23/02/2025 Destination Phobos (suite)

Phobos est avec son équivalant Deimos, est un satellite de Mars, notre plus proche voisine. Bien que souvent observé, il continue à intriguer les astronomes. L’une et l’autre Lune furent découvertes en 1877. Depuis cette date, les astronomes ne furent pas capable de comprendre leur provenance

Il pourrait s’agir d’astéroides capturés à leur passage par l’attraction de Mars. Elles auraient pu se former à partir de matière accumulée dans le disque d’accrétion de Mars. Elles auraient pu être arrachées à cette dernière par une collision catastrophique avec un astre de passage comme ce fut probablement le cas de la Lune arrachée à la Terre ou par un phénomène totalement différent ? Nul ne sait. Ces deux astres restent aujourd’hui le plus grand mystère du système solaire.

Aujourd’hui Phobos et Deimos affichent des trajectoires qui devraient les conduire à percuter Mars. Mais il faudra attendra 100 millions d’années pour étudier leurs débris. En attendant, des analyses spectrales de la lumière provenant de leur surface semblent montrer qu’elles sont riches en composants organiques et en eau.

De plus ces satellites font tout à l’envers. Ils se lèvent à l’ouest et se couchent à l’est, deux fois par jour martien. Leur trajectoires sont ovales et non globalement circulaires.

Pour tenter de répondre à ces questions des missions spatiale avaient a été préparées, tant du temps de l’Union soviétique que de la NASA. Mais toutes échouèrent. Comme elles ne présentaient aucun caractère d’urgence, les astronomes durent patienter encore un peu.

Aujourd’hui les espoirs reposent sur la JAXA ou Japon Aerosapece Exploration Agency. Elle lancera en 2026 une sonde dit MMX, pour Martian Moons Exploration qui survolera Phobos au plus proche et si tout se passe bien, en rapportera des échantillons pour étude sur la Terre vers 2030.

Pour en savoir plus, voir Newscientist 8 february 2025 p 34

22/02/2025 Destination Phobos

Phobos, ou Mars I (en dénomination systématique), est le plus grand des deux satellites de Mars (l’autre étant Déimos). Des deux, il est le plus proche de Mars

Phobos est un corps sphérique mais du fait de sa forme mais surtout de sa vitesse de rotation sur lui-même, la gravité perceptible à sa surface varie d’environ 210 % suivant l’endroit où elle est mesurée

Phobos est un corps sombre qui semble être composé de chondrite carbonée8, une composition similaire à celle des astéroïdes de type C dans la ceinture d’astéroïdes. Cependant, la masse de Phobos est trop faible pour qu’il soit intégralement composé de roche. IL possède une porosité significative. Il a été suggéré que Phobos pourrait contenir un réservoir de glace substantiel, mais des observations spectrales de sa surface ont écarté cette hypothèse.

La sonde soviétique Phobos 2 détecta que des gaz s’échappaient de Phobos en quantité faible mais régulière. Malheureusement, la sonde tomba en panne avant d’avoir pu déterminer la nature de ce gaz.

Des images provenant de Mars Global Surveyor montrent que Phobos est recouvert d’une couche de régolithe d’au moins 100 m d’épaisseur . On pense qu’il provient d’impacts avec d’autres corps, mais on ignore comment il peut adhérer à un objet ne possédant quasiment pas de gravit; peut-être l’adhérence est-elle électrostatique17.

Au cours de l’été 2008, la sonde Mars Express a permis de préciser quelques caractéristiques de Phobos, dont la masse et la densité

Caractéristiques géologiques .

De nombreux cratères sont présents à la surface de Phobos. Le plus grand de ces cratères est nommé « Stickney », du nom de jeune fille de l’épouse d’Asaph Hall. Comme le cratère Herschel sur Mimas, mais à une échelle plus petite, l’impact qui a créé le cratère Stickney aurait peut-être pu briser Phobos. Des sillons s’étendent à la surface de Phobos, mesurant moins de 30 m de profondeur, 100 à 200 m de largeur et jusqu’à 20 km de long. Initialement, on supposait qu’ils résultaient de l’impact ayant formé le cratère Stickney, mais des analyses de données provenant de Mars Express ont révélé une origine indépendante : il s’agit de dépôts de matériaux déplacés par des impacts intervenus à la surface de Mars.

A suivre

Destination Phobos

23/02/2025 Formation cataclysmique de la Méditerranée

La Méditerranée, telle que nous la connaissons, est une mer récente, plioquaternaire, mais qui s’esquisse dès le Miocène. Dans sa structure actuelle, elle est constituée de la juxtaposition de bassins profonds, bien séparés les uns des autres, et de marges continentales faiblement immergées.

Les premiers sont remplis de sédiments tertiaires épais qui en masquent le fond. Ce dernier n’a pas été encore atteint par les forages sous-marins. Néanmoins les données géophysiques indiquent la présence d’une croûte amincie et des vitesses sismiques élevées, ce qui suggère que le fond serait de nature océanique. Ils représenteraient alors le résultat d’une océanisation récente liée à des phénomènes de distension extrême.

Les bassins profonds se divisent en deux groupes. Les uns sont intérieurs aux chaînes tertiaires (bassin s algéro-provençal et tyrrhénien) , donc postérieurs à l’Eocène-Oligocène inférieur qui est la grande époque de plissement des chaînes méditerranéennes. Puisque leur fond est de nature océanique, ils représenteraient le résultat d’une océanisation récente liée à des phénomènes de distension extrême.

On pourrait s’étonner de la naissance de ces bassins par distension au cœur d’une chaîne résultant de l’ écrasement de la Téthys entre les deux plaques majeures que sont l’Afrique et l’Eurasie, mais on sait que cette collision s’est d’abord faite suivant une direction NE, qui a ensuite tourné au NNW au fur et à mesure que la soudure progressait, ce qui a provoqué des tensions internes aboutissant à des déchirures de la chaîne à peine édifiée, c’est-à-dire des fissures crustales à fond de croûte océanique. Les convergences interplaques s’accompagnent généralement de phénomènes de subduction générateurs, en surface, de zones de distension (bassins arrière-arc et mers marginales)

Source Histoire géologique de la Méditerranée

Il en est résulté ce que l’article ci dessous qui vient d’être publié dans Nature nomme des megaflood ou inondation géantes

Référence

nature
Land-to-sea indicators of the Zanclean megaflood

Communications Earth & Environment volume 5, Article number: 794 (2024)

Abstract

One debated scenario for the termination of the Messinian salinity crisis 5.33 million years ago is cataclysmic refilling of the Mediterranean Sea through the Zanclean megaflood. Here we present a clear line of onshore-to-offshore evidence for this megaflood spilling over a shallow-water marine corridor in south-east Sicily into the nearby subaqueous Noto Canyon: (i) >300 asymmetric and streamlined erosional ridges aligned with the megaflood direction, (ii) poorly-sorted breccia deposited between the Messinian and Lower Zanclean Trubi Formations, (iii) soft-sediment deformation structures and clastic injections in the breccia and underlying units, and (iv) a 20 kilometre wide erosional shelf channel connecting the ridges with Noto Canyon. Numerical modelling results support the modulation of flow velocity and direction by the excavation of the channel and Noto Canyon. Our findings demonstrate that the Messinian salinity crisis was terminated through a cataclysmic flood, which implies pronounced Mediterranean sea-level drawdown prior to the flooding.

21/02/2025 Vers les calculateurs quantiques

Les unités de calcul des ordinateurs quantiques (qubits) relèvent eux-mêmes de la physique quantique. Entre le zéro et le un, ils peuvent prendre toutes les valeurs intermédiaires. Les constructeurs ont plusieurs méthodes pour résoudre cette ambiguïté qui rend calcul impossible. susceptible de menacer un jour les cryptomonnaies.

C’est ainsi que Microsoft a dévoilé son premier processeur de calcul quantique le 19 février, rejoignant ainsi un ensemble d’autres entreprises qui poursuivent cette technologie. La puce Majorana 1 de Microsoft conjugue des semi-conducteurs et des supraconducteurs. Selon l’entreprise, elle utilise une matière différente des trois états classiques — solide, liquide et gaz.

Le PDG de Microsoft affirme que cette avancée permettra de créer un ordinateur quantique en quelques années, plutôt qu’en plusieurs décennies.
Conçu avec une nouvelle catégorie de matériaux révolutionnaire appelée topoconducteurs, Majorana 1 marque une avancée structurante vers l’informatique quantique concrète.
 

Les ordinateurs quantiques promettent de révolutionner la science et la société – mais seulement lorsqu’ils atteindront une échelle autrefois considérée comme lointaine et insaisissable, et que leur fiabilité sera assurée par la correction des erreurs quantiques.

Aujourd’hui, Microsuft annonce des avancées rapides en matière d’informatique quantique : 

  • Majorana 1 : le premier Quantum Processing Unit (QPU) au monde alimenté par un coeur topologique, conçu pour accueillir jusqu’à un million de qubits sur une seule puce. 
  • Un qubit topologique protégé physiquement : l’article de recherche publié aujourd’hui dans Nature démontre sa capacité à exploiter un nouveau type de matériau et à concevoir un type de qubit radicalement différent, petit, rapide et contrôlé numériquement. 
  • Une feuille de route matérielle pour aboutir à un calcul quantique fiable, c’est-à-dire une trajectoire pour aller d’un matériel à un seul qubit jusqu’aux matrices permettant la correction des erreurs quantiques.
  • La construction du premier prototype tolérant aux pannes (fault-tolerant prototype ou FTP) au monde basé sur des qubits topologiques : Microsoft construira le FTP d’un ordinateur quantique évolutif d’ici quelques années, et non des décennies, dans le cadre de la phase finale du programme DARPA US2QC

21/02/2025 Le premier processeur quantique au monde alimenté par des qubits topologiques 

Microsoft a dévoilé son premier processeur de calcul quantique le 19 février, rejoignant ainsi un ensemble d’autres entreprises qui poursuivent cette technologie susceptible de remplacer les cryptomonnaies.

La puce Majorana 1 de Microsoft combine des semi-conducteurs et des supraconducteurs. Selon l’entreprise, elle utilise une matière différente des trois états classiques — solide, liquide et gaz. Satya Nadella, président et PDG de Microsoft, affirme que cette avancée permettra de créer un ordinateur quantique en quelques années, plutôt qu’en plusieurs décennies.

Conçu avec une nouvelle catégorie de matériaux révolutionnaire appelée topoconducteur, Majorana 1 marque une avancée structurante vers l’informatique quantique concrète. 

Les ordinateurs quantiques promettent de révolutionner la science et la société – mais seulement lorsqu’ils atteindront une échelle autrefois considérée comme lointaine et insaisissable, et que leur fiabilité sera assurée par la correction des erreurs quantiques. Aujourd’hui,on constate des avancées rapides en matière d’informatique quantique : 

  • Majorana 1 : le premier Quantum Processing Unit (QPU) au monde alimenté par un coeur topologique, conçu pour accueillir jusqu’à un million de qubits sur une seule puce. 
  • Un qubit topologique protégé physiquement.  Il s’agit d’un nouveau type de matériau permettantde concevoir un type de qubit radicalement différent, petit, rapide et contrôlé numériquement. 
  • Une feuille de route matérielle pour aboutir à un calcul quantique fiable, c’est-à-dire une trajectoire pour aller d’un matériel à un seul qubit jusqu’aux matrices permettant la correction des erreurs quantiques.  Microsoft construira le FTP d’un ordinateur quantique évolutif d’ici quelques années, et non des décennies, dans le cadre de la phase finale du programme DARPA US2QC
  • Source Microsoft

21/02/2025 Google affirme avoir atteint la suprématie quantique

Les ingénieurs de Google ont-ils atteint la suprématie quantique ? Qu’est-ce que l’informatique quantique et quels sont ses avantages ? Qu’est-ce qui nous empêche d’atteindre la suprématie quantique pour le moment ? Un entre-deux quantique / classique est-il envisageable, en attendant ?

Google affirme avoir atteint « la suprématie quantique », c’est à dire avoir réalisé à l’aide d’un ordinateur quantique une opération impossible à résoudre avec un ordinateur classique. En l’occurrence une opération réalisée en 3 minutes 20 qui aurait pris plus de 10 000 ans à l’ordinateur actuel le plus performant. Cet article a été immédiatement retiré du site de la NASA sur lequel il a été publié. Mais cela n’a pas empêché de faire frémir les acteurs privés et académiques engagés dans la course à l’ordinateur quantique. Sommes-nous à l’orée d’une nouvelle ère ou était-ce un effet d’annonce prématuré ?

A suivre

20/02/2025 L’Europe doit-elle préparer une guerre contre la Russie qu’elle sera seule à financer et seule à mener ?




Le Pentagone, relayé par Donald Trump à la Maison Blanche, considère manifestement que la Russie n’est plus un danger pour l’Amérique. Il a raison. Jamais Moscou, épuisé par des années de guerre froide, ne prendra le risque d’attaquer l’Amérique, où que ce soit. Si il y avait trois ans, ses blindée avaient envahi le sud de l’Ukraine et le Donbass, c’était seulement pour éviter que ne se ne constitue aux frontière de la Russie et à 1.800.000 km de Moscou, une entité politique et militaire aux mains des Etats-Unis.

Aujourd’hui ce but est atteint. Volodomir Zelinski, le président de l’Ukraine, malgré ses discours incendiaires se limitera à l’envoi sur la banlieue de Moscou et sur les sites pétroliers proches,, de quelques drones et missiles peu dangereux.

Donald Trump a bien compris que le véritable danger pour les Etats-Unis serait une guerre conduite par la Chine sur les établissements américains dans le Pacifique. Même si Pékin ne manifeste pas actuellement d’intention belliqueuse, la guerre qu’il continue à mener contre Formose n’est pas un bon signe. Le Japon lui-même commences à s’en inquiéter.

C’est dans cette partie du monde que doivent désormais se trouver les porte-avions américains et les bases aériennes. L’Otan n’a plus désormais d’interêt. Si les Européens tiennent toujours à la pérennité de cette structure, ils devront se passer de la présence américaine et de ses financements militaires pour se déterminer seuls..

Or ceci aura un coût. Donald Trump exige que les États européens consacrent 5 % de leur PIB à leur défense, un niveau impossible à atteindre, précise un rapport relayé par L’Express.

Récemment aux États-Unis, le nouveau secrétaire d’État à la défense, Peter Hegseth, a déclaré qu’un plan de paix durable et la survie de l’Otan nécessitaient que « nos alliés européens entrent dans l’arène et prennent en main leur sécurité conventionnelle sur le continent ». C’est ce que l’on appelle communément un lâchage en règle.

Un lâchage en règle qui se traduirae en milliards de dollars à la charge de l’Union européenne et des Etats-membres. C’ est ce qu’ont essayé de calculer les journalistes économiques de Bloomberg, en prenant en compte la reconstruction nécessaire de l’Ukraine, la constitution d’une solide défense pour assurer sa sécurité sur le long terme, et la nécessité suscitée pour l’Europe de bâtir une dissuasion militaire crédible pour freiner les éventuelles ardeurs expansionnistes de la Russie de Vladimir Poutine.

Selon Alberto Nardelli et Jennifer Welch, rebâtir une Ukraine ravagée par la guerre coûterait 175 milliards de dollars sur 10 ans. S’il était envisagé d’envoyer un corps de 40 000 militaires sur le terrain, pour sécuriser le pays, cela coûterait 30 milliards de dollars supplémentaires sur la même période – mais bien plus de soldats pourraient être nécessaires pour dissuader la Russie, a prévenu le président ukrainien.

Pourquoi, alors, ce total de 3 100 milliards de dollars ? C’est parce que le reste de la somme correspond à ce que l’Europe devrait dépenser pour solidifier sa défense, constituer d’amples stocks d’armes et de munitions, recruter et entraîner (beaucoup) plus de soldats face à la masse russe, mieux équiper ses forces aériennes ; bref, faire de son flanc Est un bloc suffisamment bien défendu pour que Vladimir Poutine ne soit pas tenté de l’attaquer.

de s’y frotter. « Il y a un océan entre eux et nous », a expliqué Donald Trump le 3 février, en parlant des États-Unis et de la Russie. « Ce n’est pas le cas pour eux », ajouta t-il à propos de l’Europe.

Si la cible des 5 % du PIB dépensés dans la défense semble impossible à atteindre en l’état, les discussions européennes actuelles tournent autour d’un objectif de 3,5 %.

C’est à peine plus raisonnable : sur une décennie et selon les calculs de Bloomberg, cela coûterait 2 700 milliards de dollars à l’Europe. Un montant énorme, que les économies déjà exsangues des États qui la composent devraient financer par de la dette.

De plus de telles dépenses pour faire face à la Russie contraindraient les gouvernements européens à couper ailleurs dans les budgets. L’éducation ou la santé, notamment, pourraient être les victimes de ces rééquilibrages forcés par le nouveau repli américain.

19/02/2025 Les conséquences possibles de la dénatalité mondiale

La baisse actuelle de la natalite (dite aussi baisse du taux de reproduction) laisse prévoir selon une étude récente de l’Institut Mac Kinsey un effondrement de la population qui affectera les principales économies mondiales dès la seconde moitié du 21e siècle. En effet, les deux tiers de l’humanité vivent actuellement dans des pays dont le taux de remplacement qui est de 2,1 enfants par famille n’est plus assuré.

En conséquence, selon les prévisions de l’ONU, la population mondiale diminuera de 20 à 50%. Le profil des âges s’inversera, passant de la pyramide à l’obélisque, au fur et à mesure de l’augmentation du nombre des personnes âgées et de la diminution du nombre des jeunes gens.

Les économies avancées, y compris celle de la Chine, verront la part de la population en âge de travailler tomber de 67% aujourd’hui à 59% en 2050. Ceci touchera toutes les régions du monde aujourd’hui les plus peuplées, à l’exception de l’Afrique sus-saharienne. Les travailleurs et les consommateurs deviendront de plus en plus âgés. Les seniors qui comptaient pour un quart de la consommation mondiale, doubleront cette part en 2097.

Les pays en voie de développement fourniront une partie de plus en plus importante de la force de travail et de la consommation faisant de leur productivité et de leur prospérité des facteurs vitaux pour la croissance globale.

Comme les économies ne pourront pas supporter les normes actuelles concernant les revenus d’activité et de retraite, dans les pays développés et la Chine, la croissance du PIB par habitant diminuera de 0,4% chaque année en moyenne de 2023 à 2050 et de 0;8 % dans certains pays, à moins que la productivité de la croissance n’augmente de 2 à 4 fois ou que l’on travaille de 1 à 5 heures de plus par semaine.

Les systèmes de retraite devront faire appel à au moins 50% des revenus du travail pour financer une augmentation de 1,5 fois l’écart entre la consommation globale et les revenus des seniors.

Au vu des conséquences du changement démographique, il est clair que les sociétés entrent dans des eux mal cartographiées. En l’absence d’action, les jeunes générations vont hériter d’une croissance économique diminuée, aux conséquences géopolitiques désastreuses.

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Nous pourrions pour notre part faire remarquer aux experts de MacKinsey qu’ils n’ont pas tenu compte d’évènements probables susceptibles de modifier dans des sens différents leurs estimations:

-numérisation accrue du monde par un appel exponentiel aux technologies de l’information et de l’IA avancée-

-exploitation des grandes profondeurs océaniques de la planète Terre.

-extensions des zones de conflits armées et appel à des technologies militaires qui impacteront nécessairemnt les domaines civils

– colonisation progressive de la Lune, de la planète Mars et de ses satellites Phobos et Deimos

Référence

https://www.mckinsey.com/~/media/mckinsey/mckinsey global institute/our research/dependency and depopulation confronting the consequences of a new demographic reality/dependency-and-depopulation-confronting-the-consequences-of-a-new-demographic-reality.pdf

19/02/2025 Iter. Succès important du CEA

Des scientifiques ont franchi un jalon important sur la voie de la fusion nucléaire en maintenant un plasma pendant plus de 22 minutes – un record – dans le réacteur opéré par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône), a annoncé l’organisme mardi. Un résultat qui améliore de 25 % le précédent record de durée, obtenu par le tokamak chinois East, il y a quelques semaines. 

Promesse d’une énergie propre, sûre, peu coûteuse et quasi inépuisable, la fusion nucléaire fait l’objet de recherches fondamentales depuis des décennies. Elle consiste à reproduire les réactions qui se produisent au cœur des étoiles, en assemblant deux noyaux d’atomes dérivés de l’hydrogène. C’est le processus inverse de la fission, utilisée dans les centrales nucléaires actuelles, qui consiste à casser les liaisons de noyaux atomiques lourds.

Le tokamak West du CEA est parvenu à maintenir un plasma pendant plus de 22 minutes le 12 février. Il bat ainsi très largement le record précédent de durée de plasma obtenu dans un tokamak. Cette avancée démontre que la connaissance des plasmas et leur maîtrise technologique sur de longues durées sont devenues bien plus matures, laissant espérer que des plasmas de fusion puissent être stabilisés sur de longues durées dans des machines comme Iter.

Communiqué du CEA

Le tokamak West du CEA est parvenu à maintenir un plasma pendant plus de 22 minutes le 12 février. Il bat ainsi très largement le record précédent de durée de plasma obtenu dans un tokamak. Cette avancée démontre que la connaissance des plasmas et leur maîtrise technologique sur de longues durées sont devenues bien plus matures, laissant espérer que des plasmas de fusion puissent être stabilisés sur de longues durées dans des machines comme Iter.

Un projet scientifique futuriste et sans précédent est en plein essor à Cadarache, au cœur de la Provence. Réunissant des pays peu habitués à collaborer comme l’Inde, la Chine, la Russie, les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et l’Europe, le consortium ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) construit pièce par pièce ce qui deviendra peut-être le prototype de l’énergie de demain.

Plutôt que fissionner les atomes lourds comme l’uranium, ITER va fusionner des atomes légers dérivés de l’hydrogène. Avec pour perspectives des ressources illimitées (l’hydrogène est abondant et gratuit) et l’absence de déchets radioactifs qui posent problème aux centrales actuelles, l’énergie de fusion pourrait bouleverser le lancinant problème de l’énergie.

Atteindre une telle durée est un jalon essentiel pour des machines comme Iter, qui devront maintenir des plasmas de fusion pendant plusieurs minutes. Il faut en effet maîtriser le plasma, instable par nature, et s’assurer que les composants placés face à lui sont capables de supporter ses rayonnements, sans dysfonctionner ni le polluer.

Ce sont deux des objectifs que se fixent les chercheurs du CEA et qui expliquent le record actuel.

Dans les prochains mois, l’équipe de West compte prolonger ses efforts, en atteignant de très longues durées de plasma, de l’ordre de plusieurs heures cumulées, mais aussi en chauffant ce plasma à encore plus haute température pour se rapprocher au mieux des conditions attendues dans les plasmas de fusion.