Note du CNRS
https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/ou-en-est-la-revolution-quantique
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C’est ce qu’une nouvelle fois, et de leur plein gré, les Européens se préparent à faire à l’occasion des prochaines élections présidentielles américaines. Celles-ci verront s’affronter deux candidats indignes à des titres différents de gouverner la première économie du monde.
Aujourd’hui Trump, l’ancien homme d’affaires paraît plébiscité alors qu’à la Maison Blanche il avait multiplié les décisions malheureuses, tant au plan économique que diplomatique et militaire.
Loin d’empêcher son retour, les procès auxquels il doit faire face ont au contraire accentué un réflexe quasiment maffieux, au bénéfice de celui qu’une publicité de campagne présente, comme un don de Dieu ».( God Made Donald Trump).
Cet aveuglement condamne à l’échec la candidature de l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley, en dépit d’un parcours exemplaire. L’occasion de voir une femme Présidente des Etats-Unis sera remise à plus tard. Sur ce plan l’Amérique n’aura rien à envier à la Russie et à la Chine.
En face Joe Biden, le présumé futur candidat démocrate, ridiculisera s’il est élu les Etats-Unis. Il aura 82 ans en fin de mandature. Aujourd’hui il multiplie les confusions mentales. Ainsi il vient de confondre lors d’un meeting de campagne son adversaire républicaine avec l’ancienne speaker (présidente) démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.
Par ailleurs Joe Biden n’a pas réussi à convaincre les électeurs que l’économie s’améliorait malgré des chiffres favorables, de nombreux Américains souffrant toujours des coûts élevés de l’alimentation et du logement.
Autres difficultés pour le candidat démocrate : l’immigration et le casse-tête de la frontière mexicaine, le soutien à la guerre d’Israël contre le Hamas qui divise son parti ou encore le Congrès qui bloque sa demande de fonds supplémentaires pour l’Ukraine.
Le refus de Joe Biden de mentionner les multiples affaires judiciaires de Donald Trump, pour ne pas donner l’impression d’influencer le système judiciaire, l’a aussi privé de l’une de ses principales armes contre le républicain.
Mais la principale faille de Joe Biden reste probablement son âge. Ses quelques chutes et maladresses de langage sont scrutées à la loupe.
Le lobby militaro-industriel en proie aux conflits d’intérêts.
Face aux contradictions et conflits d’intérêt du pouvoir politique américain, les bons esprits européens se rassurent en disant que c’est en fait le Lobby militaro industriel américain qui dirige le monde occidental, et que ce lobby sait ce qu’il veut.
Ce n’est manifestement pas le cas, comme le montre un document qui vient d’être présenté par le Pentagone. Il s’agit du document NDIS (“la” NDIS, ou ‘National Defense Industrial Strategy’) proposant une stratégie pour l’établissement d’une base industrielle de défense aux USA. Un chercheur du groupe d’analyse et de réflexion EMP, ancien officier des forces armées et planificateur au Pentagone, David T. Pyne, dit qu’« il est peu probable qu’elle fonctionne correctement ». Cela signifie, selon ce jugement pondéré, qu’il est probable qu’elle ne fonctionnera jamais
Il n’ y a qu’une chose que Washington sache bien faire à cet égard, empêcher les alliés occidentaux d’avoir des stratégies propres, et fabriquer ses armements en conséquence.
Voir 2022 National Defense Strategy (NDS) https://www.businessdefense.gov/NDIS.html
Des scientifiques ont cartographié pour la première fois un vent galactique, le réservoir de gaz d’une galaxie et ainsi observé une partie de sa masse ou matière “manquante”, selon une étude parue le 16 septembre.
“Les galaxies sont rarement des îlots passifs d’étoiles” mais plutôt des structures dynamiques, dont on peine à étudier la formation et l’évolution, selon l’astrophysicien Nicolas Bouché. De plus, selon une hypothèse aujourd’hui dominante, les galaxies sont majoritairement constituées d’une mystérieuse matière noire, de nature inconnue et donc invisible. Le reste, estimé environ à 16%, correspond à la matière baryonique, celle composant les atomes et molécules de l’Univers visible. De plus, l’observation des galaxies ne révèle que 20% de cette matière baryonique. C’est le reste qui est appelé “matière manquante”
Or aujourd’hui une équipe internationale menée par des chercheurs du Centre de recherche d’astrophysique de Lyon (CRAL) a cartographié une nébuleuse de matière manquante nommée Gal1 à l’aide du spectrographe Muse, couplé au Très Grand Télescope (VLT) de l’Observatoire européen austral installé dans le désert chilien de l’Atacama.
L’observation de Gal1, une galaxie âgée d’environ un milliard d’années, a mis en évidence “un nuage de gaz produit par ces vents galactiques, qui s’échappe des deux côtés du disque de la galaxie, par deux cônes asymétriques”.
De dimensions gigantesques, ce nuage persistant s’étend jusqu’à plus de 80.000 années lumière du centre de Gal1. À titre de comparaison, le diamètre de notre Voie lactée est d’environ 100.000 années lumière.
Malgré sa taille, cette nébuleuse de gaz représente seulement “environ 10 à 20% de la masse de la galaxie observée. Elle agit comme un réservoir de matière, dans lequel la galaxie puise pour alimenter sa formation d’étoiles.
Une partie du nuage retomberait dans le disque galactique pour former ces étoiles, dont certaines, en finissant par exploser, renverraient de la matière vers la nébuleuse, le tout dans un cycle ininterrompu.
C’est grâce à un heureux concours de circonstances ― et au remarquable instrument Muse ― que les scientifiques ont fait la découverte. En fait, les astronomes n’ont pas observé cette galaxie par hasard. Depuis déjà plusieurs années, ils avaient remarqué à proximité de Gal1 la présence d’un quasar, un des objets les plus flamboyants de l’univers.
Ces “phares galactiques” permettent souvent d’identifier des gaz environnants, du magnésium dans le cas de celui-ci. “Nous avons alors détecté ce même élément dans la galaxie, et donc la présence du gaz qui lui est associé”, rapporte Nicolas Bouché. L’observation des deux cônes de gaz n’a été rendue possible, de surcroît, que parce que la galaxie se présentait quasiment de profil pour l’observation.
Les astronomes connaissaient déjà ce type de nébuleuse dans l’univers proche de nous, et donc récent Mais on ne faisait que supposer leur existence pour des galaxies jeunes, encore en formation, comme Gal1, saisie quand l’Univers, plus jeune, avait sept milliards d’années, soit à peu près la moitié de son âge actuel.
Les chercheurs vont maintenant observer plusieurs galaxies, pour “comprendre pourquoi Gal1 a un nuage et d’autres pas, et quelles conditions favorisent sa présence”.
Références
Voir aussi Wired.com
https://www.wired.com/story/astronomers-have-found-the-universes-missing-matter/
MUSE
Multi Unit Spectroscopic Explorer – MUSE
https://www.eso.org/sci/facilities/develop/instruments/muse.html
Le terme de multivers, dans une de ses acceptions, signifie que notre univers serait une bulle en cours d’inflation (expansion) . En dehors de cet univers-bulle il existerait un nombre indéterminé d’autres univers-bulle. Tous seraient plongés dans un espace éternellement en expansion qui leur fournirait l’énergie nécessaire. Dans des circonstances favorables, nous pourrions communiquer avec l’un ou plusieurs de ces univers- bulle.
Pour les physiciens qui partagent cette hypothèse, elle justifierait que les théoriciens puissent imaginer l’existence d’univers profondément différents, les uns pouvant héberger la vie, par exemple, et d’autres ne le pouvant pas. Mais ces hypothèses n’auraient guère d’intérêt car pour le moment elles ne seraient pas vérifiables.
Cependant un nombre croissant de chercheurs proposent désormais des méthodes pour préciser ce que serait un univers bulle et surtout ce qui se produirait si l’un de ceux-ci entrait en collision avec un autre.
L’hypothèse du multivers s’est précisée à partir des efforts faits pour comprendre l’apparition de notre propre univers. L’hypothèse du Big Bang n’explique pas la raison pour laquelle ce Bang se serait produit et surtout pourquoi il se serait arrêté. Dans l’hypothèse du multivers au contraire on pourrait admettre que l’espace puisse continuer à s’étendre ailleurs, dans d’autres univers-bulle (Hypothèse de l’éternelle inflation)
Par ailleurs, dans l’hypothèse du multivers, il serait possible de préciser ce que l’on entendrait par un espace vide. Il faudrait distinguer entre de faux vides, où demeureraient quelques forces primordiales, et des vides absolus. Un faux vide pourrait récupérer son énergie avec une explosion, ce qui expliquerait le terme de Big Bang. Il s’agirait du premier évènement dans l’histoire de notre univers, selon Hiranya Peiris, de l’University College London.
Aujourd’hui les théoriciens discutent vivement de la question du comportement d’une bulle de vide absolu. Leurs parois atteindraient la vitesse de la lumière alors qu’elles s’étendraient. L’incertitude quantique les caractériserait.
Certains ont entrepris de simuler les bulles à vide du multivers et leurs éventuelles collisions par diverses hypothèses numériques ou instrumentales. Nous ne les décrirons pas ici
Mais leurs résultats publiés en preprint en décembre 2023 n’apparaissent pas très concluants
Il semble qu’il faille attendre l’entrée en service des calculateurs quantiques pour mettre un peu d’ordre dans les questions et les réponses.
Références
New Scientist Finding the multiverse Miriam Frankel 14 october 2023 p 33
Quanta Magazine
https://www.quantamagazine.org/physicists-study-how-our-universe-might-have-bubbled-up-in-the-multiverse-20210125/
Ce fut Georges Lemaître qui le premier en 1929 émit l’hypothèse que l’univers était resté en expansion après le Big Bang initial pour justifier le fait observé par Hubble que les galaxies paraissaient à l’observation s’éloigner les unes les autres. Sans cette expansion, pourquoi en application de la loi de gravité ne retomberaient-elles pas les unes sur les autres après que les effets du Big Bang auraient cessé de se faire sentir ?
Personne à cette époque n’avait voulu reconnaître que le mètre-étalon avec lequel on mesurait les distances et les temps était valable pour de petites distances et de courts intervalles de temps mais cessait d’être utilisable si on voulait l’appliquer à l’échelle cosmologique.
Ce n’était pourtant n’est que du bon sens. Comment à l’échelle de l’univers et sans disposer de la moindre référence objective extérieure affirmer que cet univers serait en expansion ?
Mais comment de la même façon affirmer que si l’univers était en expansion (centrifuge ) tous les corps ayant une masse, nous-mêmes en premier lieu, serions centripètes, c’est-à-dire que nous tendrions en fonction de la force de gravité à peser vers un centre où les poids seraient, sinon infinis, du moins non mesurables à notre échelle ?
Apparemment les cosmologistes échappent à cette contradiction en affirmant qu’à l ‘échelle de l’univers tout entier, les lois de la nature ne sont pas les mêmes qu’à notre niveau, le niveau local. Mais en ce cas comment pourrions-nous, nous qui sommes implacablement rivés à ce niveau local. prétendre faire des hypothèses concernant la façon dont les choses se passeraient au niveau général ?
L’observation des images du cosmos actuellement rapportées par le Télescope Spatial James Webb montre que des milliards de galaxies, pour ne pas dire plus, constituent l’univers visible. Dans ces galaxies se trouvent certainement des planètes dotées d’être ayant des cerveaux analogues aux nôtres. Beaucoup de scientifiques supposent qu’ils se représentent l’univers de la même façon que nous. Mais si ce n’était pas le cas ?
Il s’agissait de la plus importante tempête solaire enregistrée dans les archives géologiques de la Terre.
Le terme de tempête solaire désigne couramment mais improprement une éruption solaire ou éruption chromosphérique. Il s’agit d’un événement primordial de l’activité du Soleil. La variation du nombre d’éruptions solaires permet de définir un cycle solaire d’une période moyenne de 11,2 ans
La tempêté solaire se produit périodiquement à la surface de la photosphère et projette au travers de la chromosphère des jets de matière ionisée qui se perdent dans la couronne à des centaines de milliers de kilomètres d’altitude au niveau de l’équateur solaire . Wikipedia
Quand un événement de cette ampleur se reproduira dans le futur, comme prévisible, il s’agira d’une catastrophe mondiale, renvoyant temporairement les civilisations à l’époque préindustrielle. Tous les réseaux électriques et radio-téléphoniques seront projetés dans un black-out de plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Tous les satellites deviendront incontrôlables et retomberont sur la Terre.
L’histoire a conservé le souvenir de la tempête dite de Carrington, s’étant produit en 1859. La plus grande tempête solaire jamais enregistrée aux temps modernes a eu lieu en 1859 au cours d’un maximum solaire d’à peu près la même intensité que celui dans lequel nous entrons, d’après la NASA.
Cette tempête a été baptisée l’évènement de Carrington, du nom de l’astronome britannique Richard Carrington qui remarqua les violentes éruptions solaires et fut le premier à faire le lien entre l’activité solaire et les perturbations géomagnétiques sur Terre.
Au cours de l’évènement de Carrington, des aurores boréales ont été observées jusqu’à Cuba et Honolulu au sud, et des aurores australes jusqu’à Santiago du Chili au nord. Les éruptions étaient si violentes que les « habitants du nord-est des Etats-Unis pouvaient lire leur journal à la seule lumière des aurores », a déclaré Daniel Baker, du Laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’université du Colorado, lors d’une conférence de géophysique en décembre 2016.
De plus, les perturbations géomagnétiques furent si intenses que des opérateurs télégraphiques américains signalèrent que leurs équipements produisaient des étincelles, dont les plus violentes causèrent des incendies, selon Ed Cliver, astrophysicien au Laboratoire de recherche de l’US Air Force à Bedford, dans le Massachussetts.
Or récemment, Tom Heaton de l’Université de Leeds, UK, et son équipe ont retrouvé des traces d’une tempête solaire au moins deux fois plus importante dans des restes de troncs de pins maritimes fossilisés dans les Alpes françaises, sur les rives de la Durance . Ils y trouvèrent des traces de carbone 14, un carbone qui a deux fois plus de neutrons que la normale et est produit par des particules de haute énergie frappant l’atmosphère terrestre. Ils ont noté un très haut taux de carbone remontant à 14.300 ans bp.
Cette éruption avait été certainement accompagnée d’un très haut taux de rayons gamma. Ces rayons peuvent endommager l’ADN et créer des cancers.
Référence
A radiocarbon spike at 14 300 cal yr BP in subfossil trees provides the impulse response function of the global carbon cycle during the Late Glacial
Published:09 October 2023
https://doi.org/10.1098/rsta.2022.0206
We present new 14C results measured on subfossil Scots Pines recovered in the eroded banks of the Drouzet watercourse in the Southern French Alps. About 400 new 14C ages have been analysed on 15 trees sampled at annual resolution. The resulting Δ14C record exhibits an abrupt spike occurring in a single year at 14 300–14 299 cal yr BP and a century-long event between 14 and 13.9 cal kyr BP. In order to identify the causes of these events, we compare the Drouzet Δ14C record with simulations of Δ14C based on the 10Be record in Greenland ice used as an input of a carbon cycle model. The correspondence with 10Be anomalies allows us to propose the 14.3 cal kyr BP event as a solar energetic particle event. By contrast, the 14 cal kyr BP event lasted about a century and is most probably a common Maunder-type solar minimum linked to the modulation of galactic cosmic particles by the heliomagnetic field. We also discuss and speculate about the synchroneity and the possible causes of the 14 cal kyr BP event with the brief cold phase called Older Dryas, which separates the Bølling and Allerød millennium-long warm phases of the Late Glacial period.
Le télescope spatial JamesWebb est si puissant que quelque 12 mois après son lancement en 2022, il permet de voir les premières galaxies et étoiles apparues lors de ce que les astronomes appellent poétiquement l’aube de l’univers (the cosmic dawn) quelques quatre cent millions d’années après le Big Bang.
Ces étoiles apparaissent plus lumineuses qu’il était prévisible en théorie, suggérant qu’elles proviennent d’une époque ou les conditions de conversion du gas cosmique inter-galactique en étoiles étaient différentes de celles observées aujourd’hui. La différence de luminosité va de deux à cinq.
Ce phénomène peut trouver plusieurs explications. L’une étant qu’à cette époque les étoiles étaient plus massives que celles d’aujourd’hui et donnaient plus de lumière que les étoiles plus récentes.
La composition chimique de ces galaxies confirme que leur l’observation nous rapproche de ce qu’elles étaient à l’aube de l’univers . La quantité d’oxygène, de carbone et d’azote était moindre de 1 à 5% par rapport aux quantités d’aujourd’hui
La vie sur la planète Terre n’aurait pas pu apparaître sans la présence préalable de molécules dites prébiotiques, celles que l’on retrouve aujourd’hui dans tous les organismes vivants. Une molécule prébiotique est une molécule impliquée dans les processus menant à l’origine de la vie. Autrement dit une molécule organique formée sans l’intervention d’êtres vivants. Les molécules prébiotiques sont des précurseurs chimiques ou environnementaux de la vie.
La Terre était une planète présentant les conditions préalables indispensables à la vie (présence d’eau, température, pression, ensoleillement). Mais il n’y avait pas initialement de vie, en l’absence de molécules prébiotiques. Celles-ci ont pu y apparaître selon deux mécanismes différents, soit une synthèse endogène (intérieure) sur la jeune Terre, soit un apport exogène (à partir de l’espace).
Il y avait de nombreux types de synthèse endogène, décharges électriques dues à des orages, irradiation atmosphérique, (proton irradiation) , processus photochimiques , impacts à haute vitesse provenant de météores…
Cependant l’apport de molécules prébiotiques à partir de l’espace est un mécanisme de plus en plus pris en considération. Celles-ci auraient pu être apportées par des comètes, des astéroïdes, des particules de poussière interplanétaire. Récemment divers échantillons provenant de l’astéroïde Ryugu avaient montré que de nombreuses molécules prébiotiques pouvaient survivre à l’entrée dans l’atmosphère terrestre.
Celles-ci ne sont d’ailleurs pas indispensables. Les météores dits chondrites carbonées peuvent catalyser la formation de nombreuses molécules prébiotiques en conditions aqueuses (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrite_carbon%C3%A9e) et ainsi fertiliser la jeune Terre.
Quant aux comètes, l’expérience a montré qu’elles peuvent contenir d’importantes quantités de molécules carbonées CHN ou Hydrocyaniques HCN nécessaires à l’apparition de la vie. Une comète peut impacter la Terre d’une façon ralentie (soft landing) en creusant un entonnoir qui se remplira d’eau riche en éléments préorganiques, où se développeront de premières formes de vie.l
Il est souvent demandé pourquoi l’on observe pas de tels mécanismes encore en action sur la Terre pour y apporter d’autres formes de vie. La réponse souvent faite est que la vie telle qu’existe aujourd’hui sur la Terre est si proliférante qu’elle éliminerait, ou rendrait invisible, tout nouvel apport de vie
and P. B. Rimmer
Published:15 November 2023
https://doi.org/10.1098/rspa.2023.0434
In this work, we consider the potential of cometary impacts to deliver complex organic molecules and the prebiotic building blocks required for life to rocky exoplanets. Numerical experiments have demonstrated that for these molecules to survive, impacts at very low velocities are required. This work shows that for comets scattered from beyond the snow-line into the habitable zone, the minimum impact velocity is always lower for planets orbiting Solar-type stars than M-dwarfs. Using both an analytical model and numerical N-body simulations, we show that the lowest velocity impacts occur onto planets in tightly packed planetary systems around high-mass (i.e. Solar-mass) stars, enabling the intact delivery of complex organic molecules. Impacts onto planets around low-mass stars are found to be very sensitive to the planetary architecture, with the survival of complex prebiotic molecules potentially impossible in loosely packed systems. Rocky planets around M-dwarfs also suffer significantly more high velocity impacts, potentially posing unique challenges for life on these planets. In the scenario that cometary delivery is important for the origins of life, this study predicts the presence of biosignatures will be correlated with (i) decreasing planetary mass (i.e. escape velocity), (ii) increasing stellar-mass and (iii) decreasing planetary separation (i.e. exoplanets in tightly-packed systems).
Des chercheurs annoncent avoir créé une lignée de levure dans laquelle la moitié des 16 chromosomes sont synthétiques. C’est un grand pas en avant dans la perspective de voir une première cellule complexe doté d’un génome entièrement artificiel . Il s’agit d’un projet conduit à la New York University Langone Health L’objectif est de réaliser une plateforme pour optimiser la création de levures utiles en matière de santé humaine
Depuis un certain temps déjà ont été produits des virus et des bactéries dotés de génomes entièrement synthétiques. Mais la tâche est plus difficile dans le cas des levures, qui sont des cellules complexes ou eucaryotes (dotées de chromosomes à ADN) analogues à celles de toutes les plantes et animaux vivant sur Terre.
Les versions synthétiques de tous les chromosomes de levures ont déjà été réalisées, mais il faut désormais les assembler dans un génome correspondant à celui de la levure envisagée. Ceci prendra une année au moins car il faudra « débugger » les chromosomes artificiels, selon le terme informatique, autrement dit en extraire pour les détruire tous les éléments ayant des résultats non recherchés.
L’équipe a aussi ajouté 3.000 sites au génome artificiel pour y assurer la reproduction d’éléments jugés favorables.
Certains biologistes estiment indispensable de veiller à ce que ces nouvelles variétés ne s’échappent pas dans la nature avant que tous leurs effets n’aient été étudiés. D’autres pensent qu’il s’agit d’un vœu pieux.
Référence
Des astronomes de la Yale University ont découvert au centre de la galaxie UHZ-1 le trou noir le plus distant jamais observé, à 31.000 milliards d’années lumière de la Terre. Cette observation permettra peut-être de comprendre comment de tels trous noirs supermassifs ont eu le temps de se former si tôt après le Big Bang. Ils ont utilisé pour cela le nouveau James Webb Space Telescope JWST. L’observation a été confirmée par le Chandra X-ray Observatory utilisant les rayons X.
Ils estiment que ce trou noir a du se former 470 millions d’années après le Big Bang quand l’univers n’était âgé que de 3% de son âge actuel.. Il avait de 10 à 100 millions de fois la masse du soleil.
Ces chiffres rendent difficile à comprendre le mécanisme de la formation de ce trou noir. Ils ne sont pas compatibles avec ceux concernant les trous noirs supermassifs habituels. S’il avait commencé comme une étoile qui se serait effondrée sur elle-même, comment aurait-il pu devenir si important en si peu de temps ?
Récemment un autre mécanisme intéressant la formation des trous noirs avait été évoqué. Si suffisamment de gaz intergalactique pénétrait le centre d’une galaxie et s’y condensait directement sous la forme d’un trou noir, les conditions d’apparition d’un trou noir super massif seraient réunies.
La recherche de tels trous noirs pourrait dans l’avenir devenir une priorité.