26/02/2025 La France dans la course au meilleur qubit

Qu’est-ce qu’un qubit ? Un qubit, ou bit quantique, est l’unité d’information de base utilisée pour encoder les données en informatique quantique. Nous pouvons le considérer comme l’équivalent quantique du bit traditionnel utilisé par les ordinateurs classiques pour encoder les informations en binaire.

La France qui est aujourd’hui engagée dans la bataille pour la production-commercialisation des premiers calculateurs quantiques opérationnels ne peut pas se désintéresser de la course aux meilleurs bits quantiques ou qubits 

“Building useful quantum computers involves work beyond building better qubits,” selon Nicholas Harrigan de Nvidia ; qui a conclu plusieurs accords pour réaliser de plus efficaces calculateurs quantiques. Microsoft travaille actuellement avec Atom Computing pour créer 24 qubits logiques associés sur le mode de l’intrication quantique, premier pas indispensable à la réalisation d’un calculateur quantique de plein droit. De même le processeur quantique Condor de IBM devrait atteindre en 2026 le seuil de 4.000 qubits. Enfin la start-up PsiQuantum vise à présenter en 2027 un calculateur quantique associant plusieurs centaines de qubits.

En France, la start-up française Quobly veut atteindre le million de qubits dès 2031

Quobly, spin off du CEA et du CNRS spécialisée dans les qubits de spin dans le silicium, vient d’annoncer un partenariat avec STMicroelectronics pour industrialiser sa technologie. Elle vise une première puce démontrant la viabilité de son approche dès 2026 et un système à un million de qubits d’ici 2031.

Quobly (ex-Siquance) a publié le 9 décembre à l’occasion du salon IEDM les résultats de recherches réalisées avec le CEA-Leti, le CEA-Irig et le CNRS sur l’utilisation du processus de fabrication Fully Depleted Silicon On Insulator (FD-SOI) pour créer un processeur quantique.

Les chercheurs expliquent avoir réussi l’intégration de qubits et de systèmes de contrôle cryogéniques (qui utilisent des transistors traditionnels) sur une même puce. Ils ont aussi pu réaliser des opérations avec des qubits uniques en utilisant à la fois des qubits de spin d’électrons et de trous d’électrons, une technique qui permet d’optimiser les performances. lls ont obtenu de bonnes performances lors d’un fonctionnement à très basse température. Ils sont aussi confiant sur leur capacité à créer une porte logique quantique à deux qubits.

Dans la suite, Quobly a annoncé jeudi 12 décembre un partenariat avec STMicroelectronics pour adapter son processus FD-SOI 28 nm afin qu’il puisse contenir des qubits. La start-up ambitionne de commercialiser de premiers « QPU » (Quantum Processing Units) dès 2027.

Source L’USINEDIGITALE

26/02/2025 Les trous noirs contribuent-ils à la formation des galaxies ?

Autrement dit, pour accélérer la formation des étoiles dans une galaxie, faudrait-il faire appel à un trou noir?

Les trous noirs n’existent pas seulement depuis les origines des temps, ils ont aussi donné naissance à de nouvelles étoiles et à une formation accélérée de galaxies. C’est ce que suggère une nouvelle analyse des données du télescope spatial James Webb. Cette découverte, portée par un chercheur du CNRS Terre & Univers, bouleverse les théories sur la manière dont les trous noirs façonnent le cosmos et sur la compréhension de la formation des galaxies.

Les résultats remettent en question la compréhension classique selon laquelle les trous noirs se sont formés après l’émergence des premières étoiles et galaxies. Au lieu de cela, ils pourraient avoir considérablement accéléré la naissance de nouvelles étoiles au cours des 50 premiers millions d’années de l’univers, une période éphémère de son histoire de 13,8 milliards d’années. Les trous noirs auraient ainsi tout stimulé, comme de gigantesques amplificateurs de formation d’étoiles.

Observées via le télescope james Webb, les galaxies lointaines du tout premier univers semblent bien plus brillantes que ce que les scientifiques prévoyaient. Elles révèlent un nombre inhabituellement élevé de jeunes étoiles et de trous noirs supermassifs. 

Les trous noirs et galaxies ont coexisté et se sont influencés mutuellement au cours des 100 premiers millions d’années de l’histoire de l’univers. Si celui-ci était un calendrier de 12 mois, ces années représenteraient les premiers jours de janvier. Les sorties des vents et les jets des trous noirs ont écrasé les nuages de gaz à proximité, les transformant en étoiles et accélérant considérablement le taux de formation de ces dernières. Ce chaînon manquant expliquerait pourquoi ces premières galaxies observées sont plus brillantes que prévu.

https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/trous-noirs-ou-galaxies-quest-ce-qui-est-arrive-en-premier

26/02/2025. Qui étaient les premiers européns ?

De nombreuses données génétiques ont permis ces dernières années de préciser qui étaient les ancêtres des Européens modernes.

Ainsi selon Wikipedia l’histoire génétique des populations européennes débute au Paléolithique supérieur avec l’arrivée il y a 45 000 ans des hommes modernes venus d’Afrique via le Moyen-Orient. Avec le dernier maximum glaciaire, un effet fondateur se produit, et provoque une augmentation de la pression sélective qui permet à une lignée de prendre de l’ampleur au Mésolithique. Ce premier groupe est appelé chasseurs-cueilleurs ouest-européens (West Hunter Gatherers ou WHG). La révolution néolithique voit l’arrivée d’un second groupe, des agriculteurs (Early European farmers ou EEF) venus de l’ouest de l’Anatolie. Puis, au cours de l’âge du bronze, parviennent en Europe les Yamnayas (Western Steppe Herders ou WSH) originaires des steppes pontiques. Cette population est notamment associée à l’expansion des langues indo-européennes.

La plupart des Européens modernes descendent de ces trois populations anciennes selon des proportions différentes : la part de fermiers anatoliens (EEF) est plus importante en Europe du Sud, et l’ascendance chasseur- cueilleur provient principalement d’Ukraine. Ils formèrent avec les populations locales antérieures une culture dite Seredniii Stih. Ses représentants vécurent environ I.000 ans entre le Dniepr et le Don. Après quoi en émergèrent les représentants de la culture Yamna ou Yamnaya .

Il existe ainsi une culture du Néolithique final et de l’Âge du bronze ancien, qui s’est développée dans la région du Boug / Dniepr / Don / basse Volga, c’est-à-dire la steppe pontique. Elle dura d’environ 3600 à 2300 bp.

Les chercheurs auteurs de l’article de Nature dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract ont identifié un site archéologique appelé Mykhailivka sur la rive gauche du Dnipro en Ukraine où s’établirent initialement les représentants de culture. Ils semblaient plus évolués sur le plan technique, ayant notamment réalisé les premières charrettes à roues tractées par des chevaux qui leur donnèrent une supériorité considérables, tant en termes civils que militaires, sur leurs concurrents.

Certains archéologues y voient aujourd’hui des conquérants meurtriers et violeurs qui s’imposèrent par le force aux populations locales, d’autres y voient simplement d’excellents éleveurs et bergers.

Reférence

nature
Article
Published: 05 February 2025
The genetic origin of the Indo-EuropeansIosif Lazaridis, etc,

Nature (2025)

Abstract

The Yamnaya archaeological complex appeared around 3300 bc across the steppes north of the Black and Caspian Seas, and by 3000 bc it reached its maximal extent, ranging from Hungary in the west to Kazakhstan in the east. To localize Yamnaya origins among the preceding Eneolithic people, we assembled ancient DNA from 435 individuals, demonstrating three genetic clines. A Caucasus–lower Volga (CLV) cline suffused with Caucasus hunter-gatherer1 ancestry extended between a Caucasus Neolithic southern end and a northern end at Berezhnovka along the lower Volga river. Bidirectional gene flow created intermediate populations, such as the north Caucasus Maikop people, and those at Remontnoye on the steppe. The Volga cline was formed as CLV people mixed with upriver populations of Eastern hunter-gatherer2 ancestry, creating hypervariable groups, including one at Khvalynsk. The Dnipro cline was formed when CLV people moved west, mixing with people with Ukraine Neolithic hunter-gatherer ancestry3 along the Dnipro and Don rivers to establish Serednii Stih groups, from whom Yamnaya ancestors formed around 4000 bc and grew rapidly after 3750–3350 bc. The CLV people contributed around four-fifths of the ancestry of the Yamnaya and, entering Anatolia, probably from the east, at least one-tenth of the ancestry of Bronze Age central Anatolians, who spoke Hittite4,5. We therefore propose that the final unity of Europethe speakers of ‘proto-Indo-Anatolian’, the language ancestral to both Anatolian and Indo-European people, occurred in CLV people some time between 4400 bc and 4000 bc.

25/02/2025 Le machine quantique dite megaquop

Référence

https://arxiv.org/abs/2502.17368

[Submitted on 24 Feb 2025]

Beyond NISQ: The Megaquop Machine

John Preskill

Today’s Noisy Intermediate-Scale Quantum (NISQ) computers have scientific value, but quantum machines with broad practical value must be protected against noise using quantum error correction and fault-tolerant protocols. Recent studies of quantum error correction on actual hardware are opening a new era of quantum information processing. Error-corrected computers capable of performing one million quantum operations or more may be realized soon, raising a compelling question for the quantum community: What are the potential uses of these megaquop machines?

Comments:7 pages. Based on a keynote address at the Q2B 2024 Conference in Silicon Valley on 11 December 2024
Subjects:Quantum Physics (quant-ph)

Pour en savoir plus

Entretien entre John Preskill et Karmela Padavic-Callaghan
Comment la machine Megaquop pourrait-elle inaugurer une nouvelle ère d’informatique quantique

John Preskill guide la croissance de l’industrie de l’informatique quantique depuis des décennies, et maintenant il s’est donné un nouveau défi – obtenir un appareil capable d’un million d’opérations quantiques, ou un mégaquop.

La dernière décennie a connu des avancées et des investissements importants dans l’informatique quantique, et pourtant les appareils que nous avons aujourd’hui n’ont essentiellement aucun but pratique. Ceci pour deux raisons principales – la première étant que les qubits, ou bits quantiques, qui composent les machines d’aujourd’hui luttent toujours avec le bruit ou les erreurs, que nous apprenons simplement à corriger. La seconde est que les appareils qui pourraient résoudre des problèmes pratiques devraient nécessiter beaucoup plus de qubits que même les plus grands ordinateurs quantiques actuellement.

En 2018, John Preskill du California Institute of Technology a inventé l’expression «quantum bruyant à l’échelle intermédiaire», ou NISQ, pour décrire cette ère actuelle de calcul quantique – des appareils prometteurs mais imparfait avec moins d’erreurs, devenant finalement «tolérants aux pannes». Maintenant, il se projette sur la prochaine ère de l’informatique quantique: la « Machine Megaquop».

Karmela Padavic-Callaghan: Votre idée de «l’ère NISQ» a été pleinement adoptée par le champ informatique quantique – était-ce une surprise? L’ère NISQ (Noisy Intermediate-Scale Quantum ou noisy intermediate scale quantum ) représente une phase charnière dans l’évolution de l’informatique quantique, caractérisée par l’utilisation de processeurs quantiques possédant entre 50 et quelques centaines de qubits. Ces processeurs quantiques sont intrinsèquement bruyants, ce qui signifie qu’ils sont sujets aux erreurs et à la décohérence en raison de la nature fragile des états quantiques. L’importance de l’ère NISQ réside dans son potentiel à combler le fossé entre les technologies quantiques actuelles et la réalisation d’ordinateurs quantiques à grande échelle entièrement tolérant aux pannes

Un ordinateur NISQ (noisy intermediate scale quantum) est un type d’ordinateur quantique, ordinateur quantique imparfait (bruité) de taille intermédiaire.

John Preskill: Je ne m’attendais pas à ce que le terme soit si largement adopté, mais j’avais l’impression que nous avions besoin d’un mot pour exprimer succinctement l’idée que nous entrions dans l’ère où nous avions des machines qui pourraient effectuer au moins certaines tâches très difficile à simuler avec des ordinateurs conventionnels.

J’essayais de souligner le message selon lequel nous allons probablement avoir besoin de tolérance aux défauts pour vraiment exécuter des applications importantes pour tous Mais en attendant, nous avons eu l’occasion d’expérimenter ces machines NISQ et peut-être de trouver certaines choses qu’ils peuvent faire qui seront utiles, du moins aux scientifiques et éventuellement aux entreprises.

Karmela Padavic-Callaghan: Vous avez maintenant proposé une nouvelle frontière pour la communauté informatique quantique, un appareil qui peut effectuer un million d’opérations quantiques dite la «machine Megaquop». Pourquoi?

John Preskill: Je pense qu’il est important d’avoir des objectifs comme la machine Megaquop. Pourquoi ai-je choisi un million d’opérations? Tout d’abord, car je ne pense pas que nous serons en mesure d’accéder à ce régime sans utiliser de correction d’erreur et d’atteindre la tolérance aux pannes. C’est nettement au-delà des circuits quantiques que nous pouvons exécuter sans correction d’erreur, et c’est en quelque sorte au bord de l’endroit où nous pouvons commencer à faire des simulations dont je pense qu’au moins les scientifiques trouveront beaucoup plus informatives que ce que nous pouvons faire dans le ERA NISQ.

Karmela Padavic-Callaghan: À l’heure actuelle, les gens ont exécuté des circuits avec environ 13 000 opérations, mais vous devez faire beaucoup d’atténuation d’erreurs et la quantité de physique que vous pouvez retirer est plutôt modeste.

Karmela Padavic-Callaghan. La machine Megaquop a-t-elle une contrepartie dans l’histoire de l’informatique traditionnelle?

John Preskill. Des ordinateurs ont été développés à la fin des années 40 et au début des années 50, largement motivés par la volonté de les utiliser pour simuler des systèmes physiques. Ce sera intéressant à refaire avec les machines à l’échelle Megaquop. Ce seront les applications les plus importantes, avec des implications pratiques pour la chimie et la science des matériaux.

Il y a là quelque chose d’analogue à l’informatique conventionnelle en ce sens que nous allons commencer par utiliser ces machines pour faire de la science, et pas nécessairement pour les applications qui affectent directement les utilisateurs.

Mon autre pensée est que les gens disent souvent qu’avec l’informatique quantique, nous n’avons pas encore le transistor, nous sommes toujours dans l’ère du tube à vide ou quelque chose d’analogue. Donc il pourrait y avoir un changement technologique important lorsque nous proposerons de meilleures plates-formes quantiques que nous pourrons faire évoluer plus facilement.

Karmela Padavic-Callaghan, Vous avez dit que déterminer pour quoi la machine Megaquop sera utile est un défi convaincant pour la communauté quantique. Comment le nombre croissant de sociétés informatiques quantiques peuvent-elles faire partie de l’effort consistant à dire : « d’accord, mais que puis-je faire maintenant que je ne pouvais pas faire avant? Nous devons continuer à essayer d’appliquer une nouvelle réflexion sur les applications.

John Preskill Des ordinateurs ont été développés à la fin des années 40 et au début des années 50, largement motivés par la volonté de les utiliser pour simuler des systèmes physiques. Ce sera intéressant à refaire avec les machines à l’échelle quantique.

 Je me soucie du fait que dans l’industrie, il y a des attentes trop optimistes quant à l’impact économique de l’informatique quantique en termes d’échelle de temps pour l’atteindre. C’était vrai lorsque nous parlions des appareils NISQ il y a quelques années, et je pense que cela sera également vrai pour la tolérance aux défauts précoces. Je pense que nous avons vraiment une longue route devant nous pour atteindre une valeur économique réelle.

Karmela Padavic-Callaghan Si vous vous réveilliez demain et que quelqu’un vous ait remis une machine Megaquop, qu’en feriez-vous?

John Preskill Je m’intéresse à la théorie des champs quantiques et aux nouveaux types de phénomènes qui se produisent dans des théories de champ fortement couplées. Nous avons de très bons outils pour les ordinateurs conventionnels pour simuler ces théories dans une dimension, mais les outils en deux dimensions ne sont pas du tout bons pour les ordinateurs conventionnels. Donc, pour moi, c’est l’occasion de faire quelque chose d’intéressant. La machine Megaquop serait peut-être un peu moins de ce dont nous aurons besoin, mais un bon début pour étudier des phénomènes qui sont juste hors de portée des ordinateurs conventionnels.

Article modifié le 14 février 2025

Pour en savoir plus

Quel rôle l’ère NISQ (Noisy Intermediate-Scale Quantum) joue-t-elle dans l’état actuel de l’informatique quantique, et pourquoi est-il important de comprendre les particularités du matériel dans ce contexte ?

https://fr.eitca.org/artificial-intelligence/eitc-ai-tfqml-tensorflow-quantum-machine-learning/programming-quantum-computer/programming-a-quantum-computer-with-cirq/examination-review-programming-a-quantum-computer-with-cirq/what-role-does-the-nisq-noisy-

24/02/2025 Les grandes religions mondiales en 2050

À quoi ressemblera le monde religieux de demain? Certaines religions sont-elles amenées à en supplanter d’autres? L’athéisme progressera-t-il ou reculera-t-il? Une étude menée par le Pew Research Center, groupe de réflexion et centre de recherche américain basé à Washington, s’est basée sur plus de 2.500 documents de recensement et certaines des études démographiques les plus précises connues à ce jour, pour une estimation de l’évolution des populations religieuses dans le monde d’ici à 2050.

Si l’on pensait que dans cette course à la domination religieuse, l’islam arriverait en tête ou que le christianisme s’effondrerait, l’on se tromperait La revue National Geographic a entrepris de compiler ces données et offre la possibilité de naviguer à travers un ensemble de statistiques instructives.

Tout d’abord, pour comprendre les dynamiques religieuses à venir, il faut s’attarder un moment sur l’évolution démographique globale de l’humanité, les deux éléments étant étroitement corrélés. D’après les prévisions du Pew Research Center, la région Asie-Pacifique connaîtra d’ici vingt-cinq ans, une croissance exceptionnelle de sa population avec près de 850 millions d’habitants supplémentaires.

Mais l’Afrique subsaharienne fera encore mieux, avec une estimation qui prévoit une augmentation de plus d’un milliard d’habitants aux alentours de 2050 par rapport à l’année 2010. Le christianisme, très présent en Afrique subsaharienne, y connaîtra un véritable essor et son nombre d’adeptes dépassera celui du continent européen, mais aussi celui du continent américain. Il en sera de même pour l’islam, qui connaît une croissance importante du nombre de ses pratiquants dans cette région du monde.

Toutefois, d’ici à 2050, la majeure partie des musulmans devraient rester concentrés en Asie du Sud-Est, une zone portée par un essor démographique exceptionnel en Malaisie ou en Indonésie.

En France, contrairement au mythe du «grand remplacement» diffusé par certaines personnalités politiques de droite et d’extrême droite, l’islam ne devrait représenter que 11% de la population française contre 8% aujourd’hui. Mais le nombre de chrétiens devrait quant à lui connaître une baisse significative. D’après les chiffres fournis par l’étude, 63% de la population française se revendiquait chrétienne en 2010, un pourcentage qui devrait tomber sous les 50% d’ici à 2050. Le groupe majoritaire dans le pays devrait alors être celui des « non confessionnels ».

Il faut comprendre que ces chiffres ne prennent pas en compte certaines données difficiles à anticiper et qui pourraient jouer un rôle crucial dans l’évolution démographique et religieuse. Qu’en sera-t-il du du changement climatiques des déplacements de population, des pandémies ou des conflits armés? Tous ces facteurs pourraient avoir des implications directes sur l’expression religieuse d’un pays.

24/02/2025 Les grandes religions mondiales en 2050

À quoi ressemblera le monde religieux de demain? Certaines religions sont-elles amenées à en supplanter d’autres? L’athéisme progressera-t-il ou reculera-t-il? Une étude menée par le Pew Research Center, groupe de réflexion et centre de recherche américain basé à Washington, s’est basée sur plus de 2.500 documents de recensement et certaines des études démographiques les plus précises connues à ce jour, pour une estimation de l’évolution des populations religieuses dans le monde d’ici à 2050.

Si l’on pensait que dans cette course à la dominaton religieuse, l’islam arriverait en tête ou que le christianisme s’effondrerait, l’on se tromperait La revue National Geographic a entrepris de compiler ces données et offre la possibilité de naviguer à travers un ensemble de statistiques instructives.

Tout d’abord, pour comprendre les dynamiques religieuses à venir, il faut s’attarder un moment sur l’évolution démographique globale de l’humanité, les deux éléments étant étroitement corrélés. D’après les prévisions du Pew Research Center, la région Asie-Pacifique connaîtra d’ici vingt-cinq ans, unne u,ene croissance exceptionnelle de sa population avec près de 850 millions d’habitants supplémentaires.

Mais l’Afrique subsaharienne fera encore mieux, avec une estimation qui prévoit une augmentation de plus d’un milliard d’habitants aux alentours de 2050 par rapport à l’année 2010. Le christianisme, très présent en Afrique subsaharienne, y connaîtra un véritable essor et son nombre d’adeptes dépassera celui du continent européen, mais aussi celui du continent américain. Il en sera de même pour l’islam, qui connaît une croissance importante du nombre de ses pratiquants dans cette région du monde.

Toutefois, d’ici à 2050, la majeure partie des musulmans devraient rester concentrés en Asie du Sud-Est, une zone portée par un essor démographique exceptionnel en Malaisie ou en Indonésie.

En France, contrairement au mythe du «grand remplacement» diffusé par certaines personnalités politiques de droite et d’extrême droite, l’islam ne devrait représenter que 11% de la population française contre 8% aujourd’huiToutefois, le nombre de chrétiens devrait quant à lui connaître une baisse significative. D’après les chiffres fournis par l’étude, 63% de la population française se revendiquait chrétienne en 2010, un pourcentage qui devrait tomber sous les 50% d’ici à 2050. Le groupe majoritaire dans le pays devrait alors être celui des « non confessionnels ».

Il faut comprendre que ces chiffres ne prennent pas en compte certaines données difficiles à anticiper et qui pourraient jouer un rôle crucial dans l’évolution démographique et religieuse. Qu’en sera-t-il du du changement climatiques des déplacements de population, des pandémies ou des conflits armés? Tous ces facteurs pourraient avoir des implications directes sur l’expression religieuse d’un pays.

Toutefois, d’ici à 2050, la majeure partie des musulmans devraient rester concentrés en Asie du Sud-Est, une zone portée par un essor démographique exceptionnel en Malaisie ou en Indonésie.

En France, contrairement au mythe du «grand remplacement» diffusé par certaines personnalités politiques de droite et d’extrême droite, l’islam ne devrait représenter que 11% de la population française contre 8% aujourd’huiToutefois, le nombre de chrétiens devrait quant à lui connaître une baisse significative. D’après les chiffres fournis par l’étude, 63% de la population française se revendiquait chrétienne en 2010, un pourcentage qui devrait tomber sous les 50% d’ici à 2050. Le groupe majoritaire dans le pays devrait alors être celui des « non confessionnels ».

Il faut comprendre que ces chiffres ne prennent pas en compte certaines données difficiles à anticiper et qui pourraient jouer un rôle crucial dans l’évolution démographique et religieuse. Qu’en sera-t-il du du changement climatiques des déplacements de population, des pandémies ou des conflits armés? Tous ces facteurs pourraient avoir des implications directes sur l’expression religieuse d’un pays.

Source

The Future of World Religions: Population Growth Projections, 2010-2050

https://www.pewresearch.org/religion/2015/04/02/religious-projections-2010-2050/

24/02/2025 Les grandes religions mondiales en 2050




À quoi ressemblera le monde religieux de demain? Certaines religions sont-elles amenées à en supplanter d’autres? L’athéisme progressera-t-il ou reculera-t-il? Une étude menée par le Pew Research Center, groupe de réflexion et centre de recherche américain basé à Washington, s’est basée sur plus de 2.500 documents de recensement et certaines des études démographiques les plus précises connues à ce jour, pour une estimation de l’évolution des populations religieuses dans le monde d’ici à 2050.

Si l’on pensait que dans cette course à la dominaton religieuse, l’islam arriverait en tête ou que le christianisme s’effondrerait l’on se tromperait La revue National Geographic a entrepris de compiler ces données et offre la possibilité de naviguer à travers un ensemble de statistiques instructives.

Tout d’abord, pour comprendre les dynamiques religieuses à venir, il faut s’attarder un moment sur l’évolution démographique globale de l’humanité, les deux éléments étant étroitement corrélés. D’après les prévisions du Pew Research Center, la région Asie-Pacifique connaîtra une croissance exceptionnelle de sa population d’ici vingt-cinq ans, avec près de 850 millions d’habitants supplémentaires.

Mais l’Afrique subsaharienne fera encore mieux, avec une estimation qui prévoit une augmentation de plus d’un milliard d’habitants aux alentours de 2050 par rapport à l’année 2010. Le christianisme, très présent en Afrique subsaharienne, y connaîtra un véritable essor et son nombre d’adeptes dépassera celui du continent européen, mais aussi celui du continent américain. Il en sera de même pour l’islam, qui connaît une croissance importante du nombre de ses pratiquants dans cette région du monde.

Toutefois, d’ici à 2050, la majeure partie des musulmans devraient rester concentrés en Asie du Sud-Est, une zone portée par un essor démographique exceptionnel en Malaisie ou en Indonésie.

En France, contrairement au mythe du «grand remplacement» diffusé par certaines personnalités politiques de droite et d’extrême droite, l’islam ne devrait représenter que 11% de la population française contre 8% aujourd’hui Toutefois, le nombre de chrétiens devrait quant à lui connaître une baisse significative. D’après les chiffres fournis par l’étude, 63% de la population française se revendiquait chrétienne en 2010, un pourcentage qui devrait tomber sous les 50% d’ici à 2050. Le groupe majoritaire dans le pays devrait alors être celui des « non confessionnels ».

Il faut comprendre que ces chiffres ne prennent pas en compte certaines données difficiles à anticiper et qui pourraient jouer un rôle crucial dans l’évolution démographique et religieuse. Qu’en sera-t-il du du changement climatiques des déplacements de population, des pandémies ou des conflits armés? Tous ces facteurs pourraient avoir des implications directes sur l’expression religieuse d’un pays.

Source

https://www.pewresearch.org/religion/2015/04/02/religious-projections-2010-2050/

24/02/2025 Un retour du nazisme en Allemagne

Nous recevons cet article émanant du World Socialist Web Site et daté du 22/02/2025

Les élections fédérales de dimanche marquent un tournant décisif dans l’histoire allemande et européenne de l’après-guerre. Pour la première fois depuis la chute du Troisième Reich il y a 80 ans, il existe une réelle possibilité qu’un parti ayant une continuité idéologique directe avec les nazis entre au gouvernement.

Avec 21 % des intentions de vote, l’AfD n’est devancé que par les chrétiens-démocrates (CDU/CSU), qui atteignent 28 %, tandis que les sociaux-démocrates (SPD), au pouvoir, se sont effondrés à 16 %. Les Verts sont à 14 % et le Parti de gauche à 8 %.

Même si l’AfD reste en dehors du prochain gouvernement, sa montée reflète le virage plus large de l’ensemble de l’establishment politique vers la droite. Pendant la campagne, tous les partis du Bundestag ont participé à l’agitation anti-immigrés, aux appels au réarmement militaire et à la promotion de l’AfD, un parti dont le président honoraire, Alexander Gauland, a décrit «Hitler et les nazis ne sont qu’une fiente d’oiseau en 1000 ans d’une histoire allemande réussie».

Pourtant, la résistance s’accroît. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté en Allemagne contre l’AfD et le virage à droite de tous les partis du Bundestag. Dans les derniers jours de la campagne, des dizaines de milliers de travailleurs du secteur public ont organisé des grèves d’avertissement contre les suppressions d’emplois et les baisses de salaires.

La montée de l’AfD n’est pas un accident, mais le résultat de décennies de politique réactionnaire. Plus de 30 ans après la réunification allemande, célébrée par la propagande officielle comme un triomphe de la démocratie, la restauration du capitalisme en Allemagne de l’Est a dévasté des régions entières, créant chômage de masse et misère sociale.

La dévastation de l’économie de l’Allemagne de l’Est, l’appauvrissement qui en résulte et l’absence de perspectives d’avenir ont créé un terrain propice aux fascistes. Le SPD et les partis qui ont succédé au Parti unitaire socialiste, le parti d’État stalinien – le PDS (Parti du socialisme démocratique) et le Parti de gauche – ont facilité ce processus. Ils ont organisé les attaques contre les programmes sociaux, en coopération avec les syndicats.

Ces dernières années, tous les partis de l’establishment et les médias ont contribué à légitimer l’AfD, notamment en adoptant sa politique anti- immigrants.

Les élections législatives allemandes de 2025: un tournant dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre

Ces développements brisent un mythe fondamental de l’histoire allemande d’après-guerre: le fascisme était une anomalie historique, limitée à la crise d’avant la Seconde Guerre mondiale. En réalité, le fait que classe dirigeante se tourne vers le fascisme est sa réaction à la crise profonde du capitalisme.

À l’instar de ses homologues américains, la classe dirigeante allemande se tourne à nouveau vers les forces fascistes pour imposer le réarmement, les coupes sociales et la dictature. Le manifeste électoral du SGP fait cette mise en garde: «Donald Trump … poursuit une politique d’extorsion économique, de conquête militaire et de répression violente.»

La classe dirigeante allemande suit une voie similaire. Sa réponse au «Make America Great Again» (rendre sa grandeur à l’Amérique) est «Deutschland über alles» (l’Allemagne au-dessus de tout)

Elle se réarme à un rythme jamais vu depuis Hitler. Tous les partis représentés au Bundestag (parlement fédéral) sont unis sur ce point. Dans la guerre contre la Russie, ils sont prêts à risquer une conflagration nucléaire.

À Gaza, ils soutiennent un génocide. Les élections législatives ont été anticipées pour mettre en place un gouvernement capable de mettre en œuvre la politique de guerre et les coupes sociales qui l’accompagnent plus efficacement que le gouvernement de coalition discrédité dirigé par les sociaux-démocrates (SPD).

La rupture des relations transatlantiques à la Conférence de Munich sur la sécurité, ainsi que la menace américaine d’ignorer l’Europe en Ukraine en négociant directement avec Poutine, ont intensifié ces développements à l’extrême. La classe dirigeante allemande réagit par une véritable frénésie de réarmement et de guerre.

Le chancelier Olaf Scholz s’est vanté régulièrement pendant la campagne électorale d’avoir plus que doublé les dépenses militaires dans sa «nouvelle ère» de politique étrangère allemande suite à l’invasion russe de l’Ukraine provoquée par l’OTAN. Le candidat des Verts, Robert Habeck, a appelé à tripler les dépenses militaires pour les porter à 3,5 % du PIB ; le prochain gouvernement devait «rester ferme» dans le renforcement de la puissance militaire de l’Europe.

L’Institut de Kiel pour l’économie mondiale, qui a contribué au réarmement de la Wehrmacht pendant le Troisième Reich, a récemment décrit ce dont l’Europe aurait besoin pour remplacer le soutien militaire des États-Unis. Il estime que pour combler les lacunes dans les capacités, il faudrait 50 brigades supplémentaires, des milliers de nouveaux chars et véhicules de combat d’infanterie, et que la Bundeswehr mobilise 100 000 soldats pour l’OTAN dans le cadre d’une guerre potentielle avec la Russie.

Le SGP est le seul parti à avoir prédit et combattu ces développements dès le début. Depuis 2014, il met systématiquement en garde contre le retour du militarisme allemand et le renforcement des fascistes qui en découle.

Lorsque l’actuel président allemand Frank-Walter Steinmeier (SPD), alors ministre des Affaires étrangères, a déclaré à la Conférence de Munich sur la Sécurité de 2014 que l’Allemagne était «trop grande et trop forte économiquement pour que nous nous contentions de commenter la politique mondiale depuis la touche» et que le gouvernement allemand a ensuite soutenu le coup d’État anti-russe en Ukraine, nous avions écrit dans une résolution :

L’histoire revient en force. Près de 70 ans après les crimes des nazis et sa défaite dans la Seconde Guerre mondiale, la classe dirigeante allemande adopte à nouveau la politique impérialiste de grande puissance de l’Empire de Guillaume II et d’Hitler.

Le retour de l’Allemagne à une politique étrangère impérialiste agressive va de pair avec la banalisation des crimes nazis. En 2014 également, le professeur d’extrême droite de l’université Humboldt Jörg Baberowski a déclaré dans Der Spiegel: «Hitler n’était pas un psychopathe, il n’était pas cruel. Il ne voulait pas qu’on parle de l’extermination des Juifs à sa table.» Dans le même souffle, il avait mis sur le même plan l’Holocauste et les fusillades de la guerre civile russe,

Tous les partis ont défendu Baberowski, tandis que le gouvernement a criminalisé le SGP pour son opposition à la réhabilitation du nazisme. Il a placé le SGP sous la surveillance de l’Office fédéral de protection de la Constitution, l’agence de renseignement intérieur, qui est infestée d’extrémistes de droite. Pour l’État allemand et les élites dirigeantes, le véritable ennemi reste la gauche.

Les élections législatives de 2025 constituent un tournant et un avertissement. En Allemagne, les horreurs de la guerre mondiale et du fascisme sont bien connues, et les monuments commémoratifs des crimes nazis – 27 millions de vies soviétiques perdues dans la guerre d’anéantissement et l’assassinat industrialisé de 6 millions de Juifs – les rappellent constamment. Alors que la classe dirigeante renoue avec la même politique de grande puissance et de guerre que celle ayant engendré ces crimes, elle se prépare à une confrontation brutale avec la classe ouvrière. Les travailleurs doivent répondre par un programme politique conscient.

Les appels au SPD, aux Verts ou au Parti de gauche, la politique des groupes pseudo-de gauche de la classe moyenne supérieure, mènent au désastre. Ces partis et l’appareil syndical ne sont pas des adversaires du virage à droite, mais des participants actifs à celui-ci, qui l’imposent pour le compte de l’État capitaliste. Ils ne représentent que la décomposition complète de la démocratie bourgeoise et de l’ensemble du système capitaliste. C’est sur cette base que l’extrême droite gagne du terrain, non seulement en Allemagne, mais dans le monde entier.

Ce développement ne peut être stoppé par de l’indignation morale. La lutte contre le fascisme, le militarisme et les inégalités sociales exige une rupture politique avec le cadre tout entier de la politique bourgeoise-capitaliste, et le développement d’un mouvement ouvrier indépendant sur une base socialiste.

C’est pour cela que le SGP se bat avec ses partis frères du Comité international de la Quatrième Internationale qui a défendu le programme du marxisme révolutionnaire contre le stalinisme, la social-démocratie et toutes les variétés de nationalisme petit-bourgeois. Il faut maintenant construire le SGP comme la nouvelle direction de la classe ouvrière. La seule façon d’empêcher un retour à la guerre mondiale et à la barbarie est une révolution socialiste qui abolisse le capitalisme et réorganise la société sur une base nouvelle et égalitaire.

source https://www.wsws.org/fr/articles/2025/02/22/taqa-f22.html

20/02/25 La protéine du langage humain

Cette protéine s’appelle NOVA1 et est présente chez la plupart des mammifères, mais les humains en ont une version légèrement différente. Alors qu’ils s’attendaient à un effet sur les fonctions motrices, des chercheurs auteurs de l’article dans Nature dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract ont constaté que l’introduction de la NOVA1 humaine dans des souris changeait leur manière de « parler ».

En remplaçant le gène NOVA1 de souris par sa version humaine, les scientifiques s’attendaient à provoquer des dysfonctions motrices sévères. Produite dans les neurones, la protéine NOVA1 avait en effet été découverte chez des malades humains atteints de syndrome d’opsoclonie-myoclonie, trouble neurologique caractérisé par des mouvements oculaires et musculaires brefs et involontaires.

Mais les souris avec le variant humain de NOVA1 ne montraient aucun trouble moteur. En revanche, elles poussaient de petits cris inhabituelc, que l’on pouvait comparer à des phrases formuéesdans un langage primitifs. « Les appels des souris nouveau-nés à leur mère et des souris mâles adultes aux souris femelles avaient changé en tonalité et en complexité » précisent les chercheurs

A première analyse, la version humaine de NOVA1 ne semble pourtant pas différente de celle que l’on trouve chez de nombreux autres animaux, mammifères comme oiseaux, qui le possèdent également. Pourtant, un simple acide aminé d’isoleucine y est substitué par une valine vers le milieu de sa séquence, à la position 197.

La valine (abréviations IUPAC-IUBMB : Val et V) est un acide α-aminé dont l’énantiomère L est l’un des 22 acides aminés protéinogènes, et l’un des 9 acides aminés essentiels pour l’homme. Elle est caractérisée par un groupe apolaire isopropyle. Son nom provient de la valériane.

Cette petite modification, unique à l’humain, suffit cependant à modifier les molécules auxquelles la protéine NOVA1 est supposée se lier. Ces molécules sont des ARN, dérivés de l’ADN, qui servent d’intermédiaire pour la production des protéines.



« NOVA1 se lie directement aux ARN dans le cerveau pour en réguler l’activité« , à la hausse ou à la baisse, expliquent les chercheurs. Grâce à une nouvelle méthode spécialement développée pour repérer les ARN liés à NOVA1, ils ont observé que la NOVA1 humaine se liait toujours de la même façon que ne le fait la NOVA1 de souris aux ARN liés aux fonctions motrices, mais pas au ARN du langage!

 » Nous avons été surpris de constater que la version humaine affectait les sites de liaison dans les neurones du mésencéphale (région centrale du cerveau qui codent pour la vocalisation« , explique Robert Darnell, qui a dirigé ces travaux.

Voir Sciences et Avenir

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/la-complexite-du-langage-parle-humain-reposerait-en-partie-sur-une-proteine_184158?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

Source

  • Article
  • Published: 18 February 2025
A humanized NOVA1 splicing factor alters mouse vocal communications

Nature Communications volume 16, Article number: 1542 (2025)

Abstract

NOVA1, a neuronal RNA-binding protein expressed in the central nervous system, is essential for survival in mice and normal development in humans. A single amino acid change (I197V) in NOVA1’s second RNA binding domain is unique to modern humans. To study its physiological effects, we generated mice carrying the human-specific I197V variant (Nova1hu/hu) and analyzed the molecular and behavioral consequences. While the I197V substitution had minimal impact on NOVA1’s RNA binding capacity, it led to specific effects on alternative splicing, and CLIP revealed multiple binding peaks in mouse brain transcripts involved in vocalization. These molecular findings were associated with behavioral differences in vocalization patterns in Nova1hu/hu mice as pups and adults. Our findings suggest that this human-specific NOVA1 substitution may have been part of an ancient evolutionary selective sweep in a common ancestral population of Homo sapiens, possibly contributing to the development of spoken language through differential RNA regulation during brain development.

24/02/2025 La bataille pour la commercialisation des premiers calculateurs quantiques opérationnels

Selon Laurent Prost qui préside la start-up quantique française Alice et Bob un écosystème global d’une centaine d’entreprises décidées à investir dans ce secteur est en train de de mettre en place.

On y trouve évidemment des filiales de Microsoft et IBM, mais aussi Atom Computing basée en Californie, la chinoise Qian Shi de Baidu relevant de l’Université des Sciences et des technologies de Chine, la britannique Continuum d’Oxford et une autre start up française, Pasqual

Le gouvernement français a compris qu’il ne pouvait rester inactif devant ce mouvement mondial.

Lancement du programme PROQCIMA

Il vient de lancer le programme PROQCIMA, inspiré du programme ULTRA (lancé par les Britanniques pendant le Seconde guerre mondiale). L’objectif de ce programme est de disposer en 2032 d’au moins deux prototypes d’ordinateurs quantiques universels avec 128 qubits logiques étendus à 2048 qubits logiques en 2035.

La France est l’un des rares pays à l’échelle mondiale à disposer d’un socle de compétences en recherche amont ainsi que de l’outil industriel adéquat permettant d’explorer sérieusement la faisabilité d’un ordinateur quantique FTQC (« Fault Tolerant Quantum Computer »).

Cependant la mise en place en France d’un programme de développement d’un ordinateur quantique universel passant à l’échelle commercial fait face, malgré la présence de laboratoires de recherche et d’entreprises en pointe sur ce sujet, à des difficultés majeures en raison des incertitudes scientifiques, technologiques et industrielles qui restent élevées. D’une part il est prématuré de faire un choix technologique irréversible entre les différentes options envisagées et d’autre part il est nécessaire d’investir massivement dans la R&D pour espérer lever les différents verrous.

Pour faire face à ces difficultés et maximiser les chances de parvenir au succès, le programme PROQCIMA a été structuré sous la forme d’un partenariat d’innovation qui organise une compétition entre les différentes entreprises avec une sélection progressive des compétiteurs les plus performants.

Le programme se divise en phases : une phase « examen » pour mesurer les progrès réalisés, suivie d’une phase « concours » pour ne garder que les solutions les plus prometteuses.

Le programme commence avec cinq compétiteurs et dès la fin de la première étape, ce nombre sera réduit à trois, c’est-à-dire que seuls les trois acteurs les plus performants continueront le programme au-delà de quatre ans.

À huit ans, la compétition se limitera aux deux technologies les plus performantes qui poursuivront le programme jusqu’à son terme. La Direction générale de l’armement sera, avec le Secrétariat général pour l’investissement, en charge du pilotage du programme.

Bien évidemment, de nombreux spécialistes du domaine reprocheront au gouvernement d’être encore timide dans ce domaine. Les principaux développeurs de Calculateur quantiques tolérants aux fautes n’attendront pas si longtemps pour commercialiser des produits