15/01/2026 Mission militaire europenne au Groenland

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Une mission militaire européenne démarre jeudi 15 janvier 2026 au Groenland, territoire arctique sous souveraineté danoise convoité par le président Donald Trump. La veille, une rencontre à Washington entre responsables américains, danois et groenlandais avait débouché sur un constat de « désaccord fondamental ».Temps de lecture: 3 minPartage :

Une mission militaire européenne démarre jeudi 15 janvier 2026 au Groenland, territoire arctique sous souveraineté danoise convoité par le président Donald Trump. La veille, une rencontre à Washington entre responsables américains, danois et groenlandais avait débouché sur un constat de « désaccord fondamental ».


Une mission militaire européenne démarre jeudi 15 janvier 2026 au Groenland, territoire arctique sous souveraineté danoise convoité par le président Donald Trump. La veille, une rencontre à Washington entre responsables américains, danois et groenlandais avait débouché sur un constat de « désaccord fondamental ».

La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi qu’elles allaient déployer du personnel militaire sur l’île pour une mission de reconnaissance qui, a précisé une source au sein du ministère français des Armées, s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois « Arctic Endurance ».

« De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront », a précisé le président français Emmanuel Macron sur X. Et ce « en vue d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime », a expliqué le ministère allemand de la Défense.

 Équipe de reconnaissance »

Cette « exploration du Groenland » aura lieu de jeudi à samedi, a-t-il précisé, ajoutant qu’une « équipe de reconnaissance » composée de 13 membres de la Bundeswehr y participerait.

Mercredi, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a dénoncé la volonté de M. Trump de « conquérir » le Groenland, à l’issue d’une rencontre à la Maison Blanche avec des responsables américains. « Le président a clairement exprimé son point de vue, et nous avons une position différente », a-t-il dit à des journalistes.

« Nous avons donc toujours un désaccord fondamental, mais nous acceptons également d’être en désaccord », a-t-il ajouté, annonçant la mise en place d’un « groupe de travail de haut niveau afin d’étudier si nous pouvons trouver une voie commune pour aller de l’avant ». Il a affirmé que Copenhague souhaitait « travailler en étroite collaboration avec les États-Unis, mais cela doit, bien sûr, être une coopération respectueuse ».

14/01/2026 – Un grand pas vers la fusion nucléaire

Les chercheurs chinois qui travaillent sur la fusion nucléaire au sein du tokamak EAST https://en.wikipedia.org/wiki/Experimental_Advanced_Superconducting_Tokamak ont réussi à franchir une limite rarement dépassée dite de Greenwald.

Le tokamak EAST, surnommé « soleil artificiel » puisqu’il imite le processus de fusion de l’astre pour tenter de créer de l’énergie nucléaire, réussit exploit sur exploit. En janvier 2025, il avait établi un record en maintenant son plasma à 100 millions de degrés pour 1 066 secondes. À la fin de l’année, il a dépassé une limite quasiment immuable jusqu’à présent autour de la densité de ce plasma, lit-on dans une étude publiée dans Science Advances. https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adz3040

La fusion nucléaire fait face à de nombreux obstacles. Elle permettrait de dire progressivement adieu aux sources d’énergie fossiles et ainsi de protéger la planète en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Mais cette technologie n’est pas une petite affaire. Elle ne peut être menée que dans des tokamaks, avec des matériaux très spécifiques et dans des conditions qui peuvent vite devenir instables. Mais les scientifiques chinois semblent avoir repoussé cette limite.

L’un des enjeux de la fusion nucléaire est de garder le plasma stable à des densités extrêmes. Or, la fusion nucléaire sera une alternative durable comme source d’énergie que lorsque l’on saura en lancer une en continu. Pour cela, le plasma, chauffé dans le tokamak et coincé là grâce à des champs magnétiques puissants, doit rester stable. Selon un communiqué de l’Académie des Sciences chinoise, l’EAST a réussi à le faire plus longtemps que jamais vu.

Depuis longtemps, les chercheurs qui s’intéressent à la fusion nucléaire ont défini la limite de Greenwald. Une limite de densité de la matière au-delà de laquelle le plasma devient instable. Cette limite est clé car plus la densité est grande, plus les atomes s’entrechoquent et plus la réaction de fusion est efficace, mais cela rend aussi le procédé instable… ce qui fait cesser la fusion.

Pour dépasser la limite de Greenwald, les scientifiques chinois ont suivi avec précision les interactions du plasma avec les murs du tokamak dès le lancement du procédé. En contrôlant la pression du gaz initialement insufflée dans le dispositif et la fréquence d’absorption des micro-ondes par les électrons. Grâce à ces éléments, la stabilité du plasma a atteint jusqu’à 1,6 fois la limite de Greenwald.

Ce n’est pas la première fois que la limite est franchie. En revanche, c’est la première fois que le plasma reste stable à une haute densité. Cela signifie certainement qu’il faut atteindre cette densité à chaque fois pour commencer à envisager l’ignition continue de la fusion.



14/01/2025 La France doit intervenir en Iranl

« Des cadavres qui s’entassent » : sur RTL, le ministre francais des Affaires étrangères dit craindre « la répression la plus violente de l’histoire iranienne » En pleine tourmente en Iran, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé sur RTL ses vives préoccupations concernant la répression des manifestations. Il a qualifié la situation de potentiellement « la plus violente de l’histoire contemporaine iranienne », appelant à une cessation immédiate des violences.

C’est ce que nous apprend RTL le 14 janvier au matin. Mais les nombreux citoyens et citoyennes francais qu’indigne ce qu’ils savent de la répression exercée par les mollah sur les iraniens et iraniennes qui revendiqent un peu de liberté ne peuvent se satisfaire de ces seuls propos du ministre .

Bénéficiant encore d’une grande écoute au Moyen Orient la Francene doit pas se limiter à observer. Elle doit d’abord se manifester au plan diplomatique. Dans toutes les instances internationale et dans un certain nombre d’ambassades, les ambassadeurs français doivent faire savoir que la France souhaite intervenir en Iran pour faire cesser le massacre. Cette intervention ne doit pas se limier à des disours ou à des sanctions économiques. Elle doit être militaire..


Que fera Trump t-il précisément face aux 750.000 hommes de l’armée iranienne. Il ne l’a pas encore dit.Cependant la la France, qui joue un rôle important au sein de l’Union européenne, y compris au plan militaire,doit le soutenir, y compris en fournissant des moyens militaires à une éventuelle coalition occidentale. Elle doit le décider immédiatement et le faire connaître.

13/01/20é-Un troisième porte-avions chinois, le Fujian

rs.

Engagé dans une rivalité navale avec Washington en mer de Chine méridionale et autour de Taïwan, Pékin reste toutefois sensiblement derrière les Américains en termes de capacité de projection, soulignent la plupart des analystes.

La Fujian, qui avait effectué ses premiers essais en mer en 2024, a été officiellement mis en service lors d’une cérémonie qui s’est tenue mercredi sur l’île tropicale de Hainan (sud), en présence du président Xi Jinping, a rapporté l’agence d’État Chine Nouvelle.

Plus de 2 000 personnes ont assisté à l’événement, a rapporté l’agence financée par le gouvernement chinois, qui a fait état d’une « atmosphère enthousiaste ».

« Après la cérémonie, Xi Jinping est monté à bord […] et s’est informé du développement des capacités de combat du système de porte-avions ainsi que de la construction et l’application du système de catapultage électromagnétique », a précisé la même source.avait salué un « jalon important » dans la modernisation de la marine.

« Aucun pays occidental, à part les États-Unis, n’exploite un porte-avions d’une taille et de capacités similaires », souligne auprès de l’AFP Alex Luck spécialiste des armements navals.

« Il faudra encore plusieurs années avant que ce porte-avions atteigne une réelle capacité de combat » et « la Chine devra disposer de plusieurs porte-avions de ce type » pour « bouleverser réellement l’équilibre des forces », nuance-t-il.

« La marine chinoise reste en retard sur ses adversaires potentiels — en particulier les États-Unis — en matière d’expérience opérationnelle cumulée, de formation des groupes aéronavals et, surtout, d’expérience du combat réel », ce dernier point étant un « handicap majeur », indique à l’AFP Collin Koh, spécialiste des questions navales en Asie-Pacifique à l’Université de technologie de Nanyang, à Singapour.

Un quatrième ?

Ces dernières années, les passages de porte-avions chinois en mer de Chine méridionale, près d’îles disputées, et autour de Taïwan, île revendiquée par Pékin, ont provoqué l’appréhension de Washington.

Jusqu’ici toutefois, « la Chine n’a pas utilisé ses porte-avions pour projeter de la puissance à longue distance, et le Fujian ne changera probablement pas cette dynamique », note Alex Luck, selon qui le navire servira surtout à « la formation et aux exercices ».

Il sera « plus vraisemblablement utilisé pour poursuivre les essais » et « tirer de nouveaux enseignements destinés aux futurs » porte-avions, abonde Collin Koh, sans exclure qu’il soit sollicité pour « des exercices autour de Taïwan ».

La Chine investit depuis plusieurs décennies dans la modernisation de ses forces armées, au diapason de son poids diplomatico-économique.

Cette tendance suscite l’appréhension de certains de ses voisins asiatiques. Pékin affirme lui avoir une politique militaire « défensive » et vouloir uniquement préserver sa souveraineté.

Des rumeurs persistantes font état d’un quatrième porte-avions en cours de construction, qui pourrait être mis en service au début des années 2030.

Rappelons que la France ne dispose que d’un porte-avions. Mais aucun pays de l’Otan ne peut faire de même, hori les USA

13/01/2026 L’EUV ou extreme ultre violet

L’histoire des ordinateurs est l’histoire de l’industrie des semi-conducteurs, qui à son tour est l’histoire de la poursuite incessante de la miniaturisation. Dans la phase initiale du secteur, entre les années 1950 et le milieu des années 1980, la photolithographie était réalisée à l’aide de lumière UV et de photomasques pour projeter des motifs de circuits sur des tranches de silicium.

La technologie de la lumière ultraviolette extrême (EUV) est un moteur clé du changement dans l’industrie des semi-conducteurs. La lithographie, la méthode utilisée pour imprimer des motifs complexes sur des matériaux semi-conducteurs, a progressé grâce à l’utilisation de longueurs d’onde toujours plus courtes depuis le début de l’ère des semi-conducteurs. La lithographie EUV est la plus courte à ce jour. En développement depuis des décennies, la première machine de lithographie EUV achetée par lots et prête à être produite provenait d’ASML, la société néerlandaise de semi-conducteurs. ASML | The world’s supplier to the semiconductor industry

La lumière ultraviolette extrême (EUV) a une longueur d’onde très courte, proche de celle d’un rayon X.

  • La lumière EUV est utilisée dans la lithographie des micropuces pour imprimer des motifs sur des tranches de silicium.
  • ASML, une société néerlandaise, est pionnière dans cette technologie et est la seule source de systèmes de lithographie EUV.
  • La courte longueur d’onde de la lumière EUV permet la fabrication de certaines des micropuces les plus puissantes disponibles.

Selon l’article Qu’est-ce que l’EUV et comment ça marche ? la technologie de la lumière ultraviolette extrême (EUV) est un moteur clé du changement dans l’industrie des semi-conducteurs. La lithographie, la méthode utilisée pour imprimer des motifs complexes sur des matériaux semi-conducteurs, a progressé grâce à l’utilisation de longueurs d’onde toujours plus courtes depuis le début de l’ère des semi-conducteurs. La lithographie EUV est la plus courte à ce jour. En développement depuis des décennies, la première machine de lithographie EUV achetée par lots et prête à être produite provenait d’ASML, la société néerlandaise de semi-conducteurs.La lumière ultraviolette extrême (EUV) a une longueur d’onde très courte, proche de celle d’un rayon X.

La lumière EUV fait référence à la lumière ultraviolette extrême utilisée pour la lithographie des micropuces, qui consiste à recouvrir la plaquette de la micropuce d’un matériau photosensible et à l’exposer soigneusement à la lumière. Ceci imprime un motif sur la plaquette, qui est utilisé pour les étapes ultérieures du processus de conception de la micropuce.

Comment fonctionne la lithographie EUV

Les systèmes de lithographie EUV d’ASML émettent de la lumière avec des longueurs d’onde d’environ 13,5 nanomètres, ce qui est nettement plus court que les longueurs d’onde utilisées dans la génération précédente de lithographie DUV, permettant ainsi d’imprimer des motifs plus fins sur des tranches semi-conductrices. Les micropuces les plus avancées peuvent avoir des nœuds aussi petits que 7, 5 et 3 nanomètres, qui sont fabriqués en faisant passer à plusieurs reprises les tranches semi-conductrices à travers le système de lithographie EUV

À cette époque, la loi de Moore – le principe des années 1960 selon lequel le nombre de transistors sur une puce électronique doublerait tous les deux ans – commençait à se heurter aux limites physiques de ce processus. Cela signifiait que l’augmentation vertigineuse de la puissance de calcul et la réduction des coûts technologiques pour les consommateurs risquaient également d’atteindre leurs limites. Des années 1980 aux années 2000, la lithographie ultraviolette profonde (DUV) a conduit à la prochaine génération de miniaturisation, utilisant des longueurs d’onde plus courtes, comprises entre 153 et 248 nanomètres, ce qui a permis de réaliser des empreintes plus petites sur les tranches de silicium des semi-conducteurs.

À l’approche du nouveau millénaire, des chercheurs et des entreprises concurrentes du monde entier recherchaient des percées pour rendre possible la lithographie EUV et ses longueurs d’onde encore plus courtes. ASML a achevé un prototype en 2003, mais il faudra encore dix ans pour développer un système prêt à être produit.

Depuis lors, ASML a livré toutes les quelques années la prochaine itération de ses systèmes de lithographie EUV avec une plus grande capacité de production et des longueurs d’onde allant jusqu’à 13,5 nanomètres. Cela permet des conceptions de micropuces incroyablement précises et le placement le plus dense possible de transistors sur les micropuces. En bref, cela permet des vitesses informatiques plus rapides.

Por en savoir plus, voir Wikipedia Lithographie extrême ultraviolet — Wikipédia

Iran des mollahs. Que fait la France?

Nous reprenons ici un excellent article émanant du Rassemblement National

Pourquoi la France n’aide-t-elle pas l’Iran à se libérer de la dictature islamiste ? Le combat du peuple iranien pour sa liberté est aussi le nôtre. Le régime des mollahs est l’un des principaux financeurs et inspirateurs de l’islamisme politique et violent dans le monde, y compris en Occident, rappelle le président de la délégation RN au Parlement européen, Jean-Paul Garraud, qui exhorte le gouvernement français à l’action.

Depuis plusieurs jours, l’Iran est en feu. Le peuple iranien, courageux et déterminé, se soulève à nouveau contre l’un des régimes les plus obscurantistes et violents de la planète : la dictature islamiste des mollahs. Dans plus de 70 villes et provinces, les manifestants affrontent à mains nues un pouvoir qui tire à balles réelles, arrête, enlève, torture et tue. On compte déjà des des centaines de morts.

Et pourtajnt l’Europe se tait. La France se tait. Pourquoi ce silence assourdissant ? Pourquoi cette prudence coupable, alors même que l’histoire s’accélère sous nos yeux ? La France est-elle compromise avec le régime des mollahs ? La question mérite d’être posée. Depuis des années, la diplomatie française, comme celle de l’Union européenne, entretient des relations ambiguës avec le régime iranien. Dialogue permanent, concessions, aveuglement volontaire : tout semble avoir été tenté, sauf le courage politique.

Faut-il rappeler que la République française a, par le passé, offert protection, soins, moyens logistiques et hospitalité à l’ayatollah Khomeiny, celui-là même qui a instauré en Iran un régime totalitaire islamiste fondé sur la terreur, la répression des femmes, la persécution des minorités et l’exportation du terrorisme ? Sommes-nous en train de nous préparer à répéter cette faute historique en accueillant, demain, des dignitaires du régime des mollahs , qui cherchent à se protéger, sous couvert de visas humanitaires ou diplomatiques ?

Pendant que les Iraniens meurent, Paris reçoit les représentants du régime. Il y a quelques mois encore, le président iranien était reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron en personne, tapis rouge compris. Comment expliquer aux Iraniens que la France, patrie des droits de l’Homme, serre la main de ceux qui font tirer sur leurs enfants ? Comment justifier ce double discours : des indignations de façade, mais aucune action concrète lorsque l’occasion historique se présente de soutenir un peuple en lutte pour sa liberté ?

Le régime de Téhéran menace aussi l’Occident et l’Europe

Le silence des médias dominants et des chefs d’État européens est tout aussi troublant. On dirait une gêne, une tétanie, comme si trop de compromissions passées empêchaient désormais toute parole claire. Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, l’opposition iranienne existe. Elle s’organise. Et un nom revient avec insistance dans les slogans des manifestants : Reza Pahlavi.

Fils du dernier Shah d’Iran, il est aujourd’hui réclamé par une large partie du peuple iranien comme figure de rassemblement et de transition démocratique. Il ne réclame ni revanche ni retour autoritaire, mais une transition ordonnée vers un État de droit, respectueux des libertés fondamentales, des femmes et des minorités.

Pourquoi la France refuse-t-elle ne serait-ce que de lui offrir une tribune politique, une reconnaissance diplomatique, un soutien moral clair ? Pourquoi refuser d’aider à structurer une transition, alors que l’alternative est le chaos ou la survie d’un régime sanguinaire ? Ce combat est aussi le nôtre. Ne nous trompons pas : la lutte du peuple iranien n’est pas une affaire lointaine. La République islamique d’Iran est l’un des principaux financeurs et inspirateurs de l’islamisme politique et violent dans le monde, y compris en Europe.

Si e régime des mollahs tombe, c’est toute une chaîne de financement, d’influence et de propagande islamiste qui s’effondre. C’est une victoire majeure contre l’obscurantisme, contre le terrorisme, contre ceux qui veulent déstabiliser nos démocraties de l’intérieur.

Une inaction moralement indéfendable et politiquement dangereuse

C’est pourquoi, dès le début, nous, députés du Rassemblement national au Parlement européen, nous avons pris nos responsabilités : résolutions déposées, conférences organisées, interpellations de la Commission européenne après l’assassinat de Mahsa Amini par la police des mœurs. Nous avons agi quand d’autres se taisaient.

Les États-Unis, eux, ont pris leurs responsabilités en empêchant le régime iranien d’accéder à l’arme nucléaire en neutralisant des installations stratégiques. Pendant ce temps, la Commission européenne de Mme von der Leyen et la France d’Emmanuel Macron restent spectatrices.

Cette inaction est intolérable. Elle est moralement indéfendable et politiquement dangereuse. Il est encore temps d’agir L’histoire jugera notre capacité à être du bon côté. Le peuple iranien a tranché. Après 47 ans de dictature, il veut tourner la page. Il appelle à l’aide. Il réclame la liberté. Il réclame un avenir.

Aider l’Iran à se libérer, ce n’est pas intervenir militairement. C’est soutenir politiquement, diplomatiquement et moralement un peuple qui se bat pour des valeurs que nous prétendons universelles. La France doit choisir : le confort du silence ou l’honneur de l’Histoire.




















Pourquoi
la France n’aide-t-elle pas l’Iran à se libérer de la dictature
islamiste ?

TRIBUNE. Le combat du
peuple iranien pour sa liberté est aussi le nôtre. Le régime des
mollahs est l’un des principaux financeurs et inspirateurs de
l’islamisme politique et violent dans le monde, y compris en
Occident, rappelle le président de la délégation RN au Parlement
européen, Jean-Paul Garraud, qui exhorte le gouvernement français à
l’action.


Depuis plusieurs jours, l’Iran est en feu. Le peuple iranien,
courageux et déterminé, se
soulève à nouveau
contre l’un des régimes les plus
obscurantistes et violents de la planète : la dictature islamiste
des mollahs. Dans plus de 70 villes et provinces, les manifestants
affrontent à mains nues un pouvoir qui tire à balles réelles,
arrête, enlève, torture et tue. On compte déjà des des centaines
de morts.Et pourtajnt l’Europe se tait. La France se tait. Pourquoi ce
silence assourdissant ? Pourquoi cette prudence coupable, alors même
que l’histoire s’accélère sous nos yeux ? La France est-elle
compromise avec le régime des mollahs ? La question mérite d’être
posée. Depuis des années, la diplomatie française, comme celle de
l’Union européenne, entretient des relations ambiguës avec le
régime iranien. Dialogue permanent, concessions, aveuglement
volontaire : tout semble avoir été tenté, sauf le courage
politique.Faut-il rappeler que la République française a, par le passé,
offert protection, soins, moyens logistiques et hospitalité à
l’ayatollah Khomeiny, celui-là même qui a instauré en Iran un
régime totalitaire islamiste fondé sur la terreur, la répression
des femmes, la persécution des minorités et l’exportation du
terrorisme ? Sommes-nous en train de nous préparer à répéter
cette faute historique en accueillant, demain, des dignitaires du
régime des mollahs , qui cherchent à se protéger, sous couvert de
visas humanitaires ou diplomatiques ?Pendant que les Iraniens meurent, Paris reçoit les représentants
du régime. Il y a quelques mois encore, le président iranien était
reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron en personne, tapis rouge
compris. Comment expliquer aux Iraniens que la France, patrie des
droits de l’Homme, serre la main de ceux qui font tirer sur leurs
enfants ? Comment justifier ce double discours : des indignations de
façade, mais aucune action concrète lorsque l’occasion historique
se présente de soutenir un peuple en lutte pour sa liberté ?

Le régime de Téhéran menace aussi l’Occident
et l’Europe

Le silence des médias dominants et des chefs d’État européens
est tout aussi troublant. On dirait une gêne, une tétanie, comme si
trop de compromissions passées empêchaient désormais toute parole
claire. Contrairement à ce que certains voudraient faire croire,
l’opposition iranienne existe. Elle s’organise. Et un nom revient
avec insistance dans les slogans des manifestants : Reza Pahlavi.Fils du dernier Shah d’Iran, il est aujourd’hui réclamé par
une large partie du peuple iranien comme figure de rassemblement et
de transition démocratique. Il ne réclame ni revanche ni retour
autoritaire, mais une transition ordonnée vers un État de droit,
respectueux des libertés fondamentales, des femmes et des minorités.Pourquoi la France refuse-t-elle ne serait-ce que de lui offrir
une tribune politique, une reconnaissance diplomatique, un soutien
moral clair ? Pourquoi refuser d’aider à structurer une
transition, alors que l’alternative est le chaos ou la survie d’un
régime sanguinaire ? Ce combat est aussi le nôtre. Ne nous trompons
pas : la lutte du peuple iranien n’est pas une affaire lointaine.
La République islamique d’Iran est l’un des principaux
financeurs et inspirateurs de l’islamisme politique et violent dans
le monde, y compris en Europe.e
régime des mollahs
tombe, c’est toute une chaîne de
financement, d’influence et de propagande islamiste qui s’effondre.
C’est une victoire majeure contre l’obscurantisme, contre le
terrorisme, contre ceux qui veulent déstabiliser nos démocraties de
l’intérieur.

Une inaction moralement indéfendable et
politiquement dangereuse

C’est pourquoi, dès le début, nous, députés du Rassemblement
national au Parlement européen, nous avons pris nos responsabilités
: résolutions déposées, conférences organisées, interpellations
de la Commission européenne après l’assassinat de Mahsa Amini par
la police des mœurs. Nous avons agi quand d’autres se taisaient.Les États-Unis, eux, ont pris leurs responsabilités en empêchant
le régime iranien d’accéder à l’arme nucléaire en
neutralisant des installations stratégiques. Pendant ce temps, la
Commission européenne de Mme von der Leyen et la France d’Emmanuel
Macron restent spectatrices.Cette inaction est intolérable. Elle est moralement indéfendable
et politiquement dangereuse. Il est encore temps d’agir L’histoire
jugera notre capacité à être du bon côté. Le peuple iranien a
tranché. Après 47 ans de dictature, il veut tourner la page. Il
appelle à l’aide. Il réclame la liberté. Il réclame un avenir.Aider l’Iran à se libérer, ce n’est pas intervenir
militairement. C’est soutenir politiquement, diplomatiquement et
moralement un peuple qui se bat pour des valeurs que nous prétendons
universelles. La France doit choisir : le confort du silence ou
l’honneur de l’Histoire.

12/01/2025 V Sagitta

Ce terme désigneu une explosion d’une violence exceptionnelle, provoquée par un système d’étoiles hors norme, qui pourrait bientôt être visible depuis la Terre.

Un duo stellaire baptiséV Sagittae – , situé à environ 10 000 années-lumière. intrigue depuis plusieurs décennies les scientifiques par son comportement étrange. Des observations récentes ont montre qu’il s’agissait d’une étoile dite naine blanche est en train d’absorber son étoile compagne. Une explosion d’une «rare violence pourrait secouer notre galaxie, la Voie Lactée.

C’est ce qu’ont découvert récemment des scientifiques spécialistes de l’espace. Leur étude a révélé que l’étoile sur le point de devenir double, baptisée V Sagittae, brille d’une luminosité inhabituelle. Elle absorbe sa jumelleastrale plus grande en avalant littéralement la matière qui la constitue.

Les deux partenaires bouclent un tour complet l’un autour de l’autre toutes les 12,3 heures, se rapprochant progressivement. Cela pourrait provoquer une explosion massive si éblouissante qu’elle serait visible à l’œil nu depuis la Terre, à quelque 10.000 années-lumière de là.

Une équipe internationale d’astronomes, dont des professeurs exerçant au Royaume-Uni, en Finlande et en Espagne. étudie actuellement le phénomène. Un enseignant de l’université de Southampton, a déclaré que leurs résultats avaient permis de résoudre un mystère concernant cette paire d’étoiles qui intriguait les astronomes depuis un siècle, ajoutant : «V Sagittae n’est pas un système stellaire ordinaire : c’est le plus brillant de son genre et il déconcerte les experts depuis sa découverte en 1902». 

Pour savoir plus voir Wikipediiiia

V Sagittae – Wikipedia

V Sagittae or V Sge is a cataclysmic variable in the constellation Sagitta. It is the only super soft X-ray source non-magnetic cataclysmic variable found so far. Lidiya Tseraskaya discovered the variability of this star, in 1902.[7] It appeared with its variable star designation in Annie Jump Cannon’s 1907 ork Second catalogue of variable stars.[8]

Characteristics

visual band light curve for V Sagittae, adapted from Šimon and Mattei (1999)[9]

There are two models that have been proposed to explain V Sagittae’s properties. One says that the system is composed of a white dwarf accreting mass from a companion via an accretion disk, while the other model says that the system is composed of two hot stars (nearly) forming a contact binary. Both models have been disputed. Smak (2022) notes that the primary component shows similarities with Wolf-Rayet stars and the model with a white dwarf and its accretion disk does not explain many aspects of the system, including orbital period variations and mass loss from the primary, supporting a configuration with a Wolf-Rayet star and a main sequence star.[10] However, a 2025 study by Hakala, Charles and Rodríguez-Gil found that the ‘hot binary’ model fails to explain multiple properties of V Sagittae, such as the system’s variability, strong  emission and presence of stationary, double-peaked narrow emission lines, while the white dwarf model explains nearly all of them.[3]

Material from the donor is accreting onto the primary at an exponentially increasing rate, generating a huge stellar wind. The doubling time for the accretion rate, and hence for the system luminosity, is about 89±11 years.[5] It is predicted that the system will erupt as a nova some time between 2067 and 2099, at which point it will become one of the brightest stars in the sky.[11][12]

10/01/2026 Les débuts de la compétition mondiale pour le contrôle de l’espace

Ce n’est que très récemment que les hommes réussirent à s’élever au dessus du niveau moyen de la mer. Ne disposant pas d’ailes comme les oiseaux ils durent attendra le 18e sicle, avec les ballons captifs, pour pour dépasser ce niveau de qualqus dizaines de metres ce niveau. On dit aussi le liveau moyen de la mer.

Le niveau moyen de la mer est une référence  verticale ,géodésique ,altimétrique normalisée qui permet notamment de définir une altitude topographique, positive au-dessus (hypsométrie), négative en dessous (bathymétrie). Cette référence est utilisée notamment en cartographie, en navigation maritime, en cartographie, en navigation maritime, dans l’aviation et en météorologie.

Au dessus de cette altitude, on emploi le terme d’espace. Classiquement, on distingue quatre catagories d’espace, l’espace aéronautique, l’espace sub orbital, l’espace orbital et l’espace profond.

-L’espce aéronautique est l’espace accessible aux aéronefs. Il s’étend constament avec les progrès de l’aviation et des missilles .

-L’espace suborbital est l’espace accessiblle aux engins spatiaux se déplaçant dans l’espace à une vitesse inférieure à la vitesse requise pour qu’il se maintienne en orbite.

– L’espace orbitaL s’agitLe terme d’espace en astronomie désignetoutepartie du monde si sitent au dela de lespacace

Un vol suborbital est un vol spatial d’un engin spatial se déplaçant dans l’espace à une vitesse suborbitale, infériita de l’espace accessible à un engisn placés  orbite autour d’un astre, ce qui signifie qu’il suit une trajectoire circulaire sous l’effet de la gravitation. Le premier vol suborbital a étéest effectué le 5 mai 1961 par l’astronaute Alan Shepard lors de la mission Mercury-Redstone .

Quelques semaines plus tôt, le 12 avril 1961, ce fut un vol orbital qui permit à Youri Gagarine (Юрий Гагарин) de devenir le premier homme à être allé dans l’espace.

Pour réaliser un vol orbital, il est nécessaire d’atteindre une vitesse et une altitude suffisantes, ce qui le rend plus complexe qu’un vol suborbital.  psieurs entreprises se positionnent sur le marché des vols orbitaux, stimulant l’innovation et potentiellement réduisant les coûts pour les consommateurs d’espace.

L’espace profond fait référence à l’exploration de l’espace lointain, qui inclut des missions visant à explorer les galaxies et les étoiles situées à des distances astronomiques.

La conquète spatiale

De 1957 à 1969, la conquête spatiale est un enjeu majeur de la guerre froide. Elle est le terrain d’une compétition technologique acharnée entre l’URSS et les États-Unis, où chacun tente de démontrer sa supériorité. Débutant en 1957 avec Spoutnik-1, le premier satellite artificiel de l’Histoire, elle a rapidement pour enjeu les vols habités et l’envoi d’un homme sur la Lune. Au début des années 1950, voyager au-delà de la Terre semble tenir plus du fantasme que de la réalité. En effet, si Wernher von Braun travaille avec Walt Disney aux États-Unis pour vulgariser et diffuser ses rêves de conquête spatiale, l’idée d’envoyer un objet ou un homme au-delà de l’atmosphère n’est pas une priorité pour les gouvernements, qu’ils soient russe ou américain. Toutefois les ingénieurs militaires des deux camps, notamment dans la balistique, envisagent sérieusement cette possibilité.

Le satellite Spoutnik 1, une première mondiale

Souffrant d’un certain retard dans le domaine du nucléaire, c’est l’URSS qui exploite le plus cette invention. Elle met en place au cours des années 1950 un projet de missile intercontinental capable de transporter une bombe A. Contrairement aux bombes H, les bombes A sont très encombrantes. Au Japon, elles avaient dû être lâchées d’un bombardier. Le projet est donc doublement ambitieux : construire un missile d’une portée intercontinentale (plusieurs milliers de kilomètres contre 350 pour le V2) et pouvant porter une bombe de plusieurs tonnes. 

Le projet est confié à Sergueï Korolev, un ingénieur ukrainien extrait du goulag au cours de la Seconde Guerre mondiale grâce à ses compétences en aéronautique. Conscient des possibilités spatiales d’une telle fusée, et peut-être nourri par les mêmes rêves que von Braun, il parvient à obtenir l’autorisation de construire un petit satellite et celle de tenter de l’envoyer dans l’espace. La fusée conçue par Korolev est très innovante. Malgré quelques difficultés lors des premiers essais, elle permet d’envoyer le petit satellite Spoutnik-1 dans l’espace le 4 octobre 1957. Ce qui n’était qu’un projet secondaire devient une immense victoire technologique et symbolique : une nouvelle frontière de l’environnement humain vient d’être franchie.

Réactions des Etats-Unis

Les États-Unis vivent cet événement comme une véritable humiliation. Au-delà des applications militaires induites par cette réussite soviétique, c’est un coup dur porté à la confiance des États-Unis en leur supériorité technologique. Le symbole est également politiquement fort : l’URSS attribue naturellement ses prouesses à la nature de son régime. Une équipe est donc mise en place aux États-Unis pour préparer un premier lancement. Mais l’URSS lance Spoutnik-2 dès le 3 novembre 1957. Il transporte une chienne répondant au nom de Laïka, démontrant une fois de plus l’avance soviétique. Toutefois, l’animal ne survit pas au vol et la Russie n’est pas encore prête à envoyer un homme dans l’espace. 

Les États-Unis, malgré l’urgence, refusent de confier le projet à l’ex-ingénieur nazi Wernher von Braun, qui travaille sur des missiles moyenne portée, certainement pour des raisons d’image. Pourtant, après un premier échec du projet officiel Vanguard, l’équipe de Braun est autorisée à tenter sa chance : le 31 janvier 1958, Explorer-1 est envoyé dans l’espace. Il permet notamment de découvrir la ceinture de Van Allen. Dorénavant, Wernher von Braun aura un rôle majeur dans la conquête spatiale, de même que son concurrent Sergueï Korolev. Ce dernier, à la différence de son homologue américain, ne connaîtra pourtant pas la gloire, l’URSS faisant de son identité un secret défense. 

Les États-Unis commencent alors à rattraper leur retard et investissent sur le long terme. Ainsi, Eisenhower décide de la création de la NASA (National Aeronautics Space Administration) fin 1958. Toutefois, L’URSS domine la conquête spatiale pendant les années qui suivent, notamment grâce au programme Luna. Dès le 2 janvier 1959, la sonde Luna-1 sort de l’orbite terrestre et survole la Lune. Le 13 septembre, Luna-2 atteint sa cible en se posant sur le satellite de la Terre. Enfin, moins d’un mois plus tard, Luna-3 fait découvrir à l’humanité la face cachée de la Lune. Les photos qu’elle transmet montrent d’ailleurs un paysage visage plus accidenté que la face visible. Fort de ces succès, les Russes reprennent le programme Spoutnik, dont l’objectif est d’envoyer un homme dans l’espace. Plusieurs lancements sont réalisés, avec à chaque fois un chien à bord : contrairement à Laïka, la plupart survivent à leur retour dans l’atmosphère. Au programme Spoutnik, les États-Unis opposent le programme Mercury. Leur progrès leur permet aussi d’envoyer un être vivant dans l’espace en janvier 1961 : un chimpanzé nommé Ham.

Les Américains se rapprochent donc des Soviétiques et comptent prendre leur revanche en envoyant le premier homme dans l’espace. Mais l’URSS prend les devants le 12 avril 1961, lorsque Youri Gagarine prend place à bord de Vostok-1 sur le site de Tyura-Tam. Il effectue un vol en orbite de 1h48 autour de la Terre, à une altitude moyenne de 250 km. L’URSS renforce encore son prestige dans le domaine spatial. Les Américains répondent dès le 5 mai avec le vol d’Alan Shepard, mais à une altitude moins élevée et pour une durée beaucoup plus courte (15 minutes seulement)

10/01/2026Un nouveau partage du monde

Donald Trump a célébré la nouvelle année en marquant son territoire et en ouvrant la porte à un nouveau partage du monde entre Washington, Moscou et Pékin. L’Europe, tétanisée, prend acte par son silence approbateur de la mort du droit international.

Donald Trump et les hauts responsables de son administration ont salué l’opération « Détermination absolue » – le raid sur Caracas et la capture et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026 – comme un succès militaire exceptionnel. On peut tout aussi aisément affirmer qu’il s’agit d’une violation flagrante et éhontée du droit international, qui marque une nouvelle érosion de ce qui reste de l’ordre international.

Mais la tentation pour la Maison Blanche est désormais de crier victoire et de passer rapidement à d’autres cibles, alors que le monde est encore sous le choc de l’audace dont a fait preuve le président américain en kidnappant un dirigeant étranger en exercice. Les populations et les dirigeants de Cuba (depuis longtemps une obsession pour le secrétaire d’État de Trump Marco Rubio), de Colombie (le plus grand fournisseur de cocaïne des États-Unis) et du Mexique (la principale voie d’entrée du fentanyl aux États-Unis) ont des raisons de s’inquiéter sérieusement pour leur avenir dans un monde trumpien.

Il en va de même pour les Groenlandais, en particulier à la lumière des commentaires de Trump ce week-end selon lesquels les États-Unis « ont besoin du Groenland du point de vue de leur sécurité nationale ». Sans parler du tweet alarmant de Katie Miller, influente membre du mouvement MAGA et épouse de Stephen Miller, l’influent chef de cabinet adjoint de Trump, montrant une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain.

Et ce n’est pas la réaction timide de la plupart des responsables européens qui freinera le président américain dans son élan. Celle-ci est extrêmement déconcertante, car elle révèle que les plus ardents défenseurs du droit international semblent avoir renoncé à prétendre qu’il a encore de l’importance.

La cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas a été la première à réagir, avec un message qui commençait par souligner le manque de légitimité de Maduro en tant que président et se terminait par l’expression de sa préoccupation pour les citoyens européens au Venezuela. Elle a du bout des lèvres réussi à ajouter que « les principes du droit international et de la charte des Nations unies doivent être respectés ». Cette dernière partie apparaissait comme une réflexion après coup, ce qui était probablement le cas.

La déclaration commune ultérieure de 26 États membres de l’UE (soit tous les États membres sauf la Hongrie) était tout aussi équivoque et ne condamnait pas explicitement la violation du droit international par Washington.

Le premier ministre britannique Keir Starmer a pour sa part axé sa déclaration sur le fait que « le Royaume-Uni soutient depuis longtemps une transition au Venezuela », qu’il « considère Maduro comme un président illégitime » et qu’il « ne versera pas de larmes sur la fin de son régime ». Avant de conclure en exprimant son souhait d’une « transition sûre et pacifique vers un gouvernement légitime qui reflète la volonté du peuple vénézuélien », l’ancien avocat spécialisé dans les droits humains a brièvement réitéré son « soutien au droit international ».

Le chancelier allemand Friedrich Merz remporte toutefois la palme. Tout en faisant des commentaires similaires sur le défaut de légitimité de Maduro et l’importance d’une transition au Venezuela, il a finalement souligné que l’évaluation juridique de l’opération américaine était complexe et que l’Allemagne « prendrait son temps » pour le faire.

Le point de vue de Moscou et Pékin

Alors que l’Amérique latine était partagée entre enthousiasme et inquiétude, les condamnations les plus virulentes sont venues de Moscou et de Pékin.

Le président russe Vladimir Poutine avait manifesté son soutien à Maduro dès le début du mois de décembre. Dans une déclaration publiée le 3 janvier, le ministère russe des affaires étrangères se contentait initialement d’apporter son soutien aux efforts visant à résoudre la crise « par le dialogue ». Dans des communiqués de presse ultérieurs, la Russie a adopté une position plus ferme, exigeant que Washington « libère le président légitimement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse ».

La Chine a également exprimé son inquiétude quant à l’opération américaine, la qualifiant de « violation flagrante du droit international ». Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a exhorté Washington à « garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement, à cesser de renverser le gouvernement du Venezuela et à résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation ».

La position de Moscou, en particulier, est bien sûr profondément hypocrite. Certes condamner l’opération américaine comme étant une « violation inacceptable de la souveraineté d’un État indépendant » est peut-être justifié. Mais cela n’est guère crédible au vu de la guerre que Moscou mène depuis dix ans contre l’Ukraine, qui s’est traduite par l’occupation illégale et l’annexion de près de 20 % du territoire ukrainien.

La Chine, quant à elle, peut désormais avoir le beurre et l’argent du beurre à Taïwan, qui, contrairement au Venezuela, n’est pas largement reconnu comme un État souverain et indépendant. Le changement de régime apparaissant de nouveau à l’ordre du jour international comme une entreprise politique légitime, il ne reste plus grand-chose, du point de vue de Pékin, qui pourrait s’opposer à la réunification, si nécessaire par la force.

Les actions de Trump contre le Venezuela n’ont peut-être pas accéléré les plans chinois de réunification par la force, mais elles n’ont guère contribué à les dissuader. Cet épisode va probablement encourager la Chine à montrer plus d’assurance en mer de Chine méridionale.

Le partage du monde

Tout cela laisse présager un nouveau glissement progressif des intérêts des grandes puissances américaine, chinoise et russe, qui souhaitent disposer de sphères d’influence dans lesquelles elles peuvent agir à leur guise. Car si la Chine et la Russie ne peuvent pas faire grand-chose pour leur allié Maduro, désormais destitué, c’est aussi parce qu’il n’existe aucun moyen simple de délimiter où commence une sphère d’influence et où finit une autre.

La perspective d’un partage du monde entre Washington, Moscou et Pékin explique aussi l’absence d’indignation européenne face à l’opération menée par Trump contre le Venezuela. Elle témoigne de sa prise de conscience que l’ère de l’ordre international libre et démocratique est bel et bien révolue. L’Europe n’est pas en position d’adopter une posture qui lui ferait risquer d’être abandonnée par Trump et assignée à la sphère d’influence de Poutine.

Au contraire, les dirigeants européens feront tout leur possible pour passer sous silence leurs divergences avec les États-Unis et tenteront de tirer parti d’une remarque presque anodine faite par Trump à la fin de sa conférence de presse samedi 3 janvier, selon laquelle il n’est « pas fan » de Poutine.

Ce qui importe désormais pour l’Europe, ce ne sont plus les subtilités des règles internationales. Il s’agit dorénavant de garder les États-Unis et leur président imprévisible de son côté, dans l’espoir de pouvoir défendre l’Ukraine et de dissuader la Russie de commettre de nouvelles agressions.

Ces efforts pour accommoder le président américain ne fonctionneront que dans une certaine mesure. La décision de Trump de réaffirmer son ambition d’annexer le Groenland, dont il convoite les vastes ressources minérales essentielles, s’inscrit dans sa vision d’une domination absolue dans l’hémisphère occidental.

Cette renaissance de la doctrine Monroe vieille de deux siècles (rebaptisée par Trump « doctrine Donroe ») a été exposée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine en décembre 2025. Elle ne s’arrête clairement pas au changement de régime au Venezuela.

La stratégie vise à « rétablir les conditions d’une stabilité stratégique sur le continent eurasien » ou à « atténuer le risque de conflit entre la Russie et les États européens ». Mais déstabiliser davantage l’alliance transatlantique en menaçant l’intégrité territoriale du Danemark au sujet du Groenland et en abandonnant peut-être l’Europe et l’Ukraine aux desseins impériaux du Kremlin risque d’avoir l’effet inverse.

De même, si l’incursion au Venezuela encourage les revendications territoriales chinoises en mer de Chine méridionale et éventuellement une action contre Taïwan, elle ne permettra guère d’atteindre l’objectif américain, énoncé dans la stratégie de sécurité nationale, qui consiste à prévenir une confrontation militaire avec son rival géopolitique le plus important.

À l’instar des autres tentatives de changement de régime menées par les États-Unis depuis la fin de la guerre froide, l’action américaine au Venezuela risque d’être une initiative qui isolera le pays et se retournera contre lui. Elle marque le retour de la loi de la jungle, pour laquelle les États-Unis, et une grande partie du reste du monde, finiront par payer un lourd tribut.