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10/11/2025 (2) Efficacité de Crok.AI

Groq AI est une entreprise de technologie qui conçoit du matériel et des logiciels AI haute performance. Fondée par d’anciens ingénieue Google, Groq vise à offrir une vitesse de traitement et une efficacité inégalées. Sa mission est de créer des solutions AI qui soient à la fois puissantes et accessibles, accélérant le développement et le déploiement des applications AI.

Nous nous sommes posé la question de son efficacité par rapport à une recherche classique en l’espàce les effets du Covid sur le cerveau.

Réponse de Crok.Ai

COVID-19 peut avoir divers effets sur le cerveau, tant à court terme qu’à long terme, selon la gravité de l’infection et des facteurs individuels comme l’âge ou la perte d’odorat. Ces effets sont souvent liés à l’inflammation, à des lésions hypoxiques (manque d’oxygène) ou à des mécanismes neurodégénératifs accélérés. Voici un aperçu basé sur des études récentes :

Effets aigus (pendant l’infection) :

• Inflammation cérébrale (encéphalite) : Peut causer de la confusion, des difficultés de concentration et des déficits cognitifs.

health.harvard.edu Des lésions macro et micro-hypoxiques/ischémiques, ainsi que des infarctus,

ont été observés à l’autopsie. pmc.ncbi.nlm.nih.gov

  • Symptômes neurologiques : Perte d’odorat (anosmie), maux de tête, vertiges, convulsions, troubles du sommeil, et parfois des troubles psychiatriques comme l’anxiété, la dépression ou
    la psychose. jamanetwork.com www1.racgp.org.au
    oregonhealthnews.oregon.gov
  • Accidents vasculaires cérébraux (AVC) et autres complications : Augmentation du risque de caillots sanguins pouvant mener à des AVr des engourdissements ou une paralysie des
    nerfs. www1.racgp.org.au

Effets à long terme (Long COVID) :

  • Brouillard cérébral (brain fog) : Problèmes de mémoire, d’attention et de concentration persistants, souvent accompagnés d’une fatigue extrême, surtout après une activité.
    jamanetwork.com mayoclinic.org
  • Vieillissement accéléré du cerveau : Des études indiquent que le COVID-19 peut accélérer les processus neurodégénératifs, entraînant une réduction du volume cérébral et des marqueurs de lésions cérébrales, avec un impact plus marqué chez les personnes hospitalisées.
    nature.com cidrap.umn.edu
  • Risque accru de démence et troubles cognitifs: Chez les seniors, une perte de mémoire et un risque plus élevé de démence ont été observés, particulièrement après une infection sévère ou avec perte d’odorat.
    news.uthscsa.edu
  • Autres symptômes persistants :
    Étourdissements, troubles du sommeil et problèmes mentaux comme la dépression ou les idées suicidaires. jamanetwork.com mayoclinic.org
  • Vieillissement accéléré du cerveau : Des études indiquent que le COVID-19 peut accélérer les processus neurodégénératifs, entraînant une réduction du volume cérébral et des marqueurs de lésions cérébrales, avec un impact plus marqué chez les personnes hospitalisées.nature.com cidrap.umn.edu
  • Risque accru de démence et troubles cognitifs : Chez les seniors, une perte de mémoire et un risque plus élevé de démence ont été observés, particulièrement après une infection sévère ou avec perte d’odorat.
    news.uthscsa.edu
  • Autres symptômes persistants :
    Etourdissements, troubles du sommeil et problèmes mentaux comme la dépression ou les idées suicidaires. jamanetwork.com mayoclinic.org

Ces effets varient d’une personne à l’autre et ne touchent pas tout le monde. Si vous présentez des symptômes, consultez un professionnel de santé.

Des recherches continuent d’évoluer sur ce sujet.

Recherche classique

The COVID Pandemic Mgray Have Aged Your Brain—Even If You Never Got Sick

Immunologist Zachary Rubin explains how, according to a recent study, living through a pandemic might accelerate brain aging.

ry Rubin edited by Kelso HarperResearchers in the U.K. analyzed brain scans from nearly 1,000 healthy adults before and during the COVID-19 pandemic. What they found was surprising: people living through the pandemic showed signs of accelerated brain aging. Their brains appeared about five and a half months older than expected when compared to prepandemic trends.

That’s right, just living through the stress and disruption of the pandemic may have left a subtle, measurable imprint on your brain.

So how did they figure this out? The scientists used data from the U.K. Biobank, a massive health database that includes brain imaging from tens of thousands of participants. They trained a machine-learning model to estimate “brain age” based on hundreds of structural features seen in MRI scans. Then they compared two groups: people who had both scans before the pandemic and those who had one scan before and one during the pandemic.ow here’s a twist: while the structure of the brain appeared older, cognitive function—things like processing speed and problem-solving—didn’t necessarily decline in people who avoided infection. The structural changes didn’t always mean someone felt or performed worse, at least not right away.

So what’s causing this? The researchers propose two possibilities. First, actual infection with COVID-19 can cause lasting effects on the brain. That’s already been shown in previous studies.ut the second possibility is broader and maybe more troubling: the pandemic environment itself may have triggered the change. Think about it: social isolation, chronic stress, loss of loved ones—all of that may contribute to brain changes over time.

The good news? You can take steps to support your brain health today. Stay physically active. Keep your brain stimulated. Prioritize sleep, good nutrition and social connection. And yes, get vaccinated and stay protected. COVID-19 infections, especially repeat ones, are still associated with long-term cognitive effects.

Your brain has been through a lot, so treat it kindly.

  1. Brouillard cérébral : Une sensation de lenteur mentale et de manque de clarté intellectuelle, souvent décrite par les patients comme un « brouillard cérébral ».  1
  2. Troubles cognitifs : Des altérations dans les fonctions cognitives, y compris la mémoire et les fonctions exécutives, qui peuvent persister plusieurs semaines ou mois après l’infection.  1
  3. Maladies neurodégénératives : Des signes de dépression, de troubles de la mémoire et d’anxiété, avec des gènes liés au métabolisme et à l’activité des neurones déréglés dans le cerveau.  1
  4. Récupération cérébrale : Des taux anormalement élevés de glutamate et de N-acétyl-aspartate, associés à la plasticité cérébrale et à la santé des neurones, indiquant un processus de récupération du cerveau.  1
    Ces effets soulignent l’importance de la recherche continue pour mieux comprendre et traiter les conséquences du Covid-19 sur la santé cognitive.
  5. Sources 4
  1. The Conversationhttps://theconversation.comComment le Covid-19 peut affecter le cerveau et le … 30 juil. 2024 · En plus du brouillard cérébral, la maladie peut entraîner de …Recherches associées
  2. Psychologies.com https://www.psychologies.com › bien-etre › sante › maladies Covid-19 : ce que les chercheurs ont découvert sur les effets du … 23 oct. 2025 · Une étude publiée dans la revue Neurosciences révèle aujourd’hui des modifications tangibles dans le cerveau de certains anciens malades. Leur recherche met en …
  1. Vidéos de Effet Covid sur cerveau
  1. Futura https://www.futura-sciences.com › sante › actualites › cerveau-effets… Les effets néfastes du virus de la Covid-19 sur le cerveau – Futura
  1. Des Anomalies cérébrales même Dans Les Formes modérées de La Covid-19
  2. Les dégâts de La Covid-19 Sur Le Cerveau Humain en Images
  3. Les dommages Du Cerveau Chez Les personnes Atteintes de La Covid-19
  4. Et Le Cerveau en Cours de Développement ?
  1. Les patients ont en moyenne 65,8 ans et les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes. La complication la plus fréquente est l’accident vasculaire cérébral pour 62 % des patients, suivi de l’hémorragie intra-cérébrale et de l’encéphaliteencéphalite. Le plus souvent, ces lésions sont unilatérales, c’est-à-dire situées d’un seul côté du cerv…
  1. Profession : Cheffe de Rubrique Santé
  2. Date de publication : 18 avr. 2023
  3. Auteur : Julie Kern
  4. FRM – Fondation pour la Recherche Médicale https://www.frm.org › fr › actualites › covid-long-une-i… Covid long : une infection persistante dans le … 7 oct. 2025 · Une étude, menée par des chercheurs de l’Institut Pasteur, révèle les effets à long terme de l’infection par le SARS-CoV-2 sur le …
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  3. Institut Pasteur https://www.pasteur.fr › fr › espace-presse › docume… Covid long : le SARS-CoV-2 persiste à long terme … 29 juil. 2025 · Les scientifiques de l’Institut Pasteur montrent chez un modèle animal, que le SARS-CoV-2 infecte le cerveau et persiste jusqu’à 80 jours …
  4. Le Devoir https://www.ledevoir.com › … Quels sont les effets de la COVID-19 sur le cerveau 31 mai 2022 · Quels sont les effets de la COVID-19 sur le cerveau ? Des chercheurs ont démontré qu’une forme grave de COVID-19 provoquait une « perte cognitive ». Publié le 31 mai 2022
  5. scisimple.com https://scisimple.com › fr › articles Impact de la COVID-19 sur la santé cérébrale – Simple Science 23 juil. 2025 · Ces résultats suggèrent des changements complexes dans le cerveau après une infection légère de COVID-19. Même si le virus n’envahit pas beaucoup le cerveau, sa présence …
  6. Top Santéhttps://www.topsante.com › … › zoonosesCovid-19 : 13% des patients développent une … 10 mai 2022 · Plus d’une personne sur dix hospitalisée pour une infection au covid-19 a développé une affection neurologique grave, comme un AVC, …

Effet du Covid sur le cerveau

recherhe CROC

Recherche sur internet

The COVID Pandemic May Have Aged Your Brain—Even If You Never Got Sick

Immunologist Zachary Rubin explains how, according to a recent study, living through a pandemic might accelerate brain aging.

ry Rubin edited by Kelso HarperResearchers in the U.K. analyzed brain scans from nearly 1,000 healthy adults before and during the COVID-19 pandemic. What they found was surprising: people living through the pandemic showed signs of accelerated brain aging. Their brains appeared about five and a half months older than expected when compared to prepandemic trends.

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So what’s causing this? The researchers propose two possibilities. First, actual infection with COVID-19 can cause lasting effects on the brain. That’s already been shown in previous studies.ut the second possibility is broader and maybe more troubling: the pandemic environment itself may have triggered the change. Think about it: social isolation, chronic stress, loss of loved ones—all of that may contribute to brain changes over time.

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  4. Récupération cérébrale : Des taux anormalement élevés de glutamate et de N-acétyl-aspartate, associés à la plasticité cérébrale et à la santé des neurones, indiquant un processus de récupération du cerveau.  1
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  3. Auteur : Julie Kern
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O9/11/025 Une preuve de vie sur la planète Mars ?

La Nasa annonce (références ci-dessous) qu des échantillons martiens collectés par son rover marsien Perseverance contiennent des composés qui, sur Terre, ne sont produits que par le vivant. Il s’agirait d’unUne première dans la recherche de la vie extraterrestre.

Mars, été 2024 : le rover Perseverance s’engage dans Neretva Vallis, un sillon large de 400 m creusé à la surface de la planète, et découvre des roches particulières, des petites taches sombres sur le sol rouge. Il creuse…En septembre 2025 : après un an de travail, les membres de la mission publient leur analyse de ces échantillons dans la revue Nature

Référence ci-dessous) et livrent leur conclusion . Il s’agirait d’une “biosignature potentielle”, une possible trace de vie passée. Autrement dit, il pourrait s’agir de la toute première preuve que la vie peut exister dans l’Univers par-delà la Terree. “Nous avons identifié au sein de plusieurs roches martiennes deux composés chimiques qui, sur Terre, sont le fruit de réactions dans lesquelles le vivant joue un rôle décisif”, résume Joel Hurowitz de l’université Stony Brook, aux États-Unis, auteur principal de l’étude.

C’est bien une première. Jamais aucune publication scientifique n’avait osé employer ce terme. “Une bio­signature désigne une structure, une molécule, une substance ou toute autre observation qui ne pourrait pas être produite en l’absence d’êtres vivants,Amy Williams, de l’université de Floride. Pour cet échantillon, nous ne pouvons pas conclure définitivement, car il reste des zones d’ombre. Il est donc plus sage de se limiter à une bio-signature potentielle.”

Dès qu’ils ont découvert la zone, en 2024, les chercheurs ont su qu’ils avaient affaire à un endroit spécial. Le sillon de Neretva Vallis est un endroit parfait pour la vie : aujourd’hui figé dans la poussière rougeâtre, ce canal fluvial regorgeait autrefois d’eau, qui alimentait le cratère Jezero voisin, formant un lac d’une cinquantaine de kilomètres de diamètre. C’était il y a plus de trois milliards d’années. “Tout cela, nous l’avions identifié avant le lancement de Perseverance, par le biais de la méticuleuse analyse de la cartographie du sol martien réalisée par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter”, rappelle la planétologue Janice Bishop, de l’institut SETI, un centre qui a pour mission d’enquêter sur la vie dans l’Univers. 

Enfoncer le clou

C’est exceptionnel, confirme le géologue Nicolas Mangold, de l’université de Nantes, qui a participé aux recherches. En voyant la couleur, la forme de ces petites taches, on a tout de suite soupçonné qu’elles étaient liées à des réactions d’oxydoréduction.” Ces réactions chimiques se caractérisent par un transfert d’électrons entre deux éléments, générant alors de nouveaux composés ­– l’exemple le plus célèbre étant la formation de rouille à partir d’oxygène et de fer. L’analyse de ces petites taches par l’instrument PIXL de Perseverance a fini par parler. Les chercheurs ont pu identifier deux minéraux ferreux issus de ces réactions : la vivianite, composé phosphaté, et la greigite, riche en sulfure. Et il s’avère que sur Terre, leur synthèse se fait quasi systématiquement en présence de microbes, donc de vie. 

Les micro-organismes interagissent avec la roche et stimulent les réactions d’oxydoréduction, formant ces minéraux, précise anice Bishop. C’est un phénomène qu’on observe dans des milieux dépourvus d’oxygène, nous avons par exemple trouvé des traces de telles réactions dans des lacs froids en Antarctique, que l’on considère comme des analogues des paléolacs martiens ancestraux.”

D’emblée, les géologues en sont bien conscients : la vivianite et la greigite peuvent aussi bien être synthétisées en l’absence totale d’êtres vivants. Mais cela se fait à une condition : que les réactifs se trouvent baignés dans des températures élevées, de l’ordre de 120 à 140 °C. “Sauf qu’ici, nous n’avons trouvé aucun indice qui montrerait que la roche ait été chauffée à cette température, ni qu’il existait une quelconque activité volcanique dans le cratère Jezero, pointe Joel Hurowitz. Depuis la formation du cratère, la température est très certainement restée assez basse dans le canal Neretva Vallis. Or, à ce jour, nous ne connaissons pas d’autre processus purement géologique permettant de former ces produits dans ces conditions.” 

Tout concorde

Cerise sur le gâteau : des analyses réalisées en parallèle sur ces roches par Sherloc, un autre instrument de Perseverance, ont permis d’y déceler la présence de molécules organiques, ces agrégats de carbone et d’autres éléments chimiques qui forment les briques de base des êtres vivants. “Les molécules organiques ne sont pas synonymes de vie, car elles peuvent aussi être le fruit de processus géologiques, mais elles semblent nécessaires à la vie”, prévient Dirk Schulze-Makuch, spécialiste en exobiologie à l’université technique de Berlin. Plusieurs recherches réalisées au cours de la dernière décennie ont d’ailleurs décelé de tels composés à de nombreux endroits à la surface de Mars. Comme cette impressionnante molécule à 12 atomes de carbone, découverte en 2025 par Curiosity, l’autre rover actif sur Mars. Le fait d’en dénicher à l’emplacement même où ont eu lieu ces réactions d’oxydoréduction enfonce un petit peu plus le clou.

Le climat passé de la zone, ces réactions d’oxydoréduction, la présence de molécules organiques… tout concorde. Même si l’on ne peut pas encore affirmer qu’il y a eu de la vie sur Mars, c’est la première fois qu’un indice aussi fort est retrouvé en dehors de notre planète. La découverte a d’ailleurs été positionnée sur la troisième marche de l’échelle CoLD (Confidence of Life Detection, ), établie par la NASA en 2018. Iter un signal ; 2 : éliminer la contamination ; 3 : s’assurer que la biologie est possible. Ces étapes sont franchies. Il en reste quatre pour pouvoir annoncer officiellement l’existence d’une vie extraterrestre : éliminer les facteurs non biologiques ; trouver un signal indépendant supplémentaire ; écarter les autres hypothèses ; obtenir une confirmation indépendante. “

Il resteraiit aussi à savoir à avoir si ce oroceesus pourrait se retouver dans la tte forme pourrait se retrouver dans ptovenir d’autres plavètesdans auus sein de la galaxie,

Des chercheurs échaudés…

Prudence, donc. D’autant que les chercheurs ont été échaudés, la communauté a déjà dû faire face à une grande déception. C’était en 1996, à la suite de la découverte en Antarctique d’une météorite, probablement un fragment de croûte martienne décroché lors d’un choc. Dans une étude publiée dans la revue Science, une équipe décrivait son observation, au sein même de la roche, de structures ressemblant fortement à des fossiles de bactéries. L’emballement a été monstrueux. Bill Clinton, président américain de l’époque, a même pris la parole devant les caméras pour parler des conséquences “infinies” de cette découverte si elle se confirmait. Mais dans les années qui suivent, c’est la douche froide. De nombreux travaux montrent que si les structures observées peuvent bien être produites par la vie, leur origine est plus probablement abiotique – c’est-à-dire le fruit de réactions qui ne font pas intervenir le vivant. Et le chapitre se clôt en 2022, avec une étude basée sur les mesures des rovers martiens qui mettent en évidence une production de telles structures organiques sans intervention de vie, il y a 4 milliards d’années, sur la Planète rouge. “C’est là toute la complexité : on peut avoir des choses qui ressemblent beaucoup à la vie, mais qui n’en sont pas, commente Caroline Freissinet, chargée de recherche CNRS au Laboratoire atmosphères, observations spatiales de Guyancourt. D’où l’importance de rester prudents.”

Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’avoir l’échantillon en main, prciseAgnès Cousin, de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse et membre de la mission

Nous nous attelons désormais à savoir si, oui ou non, ces minéraux n’ont vraiment pu se former qu’en présence de biologie. Ensuite, il faudra trouver des échantillons similaires à d’autres endroits sur Mars”, récapitule Joel Hurowitz. “La connaissance de l’environnement dans lequel a été retrouvée la roche est clé, estime de son côté Paul Byrne, de l’université Washington de Saint Louis. Nous en savons déjà beaucoup, mais il reste quelques trous concernant la datation des roches ou les contraintes géo­chimiques précises dans lesquelles ces minéraux se sont formés.” Faut-il que le rover revienne sur ses pas, et refasse une analyse plus approfondie de l’environnement du secteur ? “La question a été posée récemment en réunion d’équipe, témoigne Nicolas Mangold. C’est délicat, Perseverance est loin maintenant, à plus de 10 km du site. Et il a passé la crête du cratère Jezero…”

Le sujet devient politique 

Les chercheurs prévoient plutôt d’étudier la formation de la vivianite et de la greigite sur Terre, “pour vérifier s’il n’existe pas un mécanisme inconnu pouvant être actionné sans organisme vivant, précise l’exobiologiste Ligia Fonseca Coelho, de l’université Cornell, aux états-Unis. Il y a des chances que l’affaire se termine ainsi. Il faut tenter de recréer des conditions similaires en laboratoire et se rendre dans les endroits où l’on trouve ces minéraux sur notre planète”. En gardant en tête qu’il n’est pas impossible que d’autres conditions environnementales, comme celles qu’a connues Mars par le passé, aient abouti à des processus géologiques et biologiques qui nous sont pour l’instant totalement inconnus.

Nous sommes arrivés au bout de ce que nous pouvions faire sur ces roches avec Perseverance, pose Agnès Cousin, de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse et membre de la mission. Ce dont nous avons besoin, c’est d’avoir l’échantillon en main et de l’analyser dans nos laboratoires sur Terre.” Car même si les instruments du rover sont redoutablement bien conçus et sophistiqués, ils restent limités au regard de ce que permettent les laboratoires terrestres. Ils sont par exemple incapables de conduire des analyses isotopiques, qui examinent les proportions d’atomes de chaque élément chimique possédant des neutrons supplémentaires ou manquants. “Ce type d’analyse pourrait permettre de trancher entre une origine géologique ou biologique pour ces minéraux, la vie ayant tendance à favoriser les isotopes plus légers”, atteste Dirk Schulze-Makuch. Il faudrait aussi des études micrométriques ou chromatographiques, qui ne peuvent se faire que sur Terre, avec des machines qui font parfois la taille d’une chambre à coucher.

Le nouvel administrateur de la NASA a quasiment dit qu’on avait découvert la vie, c’est allé trop loin

Nicolas Mangold, géologue,

Une telle mission était prévue : depuis le début de ses pérégrinations, en 2021, Perseverance sème derrière lui des capsules d’échantillons qui devaient être ramassées par un futur engin coconstruit par la NASA et l’Agence spatiale européenne. Mission annulée en raison des coupes budgétaires annoncées par l’Administration Trump au début de l’été dernier – à l’heure où nous écrivons ces lignes, des discussions musclées sur ce budget commencent tout juste au Congrès. Et voilà que la première bio-signature potentielle devient un sujet politique. Avec son lot de dérives : les chercheurs restent sidérés par les déclarations euphoriques de Sean Duffy, le nouvel administrateur de la NASA, lors de la conférence de presse d’annonce de la découverte. “J’ai trouvé la prise de parole assez malaisante, totalement incompatible avec la démarche scientifique”, juge Agnès Cousin. “Il a quasiment dit qu’on avait découvert la vie, c’est allé trop loin, souffle Nicolas Mangold. Il a ajouté qu’on irait la chercher ‘avec nos bottes’Or pour nous, dans cet objectif, une mission habitée n’a pas de sens : ça coûte beaucoup plus cher, c’est pour une date indéterminée… La mission robotisée, elle, avait été planifiée pour 2029 ou 2033, même si elle n’était pas encore totalement finalisée.”

L’humanité est prête

Il va falloir s’armer de patience pour passer de cette première bio-signature potentielle à une signature de vie. “L’aventure ne fait que commencer !”, positive Joel Hurowitz. L’historien des sciences David Dunér, lui, rappelle : “Nous sommes face à une quête multimillénaire. Le philosophe Lucrèce, déjà au Ier siècle avant notre ère, émettait l’hypothèse de formes de vie en dehors de la Terre…” Quoi qu’il en soit, l’humanité est prête, telle est la conclusion d’une étude menée par le psychologue Michael Varnum, de l’université de l’Arizona, en 2018 : “Nous avons analysé les réactions à d’anciennes preuves finalement abandonnées de vie extraterrestre, comme dans l’histoire de la météorite martienne trouvée en Antarctique, et demandé à de nombreuses personnes, dans différentes sociétés humaines, quel serait leur sentiment face à une telle découverte. À chaque fois, nous obtenons les mêmes résultats : l’annonce susciterait en très grande majorité des émotions positives.” Non, pas de panique, pas de chaos, ni de doute, ni d’effroi. Mais plutôt une joie, un soulagement peut-être, d’apprendre que, finalement, nous ne sommes pas seuls dans ce vaste Univers.

Simon Devos

08/11/2025 La domestication du cheval a révolutionné l’histoire humaine. Quelles modifications génétiques a-t-elle provoqué chez cet animal ?

L’utilisation du cheval à la guerre a permis aux hommaes des moyens plus puissantse et surtout des modes de guerre nouveaux par rapport à ceux dont disposaient les tribus guerrières uniquement pédestres ou forestières.

Cependant la suite des modifications biologiques inscrites dans le génome des chevaux pendant la domestication n’avait pas été étudiée jusqu’à présentt

Référence

HomeScienceVol. 389, No. 6763Selection at the GSDMC locus in horses and its implications for human mobility

Selection at the GSDMC locus in horses and its implications for human mobility

Science

28 Aug 2025 Vol 389, Issue 6763 pp. 925-930

DOI: 10.1126/science.adp4581

Editor’s summary

Since their invention in the early 20th century, cars have rapidly taken over the human world of transportation. For thousands of years before that, the speedy movement and burdensome tasks of humans were facilitated by horses. Humans involved in this early relationship played a role in shaping horses to be the fast, strong, and relatively tame creatures they are today. Looking for signatures of selection across a suite of key traits, Liu et al. found shifts in markers related to behavior and body conformation at around 5000 years ago, reflecting patterns of domestication (see the Perspective by Frantz). —Sacha Vignieri

Abstract

Horsepower revolutionized human history through enhanced mobility, transport, and warfare. However, the suite of biological traits that reshaped horses during domestication remains unclear. We scanned an extensive horse genome time series for selection signatures at 266 markers associated with key traits. We detected a signature of positive selection at ZFPM1—known to be a modulator of behavior in mice—occurring ~5000 years ago (ya), suggesting that taming was one of the earliest steps toward domestication of horses. Intensive selection at GSDMC began ~4750 ya with the domestication bottleneck, leading regulatory variants to high frequency by ~4150 ya. GSDMC genotypes are linked to body conformation in horses and to spinal anatomy, motor coordination, and muscular strength in mice. Our results suggest that selection on standing variation at GSDMC was crucial for the emergence of horses that could facilitate fast mobility in human societies ~4200 ya.



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dans les steppes au nord du Kazakhstan ; elle est le fait de la culture de Botaï. Ces chevaux ne sont pas à l’origine des animaux domestiques actuels, ils étaient les ancêtres des chevaux de Przewalski (Equus ferus przewalskii ou Equus przewalskii). Les chevaux domestiques de type moderne (Equus ferus caballus ou Equus caballus) sont originaires de la partie occidentale de la steppe eurasienne (steppe pontique en Europe de l’Est), entre le Don et la basse Volga.

07/11/2025. Des drones militaires ukrainiens pourraint menacer Moscou

L’Ukraine, du temps de l’URSSS, etait connue pour poosséder les industriies miltaires les plus innovantes au monde, au moins équivalentes aux industries américaines.D’ou l’importance de l’Ukaine dans le monde soviétique.

Ceci n’a pas changé. Ainsi Volodymyr Zelensky, l’actuel président ukrainien vient de déclaré qu’un drone créé par les forces ukrainiennes pouvait opérer à 3 000 kilomètres de son pilote resté à terre. Une avancée significative qui s’inscrit dans une approche d’innovation appuyée par les États-Unis.

Qu’une trêve ait lieu ou non, les Ukrainiens continuent de chercher et de construire des armes de haut niveau. Ce lundi 17 mars, le président Volodymyr Zelensky a annoncé que ses ingénieurs avaient réussi à créer un drone de longue portée exceptionnel. « Notre drone a passé le test des 3 000 kilomètres », a-t-il dit devant la presse après une réunion avec les responsables de l’armée.

Ce drone, capable de voler très loin de son opérateur, pourrait être utilisé pour frapper des cibles à l’intérieur du territoire russe, y compris dans Moscou même, rapporte le Kyiv Independent. Les cibles privilégiées seraient les aérodromes, les raffineries de pétrole et tous les centres logistiques dont les Russes se servent pour la guerre.

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Cette avancée technologique – une énième de plus dans le domaine des drones depuis le début de la guerre, en février 2022 – intervient alors que les États-Unis tentent de négocier un cessez-le-feu entre Kiev et Moscou. Mais, comme le rappelle Interesting Engineering, la recherche technologique autour des drones en Ukraine est aussi largement soutenue par le gouvernement américain.

Aux États-Unis, la Defense Innovation Unit, agence de l’innovation du ministère de la Défense, a passé des contrats avec quatre entreprises ukrainiennes pour le développement de drones longue portée. Le projet, nommé Artemis, vise à construire des drones kamikazes qui peuvent être dirigés de très loin. Un besoin de plus en plus pressant sur les champs de bataille.

Si le drone évoqué par Volodymyr Zelensky ce 17 mars ne semble pas être lié au programme américain, des américains tests du projet Artemis doivent être opérés dans les prochains mois. « Nous sommes heureux de travailler avec des entreprises non-traditionnelles qui utilisent des outils low-cost, adaptables et de longue portée «.

  Ce projet est approuvé par le Congrès, pour repenser capacités militaires américaines afin qu’elles soient mobilisables rapidement et à l’échelle », explique Trent Emeneker, directeur du programme Artemis.

Kiev développe aussi de nouveaux missiles longue portée.

L’Ukraine ne se contente pas de repenser ses drones. Lors de sa conférence de presse, ce 17 mars, Volodymyr Zelensky a également donné des nouvelles de l’avancée des missiles longue portée développés par ses forces.

Un prototype, le Long Neptune, est en cours de test. « Nous sommes satisfaits des résultats des frappes, a noté le président ukrainien. Mais nous devons produire plus de missiles, plus de drones, et nous en parlerons avec nos partenaires cette semaine. »

Alors que les discussions sur un cessez-le-feu de trente jours semblent plus ouvertes que jamais, Donald Trump prévoit de convaincre Vladimir Poutine de l’accepter ce mardi 18 mars – Mais Kiev reste méfiante et se prépare à continuer les combats.

06/11/2025 De quand date la première obseervation d’OVNI sur la Terre?

Cela fait des millénaires que les hommes observent les étoiles, mais les témoignages faisant état de visites extraterrestres se sont multipliés depuis le milieu du XXe siècle. Que voyait-on avant, et comment l’interprétions-nous? La réponse à cette épineuse question n’est évidemment pas si simple. Un article de Live Science tente néanmoins de fournir quelques éléments.

«Il n’y a pas de consensus sur ce qui constitue la première observation d’ovni enregistrée dans l’histoire», affirme Chris Aubeck, chercheur indépendant et directeur du Magonia Exchange, un projet international d’archives sur l’histoire des ovnis. Ce flou ne vient pas du manque de récits ni de témoignages, dépeignant souvent de mystérieux objets célestes, mais plutôt de leur interprétation. Que pensaient vraiment voir les témoins de ces phénomènes?

«Il ne fait aucun doute que les êtres humains ont représenté, rapporté ou chroniqué des choses étranges et anormales dans le ciel depuis l’Antiquité», déclare Greg Eghigian, professeur d’histoire et de bioéthique à l’Université d’État de Pennsylvanie. Mais le contexte culturel, social, scientifique dans lequel elles ont été faites rend difficile toute interprétation certaine.

Selon Aubeck, «certains textes anciens, comme les tablettes cunéiformes sumériennes et babyloniennes de la série Šumma ālu et d’autres textes divinatoires datant du deuxième et du premier millénaire av. J.-C., contiennent les premiers enregistrements connus de phénomènes célestes potentiellement assimilables à des ovnis». Mais ces phénomènes étaient interprétés comme des messages divins, et non comme la visite d’extraterrestres sur notre planète.

05/12/2025 Les limiites de la géoingéniirie solaire

La science du climat s’intéresse de plus en plus à la géoingénirie solaire. Celle-ci vise à contrôler l’actuel réchauffement climatique en injectant dans la haute atmosphère des nuages de particules réfléchissantes.

On parle de stratospheric aerosol injection (SAI) Longtemps considéré comme un objectit théorique, cette approche a conduit à l’étude en profondeur des éruptions volcaniques et le refroidissement naturel qui en est la conséquaence.

Mais y des chercheurs de la Columbaria University soulignent les incertitudes et les risques d’une telle pratique.

Les simulations qui la concernent utilisent des modèles de particules bien e ordonnées qui ne de trouvent pas dans la nature, précise V. Faye McNeill, un spécialiste des aérosols atmosphériques à la Columbia’s Climate School and Columbia Engineering.

Les méthodes actuelles incluent la stratospheric aerosol injection (SAI), le cirrus cloud thinning (CCT) et le Marine cloud brightening (MCB). Le Surface albedo geoengineering (SAG), basé sur l’ augmentation de l’albédo de certaines surfaces telles que les toits et les espaces verts en ville, est aussi simulé.

Dans une étude publiée par Scientific Reports, McNeill et ses coauteurs explorent les multiples obstacles, économiques et politiques s’impose. Ains injecter des particules au dessus des poles pourrait, perturber le régime des moussons, donf dépendent des millions de personnes.ight interfere with the jet stream and alter the circulation of heat between hemispheres.

Source Scientific Reports

“Engineering and logistical concerns add practical limitations to stratospheric aerosol injection strategies” study par by Miranda Hack, V. Faye McNeill, Dan Steingart and Gernot Wagner, 21 October 2025, Scientific Reports.
DOI: 10.1038/s41598-025-20447-2r.

04/12/2025 Ira-r-on pour lutter contre le réchauffement jusque à la géoingénirie solaire ?

Un programme international dit de géoingénirie solaire solar geoengineering propose de répandre dans la sratosphre roshère des nuages de particules hautement réflécissantes , telies que des sulfures afin de renvoyer dans l’espace la lumière solaire et refroidir ainsi la planète.

Ce serait le plus couteux des programmes visant à lutter contre le réchauffement climatique, le premier vise à diminuer drastiquement les emissions de CO2, principal gaz à effet de serre.

L’idée derrière solar geoengineering est essentiellement d’imiter le rôle des volcans quand ils projettent à très haute altitude des nuages de perticules volcaniques. Il a été calculé que de éruptions telles que celles du Mt Pinatubo dans les Philippines , en 1992, aurait pendant deus ans refroidi l’ensemble de l’atmosphère terrestre.

Ces projets, comme on le comprdrae, trouvennt peu d’avocats, notamment dans l’entourage de Elizabeth Kolbert, auteur de “Under a White Sky, qui dénonce les dommages irréparbles sur environnement découlant d’une lutte ma comprise contre le réchauffement.

03/11/2025 Guerre au Soudan

Le Soudan est actuellement en guerre, avec des massacres et des exactions violente dans la ville d’El-Fasher, au Darfour. 

Les Forces de soutien rapide (FSR) ont pris la ville après un an et demi de siège, et des images montrent des exactions et des violences commises par ces forces. Des milliers de civils ont fui la ville, et des témoignages de l’ONU et d’autres organisations humanitaires indiquent des exécutions sommaires, des massacres, des viols, des attaques contre des travailleurs humanitaires, des pillages, des enlèvements et des déplacements forcés. La situation humanitaire est extrêmement grave, avec des milliers de morts et des millions de personnes déplacées. 

Des dizaines de milliers de morts, des millions de personnes déplacées et un pays qui ne connaît pas le repos. Depuis deux ans, le Soudan est dévasté par une guerre opposant l’armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Le conflit, déjà sanglant, vient de prendre un nouveau tournant avec la prise d’El-Facher par ces derniers.

La capitale du Darfour du Nord était assiégée depuis dix-huit mois et sa conquête donne le contrôle total de la province aux FSR. Ces forces, menées par le général Mohamed Daglo, y ont d’ailleurs formé une administration parallèle, dans la ville de Nyala.

Les paramilitaires dominent désormais tout l’ouest du pays, alors que l’armée contrôle le nord, l’est et le centre, y compris la capitale Khartoum et Port-Soudan, port stratégique sur la mer Rouge. C’est là que siège un gouvernement de transition formé sous l’autorité du général Abdel Fattah al-Burhane, commandant de l’armée et chef de l’Etat de facto. Le sud du Soudan, lui, est toujours le théâtre de vifs combats.

Les origines de cette guerre remontent en réalité au mois d’octobre 2021, lorsque les deux hommes ont orchestré ensemble un putsch afin d’écarter les civils du Conseil de souveraineté, institué en 2019 après l’éviction du président Omar el-Béchir. L’entente n’a pas duré entre Abdel Fattah al-Burhane et son adjoint, Mohamed Daglo, qui se sont engagés dans une guerre de pouvoir fratricide à partir de la mi-avril 2023.

Les combats ont perduré jusqu’ici et, depuis dimanche, nombre de vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des hommes vêtus de l’uniforme des FSR perpétrant des exactions à El-Facher. Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé sa «profonde inquiétude», évoquant des «informations crédibles d’exécutions de masse».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a notamment déploré le «meurtre tragique de plus de 460 patients et accompagnateurs à la maternité saoudienne», seul hôpital encore partiellement opérationnel de la ville.

Malaria, choléra et famine

«L’escalade de la violence, les conditions de siège et la recrudescence de la faim et des maladies tuent des civils, y compris des enfants, et font s’effondrer un système de santé déjà fragile», a ajouté l’organisation. Elle pointe la montée de la malnutrition, qui affaiblit le système immunitaire et rend les personnes plus vulnérables aux maladies comme la malaria ou le choléra.

Ce dernier se répand particulièrement rapidement en raison du manque d’accès à l’eau potable. Selon les chiffres de l’OMS, 32 personnes sont mortes de cette maladie à El-Facher cette année, sur 272 cas rapportés.

Quelque 177.000 civils sont encore piégés dans la ville, pour l’heure coupée des secours. Plus de 36.000 personnes ont fui les violences, dont environ 23.000 vers Tawila. Celle-ci abritait déjà environ 650.000 déplacés selon les estimations de l’ONU, qui parle de la «pire crise humanitaire» de l’époque contemporaine. Dépourvus de ressources, les volontaires des cellules d’urgence sont submergés et ont appelé les Nations unies et la communauté internationale à l’aide.

Les récits des survivants, terribles, évoquent des rues semées de cadavres, des enfants abattus sous les yeux de leurs mères, des viols, la faim, la soif et la peur. Auprès de l’AFP, un membre de l’ONG ALIMA, en poste à Tawila, explique que «certains n’ont pas mangé depuis des jours et ont parcouru de longues distances à pied. D’autres ont été battus, dépouillés ou menacés sur la route. Beaucoup pleurent leurs proches.»

Le chef des paramilitaires soudanais, Mohamed Daglo, a lui-même reconnu mercredi soir une «catastrophe» à El-Facher, avant d’assurer : «La guerre nous a été imposée». Les FSR ont par ailleurs affirmé jeudi avoir arrêté plusieurs de leurs combattants soupçonnés d’exactions lors de la prise de la ville.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a alerté sur le «risque croissant d’atrocités motivées par des considérations ethniques» en rappelant le passé du Darfour, ensanglanté au début des années 2000 par les massacres et les viols des milices arabes Janjawid, dont sont issues les FSR, contre les tribus locales Massalit, Four ou Zaghawa.

Auprès de CNEWS, il décrit le scénario d’une scission «entre le Darfour d’un côté qui va survivre dans la misère et le reste du Soudan qui va se reconstruire avec les aides étrangères». Selon lui, les FSR vont continuer à «piller, massacrer, violer», détourner l’aide humanitaire envoyée par les pays voisins et s’accaparer la province, transformée en forteresse inexpugnable.

«L’armée ne va pas essayer de revenir au Darfour» affirme-t-il, mais plutôt tenter «de se refaire une santé ailleurs», en reprenant le «contrôle des régions riches du Soudan pour reconstruire une économie». Marc Lavergne souligne le fait que les FSR sont constituées de jeunes «sans avenir, sans boulot et sans éducation», devenus mercenaires pour subsister. Ils ne sont «pas capables de diriger un pays» alors que l’armée régulière, elle, est «habituée à le faire».

s la chute d’El-Facher aux mains des FSR, les violences se sont propagées, notamment dans l’Etat voisin du Kordofan-Nord. D’après Martha Ama Akyaa, sous-secrétaire générale de l’ONU chargée de l’Afrique, des informations font état «d’atrocités à large échelle» commises par les paramilitaires à Bara.

«Des attaques de drones de la part des deux parties touchent de nouveaux territoires et de nouvelles cibles. Cela inclut le Nil Bleu, Khartoum, Sennar, le Kordofan-Sud et le Darfour-Ouest, ce qui laisse penser que la portée territoriale du conflit s’élargit», a ajouté la responsable onusienne.

«La guerre n’est pas finie», confirme Marc Lavergne et l’implication de certaines puissances étrangères dans le conflit ne favorise pas l’apaisement. Les deux camps s’accusent en effet mutuellement de bénéficier de soutiens extérieurs. D’après des rapports de l’ONU, les FSR ont reçu armes et drones des Emirats arabes unis, tandis que l’armée bénéficie de l’appui de l’Egypte, de l’Arabie saoudite, de l’Iran et de la Turquie, selon des observateurs.

Un islamisme «sous le radar»

Ces pays nient toute implication mais les pourparlers menés depuis plusieurs mois par le groupe dit du «Quad», qui réunit les Etats-Unis, l’Egypte, les Emirats arabes Unis et l’Arabie saoudite, sont restés dans l’impasse. Si le conflit s’enlise, c’est aussi parce que les intérêts des uns et des autres se croisent sans jamais se rencontrer, selon Marc Lavergne.

Les intérêts matériels, économiques, territoriaux mais aussi idéologiques. D’après la revue Orient XXI, l’état major de l’armée nationale est encore largement contrôlé par des cadres du régime islamiste du président déchu Omar el-Béchir, qui auraient réactivé certains services de renseignement, milices supplétives et forces parallèles.

La junte aurait eu besoin de certains fidèles de l’ex-dictateur pour gouverner après le coup d’Etat. Malgré le démembrement partiel des institutions liées à l’ancien régime, ils n’ont donc jamais totalement disparus. Marc Lavergne évoque un islamisme «sous le radar», affirmant que «ces gens-là sont derrière l’armée», dans l’ombre, et disposent de «réseaux financiers et commerçants très puissants» qui leur octroient une certaine influence.

Le spécialiste du Soudan estime que la première étape vers l’apaisement serait évidemment l’instauration d’un cessez-le-feu. Il faudrait aussi, selon lui, «donner quelque chose à chaque camp ou bien leur tordre le bras en asséchant les aides extérieures». Marc Lavergne pointe par ailleurs la nécessité de «réguler l’exploitation d’or» car le métal précieux, source de toutes les convoitises, est devenu le nerf de la guerre entre l’armée et les paramilitaires.

L’influence des Soudanais partis à l’étranger n’est en outre pas à négliger. Le chercheur fonde en effet quelques espoirs sur ces personnes «d’envergure morale, intellectuelle ou politique» qui se sont installées aux Etats-Unis au Canada et en Europe, où elles sont «actives» dans l’opposition aux deux camps». Soutiens de «la transition démocratique qui s’est arrêtée en 2021», elles tentent ensemble de «repenser un Soudan».