La décohérence quantique. La voie des atomes neutres contrôlés par laser

Devant les enjeux, une course mondiale a été lancée avec des entreprises comme Google et IBM ou, en France, avece les start up Quandela et Pasqual

Pour cela, les ordinateurs quantiques ont besoin de résoudre ce qui est appelé le problème de la décohérence en rapport avec un nombre suffisamment élevé de qubits. Plusieurs voies de recherche sont explorées. Certaines d’entre elles misent beaucoup sur l’emploi d’une technique déjà connue avec les ordinateurs classiques, celle des codes correcteurs d’erreurs. Mais elles demandent un encore plus grand nombre de qubits.

Pour une seconde révolution quantique, il faudrait donc aussi des machines reposant sur des principes permettant de les faire grandir facilement et à moindre coût.

C’est la voie explorée, en France, par Pasqual (voir la vidéo ci-dessus avec Loic Henriet) et par Manuel Endres au Caltech, avec ses étudiants Hannah Manetsch, Gyohei Nomura et Elie Bataille, en utilisant des pinces optiques à base de faisceaux laser pour piéger des atomes neutres porteurs potentiellement des qubits dans des réseaux optiques.

Ces chercheurs viennent de battre un record du monde, comme le montre un article publié dans Nature, dont une version existe en accès libre sur arXiv. Le communiqué du Caltech qui l’accompagne explique que leur équipe de physiciens a créé le plus grand réseau de qubits jamais réalisé, à savoir 6 100 qubits composés d’atomes neutres, piégés dans une grille par des lasers.

Les réseaux précédents de ce type n’en contenaient que quelques centaines, précise le même communiqué dans lequel Manuel Endres déclare que « c’est un moment passionnant pour le calcul quantique à base d’atomes neutres. Nous voyons désormais un chemin vers des ordinateurs quantiques de grande taille avec correction d’erreurs. Les éléments constitutifs sont en place » .

Il a fallu un faisceau laser divisé en 12 000 pinces optiques pour piéger ces atomes dans une chambre à vide, chacun mis dans un état de superposition quantique pour porter un qubit. « Sur l’écran, nous pouvons voir chaque qubit comme un point lumineux. C’est une image frappante du matériel quantique à grande échelle », ajoute Hannah Manetsch.

En bdu record de nombre de qubits, l’équipe les a maintenus en superposition pendant environ 13 secondes – près de 10 fois plus longtemps que dans les réseaux précédents – tout en manipulant chaque qubit avec une précision de 99,98 %, précise encore le communiqué du Caltech.

Toutefois, il ne s’agit pas encore d’un processeur quantique. Pour cela, il va falloir aussi mettre les qubits dans un état d’intrication quantique et réaliser avec eux notamment des portes logiques et mettre en pratique ces fameux codes correcteurs quantiques.

29/09/2025 La décohérence quantique

La seconde révolution quantique suppose que l’on peut résoudre le problème de la décohérence, une plaie de l’informatique quantique rendant rapidement tout calcul un peu complexe et long impossible.

Une image permet d’appréhender ce problème : pour réaliser un ordinateur quantique surpassant un ordinateur classique, il faut en effet disposer d’un grand nombre de ce que l’on appelle des qubits d’informations, la généralisation quantique des bits d’informations de la théorie des ordinateurs classiques.

On peut se les représenter comme les éléments d’un château de cartes. Plus il prend de la hauteur, plus il est instable. Quand il atteint quelques étages, un minuscule courant d’air ou une petite vibration de la table suffit pour que tout le château s’écroule. De façon générale donc, plus le château est grand, plus il a de risques de s’effondrer vite, à moins de le placer dans une chambre sous vide ou sur une table l’isolant des vibrations du sol, par exemple.

Le problème est similaire avec des qubits. Il faut généralement refroidir presque au zéro absolu les systèmes quantiques constitués des quelques atomes seulement qui portent ces qubits pour les isoler suffisamment longtemps du bruit de fond ambiant, souvent thermique, généré par le reste de l’Univers. Même ainsi, on dispose d’un temps trop court pour pouvoir effectuer autre chose que quelques timides calculs quantiques.

Peter Shor et ses collègues ont proposé une parade au milieu des années 1990, utiliser des codes correcteurs quantiques, cousins des codes correcteurs d’erreurs des ordinateurs classiques bien connus dans le cadre de la théorie de l’information classique, pour lutter contre les erreurs de calcul produites par la décohérence.

Les codes correcteurs d’erreurs.

Dans le cas bien étudié du traitement de l’information classique, les codes correcteurs d’erreurs sont le plus souvent appliqués à la transmission de données pour éliminer les effets du bruit. Il s’agit de techniques de codage basées sur la redondance permettant de détecter et de corriger des erreurs dans un message transmis. Elles trouvent aussi des applications avec les disques durs et les RAM.

Un exemple de code célèbre est celui de Hamming, que cite Richard Feynman dans ses leçons sur l’informatique. L’idée d’un code correcteur peut être rapidement saisie avec l’exemple des signaux en binaires que l’on transmet avec des « 0 » et des « 1 ». En triplant les données, par exemple en envoyant systématiquement

28/09/2025 L’Europe découvre le rôle militaires des drones

L’Union européenne a officiellement lancé une initiative visant à établir un mur de drones le long du flanc oriental de l’Union, une mesure inédite prise dans un contexte de violations alarmantes de l’espace aérien par la Russie.

La réunion inaugurale du projet a eu lieu le vendredi 26 septembre et a rassemblé dix États membres : Bulgarie, Danemark, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovaquie et Finlande. La Commission européenne a présidé les débats et l’Otan était présent en tant qu’observateur.

L’Ukraine a également été invitée à participer. Le pays a développé une avance technologique dans le secteur et on estime qu’il a la capacité de produire quatre millions de drones par an. Cette semaine, le président Volodymyr Zelensky a annoncé que l’Ukraine commencerait à exporter des armes produites dans le pays, levant ainsi une restriction imposée par la loi martiale.

Une mise en place dans un an ?

Les discussions devraient désormais se poursuivre la semaine prochaine lors ommet informel des dirigeants de l’ Copenhague, où le sujet devrait figurer en première place à m’ordre dujous nonne place à l’ordre du jour.

« La Russie met l’UE et l’OTAN à l’épreuve, et notre réponse doit être ferme, unie et immédiate. Lors de la réunion d’aujourd’hui, nous avons décidé de passer des discussions à des actions concrètes », a déclaré Andrius Kubilius, commissaire européen à la défense, lors d’une conférence de presse organisée en Finlande à l’issue des discussions en ligne.

https://f01c4896be39c9a6ad9c724906ed9c40.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-45/html/container.html

le mur de drones aurait un double objectif : la détection et le destructioniers d’une « surveillance du flanc oriental » plus large, les deux autres étant un mur terrestre et un mur maritime, a-t-il expliqué.

Pour le moment, le temps nécessaire pour la concrétisation de ce projet est inconnu. Andrius Kubilius a évoqué un délai d’un an en se basant sur l’analyse des experts, tout en précisant qu’il n’était pas convaincu par cette estimation. La Commission a l’intention de travailler avec les États membres, les représentants de l’industrie et l’Ukraine pour développer une feuille de route plus spécifique.

La première incursion a eu lieu en Pologne il y a deux semaines, lorsque dix-neuf drones russes ont survolé le territoire national, ce qui a donné lieu à une intervention pour les abattre.

En Roumanie, un drone russe a été observé. Puis, l’Estonie a vu trois avions de chasse russe MiG-32 survoler son espace aérien.

Lundi dernier, trois gros drones ont été repérés à l’aéroport de Copenhague, entraînant une interruption totale des opérations pendant près de quatre heures. Mercredi, l’activité des drones a entraîné des interruptions à l’aéroport d’Aalborg. Les médias suédois ont ensuite fait état d’une observation similaire dans la région méridionale de Karlskrona.

Jusqu’à présent, le Danemark n’a pas été en mesure d’identifier les instigateurs. Le Premier ministre danois, Mette Frederiksen, a déclaré qu’elle ne pouvait « exclure » l’implication de la Russie, mais les autorités n’ont trouvé aucun élément permettant d’accuser le Kremlin.

Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a parlé d’une « attaque hybride » s’inscrivant dans le cadre d’une « opération systématique », précisant que les drones observés à Aalborg avaient été lancés localement.

Cette succession d’épisodes a soulevé des questions sur le manque de préparation de l’Union européenne face à la guerre des drones, que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait entrer dans une nouvelle dimension.

La Pologne, par exemple, a eu recours à des missiles valant plusieurs milliards de dollars pour abattre des drones bon marché, tandis que le Danemark a admis qu’il ne disposait pas d’un système de défense aérienne basé au sol.

La réunion s’est concentrée sur l’identification des lacunes matérielles et financières afin de déterminer quels actifs sont déjà disponibles pour le mur et quels éléments manquent encore. Andrius Kubilius a cité les radars, les capteurs acoustiques, les brouilleurs de signaux, les intercepteurs et l’artillerie traditionnelle parmi les capacités clés nécessaires pour faire du mur une réalité.

« Nous devons comprendre quel type de systèmes nous devons développer pour être le plus efficace possible », a-t-il déclaré. « Nous devons reconnaître qu’à l’heure actuelle, notre efficacité dans la lutte contre les drones n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être. »

Une autre question cruciale pour le mur de drones est sa compatibilité avec l’Otan. Pendant des années, les tentatives de l’UE de former une véritable Union européenne de défense ont été entravées par l’Alliance atlantique, qui revendique une compétence exclusive en matière d’affaires militaires. Mais la guerre d’agression menée par la Russie a rééquilibré la balance. L’UE s’est aventurée de plus en plus loin dans la politique de défense, proposant son plus grand programme à ce jour, Readiness 2030, avec une enveloppe de 150 milliards d’euros de

Découverte du plus vieux os fossile humain

La découverte du plus vieux fossile humain redessine l’arbre généalogique de l’Homme _

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/la-decouverte-du-plus-vieux-fossile-humain-redessine-larbre-genealogique-de-lhomme

Deux os de mâchoire ont été recemment découvert par l’étudiant Chalachew Seyoum, diplômé de l’Université d’Etat d’Arizona.

Ils permettent d’affirmer que les premiers membres du genre humain Homo, qui ont vécu dans la région éthiopienne de l’Afar, étaient finalement plus vieux de 500 000 ans par rapport à que ce qui avait été estimé jusqu’à présent.

De plus ils confirment l’origine de l’Homme se trouve bien en Afrique de l’Est.

Cette annonce rayée par le journal Science, vieillit l’arrivée du genre Homo sur les terres d’Afrique de l’Est de près 500 000 ans, soit il y a 2,8 millions d’années.

Ce qui est intéressant, c’est la proximité de cette nouvelle date avec la dernière apparition de l’Australopithecus afarensis datée , il y a environ trois millions d’années. Cette espèce, capable de marcher debout et dotée d’un petit cerveau, s’est surtout fait connaître avec le squelette de Lucy, que nombre de scientifiques considèrent comme l’ancêtre direct de notre genre.

La région de l’Afar, située dans la Vallée du grand rift africain, avait déjà dévoilé de nombreux autres fossiles d’hominidés – des membres de la famille humaine au sens large .

27.09/2025 Découverte du plus vieux fossile humain

La découverte du plus vieux fossile humain redessine l’arbre généalogique de l’Homme _

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/la-decouverte-du-plus-vieux-fossile-humain-redessine-larbre-genealogique-de-lhomme

Deux os de mâchoire ont été recemment découvert par l’étudiant Chalachew Seyoum, diplômé de l’Université d’Etat d’Arizona.

Ils permettent d’affirmer que les premiers membres du genre humain Homo, qui ont vécu dans la région éthiopienne de l’Afar, étaient finalement plus vieux de 500 000 ans par rapport à que ce qui avait été estimé jusqu’à présent.

De plus ils confirment l’origine de l’Homme se trouve bien en Afrique de l’Est.

Cette annonce rayée par le journal Science, vieillit l’arrivée du genre Homo sur les terres d’Afrique de l’Est de près 500 000 ans, soit il y a 2,8 millions d’années.

Ce qui est intéressant, c’est la proximité de cette nouvelle date avec la dernière apparition de l’Australopithecus afarensis datée , il y a environ trois millions d’années. Cette espèce, capable de marcher debout et dotée d’un petit cerveau, s’est surtout fait connaître avec le squelette de Lucy, que nombre de scientifiques considèrent comme l’ancêtre direct de notre genre.

La région de l’Afar, située dans la Vallée du grand rift africain, avait déjà dévoilé de nombreux autres fossiles d’hominidés – des membres de la famille humaine au sens large .

Parmi les caractéristiques qui permettent au nouveau fossile de revendiquer sa place dans cette longue hisstoireon constate la présence de molaires fineset une certaine forme osseuse de la mandibule – toutes ces caractéristiques étant présentes chez l’espèce Homo moderne.

Toutefois, l’avant de la mâchoire laisse entrevoir une morphologie plus primitive, comme le menton fuyant typique d’A. afarensis.

En admettant que cette mandibule atteste de l’origine du genre Homo en Afrique de l’Est, elle vient aussi remettre en question l’hypothèse d’autres chercheurs, selon laquelle notre plu probable ancêtre direct serait un australopithèque sud-africain,Australopithecus sediba.

Cependant, à l’Université Stony Brook de New York, Fred Grine affirme que d’autres populations d’A. sediba, ou des espèces apparentées, pourraient très bien être plus anciennes. Le site sur lequel la mâchoire a été découverte, était une région de prairies et d’arbustes il y a 2,8 millions d’années, autrement dit très similaire au Serengeti d’aujourd’hui

Les espèces animales présentes à cette même époque indiquent que l’habitat naturel est devenu plus ouvert et aride, ce qui corrobore la thèse d’un changement climatique qui aurait déclenché certaines évolutions au sein de nombreuses lignées animales du moment.

On constate que cette aridité survenue il y a 2,8 millions d’années a eu une incidence sur la faune locale Mais il est encore trop tôt pour avancer que ce changement climatique est responsable de l’apparition du genre Homo. »

Mais c’est la reconstitution d’un fossile Homo plus jeune d’un million d’années, publiée dans le journal Nature, qui vient magnifier cette découverte.

Il s’agit d’une mâchoire ayant appartenu à un spécimen original, ou type, de l’espèce Homo habilis (« l’homme habile ») à côtétés des plus vieux outils taillés dans la pierre connus à ce jour. À noter que des outils bien plus anciens ont depuis été retrouvés en Ethiopie, datant d’au moins 2,6 millions d’années.s

A partir de techniques de tomodensitométrie (TMD) et d’une imagerie 3D à la pointe de la technologie, une équipe menée par Fred Spoor, du University College de Londres, et par l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, en Allemagne, a pu recréer une version numérique de ce à quoi la mandibule aurait ressemblé à l’époque. De forme fine, avec des rangées de dents parallèles, elle se rapproche davantage de celle de l’australopithèque, les ancêtres humains qui ont précédé le genre Homo.

Une nouvelle reconstitution de ce crâne fossilisé d’Homo habilis, appelé Olduvia Hominid 7, met en évidence des caractéristiques primitives et d’autres, plus modernes, dont un cerveau plus développé que ce qui avait été imaginé par la communauté scientifique, ce qui laisse penser que nous avons affaire à un ancêtre commun de la lignée Homo doté d’un plus grand cerveau.

Bien que plus jeune d’un demi-million d’années que la mâchoire supérieure AL 666-1 retrouvée dans l’Afar, cette mandibule reconstituée des gorges d’Olduvia est clairement plus primitive. Ce qui laisse présumer l’existence d’une « lignée fantôme » d’Homo encore plus primitive, qui aurait vécu il y a plus de 2,3 millions d’années et se serait séparée en deux lignées différentes ensuite.

Étant donné qu’il est peu probable que ces trois espèces contemporaines – Homo habilis, H. rudolfensis et H. erectus – aient développé des cerveaux importants de manière indépendante, cela voudrait dire que leur ancêtre commun avait déjà entamé cette évolution vers un cerveau plus développé, soit bien plus tôt que ce qui avait été imaginé jusqu’à présent. Ceci pourrait rétablir le lien entre l’apparition de cerveaux développés dans la lignée humaine et les premiers outils sculptés dans la pierre..

26/09/2025. L’appui de l’Élysée

Combien de jeunes inspecteurs des douanes ou des impôts se sont fait dire par leur hiérarchie, quand ils avaient mis la main sur un trafic illégal et voulaient le faire cesser en le signalant à leur hiérarchie, preuves incontestables à l l’appui, « laisses tomber, il a l’appui de l’Élysée »..

La chose était habituelle. Mais elle était devenus une véritable routine lorsque Nicolas Sarkozy a exercé les fonctions de président de la Républque française du 16 mai 2007 au 15 au 15 mai 2012 . Sans doute celui-ci, ou son entourage, voulaient récompenser les bons servies de ceux qui lui avaient permis d’accéder à la magistrature suprême

25/09/2025 L’ankylausaure

Ankylosaurus est un genre fossile de dinosaure ornithischien herbivore de l’infra-ordre des Ankylosauria et de la famille des Ankylosauridae. Son nom signifie « lézard rigide ».

Des fossiles d’Ankylosaurus ont été découverts au Canada et aux États-Unis dans les sédiments de la fin du Crétacé supérieur (Maastrichtien), soit il y a environ entre 68 et 66 millions d’années. Il est l’un des dinosaures qui a disparu lors de la grande extinction de la fin du Crétacé, survenue il y a 66 millions d’années.

Une seule espèce est rattachée au genre : Ankylosaurus magniventris, décrite par Barnum Brown en 1908[1].

Bien qu’aucun squelette complet n’ait été trouvé et que plusieurs autres espèces disposent de plus de fossiles, Ankylosaurus est souvent considéré comme l’archétype du dinosaure à armure (les thyréophores). Il a donné son nom à la famille et à l’infra-ordre auxquels il appartient, respectivement les ankylosauridés et les ankylosauriens. D’autres ankylosauridés partageaient ses caractéristiques, dont une queue en forme de massue, mais Ankylosaurus était le plus grand membre de sa famille.

Description

Corps

Ankylosaurus mesurait environ 10 mètres de long, 2 mètres de haut et pesait 4 tonnes[2]. Il était quadrupède et herbivore, muni de peu de dents ce qui indique une faible mastication. Les os du crâne et d’autres parties du corps ont fusionné afin d’augmenter leur résistance[3].

Crâne

Crâne (AMNH 5214) vu de côté et de dessus.

Les trois crânes connus d’Ankylosaurus diffèrent par divers détails ; on pense que c’est le résultat de la taphonomie (changements survenant pendant la décomposition et la fossilisation des restes) et des variations individuelles. Le crâne est bas et de forme triangulaire, plus large que long ; l’arrière du crâne est large et bas. Le crâne présente un large bec sur les prémaxillaires. Les orbites sont presque rondes à légèrement ovales et ne sont pas orientées directement sur le côté car le crâne s’affine vers l’avant. La boîte crânienne est courte et robuste, comme chez les autres ankylosaurinés. Les crêtes au-dessus des orbites fusionnent avec les cornes supérieures du squamosal (leur forme est décrite comme « pyramidale »), qui pointent vers les côtés à partir de l’arrière du crâne. La crête et les cornes sont probablement des éléments distincts à l’origine, comme on le voit chez les Pinacosaurus et Euoplocephalus. Sous les cornes supérieures, des cornes jugales sont présentes et pointent vers l’arrière et le bas. Ces cornes sont peut-être à l’origine des ostéodermes soudés au crâne. Les ornements crâniens en forme d’écailles sur les surfaces du crâne des ankylosaures sont appelés « caputegulae » et résultent d’un remodelage du crâne lui-même. Ce remodelage efface les sutures entre les éléments du crâne, ce qui est courant chez les ankylosaures adultes. Le motif des caputegulae du crâne varie d’un spécimen à l’autre, bien que certains détails soient communs. Les caputegulae sont nommés en fonction de leur position sur le crâne, et ceux d’Ankylosaurus comprennent un caputegulum nasal hexagonal (ou en forme de diamant) relativement grand à l’avant du museau entre les narines, qui a un caputegulum loréal de chaque côté, un caputegulum sus-orbitaire antérieur et postérieur au-dessus de chaque orbite, et une crête de caputegulae nuchal à l’arrière du crâne[4],[5],[6].

La région du museau de l’Ankylosaurus est unique parmi les ankylosaures et subit une transformation « extrême » par rapport à ses congénères. Le museau est arqué et tronqué à l’avant,

24/09/2025 Les tissus biologiques artificiels

L’article dont nous publions ici les références et le résumé présente les différentes technologies (traitement en masse ou en surface) pour réaliser des tissus ou des fibres résistantes aux attaques biologiques ( antiacariens, antimicrobiens, antibactériens, antimoustiques, antivirus.

Les molécules déposées sur le tissu peuvent être fixées de façon permanente (technologie non migrante) ou transitoire et partielle (technologie migrante), ce qui engendre des tenues aux lavages plus faibles et une innocuité pour la peau et l’environnement .

Il présente aussi  les différents moyens pour tester leur l’efficacité et leur utilisation, grand public ou à l’hôpital, car certains traitements antimicrobiens sont toujours actifs, même après 50 lavages hospitaliers 

Pour en savoir plus

Le marché des textiles bioactifs a connu une croissance importante ces dernières années. Plusieurs facteurs y ont contribué :

  • les consommateurs sont de plus en plus soucieux de leur bien-être, de leur santé et souhaitent être rassurés et protégés ;
  • les industriels européens ont la possibilité de fabriquer et de commercialiser des textiles techniques qui se différencient des produits classiques importés des pays à bas salaires, leur permettant de supporter les coûts de fabrication européens ;
  • les distributeurs souhaitent proposer à leurs clients de nouveaux produits, afin de développer l’offre et obtenir de meilleures marges.

Les technologies ont progressé ces dernières années, en termes d’efficacité, de tenue aux lavages ; de nouveaux concepts ont été développés et certaines technologies ont un moindre impact sur l’homme et l’environnement.

D’un point de vue médical, la lutte contre les allergies causées par les acariens ou la poussière, les infections nosocomiales, le paludisme ou les pandémies grippales peuvent aussi trouver des réponses avec des textiles bioactifs.

Le renforcement de la législation, des contrôles et de la normalisation sur ce type de textiles – qui utilise des produits chimiques actifs – est d’ailleurs bien la preuve du développement de ces produits.

Les technologies des tissus bioactifs sont souvent destinées à détruire des micro-organismes (tissus biocides), mais il est possible aussi de considérer ce concept de tissu bioactif comme un textile qui agit sur le corps humain de manière positive directe ou indirecte, comme :

  • les texticaments et les textiles médicaux : externes (bas de contention par exemple) ou implantables (tendon artificiel, artère artificielle) ;
  • les tissus antimicrobiens qui soignent certaines maladies de la peau (produits Dooderm) ou sont utilisés dans les pansements ;
  • les cosmétotextiles (hydratant, parfumant, « anticellulite », tonifiant, anti-UV, à la vitamine…) ;
  • les textiles (vêtement et champ opératoire) de bloc opératoire ;
  • les vêtements utilisés en salle blanche ;
  • les vêtements connectés, avec capteur intégré de paramètres biologiques (température du corps, pression artérielle, rythme cardiaque…).

Article référencée

Active biointegrated living electronics for managing inflammation

Jiuyun Shi , others,

30 May 2024 Vol 384, Issue 6699
pp. 1023-1030

DOI: 10.1126/science.adl11029 05077

Editor’s summary

In developing biomedical devices that need to interface with biological tissues, there is the challenge of bridging between devices, which are usually hard and operate through electrical signals, and tissues, which are soft and primarily use ion conduction. Shi et al. developed a “living biointerface” composed of an electronics layer and a Staphylococcus epidermidis–laden hydrogel composite (see the Perspective by Olofsson). This composite layer facilitates multimodal signal transduction at the microbial-mammalian interface. Furthermore, it ensures high viability of the bacteria and enables freeze storage of the device. Using their device, the authors wirelessly recorded electrical signals from the skin surface of mice and improved disease treatment in a mouse model of psoriasis. —Marc S. Lavine

Abstract

Seamless interfaces between electronic devices and biological tissues stand to revolutionize disease diagnosis and treatment. However, biological and biomechanical disparities between synthetic materials and living tissues present challenges at bioelectrical signal transduction interfaces. We introduce the active biointegrated living electronics (ABLE) platform, encompassing capabilities across the biogenic, biomechanical, and bioelectrical properties simultaneously. The living biointerface, comprising a bioelectronics layout and a Staphylococcus epidermidis–laden hydrogel composite, enables multimodal signal transduction at the microbial-mammalian nexus. The extracellular components of the living hydrogels, prepared through thermal release of naturally occurring amylose polymer chains, are viscoelastic, capable of sustaining the bacteria with high viability. Through electrophysiological recordings and wireless probing of skin electrical impedance, body temperature, and humidity, ABLE monitors microbial-driven intervention in psoriasis.

23/09/2025 La discrétion des premiers mammifères

nt donc vécu en compagnie des dinosaures des dizaines de millions d’années, jusqu’à la disparition de ceux-ci il y a quelques 66 millions d’années.

Les dinosaures se répartissaient entre espèces carnassières , telles que le célèbre Tyrannus Rex, et espèces végétariennes telles que l’iguanodon. Doté d’un bec corné, d’une langue agile et des dents plates renouvelées tout au long de sa vie, l’iguanodon était ainsi capable d’arracher les végétaux dont il se nourrissait et de mâcher efficacement sa nourriture.

En conséquence, les premiers mammifères n’ont survécu que grâce à leur petite taille et au fait qu’ils avaient adopté un mode de vie nocturne qui les rendait difficilement visibles

De plus les lois darwinienne de l’évolution et de la survie du plus apte les avaient dotés d’une une fourrure sombre, brun foncé ou grisâtre, idéale pour se fondre dans l’obscurité.

Une étude récente

C’est ce que révèle une étude récente, publiée dans la revue Science. Le responsable de cette étude a utilisé des techniques avancées d’analyse des mélanosomes fossilisés pour reconstituer la couleur du pelage de plusieurs espèces du Jurassique et du Crétacé. .

Les mélanosomes sont de petits organites qui contiennent la mélanine, le pigment responsable de la coloration des poils.

L’équipe a étudié les mélanosomes de 116 espèces de mammifères actuels (singes, souris, chauve-souris, félins…) afin de créer un modèle prédictif de reconstitution de la couleur du pelage basé sur leur morphologie.

En effet, les chercheurs avaient constaté que la forme des mélanosomes correspondait à la couleur de la fourrure : les poils roux et orange contenaient des mélanosomes sphériques, tandis que les poils plus foncés en avaient des plus allongés, semblables à ceux que les chercheurs avaient déjà observés chez les oiseaux et les dinosaures.

Chez les premiers mammifères, les mélanosomes se sont révélés étonnamment uniformes : « Nous avons constaté que la diversité des mélanosomes dans les poils fossiles était bien plus faible que dans les plumes fossilisées des dinosaures et des premiers oiseaux« , explique le reponsable de l’équipe Matthew Shawkey.

Contrairement aux dinosaures à plumes, qui affichaient un éventail de teintes allant du rouge au bleu iridescent, les mammifères du Mésozoïque avaient adopté une palette de couleurs sombres, sans motifs ni nuances marquées. « Cette coloration était principalement utilisée pour le camouflage mais cela pourrait aussi être lié à des facteurs métaboliques. Le système de la mélanocortine (une hormone) contrôle la production de mélanine et intervient également dans le métabolisme, le comportement, etc. Ainsi, la faible diversité est peut-être liée à une différence au sein du système de la mélanocortine. Mais cela mérite d’être approfondi« 

Un bouleversement après la disparition des dinosaures

Si la sobriété chromatique a dominé le règne des premiers mammifères, la situation change radicalement après l’extinction de la fin du crétacé qui a causé la disparition de tous les dinosaures, à l’exception des oiseaux. »L’extinction des dinosaures a probablement libéré la couleur pour d’autres fonctions que le camouflage« .

En explorant de nouveaux écosystèmes, les mammifères ont commencé à utiliser leur pelage pour la sélection sexuelle, la communication et la thermorégulation.

Grâce à ces analyses, les chercheurs montrent l’apparence des premiers mammifères et renforcent l’idée qu’ils menaient une existence furtive, dissimulés dans l’ombre des grands reptiles du Mésozoïque. Une couleur qui, pour eux, était synonyme de survie.

Dans les prochaines années, les chercheurs expliquent qu’il faudra mieux étudier les mammifères de la fin du crétacé et du début du paléogène afin de mieux comprendre quand et comment la couleur de leur fourrure a commencé à se diversifier. Ils souhaitent aussi mieux explorer les relations entre la couleur de la fourrure et le métabolisme.

27/09/2025.La vie dans l’univers

Dans un article précédent, nous écrivions « 

Les galaxies sont des groupes de milliards d’étoiles. Ces dernières sont liées entre elles par la gravité, ce phénomène qui attire entre eux tous les corps qui ont une masse. Les galaxies contiennent aussi les planètes tournant autour des étoiles, du gaz, de la poussière. Ainsi que de la matière noire (une substance omniprésente dans l’Univers, invisible à nos yeux et nos instruments, mais détectée par les scientifiques de manière indirecte).

Les galaxies elles-mêmes s’agglomèrent en amas de galaxies, toujours en raison de la gravité. L’Amas de la Vierge, par exemple, compte près de 2 000 galaxies. Et ces amas sont eux-mêmes regroupés en superamas de galaxies ! Ils seraient quelques millions dans l’Univers visible.

Ceci signifie en bonne logique que la vie est apparue, comme elle l’a fait sur la Terre, et selon des processus voisins, sur les planètes habitables qui gravitent autour des étoiles constituant le point central des systèmes solaires formant les constellations puis les galaxies.

Ce seraient donc des centaines de milliards de milliards (nous ne faisons pas le calcul), de planètes susceptibles d’abriter la vie que l’on pourrait identifier dans l’univers visible.

Certes cette vie ne donnerait pas partout naissance à des espèces vivantes intelligentes semblables à l’espèce humaine. Mais à l’inverse, elle pourrait produire sur le mode hasard et nécessité des espèces plus intelligentes que l’espèce humaine, éventuellement susceptibles de se déplacer d’une planète à l’autre.

Ces êtres n’utiliseraient pas forcément poue cela les procédures de la physique newtonnienne qui fixenr des limites strictes à ce que qu’elle définit comme le temps et l’espace.

De plus, elles pourraient faire appel à la physique quantique pour laquelle le temps et l’espace sont des concepts relatifs.

On objectera que la physique quantique ne s’applique pas dans le cadre de la physique ordinaire qui nous concerne. Nous ne sommes pas faits de qubits mais de blits classiques. Cependant nous commençons à maitriser les deux domaines, au moins au niveau microscopique.

Il n’est pas exclu que nos descendants apprennent à utiliser les particules quantiques au sein même de leur organisme, afin de passer aisément du biologique au quantique et réciproquement.

Dans ce cas, pourquoi dans les milliards de galaxies aujourd’hui identifiés, des êtres que nous qualifiions d’extraterrestres ne viendraient ils pas nous visiter ?

Référence

    A Deep Search for Ethylene Glycol and Glycolonitrile in the V883 Ori Protoplanetary Disk

    Published 2025 July 24 • © 2025. The Author(s). Published by the American Astronomical Society.
    The Astrophysical Journal Letters, Volume 988, Number 2

    Abstract

    Ethylene glycol (; hereafter EG) and glycolonitrile (; hereafter GN) are considered molecular precursors of nucleic acids. EG is a sugar alcohol and the reduced form of glycolaldehyde (CH2(OH)CHO; hereafter GA). GN is considered a key precursor of adenine formation (nucleotide) and can be a precursor of glycine (amino acid). Detections of such prebiotic molecules in the interstellar medium are increasingly common. How much of this complexity endures to the planet formation stage, and thus is already present when planets form, remains largely unknown. Here we report Atacama Large Millimeter/submillimeter Array observations in which we tentatively detect EG and GN in the protoplanetary disk around the outbursting protostar V883 Ori. The observed EG emission is best reproduced by a column density of and a temperature of at least 300 K. The observed GN emission is best reproduced by a column density of and a temperature of

    K. Comparing the abundance of EG and GN relative to methanol in V883 Ori with other objects, V883 Ori falls between hot cores and comets in terms of increasing complexity. This suggests that the buildup of prebiotic molecules continues past the hot core phase into the epoch of planet formation. Nascent planets in such environments may inherit essential building blocks for life, enhancing their potential habitability. Further observations of this protoplanetary disk at higher spectral resolution are required to resolve blended lines and to confirm these tentative detections.