04/12/2025 La France et la Chine

Emmanuel Macrontermine i en ce moment une visite diplomatique et commercial en Chine à l ‘invitation du président Chinois Xi Jinping

De bonnes relations avec la Chine, qui intervient en permanence pour améliorer les relations entre la Russie de Vladimir Poutine et l’Union européenne, sont une priorité paor la France.

De plus la présence de nombreux citoyens chinois en France est là pour rappeler que de bons échange économiques entre la France e t la Chine sont indispensables pour les deux pays. Ceci ne doit faire oublier à la France que de bonnes relations avec la puissance mimitaire et économique chinoise lui sont indispensablesLes Etatsunis ont faite depuis longtemps la meme consastation.Plus l’Union europénne dans son senble stend à s’éloigner économiquement des Etats Unis, plusplus les entreprises américaines auront tendance à coopérer avec leurs homoloques chinoise.

Un évènement nouveau important à cet égard concerne la découverte récentes de’importante quantités de minerais aurifères. Mais l’or n’a quun intéret lointain pour la Chine. On sait peu pourtantque les terre rares dont elle découvre constemment la prsence de noeux gisement font une partie de sa puissance économique.

A cet égard il rappeler : les terres rares de Bayan Obo et Baotou, Constituent pour la Chine et notamment la Mongomie intérieure, un élément de puissance considérableun enjeu technologique mondial

Le développement des nouvelles technologies civiles et militaires et la transition énergétique rendent les terres rares – une famille de minerais aux propriétés spécifiques – indispensables dans de nombreux secteurs. Grâce à un profond dumping social et environnemental et au contrôle de 37 % des réserves, la Chine réalise 58 % de la production mondiale. Face à la réaction des pays occidentaux aux tentatives d’instrumentalisation géopolitique de son quasi-monopole, la Chine construit une filière cohérente et intégrée, de l’extraction au produit final ; tout en se dotant d’un géant mondial China Rare Earth Group.

Dans un contexte international de fortes rivalités géoéconomiques et géostratégiques, la mine de Bayan Obo est un site minier d’un intérêt majeur (45 % prod. mondiale). Il alimente la base industrielle, technologique et scientifique de la ville de Baotou, élevée au rang de capitale chinoise et mondiale des terres rares. Mais du fait de ses coûts sociaux et de ses très lourds préjudices environnementaux, la question de la soutenabilité du modèle chinois de croissance est de plus en plus aigüe dans la région.

Pour en savoir plus lire

Bayan Obo et Baotou : un système minier au cœur des grands enjeux technologiques mondiaux

Pour en savoir plus, lire

Nous sommes au nord de la Chine, dans la Région autonome de Mongolie intérieure. L’image couvre un espace géographique organisé en trois bandes parallèles.

Au nord s’étendent les vastes plateaux de la Mongolie intérieure du Yin Chan perchés à 1.500 ou 1.600 m. d’altitude. C’est à Bayan Obo que se trouve le district des terres rares. La ville se trouve à seulement 80 km de la frontière avec la République de Mongolie. La chaîne des Yin – ou Yin Chan – s’étend sur 1.000 km. et limite au sud le terrible désert de Gobi. Couverts par une vaste steppe, ces plateaux descendent vers le nord et la dépression endoréique du Tengge Rinaori (hors image) dans laquelle se jette par exemple l’Aibugai River qui passe à Bailingmiao. A l’inverse, au sud ces plateaux tombent sur la gouttière du Fleuve jaune par la Daqing Shan qui est assez élevée puisqu’elle culmine à 2.950 m et est entaillée par plusieurs rivières importantes, dont la Kundulum River qui arrose Baotou.

Au Sud s’étendent les vastes plateaux de l’Ordos perché entre 1.300 et 2.500 m d’altitude. On y distingue bien la ville et le grand bassin charbonnier de Dongsheng.  Il fait partie d’un vaste ensemble productif qui constitue un des plus importants gisements charbonniers au monde.

Au centre enfin, l’image est traversée d’ouest en est par une vaste gouttière topographique. Celle-ci est empruntée par le puissant Fleuve jaune. Faisant figure d’oasis dans un espace régional particulièrement aride, elle est dominée par la ville de Baotou, qui est la 2em ville de Mongolie intérieure.

Dans cette région située à seulement 560 km à l’ouest de Pékin, nous sommes déjà dans ce que le géographe Thierry Sanjuan définit comme la « Chine de l’Ouest » des périphéries continentales et ici frontalières. Sur l’espace couvert par l’image au nord de Baotou, environ cinq Murailles, ou grands systèmes défensifs contre les attaques nomades, furent successivement construites entre 400 av JC., durant la période des Royaumes combattants, jusqu’à 1234. Ils définissant ainsi pendant des siècles cet espace comme un vaste Limes impérial afin, en particulier, de protéger la grande boucle que dessine le Fleuve jaune vers le nord à partir de Lanzhou et dont on couvre ici la partie la plus septentrionale. Il convient par contre de noter que la plus fameuse d’entre elle, la Grande Muraille Ming (1368/1644), a été par la suite construite sensiblement plus au sud pour des raisons stratégiques. Nous sommes là dans une zone qui fut longtemps une zone de confins impériaux.

Au plan administratif et géopolitique, nous sommes dans la Région autonome chinoise de Mongolie intérieure, dont la capitale Hothhot se trouve à quelques kilomètres à l’est (hors image). Cette Région couvre 1,1 million de km2 et est peuplée de 24 millions d’habitant (20 hab./km2), dont officiellement 80 % de Hans et 17 % de Mongols. Si comme partout en Chine, le territoire est découpé en préfectures et districts, le terme de « bannière » ou « bannière autonome » y est souvent utilisé comme pour la Bannière de Darhan Muminggan qui entoure le district des terres rares de Bayan Obo.

Un espace aride, un axe stratégique

Nous sommes dans un espace dominé par un climat froid semi-aride ou aride marqué par l’hyper-continentalité avec des températures très froides ou très chaudes. Dans la ville de Baotou, au centre de l’image, on passe de -11°C en moyenne au mois de janvier à + 23°C en juillet, soit un gradient de 34°C, avec des records sensibles de froid (- 31°C) ou de chaleur (+ 39°C). La ville reçoit seulement 300 mm de précipitation par an, pour l’essentiel en juillet/aout alors que six mois de l’année sont dominés par une sécheresse marquée en recevant moins de 10 mm de précipitations. L’eau est donc rare.

Comme le montre bien l’image, cet espace aride alternent déserts rocheux et sableux, telle la bande au sud-ouest de l’image, auréole de steppes semi-désertiques et dépressions éoliennes salines. Comme pour le Nil qui traverse le Sahara, le Fleuve jaune – ou Huang He – doit son écoulement pérenne aux volumes d’eau accumulés à sa source à 4.800 m. dans la Cordillère du Bayan Har des plateaux tibétains. Mais avant d’atteindre la Grande plaine plus à l’est,  il perd une partie considérable de son débit en traversant cette grande zone aride ; des pertes largement amplifiées aujourd’hui par une surexploitation de plus en plus inquiétantes de ses ressources.

Malgré ces fortes contraintes, la région est un des laboratoires chinois du développement des énergies renouvelables. Dans l’éolien, grâce aux vents puissants de l’anticyclone sibérien qui soufflent une large partie de l’année mais y aggravent l’aridité et y accélèrent l’érosion des sols. On trouve ainsi de nombreux champs d’éoliennes, en particulier dans les plateaux du Yin Shan (zooms 2 et 3). Dans l’énergie solaire, grâce à un taux d’ensoleillement annuel de 74 % ou 3.200 heures par an. On peut ainsi remarquer la présence de nombreux champs de capteurs solaires ; dans les dunes de sables au sud le Baotou, les concepteurs ont même dessiné un cheval au galop visible de l’espace en forme de clin d’œil. Pour autant ces valorisations demeurent difficiles du fait de l’intermittence de ces ressources et de l’éloignement des principaux centres de consommation qui impose la construction de réseaux de transport couteux et vulnérables.

Historiquement, cette zone des confins mongols est intégrée difficilement à la Chine et fait l’objet de nombreuses recompositions géopolitiques internes ; le découpage actuel de la Province – après de nombreux remaniements – datant ainsi seulement de 1979. Depuis des siècles, l’axe Pékin/Hohhot/ Baotou/ Yinchuan utilisant la vallée du Fleuve jaune est un axe majeur vers la gouttière du Gansu, le Xinjiang et l’Asie centrale.  Le premier désenclavement ferroviaire intervient entre 1905 et 1923 avec la construction de la ligne Pékin/ Jining/Hohhot/ Baotou. En 1955 les bons rapports entre la Chine populaire et l’URSS se traduisent par l’ouverture de la ligne Pékin/ Baotou/ Ulan Bator, la capitale de la République de Mongolie, elle-même reliée par le Transibérien à Irkoutsk depuis 1947. Dans la région, le fait urbain est bien d’origine chinoise et est né du chemin de fer puis de la mine.

Deux systèmes bien individualisés

Cette géographie et cette histoire structurent durablement l’organisation régionale autour de deux systèmes spatiaux bien distincts mais solidaires. Ils témoignent à l’échelle régionale des nettes hiérarchies multiformes organisant l’espace interne de l’immense Chine et de rapports centre(s)/périphéries particulièrement vifs.

Premièrement, ces hauts plateaux arides sont historiquement l’univers du monde pastoral nomade mongol, aujourd’hui totalement réduit par les processus de sédentarisation même si l’élevage (caprins, ovins…) peut parfois perdurer (cf. zoom 2). Sous-peuplés, voire désertiques, ils sont devenus aujourd’hui de grands pourvoyeurs de minerais autour d’isolats urbains spécialisés : Bayan Obo sur les terres rares au nord, Dongsheng et son bassin charbonnier sur les plateaux de l’Ordos au sud. Nous sommes là dans des espaces-déchets – les wastelands des géographes M-N Carré et F-M Le Tourneau – fondés sur une consommation courtermiste et dégradée d’espace et de ressources reposant sur le mythe de l’abondance, de l’immensité et de la sous-occupation humaine.

A l’inverse, deuxièmement, la vallée du Fleuve jaune apparait bien mise en valeur par une agriculture irriguée, parfois depuis le XVIIème siècle, et accueille l’agglomération de Baotou. Seconde ville de Mongolie intérieure, elle domine et organise largement l’ensemble de l’économie régionale, en particulier avec le boom des terres rares dont elle devient la capitale chinoise et qui l’a fait accéder progressivement au plan fonctionnel à un statut métropolitain.

Les terres rares : un ensemble de ressources minérales stratégiques

Le terme de « terres rares » désigne 17 éléments chimiques – scandium, yttrium et quinze lanthanides dont cérium, dysprosium, europium, indium, néodymium, praséodymium, terbium… – très peu connus du grand public mais dont les propriétés sont très recherchées. Pour autant, ces métaux ne sont pas moins abondants que l’or, l’argent, le cuivre ou le zinc. Mais leurs propriétés – stabilité thermique, conductivité électrique, magnétisme fort… – en font aujourd’hui des éléments incontournables pour de nombreuses applications stratégiques. Ces marchés de niche sont en effet pilotés par l’innovation, car ils jouent un rôle essentiel dans l’industrie de défense, la haute technologie ou la transition énergétique.

Ceci explique que durant ce dernier quart de siècle la production mondiale a explosé : elle passe de 80 000 t. en 1995 à 240.000 en 2020, selon l’U.S Geological Survey. Représentant actuellement 90 % du marché des terres rares, le néodyme est ainsi essentiel à la fabrication d’aimants permanents pour les radars militaires, les moteurs de voitures électriques, les rotors d’éoliennes ou les vibreurs de téléphone. L’indium et l’yttrium ont des propriétés optiques mobilisées pour la fabrication des écrans tactiles de smartphones… Du fait de leur position nodale au cœur des technologies bas-carbone en plein développement, les besoins en terres rares devraient d’ici 2050 augmenter dans une fourchette de 2,5 à 10.

Au total, les chaînes d’approvisionnement de pans entiers du système productif mondial – militaire, aéronautique, électronique, télécommunications, automobile, énergie, nucléaire… – dépendent de ces terres rares. Selon l’US. Congressional Research Service, chaque chasseur F-35 emporte l’équivalent de 427 kg de terres rares dans ses équipements et composants, un sous-marin nucléaire de classe Virginia 4,2 tonnes. Dans ce contexte, on comprend que Washington signe en 2018 avec l’Australie et en 2020 avec le Canada des accords bilatéraux afin de sécuriser ses approvisionnements futurs.

L’extraction de ces minerais ne pose pas de problème majeur en dehors du fait qu’il faut extraire des masses énormes de roches pour disposer au final de volumes assez limités. Par contre, les opérations de concassage pour réduire les roches en poudre puis, surtout, les processus d’extraction et de raffinage pour en extraire les terres rares sous forme d’oxydes sont techniquement difficiles, nécessitent d’énormes quantités d’eau et sont extrêmement polluantes comme on peut facilement le constater sur les images (zooms 2 et 3).

Sur le marché mondial des terres rares et au-delà de ses réserves minières considérables, la Chine va se construire comme puissance minière de premier rang en survalorisant ces dernières décennies deux atouts majeurs : la disposition d’une vaste main d’œuvre à bon marché, le large sacrifice de ses équilibres environnementaux.

La Chine : la construction d’une puissance minière de 1er rang sur le dumping social et environnemental

Si les premières ressources de terres rares sont découvertes en 1927 à Bayan Obo, il faut attendre la période d’industrialisation maoïste pour voir lancer la production de concentrés de terres rares. Mais surtout, dès les années 1980/1990, Pékin décide de faire des terres rares un levier de puissance mondiale. Édicté comme domaine de souveraineté, l’État y interdit l’entrée de toute entreprise étrangère, engage la lutte dans la région contre l’extraction illégale et les trafics illicites (cf. nombreuses micro-mines abandonnées), baisse les taxes à l‘exportation pour favoriser ses champions nationaux sur le marché mondial face à la concurrence étrangère. Ces choix reposent donc sur une claire vision stratégique de long terme.

Entre 1985 à 1995, la production chinoise explose en passant de 8500 à 48 000 tonnes, et de 21,4 % à 60 % de la production mondiale, au détriment des Etats-Unis et de l’Australie. Cette stratégie lui permet jusqu’en 2010 de disposer d’un quasi-monopole mondial : elle réalise alors 90 % de la production mondiale de terres rares.

Face à la forte pression chinoise sur les coûts de production, on assiste en effet progressivement – comme dans bien d’autres activités productives – dans le cadre d’une nouvelle division internationale du travail, à l’abandon des opérations par les autres pays. Qu’ils soient producteurs comme les Etats-Unis (cf. fermeture de la grande mine de Mountain Pass au sud-ouest de Las Vegas) ou raffineurs comme la France (La Rochelle) au profit des importations. La Chine devient en effet le seul pays à accepter des coûts environnementaux très élevés liés à la mobilisation de techniques productives médiocres mais peu chères.





























Bayan Obo et Baotou : un système minier au cœur des grands enjeux technologiques mondiauxLes hauts plateaux désertiques de Mongolie intérieure traversés par le Fleuve jaune

Nous sommes au nord de la Chine, dans la Région autonome de Mongolie
intérieure. L’image couvre un espace géographique organisé en trois
bandes parallèles.Au nord s’étendent les vastes plateaux de la Mongolie intérieure du
Yin Chan perchés à 1.500 ou 1.600 m. d’altitude. C’est à Bayan Obo que
se trouve le district des terres rares. La ville se trouve à seulement
80 km de la frontière avec la République de Mongolie. La chaîne des Yin –
ou Yin Chan – s’étend sur 1.000 km. et limite au sud le terrible désert
de Gobi. Couverts par une vaste steppe, ces plateaux descendent vers le
nord et la dépression endoréique du Tengge Rinaori (hors image) dans
laquelle se jette par exemple l’Aibugai River qui passe à Bailingmiao. A
l’inverse, au sud ces plateaux tombent sur la gouttière du Fleuve jaune
par la Daqing Shan qui est assez élevée puisqu’elle culmine à 2.950 m
et est entaillée par plusieurs rivières importantes, dont la Kundulum
River qui arrose Baotou.Au Sud s’étendent les vastes plateaux de l’Ordos perché entre 1.300
et 2.500 m d’altitude. On y distingue bien la ville et le grand bassin
charbonnier de Dongsheng.  Il fait partie d’un vaste ensemble productif
qui constitue un des plus importants gisements charbonniers au monde.Au centre enfin, l’image est traversée d’ouest en est par une vaste
gouttière topographique. Celle-ci est empruntée par le puissant Fleuve
jaune. Faisant figure d’oasis dans un espace régional particulièrement
aride, elle est dominée par la ville de Baotou, qui est la 2em ville de
Mongolie intérieure.Dans cette région située à seulement 560 km à l’ouest de Pékin, nous
sommes déjà dans ce que le géographe Thierry Sanjuan définit comme
la « Chine de l’Ouest » des périphéries continentales et ici
frontalières. Sur l’espace couvert par l’image au nord de Baotou,
environ cinq Murailles, ou grands systèmes défensifs contre les attaques
nomades, furent successivement construites entre 400 av JC., durant la
période des Royaumes combattants, jusqu’à 1234. Ils définissant ainsi
pendant des siècles cet espace comme un vaste Limes impérial afin, en
particulier, de protéger la grande boucle que dessine le Fleuve jaune
vers le nord à partir de Lanzhou et dont on couvre ici la partie la plus
septentrionale. Il convient par contre de noter que la plus fameuse
d’entre elle, la Grande Muraille Ming (1368/1644), a été par la suite
construite sensiblement plus au sud pour des raisons stratégiques. Nous
sommes là dans une zone qui fut longtemps une zone de confins impériaux.Au plan administratif et géopolitique, nous sommes dans la Région
autonome chinoise de Mongolie intérieure, dont la capitale Hothhot se
trouve à quelques kilomètres à l’est (hors image). Cette Région couvre
1,1 million de km2 et est peuplée de 24 millions d’habitant (20
hab./km2), dont officiellement 80 % de Hans et 17 % de Mongols. Si comme
partout en Chine, le territoire est découpé en préfectures et
districts, le terme de « bannière » ou « bannière autonome » y est
souvent utilisé comme pour la Bannière de Darhan Muminggan qui entoure
le district des terres rares de Bayan Obo. 

Un espace aride, un axe stratégique

Nous sommes dans un espace dominé par un climat froid semi-aride ou
aride marqué par l’hyper-continentalité avec des températures très
froides ou très chaudes. Dans la ville de Baotou, au centre de l’image,
on passe de -11°C en moyenne au mois de janvier à + 23°C en juillet,
soit un gradient de 34°C, avec des records sensibles de froid (- 31°C)
ou de chaleur (+ 39°C). La ville reçoit seulement 300 mm de
précipitation par an, pour l’essentiel en juillet/aout alors que six
mois de l’année sont dominés par une sécheresse marquée en recevant
moins de 10 mm de précipitations. L’eau est donc rare.Comme le montre bien l’image, cet espace aride alternent déserts
rocheux et sableux, telle la bande au sud-ouest de l’image, auréole de
steppes semi-désertiques et dépressions éoliennes salines. Comme pour le
Nil qui traverse le Sahara, le Fleuve jaune – ou Huang He – doit son
écoulement pérenne aux volumes d’eau accumulés à sa source à 4.800 m.
dans la Cordillère du Bayan Har des plateaux tibétains. Mais avant
d’atteindre la Grande plaine plus à l’est,  il perd une partie
considérable de son débit en traversant cette grande zone aride ; des
pertes largement amplifiées aujourd’hui par une surexploitation de plus
en plus inquiétantes de ses ressources.Malgré ces fortes contraintes, la région est un des laboratoires
chinois du développement des énergies renouvelables. Dans l’éolien,
grâce aux vents puissants de l’anticyclone sibérien qui soufflent une
large partie de l’année mais y aggravent l’aridité et y accélèrent
l’érosion des sols. On trouve ainsi de nombreux champs d’éoliennes, en
particulier dans les plateaux du Yin Shan (zooms 2 et 3). Dans l’énergie
solaire, grâce à un taux d’ensoleillement annuel de 74 % ou 3.200
heures par an. On peut ainsi remarquer la présence de nombreux champs de
capteurs solaires ; dans les dunes de sables au sud le Baotou, les
concepteurs ont même dessiné un cheval au galop visible de l’espace en
forme de clin d’œil. Pour autant ces valorisations demeurent difficiles
du fait de l’intermittence de ces ressources et de l’éloignement des
principaux centres de consommation qui impose la construction de réseaux
de transport couteux et vulnérables.Historiquement, cette zone des confins mongols est intégrée
difficilement à la Chine et fait l’objet de nombreuses recompositions
géopolitiques internes ; le découpage actuel de la Province – après de
nombreux remaniements – datant ainsi seulement de 1979. Depuis des
siècles, l’axe Pékin/Hohhot/ Baotou/ Yinchuan utilisant la vallée du
Fleuve jaune est un axe majeur vers la gouttière du Gansu, le Xinjiang
et l’Asie centrale.  Le premier désenclavement ferroviaire intervient
entre 1905 et 1923 avec la construction de la ligne Pékin/
Jining/Hohhot/ Baotou. En 1955 les bons rapports entre la Chine
populaire et l’URSS se traduisent par l’ouverture de la ligne Pékin/
Baotou/ Ulan Bator, la capitale de la République de Mongolie, elle-même
reliée par le Transibérien à Irkoutsk depuis 1947. Dans la région, le
fait urbain est bien d’origine chinoise et est né du chemin de fer puis
de la mine. 

Deux systèmes bien individualisés

Cette géographie et cette histoire structurent durablement
l’organisation régionale autour de deux systèmes spatiaux bien distincts
mais solidaires. Ils témoignent à l’échelle régionale des nettes
hiérarchies multiformes organisant l’espace interne de l’immense Chine
et de rapports centre(s)/périphéries particulièrement vifs.Premièrement, ces hauts plateaux arides sont historiquement l’univers
du monde pastoral nomade mongol, aujourd’hui totalement réduit par les
processus de sédentarisation même si l’élevage (caprins, ovins…) peut
parfois perdurer (cf. zoom 2). Sous-peuplés, voire désertiques, ils sont
devenus aujourd’hui de grands pourvoyeurs de minerais autour d’isolats
urbains spécialisés : Bayan Obo sur les terres rares au nord, Dongsheng
et son bassin charbonnier sur les plateaux de l’Ordos au sud. Nous
sommes là dans des espaces-déchets – les wastelands des géographes M-N
Carré et F-M Le Tourneau – fondés sur une consommation courtermiste et
dégradée d’espace et de ressources reposant sur le mythe de l’abondance,
de l’immensité et de la sous-occupation humaine.A l’inverse, deuxièmement, la vallée du Fleuve jaune apparait bien
mise en valeur par une agriculture irriguée, parfois depuis le XVIIème
siècle, et accueille l’agglomération de Baotou. Seconde ville de
Mongolie intérieure, elle domine et organise largement l’ensemble de
l’économie régionale, en particulier avec le boom des terres rares dont
elle devient la capitale chinoise et qui l’a fait accéder
progressivement au plan fonctionnel à un statut métropolitain. 

Les terres rares : un ensemble de ressources minérales stratégiques

Le terme de « terres rares » désigne 17 éléments chimiques –
scandium, yttrium et quinze lanthanides dont cérium, dysprosium,
europium, indium, néodymium, praséodymium, terbium… – très peu connus
du grand public mais dont les propriétés sont très recherchées. Pour
autant, ces métaux ne sont pas moins abondants que l’or, l’argent, le
cuivre ou le zinc. Mais leurs propriétés – stabilité thermique,
conductivité électrique, magnétisme fort… – en font aujourd’hui des
éléments incontournables pour de nombreuses applications stratégiques.
Ces marchés de niche sont en effet pilotés par l’innovation, car ils
jouent un rôle essentiel dans l’industrie de défense, la haute
technologie ou la transition énergétique.Ceci explique que durant ce dernier quart de siècle la production
mondiale a explosé : elle passe de 80 000 t. en 1995 à 240.000 en 2020,
selon l’U.S Geological Survey. Représentant actuellement 90 % du marché
des terres rares, le néodyme est ainsi essentiel à la fabrication
d’aimants permanents pour les radars militaires, les moteurs de voitures
électriques, les rotors d’éoliennes ou les vibreurs de téléphone.
L’indium et l’yttrium ont des propriétés optiques mobilisées pour la
fabrication des écrans tactiles de smartphones… Du fait de leur
position nodale au cœur des technologies bas-carbone en plein
développement, les besoins en terres rares devraient d’ici 2050
augmenter dans une fourchette de 2,5 à 10.Au total, les chaînes d’approvisionnement de pans entiers du système
productif mondial – militaire, aéronautique, électronique,
télécommunications, automobile, énergie, nucléaire… – dépendent de ces
terres rares. Selon l’US. Congressional Research Service, chaque
chasseur F-35 emporte l’équivalent de 427 kg de terres rares dans ses
équipements et composants, un sous-marin nucléaire de classe Virginia
4,2 tonnes. Dans ce contexte, on comprend que Washington signe en 2018
avec l’Australie et en 2020 avec le Canada des accords bilatéraux afin
de sécuriser ses approvisionnements futurs.L’extraction de ces minerais ne pose pas de problème majeur en dehors
du fait qu’il faut extraire des masses énormes de roches pour disposer
au final de volumes assez limités. Par contre, les opérations de
concassage pour réduire les roches en poudre puis, surtout, les
processus d’extraction et de raffinage pour en extraire les terres rares
sous forme d’oxydes sont techniquement difficiles, nécessitent
d’énormes quantités d’eau et sont extrêmement polluantes comme on peut
facilement le constater sur les images (zooms 2 et 3).Sur le marché mondial des terres rares et au-delà de ses réserves
minières considérables, la Chine va se construire comme puissance
minière de premier rang en survalorisant ces dernières décennies deux
atouts majeurs : la disposition d’une vaste main d’œuvre à bon marché,
le large sacrifice de ses équilibres environnementaux. 

La Chine : la construction d’une puissance minière de 1er rang sur le dumping social et environnemental

Si les premières ressources de terres rares sont découvertes en 1927 à
Bayan Obo, il faut attendre la période d’industrialisation maoïste pour
voir lancer la production de concentrés de terres rares. Mais surtout,
dès les années 1980/1990, Pékin décide de faire des terres rares un
levier de puissance mondiale. Édicté comme domaine de souveraineté,
l’État y interdit l’entrée de toute entreprise étrangère, engage la
lutte dans la région contre l’extraction illégale et les trafics
illicites (cf. nombreuses micro-mines abandonnées), baisse les taxes à
l‘exportation pour favoriser ses champions nationaux sur le marché
mondial face à la concurrence étrangère. Ces choix reposent donc sur une
claire vision stratégique de long terme.Entre 1985 à 1995, la production chinoise explose en passant de 8500 à
48 000 tonnes, et de 21,4 % à 60 % de la production mondiale, au
détriment des Etats-Unis et de l’Australie. Cette stratégie lui permet
jusqu’en 2010 de disposer d’un quasi-monopole mondial : elle réalise
alors 90 % de la production mondiale de terres rares.Face à la forte pression chinoise sur les coûts de production, on
assiste en effet progressivement – comme dans bien d’autres activités
productives – dans le cadre d’une nouvelle division internationale du
travail, à l’abandon des opérations par les autres pays. Qu’ils soient
producteurs comme les Etats-Unis (cf. fermeture de la grande mine de
Mountain Pass au sud-ouest de Las Vegas) ou raffineurs comme la France
(La Rochelle) au profit des importations. La Chine devient en effet le
seul pays à accepter des coûts environnementaux très élevés liés à la
mobilisation de techniques productives médiocres mais peu chères.































Bayan Obo et Baotou : un système minier au cœur des grands enjeux technologiques mondiauxLes hauts plateaux désertiques de Mongolie intérieure traversés par le Fleuve jaune

Nous sommes au nord de la Chine, dans la Région autonome de Mongolie
intérieure. L’image couvre un espace géographique organisé en trois
bandes parallèles.Au nord s’étendent les vastes plateaux de la Mongolie intérieure du
Yin Chan perchés à 1.500 ou 1.600 m. d’altitude. C’est à Bayan Obo que
se trouve le district des terres rares. La ville se trouve à seulement
80 km de la frontière avec la République de Mongolie. La chaîne des Yin –
ou Yin Chan – s’étend sur 1.000 km. et limite au sud le terrible désert
de Gobi. Couverts par une vaste steppe, ces plateaux descendent vers le
nord et la dépression endoréique du Tengge Rinaori (hors image) dans
laquelle se jette par exemple l’Aibugai River qui passe à Bailingmiao. A
l’inverse, au sud ces plateaux tombent sur la gouttière du Fleuve jaune
par la Daqing Shan qui est assez élevée puisqu’elle culmine à 2.950 m
et est entaillée par plusieurs rivières importantes, dont la Kundulum
River qui arrose Baotou.Au Sud s’étendent les vastes plateaux de l’Ordos perché entre 1.300
et 2.500 m d’altitude. On y distingue bien la ville et le grand bassin
charbonnier de Dongsheng.  Il fait partie d’un vaste ensemble productif
qui constitue un des plus importants gisements charbonniers au monde.Au centre enfin, l’image est traversée d’ouest en est par une vaste
gouttière topographique. Celle-ci est empruntée par le puissant Fleuve
jaune. Faisant figure d’oasis dans un espace régional particulièrement
aride, elle est dominée par la ville de Baotou, qui est la 2em ville de
Mongolie intérieure.Dans cette région située à seulement 560 km à l’ouest de Pékin, nous
sommes déjà dans ce que le géographe Thierry Sanjuan définit comme
la « Chine de l’Ouest » des périphéries continentales et ici
frontalières. Sur l’espace couvert par l’image au nord de Baotou,
environ cinq Murailles, ou grands systèmes défensifs contre les attaques
nomades, furent successivement construites entre 400 av JC., durant la
période des Royaumes combattants, jusqu’à 1234. Ils définissant ainsi
pendant des siècles cet espace comme un vaste Limes impérial afin, en
particulier, de protéger la grande boucle que dessine le Fleuve jaune
vers le nord à partir de Lanzhou et dont on couvre ici la partie la plus
septentrionale. Il convient par contre de noter que la plus fameuse
d’entre elle, la Grande Muraille Ming (1368/1644), a été par la suite
construite sensiblement plus au sud pour des raisons stratégiques. Nous
sommes là dans une zone qui fut longtemps une zone de confins impériaux.Au plan administratif et géopolitique, nous sommes dans la Région
autonome chinoise de Mongolie intérieure, dont la capitale Hothhot se
trouve à quelques kilomètres à l’est (hors image). Cette Région couvre
1,1 million de km2 et est peuplée de 24 millions d’habitant (20
hab./km2), dont officiellement 80 % de Hans et 17 % de Mongols. Si comme
partout en Chine, le territoire est découpé en préfectures et
districts, le terme de « bannière » ou « bannière autonome » y est
souvent utilisé comme pour la Bannière de Darhan Muminggan qui entoure
le district des terres rares de Bayan Obo. 

Un espace aride, un axe stratégique

Nous sommes dans un espace dominé par un climat froid semi-aride ou
aride marqué par l’hyper-continentalité avec des températures très
froides ou très chaudes. Dans la ville de Baotou, au centre de l’image,
on passe de -11°C en moyenne au mois de janvier à + 23°C en juillet,
soit un gradient de 34°C, avec des records sensibles de froid (- 31°C)
ou de chaleur (+ 39°C). La ville reçoit seulement 300 mm de
précipitation par an, pour l’essentiel en juillet/aout alors que six
mois de l’année sont dominés par une sécheresse marquée en recevant
moins de 10 mm de précipitations. L’eau est donc rare.Comme le montre bien l’image, cet espace aride alternent déserts
rocheux et sableux, telle la bande au sud-ouest de l’image, auréole de
steppes semi-désertiques et dépressions éoliennes salines. Comme pour le
Nil qui traverse le Sahara, le Fleuve jaune – ou Huang He – doit son
écoulement pérenne aux volumes d’eau accumulés à sa source à 4.800 m.
dans la Cordillère du Bayan Har des plateaux tibétains. Mais avant
d’atteindre la Grande plaine plus à l’est,  il perd une partie
considérable de son débit en traversant cette grande zone aride ; des
pertes largement amplifiées aujourd’hui par une surexploitation de plus
en plus inquiétantes de ses ressources.Malgré ces fortes contraintes, la région est un des laboratoires
chinois du développement des énergies renouvelables. Dans l’éolien,
grâce aux vents puissants de l’anticyclone sibérien qui soufflent une
large partie de l’année mais y aggravent l’aridité et y accélèrent
l’érosion des sols. On trouve ainsi de nombreux champs d’éoliennes, en
particulier dans les plateaux du Yin Shan (zooms 2 et 3). Dans l’énergie
solaire, grâce à un taux d’ensoleillement annuel de 74 % ou 3.200
heures par an. On peut ainsi remarquer la présence de nombreux champs de
capteurs solaires ; dans les dunes de sables au sud le Baotou, les
concepteurs ont même dessiné un cheval au galop visible de l’espace en
forme de clin d’œil. Pour autant ces valorisations demeurent difficiles
du fait de l’intermittence de ces ressources et de l’éloignement des
principaux centres de consommation qui impose la construction de réseaux
de transport couteux et vulnérables.Historiquement, cette zone des confins mongols est intégrée
difficilement à la Chine et fait l’objet de nombreuses recompositions
géopolitiques internes ; le découpage actuel de la Province – après de
nombreux remaniements – datant ainsi seulement de 1979. Depuis des
siècles, l’axe Pékin/Hohhot/ Baotou/ Yinchuan utilisant la vallée du
Fleuve jaune est un axe majeur vers la gouttière du Gansu, le Xinjiang
et l’Asie centrale.  Le premier désenclavement ferroviaire intervient
entre 1905 et 1923 avec la construction de la ligne Pékin/
Jining/Hohhot/ Baotou. En 1955 les bons rapports entre la Chine
populaire et l’URSS se traduisent par l’ouverture de la ligne Pékin/
Baotou/ Ulan Bator, la capitale de la République de Mongolie, elle-même
reliée par le Transibérien à Irkoutsk depuis 1947. Dans la région, le
fait urbain est bien d’origine chinoise et est né du chemin de fer puis
de la mine. 

Deux systèmes bien individualisés

Cette géographie et cette histoire structurent durablement
l’organisation régionale autour de deux systèmes spatiaux bien distincts
mais solidaires. Ils témoignent à l’échelle régionale des nettes
hiérarchies multiformes organisant l’espace interne de l’immense Chine
et de rapports centre(s)/périphéries particulièrement vifs.Premièrement, ces hauts plateaux arides sont historiquement l’univers
du monde pastoral nomade mongol, aujourd’hui totalement réduit par les
processus de sédentarisation même si l’élevage (caprins, ovins…) peut
parfois perdurer (cf. zoom 2). Sous-peuplés, voire désertiques, ils sont
devenus aujourd’hui de grands pourvoyeurs de minerais autour d’isolats
urbains spécialisés : Bayan Obo sur les terres rares au nord, Dongsheng
et son bassin charbonnier sur les plateaux de l’Ordos au sud. Nous
sommes là dans des espaces-déchets – les wastelands des géographes M-N
Carré et F-M Le Tourneau – fondés sur une consommation courtermiste et
dégradée d’espace et de ressources reposant sur le mythe de l’abondance,
de l’immensité et de la sous-occupation humaine.A l’inverse, deuxièmement, la vallée du Fleuve jaune apparait bien
mise en valeur par une agriculture irriguée, parfois depuis le XVIIème
siècle, et accueille l’agglomération de Baotou. Seconde ville de
Mongolie intérieure, elle domine et organise largement l’ensemble de
l’économie régionale, en particulier avec le boom des terres rares dont
elle devient la capitale chinoise et qui l’a fait accéder
progressivement au plan fonctionnel à un statut métropolitain. 

Les terres rares : un ensemble de ressources minérales stratégiques

Le terme de « terres rares » désigne 17 éléments chimiques –
scandium, yttrium et quinze lanthanides dont cérium, dysprosium,
europium, indium, néodymium, praséodymium, terbium… – très peu connus
du grand public mais dont les propriétés sont très recherchées. Pour
autant, ces métaux ne sont pas moins abondants que l’or, l’argent, le
cuivre ou le zinc. Mais leurs propriétés – stabilité thermique,
conductivité électrique, magnétisme fort… – en font aujourd’hui des
éléments incontournables pour de nombreuses applications stratégiques.
Ces marchés de niche sont en effet pilotés par l’innovation, car ils
jouent un rôle essentiel dans l’industrie de défense, la haute
technologie ou la transition énergétique.Ceci explique que durant ce dernier quart de siècle la production
mondiale a explosé : elle passe de 80 000 t. en 1995 à 240.000 en 2020,
selon l’U.S Geological Survey. Représentant actuellement 90 % du marché
des terres rares, le néodyme est ainsi essentiel à la fabrication
d’aimants permanents pour les radars militaires, les moteurs de voitures
électriques, les rotors d’éoliennes ou les vibreurs de téléphone.
L’indium et l’yttrium ont des propriétés optiques mobilisées pour la
fabrication des écrans tactiles de smartphones… Du fait de leur
position nodale au cœur des technologies bas-carbone en plein
développement, les besoins en terres rares devraient d’ici 2050
augmenter dans une fourchette de 2,5 à 10.Au total, les chaînes d’approvisionnement de pans entiers du système
productif mondial – militaire, aéronautique, électronique,
télécommunications, automobile, énergie, nucléaire… – dépendent de ces
terres rares. Selon l’US. Congressional Research Service, chaque
chasseur F-35 emporte l’équivalent de 427 kg de terres rares dans ses
équipements et composants, un sous-marin nucléaire de classe Virginia
4,2 tonnes. Dans ce contexte, on comprend que Washington signe en 2018
avec l’Australie et en 2020 avec le Canada des accords bilatéraux afin
de sécuriser ses approvisionnements futurs.L’extraction de ces minerais ne pose pas de problème majeur en dehors
du fait qu’il faut extraire des masses énormes de roches pour disposer
au final de volumes assez limités. Par contre, les opérations de
concassage pour réduire les roches en poudre puis, surtout, les
processus d’extraction et de raffinage pour en extraire les terres rares
sous forme d’oxydes sont techniquement difficiles, nécessitent
d’énormes quantités d’eau et sont extrêmement polluantes comme on peut
facilement le constater sur les images (zooms 2 et 3).Sur le marché mondial des terres rares et au-delà de ses réserves
minières considérables, la Chine va se construire comme puissance
minière de premier rang en survalorisant ces dernières décennies deux
atouts majeurs : la disposition d’une vaste main d’œuvre à bon marché,
le large sacrifice de ses équilibres environnementaux. 

La Chine : la construction d’une puissance minière de 1er rang sur le dumping social et environnemental

Si les premières ressources de terres rares sont découvertes en 1927 à
Bayan Obo, il faut attendre la période d’industrialisation maoïste pour
voir lancer la production de concentrés de terres rares. Mais surtout,
dès les années 1980/1990, Pékin décide de faire des terres rares un
levier de puissance mondiale. Édicté comme domaine de souveraineté,
l’État y interdit l’entrée de toute entreprise étrangère, engage la
lutte dans la région contre l’extraction illégale et les trafics
illicites (cf. nombreuses micro-mines abandonnées), baisse les taxes à
l‘exportation pour favoriser ses champions nationaux sur le marché
mondial face à la concurrence étrangère. Ces choix reposent donc sur une
claire vision stratégique de long terme.Entre 1985 à 1995, la production chinoise explose en passant de 8500 à
48 000 tonnes, et de 21,4 % à 60 % de la production mondiale, au
détriment des Etats-Unis et de l’Australie. Cette stratégie lui permet
jusqu’en 2010 de disposer d’un quasi-monopole mondial : elle réalise
alors 90 % de la production mondiale de terres rares.Face à la forte pression chinoise sur les coûts de production, on
assiste en effet progressivement – comme dans bien d’autres activités
productives – dans le cadre d’une nouvelle division internationale du
travail, à l’abandon des opérations par les autres pays. Qu’ils soient
producteurs comme les Etats-Unis (cf. fermeture de la grande mine de
Mountain Pass au sud-ouest de Las Vegas) ou raffineurs comme la France
(La Rochelle) au profit des importations. La Chine devient en effet le
seul pays à accepter des coûts environnementaux très élevés liés à la
mobilisation de techniques productives médiocres mais peu chères.

04/12/2025 Corruption à grande échelle dans l’Union européenne

L’Union européenne compte officiellement 27 capitales : celles de tous ses Etats membres. Mais elle ne dispose pas de « sa » capitale à proprement parler : ses institutions sont éparpillées entre Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg et Francfort.

Or qu’apprend-on le 5 décembre 2025? Un vaste scandale de corruption secoue l’Union européenne après la mise en cause de l’ex-cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et de plusieurs hauts fonctionnaires. Soupçonnés de fraude, de favoritisme et de conflit d’intérêts lors d’appels d’offres publics, ils ont été interpellés en Belgique avant d’être relâchés.

L’Union européenne est confrontée à ce qui s’annonce comme son plus grave scandale de corruption depuis plusieurs décennies. Le 2 décembre, l’ancienne cheffe de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, a été interpellée en Belgique, en même temps que deux autres hauts responsables européens, dans le cadre d’une enquête sur un appel d’offres suspect lié à la création d’une académie diplomatique financée par l’UE.

L la gravité de l’affaire rappelle le choc institutionnel de 1999, lorsque la Commission présidée par Jacques Santer avait été contrainte à la démission collective en raison d’accusations de malversations financières. Les faits reprochés sont lourds : fraude, corruption dans les marchés publics, conflit d’intérêts et violation du secret professionnel.

La procureure européenne précise que l’appel d’offres en question, réalisé entre 2021 et 2022, aurait bénéficié au Collège d’Europe, dirigé à l’époque par Mogherini, grâce à l’accès anticipé à des informations confidentielles. Outre l’ancienne cheffe de la diplomatie, l’affaire concerne également Stefano Sannino, ex-secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure, et Cesare Degratti, directeur administratif du Collège. Tous trois ont été remis en liberté après leur audition, les autorités estimant qu’ils ne présentaient pas de risque de fuite.

En savoir plus sur RT en français: https://francais.rt.com/international/127980-scandale-corruption-bruxelles-union-europeenne-plongee-dans-la-tourmente

Si la corruption des institutions et de l’administration européenne s’était limité à l’affaire citée, ce serait moindre mal. Mais en fait elle régnait depuis les débuts et dans tous les domaines. En France il avait fallu plus d’un siècle pour commencer à l’éliminer. L’Inspection des Finances et la Cour des Comptes y passait l’essentiel de leurs empois du temps. Mais ils savaient très bien que les responsable de la corruption pouvaient trouver à a Bruxelles les appuis nécessaires pour poursuivre leurs affaires.

Faut-il s’en étonner lorsque l’on sais que dans pratiquement une bonne moitié des capitales de l’UE la corruption des administrati n’est pas combattue comme elle l’est en France et en Allemagne.?

C’est par les mêmes moyens , notamment dans les marchés publics civils et dans le domaines de la Défense que les intérêts américains se sont imposés

03/12/2025 Macron démission (bis)

Le bras de fer entre l’Elysée et les médias du groupe Bolloré a franchi une nouvelle étape, lundi 1er décembre. Dans une vidéo publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), la présidence a repris plusieurs extraits de CNews – notamment des éditoriaux de Pascal Praud et des interventions de Philippe de Villiers – pour les estampiller d’un message « Attention fausse information ». Une riposte claire aux critiques qui ont enflammé la droite et l’extrême droite depuis l’annonce par Emmanuel Macron d’un projet de « label » des réseaux sociaux et des sites d’information. L’occasion aussi pour le président de préciser que cette labellisation serait faite par des « professionnels des médias » : « Ce n’est pas l’Etat qui doit vérifier. Si c’est l’État qui doit vérifier cela le régime a devient une dictature »

En fait, il apparait que Macron est de  plus en plus critiqué dans son propre camp. On lui reproche  de ne penser qu’à restaurer son image ruinée par ses contradictions et son incapacité à décider. 

Ce n’est pas par des affaires comme celle de ses réactions à C.News qu’il améliorera les choses. Beaucoup parmi ses amis  lui demandent de démissionner. La république n’aura aucun mal à trouver un meilleur Président.

02/12/2025 La sélection du chien domestique

Article importé.

A partir du loup, les chiens se sont diversifiés depuis des milliers d’années.

Le chien est une espèce regroupant plusieurs races, qui se sont diversifiées au cours de l’histoire, mais tout particulièrement durant ces deux derniers siècles. En tout cas, c’était l’idée généralement admise jusqu’à présent : la diversification des races de chiens domestiques serait récente et remonterait particulièrement au 19e siècle, avec la création des clubs canins à l’époque victorienne.

Pourquoi supposait-on que la diversification dépendait des clubs canins du 19e siècle ? Parce que ces clubs ont permis d’établir des standards au niveau des critères sur les différentes races de chiens et ont favorisé la sélection génétique. Comment ? Pour qu’une race continue de présenter certaines caractéristiques d’une race (ou pour renforcer ces caractéristiques), les éleveurs ont favorisé la reproduction des chiens, présentant les traits spécifiques qui les intéressaient, entre eux.

Cependant, une étude publiée dans la revue Science le 13 novembre 2025 a démontré pour la première fois que cette idée serait fausse. En effet, la diversification des races remonterait à bien plus loin dans le temps : à la Préhistoire, soit à des dizaines de milliers d’années..

Les chercheurs ont commencé leur étude en 2014 et ont étudié environ 643 crânes de chiens provenant de ces 50 000 dernières années, qu’ils soient de races reconnues, de chiens errants ou de loups. Pour comparer tous ces crânes, ils ont eu recours à la morphométrie géométrique. Il s’agit d’une technique « permettant de cartographier et de mesurer les variations de forme en trois dimensions », expliquent les principales chercheuses dans un article de The Conversation. Les scientifiques ont donc réalisé des modèles 3D de crânes canins archéologiques pour pouvoir observer l’évolution de leur forme à travers le temps.

La diversité des chiens est « un héritage de milliers d’années » passées avec… nous !

Déjà aux périodes de la préhistoire appelées le Mésolithique et le Néolithique, soit entre -9 600 et -2 300, les chiens avaient des crânes de formes et de tailles variables. Cette variation est probablement la conséquence de leurs rôles divers et variés auprès des humains comme la chasse, l’élevage ou bien la simple compagnie.

« Une réduction de la taille du crâne pour les chiens est d’abord détectable entre 9 700 et 8 700 ans, tandis qu’une augmentation de la variance de taille apparaît il y a 7 700 ans », détaille Allowen Evin, l’une des co-autrices travaillant au CNRS de Montpellier, dans un communiqué de l’Université d’Exeter. « Une plus grande variabilité de la forme du crâne commence à émerger à partir d’environ 8 200 ans. »

« Ces résultats mettent en évidence l’histoire profonde de notre relation avec les chiens », souligne Carly Ameen, co-autrice de l’étude. « La diversité entre les chiens n’est pas seulement un produit des éleveurs victoriens, mais plutôt un héritage de milliers d’années de coévolution avec les sociétés humaines. »

Les toutes premières traces de la domestication des chiens restent difficiles à trouver

Si le premier chien domestique identifié date d’il y a environ 11 000 ans, l’étude précise cependant la difficulté de tracer réellement les toutes premières étapes morphologiques de la domestication des chiens.

Le professeur Greger Larson, auteur principal de l’étude à l’Université d’Oxford, explique : « Les premières phases de la domestication des chiens sont encore cachées et les premiers chiens continuent de nous échapper. Mais ce que nous pouvons maintenant montrer avec confiance, c’est qu’une fois que les chiens ont émergé, ils se sont rapidement diversifiés. Leur variation précoce reflète à la fois les pressions écologiques naturelles et l’impact profond de la vie aux côtés des humains. »

Cette découverte chamboule les hypothèses soutenues jusqu’à présent, et permet l’émergence de recherches sur la manière dont l’évolution humaine a influencé l’histoire de l’évolution de nos compagnons à quatre pattes.

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01/12/2025. Guerre des drones UAV. Qui a l’avantage?

La guerre entre la Russie et l’Ukraine, c’est aussi la guerre des drones. Les deux belligérants rivalisent d’ingéniosité pour faire de ces engins la clé du conflit. 

Ces derniers jours, les défenses ukrainiennes semblent assiégées par des attaques de drones russes, qui atteignent des taux de réussite jamais vus depuis le début de l’invasion de Moscou, selon le Financial Times.La Russie prend l’avantage dans la guerre des drones, selon le Wall Street Journal — RT en français

Mais pour Kiev, relayé par la presse occidentale, il n’en serait rien. 

30/11/2025. Du nouveau en Chine

En cette fin novembe, la Chine vient d’annoncer deux nouvlles qui devraieent la pacer bient avant les Etats-Unis das a cour à la puissance mondiale

La pemiere re nouvelle concene l’annonce d’Un motrur hhypersonnique d’une puissance quasi-iiimit Bien qu’encore au stade conceptuel, le moteur à détonation à rotor-bélier a déjà été soumis à des essais théoriques et à des simulations.tel’aanonce sts théoriques et à des simulations.

Ces essais ont démontré l’efficacité de

ce moteur, notamment avec un mélange hydrogène-air qui améliore considérablement le rendement la pression du RRDE.

Les résultats montrent également que le rotor peut stabiliser l’onde de détonation, une caractéristique essentielle pour des vols à des vitesses hypersoniques. Les chercheurs affirment que leur moteur pourrait atteindre une vitesse de 6 174 km/h, soit Mach 5, avec une efficacité supérieure à celle des moteurs à détonation classiques.

Ces avancées ouvrent de nouvelles perspectives pour la propulsion hypersonique.;Il doit pouvoi petr adapté à des moréeteurs fu » pour des vols spatiaux de longue du&é emportant des charges lourdes

La seconde avancée chinoise est de toute autre nature

Pékin annonce avoir découvert des gidement d’or urdes.Dans la cordillère du Kulun, dans la région autonome du Xinjiang, à majorité ouïghoure, des géologues chinois ont découvert un gisement enfoui depuis des siècles sous la terre, qui pourrait contenir plus de 1 000 tonnes d’or, révèle le site Interesting Engineering, samedi 15 novembre

Deux gisements aurifères géants mis au jour dans les provinces chinoises du Hunan et du Liaoning pourraient receler plus de 2 000 tonnes métriques d’or. Si ces estimations se confirment, leur valeur se chiffrerait en dizaines de milliards de dollars : celui du Hunan atteindrait à lui seul plus de 80 milliards. Bien que la densité aurifère par mètre cube de roche demeure relativement faible, les experts estiment qu’il serait facilement extractible.

29/11/2025 Vivons-nous dans un trou noir?

ichael Finkel

Publication 28 févr. 2025, 09:25 CET

Remontons le temps : avant la venue de l’Homme, avant l’apparition de la Terre, avant la formation du soleil, avant la naissance des galaxies, avant toute lumière… il y a eu le Big Bang. C’était il y a 13,8 milliards d’années.

Mais avant cela ? De nombreux physiciens avancent qu’il n’y avait rien avant cela. Le temps a commencé à s’écouler, insistent-ils, au moment du Big Bang et méditer sur tout ce qui aurait pu se produire avant ne relève pas de la science. Nous ne comprendrons jamais à quoi pouvait ressembler le pré-Big Bang, ou bien ce dont il était constitué, ou encore qui a provoqué son explosion ayant mené à la formation de notre univers. Toutes ces notions vont au-delà de la compréhension dont l’Homme est capable.

Pourtant, quelques scientifiques non-conventionnels ne sont pas d’accord. D’après la théorie de ces physiciens, un peu avant le Big Bang, toute la masse et l’énergie de l’univers naissant étaient compactées dans une boule incroyablement dense – mais pas infinie. Appelons-la la graine d’un nouvel univers. 

On imagine cette graine d’une taille incroyablement petite, peut-être des trillions de fois plus petite que n’importe quelle particule observable par l’Homme aujourd’hui. Et pourtant, il s’agit d’une particule capable de déclencher la particule de toutes les autres particules, sans oublier les galaxies, le système solaire, les planètes et les êtres vivants.

S’il n’y avait qu’une chose à appeler la particule de Dieu, cela y ressemble bien.

Mais comment une telle graine peut-elle se former ? Il y a bien une idée qui circule depuis quelques années, notamment soutenue par Nikodem Poplawski de l’Université de New Haven, selon laquelle la graine de notre univers a été forgée dans le four ultime, probablement l’environnement le plus extrême qui soit : dans un trou noir.

 LA MULTIPLICITÉ DU MULTIVERS

Avant d’aller plus loin, il est essentiel d’avoir en tête qu’au cours des vingt dernières années, de nombreux physiciens théoriciens en sont venus à croire que notre univers n’est pas le seul. Au lieu de cela, nous faisons plus probablement partie du multivers, un immense tableau constitué d’univers distincts, chacun centré sur son étoile brillant dans le ciel de la nuit.

Comment, ou même si, un univers est lié à un autre fait l’objet de nombreuses discussions, toutes extrêmement spéculatives et impossibles à prouver à l’heure actuelle. Selon une théorie convaincante, la graine de l’univers ressemble à celle d’une plante : il s’agit d’un fragment de matériau essentiel, très compressé, caché dans une enveloppe protectrice.

  • C’est précisément ce qui se crée au sein d’un trou noir. Les trous noirs sont les restes d’étoiles géantes. Lorsqu’une telle étoile arrive à cours d’énergie, son noyau se détruit à l’intérieur et la gravité se charge de transformer le tout en un ensemble incroyablement puissant. Les températures atteignent 100 milliards de degrés ; les atomes sont écrasés ; les électrons sont broyés ; et tous ces éléments sont ballottés encore et encore.

À ce stade, l’étoile est devenue un trou noir dont l’attraction gravitationnelle est telle que pas même un faisceau de lumière ne peut s’en échapper. La frontière entre l’intérieur et l’extérieur d’un trou noir est nommée » l’horizon des événements ». D’énormes trous noirs, certains des millions de fois plus massifs que le soleil, ont été découverts au centre de presque toutes les galaxies, dont notre propre Voie Lactée.

DES QUESTIONS À L’INFINI

Si vous vous basez sur les théories d’Einstein pour déterminer ce qui se produit au fond d’un trou noir, vos calculs vous mèneront à un endroit infiniment dense et petit : un concept hypothétique appelé singularité. Mais les infinités n’ont pas vraiment leur place dans la nature et le fossé se creuse avec les théories d’Einstein, qui permettent une incroyablement bonne compréhension du cosmos mais ont tendance à s’effondrer dès lors que d’énormes forces sont impliquées, comme celles en action dans un trou noir ou encore celles qui ont rythmé la naissance de notre univers.

Des physiciens comme le Dr. Poplawski avancent que la matière d’un trou noir atteint un point à partir duquel elle ne peut plus être écrasée. Aussi petite puisse-t-elle être, cette « graine » pèse le poids d’un milliard de soleils et est bien réelle, contrairement à une singularité.

Selon le Dr. Poplawski, le processus de compaction cesse car les trous noirs sont en rotation, ce qui dote la graine compactée d’une bonne torsion. Elle n’est alors pas seulement petite et lourde ; elle devient tordue et compressée, comme ces jouets montés sur ressorts, prêts à jaillir de leur boîte.

Jouets qui peuvent rapidement se rétracter lorsqu’on les y force. Appelez ça le Big Bang – ou le « big bounce » (le grand rebond) comme le Dr. Poplawski aime à le dire.

En d’autres termes, il est possible que le trou noir soit comme un conduit – une « porte à sens unique », explique le Dr. Poplawski – entre deux univers. Cela signifie que si vous tombez dans le trou noir au centre de la Voie Lactée, on peut imaginer que vous (ou du moins les particules complètement éclatées dont vous étiez auparavant composés) finirez dans un autre univers. Celui-ci ne se situe pas dans le nôtre, comme l’ajoute le scientifique : le trou fait tout bonnement office de lien, comme une racine partagée qui connecterait entre eux deux peupliers.

Qu’en est-il de nous autres, ici, dans notre propre univers ? Nous pourrions alors bien être le produit d’un autre univers, plus ancien. Appelons-le notre univers « mère ». La graine que cette mère a forgée au sein d’un trou noir aurait peut-être connu son grand rebond il y a 13,8 milliards d’années. Et même si notre univers s’est étendu rapidement depuis, il se pourrait bien que nous soyons toujours cachés derrière l’horizon des événements d’un trou noir.

22/11/2025 Des crayons préhistoriques

Les hommes préhistoriques utilisaient déjà des objets pour communiquer symboliquement, bien avant Homo sapiens.

Avec leurs immenses fresques animales, les grottes de Chauvet, de Cosquer, de Pech-Merle et bien sûr de Lascaux identifient Homo sapiens comme le premier grand artiste figuratif de l’Humanité. Le réalisme et la complexité des peintures, dont les plus anciennes connues (45 000 ans) sont situées dans la grotte de Sulawesi en Indonésie, ne laissent pas de place au doute : ces œuvres ont été pensées et réalisées de manière réfléchie, avec un objectif hautement symbolique.

Des activités symboliques avant Homo sapiens ?

Toutefois, la découverte de discrètes empreintes de mains et de quelques formes géométriques (traits, lignes, points) sur les parois de plusieurs grottes espagnoles posent la question de l’origine de cette pensée symbolique.

Ces motifs dans les grottes de La Pasiega, de Maltravieso, ou d’Ardales datent en effet de plus de 60 000 ans, soit bien avant l’arrivée de Sapiens en Europe.k

Attribués à Néandertal, ces motifs ont grandement participé à la révision de nos préjugés le concernant, en révélant une espèce humaine bien plus complexe et évoluée qu’on ne le pensait auparavant. Mais Néandertal a-t-il réalisé ces peintures dans le même but que Sapiens ? S’agissait-il d’œuvres symboliques ou de simples tags réalisés de manière opportuniste ? La question reste difficile à répondre, mais l’étude des pigments utilisés pourrait aider à y voir plus clair et à lever un peu plus le voile sur la culture néandertalienne.

Des « crayons » taillés de manière répétée

En effet, si Néandertal préparait ses outils de peinture à l’avance, comme le faisait incontestablement Sapiens, cela signifierait une intention symbolique claire. Et c’est d’ailleurs dans ce sens que vont les résultats d’une nouvelle étude, publiée dans la revue Science Advances. Des fragments d’ocre ont en effet été retrouvés sur plusieurs sites néandertaliens situés en Crimée et en Ukraine. Datant entre 130 000 et 33 000 ans, ces fragments ont très certainement servis à décorer des parois, des vêtements, voire les corps des Néandertaliens. Des activités symboliques, annoncent les auteurs de l’étude. En effet, l’analyse minutieuse des fragments a révélé qu’ils ont été délibérément façonnés.

Attribués à Néandertal, ces motifs ont grandement participé à la révision de nos préjugés le concernant, en révélant une espèce humaine bien plus complexe et évoluée qu’on ne le pensait auparavant. Mais Néandertal a-t-il réalisé ces peintures dans le même but que Sapiens ? S’agissait-il d’œuvres symboliques ou de simples tags réalisés de manière opportuniste ? La question reste difficile à répondre, mais l’étude des pigments utilisés pourrait aider à y voir plus clair et à lever un peu plus le voile sur la culture néandertalienne.

COP30

Vannée 2025 s’annonce comme l’une des plus chaudes de l’histoire. Les États se réunissent dès aujourd’hui à Belém pour la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 30). C’est un test décisif de la volonté mondiale de maintenir l’élévation globale des températures  sous la barre de 1,5 °C. La charge symbolique et politique est majeure pour ce sommet climatique organisé au cœur de l’Amazonie. C’est non seulement la plus vaste forêt tropicale de notre planète, mais aussi l’un de nos principaux régulateurs climatiques. Sa protection est essentielle pour préserver nos conditions de vie sur Terre.

A l’occasion de la COP 30, Greenpeace appelle les dirigeant·es à passer des promesses à l’action concrète pour protéger les forêts et le climat. Les États doivent faire preuve d’ambition et s’assurer de placer la justice et le sort des populations au centre des décisions. 

Voici les quatre combats que nous menons à Belém.

. Mettre fin à la déforestation et à l’effondrement des écosystèmes avec un plan d’action mondial

L’Amazonie, comme de nombreux autres écosystèmes vitaux, atteignent des points de bascule qui pourraient entraîner des dérèglements climatiques irréversibles. La COP 30 doit permettre la définition d’un plan d’action mondial pour mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des écosystèmes d’ici 2030 au plus tard. Les États doivent s’assurer d’arriver à zéro déforestation, zéro perte d’écosystèmes et à garantir la protection intégrale des territoires des populations autochtones.

L’agriculture industrielle, l’exploitation minière et la sylviculture détruisent les forêts à un rythme alarmant. Des entreprises comme JBS, géant mondial de la viande, doivent répondre de leur responsabilité dans la déforestation liée à leurs activités. Les institutions financières qui soutiennent ces industries doivent, elles aussi, être soumises à des règles strictes pour mettre fin aux financements nocifs aux forêts et à la biodiversité.

Protéger et restaurer les forêts est l’un des moyens les plus efficaces et rentables pour maîtriser nos émissions carbones, préserver la biodiversité et garantir les moyens de subsistance des populations autochtones. Notre avenir en dépend.

Protéger l’Amazonie

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2. Limiter le réchauffement à 1,5°C avec une transition énergétique rapide et équitable

Le dernier rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) montre que les nouvelles Contributions Déterminées au niveau National (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris auront un impact largement insuffisant pour maîtriser la hausse des températures. Nous restons ainsi sur une trajectoire de réchauffement d’environ 2,3 à 2,5 °C. Ce rapport compare les engagements climatiques des pays à ce qui est réellement nécessaire pour rester sous la limite de 1,5 °C.

Les industries des combustibles fossiles demeurent le principal moteur de la crise climatique. Nous subissons partout dans le monde une multiplication d’épisodes météorologiques extrêmes. Le nombre et l’intensité des vagues de chaleur prolongées, des inondations records, des tempêtes dévastatrices et des incendies de végétation ne cessent d’augmenter. Les scientifiques sont formel·les: les combustibles fossiles sont la cause directe de ce phénomène qui détruit des vies, des foyers et des écosystèmes.

Après les inondations à Valence, Espagne, octobre 204.
© Gabriel Gallo / Greenpeace

Pourtant, les entreprises des secteurs du pétrole, du gaz et du charbon continuent de recevoir le soutien indéfectible de leurs principaux investisseurs et d’exercer une influence néfaste sur les Etats présents à la COP 30. Nos dirigeant·es doivent adopter un programme de travail en faveur d’une transition énergétique équitable, afin de présenter des plans efficaces pour rompre rapidement avec les énergies fossiles.

Greenpeace rejette les fausses solutions telles que les compensations carbone, la capture et le stockage du carbone (CSC) qui permettent aux principaux pollueurs de repousser toujours plus tard la réduction de leurs émissions. Une attitude d’autant plus coupable que les solutions efficaces sont déjà mises en œuvre. La transition vers les énergies renouvelables progresse et des initiatives exemplaires pour le climat et la biodiversité, fondées sur les savoirs traditionnels et la gouvernance communautaire sont mises en place par les populations autochtones et les citoyen·es concerné·es. Voilà les moyens à notre disposition pour limiter à 1,5°C l’élévation globale des températures. 

3. Faire payer les pollueurs

Les communautés en première ligne face à la crise climatique subissent des impacts dévastateurs, tandis que les grands pollueurs continuent d’en tirer profit. La justice climatique exige que ceux qui sont les plus responsables paient leur juste part. Cela concerne en premier lieu les grandes entreprises des secteurs du pétrole, du charbon et du gaz et les ultras-riches.

De nouveaux mécanismes de financements publics pour le climat, afin de soutenir l’adaptation, la réduction des émissions et les pertes et dommages doivent être mis en place par les États. Les pays riches doivent enfin honorer les engagements financiers pris dans le cadre de l’Accord de Paris.

Les entreprises des secteurs des énergies fossiles et de l’agro-industrie, dont les activités aggravent la crise climatique, doivent assumer leurs responsabilités. Nos dirigeant·es doivent taxer les activités économiques les plus nocives pour le climat afin de financer la reconstruction et les solutions durables face au réchauffement climatique.

L’argent est là. Une modeste taxe sur seulement sept des plus grandes compagnies pétrolières et gazières du monde pourrait accroître de plus de 2000 % le fonds des Nations unies consacré aux pertes et dommages, contribuant ainsi à couvrir les coûts toujours croissants des épisodes météorologiques extrêmes. De même, une juste imposition des plus grandes  fortunes pourrait financer la prévention des inondations, l’amélioration de la qualité de l’air, l’urbanisme durable, la construction de logements abordables et la protection de la nature. 

La Cop 30 doit permettre de garantir que le Fonds pour les pertes et dommages, adopté lors de la COP 28, devienne pleinement opérationnel et suffisamment financé, et que les financements pour l’adaptation au réchauffement climatique soient massivement renforcés.

La justice climatique, ce n’est pas de la charité. Il s’agit de s’assurer que les responsabilités soient partagées, que nous nous protégions des impacts liés au réchauffement et que nous puissions toutes et tous profiter des opportunités que nous offre notre planète.

4. Protéger les populations autochtones et les défenseur·ses de l’environnement

Partout en Amazonie, et bien au-delà, les populations autochtones et les communautés locales défendent les forêts, les cours d’eau et leurs territoires face de l’exploitation industrielle, souvent au péril de leur vie.

Le rôle des populations autochtones est essentiel pour préserver les forêts, la biodiversité et le climat. Il est indispensable de reconnaître et garantir les droits fonciers, les savoirs traditionnels et les compétences de ces communautés pour protéger nos écosystèmes vitaux.

À la COP 30, nous nous engageons aux côtés des leaders autochtones pour obtenir cette reconnaissance et la fin des violences et des persécutions visant les personnes qui défendent la vie et la nature.cL’année 2025 s’annonce comme l’une des plus chaudes de l’histoire. Les États se réunissent dès aujourd’hui à Belém pour la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 30). C’est un test décisif de la volonté mondiale de maintenir l’élévation globale des températures  sous la barre de 1,5 °C. La charge symbolique et politique est majeure pour ce sommet climatique organisé au cœur de l’Amazonie. C’est non seulement la plus vaste forêt tropicale de notre planète, mais aussi l’un de nos principaux régulateurs climatiques. Sa protection est essentielle pour préserver nos conditions de vie sur Terre.

A l’occasion de la COP 30, Greenpeace appelle les dirigeant·es à passer des promesses à l’action concrète pour protéger les forêts et le climat. Les États doivent faire preuve d’ambition et s’assurer de placer la justice et le sort des populations au centre des décisions. 

27/11/2025 Nicolas Sarkozy n’aura connu la prison que quelques jours

Nicolas Sarkozy n’aura connu la prison que quelque jours, la prison  ayant été remplacée par une peine de substitution .Néanmoins les faits demerent

Comment cet homme qui s’tait cru un des maitres du monde supporte-t-il la honte de cette condamnation

Certes ses amis politiques lui trouvent des excuses. Il s’agirait d’une vengeance des juges ou d’une manigance de l’opposition.

Cependant à sa place, tout homme normal.se retirerait de l’activité. Beaucoup se suicideraient. Et que dire Mme Carla Sarkosy . Il  est trop tard pour elle de reprendre son nom de jeune fille

s pour elle de reprendre son nom de jeune fille..