03/10/2024 Allons-nous vers une guerre ouverte entre l’Iran et Israël ?

Si la Région parisienne, qui a une superficie équivalente à Israël, recevait une salve de 200 missiles balistiques supersoniques analogues aux missiles Fattah que vient de lancer l’Iran sur Israël, que ferait la France ? Et que ferait Washington, qui multiplie les appels au calme ?

Le Fattah (en persan : فتاح) est un missile balistique hypersonique iranien à moyenne portée, produit par la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique en 2023. Selon les responsables du programme, il a une portée de 1 400 km  une vitesse de Mach 13-15 et il serait capable, grâce à sa grande manœuvrabilité, de contrer tous les systèmes de défense antimissiles

D’ores et déjà, c’est un miracle que ces missiles n’aient fait qu’un victime. Ils pouvaient tout aussi bien en faire des centaines, tant civiles que militaires. Ils pouvaient aussi détruire des sites industriels et des infrastructures de transport vitaux pour Israël. Certes, grâce au Dôme de fer et à l’appui d’aviations alliées, Israel en avait détruit un certain nombre, mais pas tous.

Lancé en 1983 en plein milieu de la guerre Iran-Irak (1980-1988) pour répondre aux attaques de missiles irakiens, le programme de missiles iranien est aujourd’hui constitué de dizaines de types de roquettes, de missiles balistiques et de croisière dont le stock est estimé à plusieurs milliers d’unités. Organisé autour de sites enterrés, parfois à 500 mètres sous terre, selon Téhéran, c’est l’un des plus diversifiés et importants du Moyen-Orient. 

L’Iran en a fait la démonstration lors d’attaques ciblant plusieurs Etats de la région. En septembre 2019, ses drones et missiles de croisière avaient endommagé le site pétrolier de Khurais et la raffinerie d’Abqaïq en Arabie saoudite, déjouant les défenses antimissiles du pays – dont des systèmes Patriot américains. Depuis 2020, Téhéran et les milices chiites irakiennes ont lancé de nombreuses attaques contre des bases américaines en Irak et en Syrie employant différents types d’armes dont des missiles balistiques.

Ces missiles n’ont pas encore de charge nucléaire, mais cela ne saurait tarder, vu les efforts des ayatollahs pour se doter d’une telle arme.

Peut-on dans ces conditions penser que l’Iran, comme le proclame Israël, pourrait employer des missiles à tête nucléaire contre ce dernier. Ce serait peu vraisemblable compte tenu des dégâts que provoquerait une telle arme dans toute la région. Leur haine des Juifs ne les a pas encore rendus fous.

Mais s’ils continuent à bombarder Israël de missiles qui bien que classiques, finiront par faire des victimes civiles, ils ne pourront plus reprocher à ce dernier de tuer des femmes et des enfants par des bombardements massifs dans la bande de Gaza, en retour des massacres commis par le Hesbollah lors de la rave-party d’octobre 2023

Rappel

A la fin de 2019, huit États souverains avaient ouvertement testé avec succès des armes nucléaires. Un neuvième État, Israël, est soupçonné d’avoir des armes nucléaires sans jamais l’avoir reconnu publiquement. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) entré en vigueur en 1970 est l’instrument principal de la communauté internationale pour empêcher la prolifération et contrôler l’usage civil des matières et des technologies nécessaires au développement d’armes nucléaires.

Depuis 1945, plus d’une trentaine d’États ont mené un programme nucléaire militaire, mais plus d’une vingtaine y ont mis fin et ratifié le TNP, parmi lesquels l’Afrique du Sud, seul État à avoir possédé l’arme nucléaire et à l’avoir démantelée.

– États possédant l’arme nucléaire (États-Unis, Russie-, Royaume-UniFranceChine).-États reconnus comme possesseurs de l’arme nucléaire (IndePakistanCorée du Nord).

-État possédant l’arme nucléaire sans reconnaissance officielle (Israël).

-États hébergeant l’arme nucléaire à travers l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à cette date (BelgiqueAllemagnePays-BasItalieTurquie).

Voir aussi

https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/iran/reacteur-nucleaire-oleoduc-raffinerie-quels-sont-les-sites-iraniens-qu-israel-pourrait-frapper_VN-202410030388.html

  1. Journal of Archaeological Method and Theory  
  2. Article

02/10/2024 Art pariétal sous l’Holocène

Investigating Human Activities in Caves Through the Study of Broken Stalagmite Structures: The Case of the Saint-Marcel Cave (France) During the Early Holocene

Abstract

The cave of Saint-Marcel is known for its extensive network (64 km of galleries) and its history of human occupation (Middle Palaeolithic and Neolithic) in the entrance area. Close observation of the main network reveals areas with high concentrations of broken speleothems, which are usually attributed to the first tourist visits of the nineteenth century. However, archaeo-geomorphological mapping of the broken speleothems, many of which are lying on the floor and sealed by stalagmite regrowth or crust, indicates intentional organisation of the underground space into speleothem supply zones and zones in which the speleothems were used to build structures. Age estimates of the stalagmite seals on these human-made structures suggest that the structures were a result of human activity that occurred between the end of the Upper Palaeolithic and the European Mesolithic. These age estimates radically change the way we look at the broken speleothems in the cave of Saint-Marcel and the structures associated with them. They bring to light the engagement of past human communities with the deep underground environment, at more than 1.5 km from the cave entrance, which can only be accessed by crossing obstacles (pits) that, today, are considered as difficult to be crossed. Our findings and ongoing research stress the unequivocal archaeological significance of the cave.

Article de présentation par l’auteur de cette découverte
https://theconversation.com/comment-les-societes-prehistoriques-exploraient-et-amenageaient-les-grottes-237287

02/10/2024 Difficultés de la Chine dans son programme lunaire

Le 13 mars 2024 à partir du centre spatial de Xichang, la Chine dans le cadre de son programme spatial Long March 2C avait lancé les satellites DRO A et DRO B.  Ces satellites devaient être mis sur des trajectoires leur permettant e placer en orbite autour de la Lune.

Xinhua n’a communiqué que le 14 mars sur ce lancement et a indiqué que l’étage terminal Yuanzheng-1S (Expédition 1S) avait eu un problème de fonctionnement et n’avait pas placé les satellites sur l’orbite prévue.

Par ailleurs, la Chine n’a pas donné d’informations concernant les satellites DRO A et DRO B , sur leur mission ni  sur leur position orbitale réelle. L’on ne sait pas si la mission  est perdue totalement ou si elle peut être encore sauvée.

Dans le programme lunaire chinois, il est souvent question d’utiliser un segment orbital autour de la Lune en soutien des opérations au sol. DRO A et B devaient servir de démonstrateurs.

DRO est l’acronyme de Distant Retrograde Orbit.

Le communiqué de Xinhua se termine par : « Les travaux d’élimination des déchets sont actuellement en cours, a indiqué le centre de lancement. Fin »

Cette formulation couvre la désorbitation des étages de Long March 2C et peut être aussi celles  des satellites DRO A et DRO B.

Note 1

En 2020, la Chine et la Russie annonçaient la création d’un programme de base lunaire international et proposaient de l’ouvrir au monde entier, en concurrence avec le programme lunaire américain qui rassemble beaucoup de partenaires. Mais qui a rejoint la Chine et la Russie aujourd’hui et pourquoi ?

Annoncé en 2020, le programme de base internationale de recherche sur la Lune ILRS est entériné le 9 mars 2021 par la Chine et la Russie. Ce sera la suite du programme lunaire habité de l’agence spatiale chinoise, après que des astronautes chinois auront foulé le sol lunaire pour la première fois, ce qui est prévu d’ici la fin de la décennie.

Le spatial russe est toutefois d’un grand secours pour l’ILRS en raison de son expérience passée dans l’exploration lunaire. La Russie a déjà fourni plusieurs fois à des missions lunaires chinoises les systèmes d’alimentation d’électricité et de chaleur par radio-isotope (RTG) à la mission Chang’e 4, grâce auxquels la sonde survit à la longue nuit lunaire depuis bientôt six ans sur la face cachée.

Mais à la différence du sans-faute sur sept missions lunaires chinoises, le retour de la Russie sur la Lune avec Luna 25 s’est soldé par un crash après un problème technique lors des manœuvres de mise en orbite lunaire. Plus de 45 ans se sont écoulés depuis la dernière mission soviétique sur la Lune. La Russie doit beaucoup réapprendre.

Conçu pour être installé au pôle Sud, le projet ILRS est en concurrence avec le programme Artemis américain. Les deux programmes cherchent à rassembler les autres puissances spatiales du monde .

Aujourd’hui, principale partenaire de l’ILRS, la Russie est en difficulté avec son programme lunaire. La principale raison est que le spatial russe est lourdement impacté par la guerre en Ukraine. Les financements sont surtout orientés vers le volet défense, bien loin de l’exploration spatiale.

Or la Station spatiale internationale (ISS) désorbitée, la Russie devait créer sa propre station nommée Ross, mais le projet manque de fonds et est sans cesse reporté.

Note 2

Outre la Russie, la Chine compte douze pays partenaires du programme ILRS. Une partie d’entre eux sont déjà des partenaires de la Chine ou de la Russie dans d’autres projets spatiaux.

  • Biélorussie : petite puissance spatiale européenne, partenaire historique du spatial russe et alliée de la Russie ;
  • Serbie : puissance des Balkans qui a toujours eu des liens avec la Russie ;
  • Azerbaïdjan : petite puissance spatiale asiatique, proche de la Russie et hôte du Congrès international d’astronautique (IAC) de 2023 ;
  • Kazakhstan : partenaire historique du spatial russe car hôte de la base de Baïkonour, d’où partent les astronautes en vaisseau Soyouz ;
  • Pakistan : partenaire important du spatial chinois. Probablement un des premiers pays étrangers à envoyer un astronaute dans la station spatiale chinoise ;
  • Turquie : puissance spatiale importante qui joue sur les deux tableaux (membre de l’Otan et aussi partenaire de la Russie) ;
  • Thaïlande : puissance spatiale émergente d’Asie, en bonnes relations avec la Chine et la Russie ;
  • Venezuela : partenaire historique de la Russie et de la Chine ;
  • Nicaragua : nouveau partenaire de la Chine qui a revu sa position sur Taïwan en 2021 et soutien de la Russie dans la guerre en Ukraine.

Il est difficile de savoir ce que vont apporter ces partenaires à l’ILRS. Il est clair que plusieurs d’entre eux ont rejoint le programme pour se positionner géopolitiquement face au leadership américain.

De leur côté, les accords Artemis proposés par les États-Unis comptent plus d’une quarantaine de pays signataires, dont l’Inde, le Japon, et la plupart des Européens.

Outre la Russie, la Chine compte douze pays partenaires du programme ILRS. Une partie d’entre eux sont déjà des partenaires de la Chine ou de la Russie dans d’autres projets spatiaux, ou au-delà :

Il est difficile de savoir ce que vont apporter ces partenaires à l’ILRS. Il est clair que plusieurs d’entre eux ont rejoint le programme pour se positionner géopolitiquement face au leadership américain.

De leur côté, les accords Artemis proposés par les États-Unis comptent plus d’une quarantaine de pays signataires, dont l’Inde, le Japon, et la plupart des Européens.



02/10/2024 Faut-il s’opposer à l’emploi de la vidéosurveillance algorithmique dans l’espace public ?

Ce terme de e vidéosurveillance algorithmique désigne un ensemble de logiciels associés à des caméras de surveillance pour repérer des événements jugés suspects ou à risque, avant d’alerter en temps réel un surveillant dument mandaté.

Cette technique a été testée en France dans la cadre de la loi JOP adoptée en avril 2023, pendant les Jeux mais également pour des concerts (Dépêche Mode, Black Eyed Peas, Taylor Swift) ou encore à Roland-Garros.

Pendant les Jeux olympiques, la préfecture de police de Paris avait mentionné 185 caméras fixes mobilisées en région parisienne dans le cadre de ce dispositif.

Selon les autorités, le bilan de cette expérimentation est positif, même si le dispositif est à améliorer sur la détection d’armes, les départs de feu ou la détection d’objets abandonnés. Le comité d’évaluation des caméras algorithmiques doit remettre un rapport d’ici la fin de l’année.

Les associations de défense des libertés, quant à elles, redoutent une surveillance généralisée malgré la ligne rouge jusque-là fixée par le gouvernement : l’utilisation de la reconnaissance faciale.

Or, le Premier ministre Michel Barnier a dit dans sa déclaration de politique générale, au moment d’évoquer les enjeux sécuritaires, souhaiter une « généralisation de la méthode expérimentée pendant les Jeux olympiques ». Il s’agit en fait de développer l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique.

En fait, que ce soit à Toulouse en 2016 avec IBM (projet abandonné en 2019), à Nîmes depuis 2015 avec Briefcam, à Marseille dès 2018 avec la SNEF, à Paris avec la RATP qui autorise des entreprises à tester leurs algorithmes sur les usagers du métros, ou encore avec la municipalité de Suresnes qui met à disposition sa population en tant que cobaye pour la start-up parisienne XXII, la vidéosurveillance algorithmique se déploie un peu partout en France.

S’il reste compliqué de quantifier le nombre de villes qui utilisent la VSA, en raison du manque de transparence de ces dernières, il est possible d’en repérer au moins une cinquantaine, le vrai nombre devant dépasser la centaine, rien qu’en France.

La CNIL

La CNIL a explicitement demandé en janvier 2022 aux industriels du secteur de lui faire des retours sur l’usage de ces technologies « afin d’accompagner leur déploiement »

Le marché de la VSA prend forme : si des acteurs comme IBM à Toulouse n’ont pas réussi à rendre efficace leur produit et semblent s’être retirés, l’entreprise israélienne Briefcam (entité du groupe Canon) prétend dominer le marché en France tandis que des villes signent des partenariats avec des start-up ou firmes françaises, soutenues par les décideurs politiques, afin de rendre les industries françaises concurrentielles sur le marché international de la sécurité urbaine numérique.

Que ce soit à Toulouse en 2016 avec IBM (projet abandonné en 2019), à Nîmes depuis 2015 avec Briefcam, à Marseille dès 2018 avec la SNEF, à Paris avec la RATP qui autorise des entreprises à tester leurs logiciels sur les utilisateurs des métros, ou encore avec la municipalité de Suresnes qui met à disposition sa population en tant que cobaye pour la start-up parisienne XXII, la vidéosurveillance algorithmique se déploie un peu partout en France. S’il reste compliqué de quantifier le nombre de villes qui utilisent la VSA, en raison du manque criant de transparence de ces dernières, il est possible d’en repérer au moins une cinquantaine, le vrai nombre devant malheureusement dépasser la centaine, rien qu’en France.

Depuis plusieurs années, on peut suivre ce déploiement, souvent très opaque . Alors que la VSA faisait l’objet jusqu’il y a peu de très nombreuses expérimentations sauvages, la CNIL a explicitement demandé en janvier 2022 aux industriels du secteur de lui faire des retours sur l’usage de ces technologies « afin d’accompagner leur déploiement », prenant clairement un parti : celui des industriels de la sécurité. La VSA semble en passe d’inonder le marché de la sécurité urbaine numérique.

Et ce marché de la VSA prend forme : si des acteurs comme IBM à Toulouse n’ont pas réussi à rendre efficace leur produit et semblent s’être retirés, l’entreprise israélienne Briefcam (entité du groupe Canon) prétend dominer le marché en France tandis que des villes signent des partenariats avec des start-up ou firmes françaises, soutenues par les décideurs politiques, afin de rendre les industries françaises concurrentielles sur le marché international de la sécurité urbaine numérique.

Les exemples de Briefcam et Two-I

Briefcam est une entreprise qui produit des logiciels de vidéosurveillance algorithmique très bien implantée en France, aux États-Unis et dans une quarantaine de pays. En 2020, déjà plus de 35 villes françaises utilisaient son logiciel, dont voici une démonstration assez révélatrice.

Dans cette vidéo, l’entreprise affirme être capable de condenser des heures de vidéos en quelques minutes, de pouvoir faire du suivi de personnes en fonction d’attributs (femme, homme, sac, chapeaux, couleurs d’habits…). On sait aussi que le logiciel de Briefcam est doté d’une option de reconnaissance faciale, que les élus à la sécurité sont très impatients d’enclencher.

Two-I de son côté est une start-up française, basée du côté de Metz. Ayant d’abord tenté de se faire une place dans la détection d’émotions (notamment l’expérimentation avortée à Nice de détection d’émotions dans les tramways), elle s’est finalement lancée dans la vidéosurveillance algorithmique et la conception de ce que les industriels appellent une « plateforme d’hypervision ». Ces plateformes mettent en carte et traduisent les nombreuses données collectées par les caméras et les algorithmes, dans le but « d’optimiser la gestion de la ville ». En somme, ces plateformes permettent de rendre utilisable la vidéosurveillance algorithmique, via une mise en carte des données et alertes captées par les caméras et algorithmes.

Dans cette vidéo, l’entreprise affirme être capable de condenser des heures de vidéos en quelques minutes, de pouvoir faire du suivi de personnes en fonction d’attributs (femme, homme, sac, chapeaux, couleurs d’habits…). On sait aussi que le logiciel de Briefcam est doté d’une option de reconnaissance faciale, que les élus à la sécurité sont très impatients d’enclencher.

Article repris avec quelques modifications, de Franceinfo

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/info-franceinfo-la-videosurveillance-algorithmique-experimentee-pendant-les-jo-va-etre-generalisee-par-le-gouvernement-barnier_6812678.html

Voir aussi, pour plus de détails

https://www.laquadrature.net/wp-content/uploads/sites/8/2022/03/Reponse-consultation-CNIL.pdf

01/10/2024 Des sous-marins français pour la Hollande

Le lundi 30 septembre, le PDG de Naval Group https://fr.wikipedia.org/wiki/Naval_Group s’est rendu aux Pays-Bas afin de signer un contrat pour quatre sous-marins . Il s’agit de la version conventionnelle (propulsion diesel-électrique) du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) français Barracuda de classe Suffren.

La signature de cet accord à 5,6 milliards d’euros s’est déroulée à Den Helder en présence de Gijs Tuinman, secrétaire d’État à la Défense des Pays-Bas, selon  La Presse de la Manche. L’information a été confirmée par Naval Group à BFM Business.

« Avec la signature de ce contrat de livraison, nous confirmons officiellement que la route vers de nouveaux sous-marins passe par la France et les Pays-Bas », a déclaré Gijs Tuinman, secrétaire d’État néerlandais à la défense, lors de la signature du contrat.

Selon Jan Willem Hartman, commandant du COMMIT, l’agence gouvernementale néerlandaise chargé des achats d’armement, les sous-marins français donneront « à la Marine royale néerlandaise une longueur d’avance dans le domaine de la lutte sous-marine« .

Ces quatre navires seront livrés à la marine néerlandaise en deux phases. Les deux premiers sous-marins, nommés Orka et Zwaardvis, seront remis en 2034. Les deux suivants, Barracuda et Tijgerhaai, seront livrés en 2039.

Selon Jan Willem Hartman, commandant du COMMIT, l’agence gouvernementale néerlandaise chargé des achats d’armement, les sous-marins français donneront « à la Marine royale néerlandaise une longueur d’avance dans le domaine de la lutte sous-marine ».

Cette signature est une victoire industrielle pour le chantier français Naval Group. Celui-ci était face à deux concurrents de taille: l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) et le néerlandais Damen associé au suédois Saab. La France aura finalement fourni l’offre la plus compétitive.

Le Black Sword Barracuda BSB de la marine française

. Pour séduire les Pays-Bas, Naval Group a proposé des dérivés à propulsion diesel-électrique des sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda de la marine française. Même s’il ne part pas d’une page blanche et pourra s’appuyer sur l’expérience emmagasinée pour les bâtiments de classe Suffren, l’industriel français se lance un défi avec ce prototype, et ce dans un court laps de temps (à horizon 2035).

Plus petit que le Suffren et ses sisterships (82 mètres contre 99,5 mètres), le BSB promet, à la Marine néerlandaise, « une grande capacité énergétique grâce à une technologie de batterie la plus moderne, des capacités améliorées pour les opérations des forces spéciales. Le tout, avec un risque de détection jugé minimal »

. « Grâce à leurs capacités opérationnelles étendues et équipés des technologies les plus récentes, ces sous-marins joueront un rôle clé dans la protection des eaux territoriales du pays et des lignes de communication maritimes, qui sont essentielles à la liberté commerciale », ajoutait Naval Group, lors de l’annonce du contrat, le 15 mars 2024.

Par ailleurs, la Cour des comptes néerlandaise, dans un rapport sur le processus d’attribution, a clairement validé la décision du gouvernement, affirmant que celle-ci a été prise « dans le respect des règles ».

L’annonce avait fait grand bruit, le 15 mars 2024. Après de longues tractations et un appel d’offres âprement disputé, les Pays-Bas choisissaient Naval Group afin de renouveler sa flotte sous-marine et ses vieillissants bâtiments de la classe Walrus.

Naval group
https://fr.wikipedia.org/wiki/Naval_Group s

Note

Avantages et inconvénients d’un sous-marin diesel par rapport au nucléaire

Selon le type de mission à réaliser, chaque type de sous-marin présente des caractéristiques qui le rendent approprié pour ce type de mission.

Il faut distinguer fondamentalement deux groupes principaux selon le mode de propulsion utilisé. Le premier groupe est celui du sous-marin conventionnel, qui utilise des générateurs diesel pour charger les batteries grâce à la procédure de plongée en apnée lorsqu’il est immergé et à induction en surface lorsqu’il navigue en surface.

Le deuxième groupe principal est constitué des sous-marins nucléaires, qui utilisent un réacteur nucléaire lequel alimente une turbine à vapeur fournissant une énergie électrique illimitée pour propulser le sous-marin.

Le sous-marin conventionnel présente les caractéristiques suivantes par rapport au sous-marin nucléaire:

Il est plus petit et donc plus manœuvrant par faibles fonds, ce qui permet de mener des opérations de renseignement avec plus d’agilité et de sécurité.

Il est plus discret que le sous-marin nucléaire, puisque le réacteur lui-même et ses systèmes de refroidissement génèrent plus de bruit à basse vitesse qu’un sous-marin classique.

Au contraire, ses inconvénients fondamentaux sont:

La fatigue de l’équipage, car l’espace disponible est bien moindre que dans un sous-marin nucléaire et les conditions de vie à bord sont beaucoup plus dures. La fatigue affecte la concentration des équipages, provoquant une démotivation et même des erreurs par manque de motivation.

La capacité des batterie. Elle pose problème car le sous-marin est toujours limité par celle-ci et leur charge dépend de la situation tactique .

Contrairement aux sous-marins nucléaires, l’air n’est pas renouvelé. Dès lors, il y a épuisement de l’oxygène , par respiration et combustion. Dans le même temps le taux de dioxyde de carbone augmente à cause de la respiration humaine, de l’utilisation de la cuisine et des aléas de la vie quotidienne comme l’ouverture d’une canette de soda,

Le monoxyde de carbone s’accumule par combustion incomplète des gaz d’échappement du moteur qui sont rejetés dans le sous-marin, augmentation de la vapeur d’eau due à la respiration, à l’évaporation des cales et à la cuisson,

Il peut également y avoir présence de gaz ( fréon) et de polluants issus de réservoirs sanitaires, des peintures, des solvants,

Dans le cas de la charge de la batterie, le H2 peut augmenter et dans le pire des cas, si l’eau salée est mélangée à l’électrolyte des batteries H2SO4, du Chlore peut se former, ce qui serait dangereux sinon mortel pour l’équipage à des concentrations même faibles.

Sa vitesse maximale est de 20 nœuds pour les 40 nœuds atteints par le nucléaire, bien qu’il soit vrai que lorsqu’un sous-marin navigue à ces vitesses, il est pratiquement aveugle et excessivement indiscret, devant s’arrêter ou redescendre à des vitesses sous-marines conventionnelles pour pouvoir écouter ce qui l’entoure.

Par contre, atteindre des vitesses aussi élevées leur permet d’échapper à certaines torpilles des années 90 et même de la première décennie du 21e siècle, mais non à la dernière génération comme la torpille DM2A42 dont la vitesse peut atteindre 45 nœuds. Il lui est également impossible d’échapper à la torpille russe Shkval.–

Son autonomie est toujours inférieure à celle du sous-marin nucléaire, car il doit recharger ses batteries en fonction de la décharge qu’il a subie au cours de sa mission et, également, renouveler l’air vicié à l’intérieur du sous-marin.

Rappelons que la Chine aurait récemment perdu son dernier sous-marin nucléaire, pour des raisons non communiquées à ce jour
https://www.dailymotion.com/video/x96cqeu

30/09/2024 Un nouveau gouvernement en France. Pour quoi faire ?

Il est étonnant de constater que le nouveau Premier ministre français, Michel Barnier, se montre incapable de proposer au pays des objectifs dans des domaines où pourtant la France dispose d’atouts encore mal valorisés.

Le premier de celui-ci est l’hydrogène, ou pour être plus précis l’hydrogène dit vert produit par une source ne contribuant pas à l’augmentation de l’effet de serre. Le parc de centrales nucléaires à fission de la France (en attendant la fusion prévue pour une trentaine d’années) , lui permet d’obtenir en grande quantité de l’hydrogène résultant de l’électrolyse d’une partie de l’eau de refroidissement.

Or cet hydrogène peut alimenter des moteurs à explosion d’abord utilisables dans le transport routier lourd ou l’agriculture puis dans l’automobile.

Ainsi Ashok Leyland en Inde a réalisé les premiers essais de son camion hydrogène, le H2-ICE, l’été dernier. Le Ashok Leyland H2-ICE est alimenté par l’hydrogène. Celui-ci  conserve une architecture globale similaire à un moteur à combustion diesel conventionnel, contribuant ainsi à une migration plus rapide vers des sources d’énergie plus propres à un coût inférieur

Le second domaine d’excellence pour la France pourrait être le spatial. À l’occasion de sa visite au Centre Spatial Guyanais à Kourou, le président de la République a annoncé le soutien financier du Gouvernement à hauteur de 500 millions d’euros pour 10 projets stratégiques, marquant ainsi l’engagement de la France dans la compétition spatiale mondiale.

La sélection des 10 projets lauréats, répartis dans différentes catégories, illustre la diversité des efforts entrepris. Trois projets concernent le développement de mini et micro lanceurs, quatre sont dédiés à la démonstration de services de lancement, trois soutiendront le développement de constellations de satellites, tandis qu’un dernier projet vise à assurer le maintien en orbite d’un satellite opérationnel.

Michel Barnier n’a pas dit un mot de tout cela. Pour le moment il a confirmé vouloir augmenter certains impôts, face à une situation budgétaire plus dégradée qu’escomptée, en ciblant « ceux qui peuvent contribuer à cet effort », soit les entreprises et les très riches, et en préservant « ceux qui sont sur le terrain, qui travaillent, qui produisent ».

28/09/2024 Le PANG. Premières commandes

La Direction générale de l’armement (DGA) a lancé la commande de «  prestations à longs délais d’approvisionnements », en l’occurrence la partie chaufferie nucléaire, du futur porte-avions de nouvelle génération qui remplacera le « Charles de Gaulle » en 2038.

Ce Porte-avions nouvelle génération (Pang) de la Marine nationale, qui prendra le relais du Charles de Gaulle, n’arrivera qu’en 2038, mais le travail attendu des industriels a déjà commencé.

Une nouvelle étape vient d’être franchie puisque la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié une commande de 600 millions d’euros auprès de plusieurs entreprises pour les  prestations à longs délais d’approvisionnements  du futur Pang concernant la partie propulsion nucléaire.

Ces commandes concernent sans surprise Naval group et les Chantiers de l’Atlantique, via leur société conjointe MO porte-avions, ainsi que le spécialiste du nucléaire Technicatome, indique le ministère des Armées dans un communiqué mardi 30 avril.

Au salon Euronaval, le design quasi-définitif du prochain PANG a été dévoilé. Le navire mesurera 310 mètres de long, et pèsera 75 000 tonnes – contre 42 500 tonnes pour le Charles de Gaulle. Le porte-avions pèsera également lourd sur le budget des armées, autour de cinq milliards d’euros, mais c’est le prix à payer pour construire le plus grand bateau de guerre d’Europe, qui emploiera 2 000 marins à son bord.

PANG Images

https://www.nae.fr/en-images-le-porte-avions-pang-devoile-son-design-au-salon-euronaval/

28/09/2024 Le Liban doit pouvoir compter sur l’appui français

Rappelons que le 28 avril 1920, la France a été officiellement investie par la Société des Nations d’un « mandat pour la Syrie et le Liban » (en fait un protectorat). Elle va transformer ces anciennes provinces ottomanes en deux Républiques laïques… non sans officialiser le communautarisme religieux.

En conséquence de la 2e guerre mondiale, en novembre 1943, prenait fin le mandat sur la Syrie et le Liban que la conférence de San Remo avait confié, en avril 1920, à la France et que celle-ci exerça au nom de la Société des Nations.

Allié traditionnel de la France, le Liban continue à partager avec celle-ci de nombreux intérêts.

Les premiers sont culturels et linguistiques.

La Francophonie reste vivace au Liban malgré une présence accrue de l’anglais dans l’environnement économique, médiatique et une coexistence croissante des deux langues dans le domaine éducatif. La promotion de la langue française au Liban est considérée comme un impératif stratégique par les deux pays.

Par ailleurs, iI existe plus de 50.000 citoyens de nationalité libanais vivant en France. Ils entretiennent d’excellentes relations avec la population française (sans mentionner l’existence des célèbres « restaurants libanais »)

Les seconds intérêts communs sont économiques et financiers.

Ainsi on peut lire dans un document officiel récent de la Direction du Trésor française

En dépit de la crise, les échanges franco-libanais se maintiennent à un niveau non-négligeable.

Notre commerce bilatéral (hors hydrocarbures) se redresse depuis deux ans. Les exportations françaises de biens vers le Liban, relativement diversifiées, se sont élevées à 370 M€ en 2023 (soit 0,06% des exportations françaises totales). En baisse tendancielle depuis le déclenchement de la crise libanaise (-51% par rapport à 2018), nos exportations ont diminué en 2023 (-7,4%), après une reprise en 2022 (+26%). Cette baisse est largement imputable à la diminution drastique des ventes de produits pétroliers raffinés (-89%). Les exportations françaises hors hydrocarbures ont ainsi progressé de +3,2% en 2023.

Historiquement peu élevées (48 M€ en moyenne sur 2011-2021), nos importations depuis le Liban ont progressé de +27% en 2023, à 98 M€. Elles sont principalement composées d’équipements électriques et ménagers (53%) et de produits agroalimentaires (18%). Ainsi, notre solde bilatéral est resté excédentaire en 2023, à 271 M€, soit un niveau non-négligeable pour un marché de la taille du Liban.

La part de marché française s’élève à 1,8%. La France se situe au 15ème rang des fournisseurs du Liban, loin derrière la Chine (11,8%), la Suisse (10%), la Grèce (9,6%) et la Turquie (7,8%). La France se situe à égalité avec le Royaume-Uni mais demeure derrière l’Italie (6,3%), les Etats-Unis (4%), l’Allemagne (3,1%) et l’Espagne (2,3%).

La présence économique française s’accroît.

Les IDE français au Liban demeurent limités mais semblent se maintenir en dépit de la crise. Le stock s’élevait à 539 M€ fin 2022, soit près d’1% des IDE totaux au Liban et 0,04% du stock total d’IDE français à l’étranger. La crise ne semble pas se traduire par des désinvestissements marqués (+34 M€ en 2020, +55 M€ en 2021 et -50 M€ en 2022). En parallèle, le stock d’IDE libanais en France s’élevait à 1,3 Md€ fin 2022.

Au plan qualitatif, la présence économique française est toutefois significative, avec 50 entreprises implantées employant plus de 6300 personnes (dont un quart dédié à des activités d’outsourcing) :

1/ Deux groupes sont positionnés sur des secteurs stratégiques : (i) CMA-CGM (gestionnaire des terminaux à conteneurs des ports de Beyrouth et Tripoli, mais aussi investisseur dans l’industrie agroalimentaire) ; (ii) TotalEnergies (2ème distributeur de carburant du pays) ;

2/ Des entreprises françaises ont localisé de la main d’œuvre (trilingue, qualifiée et compétitive depuis la crise) généralement destinée à couvrir d’autres marchés de la région : PublicisThales, mais aussi CMA-CGM, qui a basé à Beyrouth son hub numérique ainsi qu’un centre de services partagés. CMA-CGM est ainsi devenu en 2023 le 1er employeur privé du pays ;

3/ Deux entreprises françaises ont une implantation industrielle, issue d’acquisition de sociétés locales : Saint-Gobain (usine de produits pour le BTP) et Nexans (usine de câbles) ;

4/ Enfin, certains groupes ont une empreinte historique : EDF (ingénieur-conseil d’Electricité du Liban), Air France (partenariat avec la compagnie libanaise MEA et une liaison quotidienne Beyrouth-Paris), Orange (joint-venture avec l’Etat libanais), AXASanofiVeoliaBureau VeritasLegrand et L’Oréal. 

La communauté d’affaires française est dynamique. Le Comité CCEF, composé de 20 membres, se réunit sur un rythme mensuel. Deux chambres de commerce sont également actives : (i) la CCI France-Liban basée à Beyrouth ; (ii) la chambre de commerce franco-libanaise (CCFL) basée à Paris. Business France a fermé son bureau en 2018 et deux prestataires ont été homologués pour conseiller les PME à l’export : la CCI France-Liban et le cabinet d’intelligence économique MASRI. En outre, la French Tech Beirut a été relabellisée en 2023 avec l’objectif d’accroître les liens entre les écosystèmes techniques français et libanais.  

L’évolution du modèle économique libanais vers des secteurs productifs (numérique, industrie légère, agriculture) présentera des opportunités pour nos entreprises : (i) sur le marché libanais ; (ii) sur des activités de sous-traitance ; (iii) en nouant des partenariats avec des groupes libanais pour cibler des marchés régionaux.

28/09/2024 Hesbollah? Un peu d’intelligence s’il vous plait.

Le 27 septembre 2024, nous nous demandions si  » Israël pourrait tenir longtemps contre une coalition militaire Iran-Hesbollah-Hamas »

https://wordpress.com/post/europesolidaire.eu/10216

La réponse n’a pas tardé. Nous lisons sur le site de Libération du 28 septembre 2024:

« Au lendemain d’une série de violentes frappes ciblant le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, l’armée israélienne a annoncé avoir «éliminé» le responsable de la milice pro-iranienne ».

Autrement dit, le redoutable Hassan Nasrallah n’avait rien trouvé de mieux, pour combattre Israël, qu’aller se cacher dans un quartier connu du tout Beyrouth où il se pensait à l’abri des bombardements israéliens.

Tsahal n’a pas eu besoin pour localiser Nasrallah afin de l’éliminer de moyens de renseignements électroniques très sophistiqués (electronic intelligence) . Il lui a suffi de faire appel à des moyens rudimentaires de « human intelligence ».

Avec de tels adversaires, Israël pourra longtemps encore dormir tranquille.

27/09/2024 Israel pourrait-il tenir longtemps contre une coalition militaire Iran-Hesbollah-Hamas?

L’Iran est sur tous les fronts. Alors que le pays aide la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, il apporte également son soutien au Hezbollah dont le conflit avec Israël ne cesse de s’intensifier ces derniers jours.

Par ailleurs, la semaine dernière, l’Iran organisait son défilé militaire annuel et a fait des annonces concernant de nouveaux équipements. Un nouveau missile balistique à longue portée , 4000 km, le Jihad, ainsi qu’une version améliorée de son drone Shahed-136 – qui a été largement utilisé par la Russie en Ukraine – ont été présentés. Ils s’inscrivent dans la politique de modernisation de l’arsenal iranien.

Dans le même temps, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a prôné la destruction d’Israël, qu’il qualifie de « tumeur cancéreuse ». Il avait promis une réaction d’envergure le 31 juillet dernier, après la mort du  chef politique du Hamas Ismaïl Haniyeh tué lors d’une frappe ciblée à Téhéran : « Il est de notre devoir de venger le sang qui a été versé sur notre territoire ».

Le nouveau président, Massoud Pezeshkian, qui a assisté au défilé annuel à Téhéran,  a pour sa part déclaré : « Nos capacités défensives et de dissuasion se sont tellement développées que même les démons ne songeraient pas à une agression contre notre cher Iran ». Les deux armes évoquées ci-dessus visent à démontrer que l’Iran veut jouer un rôle militaire dans cette région du monde.

Reste désormais à connaître les évolutions du missile « Jihad » à propergol solide qui a été conçu et fabriqué par la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Selon l’agence de presse iranienne Irna, ce missile à combustible liquide aurait une portée opérationnelle de 1 000 kilomètres et pourrait transporter une ogive d’environ 600 kg. Il se distingue également par sa rapidité et sa précision.

Dans le même temps, le Hamas et le Hezbollah ont montré qu’ils disposaient chacun d’une véritable armée de 30.000 hommes entrainés et équipés à l’occidentale. Leurs chefs se disent prêts à se battre contre Tsahal, l’armée israélienne. Celle-ci il est vrai, disposerait d’un appui aérien national que n’a pas l’Iran.