles.

Grâce à ce type de technologie, les exploitants viticoles gagnent du temps puisqu’un drone peut parcourir une plus grande surface en une temps réduite. Là où l’inspection réalisée à pied peut demander plusieurs journées, elle réduit la tâche à moins d’une journée. De plus, les drones ont l’avantage de fournir des mesures précises et de repérer la moindre anomalie grâce à un survol à basse altitude. Les vignerons peuvent alors ajuster la quantité de produits phytosanitaires en fonction des besoins et agir au plus vite, ce qui permettra à la fois de réaliser des économies, d’obtenir un meilleur rendement et de limiter le volume de produits utilisés.

La start-up française « Chouette » s’est lancée sur ce marché en se spécialisant sur la conception de drones dédiés à la viticulture. Une application s’occupe du traitement des données pour que le vigneron puisse prendre les bonnes décisions en termes d’irrigation, de fertilisation et de produits de traitement contre les nuisibles. De quoi faciliter la pratique d’une agriculture plus raisonnée, mais aussi plus rentable. Chouette permet aussi de constater les dégâts du gel, d’effectuer le suivi de maturation, d’identifier les sources de pertes de rendement.

Les éleveurs, aussi, ont vite compris qu’ils avaient tout intérêt à mettre cette technologie au profit de leur activité. Avec sa caméra embarquée, le drone offre un point de vue aérien, grand-angle, qui permet de surveiller efficacement un troupeau de moutons par exemple.

Avec la caméra HD 4K intégrée à un drone, un exploitant profite d’une vue globale de son exploitation, et peut même effectuer des zooms.

Dans le cas de troupeaux, les vues aériennes filmées par le drone peuvent aider à localiser les éventuelles bêtes égarées dans des zones difficilement accessibles par l’homme. L’appareil peut s’approcher ou zoomer pour vérifier si un animal est blessé, et le cas échéant permettre une meilleure réactivité des secours.

Aussi, le drone produit un bruit particulier auquel les animaux sont sensibles. Ce défaut se transforme en qualité : tel un chien de berger, le drone peut être utilisé pour regrouper des bêtes sorties du troupeau. Avec un peu de pratique, il permet même de donner une direction à tout le troupeau.

Le commerce

Alors que les ventes e-commerce s’accélèrent et que des milliards de colis sont livrés chaque année dans le monde, l’impact écologique du transport de marchandises est plus que jamais au cœur des préoccupations. Face à ce constat, des technologies émergentes se développent. Ces solutions innovantes cherchent à remplacer les camions ou les voitures par des modes de livraison électriques plus rapides, plus efficaces et aussi moins coûteux. L’adoption de ces technologies fait cependant face à des défis pour trouver une place dans la société.

La rapidité et la précision sont les deux qualités principales des drones. Dans les centres urbains, un drone en vol n’est pas ralenti par le trafic dense et peut atteindre en un temps record des destinations difficilement accessibles pour les véhicules utilitaires traditionnels. Ils offrent ainsi une alternative flexible et prometteuse pour augmenter la vitesse des livraisons tout en réduisant leur empreinte carbone.

En zones rurales, les drones permettraient de désenclaver les villages les plus isolés. L’ADEME (Agence de la Transition Écologique) a d’ailleurs mené une réflexion sur la faisabilité de la livraison de colis par drones dans des sites isolés et sur l’impact écologique associé. Cette étude a démontré que plus la distance à parcourir était importante, plus la livraison par drones était écologique comparativement à un véhicule utilitaire léger.

Internet

Une application très populaire et avancée des drones concerne monde d’Internet. Ceci est assez intéressant car selon de récentes informations, Facebook va bientôt commencer à utiliser des drones pour fournir le signal Internet dans les zones reculées. Etant donné qu’Internet est l’une des technologies les plus essentielles pour les êtres humains au 21ème siècle, certains travaux dans sa progression sont vraiment appréciables. Vous pourrez bientôt capturer le signal sur votre mobile via un drone volant au-dessus dans l’air.

Drones d’inspection et de maintenance dans l’aéronautique : vers une maintenance prédictive

Avec l’évolution de la technologie des capteurs, les drones d’inspection et de maintenance jouent un rôle de plus en plus crucial. Ils permettent d’effectuer des tâches comme le contrôle des fissures ou l’inspection des revêtements avec une précision et une efficacité inégalée, ouvrant la voie à une maintenance prédictive plus fiable.

Donecle, entreprise basée à Toulouse, a conçu le drone Iris GVI pour l’inspection visuelle automatisée de la structure et des composants des avions. Il s’agit du seul drone répertorié dans l’AMM (Aircraft Maintenance Manual) d’un avionneur pour effectuer des contrôles automatisés avec les drones.



29/06/2024 Victor Orban à la tête de l’Europe

https://en.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n

Lundi 1er juillet, Viktor Orban prend la tête de l’Union européenne pour six mois. On sait que le dirigeant hongrois s’affiche en permanence à l’opposé des valeurs européennes et s’est opposé à de nombreuses reprises à des décisions de l’UE. Les contentieux sont multiples et des milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie sont gelés pour cause d’inquiétude sur la corruption et les atteintes répétées à la démocratie dans ce pays.

Sur les sujets diplomatiques et géoponiques également, la discorde est totale. Proche du chef d’État chinois Xi Jinping, il cultive aussi des liens avec le Kremlin et refuse de soutenir militairement l’Ukraine.

C’est pourtant en jeune libéral qu’à 26 ans, il s’était fait connaître en défiant le régime communiste à Budapest avec un discours enflammé, puis en juin 1989, pour la liberté, lors d’un hommage aux victimes du soulèvement de 1956 contre l’armée rouge. Cofondateur un an plus tôt de l’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz), il était devenu le symbole des aspirations de la Hongrie à se libérer du totalitarisme et à adopter les valeurs occidentales.

À mille lieues de ses débuts en politique, Viktor Orban dénonce désormais « la décadence de l’Ouest », face au « lobby LGBTI+ » et à l’afflux de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient, régulièrement assimilés à des « terroristes » en puissance.

C’est à la lumière de cette évolution qu’il faut  comprendre sa position sur l’offensive russe en Ukraine. A l’ écouter ce n’est pas Moscou mais l’Otan et l’UE qui ont provoqué une « conflagration mondiale ».

En fait, beaucoup d’Européens, sans oser le dire ouvertement, approuvent la positon d’indépendance de Victor Orban . Ils constatent que l’Union est plus que jamais instrumentalisée par l’Etat profond américain, celui du Pentagone ou de Wall Street notamment. Mais on peut douter qu’il puisse à lui seul modifier si peu ce ce soit la dépendance de l’Europe à l’égard des Etats-Unis.

On ne le voit pas non plus réussir à limiter  l’immigration africaine en Europe, qu’elle soit légale ou clandestine.

29/06/2024 La Chine découvre la Lune

Dans une étude signalée par le South China Morning Post (SCMP), des chercheurs ont révélé que le matériel collecté par la sonde chinoise Chang’e 5 et rapportés sur la Terre contient du graphène, un matériau constitué d’une seule couche d’atomes de carbone pur. Cette découverte pourrait remettre en question la principale hypothèse actuelle sur la formation de la Lune.

Même s’il existe plusieurs scénarios possibles, il est aujourd’hui communément admis que la Lune est née il y a environ 4,5 milliards d’années lors d’une collision cataclysmique entre la Terre et Theia, une protoplanète d’une taille comparable à celle de Mars. L’impact aurait arraché une énorme quantité de matière qui se serait répartie dans un vaste disque orbital avant de se condenser en un nouveau corps céleste, la Lune.

Or, des éléments récents forcent désormais les chercheurs à reconsidérer cette hypothèse. En 2020, une équipe japonaise a montré qu’il existait de petites émissions d’ions de carbone un peu partout sur la Lune (voir ce papier de recherche).

Selon les auteurs, cela suggère qu’il existe des sources de carbone dites « indigènes », autrement dit du carbone directement originaire de la Lune, par opposition au carbone exogène mentionné ci-dessus. Cela pourrait sembler anecdotique, mais la présence de carbone indigène  signifie que les chercheurs devront peut-être revoir le modèle de formation de la Lune qui est globalement accepté aujourd’hui

C’est pour cela que la découverte de graphène dans les échantillons de Chang’e 5 est intéressante. Les chercheurs chinois se sont intéressés à la structure microscopique des échantillons. À l’aide de plusieurs techniques de microscopie et de spectrométrie, ils ont pu déterminer que ce graphène n’était âgé “que” de deux milliards d’années, ce qui est bien plus jeune que la Lune. Et surtout, ils ont constaté que la structure du graphène est cohérente avec des « processus à haute température résultant d’éruptions volcaniques ».

Selon le SCMP, cela aurait pu permettre au fer contenu dans ces zones relativement riches en carbone d’interagir avec les molécules carbonées. Plus spécifiquement, cela aurait donné lieu à une « catalyse minérale » susceptible de former du graphène. Ce qui est important, c’est que cela suggère l’existence d’un mécanisme de production du carbone sur la Lune elle-même.

Ceci pourrait expliquer l’accumulation de carbone indigène dans les sols. Il faudra conduire d’autres études pour mieux comprendre toutes les nuances de ces phénomènes ainsi que leurs implications. Mais il s’agit déjà d’un point de départ très intéressant. Selon les chercheurs, ces découvertes pourraient bouleverser notre compréhension de la chimie lunaire et, par extension, de son histoire.

Merci a
https://www.journaldugeek.com/2024/06/27/la-decouverte-de-graphene-defie-la-theorie-sur-lorigine-de-la-lune/

Référence

2020 May 6
doi: 10.1126/sciadv.aba1050. eCollection 2020 May.

KAGUYA observation of global emissions of indigenous carbon ions from the Moon

Shoichiro Yokota 1Kentaro Terada 1Yoshifumi Saito 2Daiba Kato 3Kazushi Asamura 2Masaki N Nishino 2Hisayoshi Shimizu 4Futoshi Takahashi 5Hidetoshi Shibuya 6Masaki Matsushima 7Hideo Tsunakawa 2

  • PMID: 32494721 
    PMCID: PMC7202878 
  • DOI: 10.1126/sciadv.aba1050
  • Abstract
  • Carbon is a volatile element that has a considerable influence on the formation and evolution of planetary bodies, although it was previously believed to be depleted in the Moon. We present observations by the lunar orbiter KAGUYA of carbon ions emitted from the Moon. These emissions were distributed over almost the total lunar surface, but amounts were differed with respect to lunar geographical areas. The estimated emission fluxes to space were ~5.0 × 104 per square centimeter per second, which is greater than possible ongoing supplies from the solar wind and micrometeoroids. Our estimates demonstrate that indigenous carbon exists over the entire Moon, supporting the hypothesis of a carbon-containing Moon, where the carbon was embedded at its formation and/or was transported billions of years ago.

PubMed Disclaimer