02/04/2025 Des bactéries vivant sans lumière ni oxygène

Des chercheurs ont récemment découvert dans un lac salé de l’Antarctique, sous 20 mètres de glace, un écosystème dont on ignore encore la source d’énergie. Il s’agit peut-être d’un exemple intéressant d’autres formes de vie existant sur d’autres planètes/

    https://www.letemps.ch/sciences/bacteries-vivant-lumiere-oxygene

    Les micro-organismes découverts y vivent sus 20 mètres de glace, dans une eau dont le taux de salinité dépasse les 20% et la température atteint les moins 13 degrés Celsius.

    «La découverte de cet écosystème nous donne des indices sur d’autres environnements glacés et isolés sur la Terre, mais aussi potentiellement pour des formes de vie sur d’autres planètes recouvertes de glace qui peuvent abriter des dépôts salins et des océans comme c’est le cas dese Europa, une lune de Jupiter», selon Nathaniel Ostrom, zoologiste à l’Université du Michigan et coauteur de ces travaux parus dans les «Annales de l’Académie américaine des sciences» (Pnas) datées du 26 au 30 novembre 2024.

    Les concentrations élevées en hydrogène et en oxyde d’azote sous forme de gaz fournissent probablement la source d’énergie chimique permettant l’existence de cet écosystème microbien isolé, suppute le scientifique. Ces gaz se forment de réactions chimiques de l’eau fortement salée avec les roches environnantes riches en fer.

    «Nous ne connaissions jusqu’alors presque rien de ces processus géochimiques et des vies microbiennes dans ces environnements glacés, surtout dans des températures en dessous de zéro», relève Alison Murray, de l’Institut de recherche du désert à l’Université du Nevada, principale coauteur de l’étude.

    Malgré les températures très basses, l’absence de lumière et la forte salinité, cet environnement abrite une faune abondante de bactéries très diverses capables de survivre et de muter sans l’énergie du soleil.

    Quant à la présence d’eau, indispensable à la vie telle que nous la connaissons, faut-il rappeler que La molécule d’eau, de formule H2O, est constituée de 2 éléments chimiques, l’hydrogène et l’oxygène. Ces deux éléments étant très répandus dans l’Univers, la molécule d’eau est présente dans tout le cosmos, essentiellement sous forme de glace ou de vapeur.

    02/04/2025 Des tremblements de terre sont fréquents sur la planète Mars. Leurs causes ne sont pas connues

    Ils n’ont été observés que durant l’été martien. Ils ne ressemblent pas à leurs équivalents terrestres, ce qui surprend les scientifiques.

    Depuis l’arrivée en 2018 de l ‘atterrisseur de la Nana nommé InSight, des centaines d’entre eux ont été observés, dont certains particulièrement importants. Ceci montre que Mars est séismiquement beaucoup plus active qu’on ne le pensait.

    Cependant, les séismes martiens semblent ne se produire que dans l’hémisphère nord de la planète, au rythme de 10 fois par jour selon la fréquence maximum.

    Pour les observateurs, le point le plus intrigant est le caractère saisonnier de ces phénomènes. Mars présente des cycles saisonniers, mais comme elle ne possède pas d’eau les séismes ne sont pas liés à des précipitations orageuses comme ils le sont souvent sur Terre, l’eau y modifiant la consistance de la surface .

    Certes Mars possède à ses pôles de faibles quantités de glace à base de dioxyde de carbone qui fondent pendant l’été. Mais il n’y a pas là de quoi provoquer de tremblements de terre

    Pour en savoir plus
    Les calottes polaires de Mars
    https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-calottes-polaires-de-mars

    01/04/2025 Apparition de la vie dans l’univers

    Dans un excellent ouvrage, parfaitement documenté, Julien Duchène, membre de l’Académie de Liège , département de physique atomique et moléculaire, Institut de Physique, montre comment, selon la plupart des hypothèses actuelles, la Vie serait apparue sur la Terre il y a quelques milliards d’années.

    Il ne s’agirait pas du produit d’un événement totalement aléatoire, pratiquement imprévisible, et moins encore comme beaucoup d’humains le croient encore d’une intervention divine, mais du résultat d’une évolution physico-chimique pratiquement obligée dont il nous donne le détail. Cependant le rythme de cette évolution a été si lent que le phénomène ne pourrait pas se renouveler spontanément une seconde fois .

    Voir https://europesolidaire.eu/2025/03/31/31-03-2025-pourquoi-la-vie-telle-que-la-science-actuelle-la-definie-est-elle-apparue-dans-lunivers/

    L’auteur va plus loin. Pour lui cette apparition de la vie n’a pas été et ne pourrait pas être un phénomène limité à la Terre, ou si l’on préfère au système solaire. L’univers visible comporte des millions d’amas galactiques et des milliards de galaxies, autrement dit un nombre incommensurable de planètes susceptibles d’héberger la vie.

    Il serait peu scientifique d’imaginer que ces planètes ont été ou sont demeurées stériles. Seulement les distances dans l’espace-temps sont si grandes que nous ne pouvons pas pour le moment vérifier cette hypothèse.

    Par contre nous pourrions avec les progrès considérables faits récemment par les technologies de l’information associées aux sciences du vivant espérer réaliser en quelques dizaines d’années les prototypes d’organismes vivants aux cerveaux artificiels augmentés, capables non seulement de penser comme nous mais mieux que nous – et ceci en toute autonomie.

    Il nous restera à tenter de ne pas nous détruire récproquement

    31/03/2025 Pourquoi la vie telle que la science actuelle la définie est- elle apparue dans l’univers ?

    Voir https://www.persee.fr/doc/barb_0001-4141_1982_num_68_1_57312

    Notre commentaire éventuel ultérieurement

    Voir https://www.persee.fr/doc/barb_0001-4141_1982_num_68_1_57312

    Notre commentaire éventuel ultérieurement

    31/03/2025 Les obélisques, un nouveau genre de viroide

    Une équipe de recherche de l’université de Stanford à San Francisco vient de découvrir un nouveau genre de viroïde dans le système digestif humain. Il s’agit de petites boucles d’ARN qu’ils ont appelées « obélisques ». On en trouve dans la bouche et l’intestin de l’Homme. Elles pourraient affecter l’activité génétique du microbiome.

    Les scientifiques américains ont publié cette découverte dans bioRXi. Voir références et abstract ci-dessous.

    Ces viroïdes ont été trouvés dans des bactéries qui vivent dans la bouche et les intestins de l’Homme, dont une bactérie buccale commune et bien connue appelée Streptococcus sanguinis.

    Les viroïdes sont de petites molécules circulaires d’acide ribonucléique (ARN) qui sont différentes des virus conventionnels. Contrairement aux virus, les viroïdes ne codent pas pour des protéines et ne possèdent pas de capside protéique. Ils consistent en une courte molécule d’ARN circulaire, généralement composée de quelques centaines de nucléotides.

    Les viroïdes sont connus pour causer des maladies chez les plantes. Ils agissent en interférant avec les mécanismes cellulaires normaux de la plante hôte, entraînant souvent des symptômes tels que la déformation des feuilles, la nécrose, la réduction de la croissance, et d’autres anomalies. Les viroïdes se propagent généralement d’une plante à une autre par des mécanismes qui ne sont pas entièrement compris, mais ils peuvent être transmis mécaniquement  par contact avec des outils agricoles contaminés.

    Le terme « viroïde » a été proposé pour la première fois en 1971 par le chercheur néerlandais Theo O. Diener (1921-2023). Depuis lors, plusieurs types de viroïdes ont été identifiés, chacun associé à des maladies spécifiques chez les plantes. Les viroïdes représentent un exemple unique de parasites subviraux, car ils peuvent causer des maladies sans la présence d’un virus associé.

    Selon les auteurs de cette étude, les viroïdes « obélisques « constituent une classe d’ARN différents ayant colonisé de nombreux organismes hôtes dont la bactérie Streptococcus sanguinis qui fait partie du microbiome humain. Ces particules doivent leur nom « obélisques » en raison de la structure particulièrement symétrique de l’ARN qui lui donne l’apparence d’une tige.

    En analysant avec l’aide d’un logiciel particulier les catalogues existants des gènes actifs des microbes vivant chez l’Homme, les chercheurs ont pu découvrir environ 30 000 séquences d’ARN formant des cercles. Chacune de ces boucles est composée d’environ 1000 nucléotides, les éléments constitutifs de la molécule d’ARN. D’après eux il est fort peu probable que ces particules soient de véritables virus, car outre l’absence d’une enveloppe de protéine autour de la molécule d’ARN, elles ne possèdent pas suffisamment de nucléotides.

    On pourrait admettre qu’il s’agit d’une forme primitive de virus, apparue sur la Terre alors que celle-ci ne connaissait pas d’autres formes de vie.

    Référence

    https://doi.org/10.1101/2024.01.20.576352

    Abstract

    We describe the “Obelisks,” a previously unrecoss of viroid-like elements that we first identified in human gut metatranscriptomic data. “Obelisks” share several properties: (i) apparently circular RNA ∼1kb genome assemblies, (ii) predicted rod-like secondary structures encompassing the entire genome, and (iii) open reading frames coding for a novel protein superfamily, which we call the “Oblins”. We find that Obelisks form their own distinct phylogenetic group with no detectable sequence or structural similarity to known biological agents. Further, Obelisks are prevalent in tested human microbiome metatranscriptomes with representatives detected in ∼7% of analysed stool metatranscriptomes (29/440) and in ∼50% of analysed oral metatranscriptomes (17/32). Obelisk compositions appear to differ between the anatomic sites and are capable of persisting in individuals, with continued presence over >300 days observed in one case. Large scale searches identified 29,959 Obelisks (clustered at 90% nucleotide identity), with examples from all seven continents and in diverse ecological niches. From this search, a subset of Obelisks are identified to code for Obelisk-specific variants of the hammerhead type-III self-cleaving ribozyme. Lastly, we identified one case of a bacterial species (Streptococcus sanguinis) in which a subset of defined laboratory strains harboured a specific Obelisk RNA population. As such, Obelisks comprise a class of diverse RNAs that have colonised, and gone unnoticed in, human, and global microbiomes.





























    Une
    équipe de recherche de l’université de Stanford à San Francisco
    vient de découvrir un nouveau genre de viroïde dans le système
    digestif humain. Il s’agit de petites boucles d’ARN qu’ils ont
    appelées « obélisques ». On en trouve dans la bouche et
    l’intestin de l’Homme. Elles pourraient affecter l’activité
    génétique du microbiome.

    Les
    scientifiques américains ont publié cette découverte dans
    bioRXiv,
    Voir références et abstract ci-dessous.

    Ces
    viroïdes ont été trouvés dans des bactéries qui vivent dans la
    bouche et les intestins de l’Homme, dont une bactérie buccale
    commune et bien connue appelée
    Streptococcus
    sanguinis
    .
    Les
    viroïdes sont de petites molécules circulaires d’acide
    ribonucléique
    (ARN) qui sont différentes des virus
    conventionnels. Contrairement aux virus, les viroïdes ne codent pas
    pour des protéines et ne possèdent pas de capside protéique. Ils
    consistent en une courte molécule d’ARN circulaire, généralement
    composée de quelques centaines de nucléotides.


    Les viroïdes sont connus
    pour causer des maladies chez les plantes. Ils agissent en
    interférant avec les mécanismes cellulaires normaux de la plante
    hôte, entraînant souvent des symptômes tels que la déformation
    des feuilles, la nécrose, la réduction de la croissance, et
    d’autres anomalies. Les viroïdes se propagent généralement d’une
    plante à une autre par des mécanismes qui ne sont pas entièrement
    compris, mais ils peuvent être transmis mécaniquement  par
    contact avec des outils agricoles contaminés.

    Le terme « viroïde » a
    été proposé pour la première fois en 1971 par le chercheur
    néerlandais Theo O. Diener (1921-2023). Depuis lors, plusieurs types
    de viroïdes ont été identifiés, chacun associé à des maladies
    spécifiques chez les plantes. Les viroïdes représentent un exemple
    unique de parasites subviraux, car ils peuvent causer des maladies
    sans la présence d’un virus associé.


    Selon les auteurs de cette
    étude, les viroïdes « obélisques « constituent une classe
    d’ARN différents ayant colonisé de nombreux organismes hôtes
    dont la bactérie
    Streptococcus
    sanguinis
    qui
    fait partie du microbiome humain. Ces particules doivent leur nom
    « obélisques » en raison de la structure particulièrement
    symétrique de l’ARN qui lui donne l’apparence d’une tige.


    En analysant avec l’aide
    d’un logiciel particulier les catalogues existants des gènes
    actifs des microbes vivant chez l’Homme, les chercheurs ont pu
    découvrir environ 30 000 séquences d’ARN formant des
    cercles. Chacune de ces boucles est composée d’environ
    1000 nucléotides, les éléments constitutifs de la molécule
    d’ARN. D’après eux il est fort peu probable que ces particules
    soient de véritables virus, car outre l’absence d’une enveloppe
    de protéine autour de la molécule d’ARN, elles ne possèdent pas
    suffisamment de nucléotides.On pourrait admettre qu’il
    s’agit d’une forme primitive de virus, apparue sur la Terre alors que
    celle-ci ne connaissait pas d’autres formes de vie.Référence
    Grâc


    Viroid-like
    colonists of human microbiome



    doi:
    https://doi.org/10.1101/2024.01.20.576352




    • Abstract



      We
      describe the “Obelisks,” a previously unrecoss of viroid-like
      elements that we first identified in human gut metatranscriptomic
      data. “Obelisks” share several properties: (i) apparently
      circular RNA ∼1kb genome assemblies, (ii) predicted rod-like
      secondary structures encompassing the entire genome, and (iii) open
      reading frames coding for a novel protein superfamily, which we call
      the “Oblins”. We find that Obelisks form their own distinct
      phylogenetic group with no detectable sequence or structural
      similarity to known biological agents. Further, Obelisks are
      prevalent in tested human microbiome metatranscriptomes with
      representatives detected in ∼7% of analysed stool
      metatranscriptomes (29/440) and in ∼50% of analysed oral
      metatranscriptomes (17/32). Obelisk compositions appear to differ
      between the anatomic sites and are capable of persisting in
      individuals, with continued presence over >300 days observed in
      one case. Large scale searches identified 29,959 Obelisks (clustered
      at 90% nucleotide identity), with examples from all seven continents
      and in diverse ecological niches. From this search, a subset of
      Obelisks are identified to code for Obelisk-specific variants of the
      hammerhead type-III self-cleaving ribozyme. Lastly, we identified
      one case of a bacterial species (
      Streptococcus
      sanguinis
      )
      in which a subset of defined laboratory strains harboured a specific
      Obelisk RNA population. As such, Obelisks comprise a class of
      diverse RNAs that have colonised, and gone unnoticed in, human, and
      global microbiomes.



    30/03/2025 Le programme spatial chinois

    C’est le journaliste spécialisé Andrew Jones qui, dans une photo postée sur X, l’a communiqué auprès d’un public non-sinophone : la Chine prévoit, en parallèle de sondes envoyées vers Pluton, Neptune et Triton (une lune de Neptune), l’établissement d’une base lunaire robotisée, à l’horizon 2038, un peu moins de quinze ans.

    Lors d’une présentation aux médias, le secteur spatial chinois a dévoilé, dans un tableau très sobre, leurs ambitions d’expéditions planétaires pour les prochaines décennies. Et le moins que l’on en puisse dire, c’est que Washington, dans son objectif de leader de l’exploration planétaire, devrait s’inquiéter.

    À première vue, l’ambition est presque modeste lorsque l’on la compare aux objectifs que l’on s’est donnés côté américain, en particulier si l’on s’appuie sur les déclarations des deux maîtres actuels du pays, Donald Trump et Elon Musk. Le premier espère qu’un Américain touchera le sol avant la toute fin de son mandat, soit 2029, et le second a parié sur 2028 pour que le drapeau étoilé flotte à la surface de la planète rouge.

    29/03/2025 La Nasa verra-t-elle son budget spatial de recherche scientifique réduit de 50% par Trump dès 2026

    Comme prévu le budget de recherche scientifique de la Nasa devrait être réduit de 50% dès l’année prochaine. Ces économies présentées comme indispensables à l’équilibre non seulement du budget de la Nasa mais du budget fédéral consacré à la recherche scientifique correspondraient en fait à une exigence d’Elon Musk voulant faire de ces recherches un monopole pour SpaceX

    SpaceX, officiellement Space Exploration Technologies Corporation, est une entreprise américaine spécialisée dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial. Elle appartient à Elon Musk

    Référence

    White House may seek to slash NASA’s science budget by 50 percent
    https://arstechnica.com/space/2025/03/white-house-may-seek-to-slash-nasas-science-budget-by-50-percent/

    « It would be nothing short of an extinction-level event for space science. »
    Eric Berger – 7 mars 2025 14:54 |0

    This is a montage of New Horizons images of Jupiter and its volcanic moon Io, taken during the spacecraft’s Jupiter flyby in early 2007. The Io image shows a major eruption in progress on Io’s night side, at the northern volcano Tvashtar. Incandescent lava glows red beneath a 330km-high volcanic plume. Credit: NASA

    Although the Trump administration will not publicly release its budget request for at least a few more weeks, senior agency officials are starting to be briefed on the president’s priorities.

    Eric Berger – 7 mars 2025 14:54


    29/03/2025/ Financement libyen : sept ans de prison et 300 000 euros d’amende requis contre Nicolas Sarkozy

    Le parquet financier a requis jeudi sept ans de prison, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre l’ancien président Nicolas Sarkozy, dans le cadre du procès des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

    Quel est l’Etat européen dont l’ancien président  tel aujourd’hui Nicolas Sarkozy en France, se voit menacé de plusieurs années de prison ferme, d’amendes d’un montant considérable et d’années d’inéligibilité, le tout pour avoir bénéficié de l’appui politique et financière d’un dictateur avéré dont les crimes étaient connus du monde entier?

    Il n’y en a évidemment aucun. Rappelons que le procureur avait donné le ton en prévenant que « seule une peine d’emprisonnement et d’amende ferme » à l’encontre de l’inculpé serait « en mesure de protéger la société ».

    Certes poursuite ne signifie pas condamnation. Mais qui s’en souci, le mal est fait, en France comme dans le monde. La République française passera désormais comme aussi corrompue que les pires dictatures maffieuses de l’histoire

    Nicolas Sarkozy, quel que soir le jugement final, aura beau se prétendre injustement poursuivi, nul n’en croira rien.

    29/03/2025 Différences entre le cerveau humain et celui des singes

    Quelle est la différence entre notre cerveau et celui des singes ? Beaucoup d’hypothèses et d’études ont déjà été menées. Pour la première fois, une étude de l’Université d’Oxford s’intéresse à l’organisation cérébrale plutôt qu’à la taille des structures.

    Publiée dans la revue The Journal of Neuroscience, cette étude distingue pour la première fois, les connexions internes du cerveau humain comparées à celui des primates.

    Aujourd’hui, grâce au développement de l’imagerie médicale, étudier l’organisation interne du cerveau est beaucoup plus aisée. Les chercheurs ont utilisé, pour leur étude, des données d’IRM accessibles publiquement.

    Ils ont essentiellement analysé la connexion, via la matière blanche, des différentes parties du cerveau entre elles.

    Dans un article de The Conversation, les auteurs expliquent : « L’ensemble des connexions de chaque région cérébrale est si spécifique que chaque région possède une empreinte digitale de connectivité unique. Dans notre étude, nous avons comparé ces empreintes de connectivité dans le cerveau de l’humain, du chimpanzé et du macaque. »

    La principale différence qu’ils ont notée se situe dans les fibres de substance blanche qui relient la zone temporale du cerveau (situé au niveau de nos tempes) et la zone frontale (situé à l’avant de la tête). Ces fibres portent le nom de faisceau arqué. D’habitude, on l’associe au traitement du langage chez l’être humain. Les chercheurs ont constaté qu’il était beaucoup plus développé chez les humains.

    Pour aller plus loin, les scientifiques expliquent : « Les zones cérébrales connectées par le faisceau arqué sont également impliquées dans d’autres fonctions cognitives, telles que l’intégration des informations sensorielles et le traitement de comportements sociaux complexes. Notre étude a été la première à mettre en évidence l’implication du faisceau arqué dans ces fonctions. »

    Par ailleurs, ils ont aussi découvert qu’une autre zone de jonction possédait des connexions très étendues : celle entre le lobe temporal et le lobe pariétal. Cette zone traite les informations que l’on reçoit sur les autres personnes « comme la compréhension de ses croyances et intentions, pierre angulaire des interactions sociales humaines ». Elle a des connexions très étendues avec le reste du cerveau et, notamment, avec la partie analysant les « informations visuelles complexes, telles que les expressions faciales et les signaux comportementaux ».

    « Cela suggère que notre cerveau est programmé pour gérer des processus sociaux plus complexes que celui de nos parents primates », expliquent les auteurs. « Notre cerveau est programmé pour être social ».

    Références

    https://www.jneurosci.org/content/early/2025/02/23/JNEUROSCI.2017-24.2025

    Research Articles, Behavioral/Cognitive

    Connectivity profile and function of uniquely human cortical areas

    Katherine L. Bryant, and others

    Journal of Neuroscience 17 March 2025

    https://doi.org/10.1523/JNEUROSCI.2017-24.2025

      Abstract

      Determining the brain specializations unique to humans requires directly comparative anatomical information from other primates, especially our closest relatives. Human (Homo sapiens) (m/f), chimpanzee (Pan troglodytes) (f), and rhesus macaque (Macaca mulatta) (m/f) white matter atlases were used to create connectivity blueprints, i.e., descriptions of the cortical grey matter in terms of the connectivity with homologous white matter tracts. This allowed a quantitative comparative of cortical organization across the species. We identified human-unique connectivity profiles concentrated in temporal and parietal cortices, and hominid-unique organization in prefrontal cortex. Functional decoding revealed human-unique hotspots correlated with language processing and social cognition. Overall, our results counter models that assign primacy to prefrontal cortex for human uniqueness.

      Significance statement

      Understanding what makes the human brain unique requires direct comparisons with other primates, particularly our closest relatives. Using connectivity blueprints, we compared to cortical organization of the human to that of the macaque and, for the first time, the chimpanzee. This approach revealed human-specific connectivity patterns in the temporal and parietal lobes, regions linked to language and social cognition. These findings challenge traditional views that prioritize the prefrontal cortex in defining human cognitive uniqueness, emphasizing instead the importance of temporal and parietal cortical evolution in shaping our species’ abilities.



      28/03/2025 Les vipères de la mort




      Dans l’histoire des espèces vivantes présentes sur la Terre, il est classique de distinguer entre carnivores et herbivores. Les premières se sont trouvées dotées selon le cycle darwinien dit mutation sélection d’armes naturelles diverses leur permettant de tuer les secondes, soit pour s’en nourrir directement, soit pour envahir leurs habitats. afin de mieux s’y reproduire.

      C’est ainsi que sont apparus au cours de l’histoire un grand nombre d’espèces de serpents venimeux. Ceux-ci, à la différence de leurs grands frères les constricteurs, qui tuent leurs victimes par étouffement en s’enroulant autour d’elles, utilisent un venin injecté après morsure par des dents spécialisées dites crochets à venin

      Chez les serpents, le venin est un liquide toxique  de couleur jaune, produit dans une glande attachée à chaque crochet. La Composition du Venin de Serpent est la suivante : un mélange complexe de protéines, de peptides et d’autres molécules organiques et non organiques. Ces molécules ont évolué pour nuire, immobiliser ou tuer. Le venin sert en premier lieu à faciliter la digestion de la proie.

      Chacune des espèces de Serpent Venimeux produit un venin particulier. Bien que ces venins soient composés d’un mélange complexe molécules, ils ont toujours été classés en trois types principaux :

      Cytotoxique : détruit les cellules du corps ?. Les cytotoxines entraînent la mort de la plupart ou de la totalité des cellules d’un tissu ou d’un organe, avec une affection appelée nécrose.

      Neurotoxique : substance chimique toxique pour le système nerveux. Les neurotoxines agissent en perturbant les signaux chimiques appelés neurotransmetteurs, qui transmettent les informations entre les neurones. Les neurotoxines provoquent une paralysie musculaire qui peut également entraîner des difficultés respiratoires, et la mort.

      Hémotoxique : poison sanguin qui a des effets cytotoxiques, et qui perturbe également les processus normaux de coagulation sanguine en détruisant les globules rouges. Le hémotoxines peuvent causer de graves hémorragies  L’accumulation de globules rouges morts dans l’organisme peut également perturber le bon fonctionnement des reins.

      Injection de Venin

      A l’image des vipères aspic, la plupart des serpents venimeux injectent du venin dans leurs proies avec leurs Crochets. Les crochets sont très efficaces pour délivrer le venin en perçant les tissus et en permettant au venin de s’écouler dans la plaie. Certains serpents sont également capables de cracher ou d’éjecter du venin comme mécanisme de défense, à l’image du Cobra. Les systèmes d’injection de venin contiennent ainsi quatre composants principaux :

      Les Glandes à Venin : ces glandes spécialisées se trouvent dans la tête du serpent, et servent de sites de production et de stockage du venin.

      Les Muscles : les muscles de la tête du serpent situés près des glandes à venin, aident à en extraire le venin.

      Les Canaux : les canaux (ou « conduits ») servent de voie de passage pour le transport du venin des glandes vers les crochets.

      Les Crochets : ces structures osseuses sont des dents modifiées avec des canaux, permettant l’injection de venin quand le serpent va mordre sa proie.

      La vipère de la mort

      Or en Australie, un serpent mortel répondant au nom de « vipère de la mort » (Acanthophis antarcticus) a une particularité unique : la présence d’un troisième crochet fonctionnel, capable d’injecter du venin neurotoxique.

      Cette mutation n’avait jamais observée auparavant chez cette espèce, et pose des questions sur son impact en termes de dangerosité

      Une mutation inédite et un potentiel venimeux accru

      Ce croc supplémentaire, situé sur le côté gauche de la gueule du serpent et accolé à un autre crochet, fonctionne parfaitement et sécrète autant de venin que les autres. Il en résulte une morsure d’un potentiel toxique bien supérieur à la normale. « Je pensais qu’il finirait par tomber avec le temps, mais un an plus tard, il est toujours là ! », a ajouté Billy Collett, le responsable du parc.

      Cette découverte pourrait redéfinir les critères de dangerosité chez cette espèce déjà redoutable.

      Les vipères de la mort sont réputées pour leur rapidité d’attaque et la puissance de leur venin, capable d’entraîner une paralysie, voire la mort en l’absence de traitement. « Cet individu pourrait bien être la vipère de la mort la plus dangereuse au monde », a déclaré Billy Collett dans une interview vidéo.

      En effet, ces serpents présents en Australie et une partie de l’hémisphère sud, ont une morsure redoutablement efficace. Ils possèdent en effet l’un des réflexes d’attaque les plus rapides du règne animal, capables de frapper et d’injecter du venin en moins de 0,15 seconde. Ce venin, constitué de puissantes neurotoxines, provoque une paralysie progressive pouvant entraîner la mort en l’absence de soins.

      A ce stade de la découverte, il serait intéressant de savoir si la vipère porteuse de ce dispositif l’a acquis à la suite d’une mutation accidentelle non reproductible ou dans le cadre d’une mutation-sélection qui lui permettra d’en doter ses descendants