01/07/2024 Elections françaises du 30 juin 2024. Commentaire rapide du 1er tour.

Les résultats de ce premier tour ont apparemment surpris beaucoup d’observateurs. Ils étaient pourtant prévisibles si l’on analyse la situation de la France en tant que conséquence locale du phénomène mondial dit du réchauffement climatique.

Celui-ci se traduit par une élévation des températures affectant le continent africain. Les conséquences en seront une désertification progressive de l’Afrique centrale. Cependant pour des raisons démographiquement encore mal expliquées, la natalité y demeurera très élevée, avec une moyenne de 6 enfants par femme. ¨Les pressions migratoires affectant les populations autochtones augmenteront progressivement. Or le débouché naturel de telles migrations est l’Europe.

Les populations européennes verront très mal l’arrivée de ces migrants. Elles exigeront de leurs gouvernement des conditions de contrôle plus sévères, exigences que ces gouvernements seront en mal de satisfaire. Les partis d’opposition tels qu’en France le Rassemblement (Front) national seront encouragés par leur électorat à se montrer plus sévères. Ils bénéficieront pour ce faire d’une popularité se traduisant par un accès accru aux responsabilités de gouvernement jusqu’alors peu envisageables

Accuser de racisme anti-noirs ceux qui s’inquiéteront de l’arrivée inéluctable de ces nouveaux migrants n’aurait pas grand sens

29/06/2024 L’avenir est aux drones

Le domaine des drones est encore mal connu en France. Pourtant l’industrie nationale y est bien représentée.

Dans le domaine militaire, nous nous bornerons ici à citer le drone francais DT46, présenté lors de l’exposition Eurosatory 2024 à Paris. Il est conçu pour surveiller l’espace aérien et fournir des avertissements précoces sur les menaces imminentes. Cette capacité permet aux unités d’artillerie de se repositionner rapidement ou de se mettre à l’abri en cas d’attaque.

Pour les usages civils et mixte, nous republierons ici une note très détaillée de Sabine Ortega, daté du 27 Juin 2024. Nous l’en remercions

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Vous avez certainement admiré à la télévision d’impressionnantes prises de vues par drone. Au-delà des multiples applications multimédia, au-delà du pilotage ludique de racess (courses de drone), nous découvrons chaque jour des applications concrètes du drone pour notre vie quotidienne.

Dans le civil, les drones inspectent des ouvrages d’art, font des mesures, assistent les forces de police et les sauveteurs en montagne ou servent à réaliser des prises de vue aériennes à moindre coût. 

Si le marché est aujourd’hui, à plus de 80%, basé sur le domaine audiovisuel, avec en particulier les prises de vues utilisées dans la plupart des grandes émissions de télévision (documentaires, magazines, épreuves sportives, …), il évolue à court terme vers la fourniture de données et de diagnostics couvrant des domaines variés tels que : la surveillance des grands réseaux (voies ferrées, oléoducs, gazoducs, lignes électriques, …) ; l’agriculture et l’environnement ; le diagnostic de l’état des bâtiments, constructions et ouvrages d’art ; la cartographie et le suivi des chantiers, des carrières, des mines.

L’audiovisuel

De l’événementiel à la retransmission en direct d’événements télévisés, en passant par le cinéma, le secteur de l’audiovisuel constitue un marché immense pour les constructeurs et vendeurs de drones professionnels.

Rien que pour la marque DJI, il existe des drones correspondant aux attentes et aux besoins les plus variés. Ainsi, les projets les plus modestes se satisferont d’un DJI Mavic 3 ou 3 Cine. Munis d’une batterie offrant une autonomie qui peut atteindre 30 minutes, ces drones permettent de réaliser des vidéos fluides en 4K, dignes de productions professionnelles.

Les plus gros projets exploiteront la puissance de drones gros porteurs tels que le Tundra de Hexadrone, capable de supporter une charge utile d’une ou de plusieurs caméras, pouvant aller jusqu’à 4 kg de matériel.

La sécurité et la surveillance

Extrêmement polyvalents et pouvant se rendre dans des endroits inaccessibles à l’homme, les drones permettent d’effectuer des missions de surveillance de jour comme de nuit ; de s’approcher à basse altitude d’une zone à surveiller ; de voir clairement un objet situé à une grande distance (plus de 1 km, voire à 2 km) de l’observateur.

Des drones tels que le DJI Matrice 300 RTK peuvent embarquer une caméra multicapteur comme la Zenmuse H20T. Ainsi, il est possible de bénéficier simultanément d’une vue grand angle, d’un zoom optique x23 et d’une caméra thermique, et d’un télémètre laser pour mesurer précisément les distances jusqu’à 1200 mètres.

La photogrammétrie aérienne par drone

Cette technique consiste à prendre une succession d’images aériennes d’un objet ou d’une zone selon des points de vue différents, pour ensuite reconstituer une copie 2D ou 3D.

Les domaines d’application de la photogrammétrie sont : la topographie, la cartographie, les Systèmes d’Information Géographique (SIG), l’architecture, les investigations de police, la géologie ou encore l’archéologie.

Parmi les drones professionnels capables d’emporter des capteurs dédiés à la photogrammétrie aérienne, il y a le Mavic 3 Enterprise et le Matrice 30 de DJI.

L’inspection thermographique des bâtiments

La thermographie aérienne par drone permet un scan thermique rapide et complet d’une maison ou d’un immeuble, d’un ou de plusieurs bâtiments industriels et édifices publics, et même de tout un quartier.

Méthode efficace, non invasive et peu coûteuse, l’inspection par thermographie consiste, par le biais de caméras infrarouges très précises embarquées sur le drone, à détecter, entre autres : les déperditions thermiques d’un bâtiment, en vue d’une amélioration de son efficacité énergétique ; les problèmes de perte d’énergie liée au chauffage ou à la climatisation ; les fuites de plomberie ; les points de dysfonctionnement sur les installations électriques de transport et de production. Le diagnostic thermique réglementé, effectué dans le cadre d’études visant à rénover des bâtiments, a conduit des sociétés, y compris les plus importantes comme Bouygues ou GDF-Suez (via GrDF), à réaliser des cartographies de façades et de toitures à l’aide de caméras thermiques embarquées. La souplesse de mise en œuvre et la qualité des résultats, ont, pour un moindre coût rapidement amené une offre répondant globalement aux attentes. Sur le même principe, avec une application légèrement différente, on peut citer l’inspection des sites industriels. Par exemple, pour l’examen des panneaux solaires, en particulier dans les grandes centrales photovoltaïques d’EDF Énergies Nouvelles qui a testé la solution, le principe est de recenser les cellules défaillantes affectant la rentabilité du site et ainsi optimiser le rendement.

Notons que la thermographie aérienne par drone est aussi utilisée dans la surveillance environnementale (lutte contre les incendies en forêt, etc.).

Si l’incendie qui a détruit le toit de Notre-Dame le 15 avril dernier avait eu lieu dix ans plus tôt, pas sûr que la cathédrale serait encore debout. Si les secours ont pu sauver la façade et la nef et si l’on connaît aujourd’hui l’état intérieur du bâtiment, c’est aussi grâce aux drones.

À Notre-Dame, le travail des drones ne s’est pas arrêté une fois les flammes éteintes. Cinq jours plus tard, d’autres robots volants ont pris le relais. Objectifs : établir un état des lieux de la cathédrale et aider ceux chargés de planifier la reconstruction. Une mission confiée à Artelia, une société d’ingénierie dotée d’une division spécialisée dans les drones. Pour avancer vite, l’entreprise s’est organisée comme une opération militaire, avec un commando d’une vingtaine de personnes. Pendant six jours, elles ont cartographié en 3D et mis en images ce qui reste de la cathédrale. Au total, les équipes d’Artelia prendront plus de 40.000 clichés de Notre-Dame -des photos mais aussi des images thermiques. De quoi recréer une modélisation complète du bâtiment, 400 plans panoramiques d’une grande précision.

L’immobilier s’est donc rapidement intéressé au potentiel des drones. Ainsi les agences immobilières ont trouvé un moyen efficace pour prendre des photographies mettant en valeur les produits : pour ces missions peu élaborées, les drones sont généralement équipés d’appareils de prises d’images grand public. Aussi, il existe une nouvelle application de drones utilitaires qui pourrait trouver son public. Les drones de démoussage et nettoyage de toits.

Des drones commencent à survoler les toitures de la ville, non pour obtenir une prise de vue cinématographique en plongée des toitures de maison, mais plutôt pour réparer et inspecter celles-ci. Les artisans couvreurs et autres entreprises spécialisées dans la couverture de toit ont trouvé un nouvel allié : le drone radiocommandé. Ce gadget volant, piloté à distance par un artisan couvreur, permet à ce dernier de simplifier son travail et de s’affranchir des risques qui s’en accompagnent généralement. En effet, avec un drone radiocommandé sous la main, les couvreurs de toit n’ont plus besoin d’escalader les édifices pour procéder à une inspection dans le cadre d’un devis. Les drones s’acquittent parfaitement et rapidement de cette tâche. D’ailleurs, ces appareils ne se limitent pas à une simple inspection. En effet, ces drones spécifiquement pensés pour le métier d’artisan couvreur permettent également de pulvériser des produits fongicides sur les toits. Leur utilisation permet une réduction conséquente des risques liés au métier de couvreur

Inspecter le réseau ferré

Vous ne trouverez peut-être pas de prises dans votre TGV, mais ce n’est pas pour autant que la SNCF s’empêche d’innover. L’entreprise qui s’occupe de nos beaux chemins de fer a annoncé qu’elle allait moderniser la surveillance de son réseau ferré grâce aux drones. C’est avec le centre français de recherche aérospatiale que la SNCF souhaite déployer des engins volants pour avoir un œil permanent sur les voies, les caténaires ou repérer si des gens se baladeraient sur les rails.

En novembre 2013, la SNCF a expérimenté son premier drone sur les parois rocheuses de Le Trayas, dans le Var, pour modéliser les courbes de la roche et maîtriser ainsi les risques de chutes sur les voies. Un usage qui se rapproche donc de la sauvegarde du Christ de Rio, mais appliqué à l’industrie. Peut-être viendront-ils un jour vous servir le café à bord.

Les applications industrielles sur de grands linéaires sont encore limitées mais intéressent grandement les gestionnaires de réseau (énergie, transport, pétrole et gaz, eau). On note des cas d’usage dans les zones désertiques ou sans réglementation (Alaska, Afrique, pays du Golfe) essentiellement pour le pétrole et le gaz (surveillance des oléoducs et gazoducs). La mise en œuvre en zone très peuplée ou à fort trafic aérien est encore compliquée, en tout cas sur la base d’un modèle économique pertinent. EDF (lignes à haute tension), GRTgaz et la SNCF (caténaires et voies ferrées) sont impliqués pour aboutir à une solution adaptée aux exigences de fiabilité, de sécurité et de modèle économique

L’agriculture et l’élevage

Que ce soit pour des relevés ou de l’épandage, les drones apportent de nombreux services à l’agriculture de précision et facilitent la vie des agriculteurs au quotidien. Ils permettent ainsi, entre autres, de : traiter rapidement de petites ou grandes surfaces de cultures agricoles ou viticoles ; de prendre des images aériennes ; d’établir une carte du champ survolé ; d’enregistrer des données concernant les parcelles (biomasse, taux de chlorophylle, stress hydrique, etc.) ;d’optimiser l’apport d’intrants (recueil d’informations pour le calcul des doses d’engrais azotés à apporter aux blés et colzas, etc.) ; d’évaluer l’état des cultures ; de détecter des maladies.

L’agriculture serait le second secteur utilisateur de drones en France, après l’audiovisuel. Parmi les drones dédiés à l’agriculture figurent les DJI Matrice 300 RTK, DJI Agras T30, DJI Mavic 3 Multispectral, DJI Mavic 3 Enterprise, etc.

Ainsi, dans un lycée agricole près d’Agen, la salle de classe s’installe en face d’un champ de blé. Au programme, démonstration d’un drone qui vient remplacer le tracteur pour semer. Et contrairement au tracteur, pas de moteur thermique, mais une batterie électrique. Son prix est estimé à 50 000 euros. Ce même drone peut aussi servir dans le milieu médical pour transporter des poches de sang et des organes. Le drone permettrait un gain de temps considérable surtout pour les urgences vitales. D’autres pays utilisent déjà cette technologie. Au Rwanda, par exemple, on livre des poches de sang depuis bientôt six ans.

Alors que les drones sont utilisés depuis plusieurs années dans le cadre de l’activité agricole et se démocratisent peu à peu, on voit aussi de plus en plus de viticulteurs faire appel à cette nouvelle technologie pour garder un œil sur leur exploitation viticole.

Plusieurs entreprises se sont d’ailleurs spécialisées dans les drones pour l’agriculture de précision et l’imagerie aérienne dans les régions viticoles.

Les applications d’un drone volant pour la viticulture sont nombreuses, de la simple inspection visuelle à la collecte de données précises sur l’état de santé des pieds de vigne et du terrain. Une caméra fournit des données intéressantes, qui le deviennent plus encore lorsqu’elle est assistée par des capteurs multispectraux comme ceux du Mavic 3M de DJI. Il est possible d’obtenir diverses informations comme : le repérage des maladies de la vigne (mildiou, flavescence dorée, présence de phylloxéra…) ; le degré d’humidité et le besoin en eau ; la taille des grappes ; la vigueur des plants et la surface occupée par les feuilles.

Grâce à ce type de technologie, les exploitants viticoles gagnent du temps puisqu’un drone peut parcourir une plus grande surface en une temps réduite. Là où l’inspection réalisée à pied peut demander plusieurs journées, elle réduit la tâche à moins d’une journée. De plus, les drones ont l’avantage de fournir des mesures précises et de repérer la moindre anomalie grâce à un survol à basse altitude. Les vignerons peuvent alors ajuster la quantité de produits phytosanitaires en fonction des besoins et agir au plus vite, ce qui permettra à la fois de réaliser des économies, d’obtenir un meilleur rendement et de limiter le volume de produits utilisés.

La start-up française « Chouette » s’est lancée sur ce marché en se spécialisant sur la conception de drones dédiés à la viticulture. Une application s’occupe du traitement des données pour que le vigneron puisse prendre les bonnes décisions en termes d’irrigation, de fertilisation et de produits de traitement contre les nuisibles. De quoi faciliter la pratique d’une agriculture plus raisonnée, mais aussi plus rentable. Chouette permet aussi de constater les dégâts du gel, d’effectuer le suivi de maturation, d’identifier les sources de pertes de rendement.

Les éleveurs, aussi, ont vite compris qu’ils avaient tout intérêt à mettre cette technologie au profit de leur activité. Avec sa caméra embarquée, le drone offre un point de vue aérien, grand-angle, qui permet de surveiller efficacement un troupeau de moutons par exemple.

Avec la caméra HD 4K intégrée à un drone, un exploitant profite d’une vue globale de son exploitation, et peut même effectuer des zooms.

Dans le cas de troupeaux, les vues aériennes filmées par le drone peuvent aider à localiser les éventuelles bêtes égarées dans des zones difficilement accessibles par l’homme. L’appareil peut s’approcher ou zoomer pour vérifier si un animal est blessé, et le cas échéant permettre une meilleure réactivité des secours.

Aussi, le drone produit un bruit particulier auquel les animaux sont sensibles. Ce défaut se transforme en qualité : tel un chien de berger, le drone peut être utilisé pour regrouper des bêtes sorties du troupeau. Avec un peu de pratique, il permet même de donner une direction à tout le troupeau.

Le commerce

Alors que les ventes e-commerce s’accélèrent et que des milliards de colis sont livrés chaque année dans le monde, l’impact écologique du transport de marchandises est plus que jamais au cœur des préoccupations. Face à ce constat, des technologies émergentes se développent. Ces solutions innovantes cherchent à remplacer les camions ou les voitures par des modes de livraison électriques plus rapides, plus efficaces et aussi moins coûteux. L’adoption de ces technologies fait cependant face à des défis pour trouver une place dans la société.

La rapidité et la précision sont les deux qualités principales des drones. Dans les centres urbains, un drone en vol n’est pas ralenti par le trafic dense et peut atteindre en un temps record des destinations difficilement accessibles pour les véhicules utilitaires traditionnels. Ils offrent ainsi une alternative flexible et prometteuse pour augmenter la vitesse des livraisons tout en réduisant leur empreinte carbone.

En zones rurales, les drones permettraient de désenclaver les villages les plus isolés. L’ADEME (Agence de la Transition Écologique) a d’ailleurs mené une réflexion sur la faisabilité de la livraison de colis par drones dans des sites isolés et sur l’impact écologique associé. Cette étude a démontré que plus la distance à parcourir était importante, plus la livraison par drones était écologique comparativement à un véhicule utilitaire léger.

Internet

Une application très populaire et avancée des drones concerne monde d’Internet. Ceci est assez intéressant car selon de récentes informations, Facebook va bientôt commencer à utiliser des drones pour fournir le signal Internet dans les zones reculées. Etant donné qu’Internet est l’une des technologies les plus essentielles pour les êtres humains au 21ème siècle, certains travaux dans sa progression sont vraiment appréciables. Vous pourrez bientôt capturer le signal sur votre mobile via un drone volant au-dessus dans l’air.

Drones d’inspection et de maintenance dans l’aéronautique : vers une maintenance prédictive

Avec l’évolution de la technologie des capteurs, les drones d’inspection et de maintenance jouent un rôle de plus en plus crucial. Ils permettent d’effectuer des tâches comme le contrôle des fissures ou l’inspection des revêtements avec une précision et une efficacité inégalée, ouvrant la voie à une maintenance prédictive plus fiable.

Donecle, entreprise basée à Toulouse, a conçu le drone Iris GVI pour l’inspection visuelle automatisée de la structure et des composants des avions. Il s’agit du seul drone répertorié dans l’AMM (Aircraft Maintenance Manual) d’un avionneur pour effectuer des contrôles automatisés avec les drones.



29/06/2024 Victor Orban à la tête de l’Europe

https://en.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n

Lundi 1er juillet, Viktor Orban prend la tête de l’Union européenne pour six mois. On sait que le dirigeant hongrois s’affiche en permanence à l’opposé des valeurs européennes et s’est opposé à de nombreuses reprises à des décisions de l’UE. Les contentieux sont multiples et des milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie sont gelés pour cause d’inquiétude sur la corruption et les atteintes répétées à la démocratie dans ce pays.

Sur les sujets diplomatiques et géoponiques également, la discorde est totale. Proche du chef d’État chinois Xi Jinping, il cultive aussi des liens avec le Kremlin et refuse de soutenir militairement l’Ukraine.

C’est pourtant en jeune libéral qu’à 26 ans, il s’était fait connaître en défiant le régime communiste à Budapest avec un discours enflammé, puis en juin 1989, pour la liberté, lors d’un hommage aux victimes du soulèvement de 1956 contre l’armée rouge. Cofondateur un an plus tôt de l’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz), il était devenu le symbole des aspirations de la Hongrie à se libérer du totalitarisme et à adopter les valeurs occidentales.

À mille lieues de ses débuts en politique, Viktor Orban dénonce désormais « la décadence de l’Ouest », face au « lobby LGBTI+ » et à l’afflux de migrants d’Afrique et du Moyen-Orient, régulièrement assimilés à des « terroristes » en puissance.

C’est à la lumière de cette évolution qu’il faut  comprendre sa position sur l’offensive russe en Ukraine. A l’ écouter ce n’est pas Moscou mais l’Otan et l’UE qui ont provoqué une « conflagration mondiale ».

En fait, beaucoup d’Européens, sans oser le dire ouvertement, approuvent la positon d’indépendance de Victor Orban . Ils constatent que l’Union est plus que jamais instrumentalisée par l’Etat profond américain, celui du Pentagone ou de Wall Street notamment. Mais on peut douter qu’il puisse à lui seul modifier si peu ce ce soit la dépendance de l’Europe à l’égard des Etats-Unis.

On ne le voit pas non plus réussir à limiter  l’immigration africaine en Europe, qu’elle soit légale ou clandestine.

29/06/2024 La Chine découvre la Lune

Dans une étude signalée par le South China Morning Post (SCMP), des chercheurs ont révélé que le matériel collecté par la sonde chinoise Chang’e 5 et rapportés sur la Terre contient du graphène, un matériau constitué d’une seule couche d’atomes de carbone pur. Cette découverte pourrait remettre en question la principale hypothèse actuelle sur la formation de la Lune.

Même s’il existe plusieurs scénarios possibles, il est aujourd’hui communément admis que la Lune est née il y a environ 4,5 milliards d’années lors d’une collision cataclysmique entre la Terre et Theia, une protoplanète d’une taille comparable à celle de Mars. L’impact aurait arraché une énorme quantité de matière qui se serait répartie dans un vaste disque orbital avant de se condenser en un nouveau corps céleste, la Lune.

Or, des éléments récents forcent désormais les chercheurs à reconsidérer cette hypothèse. En 2020, une équipe japonaise a montré qu’il existait de petites émissions d’ions de carbone un peu partout sur la Lune (voir ce papier de recherche).

Selon les auteurs, cela suggère qu’il existe des sources de carbone dites « indigènes », autrement dit du carbone directement originaire de la Lune, par opposition au carbone exogène mentionné ci-dessus. Cela pourrait sembler anecdotique, mais la présence de carbone indigène  signifie que les chercheurs devront peut-être revoir le modèle de formation de la Lune qui est globalement accepté aujourd’hui

C’est pour cela que la découverte de graphène dans les échantillons de Chang’e 5 est intéressante. Les chercheurs chinois se sont intéressés à la structure microscopique des échantillons. À l’aide de plusieurs techniques de microscopie et de spectrométrie, ils ont pu déterminer que ce graphène n’était âgé “que” de deux milliards d’années, ce qui est bien plus jeune que la Lune. Et surtout, ils ont constaté que la structure du graphène est cohérente avec des « processus à haute température résultant d’éruptions volcaniques ».

Selon le SCMP, cela aurait pu permettre au fer contenu dans ces zones relativement riches en carbone d’interagir avec les molécules carbonées. Plus spécifiquement, cela aurait donné lieu à une « catalyse minérale » susceptible de former du graphène. Ce qui est important, c’est que cela suggère l’existence d’un mécanisme de production du carbone sur la Lune elle-même.

Ceci pourrait expliquer l’accumulation de carbone indigène dans les sols. Il faudra conduire d’autres études pour mieux comprendre toutes les nuances de ces phénomènes ainsi que leurs implications. Mais il s’agit déjà d’un point de départ très intéressant. Selon les chercheurs, ces découvertes pourraient bouleverser notre compréhension de la chimie lunaire et, par extension, de son histoire.

Merci a
https://www.journaldugeek.com/2024/06/27/la-decouverte-de-graphene-defie-la-theorie-sur-lorigine-de-la-lune/

Référence

2020 May 6
doi: 10.1126/sciadv.aba1050. eCollection 2020 May.

KAGUYA observation of global emissions of indigenous carbon ions from the Moon

Shoichiro Yokota 1Kentaro Terada 1Yoshifumi Saito 2Daiba Kato 3Kazushi Asamura 2Masaki N Nishino 2Hisayoshi Shimizu 4Futoshi Takahashi 5Hidetoshi Shibuya 6Masaki Matsushima 7Hideo Tsunakawa 2

  • PMID: 32494721 
    PMCID: PMC7202878 
  • DOI: 10.1126/sciadv.aba1050
  • Abstract
  • Carbon is a volatile element that has a considerable influence on the formation and evolution of planetary bodies, although it was previously believed to be depleted in the Moon. We present observations by the lunar orbiter KAGUYA of carbon ions emitted from the Moon. These emissions were distributed over almost the total lunar surface, but amounts were differed with respect to lunar geographical areas. The estimated emission fluxes to space were ~5.0 × 104 per square centimeter per second, which is greater than possible ongoing supplies from the solar wind and micrometeoroids. Our estimates demonstrate that indigenous carbon exists over the entire Moon, supporting the hypothesis of a carbon-containing Moon, where the carbon was embedded at its formation and/or was transported billions of years ago.

PubMed Disclaimer

29/06/2024 Avenir des ressources d’eau douce en France. Dossier réalisé par l’INRAE

Soumise à des pressions multiples dont le changement climatique, l’eau douce se raréfie. Indispensable pour les écosystèmes continentaux et à la vie humaine, elle est aussi fortement mobilisée par de nombreuses activités humaines comme l’agriculture, la production d’énergie ou l’industrie. Bien commun, il nous faut la préserver, la protéger et la partager.

La connaissance des ressources actuelles et futures, le développement de systèmes agricoles plus durables et économes en eau, la conception du partage de l’eau dans les territoires et des politiques publiques d’accompagnement ainsi que la préservation de sa qualité sont au coeur des recherches d’INRAE.

Les travaux d’INRAE couvrent l’ensemble des processus liés à l’eau, depuis la goutte de pluie qui arrive sur un sol jusqu’aux flux des cours d’eau, de la terre à la mer, des points de vue qualitatif et quantitatif. Ils concernent donc tout autant l’eau « bleue » (l’eau des lacs, celle qui recharge les nappes, qui coule dans les cours d’eau et va à la mer), que l’eau verte (l’eau du sol, qui alimente les plantes et retourne vers l’atmosphère et qui est notamment une ressource majeure pour la production agricole) ou l’eau « grise » (traitement et recyclage des eaux usées).

INRAE
https://agriculture.gouv.fr/inrae-linstitut-national-de-recherche-pour-lagriculture-lalimentation-et-lenvironnement

Consulter le dossier

https://www.inrae.fr/dossiers/gestion-ressource-eau

28/06/2024 Les trous noirs dans un univers en expansion

Rappelons qu’en astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. Wikipédia

Au centre d’un trou noir se situe une région dans laquelle le champ gravitationnel et certaines courbures de l’espace-temps divergent à l’infini, quelles que soient les directions choisies . Cette région s’appelle une singularité gravitationnelle. La matière qui entre dans le trou noir se retrouverait comprimée dans un même point central, dit une singularité gravitationnelle. Nos conceptions du temps et de l’espace ne sont plus applicables dans cette singularité..

Les trous noirs, des objets célestes d’une densité extrême et d’une force gravitationnelle si intense que même la lumière ne peut s’en échapper, ont été prédits pour la première fois par Karl Schwarzschild en 1916.

Utilisant les équations de la relativité générale d’Einstein, Schwarzschild décrivait alors un objet massif, non rotatif, et parfaitement sphérique, donnant naissance au concept d’horizon des événements. Il s’agit d’une surface critique entourant le trou noir où toute matière ou énergie se trouvant à l’intérieur est irrémédiablement attirée vers le centre du trou noir. L’horizon des événements serait ainsi considéré comme le point de non-retour.

Depuis lors, les astronomes ont découvert que la plupart des galaxies, y compris la Voie Lactée, abritent des trous noirs supermassifs en leur centre.

Plus récemment, une étude menée par Nikodem Popławski, de l’Université de New Haven, étude dont nous publions ci-dessous les références et l’abstract, a apporté un éclairage nouveau sur la relation entre les trous noirs et l’expansion de l’univers. Il a essentiellement découvert que dans un univers en expansion, les équations d’Einstein imposent que le taux d’expansion de l’univers au niveau de l’horizon des événements d’un trou noir soit une constante liée uniquement à la constante cosmologique. Elle est souvent interprétée comme la densité d’énergie du vide de l’espace-temps et est aujourd’hui connue sous le nom de densité d’énergie sombre.

Pour parvenir à cette conclusion, Popławski a utilisé la solution dite de McVittie qui a été développée en 1933 par le mathématicien et cosmologiste britannique George McVittie. Il avait résolu les équations d’Einstein pour décrire la structure de l’espace-temps autour d’une masse dans un univers en expansion. Il avait ainsi montré que près de cette masse, l’espace-temps ressemble à celui décrit par Schwarzschild avec un horizon des événements, tandis que plus loin de la masse, l’univers s’étend de manière similaire à notre univers actuel

Quelles implications ?

Popławski a donc découvert que le taux d’expansion de l’espace à l’horizon des événements doit être une constante. Comme mentionné précédemment, elle est liée uniquement à la constante cosmologique, ou densité d’énergie sombre, ce qui implique que l’énergie présente à l’horizon des événements est uniquement de l’énergie sombre

Les implications de cette découverte sont significatives. Tout d’abord, elle suggère que l’univers ne s’étend pas uniformément, mais que différentes régions se développent à des rythmes différents, une variation connue sous le nom de « tension de Hubble ». Cette tension provient de la différence entre les mesures du taux d’expansion de l’univers selon qu’elles soient basées sur des observations anciennes ou plus récentes comme le fond diffus cosmologique.

Popławski avance que cette différence peut être expliquée en analysant correctement l’espace-temps autour des trous noirs dans un univers en expansion par appel à la théorie de la relativité genérale d’Einstein.

En d’autres termes, les variations dans le taux d’expansion peuvent être attribuées aux effets de la gravité et de l’espace-temps près des objets massifs comme le sont les trous noirs.

De plus, ses calculs indiquent que pour permettre ces variations dans l’expansion, la constante cosmologique, qui représente la densité d’énergie sombre, doit avoir une valeur positive. Cette constante est essentielle pour maintenir l’univers ouvert et en expansion constante. Si elle était négative ou nulle, l’univers serait fermé et incapable de supporter l’expansion observée, ce qui contredirait les données actuelles de l’observation.

Ainsi, les travaux de Nikodem Popławski enrichissent non seulement notre compréhension des trous noirs, mais ils pourraient également transformer notre vision de l’expansion de l’univers et de l’énergie sombre. Ces découvertes apportent de nouvelles questions et hypothèses, orientant la recherche en cosmologie vers des horizons encore inexplorés.

Référence

[Submitted on 26 May 2024]

Black holes in the expanding Universe

Nikodem Popławski

If the Universe is closed, there must exist a constant and positive energy density of vacuum (cosmological constant). By analyzing the McVittie metric, we show that in the expanding Universe: the Hubble parameters at the event horizons of all centrally symmetric black holes are equal and related to the cosmological constant, black holes do not grow with the expansion of the Universe, and different regions of the Universe expand at different rates (Hubble tension).





Cite as:arXiv:2405.16673 [gr-qc]
 (or arXiv:2405.16673v1 [gr-qc] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2405.16673 Focus to learn more


Référence

[Submitted on 26 May 2024]

Black holes in the expanding Universe

Nikodem Popławski

If the Universe is closed, there must exist a constant and positive energy density of vacuum (cosmological constant). By analyzing the McVittie metric, we show that in the expanding Universe: the Hubble parameters at the event horizons of all centrally symmetric black holes are equal and related to the cosmological constant, black holes do not grow with the expansion of the Universe, and different regions of the Universe expand at different rates (Hubble tension).





Cite as:arXiv:2405.16673 [gr-qc]
 (or arXiv:2405.16673v1 [gr-qc] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2405.16673 Focus to learn more


27/06/2024 Les neurones nageants

Il ne s’agit pas des cellules neuronales ou cerveau des poissons ou des champions olympiques de natation qui devraient en principe s’affronter prochainement dans la Seine. Ce sont des cellules individuelle dotées de cils leur permettant de nager et de capturer de la nourriture. Elles sont dites cellules ciliées.

Ces organismes ressemblent à de petits animaux. Ils sont dotés d’un appareil locomoteur leur permettant de nager y compris à contre-courant, d’appareils sensoriels, d’un système digestif complet avec une bouche, un estomac et un organe d’excrétion. Le tout est réuni dans une cellule unique dont la taille ne dépasse pas 2 mm. Ils ne disposent pas de sexes séparés, mais se reproduisent par fission dans le sens longitudinal..

Ils ont été décrits pour la première fois par le zoologiste américain Herbert Spencer Jennings dans un ouvrage intitulé  The Behaviour of the Lower Organisms1 (1906)

On retrouve presque exactement ces caractéristiques dans un micro-organisme marin analogue nommé Stentor. Le stentor vit en colonies et s’accroche au rocher par des pseudopodes. Après s’être fixé, il produit une gaine transparente autour de lui pour se protéger. A l’opposé de ses pieds se trouve sa bouche, comparativement de grande taille et entourée de cils. Il produit des mouvements coordonnés pour créer un courant d’eau vers sa bouche et y entrainer des particules dont il se nourrit. Dérangé, il se contracte et se réfugie dans sa gaine. Le couper en deux dans le sens longitudinal produit deux organismes analogues conservant l’information acquise.

Il apparaît que ces organismes possèdent la capacité d’apprendre, composante cruciale de la cognition.

https://en.wikipedia.org/wiki/Stentor_(ciliate)

27/06/2024 L’hypothétique « planète neuf » pourrait être un mini-trou noir.

De plus en plus de cosmologistes pensent avoir observé, au delà des géantes gazeuses du système solaire, la présence d’une planète rocheuse semblable à la Terre. En attendant d’avoir pu l’observer directement, ils l’ont nommée « Planète neuf ».

Les frontières du systéme solaire comportent un certain nombre de planètes naines semblables à Pluton que les astronomes s’efforcent actuellement de découvrir. Mais la Planète neuf serait d’une taille plusieurs fois supérieure à celle de la Terre. Ceci peut être déduit de la façon dont son attraction gravitationnelle déforme les orbites des planètes naines observables.

Mais les astronomes, dont  Jakub Scholtz astronome théoricien à l’Université de Durham UK ne s’expliquent pas comment un objet aussi important aurait pu se former aussi loin du soleil. Ceci dit, s’il ne s’agissait pas d’une planète, que serait-ce ?

Jacob Scholtz pense que ce pourrait-être un mini-trou noir primordial, apparu peu après le Big Bang. Si ceci était exact il s’agirait d’une découverte très importante. Ce trou noir pourrait même comporter de la matière noire, matière invisible mais constituant l’essentiel de la matière de notre univers.

Son diamètre d’entrée serait de quelques centimètres.

Référence https://www.instagram.com/astro.voyagers/reel/C7zL12Xszvm/

27/06/2024 Le missile anti-navires ukrainien Neptune

Actuellement, la résistance de l’Ukraine face aux assauts russes dépend, pour partie, de l’approvisionnement en armes, et notamment en missiles, fourni par les Etats-Unis. Cela pourrait changer.

Ainsi initialement marin, le missile Neptune a été modifié et sert désormais à frapper des cibles terrestres de l’autre côté de la frontière russo-ukrainienne. comme l’indiquaient déjà certaines sources il y a quelques semaines, et comme le confirme désormais le commandement militaire ukrainien.

https://www.newsweek.com/ukraine-russia-neptune-anti-ship-missiles-krasnodar-rostov-oil-refineries-1914728

Les troupes ukrainiennes font désormais usage de Neptunes sur des cibles terrestres importantes en territoire russe, comme en Crimée occupée.

Le projectile, baptisé R-360, modifié ces derniers mois et désormais surnommé Long Neptune, est plus ou moins connu. Sa version initiale, conçue pour couler des navires, a notamment servi à couler le croiseur Moskva, ainsi que le rapportait korii. en avril 2022.

Lancé depuis la terre et non depuis les airs comme le Storm Shadow / SCALP-EG franco-britannique, le Neptune ou Long Neptune est désormais capable de viser des cibles au sol. Il serait doté d’une portée importante, de l’ordre de 400 kilomètres, comme le précisait  The War Zone en été 2023.

https://www.newsweek.com/ukraine-russia-neptune-anti-ship-missiles-krasnodar-rostov-oil-refineries-1914728

26/06/2024 Le temps serait-il une illusion quantique ?

Le temps pourrait ne pas être un élément fondamental de notre réalité. De nouvelles hypothèses suggèrent l’idée que le temps émerge du phénomène dit de l’intrication quantique. Ce terme signifie que si deux objets sont intriqués au sens de la physique quantique toute intervention sur l’un se répercute instantanément sur l’autre, quelque soit la distance qui les sépare, qu’il s’agisse de quelques centimètres dans un laboratoire ou d’une distance semblable à celle de la Terre à la Lune et au delà dans notre espace quotidien.

Pendant des siècles le temps a paru si indissociable de notre réalité qu’il n’a pas paru nécessaire de le définir . Les seuls débats portaient sur la manière de le mesurer, par la succession de la nuit au jour dans les temps préhistoriques, par des horloges de plus en plus sophistiquées aujourd’hui.

Cette perception a commencé à changer dans les années 1900. La mécanique quantique et la relativité restreinte et générale en ont donné des définitions contradictoires. Dans la relativité générale, le temps est lié à l’apparition de l’univers, d’où l’expression de l’espace-temps. Le temps peut se déformer ou s’étendre en fonction de la gravité. Au contraire, la mécanique quantique traite le temps comme un élément non malléable et qui ne change pas plus que les autres propriétés d’un objet quantique. Pour mesurer le pasage du temps, il faut un observateur qui consulte une horloge extérieure à l’objet.

Le relativité générale et la physique quantique décrivent des objets situés à des échelles profondément différentes, depuis les étoiles et les atomes. Néanmoins, puisque tous ces éléments coexistent dans un univers unique, beaucoup de physiciens considèrent que la représentation du temps devrait y être identique. Alessandro Coppo du Conseil national italien de la recherche et des collègues ont décidé d’approndir cette hypothèse .

A cette fin, ils ont représenté dans une modélisation mathématique l’horloge comme constituée d’une série de petits aimants qui sont intriqués avec un oscillateur quantique, l’équivalent quantique d’un ressort. Ils ont alors constaté que ce système pouvait être décrit comme une version de l’équation de Schrodinger , célèbre équation utilisée pour décrire le comportement des particules quantiques.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_de_Schr%C3%B6dinger,

Mais elle en différait radicalement sur un point. Alors que l’équation de Schrodinger contenait une variable que nous appelons le temps, la nouvelle équation contenait une variable qui énumérait les états quantiques des aimants

voir ci-dessous Physical Review A, doi.org/mztc

Ils répétèrent alors ces calculs, en supposant que les aimants et l’oscillateur étaient assez grands pour que les effets quantiques n’altèrent pas leurs comportements. Ils faisaient l’hypothèse que le temps pouvait être une conséquence de l’intrication quantique, même pour des objets qui paraissent classiques. L’expérience leur donna raison.

Notons que ces hypothèses et ces tests seront fondamentaux pour préciser la future loi de la Gravitation quantique

Référence

Magnetic clock for a harmonic oscillator
Alessandro Coppo, Alessandro Cuccoli, and Paola Verrucchi
Phys. Rev. A 109, 052212 – Published 10 May 2024

ABSTRACT

We present an implementation of a recently proposed procedure for defining time, based on the description of the evolving system and its clock as noninteracting, entangled systems, according to the Page and Wootters approach. We study how the quantum dynamics transforms into a classical-like behavior when conditions related to macroscopicity are met by the clock alone, or by both the clock and the evolving system. In the description of this emerging behavior finds its place the classical notion of time, as well as that of phase-space and trajectories on it. This allows us to analyze and discuss the relations that must hold between quantities that characterize the system and clock separately, in order for the resulting overall picture to be that of a physical dynamics as we mean it.

Nos remerciements à NewScientist 8 june 2024 Karmela Padavic-Callaghan