29/03/2024 Un conflit nucléaire entre l’Occident et la Russie ?

«Les Occidentaux doivent finir par comprendre que nous avons aussi des armes capables d’atteindre des cibles sur leur territoire. Tout ce qu’ils sont en train d’inventer fait peser la menace réelle d’un conflit nucléaire. »
Poutine. Discours annuel à la nation 20/02/24

Par ce propos, Vladimir Poutine laissait entendre qu’il n’hésiterait pas à utiliser des armes nucléaires contre les Occidentaux si ceux-ci persistaient à aider l’Ukraine à résister militairement contre l’offensive russe.

Il est surprenant qu’il continue encore à utiliser ce type de menace. On peut penser qu’il est suffisamment averti pour savoir que tout recours de sa part au nucléaire stratégique, c’est-à-dire à des bombes atomiques lancées sur un pays de l’Otan par l’intermédiaire d’un missile intercontinental (ICBM) entrainerait une réponse identique contre la Russie provenant d’un de ces pays.

Ce serait une destruction mutuelle assurée (MAD), selon le terme utilisé depuis que la Russie s’était dotée de l’arme nucléaire. La France par exemple dispose d’un à deux sous-marins lanceurs d’engins SNLE , toujours en mer pour riposter à une attaque nucléaire d’où qu’elle provienne.

Vladimir Poutine voulait-il dire qu’il n’hésiterait pas à utiliser des armes nucléaires tactiques si un ou plusieurs pays de l’Otan persistait à vouloir aider l’Ukraine confrontée aux offensives russes.

Se rend-il compte que les retombées de telles armes, sous forme de rejets radioactifs, iraient rapidement contaminer la Russie voisine?

Note

Rappelons qu’ une arme nucléaire tactique est une bombe A ou bombe H destinée à un usage sur le champ de bataille ou en arrière de celui-ci, visant des cibles tels quartiers-généraux, concentration de troupes, bases militaires, moyens logistiques, navires et avions de combat et pouvant être portée par une vaste gamme de vecteurs. Elle produit une explosion d’une puissance variant entre 300 tonnes et 300 kilotonnes . L’URSS a déployé un maximum de 20 000 à 25 000 armes de ce type dans environ 600 bases militaires sur son territoire et celui des États du Pacte de Varsovie. La Russie conserve en 2017 le plus vaste arsenal d’armes de cette catégorie avec des estimations allant d’un millier à 4 000 ogives dans une cinquantaine de sites.

La France a développé à partir de la fin des années 1960 des armes nucléaires que l’on a appelées « préstratégiques » ayant un rôle d’ultime avertissement4, avant l’emploi d’armes stratégiques de la force de dissuasion nucléaire française sur les sites vitaux d’un agresseur. Wikipedia

28/03/2024 Nouvelle image de SAGITTARIUS A*

Les astronomes ont découvert de puissants champs magnétiques qui s’enroulent en spirale autour du trou noir supermassif Sagittarius A*, situé au cœur de notre galaxie la Voie Lactée

C’est l’annonce que vient de faire mercredi 27 mars l’Observatoire européen austral (ESO).

Une image en lumière polarisée montre un anneau de lumière orangée strié de lignes régulières ceinturant Sagittarius A*. Produite par la collaboration de l’Event Horizon Telescope (EHT), à laquelle participe l’ESO, elle révèle une structure étonnamment similaire à celle observée avec M87*, le premier trou noir à avoir été imagé, au cœur de la galaxie M87.

Les observations révèlent « l’existence de champs magnétiques puissants, tordus et organisés à proximité du trou noir situé au centre de la Voie lactée », a déclaré Sara Issaoun, du Centre américain d’astrophysique de Harvard et co-responsable du projet, citée par l’ESO.

L’observation en lumière polarisée permet, comme un filtre, d’isoler une partie du rayonnement lumineux d’un objet et de révéler ainsi certaines de ses particularités.

Les trous noirs supermassifs logent au centre des galaxies, avec une masse comprise entre un million et des milliards de fois celle du Soleil. Censés être apparus très tôt dans l’Univers, leur formation reste un mystère. Leur attraction gravitationnelle est telle que rien ne peut s’en échapper, ni la matière, ni la lumière. On ne peut donc pas directement les observer.

Les observations révèlent « l’existence de champs magnétiques puissants, tordus et organisés à proximité du trou noir situé au centre de la Voie lactée », a déclaré Sara Issaoun, du Centre américain d’astrophysique de Harvard et co-responsable du projet, citée par l’ESO.

L’observation en lumière polarisée permet, comme une sorte de filtre, d’isoler une partie du rayonnement lumineux d’un objet et de révéler ainsi certaines de ses particularités.

Les trous noirs supermassifs logent au centre des galaxies, avec une masse comprise entre un million et des milliards de fois celle du Soleil. Censés être apparus très tôt dans l’Univers, leur formation reste un mystère. Leur attraction gravitationnelle est telle que rien ne peut s’en échapper, ni la matière, ni la lumière. On ne peut donc pas directement les observer.

Mais avec M87* en 2019, puis Sagittarius A* en 2022, l’EHT (Event Horizon Telescope) a obtenu une image du halo de lumière qui est produit par les flux de matière et de gaz dont se nourrit et que rejette le trou noir.

« La lumière polarisée nous en apprend beaucoup plus sur l’astrophysique, les propriétés du gaz et les mécanismes qui interviennent lorsqu’un trou noir se nourrit », a dit Angelo Ricarte, membre de la Harvard Black Hole Initiative et co-responsable du projet.

Tout aussi important, « le fait que les deux trous noirs nous orientent vers des champs magnétiques puissants suggère qu’il s’agit d’une caractéristique universelle, voire fondamentale, de ce type de systèmes », a estimé pour sa part Mariafelicia De Laurentis, scientifique adjointe du projet EHT et professeure à l’université italienne de Naples Federico II.

Sources

ESO
Using the @ehtelescope, astronomers have unveiled strong magnetic fields spiralling at the edge of Sagittarius A*, the #MilkyWay’s central supermassive #BlackHole!
Read more: https://eso.org/public/news/eso2406/…

https://www.bfmtv.com/sciences/sagittarius-a-une-nouvelle-image-d-un-trd-un-trou-noir-de-la-voie-lactee-fascine-les-astronomes_AD-202403280595.html

27/03/2024 Russie et terrorisme islamique

Les Etats européens se font peur à eux-mêmes en clamant urbi et orbi que le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (en russe : Федеральная служба безопасности Российской Федерации ) a mis en place en Europe des espions qui informent à la seconde le Kremlin des activités de tous citoyens de ces Etats susceptibles de représenter une menace pour Moscou.

On est fondé dans ces conditions à se demander pourquoi le Kremlin n’avait pas eu vent de l’attentat du 22 mars 2024 dans la salle de concert du Crocus City Hall à Krasnogorsk en banlieue de Moscou, C’est seulement quelques heures après les faits que la police russe a pu mettre la main sur les quatre individus auteurs présumés de l’attentat, aujourd’hui présentés comme militants islamistes originaires du Tadjikistan.

L’attaque a été revendiquée par l’EI-K, l’État Islamique Khorasan, filière afghane de l’Etat islamique. Onze personnes ont été arrêtées. Et les quatre assaillants ont été présentés le dimanche soir à un juge dans l’optique de leur détention préventive… Au Tadjikistan où l’islam est la religion majoritaire, de plus en plus de jeunes se laissent convaincre par les discours anti-russes prêchés par les musulmans radicaux.

Le Tadjikistan est enclavé entre la Chine à l’est, l’Afghanistan au sud, le Kirghizistan et le Kazakhstan au nord, l’Ouzbékistan à l’ouest. Près de 3 500 kilomètres le séparent de la Russie, alors que les deux Etats étaient autrefois unis dans l’URSS. Le pays est donc confronté à l’Etat Islamique, de mieux en mieux implanté sur le territoire et qui recrute régulièrement de nouveaux combattants, prêts à sacrifier leur vie.

Vladimir Poutine ne pouvait pas ignorer tous cela, alors qu’en s’installant au Kremlin, il avait promis de «buter les terroristes jusque dans les chiottes».

En fait cet attentat en Russie devrait rappeler à tous les Européens comme à tous les Russes qu’au lieu de s’affronter, ils devraient s’unir pour combattre le terrorisme islamique. L’islam radical, présent dans le monde entier, même sur le continent américain, est en train de conquérir une partie du continent africain. Manifestement il a l’intention de faire de même en Europe, notamment à partir de que l’on nomme prudemment les « problèmes des banlieues ».

Le gouvernement chinois lui-même est confronté à la question. La région autonome de Ningxia et la province de Gansu, dans le nord du pays, comptent le deuxième plus grand nombre de musulmans après la province du Xinjiang. Au total, environ 20 millions de musulmans vivent en Chine.

Pékin est conscient des dangers de cette situation. Mais il n’ose pas encore affronter l’islamisme directement

« La fermeture, la destruction et la conversion de mosquées par le gouvernement chinois s’inscrivent dans le cadre d’un effort systémique visant à restreindre la pratique de l’islam en Chine », a déclaré la directrice par intérim des affaires chinoises à Human Rights Watch.

Les autorités chinoises parlent d’une politique de « consolidation des mosquées », que Human Rights Watch, toujours prosélyte, qualifie de violation du droit à la liberté de religion.

Quant à l’Inde, l’Islam y est la deuxième religion après l’hindouisme. D’après le recensement de 2011, 16,2 % de la population indienne est musulmane, soit environ 200 millions de personnes1. Après l’Indonésie et le Pakistan,  est le troisième pays ayant la communauté musulmane la plus importante.

Depuis son introduction en Inde au début du 18e siècle, l’islam a suscité de nombreux conflits avec les populations indienne. Après l’Indépendance, ceux-ci s’aggravèrent avec le départ britannique en 1947. Il eu pour conséquence un déplacement de populations musulmanes dans le nouvel État du Pakistan puis du Bangladesh, de façon que ces deux pays soient majoritairement musulmans et basés sur la charia tandis que l’Inde restait majoritairement hindoue et basée sur la laïcité;

Quoi il en soit, il faut espérer que l’attentat du 22 mars rapprochera les Russes et les Européens, et notamment les Français. Face à ce danger mortel qu’est l’islamisme, ils doivent s’unir plutôt que s’opposer. Nous sommes persuadés que nos lecteurs, pour leur part, en sont déjà convaincus.

26/03/2023 La force de gravité ne serait pas fondamentale mais seulement émergente.

La physique d’aujourd’hui considère qu’il existe quatre forces fondamentales :
– la force électromagnétique
– la force nucléaire faible
– la force nucléaire forte
– la force gravitationnelle ou force de gravité.

Cependant , en 2009, le physicien théoricien Erik Verlinde a proposé une vision innovante de la gravité. Selon lui, cette force dont nous constatons tous les jours les effets – c’est notamment grâce à elle que nous nous tenons debout – pourrait être l’émergence de processus cachés qui restent à découvrir.

La notion d’émergence n’est pas nouvelle en physique. Elle décrit comment des propriétés complexes peuvent naître de l’interaction simple de nombreux composants. Par exemple, la température d’un gaz n’est pas une propriété intrinsèque mais résulte des collisions microscopiques entre ses molécules. Cette approche est au cœur de la mécanique statistique, une branche de la physique qui établit des ponts entre les comportements microscopiques et les propriétés émergentes.

Verlinde s’est inspiré des travaux de Stephen Hawking et de Jacob Bekenstein sur les trous noirs dans les années 70, qui montraient que leurs propriétés pouvaient être décrites par les lois de la thermodynamique. Il a ainsi proposé que la gravité pourrait être une propriété émergente, découlant de processus physiques profonds et inconnus, à l’aide des outils de la mécanique statistique.

En 2016, l’idée de Verlinde a pris un nouveau tournant avec la proposition que l’Univers, en contenant de l’énergie sombre, développe une nouvelle propriété émergente de l’espace lui-même, qui se contracte dans les régions de faible densité. Cette perspective offre une alternative à la matière noire, cette substance invisible qui représente la majeure partie de la masse des galaxies selon les modèles actuels, mais qui reste indétectée directement.

La théorie de la gravité émergente permet de tester de nouvelles idées sur la structure et l’évolution des galaxies, différentiant ses prédictions de celles basées sur la matière noire. Cependant, les résultats expérimentaux sont partagés. Certains tests préliminaires ont favorisé la gravité émergente, mais des observations plus récentes n’ont pas confirmé cet avantage.

La recherche sur la gravité émergente n’est pas terminée. La théorie est encore jeune, repose sur de nombreuses hypothèses et nécessite des tests plus rigoureux, comme l’exploitation des données du fond diffus cosmologique. Si elle s’avère correcte, notre compréhension de l’Univers, de la gravité, du mouvement, et même du temps et de l’espace, devra être radicalement repensée sous l’angle de l’émergence.

https://www.techno-science.net/actualite/gravite-existerait-pas-intrinsequement-elle-pourrait-etre-qu-emergente-N24689.html

Voir

https://en.wikipedia.org/wiki/Erik_Verlinde


At a symposium at the Dutch Spinoza-institute on December 8, 2009 he introduced a theory of entropic gravity. In this theory, gravity exists because of a difference in concentration of information in the empty space between two masses and its surroundings; he also extrapolates this to general relativity and quantum mechanics. He said in an interview with the newspaper de Volkskrant,[3] « On the smallest level Newton’s laws don’t apply, but they do for apples and planets. You can compare this to the pressure of a gas. Molecules themselves don’t have any pressure, but a barrel of gas has. » It appears that Verlinde’s approach to explaining gravity leads naturally to the correct observed strength of dark energy.[4]


25/03/2024 Les micro et minilanceurs français en ordre de bataille

Par micro et minilanceur, on entend aujourd’hui de petites fusées capables de mettre en orbite basse (400 km) ou moyenne (600 km) des charges utiles de 100 kg à 1 tonne. Le gouvernement français vient de décider d’apporter une aide aux start-up nationales ayant décidé de participer à la compétition que doit lancer en 2025 l’Agence spatiale européenne (ESA) en vue de promouvoir la future génération de micro et minilanceurs.

. ette annonce intervient alors que le président Emmanuel Macron doit se rendre mardi au Centre spatial guyanais (CSG) à Kourou, qui célèbre ses 60 ans. Les projets ont été retenus dans le cadre d’un appel à projets du plan d’investissements France 2030.

Les start-up Latitude et HyprSpace ont remporté l’appel d’offres pour des microlanceurs capables de mettre en orbite une charge utile de 100 à 200 kg à 400 kilomètres d’altitude à horizon 2026-2027, selon l’Elysée. Une autre start-up, Sirius Space, et la filiale d’Arianegroup Maiaspace ont elles été sélectionnées dans un autre appel d’offres visant à mettre en orbite une masse plus imposante à plus de 600 kilomètres d’altitude. La fusée Sirius doit emporter 700 kg de charge utile, tandis que le lanceur Maia aura une charge utile de 1,5 tonne en orbite basse, 500 kg si elle revient se poser pour être réutilisée.

Au lieu de financer les développements par des subventions, le choix a été fait de procéder à un achat de services. Ceci signifie acheter une prestation qui est le premier vol, pour un faible prix, pri un peu plus élevé si ce vol est réussi. Le modèle s’inspire des Etats-Unis qui ont ainsi facilité l’émergence de SpaceX. La société d’Elon Musk a réalisé à elle seule 107 lancements l’an passé, contre trois (deux Ariane 5 et une fusée Vega) pour les Européens.

Concernant la compétition que doit lancer en 2025 l’Agence spatiale européenne les Français auront vraisemblablement à affronter les fusées développées par les allemands Isar Aerospace, Hyimpulse et RFA, ou encore par l’espagnol PLD Space. Tous ces projets ont déjà été retenus par le Cnes, l’agence spatiale française, pour pouvoir être lancés depuis le port spatial de Kourou. Quelque 50 millions d’euros ont été investis sur le site pour construire et adapter des pas de tir à ce monde des minilanceurs.

24/03/2024 Une bombe démographique à l’envers .

Une étude publiée dans The Lancet révèle que la majorité des pays connaîtront un déclin de leur population d’ici 2100. Un phénomène que les auteurs expliquent par une baisse des taux de fécondité en dessous du seuil de renouvellement des générations.

Les dernières projections démographiques mondiales dépeignent un avenir profondément perturbé. Une étude récente publiée la revue médicale The Lancet sonne l’alarme sur un phénomène de grande ampleur : la chute vertigineuse des taux de natalité à l’échelle planétaire. D’ici la fin du siècle, les chercheurs anticipent qu’une écrasante majorité de nations sera confrontée à un déclin substantiel de leur population, avec des conséquences socio-économiques profondes et durables.

Ce tableau sombre cache toutefois d’importantes disparités régionales. Tandis que la plupart des pays développés et en développement subiront un « baby-bust » sans précédent, une poignée de nations parmi les plus pauvres, principalement en Afrique subsaharienne, connaîtront au contraire une explosion démographique fulgurante. Ce déséquilibre entraînerait de redoutables défis humanitaires. De plus, il menacerait de déstabiliser des régions déjà fragilisées par l’insécurité, la pauvreté et les effets dévastateurs du changement climatique.

Face à ces perspectives alarmantes, les experts lancent un cri d’alarme. Ils insistent sur la nécessité impérieuse d’interventions ciblées et coordonnées dans les zones les plus vulnérables. Parmi les priorités cruciales figurent l’atténuation du réchauffement climatique, le renforcement des systèmes de santé défaillants et la promotion des droits fondamentaux des femmes, notamment en matière de planification familiale et d’éducation.

Dans les nations aux taux de fécondité déclinants, les chercheurs préconisent des politiques ambitieuses visant à encourager la natalité, telles que l’extension des congés parentaux et l’accès généralisé aux services de garde d’enfants. L’immigration contrôlée apparaît également comme un levier incontournable pour contrebalancer l’érosion démographique Malgré les défis colossaux à relever, les experts demeurent convaincus que des interventions résolues, ancrées dans une vision à long terme, permettront d’affronter cette crise démographique inédite.

Source https://www.lebigdata.fr/deflagration-demographique-imminente-le-compte-a-rebours-est-lance

Notre commentaire au 24/03/2024

Cette dernière étude démographique confirme le diagnostic que nous avons toujours formulé sur ce site. Chez les français d’origine, nés et résidents en France, des « politiques ambitieuses visant à encourager la natalité, telles que l’extension des congés parentaux et l’accès généralisé aux services de garde d’enfants. » telles que proposées ici, n’auront que des effets marginaux. Par contre l’immigration contrôlée (renforcée par l’immigration clandestine) n’intéressera que les populations africaines. Sauf miracle la France deviendra un terrain d’affrontement entre deux grandes civilisations, galloromaine et africano-asiatique

Références chiffrées extraites de l’étude

Fertility estimates 1950–2021

There were 129 million (95% UI 121–138) livebirths globally in 2021 (table 1). This is an increase from 92·7 million (88·7–96·6) livebirths in 1950, but a decline from the peak of 142 million (137–147) in 2016 (appendix 2 table S1). The global TFR was 2·23 (95% UI 2·09–2·38) in 2021, a decrease from 4·84 (4·63–5·06) in 1950 and 3·61 (3·53–3·69) in 1980 (table 1figure 1). This approximate halving constitutes an annualised rate of decline in TFR of 1·1% (1·0–1·2). Across GBD super-regions, the distribution of livebirths changed substantially over the previous seven decades, as did relative levels of TFR. More than one-third of global livebirths in 1950 occurred in southeast Asia, east Asia, and Oceania, which was the largest proportion across super-regions (for livebirth counts, see table 1), corresponding to a TFR of 5·76 (5·44–6·09). This proportion decreased to less than 20% of global livebirths in 2021, with a TFR of 1·55 (1·44–1·66). By contrast, livebirths in south Asia increased from approximately 20% to 25% of global livebirths between 1950 and 2021, and contributed the largest proportion from 1981 to 2011. TFR in this super-region decreased from 6·35 (5·95–6·75) in 1950 to 2·07 (1·89–2·28) in 2021. After 2011, sub-Saharan Africa contributed the largest share of livebirths, up to approximately 30% by 2021 (up from 8% in 1950). Large numbers of livebirths in sub-Saharan Africa in 2021 resulted from a much less steep decrease in TFR over the study period compared with other super-regions, falling from 6·94 (6·62–7·25) in 1950 to 4·29 (4·03–4·58) in 2021. Livebirths and TFRs over time for all locations are presented in table 1.

Table 1Total fertility rate and number of livebirths (thousands) by location in 1950, 1980, and 2021, and for the reference scenario in 2050 and 2100; and net reproductive rate in 2021

Total fertility rate
France2·80 (2·72–2·87)1·90 (1·85–1·95)1·75 (1·57–1·93)1·56 (1·35–1·79)1·43 (1·19–1·69)840·4 (817·3–862·6)795·3 (774·5–816·9)693·1 (623·0–766·7)561·9 (448·3–683·9)348·5 (214·5–542·2)0·8 (0·8–0·9)

23/03/2024 DUNE et les neutrinos

A chaque seconde, notre corps serait traversé par des millions de millions de neutrinos, Inutile de dire que nous ne nous en rendons pas compte. DUNE nous aidera-t-il à y voir plus clair?

DUNE sera un détecteur de particule. Dans un premier temps il comportera deux détecteurs de neutrinos placés aux extrémités de ce qui sera le plus dense flux de neutrinos au monde. L’un se trouvera à la source du rayon émis, par le Fermi National Accelerator Laboratory à Batavia, Illinois. L’autre sera à 1.300 km au Sanford Underground Research Laboratory de Lead, South Dakota à plus de 1.000 mètres sous terre.

Ces deux détecteurs permettront aux physiciens d’observer la star du jour, le nouveau phénomène subatomique appelé neutrino, de mieux le comprendre et de mieux comprendre son rôle dans l’univers .

Une infrastructure dite Long-Baseline Neutrino Facility hébergera les deux détecteurs et les laboratoires permettant d’étudier les neutrinos. La participation du CERN, Centre Européen de Recherche sur l’Energie Nucléaire https://home.cern/ constituera d’un des plus importants programme de recherche de celui-ci. Deux prototypes de détecteurs sont sous sa responsabilité.

Les principaux thèmes de recherche seront :

Les origines de la matière.
Les neutrinos seraient ils la raison pour laquelle l’univers est constitué de matière plutôt que d’anti-matière https://fr.wikipedia.org/wiki/Antimati%C3%A8re En explorant le phénomène des oscillations du neutrino https://fr.wikipedia.org/wiki/Oscillation_des_neutrinos, DUNE cherchera à mieux comprendre le rôle de ceux-ci dans l’univers ;

L’unification des forces
Avec le plus grand détecteur de particules cryogéniques (résistant aux grands froids) situé en grande profondeur sous la surface de la Terre, DUNE pourra chercher des traces de la dégénérescence du proton (proton decay) https://en.wikipedia.org/wiki/Proton_decay) Ceci pourra démontrer une relation entre la stabilité de la matière et la Grande Unification des forces, le rêve d’Einstein https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_unification

La formation des trous noirs
L’observation que permettra DUNE de milliards de neutrinos résultant de l’effondrement d’une super-nova dans la Voie Lactée aidera à mieux comprendre un pulsar dit aussi étoile à neutron récemment formé et peut être aussi la naissance d’un Trou Noir

Voir aussi  Chanda Prescod Weinstein, Elementary physics 
 NewScientist 9 march 2024



22/03/2024 Simuler en laboratoire l’environnement gravitationnel d’un trou noir géant

Pour mieux comprendre ces entités encore largement mystérieuses que sont les trous noirs géants, notamment ceux situé au centre des galaxies des physiciens ont généré en laboratoire ce que l’on nomme une tornade quantique, C’est ce qu’ils relatent dans une étude publiée le 20 mars 2024

Par « tornade quantique », on entend plus précisément un tourbillon géant dans de l’hélium superfluide refroidi aux températures les plus basses possibles soit à -271 degrés Celsius proche du zéro absolu).

Pourquoi ces conditions sont-elles favorables à l’étude de l’environnement gravitationnelle autour d’un trou noir en rotation? Parce que, comme souvent, pour étudier les trous noirs, il faut s’intéresser notamment la façon dont ils influencent l’espace-temps qui les entoure.

« L’hélium superfluide contient de minuscules objets appelés tourbillons quantiques, qui ont tendance à s’écarter les uns des autres », explique Dr Patrik Svancara, l’auteur principal de l’étude. « Dans notre installation, nous avons réussi à confiner des dizaines de milliers de ces quanta dans un objet compact ressemblant à une petite tornade, obtenant ainsi un flux tourbillonnaire d’une force record dans le domaine des fluides quantiques. »

Une première expérience similaire, réalisée en 2017, avait démontré à ces physiciens qu’ils étaient sur la bonne voie. Cette nouvelle installation en laboratoire, à base d’hélium, « fait passer cette recherche au niveau supérieur » expliquent les auteurs.

Ainsi cette étude, basée à l’Université de Nottingham, crée une nouvelle plateforme expérimentale pour continuer à comprendre les trous noirs, et certains des phénomènes étranges qui sont souvent difficiles, voire impossibles, à étudier autrement ». Cela vient par exemple s’ajouter aux toutes premières photos prises de ces objets cosmiques.

Voir aussi dans un domaine voisin https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/lenvironnement-immediat-dun-trou-noir-revele-par-des-observations-en-polarimetrie-x

Source
Published: 20 March 2024

Rotating curved spacetime signatures from a giant quantum vortex

Nature (2024)

Abstract

Gravity simulators1 are laboratory systems in which small excitations such as sound2 or surface waves3,4 behave as fields propagating on a curved spacetime geometry. The analogy between gravity and fluids requires vanishing viscosity2,3,4, a feature naturally realized in superfluids such as liquid helium or cold atomic clouds5,6,7,8. Such systems have been successful in verifying key predictions of quantum field theory in curved spacetime7,8,9,10,11. In particular, quantum simulations of rotating curved spacetimes indicative of astrophysical black holes require the realization of an extensive vortex flow12 in superfluid systems. Here we demonstrate that, despite the inherent instability of multiply quantized vortices13,14, a stationary giant quantum vortex can be stabilized in superfluid 4He. Its compact core carries thousands of circulation quanta, prevailing over current limitations in other physical systems such as magnons5, atomic clouds6,7 and polaritons15,16. We introduce a minimally invasive way to characterize the vortex flow17,18 by exploiting the interaction of micrometre-scale waves on the superfluid interface with the background velocity field. Intricate wave–vortex interactions, including the detection of bound states and distinctive analogue black hole ringdown signatures, have been observed. These results open new avenues to explore quantum-to-classical vortex transitions and use superfluid helium as a finite-temperature quantum field theory simulator for rotating curved spacetimes19.

22/03/2024 L’univers ne comporterait pas de matière noire

Le « «modèle standard de la cosmologie » suggère que l’univers tel que nous l’observons comporte 5 fois plus de matière noire, invisible, que de matière ordinaire. Par ailleurs une mystérieuse énergie noire serait responsable de son expansion.

Aujourd’hui, selon une nouvelle hypothèse, formulée par Rajendra Gupta professeur de physique à l’Université d’Ottawa, l’univers ne comporterait pas de matière noire. Quant à son expansion, elle serait due à l’affaiblissement naturel avec le temps qui caractérise toutes les forces de la nature quand elles voyagent sur de très longues distances .

Ce travais est désormais accessible sur
https://iopscience.iop.org/article/1 sur0.3847/1538-4357/ad1bc6

En quoi le travail de Gupta est-il innovant?

Il utilise une combinaison de deux théories appelées respectivemen ‘covarying coupling constants’ (CCC) and “tired light” (TL).

Comme indiqué plus haut, l’essentiel de son modèle repose sur l’observation que les forces de la nature décroissent avec le temps cosmologique et que la lumière perd de l’énergie quand elle voyage sur de longues distances.

Ceci, dit-il, n’a rien à voir avec l’énergie noire.

Il compare son modèle au fait que la couleur des galaxies lointaines paraît dériver vers le rouge, «  redshift », quand elles s’éloignent des galaxies récentes.

Gupta avait créé une petite révolution en suggérant l’année dernière que l’âge de l’univers n’est pas de 13,8 milliards d’années mais de deux fois plus.

21/03/2024 Qui sont les rebelles houthis?

Le mouvement Houthi, officiellement connu comme Ansar Allah est une organisation politique et militaire chiite qui apparut au Yemen dans les années 1990. Elle était principalement composée de chiites zahidyst . Il s’agit d’un des trois grands courants chiites avec le chiisme duodécimain et l’ismaélisme (ou chiisme septimain). Il est le plus proche du sunnisme et est principalement issue de la tribu Houthi.

Son premier chef Al Houthi s’était opposé a Ali Abdullah Saleh al-Ahmar premier président du Yémen après son unification. Il fut ensuite tué par l’armée du Yemen à Saada en 2004. Depuis, Ansar Allah, dirigé par Saba Abdul-Malik Al-Houthi, est devenu une force puissante et le bras des combattants yéménites

A Sanaa, le 4 janvier 2023, le commandant des Forces aérospatiales des Gardiens de la révolution iraniens, le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, a confirmé que la bannière de la vengeance contre les assassins des dirigeants de la victoire restera levée jusqu’à la destruction du mensonge et l’expulsion des forces américaines de la région.