01/11/2023 Découverte de la plus ancienne structure en bois du monde.

Faudra-il parler d’hominiens de l’âge du bois ?

Une équipe scientifique issue de l’Université de Liverpool, l’Université d’Aberystwyth et l’Université de Liège vient de mettre au jour, sur le site de Kalambo Falls en Zambie, des sections de structures en bois datant d’au moins 476 000 ans avant notre ère et précédant l’arrivée de l’Homo sapiens.   Les résultats de cette découverte, publiés dans le journal Nature, décrivent la plus ancienne preuve au monde de la fabrication délibérée de rondins pour les assembler.

On y trouvera ci-dessous les références et l’abstract

Il y a un demi-million d’années, soit bien plus tôt qu’on ne le pensait, l’homme construisait déjà des structures en bois. C’est ce que démontrent des recherches, publiées dans la revue Nature. Elles font état de l’excavation de bois bien conservé sur le site archéologique de Kalambo Falls en Zambie, datant d’au moins 476 000 ans et probablement dus à des hommes du Néandertal ayant précédé l’Homo sapiens.   

« L’analyse des marques laissées par les outils en pierre sur le bois, ont été pour partie, réalisées par nous, explique Veerle Rots, Directrice du TraceoLab, département des Sciences historiques de l’Université de Liège. Ces analyses montrent que ces premiers hommes ont façonné et assemblé deux grands troncs d’arbre pour former une structure, probablement la fondation d’une plate-forme ou d’une partie d’une habitation.»

 Jusqu’à présent, les preuves de l’utilisation du bois par l’homme se limitaient à son utilisation pour faire du feu, façonner des bâtons et des lances. Il est rare de trouver du bois dans des sites aussi anciens, car avec le temps et l’humidité, il finit par pourrir ou se désagréger complètement.

Le site de Kalambo Falls (Zambie) où ont été retrouvés les vestiges, présente un niveau d’eau permanent, ce qui a permis la préservation du bois.

Référence

Nature  622, 107–111 (2023)

Abstract

Wood artefacts rarely survive from the Early Stone Age since they require exceptional conditions for preservation; consequently, we have limited information about when and how hominins used this basic raw material1. We report here on the earliest evidence for structural use of wood in the archaeological record. Waterlogged deposits at the archaeological site of Kalambo Falls, Zambia, dated by luminescence to at least 476 ± 23 kyr ago (ka), preserved two interlocking logs joined transversely by an intentionally cut notch. This construction has no known parallels in the African or Eurasian Palaeolithic. The earliest known wood artefact is a fragment of polished plank from the Acheulean site of Gesher Benot Ya’aqov, Israel, more than 780 ka (refs. 2,3). Wooden tools for foraging and hunting appear 400 ka in Europe4,5,6,7,8, China9 and possibly Africa10. At Kalambo we also recovered four wood tools from 390 ka to 324 ka, including a wedge, digging stick, cut log and notched branch. The finds show an unexpected early diversity of forms and the capacity to shape tree trunks into large combined structures. These new data not only extend the age range of woodworking in Africa but expand our understanding of the technical cognition of early hominins11, forcing re-examination of the use of trees in the history of technology12,13.

01/11/2023 Les plantes d’espèces différentes savent développer des relations sociales interspécifiques.

Celles-ci leur permettent notamment d’améliorer leur résistance aux maladies.

Les plantes n’ont pas de cerveaux, comme chacun sait. Elles ne paraissent pas non plus pouvoir se parler au sein d’une même espèce et moins encore d’une espèce à l’autre. Néanmoins des chercheurs français et chinois ont récemment découvert des processus encore mal compris qui permettent à des individus provenant d’espèces différentes, comme le blé et le riz, de pouvoir échanger des informations vitales face à un danger commun.

Dans le cas relaté par le rapport référencé ci-dessous, des chercheurs ont pu montrer que la résistance à des champignons pathogènes inoculés à titre expérimental à des échantillons de pieds de blé et de riz de variétés différentes augmentait considérablement si ces pieds pouvaient communiquer entre eux au lieu d’être séparés dans des espaces de culture différents. Tout se passait comme si les pieds contaminés avertissaient les pieds encore sains du fait qu’ils allaient devoir se défendre au lieu d’attendre passivement l’infection.

Cependant les chercheurs n’ont pas encore pu mettre en évidence les moyens par lesquelles les pieds de blé ou de riz pouvaient communiquer entre eux. Ce n’était en tous cas pas à travers des échanges entre racines au sein d’une terre de culture commune que la communication aurait pu pouvait s’établir car ces échantillons avaient été élevés dans des espaces étanches.

Les chercheurs parlent d’un processus encore mal compris dit neighbor-modulated susceptibility (NMS) selon lequel la résistance d’une plante contaminée est diminuée par le voisinage avec une plante encore saine, autrement dit le contraire de ce que l’on observe généralement.

Référence

The genetic identity of neighboring plants in intraspecific mixtures modulates disease susceptibility of both wheat and rice

  • Rémi Pélissier,
  • Elsa Ballini,
  • Coline Temple,
  • Aurélie Ducasse,
  • Michel Colombo,
  • Julien Frouin,
  • Xiaoping Qin,
  • Huichuan Huang,
  • David Jacques,
  • Fort Florian,
  • Fréville Hélène,
  • Violle Cyrille,
  • Jean-Benoit Morel 

Mixing crop cultivars has long been considered as a way to control epidemics at the field level and is experiencing a revival of interest in agriculture. Yet, the ability of mixing to control pests is highly variable and often unpredictable in the field. Beyond classical diversity effects such as dispersal barrier generated by genotypic diversity, several understudied processes are involved. Among them is the recently discovered neighbor-modulated susceptibility (NMS), which depicts the phenomenon that susceptibility in a given plant is affected by the presence of another healthy neighboring plant. Despite the putative tremendous importance of NMS for crop science, its occurrence and quantitative contribution to modulating susceptibility in cultivated species remains unknown. Here, in both rice and wheat inoculated in greenhouse conditions with foliar fungal pathogens considered as major threats, using more than 200 pairs of intraspecific genotype mixtures, we experimentally demonstrate the occurrence of NMS in 11% of the mixtures grown in experimental conditions that precluded any epidemics. Thus, the susceptibility of these 2 major crops results from indirect effects originating from neighboring plants. Quite remarkably, the levels of susceptibility modulated by plant–plant interactions can reach those conferred by intrinsic basal immunity. These findings open new avenues to develop more sustainable agricultural practices by engineering less susceptible crop mixtures thanks to emergent but now predictable properties of mixtures.

01/11/2023 Possibilité de vie sur l’exoplanéte K2-18b

Cette exoplanète se trouve comme son nom l’indique, en dehors du système solaire, à une distance de 124 années-lumière. Elle vient d’être identifiée dans le cadre du tour d’horizon auquel se livre actuellement le télescope spatial James-Webb. Celui-ci y a détecté une atmosphère peu dense constituée principalement de CO2 et de méthane. Elle comporte également du sulfure de diméthyle.

Wikipedia indique qu’il s’agit d’un composé organosulfuré de formule chimique(CH 3) 2S, produit notamment sur Terre par le phytoplancton et certaines bactéries. Sa caractéristique principale est une odeur très désagréable à haute concentration. Il apparaît notamment lors de la cuisson de certains végétaux comme le maïs, le chou ou la betterave. Il est également le signe d’une infection bactérienne dans le brassage de la bière. C’est un produit de la décomposition du diméthylsulfoniopropionate (DMSP). Il est également produit lors du métabolisme bactérien du méthanethiol (CH3SH), notamment dans les pets et autres flatulences. On parle de biomarqueur.

Des analyses complémentaires seront nécessaires pour confirmer sa présence sur K2-18b. Comme cette planète est située dans la zone habitable de son soleil, une étoile plus petite et moins chaude que notre soleil, il n’est pas impossible qu’elle y héberge, ou qu’elle y ait hébergé une vie analogue à la vie terrestre.

K2-16b est plus grande que la Terre. Il n’est pas impossible qu’elle comporte un océan d’eau glacé dont les rivages non gelés auraient permis l’apparition de la vie. De là à dire qu’elle soit peuplée de péteurs se livrant à des concours de pets, la distance à laquelle elle se trouve ne permettra jamais à l ‘homme de le vérifier.

31/10/2023 Prouver l’existence du multivers

Le terme de multivers signifie que notre propre univers est seulement l’un parmi une infinité d’autres d’univers coexistant avec lui. Il s’agit d’une hypothèse que de plus en plus de scientifiques prennent au sérieux. Encore faut-il en apporter la preuve.

C’est ce qu’une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge dirigée par le Professeur Zoran Hadzibabic s’efforce de faire actuellement. On notera que celui-ci a obtenu son diplôme de chercheur post-doctorant à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. L’équipe postule qu’en refroidissant des atomes de potassium à une température aussi basse que possible de petites bulles apparaîtraient spontanément et se heurteraient. Ce processus devrait donner une image de la façon dont se forment les univers.

Constamment, dans un multivers primordial quantique supposé vide où n’existe ni temps ni espace de nouvelles bulles d’univers se matérialisent à l’occasion de Big Bang successifs . Les nouveaux univers ainsi apparus perdent alors leurs caractères quantiques et relèvent de la physique classique. Ils entrent en collision ce qui laisse sur chacun d’eux des traces observables.

Ainsi dans le passé seraient apparus de nouveaux univers qui entrant en collision avec notre univers devraient avoir laissé des traces que nous pourrions retrouver dans les observations cosmologiques actuellement disponibles.

Cette hypothèse a été formulée par les physiciens Andrei Linde et Alan Guth quand ils ont constaté que le  fond diffus cosmologique (dit CMB pour cosmic microwave background) ou  fond cosmique de micro-ondes, était un rayonnement électromagnétique très homogène observé dans toutes les directions du ciel et dont le pic d’émission était situé dans le domaine des micro-ondes. Ce phénomène avait été considéré comme une conséquence du Big Bang dont l’apparition de notre univers avait été le résultat.

Mais pour Andrei Linde et Alan Guth il était difficile d’admettre que le Big Bang ne se soit produit qu’une seule fois. Il aurait pu se produire plusieurs fois en générant un nombre infini de « bébé univers ». Ceux-ci au début du phénomène de l’inflation et avant d’être finalement dispersés entreraient en collision les uns avec les autres laissant sur eux des traces que nous pourrions retrouver dans notre propre univers.

Depuis plusieurs années les astronomes ont recherché de telles traces dans les images de l ‘univers aujourd’hui disponibles, c’est-à-dire dans le Fond Diffus Cosmologique CMB . Mais il ne suffisait pas selon eux d’observer le ciel. Il fallait se donner des simulations mathématiques du phénomène.

En 2011 les cosmologues Hirania Peres et Matt Johnson proposèrent de telles simulations. Celles-ci montrèrent que les univers-bulles en train de disparaître devraient laisser des cicatrices en forme de cercle dans le CMB. Mais la preuve leur paru insuffisante. Pour préciser les choses ils prirent contact avec Zoran Hadzibabic.

Ce faisant ils durent se familiariser avec le monde étrange de la théorie quantique qui gouverne le comportement des éléments les plus fondamentaux de la nature y compris ceux qui concernent la formation des univers.

Pour la théorie quantique, le plus bas niveau d’énergie que peut atteindre l’espace-temps à partir duquel émerge tout ce qui existe est nommé un vide (vacuum). Mais si l’espace entre les univers ne cesse d’augmenter du fait de l’expansion, ce vide ne peut pas être un vrai vide. Il doit exister une énergie fondamentale provoquant l’expansion de l’ensemble.

La théorie quantique des champs ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantique_des_champs ) suggère que les espaces vides existent mais que la plupart ne sont pas aussi vides qu’ils pourraient l’être. Ce sont de « faux vides ». Un faux vide n’est pas nécessairement vide, car cet état exigerait trop d’énergie de sa part. On dit qu’il est « métastable ». Ceci signifie que dans le monde quantique, des éléments peuvent atteindre mystérieusement, par effet tunnel, des niveaux de basse énergie nommés des bulles sans passer nécessairement par des niveaux de haute énergie.

Les cosmologistes s’intéressent à ces états quantiques de faux vides, dits de false vacuum decay car ils pourraient expliquer comment notre univers a commencé. Les observations récentes concernant le début de celui-ci , incluant sa rapide expansion initiale, sont compatibles avec l’hypothèse qu’il aurait débuté comme une bulle de faux vide.

Ceci signifierait que le cosmos aurait atteint par effet tunnel dans le cadre d’un processus dit de transition de phase, un état de basse énergie sans passer par un véritable vide. Ainsi on ne pourrait pas dire comme on le fait dans le langage courant, que notre univers serait parti de rien. Il serait parti d’un état préexistant de faux vide, c’est-à-dire d’un état de basse ou très basse énergie.

Le processus pourrait être le même dans le cas d’autres univers. Ces univers peuvent commencer par de rapides expansions à partit d’états de faux vides, dans le cadre de processus dits de transition de phase.

La difficulté pour les physiciens était de prouver l’existence de tels phénomènes en s’appuyant sur de seuls arguments mathématiques, faute de preuves expérimentales. En 2017 cependant, des physiciens australiens et néo-zélandais ont publié un article montrant que les équations décrivant un état quantique de faux vide, false vacuum decay, sont les mêmes que celles décrivant les transitions de phases quantiques dans une matière artificielle dite Bose-Einstein condensate. Celle-ci est faite d’atomes ou de particules sub-atomiques à très basse température qui se transforment en une bulle quantique pouvant être décrite par une fonction d’onde à une échelle quasi-macroscopique.

Pour approfondir, Matt Johnson et ses collègues se tournèrent vers une physicienne de l’Université de Nottingham qui s’était spécialisée dans l’étude des trous noirs, Silke Weinfurtner . Ensemble ils ont créé un groupe international de physiciens pour explorer l’idée. Leurs conclusions ne sont pas encore disponibles. L’objectif est de mettre au point un Bose-Einstein condensate qui se comporterait en générant des bulles comme aurait pu le faire l’univers primitif

Référence
NewScientist 14 october 2023 page 33

30/10/23 Prouver l’existence du multivers

Le terme de multivers signifie que notre propre univers est seulement l’un parmi une infinité d’univers coexistant avec lui. Il s’agit d’une hypothèse que de plus en plus de scientifiques prennent au sérieux. Encore faut-il en apporter la preuve.

C’est ce qu’une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge dirigée par le Professeur Zoran Hadzibabic s’efforce de faire actuellement. On notera que celui-ci a obtenu son diplôme de chercheur post-doctorant à l’Ecole Normale Supérieure de Paris.

L’équipe postule qu’en refroidissant des atomes de potassium à une température aussi basse que possible de petites bulles apparaîtraient spontanément et se heurteraient. Ce processus devrait donner une image de la façon dont se forment les univers.

Constamment, dans un multivers primordial quantique où n’existe ni temps ni espace de nouvelles bulles d’univers se matérialisent à l’occasion de Big Bang successifs . Les nouveaux univers apparus perdent alors leurs caractères quantiques et relèvent de la physique classique. Ils entrent en collision ce qui laisse sur chacun d’eux des traces observables.

Ainsi dans le passé sont apparus de nouveaux univers qui entrant en collision avec notre univers devraient avoir laissé des traces que nous pourrions retrouver dans les observations cosmologiques actuellement disponibles.

Cette hypothèse a été formulée par les physiciens Andrei Linde et Alan Guth quand ils ont constaté que le  fond diffus cosmologique (dit CMB pour cosmic microwave background) ou  fond cosmique de micro-ondes, était un rayonnement électromagnétique très homogène observé dans toutes les directions du ciel et dont le pic d’émission était situé dans le domaine des micro-ondes. Ce phénomène avait été considéré comme une conséquence du Big Bang dont l’apparition de notre univers avait été le résultat.

Mais pour Andrei Linde et Alan Guth il était difficile d’amettre que le Big Bang ne se soit produit qu’une seule fois. Il aurait pu se produire plusieurs fois générant un nombre infini de « bébé univers ». Ceux-ci au début du phénomène de l’inflation et avant d’être finalement dispersés seraient entrés en collision les uns avec les autres laissant sur eux des traces que nous pourrions retrouver dans notre propre univers.

Depuis plusieurs années les astronomes ont recherché de telles traces dans les images de l ‘univers aujourd’hui disponibles c’est-à-dire dans le Fond Diffus Cosmologique CMB . Mais il ne suffisait pas selon eux d’observer le ciel. Il fallait se donner des simulations mathématiques du phénomène En 2011 les cosmologues Hirania Peres et Matt Johnson proposèrent de telles simulations. Celles-ci montrèrent que les univers-bulles en train de disparaître devraient laisser des cicatrices en forme de cercle dans le CMB. Mais la preuve leur paru insuffisante. Pour préciser les choses ils prirent contact avec Zoran Hadzibabic.

Pour aller plus loin ils durent se familiariser avec le monde étrange de la théorie quantique qui gouverne le comportement des éléments les plus fondamentaux de la nature y compris ceux qui concernent la formation des univers.

Pour la théorie quantique, le plus bas niveau d’énergie que peut atteindre l’espace-temps à partir duquel émerge tout ce qui existe est nommé un vide (vacuum). Mais si l’espace entre les univers ne cesse d’augmenter du fait de l’expansion, ce vide ne peut pas être un vrai vide. Il doit exister une énergie fondamentale provoquant l’expansion de l’ensemble.

La théorie quantique des champs ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantique_des_champs ) suggère que les espaces vides existent mais que la plupart ne sont pas aussi vides qu’ils pourraient l’être. Ce sont de « faux vides »

Un faux vide n’est pas systématiquement vide, car cet état exigerait trop d’énergie de sa part. On dit qu’il est « métastable ». Dans le monde quantique, les choses peuvent atteindre mystérieusement, par effet tunnel, des niveaux de haute énergie sans passer nécessairement par des niveaux de basse énergie et réciproquement. Les cosmologistes s’intéressent à ces états quantiques de faux vides car ils pourraient expliquer comment les univers peuvent commencer par de rapides expansions à partit d’états de faux vides, dans le cadre de processus dits de transition de phase.

La difficulté pour les physiciens était de prouver la véracité de tels phénomènes en s’appuyant sur de seuls arguments mathématiques faute de preuves expérimentales.

( à suivre)

29/10/2023 Sur Anachlysictis gracilis

Il s’agit d’une espèce fossile aujourd’hui éteinte de marsupiaux à dents de sabre qui vivait en Amérique du sud pendant le Miocène.

De nos jours, les marsupiaux sont les membres d’une sous-classes de mammifères vivant actuellement en Australie et dans les Iles Wallace et Futuna. Ils se caractérisent par le fait que la femelle porte ses nouveau-nés dans une poche extérieure ventrale où ils se nourrissent et achèvent leur croissance

Les marsupiaux à dents de sabre, membres de la famille des Thylacosmilidae, tirent leur nom de leurs canines spectaculaires en forme de sabre recourbés.

Or une découverte exceptionnelle a récemment fait la une de l’actualité paléontologique en Colombie. Il s’agit d’un fossile remarquable d’Anachlysictis gracilis, un marsupial à dents de sabre qui vivait il y a environ 13 millions d’années. Cette découverte apporte des informations sur l’évolution et le rôle de cette espèce au sein des Thylacosmilidae.

On nomme Thylacosmilidae un groupe de marsupiaux prédateurs qui ont prospéré en Amérique du Sud pendant le Miocène. Leurs canines particulières étaient des adaptations évolutives leur permettant de s’attaquer à une grande variété de proies.

Cette famille diversifiée comprenait plusieurs espèces, dont Anachlysictis gracilis, qui vient de faire l’objet de cette cette découverte. Jusqu’à présent, Anachlysictis gracilis était principalement connue par un spécimen partiel. Mais récemment, les chercheurs ont eu la chance de trouver un spécimen presque complet, comprenant un crâne et du matériel postcrânien bien conservés. Ce fossile offre un nouvel éclairage sur cette espèce méconnue et son mode de vie

La région de La Venta en Colombie est une zone riche en fossiles du Miocène. Les couches géologiques y ont livré beaucoup d’informations sur la faune ancienne de l’Amérique du Sud. La découverte a été possible grâce à des fouilles minutieuses menées par une équipe de chercheurs.

Leurs recherches a également montré une parenté étroite entre Anachlysictis gracilis et Thylacosmilus atrox, l’un des marsupiaux à dents de sabre les plus célèbres. En analysant la forme des dents, les chercheurs ont pu déduire le régime alimentaire de cette espèce, qui se nourrissait principalement de petits mammifères de la région.

Thylacosmilus atrox, le parent proche d’Anachlysictis gracilis, était un prédateur redoutable, doté de canines en forme de sabre qui lui permettaient de chasser et de tuer ses proies.

Pour approfondir leurs connaissances, les chercheurs prévoient d’étudier d’autres parties du corps d’Anachlysictis gracilis, comme la colonne vertébrale, les côtes, la hanche, les omoplates et les os des membres. Les études futures permettront de mieux comprendre la locomotion, la posture et le comportement de cet animal.

Les marsupiaux à dents de sabre, membres de la famille des Thylacosmilidae, tirent leur nom de leurs canines spectaculaires en forme de sabre recourbés.

De nos jours, les marsupiaux sont les membres d’une sous-classes de mammifères vivant actuellement en Australie et dans les Iles Wallace et Futuna. Ils se caractérisent par le fait que la femelle porte ses nouveaux-nés dans une poche extérieure ventrale où ils se nourrissent et achèvent leur croissance

Or une découverte exceptionnelle a récemment fait la une de l’actualité paléontologique en Colombie. Il s’agit d’un fossile remarquable d’Anachlysictis gracilis, un marsupial à dents de sabre qui vivait il y a environ 13 millions d’années. Cette découverte apporte des informations sur l’évolution et le rôle de cette espèce au sein des Thylacosmilidae.

On nomme Thylacosmilidae un groupe de marsupiaux prédateurs qui ont prospéré en Amérique du Sud pendant le Miocène. Leurs canines particulières étaient des adaptations évolutives pour s’attaquer à une grande variété de proies. Cette famille diversifiée comprenait plusieurs espèces, dont Anachlysictis gracilis, qui vient de faire l’objet de cette cette découverte. Jusqu’à présent, Anachlysictis gracilis était principalement connue par un spécimen partiel. Mais récemment, les chercheurs ont eu la chance de trouver un spécimen presque complet, comprenant un crâne et du matériel postcrânien bien conservés. Ce fossile offre un nouvel éclairage sur cette espèce méconnue et son mode de vie

La région de La Venta en Colombie est une zone riche en fossiles du Miocène. Les couches géologiques de cette région ont livré beaucoup d’informations sur la faune ancienne de l’Amérique du Sud. Cette découverte a été possible grâce à des fouilles minutieuses menées par une équipe de chercheurs.

Leur découverte recherche a également montré une parenté étroite entre Anachlysictis gracilis et Thylacosmilus atrox, l’un des marsupiaux à dents de sabre les plus célèbres. En analysant la forme des dents, les chercheurs ont pu déduire le régime alimentaire de cette espèce, qui se nourrissait principalement de petits mammifères de la région.

Thylacosmilus atrox, le parent proche d’Anachlysictis gracilis, était un prédateur redoutable, doté de canines en forme de sabre qui lui permettaient de chasser et de tuer ses proies. Ces caractéristiques dentaires faisaient de ces marsupiaux à dents de sabre des prédateurs redoutés.

Pour approfondir leurs connaissances, les chercheurs prévoient d’étudier d’autres parties du corps d’Anachlysictis gracilis, comme la colonne vertébrale, les côtes, la hanche, les omoplates et les os des membres. Les études futures permettront de mieux comprendre la locomotion, la posture et le comportement de cet animal. Elles apporteront ainsi une nouvelle lumière sur la vie de ce marsupial prédateur dans les forêts anciennes de l’Amérique du Sud

https://en.wikipedia.org/wiki/Patagosmilus
Thylacosmilidae https://prehistoric-fauna.com/Thylacosmilus-atrox

28/10/2023 Amin Maalouf: au bord d’une guerre mondiale pire que les précédentes

Amin Maalouf  né le 25 février 1949 à Beyrouth, est un écrivain francolibanais. Il reçoit le prix Goncourt en 1993, pour Le Rocher de Tanios, et est élu à l’Académie française en 2011. Le 28 septembre 2023, il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie française.

Il vient de nous prévenir : « On est au bord d’une guerre mondiale pire que les précédentes »

N’est-ce pas exagéré ? Certes, nous lisons dans la presse du 28 octobre 2023

La nuit dernière, l’armée israélienne a lancé son raid le plus intense depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Samedi matin, elle a annoncé avoir bombardé «150 cibles souterraines dans le nord de la bande de Gaza, dont des tunnels de terroristes, des espaces de combat souterrains et d’autres infrastructures». Ces violents bombardements ont accompagné une incursion terrestre : des images diffusées samedi matin par le service de communication de l’armée montrent des dizaines de chars Merkava, qui seraient toujours sur place.

Coupé en début de soirée, Internet n’a toujours pas été restauré dans la bande de Gaza. Le contact est impossible à établir avec les habitants, qui utilisent surtout les réseaux sociaux pour communiquer avec le reste du monde. Depuis plus de douze heures, Gaza est plongée dans le brouillard. Ce samedi, le dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé du Hamas faisait état de 7703 morts dans les bombardements ; un chiffre impossible à vérifier. Le seul message qu’on reçoive encore de Gaza, depuis Israël, ce sont les roquettes Al Qassam, les missiles tirés par les combattants du Hamas. Samedi, dans la matinée, les sirènes d’alarme ont retenti dans plusieurs localités avoisinant la bande de Gaza : à Kissufim, Magen, Nachal Oz, Nir Oz, Soufa, Nir Itzhak…

Faut-il qu’Israël se laisse détruire par le Hamas ? Entourés de pays arabes hostiles, pour qui un Juif n’a de valeur que mort, les Israéliens ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre. Ils ne trouveront en tous cas aucune aide dans l’Union européenne, à genoux devant l’islamisme.

Or Amin Maalouf connait-il les grands programmes de recherche scientifique mondiaux auxquels Israël apporte une contribution décisive?

. Voyez le site Israël Science Info https://www.israelscienceinfo.com/

27/10/2023 Que se passe-t-il dans le cerveau en état de mort imminente

Nombreuses sont les expériences de personnes en état de mort imminente mais n’étant finalement pas décédées, qui relatent après leur réveil différentes visions ayant traversé leur cerveau et dont elles ont gardé le souvenir. Ainsi elles auraient revécu des années entiere de leur vie passée, ou au contraire imaginé des scènes ou des situations qu’elles auraient voulu vivre et qu’elles n’ont pas vécu.

Dans ces divers cas cependant l’on pouvait se demander si en reprenant conscience, elles n’imaginaient pas ces situations en prêtant à leur cerveau des activités créatrices que ce cerveau n’aurait pas eu si elles étaient finalement mortes

Pour résoudre ce dilemme, des chercheurs de l’Université du Michigan ont observé quatre patients décédés à la suite d’arret cardiauTous étaient plongés dans le coma, maintenus sous assistance respiratoire et ne répondaient pas. Autrement dit, dans d’autres circonstances ils auraient été considérés comme morts et envoyés à la morgue après un délai raisonnable.

Dans l’expérience relatée, chaque patient a été débranché de son respirateur artificiel et les activités cardiovasculaire et cérébrale ont alors été mesurées.

Quels ont été les résultats ? Un communiqué rapporte que deux patients ont montré une augmentation de la fréquence cardiaque quand le respirateur artificiel a été débranché. Ils ont également eu une augmentation de l’activité des ondes gamma, ce qui est considéré comme l’activité cérébrale la plus rapide et associée à la conscience.

« L’activité a été détectée dans la zone dite chaude des corrélats neuronaux de la conscience dans le cerveau, la jonction entre les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux à l’arrière du cerveau. Cette zone correspond aux rêves, aux hallucinations visuelles dans l’épilepsie et les états de conscience altérés dans d’autres études sur le cerveau », notent les auteurs de l’étude. Les deux autres patients n’ont, eux, montré aucun signe d’activité cérébrale au moment où l’assistance respiratoire a été stoppée.

 Le cerveau mourant peut encore être actif 

« La façon dont une expérience vivante peut émerger d’un cerveau dysfonctionnel pendant le processus de la mort est un paradoxe neuroscientifique », a déclaré George Mashour, directeur fondateur du Michigan Center for Consciousness Science. L’étude ayant été menée sur un très petit panel, les auteurs soulignent qu’il n’est pas possible de connaître avec précision le ressenti des patients puisqu’ils n’ont pas survécu. D’autres études seront nécessaires pour déterminer si ces sursauts d’activité gamma représentent la preuve d’une conscience au moment de la mort.

« Nous ne sommes pas en mesure d’établir des corrélations entre les signatures neurales de conscience observées et une expérience correspondante chez les mêmes patients dans cette étude. Cependant, les résultats observés sont définitivement passionnants et fournissent un nouveau cadre pour notre compréhension de la conscience profonde chez les humains mourants », a assuré Nusha Mihaylova, professeur agrégé de clinique au département de neurologie, dans le communiqué de l’étude. « Bien que les mécanismes et la signification physiologique de ces découvertes restent à explorer pleinement, ces données démontrent que le cerveau mourant peut encore être actif. Elles suggèrent également la nécessité de réévaluer le rôle du cerveau lors d’un arrêt cardiaque »,

Version anglaise

https://medicalxpress.com/news/2023-05-evidence-consciousness-like-dying-brain.html

Surge of neurophysiological coupling and connectivity of gamma oscillations in the dying human brain

Gang Xu https://orcid.org/0000-0001-6233-0388Temenuzhka Mihaylova https://orcid.org/0000-0002-9323-5823Duan Li+5, and Jimo Borjigin https://orcid.org/0000-0001-7246-4232 borjigin@umich.eduAuthors Info & Affiliations

Edited by Giulio Tononi, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI; received September 23, 2022; accepted March 27, 2023 by Editorial Board Member Jeremy Nathans

May 1, 2023

120 (19) e2216268120

https://doi.org/10.1073/pnas.2216268120

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Significance

Is it possible for the human brain to be activated by the dying process? We addressed this issue by analyzing the electroencephalograms (EEG) of four dying patients before and after the clinical withdrawal of their ventilatory support and found that the resultant global hypoxia markedly stimulated gamma activities in two of the patients. The surge of gamma connectivity was both local, within the temporo–parieto–occipital (TPO) junctions, and global between the TPO zones and the contralateral prefrontal areas. While the mechanisms and physiological significance of these findings remain to be fully explored, these data demonstrate that the dying brain can still be active. They also suggest the need to reevaluate role of the brain during cardiac arrest.

Abstract

The brain is assumed to be hypoactive during cardiac arrest. However, animal models of cardiac and respiratory arrest demonstrate a surge of gamma oscillations and functional connectivity. To investigate whether these preclinical findings translate to humans, we analyzed electroencephalogram and electrocardiogram signals in four comatose dying patients before and after the withdrawal of ventilatory support. Two of the four patients exhibited a rapid and marked surge of gamma power, surge of cross-frequency coupling of gamma waves with slower oscillations, and increased interhemispheric functional and directed connectivity in gamma bands. High-frequency oscillations paralleled the activation of beta/gamma cross-frequency coupling within the somatosensory cortices. Importantly, both patients displayed surges of functional and directed connectivity at multiple frequency bands within the posterior cortical “hot zone,” a region postulated to be critical for conscious processing. This gamma activity was stimulated by global hypoxia and surged further as cardiac conditions deteriorated in the dying patients. These data demonstrate that the surge of gamma power and connectivity observed in animal models of cardiac arrest can be observed in select patients during the process of dying.

27/10/2022 Guerre Hamas/Israël. Que vont faire la Russie et l’Iran?

Vont-ils tenter de ralentir la riposte de l’armée israélienne qui vient de commencer dans la bande de Gaza. Vont-ils au contraire chercher à calmer le Hamas, bien décidé selon ses propos à détruire l’Etat Juif ?

Des représentants du Hamas sont arrivés à Moscou jeudi 26 octobre pour discuter de la guerre en cours avec Israël. Ils ont rencontré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov, lors d’une réunion à laquelle a également participé Ali Bagheri Kani, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Iran, principal soutien du Hamas.

La délégation du Hamas était dirigée par Musa Abu Marzouk, chef du bureau des relations internationales du Hamas et comprenait également Basem Naim, l’ancien ministre de la santé du Hamas à Gaza et représentant de l’organisation à Moscou. Selon celui-ci, l’objectif déclaré de la visite était de discuter de la guerre en cours avec Israël et des moyens de mettre fin aux « crimes sionistes soutenus par les États-Unis et l’Occident ».

En premier lieu, la délégation du Hamas avait salué la position du président Vladimir Poutine. Une source diplomatique russe avait en effet indiqué que la rencontre avec la délégation du Hamas serait axée sur les otages détenus par celui-ci et sur l’évacuation des ressortissants étrangers vivant à Gaza avant une possible offensive massive d’Israël .

Selon cette source russe, Moscou a en effet insisté auprès du Hamas sur « la libération immédiate des otages étrangers dans la bande de Gaza » et a abordé « les questions liées à l’évacuation des citoyens russes et d’autres citoyens étrangers de l’enclave palestinienne ».

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères s’est pour sa part entretenu avec son homologue russe Mikhaïl Bogdanov. Ils ont discuté de « l’escalade sans précédent du conflit israélo-palestinien », selon le ministère russe des Affaires étrangères.

« La nécessité de cesser les hostilités dans et autour de la bande de Gaza et de fournir rapidement une aide humanitaire à la population palestinienne a été réaffirmée », a-t-il indiqué. « Moscou et Téhéran restent déterminés à poursuivre la coordination étroite des efforts visant à stabiliser la situation au Proche-Orient »,

Mardi, le Kremlin avait indiqué qu’aucun progrès n’avait été réalisé pour libérer les otages russes enlevés par le Hamas, et même reconnu ne pas savoir combien il y en avait. La diplomatie russe avait précédemment fait état d’au moins 20 binationaux russo-israéliens tués et deux enlevés lors des attaques du Hamas du 7 octobre. Par ailleurs des centaines de ressortissants russes vivent dans la bande de Gaza.

La Russie, contrairement aux Etats-Unis, ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste et a toujours entretenu des relations avec celui-ci. Si Moscou a condamné les attaques lancées le 7 octobre contre des civils israéliens, la Russie insiste également sur la nécessité d’un Etat palestinien (solution dite des deux Etats) pour mettre fin au conflit et a mis en garde Israël contre les conséquences d’une riposte militaire.

A la suite de cette réunion tripartite, le ministère israélien des Affaires étrangères a regretté que la Russie ait accueilli des représentants du groupe terroriste, alors que la frustrations de Jérusalem à l’égard de l’inaction de la Russie s’accroît. « Le Hamas est une organisation terroriste pire que l’Etat islamique », a indiqué le porte-parole du ministère, Lior Haiat.

« Israël considère l’invitation de hauts responsables du Hamas à Moscou comme une démarche obscène qui apporte un soutien au terrorisme et légitime les atrocités des terroristes du Hamas », a déclaré pour sa part le ministère des Affaires étrangères, qui a appelé Moscou à expulser immédiatement les dirigeants du Hamas.

« Les mains des hauts responsables du Hamas sont tachées du sang depuis que plus de mille quatre cent Israéliens ont été massacrés, assassinés, exécutés et brûlés, sans mentionner l’enlèvement de plus de 220 Israéliens, présentés comme des otages, dont des bébés, des enfants, des femmes et des personnes âgées », a ajouté le ministère.

Israël a interpellé Moscou à plusieurs reprises ces derniers jours au sujet de ses fréquentes déclarations contre l’État juif dans le contexte de la guerre à Gaza, a déclaré le ministère des Affaires étrangères au Times of Israel mardi.

Un diplomate israélien s’est entretenu avec un responsable russe cette semaine pour exprimer le « mécontentement de Jérusalem quant au rôle joué par la Russie » dans la guerre contre le Hamas, et pour souligner l’espoir d’Israël que Moscou adopte des positions « plus équilibrées », a ajouté le ministère.

Rappelons que Moscou avait notamment proposé une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu qui ne mentionnait pas le Hamas, et qui a donc été rejetée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays. Moscou a soutenu le droit d’Israël à se défendre, mais a reproché à Israël d’employer des « méthodes cruelles » dans sa campagne contre le groupe terroriste.

Liens Russie-Iran

Parallèlement, les liens bilatéraux entre Moscou et Téhéran semblent se développer. En début de semaine, l’Iran a annoncé qu’elle était sur le point de conclure un accord de libre-échange avec l’Union économique eurasienne, un bloc économique de pays post-soviétiques dirigé par la Russie.

Les vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont réunis jeudi pour discuter des moyens de promouvoir le multilatéralisme, la paix et la sécurité internationales « à un moment où certains pays agissent unilatéralement », selon un communiqué iranien.

Rappel

Rappelons que la guerre entre Israël et le Hamas a éclaté lorsque le Hamas a lancé une attaque terrestre, aérienne et maritime depuis la bande de Gaza contre l’État juif le 7 octobre.

Sous un barrage de milliers de roquettes, plus de 2 500 hommes armés ont franchi la frontière et se sont déchaînés dans les kibboutz et dans les villes du sud. Ils ont tué plus de 1 400 personnes, pour la plupart des civils, et ont pris en otage plus de 200 personnes, y compris un bébé de moins d’un an et des vieillards.

Quelque 200 000 Israéliens ont été déplacés du sud et du nord du pays, qui a essuyé des tirs de roquettes du groupe terroriste Hezbollah, basé au Liban.

Israël a répondu par des frappes intenses sur des cibles du Hamas, tout en affirmant vouloir détruire le groupe terroriste et de le chasser de Gaza, où il a pris le pouvoir par  un coup d’Etat depuis 2007.

Le ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas, a affirmé jeudi 26 octobre qu’au moins 7 000 Palestiniens avaient été tués dans le conflit en cours. Les chiffres publiés par le Hamas ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et comprennent vraisemblablement ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, ainsi que les victimes d’une explosion survenue dans un hôpital de la ville de Gaza le 17 octobre, causée par une erreur de tir d’un missile du Jihad islamique, mais que le Hamas a imputée à Israël.

Israël affirme avoir tué 1 500 terroristes du Hamas à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et après cette date.

26/10/2023 Les Homo sapiens savaient résister aux grands froids prolongés

Des Homo Sapiens ont survécu aux froids extrêmes du Plateau Espagnol qui ont affecté l’Espagne durant la dernière période glaciaire entre – 24.000 et -14.000 ans. Ce plateau y a été bien plus froid que les régions côtières. Néanmoins une équipe de chercheurs de l’Université d’Alcalà, dirigée par Manuel Ascaraz-Castano, y a trouvé des traces révélant un habitat permanent relativement dense.

A partir de 3,58 millions d’années bp, la Terre a traversé des périodes de froid glacial, où les zones recouvertes de neige et de glace se sont étendues à la totalité de ce qui aujourd’hui l’Europe, et des périodes interglaciaires où les glaces se retiraient. La dernière période glaciaire est située au plus froid entre – 115.000 et – 11.700 ans, une période nommée le dernier épisode glaciaire. Le froid fut maximum entre -25.000 et -19.000 ans.

Ceci fut particulièrement redoutable pour les premiers humains modernes arrivés en Europe près de 20.000 auparavant et notamment installés sur le Plateau Espagnol. Néanmoins ils y survécurent, comme l’ont prouvé des fouilles conduites sur un site dit Chaco Verde dans la vallée de la rivière Piedra, situé à 10.000 m d’altitude.

Ces fouilles y montrent la présence de charbons provenant de feux permanents, d’ossements animaux porteurs de blessures et de différentes sortes d’outils de pierre tels des grattoirs et des perçoirs.

Ainsi, durant le paléolitique supérieur, des chasseurs cueilleurs pouvaient parfaitement s’adapter à des froids prolongés. Les outils retrouvés sont la preuve qu’ils savaient se vêtir de peaux de bêtes savamment découpées et cousues.

Référence

Human occupations of upland and cold environments in inland Spain during the Last Glacial Maximum and Heinrich Stadial 1: The new Magdalenian sequence of Charco Verde II