27/09/2024. Pourquoi l’Homme de Néandertal a-t-il disparu ?




Les raisons de la disparition de Néandertal font encore débat, et aucune hypothèse n’est parvenue à faire consensus. De -400 000 à -40 000 ans environ, Néandertal peuplait une bonne partie de l’Europe et de l’Asie. Ces représentants du genre Homo ont été les premiers humains préhistoriques découverts au 19e siècle. Ils ont longtemps côtoyé Homo sapiens  avant leur 
extinction.

De plus il apparaît aujourd’hui qu’ils avaient inventé l’outil de pierre, le langage symbolique et peut-être le feu pour chauffer les cavernes où ils s’abritaient. Pour ces raisons, entre autres, les hypothèses autour de leur disparition sont toujours nombreuses.

Hypothèses

Plusieurs hypothèses ont été avancées sur la disparition de cette espèce. Certains scientifiques ont pu émettre l’idée qu’Homo sapiens était plus adapté que lui à son environnement, et plus intelligent. Mais cette supposition, considérée comme trop simpliste, a été écartée : l’étude des restes fossiles montre, en effet, qu’il avait sûrement des capacités cognitives proches des nôtres. Il était tout aussi capable qu’Homo sapiens de s’adapter à son environnement.

D’autres théories ont tenté d’expliquer l’extinction de Néandertal par l ‘ apparition d’une maladie spécifique à cette espèce ou par ou par la diminution de leur fertilité ou par des guerres avec Homo sapiens  avec Homo sapiens. Or, aucune maladie n’aurait pas pu être à l’origine de la disparition des Néandertaliens puisque leur déclin n’a pas été brutal.

Aucune preuve n’est venue étayer la seconde hypothèse : la cohabitation entre Néandertal et Homo sapiens s’est  passée sans guerre notables et les données génétiques provenant d’analyses du génome de Néandertal ont permis de montrer que la population était déjà en décroissance démographique avant l’arrivée de Sapiens sur le territoire. Enfin, l’hypothèse de la baisse de la fertilité n’est pas démontrable.

Deux lignées de Néanderthaliens

En septembre 2024, une équipe de recherche a annoncé dans la revue Cell Genomics, la découverte d’un corps néandertalien dans la grotte Mandrin, un site préhistorique qui se trouve dans la Drôme. Ce type de découverte est rarissime : la dernière fois que des restes néandertaliens ont été exhumés en France remonte à 1978.

Les fouilles archéologiques ont mis au jour une trentaine de dents, des os de mandibule, des phalanges ou des fragments de crâne. L’individu a été surnommé Thorin, en référence à un personnage du Hobbit de J. R. R. Tolkien.

D’après les analyses génétiques, il appartiendrait à une population jusqu’alors inconnue de l’espèce Homo neanderthalensis. Thorin pourrait alors correspondre à une branche différente de néandertaliens. Mais rien en fait ne confirme l’isolement génétique de cette population .

Celui-ci est peu probable. Comment croire que ces néanderthaliens ne se soient pas déplacés pendant des dizaines de milliers d’années. Or, aucun site préhistorique, que ce soit La Ferrassie, Saint-Césaire ou Goyet en Belgique, ne montre une continuité de stationnement pendant autant de temps .

De plus, le fait que ces populations soient assez éloignées les unes des autres ne veut pas dire qu’il n’y avait pas des échanges de gènes entre elles , échanges qui relèveraient de simples échanges sexuels entre les groupes.

Or les données génétiques de Thorin, bien que remarquables pour un reste humain ancien, ne sont peut-être pas d’assez bonnes qualité pour détecter de tels mélanges. On ne peut doc pas conclure qu’il n’y avait pas eu des échanges avec les autres populations. Par ailleurs, les comparaisons ont été réalisées sur des populations néandertaliennes qui n’étaient pas contemporaine les une des autres.

Qu’en est-il de la consanguinité  et des dégénérescences pouvant en provenir? Comme c’est le cas chez d’autres populations de Néandertaliens, la consanguinité était présente au sein de celles-ci. « Cela ne signifie pas pour autant qu’il y avait des unions entre apparenté très proche, entre cousins ou frères et sœurs. Quand on analyse une population de petite taille, on retrouve forcément plus de consanguinité que dans une grande population.

Or, si les Néandertaliens étaient plutôt des populations de petite taille il est difficile d’en faire véritablement une cause de leur extinction au regard du peu d’éléments dont nous disposons à ce jour.

Pour conclure, plusieurs hypothèses ont été avancées sur la disparition de cette espèce. Certains scientifiques ont pu émettre l’idée qu’Homo sapiens était plus adapté que lui à son environnement, et plus intelligent. Mais cette supposition, considérée comme trop simpliste, a été écartée : l’étude des restes fossiles montre, en effet, qu’il avait sûrement des capacités cognitives proches des nôtres. Il était tout aussi capable qu’Homo sapiens de s’adapter à son environnement.

Images

https://www.gettyimages.fr/photos/neanderthal

Texte de référence

Long genetic and social isolation in Neanderthals before their extinction Ludovic SlimakTharsika Vimala Andaine Seguin-Orlando, Olivier Dutour18, Thomas Higham∙ Martin Sikora

We present the discovery of a Neanderthal body and its genome• It is one of the last representatives of these populations in Eurasia. It belongs to an unknown lineage, isolated for 50 ka . It is similar to Gibraltar Neanderthals, with whom it forms a specific branch

Summary

Neanderthal genomes have been recovered from sites across Eurasia, painting an increasingly complex picture of their populations’ structure that mostly indicates that late European Neanderthals belonged to a single metapopulation with no significant evidence of population structure. Here, we report the discovery of a late Neanderthal individual, nicknamed “Thorin,” from Grotte Mandrin in Mediterranean France, and his genome. These dentognathic fossils, including a rare example of distomolars, are associated with a rich archeological record of Neanderthal final technological traditions in this region ∼50–42 thousand years ago. Thorin’s genome reveals a relatively early divergence of ∼105 ka with other late Neanderthals. Thorin belonged to a population with a small group size that showed no genetic introgression with other known late European Neanderthals, revealing some 50 ka of genetic isolation of his lineage despite them living in neighboring regions. These results have important implications for resolving competing hypotheses about causes of the disappearance of the Neanderthals.

25/09/2024. Google va-t-il dominer le monde ?

Il est souvent dit que celui qui maîtrisera les ordinateurs quantiques dominera le monde. En sera-t-il ainsi pour Google ? Ses chercheurs annoncent avoir franchi un pas décisif dans la maîtrise des ordinateurs quantiques en leur permettant de corriger eux-mêmes leurs erreurs
Sur un calculateur numérique classique, les unités de calcul ou bits peuvent générer des erreurs dues à de multiples causes inévitables, telles que des erreurs de lecture. Mais les bits ne peuvent avoir que deux valeurs, zéro et 1. L’erreur consistant par exemple à prendre un zéro pour un 1 ou l’inverse peut être relativement facilement détectée et corrigé par un programme automatique de correction d’erreurs.

Il n’en est plus de même dans les calculateurs quantiques où les bits quantiques ou qubits peuvent prendre une infinité de valeurs entre le zéro et le 1. Le nombre des erreurs possibles devient lui-aussi infini. Autrement dit, aucun programme ne peut les corriger. Ajouter des qubits à l’ordinateur ne fera qu’ajouter des erreurs aux erreurs.

Pour résoudre cette difficulté, les ingénieurs de Google ont imaginé une solution consistant à regrouper un certain nombre de qubits pour en faire un « qubit  logique » unique.

Cette technique dite « surface code correction » permet d’ajouter des qubits pour leur permettre d’agir comme un qubit logique unique. Dans cette méthode, plutôt que directement vérifier la valeur d’un qubit unique, il est possible d’observer les propriétés relatives des qu-bits physiques de différentes façons pouvant faire apparaître là où des erreurs se seraient produites.

Voir https://www.quera.com/glossary/surface-codes

Pour en dire plus sur cette méthode qui est moins simple qu’il ne semble, on se référera à l’article dont on trouvera les références ci-dessous.

Cependant, la méthode ne pourrait être efficace que si elle réduisait le taux d’erreurs à 1 pour 1 million d’opérations. Il faudra réaliser pour ce faire des calculateurs quantiques comportant bien plus de qubits qu’ils n’en ont actuellement, soit pour être précis 1457

Référence

[Submitted on 24 Aug 2024]

Quantum error correction below the surface code threshold

(149 additional authors not shown)

Rajeev AcharyaLaleh Aghababaie-BeniIgor AleinerTrond I. AndersenMarkus AnsmannFrank AruteKunal AryaAbraham AsfawNikita AstrakhantsevJuan AtalayaRyan BabbushDave BaconBrian BallardJoseph C. BardinJohannes BauschAndreas BengtssonAlexander BilmesSam BlackwellSergio BoixoGina BortoliAlexandre BourassaJenna BovairdLeon BrillMichael BroughtonDavid A. BrowneBrett BucheaBob B. BuckleyDavid A. BuellTim BurgerBrian BurkettNicholas BushnellAnthony CabreraJuan CamperoHung-Shen ChangYu ChenZijun ChenBen ChiaroDesmond ChikCharina ChouJahan ClaesAgnetta Y. ClelandJosh CoganRoberto CollinsPaul ConnerWilliam CourtneyAlexander L. CrookBen CurtinSayan DasAlex DaviesLaura De LorenzoDripto M. DebroySean DemuraMichel DevoretAgustin Di PaoloPaul DonohoeIlya DrozdovAndrew DunsworthClint EarleThomas EdlichAlec EickbuschAviv Moshe ElbagMahmoud ElzoukaCatherine EricksonLara FaoroEdward FarhiVinicius S. FerreiraLeslie Flores BurgosEbrahim ForatiAustin G. FowlerBrooks FoxenSuhas GanjamGonzalo GarciaRobert GascaÉlie GenoisWilliam GiangCraig GidneyDar GilboaRaja GosulaAlejandro Grajales DauDietrich GraumannAlex GreeneJonathan A. GrossSteve HabeggerJohn HallMichael C. HamiltonMonica HansenMatthew P. HarriganSean D. HarringtonFrancisco J. H. HerasStephen HeslinPaula HeuOscar HiggottGordon HillJeremy HiltonGeorge HollandSabrina HongHsin-Yuan HuangAshley HuffWilliam J. HugginsLev B. Ioffe et al.

Quantum error correction provides a path to reach practical quantum computing by combining multiple physical qubits into a logical qubit, where the logical error rate is suppressed exponentially as more qubits are added. However, this exponential suppression only occurs if the physical error rate is below a critical threshold. In this work, we present two surface code memories operating below this threshold: a distance-7 code and a distance-5 code integrated with a real-time decoder. The logical error rate of our larger quantum memory is suppressed by a factor of Λ = 2.14 ± 0.02 when increasing the code distance by two, culminating in a 101-qubit distance-7 code with 0.143% ± 0.003% error per cycle of error correction. This logical memory is also beyond break-even, exceeding its best physical qubit’s lifetime by a factor of 2.4 ± 0.3. We maintain below-threshold performance when decoding in real time, achieving an average decoder latency of 63 μs at distance-5 up to a million cycles, with a cycle time of 1.1 μs. To probe the limits of our error-correction performance, we run repetition codes up to distance-29 and find that logical performance is limited by rare correlated error events occurring approximately once every hour, or 3 × 109 cycles. Our results present device performance that, if scaled, could realize the operational requirements of large scale fault-tolerant quantum algorithms.

Comments:10 pages, 4 figures, Supplementary Information
Subjects:Quantum Physics (quant-ph)
Cite as:arXiv:2408.13687 [quant-ph]
 (or arXiv:2408.13687v1 [quant-ph] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2408.13687 Focus to learn more

25/09/2024 A la recherche des anciennes populations du Groenland

Wandel Dal dans la péninsule dite de la Terre de Peary (Peary Land), au Groenland, est situé à 800 km du pôle nord dans le désert arctique. Personne n’y a vécu dans les derniers 700 ans. Mais il n’en fut pas toujours ainsi. Il y a 4.500 ans la zone était habitée par les premiers Groenlandais. Ils vivaient là sous la tente toute l’année durant. Ils se nourrissaient quand ils le pouvaient de bœufs musqués, d’oiseaux et de petits mammifères marins. Mais ils vivaient surtout de la pèche.

Or subitement ils disparurent, pour des raisons qui restent à découvrir, peut-être du fait d’épidémies ou de la simple consanguinité.

Aujourd’hui, un projet interdisciplinaire dit de Wandel Dal vise à mieux connaître les raisons de cette disparition. Plus précisément, le projet recherche des ossements humains ayant appartenu à ces peuples, pour essayer d’éclaircir le mystère. Or les chercheurs n’ont encore rien trouvé « même pas les os d’un petit doigt ». Que faisaient-ils de leurs morts ?

Ceci est un phénomène exceptionnel, car les autres populations ayant vécu au Groenland ont laissé derrière elles de nombreux ossements. Selon Frederik Fuuja Larsen, un des responsables du projet, cela tient peut-être au fait que les populations de la Terre de Peary, venues par la mer et nourries par elle, y rejetaient les cadavres de leurs morts par reconnaissance.

https://polarjournal.ch/fr/2024/02/08/le-mystere-de-wandel-dal/

25/09/2024. Les robots humanoïdes sont l’avenir de l’exploration spatiale

Le robot humanoïde Valkyrie réalisé pour la Nasa en cinq exemplaires a été conçu pour assister les cosmonautes humains dans l’exploration de la Lune, de Mars et de ses satellites . Pour ce faire, il devra dans un premier temps utiliser sans modifications tous les équipements et instruments utilisés par les équipages humains. Dans l’immédiat il pourra être employé sur Terre pour accomplir des missions jugées trop dangereuses pour être confiées à des opérateurs humains. Deux exemplaires sont actuellement en cours de tests.

Les bras, mains et jambes de ces robots sont proches de l’humain, bien que considérablement plus robustes. Ils peuvent exécuter des manipulations complexes inaccessibles à des humains. Mais leur principale originalité est le dispositif leur permettant d’apprendre à voir le monde comme le ferait un opérateur humain. Ils disposent pour cela d’un casque en VR (virtual reality).

Ce casque peut être porté par un opérateur humain qui l’utilise dans telle ou telle situation d’une façon conforme à celle qui devrait être celle du robot dans cette situation. Lorsque le robot reprend le casque et l’emploie son tour, il se comporte comme le ferait cet opérateur humain. Les tâches que le robot apprend ainsi à exécuter peuvent alors être de plus en plus sophistiquées et humaines.

Actuellement, Walkyrie travaille sur Terre, soumis à la force de gravité terrestre, mais quand il travaillera dans l’espace, sans gravité ou avec des gravités plus faibles, il n’aura pas besoin de jambes aussi solides que sont les siennes actuellement. Par contre il emploiera toutes les ressources permises par le langage artificiel telles que les large language models et ChatGPT.

Référence

21/09/2024 Certaines des bactéries dont on identifie l’ADN sur l’ISS pourraient avoir une origine extraterrestre

La question est d’une importance scientifique et philosophique qui n’échappera pas. Une réponse affirmative voudrait dire que la vie sur Terre ne serait pas apparue spontanément, comme certains scientifiques continuent à l’affirmer. Elle aurait été apportée, il y a quelques milliards d’années, par des astéroïdes provenant de l’espace profond.

La Station Spatiale Internationale (ISS) est emplie de bactéries apportées par les équipages successifs. Il semble que celles-ci puissent y muter, ce qui inciteraient certains observateurs à leur attribuer une origine extraterrestre. Mais il apparaît vite que ces bactéries ont une origine plus modeste. Elles proviennent des toilettes de la station et en souillent l’extérieur.

L’article dont nous publions ci-dessous le résumé et les références développe une autre hypothèse. La vie, en l’espèce des bactéries et des virus, pourrait provenir de l’espace. Elle pourrait d’ailleurs continuer à le faire, mais en de si faibles quantités que nous ne pourrions pas les observer aujourd’hui.

Ceci veut dire aussi que des espèces vivantes complexes, analogues à l’espèce humaine ou radicalement différentes, pourraient un jour être identifiées dans les milliards de planètes extérieures au système solaire. Il s’agit d e l’hypothèse de la panspermie.

Voir https://www.nationalgeographic.fr/espace/origines-de-la-vie-sur-terre-les-cinq-briques-de-ladn-decouvertes-dans-des-meteorites

L’analyse récente de ce que l’on nomme la poussière cosmique « cosmic dust » recouvrant certaines parties extérieures de la Station Spatiale a permis de relancer cette hypothèse. On y a trouvé de l’ADN provenant principalement de bactéries du genre Mycobacteria . Celles-ci pourraient évidemment avoir été apportées par des courants d’air chaud ascendants originaires des mer de Barents et Kara. Mais elles pourraient tout aussi bien provenir de l’espace extraterrestre.

En ce cas les scientifiques considèrent que loin d’être détruites par une traversée spatiale, des bactéries se trouvant sur un astéroïde stérile sans compétition avec d’autres organismes, pourraient se multiplier et prospérer bien plus vite que sur la Terre. De plus les radiations cosmiques, loin de les détruire, pourraient les aider à muter dans le bon sens, favorisant leur adaptation sur de nouvelles planètes

Voir

World Ocean and the Earth in Cosmic Dust at the International Space Station

https://www.researchgate.net/publication/324638360_The_DNA_of_Bacteria_of_the_World_Ocean_and_the_Earth_in_Cosmic_Dust_at_the_International_Space_Station

T. V. Grebennikova, 1 , 2 A. V. Syroeshkin, 2 E. V. Shubralova, 3 O. V. Eliseeva, 1 L. V. Kostina, 1 N. Y. Kulikova, 1 , 1 M. A. Morozova, 2 A. G. Yuzhakov, 1 I. A. Zlatskiy, 2 , 4 M. A. Chichaeva, 2 and O. S. Tsygankov 5

Abstract

Cosmic dust samples from the surface of the illuminator of the International Space Station (ISS) were collected by a crew member during his spacewalk. The sampler with tampon in a vacuum container was delivered to the Earth. Washouts from the tampon’s material and the tampon itself were analyzed for the presence of bacterial DNA by the method of nested PCR with primers specific to DNA of the genus Mycobacteria, DNA of the strains of capsular bacteria Bacillus, and DNA encoding 16S ribosomal RNA. The results of amplification followed by sequencing and phylogenetic analysis indicated the presence of the bacteria of the genus Mycobacteria and the extreme bacterium of the genus Delftia in the samples of cosmic dust. It was shown that the DNA sequence of one of the bacteria of the genus Mycobacteria was genetically similar to that previously observed in superficial micro layer at the Barents and Kara seas’ coastal zones. The presence of the wild land and marine bacteria DNA on the ISS suggests their possible transfer from the stratosphere into the ionosphere with the ascending branch of the global electric circuit. Alternatively, the wild land and marine bacteria as well as the ISS bacteria may all have an ultimate space origin.

Scientists think that bacteria come out of hiding once in outer space. In a sterile environment without other organisms around, they multiply and thrive. Instead of killing them, cosmic radiation may also help them to mutate. They may be able to grow faster than they normally could on Earth.

21/09/2024. IQM Quantum Computers (IQM) choisit la France

IQM Quantum Computer leader mondial dans le domaine en pleine croissance de la conception et de la construction des calculateurs quantiques, a annoncé lors du sommet Choose France du 13 mai 2024 sa décision d’installer en France une unité industrielle pour l’élaboration et la construction de calculateurs et de chips quantiques.

Bruno Le Maire, encore ministre de l’Economie des Finances  et de la Souveraineté industrielle et numérique, a salué et encouragé cette initiative dont la France avait besoin comme un premier pas dans le développement de start-up maitrisant le quantique, ce nouveau domaine scientifique et technique.

Il a été rejoint en ce sens par‍ Bruno Bonnell, président du plan d’investissement France 2030

De son coté, Laurent Saint Martin, Directeur Général de Business France, s’est engagé à accompagner IQM dans ce projet visant à installer de France une production industrielle dans ce domaine en plein développement du quantique

Enfin le Dr Neil Abroug qui occupait auparavant le poste de coordinateur national de la stratégie d’accélération sur le quantique, et avait pris les fonctions de responsable du domaine quantique au sein de l’Inria, en septembre 2024, a assuré IQM du soutien de la France

« Nous avons structuré et pérennisé l’effort de recherche publique autour de projets majeurs visant à faire de la France un leader dans le domaine du quantique. Plus généralement ce sera l’écosystème européen du quantique qui aura besoin d’initiatives européenne s’intégrant dans le EU Chips Act

Regrettons ici que dans l’interminable procédure de formation d’un nouveau gouvernement en France, nul n’ait jugé bon d’évoquer cette question comme requérant l’attention gouvernementale, plutôt que des banalités telles que l’augmentation du niveau de vie

https://commission.europa.eu/strategy-and-policy/priorities-2019-2024/europe-fit-digital-age/european-chips-act_en

https://www.meetiqm.com/

21/09/2024. La France bien placée dans la course à l’énergie osmotique

L’énergie osmotique, ou énergie bleue, ou encore l’énergie de gradients de salinité (SGE – salinity gradient energy), est l’énergie dégagée lors de la rencontre entre deux eaux avec des concentrations en sel différentes (entre l’eau de mer et l’eau d’une rivière par exemple). À l’issue du processus ne reste que de l’eau saumâtre.

Cette énergie a été inscrite en 2022 dans la directive de l’Union européenne sur les énergies renouvelables comme une source d’énergie renouvelable au même titre que d’autres énergies renouvelables telles que l’énergie solaire ou éolienne. L’énergie osmotique pourrait jouer un rôle important dans la production d’énergie renouvelable car, contrairement à l’éolien et au solaire, elle peut être produite en continu, tout en ayant une densité énergétique comparable.

En France, le besoin d’une telle énergie n’est pas prioritaire, compte tenu des perspectives de la fission nucléaire dernière génération et surtout de la future fusion où la France joue un rôle pilote. Néanmoins son aptitude à maîtriser la filière de l’énergie bleue, compte tenu de ses atouts géographiques entre la mer (salée)et l’eau douce d’origine fluviale représente un atout exceptionnel, qu’il faudra absolument exploiter.

Aussi bien une première centrale osmotique pilote à échelle industrielle devrait être prochainement inaugurée dans le delta du Rhône. Il a fallu moins de 10 ans à la start-up Sweetch Energy, en collaboration avec la Compagie Nationale du Rhone et EDF Hydro pour mettre au point ce projet reposant sur le principe de la diffusion ionique nano-osmotique.

Voir https://www.bdi.fr/fr/sweetch-energy-deploie-filiere-energie-osmotique/

Cette centrale pilote de quelques centaines de m2 devrait générer 4 terawattheures, de quoi alimenter en électricité 2 millions d’habitants.

Pour en savoir plus, voir
SCIENCES et AVENIR, oct 2024 p 60
voir aussi
https://www.meretmarine.com/fr/energies-marines/energie-osmotique-le-potentiel-est-gigantesque

21/09/2024. Imprimer un local commercial en trois dimensions

C’est ce que propose aujourd’hui la société américaine Alquist 3 D. Celle-ci vient d’annoncer qu’en partenariat avec le grand distributeur Walmart, elle venait de réaliser le plus grand local commercial connu à ce jour présentant la particularité d’avoir été imprimé en 3 dimensions dans un ciment résistant aux séismes. Les imprimantes étaient de petits bétonneuses capables d’opérer au ras du sol comme au sommet des murs grâce à des « jambes » réglables en hauteur suivant les instructions données par le programme. Apparemment rien n’était prévu pour incorporer au local un plafond résistants aux intempéries.

S’agira-t-il de l’amorce d’une révolution dans l’immobilier, chacun pouvant à terme demander à des robots de leur concevoir et réaliser en 3 dimensions des locaux d’habitation répondant aux spécifications les plus exigeantes ? A prori cela n’aurait rien d’impossible, concernant du neuf réalisé en dehors des villes ou des quartiers existants.

On voit mal au contraire de tels robots opérant dans un habitat urbain déjà en place. Les architectes ne sont pas menacés de chômage.

Selon Alquist « In December of 2021, Alquist became synonymous with 3D concrete printing (3DCP) by completing the first owner-occupied 3D printed home in the world.  Alquist uses 3D printing technology to create exceptional designs while lowering the cost of housing and infrastructure. After 6+ years of research, and working with multiple machines and materials, Alquist continues to be a leader in the industry.

Alquist’s approach to 3DCP has been unique in our emerging industry. As 3DCP continued to emerge, Alquist took the route of becoming a construction company – as opposed to a manufacturer. Our goal is to become experts on a wide variety of printers, materials, and methods to expand our understanding and gain insightful knowledge of the best practices for the future of this industry. Alquist is the only 3DCP company that knows to work directly with local city officials, passcode and permitting, and successfully print a home using multiple printers and/or materials.

Note.

La méthode n’est pas innovante. https://www.youtube.com/watch?v=dJIzlgT0e8E

Mais en France elle n’avait pas vraiment décollé.

20/09/2024. Des scientifiques ont « vu » la gravité pour la première fois

Nous ne doutons pas de l’existence de la force de gravité ou gravitation. C’est grâce à elle que les objets que nous lâchons tombent au sol et souvent se brisent. C’est aussi grâce à elle, plus concrètement nous nous tenons debout.

Rappelons qu’en 1905 Albert Einstein publie la théorie de la relativité restreinte. Dix ans plus tard, c’est la relativité générale qui lui succède. Depuis plus d’un siècle, ces grandes lois régissent le fonctionnement de notre compréhension de l’univers. Souvent remise en question, elles n’ont été contredites qu’à de rares occasions. L’une d’elles a d’ailleurs valu le prix Nobel au français Alain Aspect.

Malgré l’épreuve du temps, les théories d’Einstein sont toujours au cœur de l’actualité scientifique, notamment le concept de la « gravitation »
Aujourd’hui, pour mieux appréhender ce concept, des scientifiques ont voulu « voir » la gravité à l’œuvre. Ils ont à cette fin construit une expérience grandeur nature.

Concrètement, ils ont préparé  une barre d’aluminium de 1,8 tonne. Ils se sont ensuite efforcé de la refroidir autant que possible (pour atteindre son état quantique le plus bas). La dernière étape de cette expérience a été de lancer des ondes gravitationnelles produites expérimentalement en laboratoire sur le cylindre d’aluminium.

Avec la force de la gravité, l’objet allait se déformer par endroit. Ces légers changements devaient permettre de mieux comprendre comment la gravité agit sur des éléments de base. C’est bien ce qui s’est produit.

Les détails de ces travaux de recherche ont été publiés au début du mois dans la revue Nature. C’est le physicien Germain Tobar de l’Université de Stockholm qui est à l’origine de la rédaction de cet article. On peut en retrouver ci-dessous les références et l ‘abstract.

L’article est accessible dans sa version complète ici

Ce travail sur la gravité n’est pas seulement de la recherche fondamentale. Mieux comprendre la gravité permettrait aux scientifiques de la relier aux autres forces connues, qui agissent sur l’infiniment petit.

Les avancées scientifiques de l’entre deux-guerre avaient permis deux avancées majeures.La première, nous l’avons vu plus haut, c’est  la théorie de la relativité générale d’Einstein. La seconde, ce sont les lois de la physique quantique . Ces dernières régissent la façon dont les particules agissent à des échelles microscopiques.

Depuis près d’un siècle, les scientifiques du monde entier tentent de relier ces deux mondes, que tout oppose. Il s’agirait de trouver une théorie qui fonctionne à la fois pour l’infiniment grand et l’infiniment petit. Baptisée « théorie du tout », ce concept scientifique n’a pas encore livré tous ses secrets, mais la communauté scientifique espère que des expériences sur la gravité permettront de relier ces deux mondes

Référence

nature  

  1. nature communications  
  2. articles  
  • Published: 22 August 2024
  • Detecting single gravitons with quantum sensing

Nature Communications 

volume15, Article number: 7229 (2024) 

Abstract

The quantization of gravity is widely believed to result in gravitons – particles of discrete energy that form gravitational waves. But their detection has so far been considered impossible. Here we show that signatures of single graviton exchange can be observed in laboratory experiments. We show that stimulated and spontaneous single-graviton processes can become relevant for massive quantum acoustic resonators and that stimulated absorption can be resolved through continuous sensing of quantum jumps. We analyze the feasibility of observing the exchange of single energy quanta between matter and gravitational waves. Our results show that single graviton signatures are within reach of experiments. In analogy to the discovery of the photo-electric effect for photons, such signatures can provide the first experimental clue of the quantization of gravity.