02/08/2024 Du givre d’eau sur Mars

Le givre (anglais frost) est courant sur la Terre. Il s’agit d’une forme de glace créée à partir de l’humidité de l’air dans des conditions de température inférieures à 0 °C, et par de faible vent. 

Or l’on vient de découvrit sur la planète Mars d’importantes quantités de nuages faits de vapeur d’eau glacée au dessus des anciens cratères volcaniques nombreux dans une région martienne dite Tharsis. Bien mieux ce sont des dépôts matinaux de givre sur les cratères des volcans de cette région dits Olympus, Arsia, Ascraeus Montes et Ceraunius Tholus qui ont été observés.

C’est la caméra couleur à haute résolution Colour and Stereo Surface Imaging System (https://www.cassis.unibe.ch/ embarquée sur le satellite russo-européen de l’ESA Trace Gas Orbiter qui a rendu possible cettehttps://en.wikipedia.org/wiki/Trace_Gas_Orbiter qui a rendu possible cette observation.

Les quantités d’eau observées sont considérées comme négligeables, au regard des besoins en eau d’une future mission d’exploration humaine . Mais il n’est pas exclu que ce givre soit révélateur de réserves beaucoup plus importantes de glace d’eau que l’on découvrirait par la suite.

Référence

nature  

article

Evidence for transient morning water frost deposits on the Tharsis volcanoes of Mars

 10 June 2024

Nature Geoscience 

volume 17, pages 608–616 (2024)

Evidence for transient morning water frost deposits on the Tharsis volcanoes of Mars

The present-day water cycle on Mars has implications for habitability and future human exploration. Water ice clouds and water vapour have been detected above the Tharsis volcanic province, suggesting the active exchange of water between regolith and atmosphere. Here we report observational evidence for extensive transient morning frost deposits on the calderas of the Tharsis volcanoes (Olympus, Arsia and Ascraeus Montes, and Ceraunius Tholus) using high-resolution colour images from the Colour and Stereo Surface Imaging System on board the European Space Agency’s Trace Gas Orbiter. The transient bluish deposits appear on the caldera floor and rim in the morning during the colder Martian seasons but are not present by afternoon. The presence of water frost is supported by spectral observations, as well as independent imagery from the European Space Agency’s Mars Express orbiter. Climate model simulations further suggest that early-morning surface temperatures at the high altitudes of the volcano calderas are sufficiently low to support the daily condensation of water—but not CO2—frost. Given the unlikely seasonal nature of volcanic outgassing, we suggest the observed frost is atmospheric in origin, implying the role of microclimate in local frost formation and a contribution to the broader Mars water cycle.

01/08/2024. Découverte récente concernant la matière noire (black matter)

Des astronomes font une découverte importante sur la matière noire

Des astronomes ont récemment fait une découverte majeure en observant une collision entre deux amas de galaxies. Cela a permis de mettre en évidence la présence de la matière noire, une substance invisible qui constitue une grande partie de l’univers. Cette observation fournit un aperçu précieux sur la manière dont cette substance mystérieuse interagit avec la matière ordinaire et permettra de mieux comprendre son rôle dans la structure cosmos.

La matière noire est une forme de matière qui, contrairement à la matière normale, n’émet ni ne reflète de lumière. Cela la rend invisible pour nos instruments de détection traditionnels. Il a été souvent dit par plaisanterie que si j’étais constitué de ce type de matière, vous ne me verriez pas même si nous déjeunions ensemble, mais vous pourriez me parler.

Sa présence est connue grâce à son effet gravitationnel sur les objets visibles comme les étoiles et les galaxies. La matière noire exerce une force gravitationnelle suffisante pour influencer la manière dont les galaxies se forment et se comportent. Sans elle, les galaxies se disperseraient et ne formeraient pas les grandes structures que nous observons aujourd’hui.

Selon les estimations, nous savons également désormais que la matière noire constitue environ 85 % de la matière totale de l’Univers et 27 % de sa masse-énergie totale. Toutefois, la nature de cette mystérieuse forme de matière demeure insaisissable.

Recherche de la matière noire

Des astronomes ont observé une collision entre deux amas de galaxies, appelés MACS J0018.5+1626. Ces amas sont situés à environ cinq milliards d’années-lumière de la Terre. Cela signifie que la lumière de ces amas a voyagé pendant cinq milliards d’années avant de nous atteindre.

Pour étudier cet événement, ils ont utilisé une variété de télescopes et d’observatoires. Parmi eux se trouvent les télescopes spatiaux Hubble et Chandra de la NASA, ainsi que d’autres instruments comme l’observatoire submillimétrique de Caltech, l’observatoire WM Keck et l’observatoire Planck. Ils ont fourni des données cruciales en capturant des images et en mesurant les émissions de lumière et de gaz.

Les données ont été collectées sur plusieurs années et ont nécessité une analyse complexe. Les astronomes ont examiné les changements dans la lumière provenant des étoiles et le comportement du gaz chaud pour déterminer comment la matière noire se déplace et interagit lors de telles collisions. Ils ont utilisé des phénomènes comme l’effet Sunyaev-Zel’dovich (SZ) qui mesure les décalages de la lumière cosmique causés par le gaz chaud en mouvement, pour évaluer la vitesse et la direction du mouvement des différents types de matière.

https://en.wikipedia.org/wiki/Sunyaev%E2%80%93Zeldovich_effect

Ils ont constaté que malgré la violence de la collision entre les amas de galaxies, les galaxies individuelles elles-mêmes sont restées relativement intactes. Ce phénomène peut être expliqué par l’immensité de l’espace entre les galaxies qui est suffisamment vaste pour qu’elles ne se percutent pas directement, même lors de telles collisions cosmiques. En revanche, les débris générés par la collision, tels que le gaz chaud et la matière normale, ont été fortement perturbés par l’impact. Le gaz, chauffé à des températures extrêmes, a été éjecté et dispersé, et les structures de matière normale ont été déformées par la force de la collision.

Ce qui rend cette observation particulièrement intéressante, c’est le comportement de la matière noire durant l’événement. Contrairement à la matière normale, la matière noire semble en effet avoir traversé les débris de la collision presque sans être affectée. Cette invisibilité en situation de collision est analogue à celle d’un fantôme traversant des objets physiques sans interagir avec eux. Ce phénomène est crucial, car il démontre que la matière noire n’interagit pas avec la matière normale de la même manière. Elle semble en effet ne pas subir les forces de friction et de pression qui affectent les particules classiques, ce qui lui permet de se déplacer indépendamment des perturbations causées par la collision.

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour l’étude de cette substance. En comprenant mieux comment elle se comporte dans des situations extrêmes, les scientifiques espèrent en effet pouvoir dévoiler davantage de ses propriétés mystérieuses. Cette connaissance pourrait également nous aider à comprendre comment les grandes structures de l’Univers, comme les galaxies et les amas de galaxies, se sont formées et ont évolué.

L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal. Voir ci-dessous

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Published June 20, 2024 |

ICM-SHOX. I. Methodology Overview and Discovery of a Gas–Dark Matter Velocity Decoupling in the MACS J0018.5+1626 Merger

Silich, Emily M., Elena Bellomi, Jack Sayers, John ZuHone, Urmila Chadayammuri, Sunil Golwala, David Hughes, et al. 2024..

Astrophysical Journal 968 (2): 74. https://doi.org/10.3847/1538-4357/ad3fb5.

Abstract

Galaxy cluster mergers are rich sources of information to test cluster astrophysics and cosmology. However, cluster mergers produce complex projected signals that are difficult to interpret physically from individual observational probes. Multi-probe constraints on the gas and dark matter (DM) cluster components are necessary to infer merger parameters that are otherwise degenerate. We present Improved Constraints on Mergers with SZ, Hydrodynamical simulations, Optical, and X-ray (ICM-SHOX), a systematic framework to jointly infer multiple merger parameters quantitatively via a pipeline that directly compares a novel combination of multi-probe observables to mock observables derived from hydrodynamical simulations. We report a first application of the ICM-SHOX pipeline to MACS J0018.5+1626, wherein we systematically examine simulated snapshots characterized by a wide range of initial parameters to constrain the MACS J0018.5+1626 merger geometry. We constrain the epoch of MACS J0018.5+1626 to the range 0–60 Myr post-pericenter passage, and the viewing angle is inclined ≈27°–40° from the merger axis. We obtain constraints for the impact parameter (≲250 kpc), mass ratio (≈1.5–3.0), and initial relative velocity when the clusters are separated by 3 Mpc (≈1700–3000 km s−1). The primary and secondary clusters initially (at 3 Mpc) have gas distributions that are moderately and strongly disturbed, respectively. We discover a velocity space decoupling of the DM and gas distributions in MACS J0018.5+1626, traced by cluster-member galaxy velocities and the kinematic Sunyaev–Zel’dovich effect, respectively. Our simulations indicate this decoupling is dependent on the different collisional properties of the two distributions for particular merger epochs, geometries, and viewing angles.

01/08/2024 A la recherche de la gravité quantique.

Sur cette question d’actualité, mais difficile, Lucien Hardy propose un commentaire, dont nous extrayons les passages-ci dessous. L’auteur est un physicien théoricien franco-canadien, présentement rattaché au Perimeter Institute for Theoretical Physics Waterloo, Canada.

Parmi les deux grandes théories physiques du XXe siècle — la physique quantique et la relativité générale —, la physique quantique est célèbre pour son caractère étrange. Elle est régie par des probabilités : elle ne dit pas ce qui va se produire, mais elle donne une gamme de résultats et une certaine mesure de la probabilité de chacun. Ses caractéristiques comprennent notamment : l’intrication, selon laquelle deux  parties d’un système quantique sont en corrélation si étroite qu’elles semblent s’influencer l’une l’autre de manière instantanée, même à de grandes distances; la superposition, selon laquelle un système quantique est dans deux états à la fois.

 La physique quantique nous amène à penser à la réalité d’une autre manière De fait, elle nous laisse dans l’incertitude sur la manière dont il faut appréhender la réalité.

La relativité générale aborde des questions concernant l’espace et le temps. L’espace-temps nous dit quels événements surviennent d’abord, lesquels surviennent ensuite, et lesquels ont des liens d’antériorité et de postériorité les uns avec les autres.  Comme l’espace-temps n’est pas fixe, ces relations ne le sont pas non plus. Supposons qu’il y ait ici une masse et qu’elle bouge dans une direction. Elle pourrait affecter l’ordre des événements différemment que si elle bougeait dans une autre direction. La structure causale est donc dynamique. 

Donc, si la relativité générale et la physique quantique sont toutes deux conservatrices sous certains aspects et radicales sous d’autres aspects, que se passe-t-il lorsqu’on les combine?

Depuis des décennies, les physiciens recherchent une théorie unique conjuguant la physique quantique et la relativité générale comme si elles étaient les deux  faces d’une même médaille. Cette théorie combinée encore à découvrir porte généralement le nom de gravitation quantique.

 Il semble qu’une théorie de la gravitation quantique devrait adopter les caractéristiques radicales des deux  théories. Une théorie hypothétique de la gravitation quantique pourrait avoir à la fois la nature probabiliste de la physique quantique et la structure causale dynamique de la relativité générale.

 En physique quantique, nous avons cet effet amusant selon lequel si une particule peut aller dans une direction ou une autre, elle va d’une certaine manière dans les deux  directions à la fois. Appelons cela l’indéfinitude quantique. La particule est-elle ici ou est-elle là? Non, elle est d’une certaine manière aux  endroits en même temps. Sa position est indéfinie. »

En physique quantique, toute grandeur variable est susceptible d’être ainsi définie. Selon la conception de la gravitation quantique exposée ici, la structure causale peut varier. Par conséquent, elle peut être indéfinie. Il s’agit d’une notion déconcertante : un événement peut se produire à la fois avant et après un autre. Le temps et l’espace commencent à perdre leur identité, beaucoup plus qu’ils ne le faisaient y compris dans la relativité générale.

 On se trouve tout à coup en terrain inconnu,. Ce qui survient avant et après n’est plus défini. Dans un tel monde on ne pourrait plus dire « décrivons le monde à un moment donné et faisons-le évoluer dans le temps’ » parce que cela supposerait une structure causale définie; qu’il y a une scène dotée d’une horloge. Mais cette manière de penser est tout simplement impossible.

Si la gravitation quantique est une telle terre inconnue, comment les physiciens peuvent-ils s’y retrouver?

En 1905, Einstein a publié un article, intitulé dans sa version française De l’électrodynamique des corps en mouvement, qui présentait la théorie qui allait s’appeler la relativité restreinte. C’était une avancée, mais Einstein s’est vite rendu compte qu’elle n’était pas compatible avec les théories newtoniennes de la gravitation. Comme la physique quantique et la relativité générale aujourd’hui, la relativité restreinte et la gravitation newtonienne faisaient des prédictions exactes et réussissaient l’épreuve de l’expérience, mais elles reposaient sur des hypothèses fondamentalement différentes. On ne pouvait pas utiliser les deuc  théories en même temps.

Einstein savait qu’il avait besoin d’une théorie plus profonde — qui ressemblait à la gravitation lorsqu’on la tournait dans un sens, et à l’électrodynamique des corps en mouvement lorsqu’on la tournait dans l’autre sens. La percée est survenue en 1907, lorsqu’Einstein a eu ce qu’il a appelé « l’idée la plus heureuse de sa vie ».

« Imaginons, a-t-il écrit, qu’un travailleur juché sur le toit d’une maison perde pied. Pendant sa chute libre, tout ce qu’il avait dans les mains (un coffre à outils, par exemple) tomberait avec lui. Par conséquent, de son point de vue, la gravité semblerait ne pas exister. » Ici Einstein disait que la chute libre équivalait à être en dehors de la gravité. Il a approfondi cette idée jusqu’à ce qu’elle prenne la forme d’un énoncé formel appelé principe d’équivalence.

Le principe d’équivalence a été le point de départ d’une nouvelle théorie de la gravitation : la relativité générale. Le problème d’aujourd’hui, pour combiner la physique quantique et la relativité générale, a la même structure que celui auquel Einstein était confronté.

On peut aborder le principe d’équivalence d’Einstein à l’aide d’une expérience de pensée. Imaginons une astronaute qui se réveille dans une boîte sans fenêtre. Ce pourrait être un ascenseur en chute libre sur terre ou une capsule flottant loin dans l’espace. Comme il n’y a pas de fenêtre, l’astronaute ne peut pas en être certaine. Elle se sent en apesanteur. Si elle lance une pomme, celle-ci semble bouger en ligne droite, sous l’influence de sa seule force d’inertie. Si l’astronaute lâche le crayon qu’elle tient dans la main, celui-ci semble flotter. L’astronaute est-elle dans l’espace, loin de l’influence de la gravité terrestre? Ou est-elle dans un ascenseur en train de tomber, voyant son crayon flotter comme la boîte à outils du travailleur qui tombait avec lui? Il n’y a aucun moyen de le savoir. Du point de vue de la physique, les deux  situations sont équivalentes.

On pourrait aussi dire qu’il est toujours possible de trouver un cadre de référence tel que, localement, il n’y a que le mouvement inertiel et qu’on peut ignorer la gravité, . Cela ne fonctionne pas sur une grande distance, mais à l’intérieur de la boîte, qui n’est pas trop grande, tout semble se déplacer en ligne droite, de manière exclusivement inertielle. Le principe d’équivalence est donc une manière de maîtriser la gravité en la réduisant à un mouvement inertiel.

Pourrait-on trouver quelque chose de semblable pour maîtriser une structure causale indéfinie? Il faut essayer . J’ ai (Lucien Hardy) défini ce que j’appelle le « principe d’équivalence quantique ». Selon le principe d’équivalence d’Einstein, il y a toujours un moyen d’ignorer localement la gravité. Selon le principe d’équivalence quantique évoqué ici, il y a toujours un moyen d’ignorer localement une structure causale indéfinie.

Ou, pour l’énoncer d’une manière plus formelle : « En tout point, il est possible de trouver un système de coordonnées quantiques par rapport auquel, au voisinage de ce point, la structure de causalité est définie. »

ooooooooooooooooooooooooo………

Depuis 3 ans qu’il a énoncé cette idée, Lucien Hardy travaille à définir ce que serait exactement un système de coordonnées quantiques. L’an dernier, il a publié un article décrivant une possibilité qui pourrait fonctionner. Ce n’est peut-être ni la seule ni la meilleure version d’un système de coordonnées quantiques, mais cela suffit pour explorer la chose plus en profondeur et pour montrer comment un tel système de coordonnées peut permettre d’obtenir une structure causale définie au voisinage d’un point — et apprivoiser un peu l’étrangeté de la gravitation quantique. Bref, c’est un espace libre qui marque le début d’une voie d’exploration.

Il y a peut-être plusieurs voies permettant d’aborder la gravitation quantique. Après tout, c’est une contrée inconnue dans laquelle les physiciens se perdent depuis 80 ans. Il y a des décennies que deux2 domaines de recherche — la théorie des cordes et la gravitation quantique à boucle — tentent de cartographier ce territoire. Et ce ne sont pas les seules voies : de la sûreté asymptotique à la dynamique des formes, en passant par la supergravité, le sujet donne lieu à bien des théories.

Mais la voie proposée par Lucien Hardy est nouvelle, tout en étant ancienne. « Einstein s’est servi d’une idée — le principe d’équivalence — et d’une forte dose de génie pour aboutir à la théorie de la relativité générale, dit-il. Pouvons-nous faire quelque chose de semblable? Pouvons-nous adopter la même démarche? »

Voir aussi New Scientist In search of quantm gravity numero 30
28 oct 2023

31/07/2024 L’espace-temps est-il quantique ?

Si l’on pouvait vider l’univers de son contenu, que resterait-il ? L’espace-temps. Mais que signifie ce terme ? Pour la théorie générale de la relativité due à Albert Einstein l’espace-temps n’existe pas en lui- même. Il est défini par la masse et l’énergie, lesquelles donnent naissance à la gravité. De plus les équations d’Einstein sont continues ce qui signifie que l’espace temps est régulier.

Aujourd’hui cependant beaucoup de physiciens considèrent que l’espace-temps doit obéir aux lois de la mécanique quantique qui gouvernent le comportement des particules sub-atomiques et des champs. Dans ce cas, il pourrait être quantifié, c’est décomposé en parties discrètes, comme toutes les choses du monde matérielle.

Malheureusement, nous n’avons pas de preuve directes que l’espace-temps puisse être quantifié. Dans ce cas en effet, ses composantes élémentaires seraient si petites qu’il serait impossible de les observer directement.

Ne restent que les observations indirectes. A cette fin, des physiciens ont imaginé récemment une série d’expériences qui pourraient répondre une fois pour toutes à la question de savoir si l’espace-temps pourrait, comme la lumière, être « pixélisé ».

C’est ainsi que le physicien italien Giovanni Amelino-Camelia de l’Université de Naples, avait présenté en juin 2023 une série d’expériences portant sur les neutrinos. Il s’agit de particules fondamentales si légères qu’elles ont de la peine à interagir avec d’autres particules matérielles et que l’on suppose provenir de galaxies lointaines.

Dans un espace classique, autrement dit non quantifié, elles devraient se déplacer à des vitesses proches de celle de la lumière. Mais dans certaines hypothèses relatives à l’existence d’une espace-temps quantique, leur vitesse devrait dépendre de leur énergie.

En observant des neutrinos détectés par le Ice Cub Neutrino Observatory situé dans l’Antarctique, Amelio-Camelino et son équipe remarquèrent des neutrinos paraissant avoir des trajectoires plus ou moins rapides en dépit de leurs origines communes. Cela ne mettait-il pas en évidence l’existence d’un espace-temps quantifié  où les trajectoires fluctuent selon les distances ?

Dans ce cas, l’Observatoire Interférométrique d’ondes gravitationnel LIGO devrait être assez sensible pour pouvoir détecter ces rides dans l’espace temps que certains qualifient déjà de gravitons. Les expériences vont continuer.

(à suivre)

31/07/2024 La vie est-elle apparue sur Terre par émergence à partir de la soupe chimique primordiale?

Le problème de l’apparition de la vie sur la Terre il y a environ 4 milliards d’années, n’est toujours pas résolu. Serait-ce à la suite d’une synthèse entre certains des éléments composant ce que les chercheurs nomme la soupe chimique primordiale, ou bien d’un apport de virus provenant de planètes extra-solaires transportés sur Terre par des astéroides.

Voir https://korii.slate.fr/tech/espace-sante-scientifiques-alertent-risque-contamination-extraterrestre-virus-pathogenes

Quoiqu’il en soit, l’hypothèse de la synthèse vient d’être confortée par une expérience que relatent des informaticiens de Google (référence ci-dessous) Ils ont réussi à faire émerger une forme de vie artificielle provenant de la rencontre au hasard d’un grand nombre de données numériques plus simples. Ils avaient imaginé des expériences au cours desquelles des millions de données numériques élémentaires incapables de se reproduire seules pouvaient se rencontrer au hasard. Ils ont la surprise de voir apparaître des programmes complexes auto-réplicants qui petit à petit ont empli tout l’espace de travail. De nouveaux types de réplicateurs plus complxes sont apparus par la suite, éliminant les instructions plus simples.

Il existe déjà des simulations telles que celles proposées par le Game of Life (https://playgameoflife.com/). Mais celles-ci obéissent à des règles formelles définies à l’avance. Ceci n’a pas été le cas de l’expérience relatée ici.

Faut-il en conclure que, les mêmes causes entrainant les mêmes effets des formes de vie de plus en plus intelligentes seraient apparues ou apparaîtraient dans tous les « espaces habitables », ou ZH de la galaxie ?

Référence

[Submitted on 27 Jun 2024]

Computational Life: How Well-formed, Self-replicating Programs Emerge from Simple Interaction

Blaise Agüera y Arcas,….

The fields of Origin of Life and Artificial Life both question what life is and how it emerges from a distinct set of « pre-life » dynamics. One common feature of most substrates where life emerges is a marked shift in dynamics when self-replication appears. While there are some hypotheses regarding how self-replicators arose in nature, we know very little about the general dynamics, computational principles, and necessary conditions for self-replicators to emerge. This is especially true on « computational substrates » where interactions involve logical, mathematical, or programming rules. In this paper we take a step towards understanding how self-replicators arise by studying several computational substrates based on various simple programming languages and machine instruction sets. We show that when random, non self-replicating programs are placed in an environment lacking any explicit fitness landscape, self-replicators tend to arise. We demonstrate how this occurs due to random interactions and self-modification, and can happen with and without background random mutations. We also show how increasingly complex dynamics continue to emerge following the rise of self-replicators. Finally, we show a counterexample of a minimalistic programming language where self-replicators are possible, but so far have not been observed to arise.



Subjects:Neural and Evolutionary Computing (cs.NE); Artificial Intelligence (cs.AI)


Cite as:arXiv:2406.19108
 (or arXiv:2406.19108v1
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2406.19108

30/07/2024 Vivons nous dans une gigantesque simulation ?

La question n’est pas nouvelle.Cependant il est intéressant de l’aborder à la lumière des modernes sciences et technologies de l’information.Physicien ayant précédemment travaillé pour la NASA, Thomas Campbell a publié en 2017 un article dans lequel il décrit une série de cinq expériences conçues pour nous permettre d’obtenir une réponse claire à cette interrogation.

L’article en question, publié par The International Journal of Quantum Foundations, dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract, a fait réfléchir certains scientifiques de l’université polytechnique de Californie (CalPoly), Ils commenceraient à réaliser certaines des expériences suggérées par Thomas Campbell. Voir https://futurism.com/the-byte/former-nasa-scientist-experiment-live-in-simulation

Par aillzurs, Thomas Campbell a créé une organisation à but non lucratif, le The Center for the Unification of Science and Consciousness (CUSAC ) https://www.cusac.org/ ouCentre pour al’unification de la science et de la conscience (CUSAC), afin de contribuer au financement de la réalisation des expériences.

Parmi celles-ci on trouve une nouvelle version de l’expérience de la double fente, réalisée pour la première fois en 1801 par Thomas Young. En résumé, l’expérience originelle consiste à créer des interférences entre deux faisceaux de lumière issus d’une même source en les faisant passer par deux minuscules trous percés dans un plan opaque. Il s’agit de montrer comment la lumière et la matière peuvent agir à la fois comme des ondes et des particules.

L’hypothèse de Thomas Campbell ‘est que si on supprime le regard de l’observateur, alors les informations enregistrées au cours de ces expériences n’existent pas. En d’autres termes, cela reviendrait à affirmer qu’en l’absence de tout joueur, un jeu vidéo n’existe pas. Le physicien résume son idée en affirmant que l’univers est uniquement «participatif».

Il n’est évidemment pas le premier à se poser ce genre de question et à proposer des hypothèses de simulation. En 2003, le philosophe suédois Nick Bostrom

développait l’idée suivante: si nous progressons suffisamment sur le plan technologique, nous finirons probablement par simuler nos ancêtres… Qui eux-mêmes finiront par progresser suffisamment pour simuler les leurs. Et ainsi de suite. Or, suivant cette idée, il n’y a aucune raison pour que nous ne fassions pas, nous aussi, partie de l’une de ces couches successives de réalité simulée.

Les points de vue de Campbell et Bostrom divergent sur au moins un point: contrairement à son prédécesseur scandinave, le physicien américain affirme que notre «conscience n’est pas un produit de la simulation: elle est fondamentale pour la réalité». Et il en profite pour souligner que selon lui, la réalisation de ses cinq expériences pourrait «remettre en question la compréhension conventionnelle de la réalité et découvrir des liens profonds entre la conscience et le cosmos». Inutile d’ajouter que nul malheureusement n’a encore proposé de théories acceptables concernant la conscience ; que ce soit chez l’humain ou dans l’univers

Référence

On Testing the Simulation Theory

Published by International Journal of Quantum Foundations on June 17, 2017 

Volume 3, Issue 3, pages 78-99

Tom Campbell , Houman Owhadi  Joe Sauvageau  and David Watkinson 

Can the theory that reality is a simulation be tested?

We investigate this question based on the assumption that if the system performing the simulation is finite (i.e. has limited resources), then to achieve low computational complexity, such a system would, as in a video game, render content (reality) only at the moment that information becomes available for observation by a player and not at the moment of detection by a machine (that would be part of the simulation and whose detection would also be part of the internal computation performed by the Virtual Reality server before rendering content to the player). Guided by this principle we describe conceptual wave/particle duality experiments aimed at testing the simulation theory.

Posted in Volume 3, Issue 3, July 2017

30/07/2022 Découverte majeure sur l’histoire de la Voie Lactée

Des astronomes étudiant le cœur de notre galaxie ont découvert deux structures gigantesques qui n’avaient jamais été observées auparavant. Ces vastes « flux » d’étoiles contiennent chacun la masse de dix millions de soleils et sont vieilles d’au moins treize milliards d’années. Ils couvrent de larges pans de la galaxie et pourraient compter parmi les premiers éléments constitutifs de celle-ci.

Les scientifiques de l’Institut Max Planck d’astronomie (MPIA) ont nommé ces deux structures Shiva et Shakti en hommage au couple divin hindou dont l’union aurait apporté l’harmonie à l’univers. Ces nouveaux courants stellaires semblent avoir fusionné avec la Voie lactée il y a entre douze et treize milliards d’années, alimentant ainsi la croissance de notre galaxie.

« Ce qui est vraiment étonnant, c’est que nous pouvons détecter ces structures anciennes« , a déclaré l’auteur principal de l’étude, Khyati Malhan, astrophysicien à la MPIA, dans un communiqué. « La Voie lactée a tellement changé depuis la naissance de ces étoiles que nous ne nous attendrions pas à les reconnaître aussi clairement en tant que groupe. »

Les chercheurs ont repéré les structures cosmiques à l’aide du télescope spatial Gaia de l’Agence spatiale européenne.

 Les deux structures contiennent des étoiles extrêmement pauvres en métaux, ce qui signifie qu’elles manquent des éléments plus lourds forgés par la fusion stellaire plus tard dans l’histoire de l’univers. Autrement dit, Shiva et Shakti contiennent probablement certaines des étoiles les plus anciennes de la Voie lactée, faisant d’eux l’un des premiers éléments constitutifs de l’évolution de la galaxie.

 La découverte des structures stellaires Shiva et Shakti par les astronomes de l’Institut Max Planck d’astronomie marque une avancée exceptionnelle dans notre compréhension de l’histoire de la Voie lactée. Ces vastes flux d’étoiles, âgés de treize milliards d’années, témoignent des premières étapes de la formation de notre galaxie. Identifiés grâce aux observations du télescope spatial Gaia, ces courants d’étoiles ont fusionné avec la Voie lactée il y a des milliards d’années, jouant un rôle crucial dans son évolution et sa croissance.

Les étoiles de Shiva et Shakti, parmi les plus anciennes de notre galaxie, offrent une fenêtre unique sur les processus de fusion galactique et d’accumulation de matière qui ont façonné la Voie lactée. Leur analyse révèle non seulement des orbites distinctes mais aussi une composition pauvre en métaux, soulignant leur ancienneté. La continuité des études sur ces courants stellaires permettra aux astronomes de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à la formation et à l’évolution de notre galaxie.

Référence

Shiva and Shakti: Presumed Proto-Galactic Fragments in the Inner Milky Way

Khyati Malhan and Hans-Walter Rix

Published 2024 March 21 • © 2024. Published by the American Astronomical Society.
The Astrophysical JournalVolume 964Number 2

Abstract

Using Gaia Data Release 3 astrometry and spectroscopy, we study two new substructures in the orbit–metallicity space of the inner Milky Way: Shakti and Shiva. They were identified as two confined, high-contrast overdensities in the (Lz, E) distribution of bright (G < 16) and metal-poor (−2.5 < [M/H] < − 1.0) stars. Both have stellar masses of M ≳ 107M, and are distributed on prograde orbits inside the solar circle in the Galaxy. Both structures have an orbit-space distribution that points toward an accreted origin; however, their abundance patterns—from APOGEE—are such that are conventionally attributed to an in situ population. These seemingly contradictory diagnostics could be reconciled if we interpret the abundances [Mg/Fe], [Al/Fe], [Mg/Mn] versus [Fe/H] distribution of their member stars merely as a sign of rapid enrichment. This would then suggest one of two scenarios. Either these prograde substructures were created by some form of resonant orbit trapping of the field stars by the rotating bar; a plausible scenario proposed by Dillamore et al. Or, Shakti and Shiva were protogalactic fragments that formed stars rapidly and coalesced early, akin to the constituents of the poor old heart of the Milky Way, just less deep in the Galactic potential and still discernible in orbit space.

29/07/2024 Donald Trump se désolidarise d’avec le Projet 2024

« Je ne connais rien au Projet 2024. Je ne sais qui est derrière. Je ne suis pas d’accord avec la plupart de leurs propos. Certains d’entre eux sont d’un ridicule abyssal. Je leur souhaite bonne chance, mais je n’ai rien à voir avec eux ».

C’est ce que vient de faire savoir l’ancien président dans un message vendredi dernier.

Le Project 2025 est une initiative de l’ Heritage Foundation, un think tank conservateur visant à promouvoir des changements significatifs dans les compétences et l’organisation du gouvernement fédéral au cas où Donald Trump l’emporterait lors des prochaines élections présidentielles de 2024.

Son objectif est de bâtir un programme conservateur détaillé et de s’assurer que des fonctionnaires loyaux seront en place à tous les niveaux de l’administration fédérale pour veiller à sa bonne exécution dès les premiers jours.

Le projet propose le licenciement des fonctionnaires fédéraux qui ne soutiendraient pas les objectifs du projet. Ceux-ci sont détaillés dans des documents annexes. Il s’agira de supprimer le Department of Education, réduire les ambitions de la protection sociale (Medicare, Medicaid, Social Security), cesser le soutien aux énergies renouvelables et subventionner au contraire les industries faisant appel à l’énergie fossile, charbon, pétrole et gaz.

La recherche de la « diversité » et de l' »inclusion » dans les administrations fédérales, notamment par la promotion de personnels féminins ou de couleur, sera abandonnée.

Les représentants du Projet ont plusieurs fois répété qu’ils ne s’exprimaient pas au nom d’un candidat ou d’un parti, mais d’une coalition de 110 groupes ou organisations se revendiquant comme les soutiens du Parti Conservateur

29/07/2024 Les bonnes relations entre Narendra Modi et Vladimir Poutine

C’est, pour l’Inde, un moment historique. Pour la deuxième fois de son histoire, un Premier ministre enchaîne trois mandats d’affilée. Le premier à avoir réalisé cet exploit est Jawaharlal Nehru, le père de l’indépendance, qui a dirigé le pays de 1947 à 1964. Le second à être parvenu à gagner la confiance des Indiens à trois reprises est Narendra Modi, arrivé en tête des dernières élections législatives

Le leader hindou s’est mis en tête d’effacer l’héritage de Nehru pour imposer son propre style, à savoir engager de grandes réformes économiques tout en faisant la promotion de l’hindutva , l’idéologie nationaliste hindoue, à rebours de la laïcité chère à Nehru.

« Ce troisième mandat sera celui des grandes décisions. Le pays va écrire un nouveau chapitre de son développement. Je vous le garantis », a déclaré Modi devant ses supporters après la publication des résultats.

En attendant, les relations de Modi avec Vladimir Poutine, déjà bonnes, ne feront que s’améliorer. Lors d’une rencontre de deux jours à Novo-Ogaryovo, Région de Moscou, , le 8 juillet 2024, les deux leaders avaient décidé d’organiser le paiement comptant des opérations commerciales entre l’Inde et la Russie en monnaies nationales plutôt qu’en dollars .

Par ailleurs et surtout Modi avait annoncé qu’il participera personnellement au prochain sommet des BRICS à Kazan en octobre . Les BRICS veulent mettre en place une plateforme leur permettant de régler leurs transactions mutuelles en monnaies nationales. Autrement dit qui leur permettrait de se passer du système de paiement occidental dit SWIFT dominé par les Etats-Unis. L’appui de l’inde ne passera pas inaperçu, considérant l’importance et la variété de ses transactions internationales.

Les occidentaux n’ont pas manqué de remarquer que la visite de Modi à Moscou se tenait au moment précis où l’Otan recherchait de nouveaux moyens permettant de combattre la Russie sur le front ukrainien. .

On trouvera ici la copie de la déclaration commune du 9 juillet ayant suivi la rencontre Modi-Poutine. On ne saurait mieux dire.

https://www.mea.gov.in/bilateral-documents.htm?dtl/37940/Joint_Statement_following_the_22nd_IndiaRussia_Annual_Summit

29/07/2024 Le mystère des pièces d’argent médiévales résolu

  • Une étude récente a précisé les origines de l’argent utilisé pour la fabrication des pièces de monnaie au début de la période médiévale en Europe. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé la composition chimique de 49 pièces frappées entre 660 et 820 apr. J.-C., provenant de ce qui est aujourd’hui l’Angleterre, les Pays-Bas, la Belgique et le nord de la France.
  • Entre 660 et 820 après J.-C., l’Europe médiévale a vu une augmentation significative de l’utilisation de la monnaie en argent, notamment dans le nord-ouest. Cependant, la source précise de cette matière est longtemps restée inconnue.

Pour préciser cette origine, des chercheurs ont récemment utilisé une technique appelée analyse par ablation laser. Cette méthode permet de creuser une infime zone de la pièce, révélant ainsi sa composition chimique et son origine. Les résultats ont révélé que la matière utilisée pour fabriquer les pièces provenait de deux sources distinctes, en fonction de leur âge.

Les pièces les plus anciennes, datant de 660 à 750 apr. J.-C., utilisaient de l’argent extrait de la région méditerranéenne orientale, dans les limites de ce qui était alors l’Empire byzantin. Il s’agissait probablement d’argent fondu à partir d’objets en argent byzantins de valeur. Cette découverte, qui a surpris les chercheurs, souligne les liens étroits entre Byzance et l’Angleterre anglo-saxonne à cette époque.

En revanche, les pièces de monnaie ultérieures, datant de 750 à 820 apr. J.-C., semblaient principalement utiliser de l’argent fraîchement extrait de Melle, en France. Cette transition vers l’argent de Melle a été particulièrement marquée après une réforme monétaire menée par Charlemagne en 793 apr. J.-C., soulignant l’impact des facteurs politiques et administratifs sur la diffusion de cet argent. l’utilisation de l’argent provenant de la région méditerranéenne orientale, dans ce qui était alors l’Empire byzantin, témoigne des liens commerciaux étroits entre les différentes régions de l’Europe au début du Moyen Âge.

Le pivotement vers l’argent de Melle en France reflète également la dépendance croissante des royaumes anglais à l’égard de leurs voisins francs. Cette transition vers l’utilisation de l’argent extrait de Melle suggère ainsi des dynamiques politiques et économiques complexes entre les différents royaumes et régions de l’Europe occidentale.

https://www.cambridge.org/core/journals/antiquity/article/byzantine-plate-and-frankish-mines-the-provenance-of-silver-in-northwest-european-coinage-during-the-long-eighth-century-c-660820/EE2DE1D7955D055FA4225257755BF340