12/09/2024 Un autre Big Bang.

Il est possible de se représenter ce que fut le Big Bang en imaginant comment dans un récipient d’eau commençant à bouillir une première bulle de vapeur d’eau se forme, grossit et finit par éclater.

Aujourd’hui cependant des physiciens se demandent si après le premier big bang un second processus analogue de transformation ne s’était pas produit. Dans le cours de celui-ci des particules invisibles d’une matière dite noire ayant des milliards de fois la masse des particules de matière déjà apparue se serait répandue dans le jeune univers en lui permettant d’obtenir l’équilibre gravitationnel entre les galaxies que nous constatons aujourd’hui 

Aussi surprenant qu’il apparaisse ce concept de Big Bang noir est en ligne avec une révolution tranquille déjà en cours chez les cosmologistes. Ils ont fait évoluer le concept de Big Bang standard pour tenir compte des multiples « transitions de phase » qui se sont manifestées depuis les origines chacune ayant laissé sa marque dans le cosmos.

De plus, aujourd’hui les scientifiques disposent des outils permettant d’observer les faibles échos ce qui s’était passé dans les premiers instants de ces transformations profondes. S’ils trouvent la preuve d’un Big Bang noir, ceci transformera le regard que nous portons sur la nature de la matière noire et comment nous pourrions mieux comprendre son identité.

On pense aujourd’hui que la matière noire existe parce que cette existence apporterait des solutions aux conumdrums qui demeurent dans la cosmologie actuelle, notamment les nombreuses transitions de phase qui y ont été constatées. Les galaxies au sein des amas orbitent l’une autour de l’autre plus vite qu’elles ne le devraient. De plus on soupçonne l’existence de gigantesques halos de matière invisible qui donneraient sa cohésion à l’ensemble. De même les galaxies individuelles se forment plus vite qu’elles ne le devraient vu le nombre de leurs étoiles.

Cependant même si la matière noire était cinq fois plus abondante que la matière ordinaire, il n’en a jamais été trouvé la moindre trace.

On a imaginé qu’existaient des particules de matière noire faiblement interactives dites WHIMp, que la Terre devrait rencontrer en se déplaçant dans la Voie Lactée, mais aucune de telles rencontres n’a encore eu lieu.

Ceci a conduit la cosmologiste Katherin Freese de l’Université du Texas à formuler une hypothèse audacieuse : pourquoi un deuxième Big Bang ne se serait-il pas produit peu après le premier? . Elle l’a nommé Big Bang noir en partant de l’hypothèse qu’il aurait formé de la matière noire dans un processus identique à celui de la formation de matière ordinaire lors du premier Big Bang.

Pour elle les encore mystérieuses ondes gravitationnelles primordiales remontant aux origines de l’univers pourraient être aujourd’hui le souvenir de ces événements lointains.

  En juin dernier des astronomes travaillant au North American Nanohertz Observatory for Gravitational Waves crurent détecter un faible son pouvant résulter de collision avec des WHIMp. Le futur Laser Interferometer Space Antenna de l’ESA, qui devrait être lancé vers 2037, devrait contribuer à cette recherche.

15/09/2024 Le projet Liberty Lifter de Boeing. Retour de l’hydravion

La filiale de la compagnie aérienne Boeing, Aurora Flight Sciences, a dévoilé de nouveaux éléments autour du projet Liberty Lifter de Boeing. Ce nom désigne un hydravion commercial qui sera utilisé par l’agence de la Défense américaine, la DARPA pour transporter cent tonnes de marchandises à grande vitesse, sur une longue distance. Il s’agira d’un hydravion cargo fonctionnant grâce à l’effet de sol appliqué à la surface de la mer.

Depuis 2022, la DARPA développe ce programme qui a pour objectif d’effectuer un premier vol en 2028. Pour ce faire, le Pentagone s’est attaché les services de l’entreprise Aurora Flight Sciences, une filiale de Boeing. Dans un communiqué publié le 23 janvier 2024, le constructeur a dévoilé de nouvelles fonctionnalités de l’avion-cargo. On estime son autonomie à 12 000 kilomètres.

Conformément au souhait de la DARPA, les équipes d’Aurora intègrent des composants à faible coût dans la phase de conception préliminaire. C’est le cas du fuselage et de l’assemblage. Les matériaux seront éprouvés dans un laboratoire de l’université Virginia Tech.

L’objectif est d’anticiper les risques liés à la dynamique de la mer. Car en utilisant l’effet de sol, l’hydravion se déplaçant juste au-dessus de la mer peut se mettre à vaciller et à heurter l’eau à grande vitesse, selon la force du vent et la hauteur des vagues.

Le Liberty Lifter doit résister à des vents compris entre 20 et 30 km/h, soit un niveau 4 sur l’échelle de Beaufort. À ce niveau, les vagues ne dépassent pas les 2 mètres de hauteur. À terme, l’hydravion devra être capable de faire face à des rouleaux jusqu’à 2,5 mètres.

Et les résultats pourraient se révéler exceptionnels. Car l’effet de sol réduit fortement la traînée, ce qui conjure les effets de friction avec l’air. Ce principe physique explique la facilité avec laquelle les mouettes semblent se suspendre au-dessus de l’eau.

Voici la raison pour laquelle les États-Unis semblent si prompts à ressusciter ce type d’aéronef, développé par les soviétiques durant la guerre froide. Ces ékranoplanes selon le terme de l’époque, devaient permettre de mener des attaques amphibies en se soustrayant aux radars de leurs adversaires.

15/09/2024 Un grand pas en avant vers la gravité quantique

Une avancée majeure dans le domaine de la physique quantique vient d’être réalisée. Des chercheurs ont réussi à mesurer la gravité à l’échelle microscopique, ouvrant la voie à une compréhension plus approfondie de la gravité quantique. Cette percée pourrait-elle enfin unifier la mécanique quantique et la relativité générale ? Les implications pour notre compréhension de l’Univers sont potentiellement révolutionnaires.

La quête d’une théorie unifiée de la physique, combinant les principes de la mécanique quantique et de la relativité générale, a franchi une étape cruciale. Une équipe internationale de chercheurs a récemment réussi à mesurer la gravité à une échelle microscopique jamais atteinte auparavant. Cette prouesse technique, réalisée il y a quelques mois, pourrait être la clé pour élucider l’un des plus grands mystères de la physique moderne : la gravité quantique.

L’équipe de recherche, dirigée par Tim M. Fuchs, de l’Université de Southampton, a conçu une expérience novatrice pour mesurer la gravité à l’échelle des particules. Leur dispositif combine :

des supraconducteurs alimentés par des champs magnétiques ;

des détecteurs ultrasensibles ;

un système d’isolation avancé.

Le cœur de l’expérience consistait à faire léviter une particule submillimétrique à une température proche du zéro absolu. Plus précisément, les chercheurs ont réussi à mesurer l’attraction gravitationnelle générée par une particule de seulement 0,43 milligramme, équivalant à une force de 30 attonewtons.

Cette performance technique est remarquable, car elle permet d’observer la gravité à une échelle à laquelle les effets quantiques commencent à se manifester. Jusqu’à présent, la gravité n’avait jamais été mesurée pour des objets aussi petits, ce qui constituait un obstacle majeur à l’élaboration d’une théorie de la gravité quantique.

La difficulté principale réside dans le fait que les particules et les forces à l’échelle microscopique interagissent différemment de ce que font des objets macroscopiques. La cohérence quantique, cette capacité d’un système à exister simultanément dans plusieurs états, s’amenuise à mesure que la taille du système augmente. C’est pourquoi il était crucial de développer des techniques permettant d’isoler et de mesurer la gravité pour des objets aussi petits que possible.

La réussite de cette expérience ouvre de nouvelles perspectives pour la physique théorique et expérimentale. Voici quelques-unes des implications potentielles :

15/09/2024 Faut il s’effrayer du rapport de Mario Draghi sur l’avenir de l’Europe ?

Certains commentateurs de la presse »atlantique » le jugent «terrifiant ».

Voir https://commission.europa.eu/document/97e481fd-2dc3-412d-be4c-f152a8232961_en

Ainsi on lit à la signature de Jean-Marc Sylvestre dans Atlantico business du 14 septembre 2024.

L’avenir de l’Europe : le rapport de Mario Draghi est terrifiant, mais les responsables politiques s’en fichent… 

Le diagnostic formulé par Mario Draghi sur l’avenir de l’Union européenne est terrible, mais les dirigeants européens l’ont accueilli dans une presque totale indifférence. Sauf dans les milieux d’affaires, qui considèrent que ce qui va se passer en Europe est terrifiant.

Le diagnostic est terrifiant parce qu’il nous prédit une Europe qui s’endort tranquillement sur son passé et se prépare à devenir un énorme musée de l’histoire et de la culture mondiale, qui ne sera capable que d’accueillir les touristes américains et chinois. Une énorme réserve de seniors en retraite obligée un peu comme les Japonais, mais sans les revenus…

Mario Draghi n’est pas un clown illuminé ou habité d’une ambition de pouvoir insatiable qui le pousserait à la démagogie. Il a passé l’âge. Mario Draghi est un économiste italien qui a fait une carrière internationale dans la banque, les institutions internationales et dans la gouvernance italienne.

Il faut dire que le diagnostic sur la situation est accablant et que les solutions de redressement vont demander un effort de pédagogie que la plupart des gouvernements n’auront sans doute pas le courage politique d’engager.

C’est le diagnostic qui fait mal. Mario Draghi rappelle certes que le monde aujourd’hui est confronté à des mutations que les États vont devoir assumer : la mutation technologique, la mutation climatique et une transformation forte des équilibres mondiaux liées à l’arrivée dans le jeu concurrentiel de nouveaux pays émergents.

Mais le plus inquiétant n’est pas là. Il est dans le prix que l’Europe va devoir payer pour échapper à l’écrasement entre le poids de l’Amérique d’un côté et de la Chine de l’autre. 

Il faut sortir du schéma auquel d’ailleurs Mario Draghi avait adhéré, qui projetait l’existence d’une mondialisation heureuse parce que capable d’apporter la prospérité économique et sociale.

Depuis l’an 2000, cette mondialisation a, certes, permis l’émergence de la Chine en lui confiant le soin de gérer les usines du monde, mais, effet secondaire, cette mondialisation qui a certes enrichi la Chine a aussi appauvri les classes moyennes de l’Occident, en croyant leur apporter du pouvoir d’achat. Quelle erreur ! 

Cette mondialisation-là ne va pas éteindre les flux d’échanges, mais va modifier quelque peu leur contenu. Les relocalisations industrielles ne replacent pas les industries là où elles étaient avant, mais elles accouchent de chaînes de valeur différente. L’Amérique récupère et garde les conceptions et les productions à très grande valeur ajoutée. La Chine va essayer, tout en restant le premier manufacturier du monde, de doper son propre modèle de consommation.

Entre la Chine et les USA, l’union européenne est coincée avec le risque de n’avoir comme seule issue de survie que de devenir un immense parc d’attractions pour les classes moyennes du monde. 

Mario Draghi va plus loin. L’Europe refuse de regarder ses propres faiblesses et ses mutations nécessaires.

Son moteur principal franco-allemand est à réinventer complètement, parce que l’Allemagne prend conscience que le logiciel qui lui a permis des performances exceptionnelles depuis trente ans est complètement obsolète. L’Allemagne n’a plus de sources d’énergie propres (dans tous les sens du terme). L’Allemagne a encore une industrie très forte, mais focalisée sur l’automobile, qui donne des signes de fatigue, parce que ses marchés les plus puissants sont en train de se fermer. La Chine se replie sur elle-même et le monde se prépare fiévreusement à se convertir à une mobilité plus propre.

L’Europe périphérique, en revanche, se porte bien. En dix ans, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne ont réalisé les réformes structurelles qui leur permettent aujourd’hui d’avoir la force d’assumer les contraintes de la concurrence mais aussi d’affronter certaines des grandes mutations. Sauf que cette Europe périphérique restera périphérique.

Au-delà de la situation particulière de chaque pays, Mario Draghi s’en prend à l’incapacité de l’union européenne de s’unir face aux défis et il dénonce a bas bruit les erreurs récurrentes de la Banque centrale européenne qui, depuis la crise Covid, a été systématiquement en retard sur la gestion des taux d’intérêt et de la politique monétaire. Et c’est ressenti par tous les milieux d’affaires qui réclament encore aujourd’hui une baisse plus rapide des taux et qui considèrent que les risques d’inflation sont essentiellement importés. Mais parallèlement, il dénonce aussi l’incapacité de l’union européenne à lancer ou inciter des réformes de structure. Il pointe là l’Allemagne et la France, parce que du côté des périphériques, la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont su le faire.

En urgence, il considère que la solution serait de lancer un plan massif d’investissement dans les nouvelles technologies notamment, qui permettrait à l’Europe de construire des filières industrielles compétitives. Le plan devrait représenter plus de 800 milliards par an pour l’union européenne. C’est considérable quand on connaît l’ampleur des capacités d’épargne en Europe. Rien que pour la France, l’épargne disponible représente plus du double du stock de l’endettement public (6000 milliards contre 3000 milliards de dettes). Pendant ce temps-là, la France se débat avec une réforme de la retraite qui tourne en rond et des systèmes par répartition qui doivent emprunter à l’extérieur de quoi équilibrer les régimes et payer les pensions pour préserver une retraite à 62 ans. 

Pendant ce temps-là, l’Italie se prépare à passer la retraite à 70 ans. Les leçons de Mario Draghi sont entendues par les Italiens.

    14/09/2024 Trois d’un coup. La prochaine guerre mondiale telle que l’envisage Joe Biden

    Les stratèges américains préparant la prochaine guerre prévoient qu’inévitablement celle-ci sera nucléaire. Les pays qui s’affronteront feront appel aux centaines d’ogives qu’ils ont accumulées dans leurs arsenaux.

    Mais dans ce cas la supériorité dont peuvent aujourd’hui se prévaloir les Etats-Unis ne tiendra pas s’ils trouvent en face d’eux les forces conjuguées des autres puissances nucléaires que sont la Russie, la Chine et la Corée du Nord.

    La conclusion de cette constatation est simple. Les Etats-Unis doivent d’un seul et même coup anéantir les armements nucléaires dont disposent ces trois puissances. Ceci signifierait en pratique déclencher une guerre atomique mondiale.

    Ce qui est inquiétant est que le président Biden dont on louait jusqu’à présent la prudence aurait en mars dernier ordonné à l’US Army de se préparer à une telle confrontation nucléaire coordonnée.

    Source

    Biden Approved Secret Nuclear Strategy Refocusing on Chinese Threat

    In a classified document approved in March, the president ordered U.S. forces to prepare for possible coordinated nuclear confrontations with Russia, China and North August 20 2024
    By 
    David E. Sanger

    https://archive.is/2WG9P#selection-851.0-851.15

    13/09/2024 Le Garpiya-A1, un nouveau drone d’attaque russe

    La Russie a engagé en 2023 la production d’un nouveau drone d’attaque à longue portée, le Garpiya-A1, qui inclut de la technologie chinoise et a déjà été utilisé dans le conflit contre l’Ukraine, selon deux sources du renseignement européen et des documents vus par Reuters.

    L’entreprise IEMZ Koupol, filiale du géant russe de l’armement Almaz-Antey, a produit plus de 2.500 Garpiyas (« Harpies » en russe) de juillet 2023 à juillet 2024, selon des pièces consultées par Reuters, soit- un contrat de production, des courriers de la société et des documents financiers. Contactés par Reuters, IEMZ Koupol et Almaz-Antey n’ont pas donné suite à une demande de commentaire.

    Ce drone a été déployé contre des cibles civiles et militaires en Ukraine. Il a causé des dommages matériels mais aussi fait des victimes parmi la population et les forces armées ukrainiennes, selon les deux sources qui ont requis l’anonymat. Elles ont également demandé que certains détails des documents, notamment les dates, ne soient pas dévoilés.

    Si telle est la situation, « cela pourrait indiquer que la Russie se repose désormais plus sur la production intérieure et, de toute évidence, sur la Chine, étant donné que les deux parties au conflit dépendent des composants chinois pour la production de drones », relève Samuel Bendett, du think tank américain « Center for a New American Security », basé à Washington. La Russie faisait essentiellement appel jusqu’à présent à la technologie iranienne.

    L’Iran a fourni plus d’un millier de drones « kamikazes » Shahed-136 à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, avait déclaré le président ukrainien Volodimir Zelensky en mai 2023. Les autorités de Téhéran, qui démentent la livraison de drones à la Russie, ont refusé de s’exprimer sur les informations relatives au Garpiya-A1. Le ministère russe de la Défense a décliné tout commentaire. Le ministère chinois des Affaires étrangères a précisé dans une déclaration à Reuters que Pékin contrôlait strictement le transfert de technologies à usage militaire, dont les drones.

    « Eu égard à la crise ukrainienne, la Chine a toujours promu des pourparlers de paix et un règlement politique », déclare-t-il. Il ajoute que les échanges commerciaux avec la Russie ne sont soumis à aucune restriction. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a appelé la semaine dernière la Chine à cesser son assistance militaire à la Russie, soulignant qu’elle pesait lourd dans la poursuite du conflit.

    Le Garpiya-A1 est « très proche du Shahed » mais il est doté d’un moteur Limbach L-550 E, selon l’agence européenne de renseignement qui a livré des éléments d’information à Reuters. Ce moteur, de conception et de fabrication allemandes, est désormais produit en Chine par Xiamen Limbach. La société s’est refusée à tout commentaire.

    Reuters a pu consulter un contrat d’une valeur supérieure à un milliard de roubles (10 millions d’euros) signé au premier trimestre 2023 entre le ministère russe de la Défense et IEMZ Koupol pour le développement d’un site de production de drones. Les drones Garpiya-A1 sont produits dans une ancienne cimenterie d’Izhevsk, en Oudmourtie, dans l’ouest de la Russie. La fabrique avait été acquise par IEMZ Koupol en 2020. Des captures vidéo étudiées par Reuters sur la messagerie Telegram attestent de l’existence et du fonctionnement de ce site de production.

    Un prototype du Garpiya a été testé au premier semestre 2023, selon des documents de la compagnie. La production a atteint plusieurs centaines d’unités au deuxième semestre 2023 et avoisinait les 2.000 unités au premier semestre 2024, selon l’agence de renseignement européenne citée. Le Garpiya, qui pèse un peu moins de 300 kilos, a une portée maximale de 1.500 kilomètres, précise le contrat, ce qui le rapproche des capacités du Shahed-136. Le Washington Post a rapporté en août que la Russie projetait d’augmenter la production d’une version nationale du Shahed-136, le Geran-2, à Elabouga, au Tatarstan.

    Des documents datés du deuxième trimestre 2023 montrent que le fournisseur russe TSK Vektor a transféré des pièces détachées importées de Chine à IEMZ Koupol. Un troisième document obtenu par Reuters – un ordre de commande entre TSK Vektor et Koupol, remontant au premier trimestre 2024 – détaille la livraison de 100 essieux, carburateurs et autres pièces de moteur Limbach L-550 E vendues par deux compagnies chinoises : Juhang Aviation Technology et Redlepus Vector Industries, toutes deux basées à Shenzhen. Juhang, qui est sous le coup de sanctions britanniques (février) et américaines (mai), et Redlepus n’ont pas répondu aux sollicitations de Reuters.

    Selon des données des Douanes, d’avril 2022 à décembre 2023, TSK Vektor a importé pour 36,3 millions de dollars de pièces de Juhang Aviation Technology et pour 6,2 millions de dollars de composants de Redlepus TSK Vector Industrial Shenzhen Co Ltd. Il est question de pièces de moteur aéronautique, de modules électroniques, de connecteurs, de semi-conducteurs, de prises et autres composants identifiés majoritairement pour « un usage civil » et « un usage industriel ».

    Apparemment, l’usage sera aussi militaire

    Référence

    Reuters

    https://www.reuters.com/world/europe/russia-produces-new-kamikaze-drone-with-chinese-engine-say-european-intel-2024-09-13/

    13/09/2024 Guide pratique pour assurer la qualité des matériels destinés aux installations nucléaires

    L’Autorité de sûreté nucléaire est une autorité administrative française qui assure, au nom de l’État, les missions de contrôle de la sûreté nucléaire, de la radioprotection en France et da la France d’Outre Mer

    https://www.asn.fr/

    Avec ce guide, l’ASN souhaite rendre plus accessibles les objectifs et exigences réglementaires portant sur la conception et la fabrication des matériels destinés aux installations nucléaires.

    Les piliers d’une chaîne d’approvisionnement robuste y sont expliqués et accompagnés de recommandations et de bonnes pratiques. Ils sont illustrés d’exemples industriels dans une approche résolument pratique.

    Dans un contexte de forte mobilisation de la filière nucléaire, la maîtrise de la chaîne d’approvisionnement constitue un enjeu particulièrement important pour la sûreté des installations nucléaires en fonctionnement, comme pour celles en projet.

    Exploitants, fournisseurs et sous-traitants : la qualité des matériels importants pour la sûreté des installations nucléaires est l’affaire de tous et la responsabilité de chacun.

    Les échanges avec les représentants de la filière nucléaire montrent le besoin de mieux diffuser les exigences concernant les équipements importants pour la sûreté et de renforcer la traçabilité des activités de fabrication afin notamment de réduire le risque de fraude.

    Aujourd’hui, avec l’augmentation du nombre des centrales nucléaires prévue par le gouvernement français, ce besoin de sécurité est encore plus important. Il est évident que chaque nouvelle centrale ne pourra pas bénéficier sans examen de la sécurité du parc installé

    Accès sous caution

    https://www.asn.fr/espace-professionnels/installations-nucleaires/fournisseurs/guides-de-l-asn/guide-pratique-pour-assurer-la-qualite-des-materiels-destines-aux-installations-nucleaires

    12/09/2024 Un autre Big Bang

    New Scientist The other big bang 10 nov 2023

    Même si aujourd’hui les physiciens ne discutent plus de la pertinence du concept de matière noire, laquelle donnerait une équilibre gravitationnel à un univers constitué d’à peine un quart de matière ordinaire, il reste qu’aucune particule d’une telle matière n’a encore été identifiée.

    Certes aujourd’hui un grand nombre de signaux anormaux dans les données provenant des instruments censés observer l’univers jeune commencent à être recueillis.

    Bien qu’encore controversés, ils semblent conforter l’existence de WIMPs ou Weakly interacting massive particle. Cependant aucune preuve précise concernant l’existence de telles particules noires n’a encore été obtenue

    Selon la physicienne américaine Katherine Freeze, ceci pourrait tenir au fait que nous ne tenions pas compte d’un second Big Bang, qu’elle nomme un Big Bang Noir, qui se serait produit peu de temps après le premier

    Référence

    Submitted on 7 Jan 2017]

    Status of Dark Matter in the Universe

    Katherine Freese

    Over the past few decades, a consensus picture has emerged in which roughly a quarter of the universe consists of dark matter. I begin with a review of the observational evidence for the existence of dark matter: rotation curves of galaxies, gravitational lensing measurements, hot gas in clusters, galaxy formation, primordial nucleosynthesis and cosmic microwave background observations. Then I discuss a number of anomalous signals in a variety of data sets that may point to discovery, though all of them are controversial. The annual modulation in the DAMA detector and/or the gamma-ray excess seen in the Fermi Gamma Ray Space Telescope from the Galactic Center could be due to WIMPs; a 3.5 keV X-ray line from multiple sources could be due to sterile neutrinos; or the 511 keV line in INTEGRAL data could be due to MeV dark matter. All of these would require further confirmation in other experiments or data sets to be proven correct. In addition, a new line of research on dark stars is presented, which suggests that the first stars to exist in the universe were powered by dark matter heating rather than by fusion: the observational possibility of discovering dark matter in this way is discussed.


    Proceedings of 14th Marcel Grossman Meeting, MG14, University of Rome « La Sapienza », Rome, July 2015
    Subjects:Cosmology and Nongalactic Astrophysics (astro-ph.CO); High Energy Physics – Phenomenology (hep-ph)
    Cite as:arXiv:1701.01840 [astro-ph.CO]
     (or arXiv:1701.01840v1 [astro-ph.CO] for this version)
     https://doi.org/10.48550/arXiv.1701.01840 Focus to learn more
    Related DOI:https://doi.org/10.1142/S0218271817300129

    11/09/2024 Le Type 076

    Ce terme désigne le nouveau porte-hélicoptère d’assaut développé par la Chine pour renforcer sa présence dans le Pacifique face à l’US Navy. C’est ce qu’annonce le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) dans un article publié le 1er août 2024

    (voir https://www.csis.org/analysis/chinas-massive-next-generation-amphibious-assault-ship-takes-shape).

     Les clichés du « Type 076 », évoquent un pont d’envol d’environ « 260 mètres sur 52 mètres, soit plus de 13 500 m« 

    Une fois terminée, le navire sera capable de transporter des dizaines de péniches de débarquement, d’avions et de drones ainsi qu’un effectif de plus de 1000 marines.. Il pourra accueillir dans son hangar interne plus d’avions que n’importe quel autre navire du même type.

    Autre nouveauté, il sera doté d’une catapulte capable de lancer les avions à voilure fixe (à ailes et non à rotors). Jusqu’à maintenant, les navires d’assaut amphibie ne pouvaient lancer que des avions et des hélicoptères à décollage vertical

    Rappelons que la marine française dispose de deux porte- hélicoptère amphibie de la classe Mistral

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Mistral

    Voir aussi

    https://www.meretmarine.com/fr/defense/un-nouveau-porte-helicopteres-d-assaut-americain-en-achevement-a-flot

    11/09/2023 La matière noire est encore introuvable

    Les dernières expériences conduites dans le Dakota du Sud à la recherche des hypothétiques particules de matière noire, les WIMPs, sont encore restées sans résultats. https://lz.lbl.gov/

    La matière noire n’interagit pas avec la matière ordinaire, non plus qu’avec la lumière. Elle ne révélé son existence que par ses effets gravitationnel. Elle constituerait 80% de la matière de l’univers.

    Le détecteur LUX-ZEPLIN actuellement consacré à sa recherche comporte 7 tonnes de  xénon liquide enfouies à 1,5 km sous terre. Il sera poursuivi en 2028 par un projet dit XLZ2. En cas de nouvel échec, il faudra rechercher d’autres explications (voir https://www.cea.fr/comprendre/Pages/matiere-univers/essentiel-sur-matiere-noire.aspx#:~:text=La%20mati%C3%A8re%20noire%20n’a,les%20noyaux%20par%20interaction%20faible.

    Référence

    LZ Sets New Record in Search for Dark Matter

    New results from the world’s most sensitive dark matter detector put the best-ever limits on particles called WIMPs, a leading candidate for what makes up our universe’s invisible mass.

    With 280 days of data, the LUX-ZEPLIN (LZ) collaboration has made a world-leading search for weakly interacting massive particles (WIMPs) in areas no experiment has probed before. The new result is nearly five times better than the previous world’s best published result and finds no evidence of WIMPs above a mass of 9 GeV/c2. We have only scratched the surface of what LZ can do. With the detector’s exceptional sensitivity and our advanced analysis techniques, we are primed to discover dark matter if it exists within the experiment’s reach and to explore other rare physics phenomena.